27 Juin 2
003
P-AU-P. JEAN ROBERT FAVEUR EX-DIRECTEUR
DE LA PNH ACCUSE.
WASHINGTON. JEAN
ROBERT FAVEUR AU BROOKINGS INSTITUTION.
P-AU-P. OSNER FÉVRY DU PDCH QUESTIONNE LE CAS DE J.R.FAVEUR.
P-AU-P. LESLY GOUTHIER MINISTRE DU COMMERCE CENSURÉ.
P-AU-P. TAÏWAN FAIT DON DE 55 MILLIONS DE DOLLARS À HAÏTI.
AU CAP-HAITIEN
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
P-AU-P. JEAN ROBERT FAVEUR EX-DIRECTEUR DE LA PNH ACCUSE. L'ancien directeur général ai de la Police Nationale Jean-Robert Faveur, a de nouveau nié mercredi avoir reçu le support d'une ambassade étrangère pour quitter le pays.
M. faveur a maintenu ses accusations contre le secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique Jean Gérard Dubreuil et d'autres responsables du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) selon lesquelles il avait été l'objet de leur part.
M. Faveur que le gouvernement considdère comme un déserteur, a redit qu'il n'avait pas les pouvoirs d'un caporal.
Selon lui, le véritable chef de la PNH était le secrétaire d'Etat à la sécurité Publique qui, a-t-il dit faisait tout à sa place, ajoutant que l'intitution policière est politisée à un point tel qu'aucun directeur sérieux ne peut, dit-il, accomplir sa mission convenablement.
WASHINGTON. JEAN ROBERT FAVEUR AU BROOKINGS INSTITUTION. L'ancien chef de la Police Nationale d'Haïti intervient ce vendredi au Brookings Institution à Washington pour reprendre les explications déjà fournies sur les raisons qui ont motivé sa désertion.
M. Faveur a abandonné depuis dimanche ses fonctions à la PNH arguant qu'il avait fait l'objet de pressions de la part de ses chefs hiérarchiques.
La rencontre avec M. Faveur est coordonnée par M. James Morrel qui dirige l'organisation dénommée Haïti Democracy Project, une institution réputée proche de l'Institut Républicain International (IRI) et de l'opposition haïtienne.
M. Faveur sera introduit par le juge Claudy Gassant lors de la rencontre pour laquelle Haïti democracy Project a lancé de nombreuses invitations notamment sur internet.
P-AU-P. OSNER FÉVRY DU PDCH QUESTIONNE LE CAS DE J.R.FAVEUR. Osner Févry a questionné jeudi les raisons avancées par l'ancien chef a.i de la Police Nationale , Jean-Robert Faveur pour tenter d'expliquer son abandon dde poste.
M. Févry, également journaliste et avocat de profession, a fait savoir qu'il ne pensait pas qu'une période de 15 jours suffisait à M. Faveur pour conclure qu'il ne pouvait pas accomplir la tâche qui lui a été confiée.
un professionnel responsable ne peut pas trancher dans une période aussi courte, a estimé Me Févry, ajoutant que la première responsabilité de Jean-Robert Faveur était de réclamer au cours des 30 premiers jours un audit, pour avoir une idée des ressources disponibles de la PNH.
La deuxième étape devrait être, a-t-il dit, la préparation par M. Faveur d'un plan de travail en vue de la professionnalisation de la Police. Puis viendrait la mise en place des structures pour l'application du plan.
Ce n'est qu'après une période de 100 jours qu'on pourrait parler d'obstacle. Et là encore, M. Faveur ne devrait pas, selon Osner Févry, abandonner son poste, mais devrait faire une autre évaluation pour dresser la liste des obstacles pour en faire part à qui de droit.
Le responsable du PDCH a critiqué une certaine tendance qui voudrait qu'on devienne héros à partir du moment où l'on arrive à fuir par la frontière haïtiano-dominicaine pour ensuite demander l'exil.Jean-Robert Faveur a quitté le pays en catimini dimanche par la frontière d'Anse-à-Pître. "On ne devient pas héros en 24 heures", a lancé Me Févry.
P-AU-P. LESLY GOUTHIER MINISTRE DU COMMERCE CENSURÉ.
Le Ministre du Commerce et de l'Industrie Lesly Gouthier, a déclaré jeudi être surpris par la motion de censure votée contre lui par la chambre des députés.
Quarante cinq (45) députés sur 49 ont voté mercredi pour la motion de censure présentée par la commission commerce de la chambre basse, alors qu'un seul député a voté contre.
Les députés ont déclaré ne plus faire confiance au ministre qu'ils accusent d'avoir falsifié un rapport remis au premier ministre à l'occasion de la présentation récente du bilan des activités du gouvernement devant l'assemblée nationale.
Le Ministre du Commerce qui affirme avoir répondu avec franchise aux questions des parlementaires déclare qu'il ne s'attendait pas à un vote de non confiance.
M. Gouthier a indiqué avoir entamé un travail positif qui pourrait a-t-il dit, être utile au secteur commerce. il se dit prêt à retourner dans le privé.
Le député de la 3è circonscription de Port-au-Prince Simson Libérus qui a été à la base se cette convocation s'est réjoui du vote de censure.
Selon M. Libérus, Lesly Gouthier n'a pas été à la hauteur de sa tache. Il a présenté un cahier de charges rempli de notes défavorables à l'encontre du Ministre.
Le député du Cap James Desrosins, s'est également déclaré déçu par la prestation de M. Gouthier qui a-t-il dit, a fait preuve d'une grave inéfficacité dans la gestion de son Ministère.
James Desrosins se déclare favorable à l'interpellation d'autres ministres du gouvernement pour qu'ils puissent rendre compte de la gestion de leur ministère.
Parallèlement, le seul député de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) Acluche Louis Jeune qui a voté contre la décision de ses collègues a estimé que Lesly Gouthier n'est pas le seul responsable du sort du pays.
Selon lui, tous les membres du cabinet devraient connaitre le même sort car a-t-il dit, ils forment tous une seule équipe pour gérer le pays.
Il a estimé que si Lesly Gouthier était membre de Fanmi Lavalas, il aurait eu un traitement différent et n'aurait pas connu une telle humiliation.
Plusieurs députés ont ont fait savoir qu'ils pourraient convoquer le chef du gouvernement Yvon Neptune pour rendre compte de la gestion de son cabinet en tant que premier responsable, a informé M. Marcellus.
P-AU-P. TAÏWAN FAIT DON DE 55 MILLIONS DE DOLLARS À HAÏTI.
L’Ambassadeur de la République de Chine a mis environ 55 millions de dollars américains à la disposition d’Haïti pour la période allant de 2002 à 2005. Cette somme est destinée à l’exécution de différents projets de développement.
Selon le diplomate Hsieh Hsin-Ping, la coopération haïtiano-taïwanaise dure depuis quarante-sept ans et existe depuis l’établissement de relations diplomatiques entre les deux républiques. Il a précisé que celle-ci avait toujours été basée sur le principe de la solidarité. « Taïwan a toujours coopéré étroitement avec Haïti », a-t-il ajouté. Il en a profité pour rappeler aux Haïtiens que son pays avait plongé au creux de la vague après la seconde guerre mondiale. Les Taïwanais ont dû travailler sans relâche pendant cinquante ans pour refaire la santé de leur pays. « Aujourd’hui, nous avons les moyens d’aider des pays amis, particulièrement Haïti ».
Le gouvernement chinois a choisi l’infrastructure comme domaine prioritaire dans le cadre de sa coopération avec Haïti, arguant qu’elle était fondamentale pour le développement du pays. Il a cité à titre d’exemple la route de l’aéroport, connue désormais sous le nom de Boulevard Toussaint Louverture. Sa construction a été assurée par une compagnie taïwanaise et financée par l’Etat de Taïwan. Le coût s’est élevé à environ dix-huit millions de dollars US. D’autres projets sont également inclus dans ce programme, c’est-à-dire des logements sociaux pour un montant de quarante-deux millions de dollars.
La République de Chine a décaissé, en avril dernier, à l’occasion de l’anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, trois millions de dollars pour l’alphabétisation, définie comme une priorité absolue par le gouvernement haïtien. Rappelons que le montant global alloué à cette activité est de l’ordre de quinze millions. Au cours de ces trois dernières années, on a réalisé un projet de cantine scolaire. Il a ensuite mentionné l’élaboration d’un projet de micro-crédit. Il a annoncé le lancement, en août prochain, de la construction de vingt-six kilomètres de route pour relier enfin les Cayes à Port Salut, lieu identifié comme une destination touristique prioritaire, au même titre que le Cap et Jacmel. Ces travaux coûteront quinze millions de dollars américains.
Monsieur Hsin-Ping a indiqué qu’un comité pilote, formé de membres du gouvernement haïtien et de représentants de son pays, a été mis sur pied dans le cadre de cette coopération. Ceci pour discuter chaque projet qui doit être mis en exécution. Le décaissement des fonds se fait en fonction de l’avancement des projets. Selon l’Ambassadeur accrédité à Port-au-Prince, quarante haïtiens en moyenne obtiennent, chaque année, des bourses pour participer à des séminaires de formation professionelle ou d’échanges sur les plans économique et politique. Il y a en outre des programmes d’études universitaires. Mais la contrainte de la langue retarde le processus. « Six personnes ont déjà étudié à Taïwan », a affirmé le diplomate Hsieh Hsin-Ping.
Ces chiffres permettent de comprendre qu’Haïti a beaucoup bénéficié de cette coopération. En retour, Taïwan ne se contente que de l’amitié d’Haïti, à en croire l’Ambassadeur Hsin-Ping. Ce dernier a indiqué que la crise politique locale n’affectait en rien les relations existant entre son gouvernement et Haïti. Il a déclaré qu’il n’était pas vraiment préoccupé par cette situation, soulignant toutefois que le développement économique du pays dépendait tout de même de sa résolution.
AU CAP-HAITIEN
Des inconnus armés ont investi la résidence privée de M. Rémy Handal. Bilan, un mort dans le camp des bandits lors d’un échange de tirs entre les brigands et la police et trois blessés du côté de la famille de M. Rémy. Quatre personnes sont actuellement sous les verrous. Selon Rémy Handal, ces individus auraient mené l’opération à bord d’un véhicule d’une compagnie de sécurité fonctionnant dans la ville. Pour le moment, la police a ouvert une enquête à ce sujet et ce gang devrait être démantelé d’ici quelques jours.
26 Juin 2003
P-AU-P. DUBREUIL A
MINIMISÉ LES ACCUSATIONS DE SAUVEUR.
P-AU-P. QUESTION DE RESTITUTION. AVOCAT ENGAGÉ.
P-AU-P. LAVALAS
ACCUSE L'OPPOSITION.
P-AU-P.
MONSEIGNEUR ROMULUS PARLE.
P-AU-P. AFFAIRE SAUVEUR, AMBASSADE USA RÉAGIT
P-AU-P.
AFFAIRE SAUVEUR. OEA PRÉOCCUPÉE
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
P-AU-P. DUBREUIL A MINIMISÉ LES ACCUSATIONS DE SAUVEUR.
Le Secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique Jean Gérard Dubreuil, a minimisé mercredi les accusations portées contre lui par l'ancien chef ai de la Police Nationale Jean-Robert Faveur selon lesquelles il aurait exercé des pressions contre lui.
Dans un document envoyé à la presse avant sa fuite, M. faveur avait accusé un ensemble de secteurs et personnalités de l'avoir poussé à déserter.
Jean Gérard Dubreuil qui dément avoir exercé des pressions sur M. Faveur a plutôt fait savoir qu'il avait toujours entretenu de bonnes relations avec ce dernier.
" Je lui ai parlé samedi après-midi. Seule une affaire concernant la maison résidentielle de M. Faveur inachevée, avait fait l'objet des discussions ", a-t-il fait savoir, ajoutant que l'Etat haïtien avait dû louer une chambre d'hôtel pour l'ex chef ai de la PNH, pour un montant de 7 mille dollars américains pour une période de quinze jours.
Le secrétaire d'Etat à la sécurité Publique a également rejeté les allégations de M. Faveur selon lesquels ce dernier aurait été contraint de procéder à certaines nominations qui ne tiendraient pas compte des réglements internes de l'institution policière.
Selon M. Dubreuil, Le policier Germain St Fleur, agent II, n'a pas été nommé commissaire à la Croix-des-Bouquets tel que l'a affirmé M. Faveur dans son document.
Il a toutefois souligné que Germain Saint Fleur est un ancien commandant de l'unité spécialisée " CAT-TEAM" qui réunit toutes les conditions requises pour être promu.
Il a fait savoir que le dossier de Saint-Fleur présenté à M. Faveur était celui de 1996 et non celui de 2003. Il a alors été fait actualiser par M. Faveur lui-même.
M. Dubreuil qui s'est demandé pourquoi cet aspect de la question a été omis dans le papier mis en circulation par M. faveur, a affirmé que de nombreux mensonges y sont contenus.
P-AU-P. QUESTION DE RESTITUTION. AVOCAT ENGAGÉ.
Plusieurs responsables du gouvernement se sont
réunis récemment à Port-au-prince avec l'un des avocats du gouvernement haïtien
aux Etats-Unis, Me Ira Kurzban pour discuter des différentes options à prendre
dans le cadre des démarches visant la restitution par la France de la dette de
l'indépendance, a appris mercredi l'AHP.
Les autorités haïtiennes réclament de la France 21.7 milliards de dollars en retour des 90 millions de francs or que l'Etat haïtien avait dû payer en 1825 à la France pour que celle-ci reconnaisse son indépendance.
Au cours de cette rencontre présidée par le chancelier Joseph Philippe Antonio, les participants au nombre desquels le Ministre de la Justice, Calixte Délatour et le ministre des haïtiens vivant à l'Etranger, Leslie Voltaire, ont fait le tour de plusieurs options dont l'emploi d'une firme d'avocats internationaux aux Etats-Unis, en France ou ailleurs pour conduire le dossier.
Après avoir consulté les documents disponibles, "Me Ira Kurzban, un éminent avocat américain, a fait savoir qu'il existe de bonnes chance pour Haïti de faire avancer le dossier de la restitution.
" Je suis très optimiste quant à la capacité d'Haïti à soutenir la demande de restitution contre le gouvernement francais et ses banques", a-t-il fait savoir , ajoutant que les montants exigés sont définis et quantifiables et le droit de recours légal valable.
La commission projette d'initier une variété d'actions aussitôt que tous les documents nécessaires auront été compilés, a appris l'AHP.
Le président français, Jacques Chirac, avait reconnu récemment à Evian lors du sommet du G8, l'existence d'un contentieux entre la France et Haïti à propos de la dette de l'indépendance, mais il avait estimé que les autorités haïtiennes feraient mieux de réfléchir sur la nature de leur gouvernement, tout en évoquant l'aide accordée à Haïti dans le cadre de la coopération bilatérale.
Des responsables et des parlementaires haïtiens avaient assimilé les déclarations de Chirac à une manoeuvre de diversion.
De nombreux secteurs locaux appuient les démarches des autorités gouvernementales, mais l'opposition réunie au sein de la Convergence et des secteurs de la société civile affiliés à l'ISC se sont déclarés opposés à la démarche du gouvernement qui estime que l'Etat a une bonne chance de développer le pays avec la restitution de ces fonds.
P-AU-P. LAVALAS ACCUSE L'OPPOSITION.
Les autorités gouvernementales ont rendu mercredi l'opposition politique responsable des assassinats perpétrés le week-end écoulé contre des membres de la population de Lascaobas et des membres de l'organisation politique Fanmi Lavalas.
Lors d'une conférence de presse, le Ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales Jocelerme Privert, a fait savoir que les partisans de Lavalas ont été tués par un commando de plus de quinze individus identifiés comme membres d'un groupe dénommé " Force de la Protection Citoyenne " (FPC).
Selon M. Privert, la FPC travaille à la solde de l'opposition politique puisqu'au moment de l'incident, les membres de cette force avaient déclaré être à la recherche des partisans du parti au pouvoir.
Le ministre a annoncé un ensemble de dispositions pour contrecarrer les bandits dont l'augmentation de l'effectif policier dans cette région notamment à Pernal où ils ont établi leur base.
Jocelerme Privert explique les difficultés rencontrées par les agents de l'ordre pour mettre la main au collet des guerrieros par le fait qu'après avoir commis leurs forfaits, ils prennent aussitôt la fuite vers la République dominicaine.
P-AU-P. MONSEIGNEUR ROMULUS PARLE.
L'Evêque de Jérémie Monseigneur Willy Romélus, a une nouvelle fois invité mercredi, les différents protagonistes de la crise à retourner à la table des négociations pour sortir le pays de l'impasse politique qui dure depuis plus de trois ans.
Selon Mgr Romélus, les haïtiens ne doivent plus compter sur la communauté internationale pour la résolution de la crise politique mais doivent plutôt se donner la main, a-t-il dit, pour sauver le pays.
" Les acteurs doivent s'engager resolument dans un processus de négocialion pour sortir le pays de l'impasse notamment dans la perspective de la célébration du bicentenaire de l'indépendance ", a déclaré le prélât.
Mgr Romélus a estimé qu'il est temps que tous les protagonistes renoncent à leurs intérêts personnels pour privilégier ceux du pays et mettre un terme au calvaire de la population.
Les haïtiens doivent se rendre à cette évidence qu'ils perdent leur temps à compter sur certains secteurs de la communauté internationale pour résoudre à leur place la crise qui mine le pays, a-t-il fait savoir, ajoutant que plus tôt ils le comprendront mieux ça vaudra pour eux.
P-AU-P. AFFAIRE SAUVEUR, AMBASSADE USA RÉAGIT
L’Ambassade des Etats-Unis en Haïti a réagi en apportant des précisions après la démission de l’ancien directeur ad intérim de la PNH, Jean Robert Faveur. Elle dit ignorer où M. Faveur se trouve actuellement
« Nous ne savons pas où se trouve actuellement M. Faveur. Nous n'avons pas reçu de demande d'asile. Si une telle demande était déposée, elle serait traitée selon les procédures habituelles », a écrit le bureau de l’Ambassade des USA le mardi 24 juin 2003.
D’entrée de jeu, la note de presse reconnaît que les accusations d'ingérence politique que M. Faveur a mentionnées dans sa lettre de démission étaient graves. Si elles se révélaient exactes, elles seraient totalement inacceptables, souligne le document.
L’ambassade a renouvelé la volonté du gouvernement américain de travailler pour la professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti (PNH). La déclaration souligne le fait que M. Faveur a fait part dans son courrier de tentatives du gouvernement haïtien de saper l'autonomie de la police, tout en questionnant la bonne foi des autorités haïtiennes dans l'adoption de réformes nécessaires en vue résoudre la crise.
« Les Etats-Unis pensent qu'il est essentiel d'avoir une direction de police professionnelle, libre de toute ingérence, pour avancer vers une résolution démocratique de l'impasse politique en Haïti », mentionne la note de presse. Elle a également rappelé que le gouvernement haïtien avait accepté l'appel de l'OEA pour une force de police professionnelle et indépendante dans le cadre des résolutions de l'OEA.
« La démission de M. Faveur n'aura aucun impact sur l'aide bilatérale. Le peuple haïtien ne devrait pas souffrir à cause des mesures prises par le leadership politique haïtien. Notre aide est canalisée par le biais des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et continuera à l'être jusqu'à ce que des réformes significatives soient entreprises par le gouvernement d'Haïti », précise le document émis par l’ambassade.
P-AU-P. AFFAIRE SAUVEUR. OEA PRÉOCCUPÉE
L’OEA a réagi, le mardi 24 juin, à la démission du Directeur Général de la PNH. L’organisation tient compte des révélations de l’exilé et s’attend à ce que le Président Aristide désigne un remplaçant digne
Dans une note de presse publiée le mardi 24 juin 2003, la mission spéciale de l’Organisation des Etats Américains en Haïti (OEA) a fait part de sa préoccupation après le départ en exil du Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Jean Robert Faveur. Ce document reconnaît que les allégations contenues dans la lettre de démission publiée par l’ex-Numéro Un de la police soulèvent de graves interrogations.
L’organisation hémisphérique a posé la professionnalisation de la PNH et la consolidation d’un Etat de Droit en Haïti comme la base de sa coopération avec l’Etat haïtien.
La Mission Spéciale de l’OEA en Haïti s’attend à ce que le Président de la République désigne un nouveau Directeur Général au sein de la PNH. En conformité avec la loi et selon des critères techniques et de compétence nécessaires pour assurer la stabilité et la bonne marche de cette institution. Il s’agit de favoriser le processus de professionnalisation, qui a déjà débuté, précise encore la note.
« Les dispositions des Résolutions CP 806 et 822, AG 1959, ainsi que les termes de référence signés entre le Gouvernement de la République d’Haïti et la Mission Spéciale de l’OEA, devraient être mis en œuvre de manière crédible et déterminée pour faciliter la réalisation du prochain processus électoral afin de mettre fin à la crise politique qui perdure en Haïti ».
Rappelons que l’OEA avait approuvé la nomination de M. Faveur à ce poste.
25 Juin 2003
P-AU-P. CHEF a.i. DE
LA PNH CONSIDÉRÉ COMME DÉSERTEUR
P-AU-P. LE PARTI POPULAIRE NATIONAL ACCUSE FAVEUR DE DÉSERTEUR.
P-AU-P. L'AMBASSADE DES USA INFORME.
P-AU-P. CONVERGENCE N'EST PAS IMPLIQUÉE DANS LE PLATEAU CENTRAL.
P-AU-P.
DANS LE CADRE DE LA LUTTE ANTI-DROGUE.
P-AU-P.
MANDAT D'ARRÊT CONTRE JEAN ROBERT SAUVEUR.
P-AU-P. PRÉVENTION DU CANCER DE PROSTATE.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------:
P-AU-P. EX-CHEF a.i. DE LA PNH CONSIDÉRÉ COMME DÉSERTEUR
Les autorités gouvernementales ont considéré mardi la décision du nouveau chef ai de la Police Jean-Robert Faveur comme une abandon de poste puisqu'aucun document officiel relatif à la démission du responsable de la PNH ne leur a été adressé.
Le chancelier haïtien Joseph Philippe Antonio qui intervenait dans le cadre des mardis de la presse, a déclaré que les manoeuvres entreprises par le nouveau chef ai de la Police Nationale Jean-Robert Faveur, participe d'un plan visant la remise en question de la légitimité du gouverment haïtien et sa destabilisation.
M. Antonio a fait savoir que si M. Faveur se trouvait à l'étranger comme les rumeurs le laissent faire croire, ce serait avec la complicité d'un ensemble de secteurs locaux et internationaux dont des ambassades.
Il a souligné à ce propos que les rumeurs de la démission de M. Faveur véhiculées le 10 juin à Santiago du Chili, en pleine séance de négociations lors de l'assemblée générale de l'Organisation des Etats Américains (OEA), ont été véhiculées et alimentées a-t-il dit, par des responsables de l'oppostion présents à Santiago et par des membres d'une délégation officielle de l'OEA, autre que la délégation américaine, a-t-il tenu à préciser.
Le Ministre des Affaires Etrangères a rapproché la désertion de Jean-Robert faveur à celle de l'ancien président du Conseil Electoral Provisoire, M. Léon Manus qui avait abandonné son poste au moment des premiers résultats des joutes du 21 mai 2000 pour tenter de discréditer les élections.
Toutes ces manoeuvres participent d'un plan des secteurs sus-mentionnés pour tenter de conforter la position des responsables de l'opposition qui prônent l'option zéro comme solution de sortie de crise.
M. Antonio a invité tous les secteurs à la compréhension et à aider à la mise en place du nouveau CEP car selon lui, seules de nouvelles élections peuvent permettre la résolution de la crise politique dans la pays.
Pour sa part, le Ministre de la Justice Me Calixte Délatour, a considéré l'absence de robert faveur à la tête de la PNH comme une désertion car,il n'a adressé aucune lettre officielle aux instances supérieures pour les informer de sa pseudo démission.
Me Délatour a rappelé qu'au cours de la réunion le 18 juin du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), avec tous les hauts gradés de la Police, 3 jours avant la fuite de M. Faveur, le chef ai de la PNH n'avait à aucun moment, fait état de difficultés rencontrées dans l'exercice de ses fonctions.
Me Délatour a déclaré avoir reçu un coup de fil de M. Faveur le vendredi 21 juin, l'invitant à signer pour lui quelques réquisitions pour la Police Nationale. Il dit avoir refusé de les signer puisque selon lui, M. Faveur ne devrait pas se lancer dans des opérations de réquisitions mais devrait plutôt être en plein inventaire de sa nouvelle direction.
Me Délatour dit également s'étonner des informations fournies par Me faveur selon lesquelles il aurait fui par Anse-à Pître où il dit avoir quitté son véhicule et ses armes au bon soin d'un subalterne à qui il aurait fait signer un papier attestant de ce fait.
" Pourquoi aurait-il été nécessaire de faire signer un papier à ce subalterne qui ne pourrait en aucune façon ne pas obéir aux ordres de son chef hiérarchique ", s'est interrogé le ministre.
Le Ministre de la Justice dit attendre l'aboutissement d'une enquête diligentée sur ce dossier avant de procéder au remplacement du nouveau chef ai de la PNH.
Pour sa part, le secrétaire d'Etat à la communication Mario Dupuy s'est demandé pourquoi M. Faveur devait-il fuir par Anse-à-Pître pour quitter le pays alors que Malpasse est plus près de la capitale.
Mario Dupuy a souligné que le gouvernement fait preuve de beaucoup de prudence vis-à-vis de ce qu'il appelle les manoeuvres programmées de Jean-Robert Faveur.
P-AU-P. BENJAMIN DUPUY DU PPN ACCUSE FAVEUR DE DÉSERTEUR.
Le Parti Populaire National (PPN), a indiqué mardi que la fuite fracassante du chef a.i de la PNH, Jean-Robert Faveur, est motivée par le constat d'échec de la mission qui lui a été confiée par les secteurs hostiles au pouvoir.
M. faveur s'étant trouvé dans l'impossibilité d'accomplir la tâche qui lui a été confiée, il a alors été poussé de provoquer un sacandale dans sa désertion, a fait savoir le leader du PPN, Benjamen Dupuy
M. Dupuy explique que si Jean-Robert Faveur avait des problèmes comme il l'explique dans le papier qu'il a fait circuler, il se serait adressé au conseil supérieur de la police nationale, l'institution qui coiffe la police, et non au président Aristide comme il dit l'avoir fait.
Le responsable du PPN fait encore remarquer que le papier de Faveur porte la date du samedi 21 juin qui n'était pas un jour ouvrable.
De ce fait il ne pouvait être reçu, a-t-il dit, au plus tôt que le lundi 23 juin par celui à qui il était destiné, pourtant, le papier était en circulation depuis le dimanche 22 juin.
Le coordonnateur du PPN, estime que la fuite de M. Faveur participe d'un plan visant à embarasser le gouvernement qui déploie, a-t-il dit, de grands efforts pour résoudre la crise.
De son côté, le commissaire du gouvernement Me Josué Pierre Louis, a fait savoir que les nouvelles qui laissent entendre que M. Faveur a démissionné depuis dimanche restent encore au stade de rumeurs car, selon lui, les responsables du gouvernement n'ont pas encore reçu de lettre de démission de sa part.
Il a précisé que tous les fonctionnaires de l'Etat ont le droit de décider de quitter leur poste mais il faut a-t-il dit, que cela se passe dans le cadre le la loi.
Une source policière proche de Jean-Robert faveur a indiqué mardi à l'AHP sous couvert de l'anonymat que M. Faveur lui aurait confié avoir fait l'objet de pressions pour abandonner son poste.
Cette source a également fait savoir que plusieurs secteurs disposaient de la lettre attribuée à M. Faveur bien avant qu'il quitte le pays.
La source a questionné un passage de la lettre de M. Faveur dans laquelle il rapporte que le président l'aurait forcé "de tout faire en consultation avec le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Jean-Gérard Dubreuil et avec son prédécesseur, Jean-Claude Jean-Baptiste, s'il ne veut pas finir comme l'ancien directeur général Jean Neslie Lucien.
" S'il avait effectivement reçu cette mise en garde pourquoi alors aurait-il accepté le poste", s'est interrogée la source, estimant que M. Faveur s'est laissé attirer dans une situation tout à fait inconfortable et dont il n'a aucun contrôle.
P-AU-P. L'AMBASSADE DES USA INFORME.
L'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, a informé mardi que la décision du nouveau chef ai de la Police Nationale d'Haïti de quitter son poste, n'aura aucun impact sur l'aide américaine canalisée par le biais des ONGs.
Dans un communiqué de presse envoyé à l'AHP, l'ambassade américaine a fait savoir que le peuple haïtien ne devrait pas souffrir en raison des mesures prises par le leadership politique haïtien.
L'ambassade américaine déclare n'avoir reçu aucune demande d'asile de la part de M. Faveur et ne rien savoir de l'endroit où il se trouve actuellement.
Des informations véhiculées à Port-au-pince laissent entendre que M. Faveur se trouvertait en Floride.
L'ambassade affirme par ailleurs que " la professionnalisation de la Police Nationale et son leadership ont toujours été les pricipaux objectifs de l'administration américaine et de l'Organisation des Etats Américains".
Le communiqué indique que les accusations d'ingérence polique auxquelles Jean-Robert Faveur fait allusion dans sa lettre de démission, seraient inacceptables si elles s'avéraient réelles puisqu'elles viseraient à saper l'autonomie de la Police.
Toutefois, les Etats-Unis disent croire qu'il est essentiel d'avoir une direction de Police professsionnelle, libre de toute ingérence pour avancer vers une résolution démocratique de la crise politique haïtienne.
La fondation 30 septembre avait accusé lundi l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince ainsi que des secteurs de l'opposition de chercher à faire main-mise sur l'institution policière et sur un ensemble d'autres institutions stratégiques du pays dont l'Université, la presse et les ONG des droits de l'homme.
P-AU-P. CONVERGENCE N'EST PAS IMPLIQUÉE DANS LE PLATEAU CENTRAL.
Port-au-Prince, 24 juin 2003 -(AHP)- La Convergence Démocratique a nié mardi toute implication dans les actes de violence enregistrés ces derniers temps, dans le Plateau-Central.
Un porte-parole de cette coalition politique Paul Denis, a dénoncé ce qu'il appelle la confusion entretenue selon lui, par le pouvoir autour de l'assassinat de quatre personnes le week-end écoulé à Lascahobas.
M. Denis a déclaré que la Convergence Démocratique ne dispose pas de bras armé.
Selon lui, le pouvoir Lavalas cherche à utiliser ces actes de violence pour justifier des représailles contre l'opposition.
Le ministre de l'intérieur ainsi que des citoyens de Lascaobas avaient rendu l'opposition responsable des actes meurtriers commis au cours du week-end contre des membres et partisans de Fanmi Lavalas à Lascaobas.
P-AU-P. DANS LE CADRE DE LA LUTTE ANTI-DROGUE.
La Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD), a annoncé mardi la publication d'un document relatif à l'élaboration d'un plan national de lutte anti-drogue.
Ce document national mettra l'accent sur la prévention et la réhabilitation des personnes intoxiquées par la drogue.
Dans une interview à l'AHP, le coordonnateur du Bureau de la Commisssion Nationale de Lutte contre la drogue, René Magloire, a rappelé que les jeunes sont les plus touchés par ce phénomène dans le pays.
M. Magloire a fait savoir que les enquêtes menées dans les établissements scolairess du pays, ont révélé que la quantité de drogue consommée par les jeunes s'est accrue considérablement ces derniers temps.
Il invite les parents, les enseignants et les responsables du pays à entreprendre une campagne de conscientisation autour des effets nocifs de la drogue sur la santé.
Le coordonnateur du CONALD, dit toutefois reconnaitre les efforts entrepris par le gouvernement haïtien dans la cadre de la lutte contre la drogue notamment au niveau des arrestations effectuées et de la surveillance dans les zones sensibles.
" Haïti a joué sa partition dans la lutte anti-drogue au niveau mondial", a estimé M. Magloire qui rappelle que la quantité de drogue transitée par Haïti a baissé considérablement ces dernières années
P-AU-P. MANDAT D'ARRÊT CONTRE JEAN ROBERT SAUVEUR.
Le gouvernement annonce l’émission prochaine d’un mandat à l’encontre de l’ex-directeur de la Police Nationale , Jean Robert Faveur , réfugié aux Etats-Unis depuis le 22 juin 2003 .
Dans une conférence de presse donnée au siège du gouvernement ce mercredi 25 juin , le secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique , Jean Gérard Dubreuil , mis à l’index par M. Faveur dans sa lettre de démission au Président Jean Bertrand Aristide , indique que des dispositions sont prises pour procéder à l ‘arrestation de l’ancien numéro 1 de la PNH . M. Dubreuil considère que Jean Robert Faveur est un déserteur . En attendant de pourvoir à son remplacement , le secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique fait savoir que les autres membres du Haut Etat Major assistés du CSPN s’occupent de la sécurité à travers le pays.
Pendant ce temps, le parti Fanmi Lavalas questionne la facilité avec laquelle le directeur général de la Police démissionnaire a trouvé refuge aux Etats-Unis. Le représentant a.i. du parti au Pouvoir, Jonas Petit , en visite au Cap-Haïtien dans le cadre de l’ organisation d’un congrès estime qu’il y a matière à réflexion.
Pour sa part , le sénateur Lavalas Lans Clonès dénonce le départ du pays de l’ex-directeur de la Police. Le parlementaire du 21 mai croit que l’acte posé par Jean Robert Faveur peut être considéré comme un crime de haute trahison puni par la justice haitienne.
Abondant dans le même sens, le député contesté de Cavaillon/Saint Louis du Sud , Jean Candio , considère la démission de M. Faveur comme une insulte à l’institution policière. M. Candio fait savoir que Jean Robert Faveur était un ancien membre de l’OPL .
De son côté, le député de Dame Marie, Accluche Louis Jeune dit partager les douleurs du directeur démissionnaire de la police. Le député anti-lavalas de Dame Marie souhaite le retour de M. Faveur pour le bien-être de l’institution . Pour sa part , le sénateur Lavalas, Prince Pierre, qui a pris la défense du directeur démissionnaire de la police plaide en faveur d’une réforme en profondeur de l’institution. Le parlementaire du Sud-Est croit que ceci doit passer par une direction compétente et neutre car la PNH est malade.
P-AU-P. PRÉVENTION DU CANCER DE PROSTATE.
Encouragés par le succès du mois de la prévention et du dépistage des cancers du sein et du col, la Société Haïtienne d’Oncologie et l’Institut Haïtien d’Oncologie récidivent avec deux (2) journées d’information et de dépistage du cancer de la prostate, le vendredi 27 et le dimanche 29 juin, à l’occasion de la fête des pères.
La SHONC et l’IHDO mettent à la disposition des hommes âgés entre 45 ans et 99 ans une centaine de Prostatique Spécifique Antigène (PSA) grâce au support de l’INASSA. Quelque soit le cancer, la prévention est une nécessité. Ceci est valable et pour la femme et pour l’homme. Et qui dit prévention dit dépistage précoce permettant de détecter à temps un terrain susceptible de développer une tumeur.
Il est prouvé que les hommes bien informés de la question et qui subissent régulièrement un PSA sont moins vulnérables par rapport au cancer de la prostate. Raison pour laquelle, la SHONC et l’IHDO lancent ces journées d’infomation pour sensibiliser les hommes haïtiens sur l’importance de la prévention et du dépistage, explique le docteur Jean Cantave , président de la Société Haïtienne d’Oncologie.
Selon une étude publiée récemment, il est démontré que tous les tumeurs ont un lien direct avec le tabac. Un motif de plus pour que tout un chacun accorde une importance capitale aux campagnes d’information sur le cancer de la prostate. Et à partir des informations qui seront véhiculés le vendredi 27 et le dimanche 29 juin au local de l’IHDO à Delmas 48, les hommes n’auront plus peur d’effectuer un PSA. De surcroît, tous les tabous entretenus autour de cette maladie disparaîtront.
Dans tous les cas de figure, prévenir vaut mieux que guérir. Tout homme informé et averti s’attache à ce principe qui n’est pas forcément une obligation mais une nécessité absolue.
24 Juin 2003
P-AU-P. SÉNATEUR
SONSON P. PIERRE DÉFEND J.R. FAVEUR.
P-AU-P. NOUVELLE ÉTAPE DE CRISE AVEC LE DÉPART DE SAUVEUR.
P-AU-P. ÉVITER LE PIRE, UN CRI DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE.
P-AU-P. EXAMENS DE RHÉTO ET DIFFICULTÉS TECHNIQUES.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
P-AU-P. SÉNATEUR SONSON P. PIERRE DÉFEND J.R. FAVEUR.
Le sénateur Prince Pierre Sonson prend la défense du directeur démissionnaire de la Police Nationale d’Haiti (PNH). Le parlementaire Lavalas soutient que Jean Robert Faveur était constamment sous pression.
Prince Pierre Sonson a indiqué que ce départ forcé était la conséquence des consultations entre le Pouvoir et la Communauté Internationale qui ont conduit M. Faveur à la tête de la PNH . Tout en regrettant cette démission , le sénateur du Sud-Est s’inscrit en faux contre certaines allégations dont est l’objet M. Faveur .
Prince Pierre Sonson affirme que le contenu de la lettre adressée par Jean Robert Faveur au Président Jean Bertrand Aristide dans laquelle il dénonce sa mainmise sur l’institution policière est vérifiable . Le parlementaire se dit prêt à témoigner des difficultés rencontrées par son ami qui , soutient-il, ne complotait pas contre le Pouvoir et n’était pas un trafiquant de drogue comme l’ont déclaré certains députés. Prince Pierre Sonson indique que Lavalas a peur des valeurs , de la compétence . Le sénateur du Sud-Est invite le Pouvoir à assumer les conséquences de ses actions .
Pour leur part , les organisations de défense des droits de l’homme déplorent le départ précipité de Jean Robert Faveur de la direction de la Police Nationale d’Haiti (PNH). Pour le Centre Œcuménique des Droits Humains, dirigé par Jean Claude Bajeux, il s’agit de la preuve de l’état de dégradation au sein de la police qui est mise sous coupe réglée par l’Exécutif.
De son côté, la National Coalition for Human Rights ( NCHR) dénonce une tentative du Pouvoir de vassaliser l’institution policière en cherchant à intégrer dans son sein les bandits armés . Pierre Espérance , dirigeant de cette organisation , souhaite que les autorités se ressaisissent .
P-AU-P. NOUVELLE ÉTAPE DE CRISE AVEC LE DÉPART DE SAUVEUR.
La crise politique a de toute évidence franchi une nouvelle étape avec le départ forcé du directeur général a.i. de la Police Nationale d’Haiti (PNH) après moins de trois (3) semaines en poste. Les relations entre Lavalas et la Communauté Internationale risquent de se détériorer . D’ailleurs , les nouvelles donnes confortent la position de scepticisme de l’Opposition à l’endroit du Pouvoir.
Catastrophe ou scandale , pensent certains après l’ annonce de la démission du directeur a.i. de la PNH, Jean Robert Faveur. Si l’on met momentanément de côté les révélations évoquées dans la lettre adressée au Président de la République,Jean Bertrand Aristide, où Jean Robert Faveur présente l’institution policière comme étant totalement soumise , cet acte peut tout aussi bien avoir des répercussions sur l’espoir d’une résolution de la crise politique. Le secrétaire d’Etat américain , Collin Powell , avait donné au gouvernement jusqu’au mois de septembre pour créer les conditions de la formation du Conseil Electoral Provisoire (CEP) faute de quoi la Mission de l’Organisation des Etats Américains (OEA) sera réévaluée .
Si l’on met cette démission dans le contexte de la crise actuelle, on verra que Jean Robert Faveur croyait pouvoir jouer sa partition ou du moins contribuer à faire de la Police Nationale une institution efficace dans la recherche d’une solution à la crise ou encore dans la perspective des élections . On verra que la lettre est aussi bien imprégnée d’une marque de déception quand le démissionnaire s’est rendu compte de sa réelle situation.
Avant de prendre l’exil, le directeur démissionnaire a écrit « aujourd’ hui, j’ai choisi le chemin de l’exil au lieu de me laisser corrompre et m’asservir. La situation n’est pas bonne au sein de la PNH et la misère fait rage dans le pays ». Il poursuit dans sa lettre à Jean Bertrand Aristide que « je pensais qu’avec moi, vous voyez un début de solution au problème de la crise. Mais , non, vous n’en tenez pas compte. Beaucoup de gens qui s’enrichissent autour de vous ont peur de vous dire que ça val mal dehors. Je suis fier de n’avoir pas trahi la confiance que le peuple, les policiers, la grande majorité de la Communauté Internationale et certains de vos proches avaient placé en moi ».
Juste avant de placer ces propos dans le contexte de la crise actuelle, on se le rappelle, il y a quinze (15) jours, des parlementaires Lavalas avaient applaudi cette nomination en indiquant avoir l’espoir que d’aucuns n’auront pas à redire de ce choix. De même que David Lee, chef de la Mission Spéciale , avait applaudi de façon diplomatique la nomination de Jean Robert Faveur. Il a eu à souligner à l’attention de l’opinion que la Mission était consultée comme prévu dans la Résolution 822 et que c’était pas un mauvais choix. Allusion, bien entendu, à la carrière de M. Faveur.
Bien évidemment, cette démission témoigne d’un malaise qui réside au sein du Pouvoir . Tandis que l’Opposition et la Société Civile voient dans la démission l’explication de la crise qui dure et dont le dénouement se complique. D’ailleurs, les partis de l’Opposition et d’autres secteurs de la Société Civile conditionnent leur participation aux prochaines élections à l’établissement d’un climat de sécurité par l’institution policière .
Les révélations de Jean Robert Faveur ,à tort ou à raison, peuvent constituer un coup dur pour Lavalas qui invite ,à cor et a cri , aux élections tandis qu’elles mettent de l’eau au moulin de l’Opposition ou d’autres secteurs qui continuent de douter de la capacité ou encore de la volonté du régime de garantir un climat de sécurité propice à la tenue d’élections dans le pays dans l’état actuel des choses. Et nous sommes à moins de trois (3) mois de septembre ou encore six (6) mois de 2004.
Et Jean Robert Faveur s’en est allé pour avoir fait le triste constat de ne plus pouvoir défendre ou sauvegarder ce qu’il appelle lui même les valeurs qui font défaut aujourd’hui dans le pays : l’honneur, la dignité, l’intégrité et le caractère d’homme .
P-AU-P. ÉVITER LE PIRE, UN CRI DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE.
Dans un message à la nation publié , le lundi 23 juin 2003, les évêques catholiques expriment leurs vives inquiétudes face à la détérioration de la situation socio-politique .
Les responsables de l’Eglise continuent de prôner une solution haitienne à l’impasse . Ils disent déplorer le fait que « nos nombreux cris lancés n’ont pas été écoutés, aucune de nos solutions proposées n’a été empruntée ni même explorée ». Mais la Conférence Episcopale continue d’attirer l’attention sur un danger, un péril en plus imminent.
Avec la crise politique qui crée une profonde fracture sociale, écrivent les évêques, « la situation socio-politique dramatique que vit le pays s’est doublée d’une dérive éthique et s’est ainsi muée en une vrai crise morale, telle si nous n’y prenons garde, encore une fois nous nous risquons de perdre notre âme de peuple ». Plus loin, les évêques estiment que la solution ne peut venir de l’extérieur. Toutefois , soulignent-ils , « personne ni aucun secteur à lui tout seul ne peut prétendre résoudre la débilitante crise : ni le chef de l’Etat à lui tout seul , ni Fanmi Lavalas , ni la Convergence , ni aucun autre groupe politique , ni la Société Civile , ni la Communauté Internationale , ni non plus l’Eglise ».
Pour sortir de l’impasse, la Hiérarchie Catholique recommande aux différents acteurs d’avoir recours à la puissance du Très Haut. La Conférence Episcopale invite l’ensemble des protagonistes à être au rendez- vous de l’histoire en trouvant une sortie de crise « même au prix , s’il le faut de coûteuses concessions . »
P-AU-P. EXAMENS DE RHÉTO ET DIFFICULTÉS TECHNIQUES.
La première journée du Bacc 1ère partie, le lundi 23 juin 2003 , a été marquée par des difficultés techniques qui ont occasionné le report des examens d’Espagnol dans quatre régions .
Le Bureau National des Examens d ‘Etat (BUNEXE) , dirigé par Ariel Joseph , a annoncé cette décision à la suite de la découverte dans une enveloppe d’un mélange de textes d’Espagnol et de Sciences Sociales pour les zones de Pétion-Ville , Carrefour , Croix-des-Bouquets et Arcahaie . Ces épreuves seront reprises dans l’après-midi du mercredi 25 juin pour les élèves de Rhéto C. Pour le reste, à en croire M. Joseph , la journée s’est dans l’ensemble bien déroulée sur le territoire national .
Les propos du directeur du BUNEXE sont corroborés par les témoignages de plusieurs candidats . D’aucuns pensent qu’il n’y avait pas de quoi se plaindre. D’autres estiment que les textes d’examens ne relevaient d’aucune difficulté dans la mesure où, soutiennent-ils, le ministère a eu soin de les bien concocter, ce qui leur a permis, en quelque sorte, de subir les épreuves avec un peu d’optimisme.
Entre les candidats et les surveillants, il n’y avait pas de divergences d’opinion en matière de comportement. Selon eux, chacun tenait à respecter les consignes transmises par le ministère en vue d’éviter tout ce qui pourrait nuire au bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire. Pas de « par ceour », si l’on en croit l’un des bacheliers. D’autant que la majeure partie de l’épreuve de sciences sociales était concentrée sur des textes d’analyse.
Plus de 107 mille candidats ont pris part aux examens du Bacc I. Reste à savoir combien d’entre eux parviendront à passer le cap, ce , pour atteindre la Philo dont les épreuves démarrent la semaine prochaine.
23 Juin 2003
P-AU-P. JEAN ROBERT
FAVEUR A ABANDONNÉ SON POSTE DE DIRECTEUR DE LA PNH.
P-AU-P. MARIO DUPUY DE LA COMMUNICATION N'EST PAS ENCORE INFORMÉ.
P-AU-P. AFFAIRE JEAN ROBERT FAVEUR: SA LETTRE DE DÉMISSION.
P-AU-P. APPEL DE LA PRÉSIDENCE A
L'OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE.
P-AU-P. ALPHONSE
INÉVIL, NOUVEAU DIRECTEUR DE LA TELECO.
DANS LES VILLES DE PROVINCE:
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
P-AU-P. JEAN ROBERT FAVEUR A ABANDONNÉ SON POSTE DE DIRECTEUR DE LA PNH.
Le nouveau directeur général ai de la Police Nationale d'Haïti, Jean Robert Faveur, a abandonné son poste dimanche, un peu plus d'une quinzaine de jours après sa nomination pour remplacer M. Jean-Claude Jean-Baptiste.
Selon les informations en circulation, M. Faveur dont la nomination n'avait pas été ratifiée par le Sénat de la République aurait reçu le support d'une ambassade pour quitter le pays.
Pour tenter de justifier son abandon de poste, le nouveau directeur général ai de la PNH aurait évoqué des pressions qui auraient été exercées contre lui pour signer des lettres de transfert et de promotion de policiers.
Dans une déclaration écrite distribuée à Miami, M. Faveur se serait également plaint de n'avoir pu jouir d'un ensemble de prérogatives liées à sa fonction dont le choix des membres de son cabinet, l'accès aux différents comptes de l'institution.
Selon d'autres informations, Jean Robert Faveur aurait affirmé avoir été l'objet de reproches en raison de ses liens présumés avec un groupe d'anciens commissaires de police réfugiés à l'étranger et réputés hostiles au gouvernement dont Jean Jacques Nau et Guy Philippe.
Ce dernier est accusé d'implication dans plusieurs actes de violence perpétrés récemment en Haïti dont le sabotage de la centrale hydro-électrique de Péligre
Les premières informations diffusées sur la fuite de Jean Robert Faveur avaient été assimilées à des canards, vu que des rumeurs autour de son éventuelle démission avaient déjà circulé.
En effet, le 10 juin au moment du vote de la dernière résolution sur Haïti à la fin de la l'assemblée générale de l'OEA à Santiago du chili, des rumeurs avait traversé le siège de le réunion laissant entendre que Jean-Robert Faveur avait démissionné.
Le moment d'émotion passé, tous s'étaient rendus compte qu'il s'agissait d'une manoeuvre visant à paralyser le vote de la résolution qui appelait toutes les parties à honorer leurs engagements dans le cadre de la résolution 822 pour facvoriser une sortie de crise en Haïti.
La semaine dernière, des rumeurs avaient laissé entendre que M. Faveur avait été victime d'un attentat.
La nomination du nouveau chef ai de la Police avait influencé considérablement la position des représentants de l'OEA lors de l'assemblée générale de Santiago.
Une clause de la résolution de Santiago avait même reconnu comme un point positif la nomination du nouveau chef ai de la PNH.
P-AU-P. MARIO DUPUY DE LA COMMUNICATION N'EST PAS ENCORE INFORMÉ.
Le secrétaire d'Etat à la Communication Mario Dupuy, a indiqué lundi qu'aucune instance du gouvernement haïtien n'avait encore été informée officiellement de la démission de M. Jean-Robert Faveur, le nouveau directeur général ai de la Police Nationale.
Selon M. Dupuy, Jean-Robert Faveur n'a adressé aucun document officiel relatif à sa démission, à l'Exécutif. Il déclare ne pas disposer d'éléments d'information permettant de confirmer ou d'infirmer la démission du nouveau chef ai de la PNH.
Parallèlement, l'oppsition affirme qu'elle est bien au courant que M. faveur a abandonne son poste et qu'elle s'y attendait. Un porte-parole de cette coalition politique Paul Denis a accusé les autorités gouvernementales d'avoir exercé des pressions sur M. Faveur pour le contraindre à démissionner.
M. Denis, s'est déclaré convaincu qu'avec le pouvoir Lavalas, aucun directeur de Police ne peut exercer efficacement ses fonctions. Il a encore fait savoir que la démission de M. Faveur prouve que les conditions de sécurité ne sont toujours pas réunies pour la tenue d'élections dans le pays.
D'autres secteurs de l'opposition ont abondé dans le même sens. Selon l'Initiative de la Société Civile (ISC), la dfuite de M. Faveur aura des conséquences pour le pouvoir. Le directeur exécutif de l'ISC Rosny Desroches a applé à ce qu'iol appelle l'émergence d'un leardership indépendant à la tête de l'institution policière, reprenant à son compte de récentes déclarations de l'ambassadeur américain en Haïti Brian Dean Curran. Pour sa part, l'ancien sénateur du Plateau-Central Simon Dieuseul Desrats, a dénoncé le caractère démagogique de la démission de Jean-Robert Faveur, puisque cette démission participe, a-t-il dit, des manoeuvres orchestrées par des secteurs hostiles au gouvernement pour déstabiliser le pays. M. Desrats a déclaré que la décision de M. Faveur ne l'a pas surpris car, il était, a -t-il fait savoir, à la solde de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL). Selon lui, M. Faveur savait dès le départ qu'il quitterait son poste à ce moment précis. Et, sa démission se situe, a-t-il dit, dans la droite ligne d'un vaste plan visant à faire perdurer indéfiniment la crise politique. De son côté, la Fondation 30 Septembre a dénoncé des mains politiques cachées, a-t-il dit, derrière l'abandon de poste de M. Faveur. Le coordonnateur de la Fondation, Lovinsky Pierre Antoine, a pointé du doigt une ambassade étrangère qui aurait instigué le départ du nouveau chef ai de la Police. M. Pierre Antoine a cité l'ambassade des Etats-Unis en Haïti et d'autres secteurs locaux, qui chercheraient à faire main-mise sur l'institution policière comme ce fut le cas, a-t-il dit, avec l'ancienne armée. Cette tentative de main-mise viserait, selon lui, tout un ensemble d'autres institutions stratégiques dont l'université, la presse et les ONG des droits de l'homme.
" Tous sont en ligne pour recevoir leur part d'un fonds de 3 millions de dollars disponible à cette fin", a déploré M. Pierre-Antoine.
P-AU-P. AFFAIRE JEAN ROBERT FAVEUR: SA LETTRE DE DÉMISSION.
Au Président de la République,
« Excellence, pour des raisons dont les convenances seront libellées ci-dessous, je vous présente aujourd’hui ma démission en tant que Directeur Général a.i. de la PNH »
C’est par ces mots que commence la longue lettre de quatre pages expliquant la démission de M. Faveur, adressée au Président Aristide. HPN en a obtenu copie. Voici les passages les plus marquants.
« J'ai été pris au dépourvu quand vous aviez commencé à parler de votre autorité sur la gestion de la Police Nationale. Vous aviez commencé par dire que tout ce je dois faire, c'est en consultation avec Jean Baptiste Dubreuil et Jean Claude Jean-Baptiste si je ne veux pas finir comme Nesly Lucien. La nomination et le transfert des directeurs départementaux dépendent de vous et de vous seulement. Les affectations dans la zone métropolitaine dépendaient de vous aussi ».
« Dès lors, j'ai su que j'étais en de très mauvaises postures. Je ne m'illusionnais pas sur mon sort en cette conjoncture mais je ne pensais pas que les pressions allaient commencer avant même mon installation ».
« Grande a été ma stupéfaction quand j'ai pu constater que M. Jean Baptiste a nommé un agent II (Germain St Fleur d'identité policière # 95-06-04-02437) commissaire divisionnaire pour qu'il soit affecté à Croix-des-Bouquets en tant que responsable ».
J'ai été au bureau du SEJ (Secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique ndlr) pour lui dire que je ne peux pas signer cela. Si ce monsieur a subi un concours avant mon arrivée pour commissaire de Police, il devrait être promu commissaire de Police et non Commissaire Divisionnaire. Il a répliqué « c'est l'ordre du Président, on peut changer la forme mais la fin doit être atteinte ».
Plus loin, Jean-Robert Faveur est « choqué et émotionné » de constater qu’on lui enlève toute prérogative en matière de gestion financière de la PNH. « Le directeur général a.i. est mis automatiquement en dehors de l'administration. Il n'a plus le droit de contrôler les comptes de la PNH. Et, le comble, c'est lui qui doit autoriser cela ».
« Le président a dit que je m'occuperai de la "professionnalisation de la PNH", tandis que lui et les deux personnes autorisées à signer les chèques s'occuperont de l'administration ».
« Abasourdi, malade, j'ai pris quelques heures de répit en dehors du bureau et certaines personnes m'ont conseillé de faire passer le temps car ma vie et celles de mes proches étaient en danger ».
À ce moment, M. Faveur se rend compte qu’il n’a aucune autorité pour mener à bien sa tâche et se retrouve en « position de pantin ». Il évoque comme un calvaire ces deux semaines de souffrance morale et physique pendant lesquelles il a essayé de résister.
« Monsieur le Président, si vous aviez bien suivi mon discours, vous auriez remarqué que cela fait longtemps depuis que je fais des sacrifices en vue de sauvegarder des valeurs qui font défaut aujourd'hui dans le pays L'HONNEUR, la DIGNITE, l'INTEGRITE, le CARACTERE d'HOMME ».
« Aujourd'hui, j'ai choisi le chemin de l'exil au lieu de me laisser corrompre et de m'asservir ».
M. Faveur a ainsi conclu sa lettre: « J’ai sauvegardé mon âme, ma conscience et ma dignité ».
P-AU-P. APPEL DE LA PRÉSIDENCE A L'OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE.
La présidence a appelé une nouvelle fois lundi l'opposition et la société civile à jouer leur partition en vue de faciliter la constitution du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) en vue de l'organisation des l´´gislatives anticipées de 2003.
Selon un porte-parole de la présidence Haendel Carré, le retardement de la formation du nouvel organisme électoral par ces deux secteurs constituent a-t-il dit, une entrave aux efforts déployés par le gouvernement dans le cadre de l'application de la résolution 822 de l'OEA.
M. Carré a indiqué que le pouvoir est toujours à pioed d'oeuvre en vue de la mat´´rialisation de la résolution 822 qui offre, a-t-il dit, le cadre nécessaire à la résolution de la crise.
Pour sa part, le chef de cabinet du secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique, Dany Fabien, a indiqué lundi que toutes les conditions de sécurité sont désormais réunies pour l'organisation des prochaines élections.
Dany Fabien a fait savoir que le gouvernement a déployé d'énormes efforts ces derniers temps pour maintenir un climat de sécurité stable dans le pays.
Les problèmes de sécurité évoqués par certains secteurs de l'opposition et de la société civile ne sont que des prétextes qu'ils mettent en avant pour ne pas avoir à assumer leurs responsabilitrés.
P-AU-P. ALPHONSE INÉVIL, NOUVEAU DIRECTEUR DE LA TELECO.
Le gouvernement a procédé, le lundi 23 juin 2003, à l’installation de M. Alphonse Inévil, comme nouveau directeur général des Télécommunications en remplacement de M. Patrick André Joseph.
Conformément à l’arrêté présidentiel du 23 juin 2003, le ministre des travaux publics, des transports et des communications, M. Harry Clinton, a installé M. Alphonse Inévil comme le nouveau dirigeant de la TELECO. La cérémonie a eu lieu au local de l’entreprise publique à Pont-Morin. Elle s’est déroulée en présence du directeur général sortant, M. Patrick A. Joseph, et de plusieurs cadres et employés de cette administration.
M. Alphonse Inévil occupait la fonction de directeur de planification à la TELECO. Il est diplômé à la faculté des Sciences en génie électronique. Il est détenteur d’une maîtrise dans ce domaine avec spécialisation en télécommunication. Il a travaillé pendant 14 ans à Washington. Autant de qualifications évoquées par le ministre pour prouver que M. Inévil avait bien l’étoffe d’un dirigeant.
Dans son discours de circonstance, M. Harry Clinton a présenté les télécommunications comme un vecteur de progrès et de développement durable : « le développement d’un pays est aujourd’hui inconcevable sans le support d’une solide infrastructure de télécommunications et de radiocommunication » Le ministre a garanti au nouveau directeur général de la pleine confiance que le chef de l’État place en lui et du soutien inconditionnel du gouvernement devant la grande tâche qui lui est échue.
Le nouveau directeur de cette administration devra inscrire dans son programme le renforcement des liaisons de transmissions nationales et internationales, l’installation de cabines publiques, la création de centres dans différents coins du pays et à l’extension des centres existants en vue de satisfaire la demande de la population, comme l’a souligné M. Clinton.
M. Alphonse Inévil a, pour sa part, réclamé l’appui de tous pour l’aider à bien accomplir sa mission qui est avant tout technique et non pas politique. Il appelle à toutes les personnes qualifiées pouvant apporter une contribution technique à la TELECO de s’allier à son côté pour l’avancement de la compagnie.
« La tâche ne sera pas facile » a-t-il soutenu ! La tâche est énorme au regard de ce qui n’est pas fait, avec les personnes qui attendent depuis plusieurs années une ligne de téléphone ; et de ce qui devrait être fait pour transformer les télécommunications en un service au profit des habitants du pays.
DANS LES VILLES DE PROVINCE:
CITÉ SOLEIL
Le président de la commission communale de Cité Soleil Fritz Joseph, s'est félicité lundi du fait que les habitants de la Cité se soient engagés dans un processus de pacification de ce bidonville. M. Joseph a assuré que les autorités sont déterminées à accompagner les habitants de la cité en vue de consolider cette paix encore fragile. Fritz Joseph a fait savoir que des projets d'infrastructures de base sont en cours d'exécution à Cité Soleil et participent de l'accompagnent qu'offre le gouvernement pour maintenir un climat de paix dans la cité. Les représentants des 34 quartiers de Cité Soleil ont manifesté pour marquer une entente trouvée entre les leaders des différents quartiers en conflit. Plusieurs personnes ont trouvé la mort ces derniers mois dans des conflits armés entre quartiers rivaux de Cité Soleil notamment les quartiers Bois-Neuf et Boston.
AUX CAYES
Les Cayes : l’opposition dans ce département pense que le désistement de M. Faveur de la direction de la police est un signe que les forces vives de la nation haïtienne ne doivent plus espérer de solution à la crise avec l’équipe au pouvoir. Selon le représentant de la Convergence Démocratique dans le Sud, M. Jean Gabriel Fortuné, la population devrait de ce pas prendre en main sa destinée.
A JACMEL
La société civile, les églises et la population du sud-est regrettent la démission de Jean-Robert Faveur des commandes de la PNH. Selon eux, la crise politique va connaître de nouveaux rebondissements avec le départ pour le moins prématuré de M. Faveur. Le vice-président de la conférence épiscopale d’Haïti, Mgr Guire Poulard, indique que la démission du directeur général de la police, M. Jean Robert Faveur, prouve que les institutions du pays ne sont pas en bonne santé. Pour le président de la Chambre de Commerce du sud-est, M. Jacques Kahwly, la crise se prolongera avec cette démission.
AU CAP
Une forte explosion a soufflé les bâtiments de la délégation du nord, très tôt dans la matinée de ce lundi. Cette explosion a causé de sérieux dégâts matériels. Elle est jusqu’ici inexplicable. Les autorités policières locales ont annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête. Elles ne sont pas en mesure de déterminer la nature de l’explosion.
A SAINT-MARC
Des barricades de pneus enflammés ont été érigées devant les locaux des directions administratives des douanes et des impôts de la ville. Ce mouvement a été revendiqué par une organisation populaire, « Bale Wouze », proche du pouvoir. Les membres de « Bale Wouze » entendent contraindre les autorités à intervenir dans le dossier de la corruption dans l’administration publique de Saint-Marc. Des conteneurs auraient disparu de façon mystérieuse au port de cette ville, il y a quelques semaines de cela. Le directeur général des douanes, M. Ronald Civil, est pointé du doigt par les membres de cette organisation.
A PETIT-GOÂVE
La police a procédé à l’arrestation de six individus dans la localité de Fort-Liberté, onzième section communale de Petit-Goâve, commune de Cupidon, ce week-end. Selon les autorités policières, il s’agirait d’une opération conduite pour mettre un frein aux activités d’un groupe d’hommes armés qui agit dans cette zone. La police de Petit-Goâve a également indiqué que ces individus seraient responsables de plusieurs actes de banditisme dans cette région.
A LASCAHOBAS
Quatre civils ont été tués au cours du week-end par des inconnus armés qui ont lancé une attaque contre le commissariat de la ville. Mais aucune des victimes n’a été enregistrée du côté de la police et des assaillants.
22 Juin 2003
P-AU-P. JOSEPH
PHILIPPE ANTONIO ET ALFREDO CABRAL EN POURPARLERS
P-AU-P. JUDITH TRUNZO FACE À LA PRESSE.
P-AU-P. DOSSIER DU PRÊT DE $ 30 MILLIONS AU GOUVERNEMENT.
P-AU-P. EMMANUEL FRANÇOIS DE NOUVEAU À LA TV NATIONALE.
PETIT GOÂVE. UNE VINGTAINE DE TUÉS EN TROIS MOIS.
MIAMI.
L'AFFAIRE JACQUES KÉTANT N'EST PAS UNE SURPRISE POUR LES HAITIENS.
SAINT MARC. LE DÉPUTÉ DE LA VILLE EST ACCUSÉ DE CORRUPTION.
P-AU-P. LE DÉPUTÉ DE SAINT- MARC A ACCUSÉ DES OFFICIELS DE
CORRUPTION .
MARCHAND. LA FONDATION
DESSALINES 2004 A UN BON SOUHAIT POUR LA VILLE.
HINCHE. FRANÇOIS BAZELAIS DOIT ÊTRE RÉVOQUÉ, DISENT CERTAINS.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------:
P-AU-P. JOSEPH PHILIPPE ANTONIO ET ALFREDO CABRAL EN POURPARLERS.
Le ministre Joseph Philippe Antonio compte s’entretenir avec l’ambassadeur Alfredo Despardel Cabral sur le soutien conditionnel de son gouvernement à la démarche des autorités haitiennes auprès de la France .
Le diplomate avait fait valoir qu’Haiti se devrait de restituer une partie de cette somme à la République Dominicaine qui était sous domination haitienne lors du paiement de la dette en 1825.
Le Ministre des Affaires Etrangères haitien dit comprendre la position dominicaine qu’il juge positive. Joseph Philippe Antonio se propose d’expliquer bientôt à M. Cabral la démarche haitienne et d’avoir davantage d’informations sur l’approche de cette question par le gouvernement de Hippolito Mejia . Le Chancelier ne se déclare pas étonné par les propos de M. Cabral en rappelant que la République Dominicaine était sous occupation haitienne en 1825 lors du paiement de la dette.
En marge d’un sit-in organisé par des organisations de défense des droits humains devant l’ambassade dominicaine le mardi 17 juin 2003 , le diplomate a soutenu que les autorités haitiennes devaient restituer une partie de ces fonds à la République Dominicaine qui avait été occupée par Haiti sous le gouvernement de Jean-Pierre Boyer de 1822 à 1843.
Le gouvernement haitien réclame de la France plus de 21 milliards de dollars américains . Le président français, Jacques Chirac, a récemment rejeté toute idée d’en discuter avec les autorités Lavalas . D’ailleurs les propos de M. Chirac avaient même fait l’objet d’une convocation ,le 5 juin , de l’ambassadeur français en Haiti, Yves Gaudeul , à la Chancellerie.
Le dossier de l’occupation haitienne de la République Dominicaine est un sujet sensible dans les relations entre les deux pays . D’autant que les dominicains ne gardent pas un bon souvenir de cette période . Jean Pierre Boyer, 30 mars 1818 -13 mars 1843, détient le record de longévité au pouvoir en Haiti . Durant ces vingt-cinq ans de règne , il a dirigé l’Ile entière, pendant vingt et un ans .
P-AU-P. JUDITH TRUNZO FACE À LA PRESSE.
Lors d’une rencontre avec la presse, ce 20 juin, la porte-parole de l’ambassade américaine est intervenue sur plusieurs points comme l’arrestation de Jacques Kéitan, le trafic de personnes et l’aide destinée aux médias et aux partis politiques
Lors de son intervention, Mme Trunzo a indiqué que M. Kéitan, le présumé trafiquant de drogue arrêté le 17 juin passé, avait déjà subi une première comparution devant la justice américaine. Il en aura une seconde la semaine prochaine. La porte-parole a soutenu qu’il n’y avait pas de doute sur les preuves que le gouvernement fédéral a présentées. Elle a également remercié le gouvernement haïtien pour sa solidarité dans cette affaire.
Le trafic de personnes et la prostitution est un autre point qui a été abordé au cours de cette rencontre. La diplomate a déclaré que, selon la législation américaine, l’essentiel de l’aide destinée aux pays qui ne combattraient pas ces délits serait automatiquement suspendue, exception faite de l’assistance humanitaire. Or, Haïti figure précisément sur la liste des états qui ne combattent ni le trafic de personnes ni la prostitution, mais elle bénéficie du fait que l’aide qui lui est attribuée est largement humanitaire. Mme J. Trunzo a précisé qu’il ne suffisait pas de signer des lois, mais qu’il fallait aussi les appliquer en mettant en place les structures adéquates avec les fonds nécessaires.
Mme Trunzo a apporté des clarifications à propos du montant alloué à la « Démocratie et la Gouvernance » dans le budget de l’assistance des Etats-Unis à Haïti. Ce budget, rappelons-le, avoisine les $ 70 millions U.S. La porte-parole de l’ambassade américaine a précisé que c’étaient les stations de radio communautaire qui bénéficiaient de cette aide. Un contrat a été signé avec RAMAK (Rasanbleman Medya Kominotè), qui participe à la formation des journalistes en organisant des séminaires et des conférences. Une autre partie des $ 3’5 millions U.S disponibles pour la Démocratie et la Gouvernance va au NDI (National Democratic Institut) et à l’IRI (International Republican Institut) pour l’enseignement des principes démocratiques et la formation des partis politiques.
La presse avait été convoquée pour participer à une cérémonie en vue d’honorer Mme Esther Boucicaut, qui a gagné le prix de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique. Mais à cause d’un inconvénient de dernière minute, elle n’a pas pu se présenter. C’est ce qui explique que l’on ait eu droit à un exercice de question-réponse. Quant à la cérémonie, elle est renvoyée au 24 juin 2003 à 11 heures a.m.
P-AU-P. DOSSIER DU PRÊT DE $ 30 MILLIONS AU GOUVERNEMENT.
Le dossier du prêt du secteur bancaire au gouvernement haitien de l’ordre 30
millions de dollars américains pour le paiement des arriérés de la Banque
Interaméricain de Développement (BID) semble être gelé et dans l'attente.
La SOGEBANK aurait révélé qu’il n’y a jamais eu de négociations formelles sur le sujet. Lle ministre des Finances , Faubert Gustave , avait annoncé pour bientôt la conclusion de cet accord de prêt. L’économiste en chef de la SOGEBANK, Pierre Marie Boisson , indique que la question a été approchée avec les banques de manière informelle .
Les autorités seraient actuellement sur une nouvelle piste. Le gouvernement aurait approché les pays de la Communauté Caraïbe ( CARICOM) pour obtenir ce prêt afin de débloquer les fonds . Ce vendredi 20 juin 2003, Pierre Marie Boisson a estimé que ce serait une bonne démarche de son point de vue de contribuable tout en précisant que le banquier se verrait obligé de traiter avec le gouvernement dans les conditions commerciales en vigueur.
Le représentant de la SOGEBANK a tenu à fournir des explications sur la nature de la démache gouvernementale en faveur d’un prêt-relais , le 9 mai dernier. Pierre Marie Boisson précise que le gouvernement est en panne de moyens financiers pour obtenir le décaissement des fonds de la BID estimés à plusieurs centaines de millions de dollars américains. Aussi, le secteur bancaire a-t-il manifesté de l’intérêt par l’approche gouvernementale . M. Boisson ne veut pas parler de soutien politico-financier au Pouvoir Lavalas mais soutient qu’il s’agit d’une démarche à la fois civique et commerciale. Tout en précisant que les conditions du prêt n’étaient pas encore définies, M. Boisson souligne qu’il ne s’agit pas d’un appui à un parti politique mais d’un pays à sauver.
Dans une note, l’Association Professionnelle des Banques (APB) avait précisé que l’opération envisagée avait un caractère strictement commercial.Le ministre des Finances Faubert Gustave, avait déclaré que le gouvernement suspendait volontairement de payer les arriérés en signe de protestation contre les sanctions économiques.
En ce qui a trait au prêt de 30 millions de dollars dont le remboursement devrait s’effectuer sur une période de deux(2) mois , l’économiste en chef de la SOGEBANK croit savoir que l’opération ne serait pas risquée car il n’est pas dans l’intérêt du secteur de mettre en péril l’argent des épargnants. Selon certaines informations disponibles , le montant en dépôt en dollars américains dans les banques commerciales serait de 500 millions de dollars .
En ce qui concerne les réserves exprimées par la BID, M. Boisson croit que l’institution a adopté une position de principe et précise que les banques commerciales n’avaient à aucun moment l’intention de demander à la BID de les payer directement. En ce qui a trait aux avertissements lancés par plusieurs écomonistes dont Marc Bazin sur les risques énormes d’une telle transaction eu égard à la sécurité du secteur bancaire, Pierre Boisson reconnaît que les remarques sont judicieuses mais estime que les proportions ont été exagérées.
P-AU-P. EMMANUEL FRANÇOIS DE NOUVEAU À LA TV NATIONALE.
Le chroniqueur culturel Emmanuel Jean-François est de retour sur la chaîne de télévision publique haïtienne, quatre mois environ après son renvoi, en pleine saison carnavalesque 2003.
Le présentateur d’« Un livre, un auteur », émission qui avait disparu des écrans depuis quelques mois, était, ce jeudi 19 juin, à la neuvième édition de « Livres en folie », une initiative du journal « Le Nouvelliste » et de la « Unibank ».
Emmanuel Jean-François a été rappelé à la Télévision Nationale d’Haïti, mercredi 11 juin, par la nouvelle direction, installée le 6 juin dernier. M. Jean-François a réalisé son premier reportage à la grande foire nationale du livre. Accompagné du cadreur Pierre, il a promené son microphone au complexe Promenade et interviewé auteurs, organisateurs et visiteurs des « Livres en folie », a constaté HPN.
Emmanuel Jean-François avait déjà travaillé sous la direction de Raynald Louis, alors directeur de la TNH sous la présidence de René Garcia Préval. Reconduit à la tête de la TNH, M. Louis a négocié sans trop tarder le retour du chroniqueur culturel, présentateur également de Kaléidoscope, une émission culturelle diffusée chaque jour sur Radio Galaxie, une station de la capitale.
Autre retour remarqué, celui d’une jeune co-présentatrice de Vidéomax, une page culturelle de la chaîne privée Télémax. Farah Jean, surnommé Pocahontas pour sa ressemblance avec l’héroïne de la bande dessinée du même nom, s’apprête à rouvrir les portes de la station de Delmas 19. Ses anciens collaborateurs, qu’elle a rencontrés jeudi à « Livres en folie », ont salué son retour imminent.
PETIT GOÂVE. UNE VINGTAINE DE TUÉS EN TROIS MOIS.
En trois mois, une vingtaine de personnes ont été tuées lors de violences à Petit-Goâve. Les auteurs de ces actes se réfugieraient dans les mornes avoisinant la ville, selon le substitut du commissaire du gouvernement de Petit-Goâve, Me Dumerzier Bellandes. Le magistrat a expliqué que ces actes avaient été prémédités. PLATEAU CENTRAL
MIAMI. L'AFFAIRE JACQUES KÉTANT N'EST PAS UNE SURPRISE POUR LES HAITIENS.
Le trafiquant de drogue haïtien, M. Jacques Kétant, appréhendé mardi
aux Etats-Unis par la police américaine avec la collaboration des autorités
haïtiennes, n' est pas une surprise pour les Haïtiens vivant en Floride..
Des membres de la communauté Haïtienne de Miami et des environs expriment leurs embarras avec cette nouvelle qui fait la une de la presse de la Floride. Jacques Kétant serait maître et seigneur dans l'opération de la drogue de Colombie distribuée en Haiti et transportée en dominicanie et aux Etats Unis, selon les haïtiens qui se disent informés.
Il est inculpé de plusieurs chefs d’accusations et sera traduit par-devant la justice Américaine. Les autorités Américaines ont félicité et remercié les autorités haïtiennes pour leur collaboration à l’opération qui a conduit à l’arrestation de M. Jacques Kétant. Il a été bel et bien dénoncé par ses amis d'Haïti qui savaient bien sa résidence avant sa déportation vers la Floride. On s'attend à des dépositions de ses collaborateurs par devant le tribunal fédéral.
« Le gouvernement haïtien s’est montré efficace dans l’arrestation de M. Kétant. C’est un signe de bonne volonté de sa part », a déclaré le porte-parole de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince, Mme Judith D. Trunzo.
La Police nationale d’Haïti ne dispose pas d’information concernant le concours des autorités locales dans l’arrestation de M. Jacques Kétant.
En février de cette année, après le départ pour l’étranger de l’ancien directeur central de la police judiciaire Jeannot François, la police locale avait mené une opération dans les quartiers de Péguy-Ville, lieu de résidence des Kétant.
Au cours de cette descente de lieu qui visait à appréhender ces derniers, le frère de M. Jacques Kétant, Hector, avait été tué ainsi que M. Hermann Charles, un de ses amis. Les familles des victimes avaient qualifié d'exécution la mort des deux trafiquants.
Suite à ce débarquement chez les Kétant, de sérieux changements ont été effectués au sein de la police, dont le transfert de plusieurs commissaire de la région de Port-au-Prince.
SAINT MARC. LE DÉPUTÉ DE LA VILLE EST ACCUSÉ DE CORRUPTION.
Le député de Saint-Marc, M. Amanus Mayette, principal révélateur des cas de malversations enregistrés à l’Autorité portuaire de Saint-Marc, est accusé à son tour d’être de connivence avec les escrocs.
Détournement de fonds, disparition de containers… autant d’exactions dénoncées, en début de semaine, le député de Saint-Marc. Le parlementaire a pointé du doigt les responsables de l’Autorité portuaire locale, qui, selon lui, bénéficieraient de la complicité de certains employés du Palais national. Un « ministre immoral », dont l’identité n’a pas été communiquée, est impliqué, aux dires de M. Mayette, dans ce dossier.
Ces cas de corruptions sont également dévoilés par le président du syndicat des employés de l’Autorité portuaire locale, M. Ogéda Oléus. Ce dernier soutient que les fraudeurs utilisent leur influence politique pour commettre leurs exactions. M. Amanus Mayette, premier dénonciateur de cet état de fait, serait, selon lui, impliqué dans les actes de malversations enregistrées dans l’administration publique.
Le député de Saint-Marc réclame la mise sur pied d’une commission d’enquête autour de cette affaire, pour trouver les vrais coupables. Plusieurs centaines de milliers de dollars américains ont été détournées, selon ce qu’a indiqué M. Mayette.
La demande de la constitution d’une commission d’enquête formulée par le député de Saint-Marc semble le meilleur moyen de faire la lumière autour des gabegies administratives au bureau régional de l’APN. Il faut mentionner que des cas de corruption ont été dénoncés dans la douane de la ville par le responsable syndical.
P-AU-P. LE DÉPUTÉ DE SAINT- MARC A ACCUSÉ DES OFFICIELS DE CORRUPTION .
Le député de cette ville dénonce la participation d’officiels du gouvernement haïtien dans des cas de corruption au niveau du port de Saint-Marc. Selon lui, plusieurs centaines de milliers de dollars américains ont été détournés avec la complicité d’employés du Palais national et d’un ministre du gouvernement dont il n’a pas voulu dévoiler les noms. Il a également proposé la constitution d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur l’affaire du wharf de Saint-Marc. Parallèlement, le président du syndicat des travailleurs du port de Saint-Marc, M. Ogéda Oléus, renvoie les accusations contre le parlementaire qui, dit-il, est l’instigateur de la corruption au wharf de la ville. Le président du syndicat des employés du port de Saint-Marc en a profité pour annoncer qu’une grève sera observée à l’autorité portuaire locale dans les prochains jours. Cette grève consistera à forcer les responsables à augmenter le salaire des employés.
MARCHAND. LA FONDATION DESSALINES 2004 A UN BON SOUHAIT POUR LA VILLE.
Marchand Dessalines : La fondation Dessalines 2004 souhaite que Marchand redevienne la ville qu’elle a été au lendemain de l’indépendance d’Haïti. Cette fondation, qui réunit une dizaine de jeunes originaires de Marchand Dessalines, s’attend à ce que la ville, fondée et construite par l’empereur Jean-Jacques Dessalines, joue un rôle important dans la célébration du bicentenaire de l’indépendance du pays en l’an 2004. Les membres de la fondation ont également annoncé des activités commémoratives des 200 ans de la nation.
HINCHE. FRANÇOIS BAZELAIS DOIT ÊTRE RÉVOQUÉ, DISENT CERTAINS.
Des organisations proches du pouvoir continuent d’exiger la révocation du délégué départemental, M. François Bazelais. Une délégation conduite par le coordonnateur a.i. de l’Organisation Fanmi Lavalas (OFL), M. Jonas Petit, s’est rendue dans le Centre pour résoudre le conflit entre le représentant de l’Exécutif dans le département et les organisations populaires. Les protestataires ont exprimé leurs insatisfactions après la rencontre. Ils en ont profité pour présenter quelques doléances relatives à l’absence d’infrastructures dans la région.
18 Juin 2003
NATIONS UNIES. L'AMBASSADEUR ALEXANDRE
D'HAÏTI PRÉSENTE LES DÉCORATIONS
P-AU-P. JACQUES KÉTANT ARRÊTÉ POUR TRAFFIC DE DROGUE.
P-AU-P. MARIO DUPUY PARLE
DU DOSSIER DU PDG DES COEURS-UNIS.
P-AU-P. DAVID CHÉRY A PRIS LA FUITE.
P-AU-P. ALFREDO CABRAL SOUTIENT HAÏTI DANS LA RESTITUTION.
-------------------------------------------------------------------------
NATIONS UNIES. L'AMBASSADEUR ALEXANDRE D'HAÏTI PRÉSENTE LES DÉCORATIONS
C'est assez rare de voir un Représentant
d'Haïti à l'ONU aussi actif dans les affaires de cette institution, selon des
observateurs haïtiens en service aux Nations Unies depuis des années. En effet,
une belle soirée de remise de décoration aux lauréats a été présidée par
l'Ambassadeur Alexandre à la Salle du Conseil de Tutelle. Durant cette soirée de
décoration des Nations Unies Unies pour la Population, Docteur Jean Alexandre,
le Président du Comité, était assisté de Madame Nane Annan, l'épouse du
Secrétaire Général de l'ONU, pour la présentation des prix aux lauréats Werner
Fornos et Godwin Mzenge sous les applaudissements des trois cents invités. De
4:30 à 5:30, Docteur Alexandre a
fait preuve de son habileté diplomatique. Une réception à la salle à manger des
Délégués a couronné cette soirée avec les invités qui prenaient plaisir à
présenter leurs compliments à l'Ambassadeur d'Haiti.
P-AU-P. JACQUES KÉTANT ARRÊTÉ POUR TRAFFIC DE DROGUE.
L'Ambassade américaine en Haïti, a adressé mercredi ses remerciements au gouvernement haitien pour avoir aidé à traduire devant la justice américaine le nommé Jacques Kétant, un présumé trafiquant de drogue.
Dans une interview à l'AHP, la responsable des affaires publiques de l'ambassade américaine Judith Trunzo, s'est félicitée de la collaboration des autorités haïtiennes dans le cadre de cette opération.
Judith Trunzo a déclaré constater que les autorités haïtiennes déploient ces derniers temps des efforts condérables pour combattre le trafic de la drogue.
Jacques Kétant qui était recherché par les Etats-Unis depuis 1997, a été inculpé pour plusieurs chefs d'accusation, a indiqué madame Trunzo.
La responsable des affaires publiques de l'ambassade américaine en Haïti a fait savoir que les agents de la DEA , en collaboration avec les membres de la Brigade de Recherche et d'Investigation (BRI), continueront de poursuivre tous les citoyens accusés d'implication dans le trafic de la drogue.
Selon des informations obtenues par l'AHP, ce sont des membres de la Brigade de Recherche et d'Investigation (BRI) de la Police Nationale qui ont procédé mercredi à l'arrestation de Jacques Kétant.
Selon les mêmes sources, il aurait été remis par la suite à des membres de la DEA, en vertue des accords signés par Haïti et les Etats-Unis relatifs au trafic de la drogue.
Mais l'ambassade s'est refusée à fournir des précisions sur cet aspect du dossier, se contentant d'affirmer que Jacques Kétant est arrivé mercredi soir aux Etats-Unis
Jacques Kétant était supposé comparaitre ce mercredi devant un tribunal de Miami.
Un de ses frères, Hector Kétant avait été tué il y a trois mois lors d'une opération anti-drogue conduite par la BRI à Vivy Mitchel.
Un de ses amis avait également été tué au cours de cette opération.
P-AU-P. MARIO DUPUY PARLE DU DOSSIER DU PDG DES COEURS-UNIS.
Le secrétaire d'Etat à la Communication Mario Dupuy, a appelé mercredi la justice à assumer ses responsabilités dans le cadre du dossier du PDG de la coopérative Coeurs-Unis, David Chéry.
Dans une déclaration pré-enregistrée, David Chéry a fait savoir mardi qu'il avait pu s'enfuir du pays, en versant une somme de cent mille dollars américains pour recouvrer sa liberté, alors qu'il était censée être en résidence surveillée depuis plusieurs mois.
Selon Mario Dupuy, si le responssable de Coeurs-Unis a des déclarations à faire, il doit les réserver pour la justice qui se charge de son dossier.
Le secrétaire d'Etat à la Communication a rappelé les différentes dispositions déjà adoptées par le gouvernement en vue d'aider les sociétaires victimes de l'escroquerie de certains responsables de coopératives.
De son côté, l'Association des Femmes Victimes des coopératives s'est montrée prudente par rapport aux déclarations de David Chéry.
La secrétaire général de l'association Margareth Fortuné, a déclaré avoir relevé des contradictions dans les propos tenus par le responsable de Coeurs-Unis.
David Chéry devrait fournir, a-t-elle dit, des resnseignements sur les fonds disponibles de l'institution puisqu'il a avoué n'avoir pas été sous pression au moment de sa déclaration.
La responsable de cette association invite les autorités judiciaires à assumer leurs responsabilités dans le cadre de ce dossier.
Plusieurs personnes interrogées mercredi par l'AHP dans le cadre d'un micro-trottoir ont fait savoir que les secteurs qui avaient la responsabilité d'empêcher David Chéry de fuir le pays devraient être appelés à rendre compte pour la fuite de ce dernier.
Plusieurs autres ont fait savoir que malgré le laxisme des autorités concernées dans ce dossier, il est triste de voir certains individus présenter le responsable de Coeurs-Unis comme un héro, après qu'il eut ruiné des milliers de pères et mères de famille.
P-AU-P. DAVID CHÉRY A PRIS LA FUITE.
Le directeur général du Conseil National des Coopératives, Henriot Pétiote, a rejeté mercredi les accusations du PDG de la coopérative Coeurs-Unis David Chéry, selon lesquelles il aurait été contraint de fermer les portes de la coopérative.
David Chéry avait annoncé mardi dans une cassettte pré-enregistrée qu'il avait réussi à prendre la fuite. M. Pétiote s'est déclaré étonné des déclarations de David Chéry, faisant savoir qu'il a toujours entretenu de bonnes relations avec la coopérative Coeurs-Unis.
Selon Le directeur général du CNC, c'est M. Chéry lui-même qui avait officiellement invité les autorités monétaires du pays à procéder à la vérification des actifs de son institution.
L'audit avait révélé que la coopérative en question posssedait des biens qui pouvaient lui permettre de rembourser les sociétaires victimes, a souligné M. Pétiote.
Selon M. Pétiote, c'est la Banque Nationale qui avait la responsabilité de travailler sur ce dossier.
Par ailleurs, le directeur du CNC, a précisé que le processus de réparation des sociétaires victimes se poursuit normalement. Plusieurs milliers de sociétaires ont déjà été dédommagés, a-t-il fait savoir.
P-AU-P. ALFREDO CABRAL SOUTIENT HAÏTI DANS LA RESTITUTION.
L’ambassadeur dominicain en Haiti , Alfredo Despradel Cabral, apporte un soutien conditionnel à la démarche initiée par les autorités Lavalas auprès de la France en vue de la restitution de la dette de l’Indépendance.
En marge d’un sit-in organisé par des organisations de défense des droits humains devant l’ambassade dominicaine le mardi 17 juin 2003 , le diplomate a soutenu que les autorités haitiennes devaient restituer une partie de ces fonds à la République Dominicaine qui avait été occupée par Haiti sous le gouvernement de Jean-Pierre Boyer de 1822 à 1843. La dette de l’Indépendance avait été versée en 1825 et l’ambassadeur Despradel Cabral rappelle que son pays dépendait d’Haiti à cette époque .
Le gouvernement haitien réclame de la France plus de 21 milliards de dollars américains . Le président français, Jacques Chirac, a récemment rejeté toute idée d’en discuter avec les autorités Lavalas .D’ailleurs les propos de M. Chirac avaient même fait l’objet d’une convocation ,le 5 juin , de l’ambassadeur français en Haiti, Yves Gaudeul , à la Chancellerie.
Le dossier de l’occupation haitienne de la République Dominicaine est un sujet sensible dans les relations entre les deux (2) pays . D’autant que les dominicains ne gardent pas un bon souvenir de cette période . Jean Pierre Boyer (30 mars 1818 -13 mars 1843) détient le record de longévité au pouvoir en Haiti . Durant ces vingt-cinq (25) ans de règne , il a dirigé l’Ile entière (Haiti et la République Dominicaine ) pendant vingt et un (21) ans .
:17
Juin 2003
NATIONS UNIES. JULIAN R.
HUNTE DE SAINTE LUCIE ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,
DR. JEAN C. ALEXANDRE D'HAÏTI ÉLU VICE-PRÉSIDENT.
P-AU-P. LA QUESTION DU TRAFIC HAÏTIEN EN RÉPUBLIQUE VOISINE.
P-AU-P. ORGANISME DE PROMOTION ET DE DÉFENSE DES DROITS ÉLECTORAUX.
P-AU-P. "LIVRES EN FOLIES" À PRÉSENTER AU COMPLEXE PROMENADE.
P-AU-P. SOCIÉTÉ CIVILE ET LES ÉLECTIONS EN 2004.
P-AU-P. RÉVÉLATIONS DE DAVID CHÉRY AUTOUR DE LA FAILLITE DES COEURS-UNIS.
P-AU-P. BELL ANGELOT ET LES
DÉCLARATIONS DU MAIRE.
PÉTION-VILLE. MANIFESTATION POUIR LE DÉPART DU MAIRE SULLY GUERRIER.
ROSNY DESROCHES
A CONSTATÉ UN PETIT EFFORT VERS UNE SORTIE DE CRISE.
DANS LES VILLES DE PROVINCE D'HAÏTI.
---------------------------------------------------------------------------
NATIONS UNIES. JULIAN R. HUNTE DE SAINTE LUCIE ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, DR. JEAN C. ALEXANDRE D'HAÏTI ÉLU VICE-PRÉSIDENT.
L’Assemblée générale a élu, par acclamation, M. Julian R. Hunte, actuel Ministre des affaires extérieures, du commerce international et de l’aviation civile de Sainte-Lucie, à la présidence de sa cinquante-huitièmesession qui s’ouvrira le 16 septembre 2003. Conformément au principe d’une répartition géographique équitable, ce poste revenait au Groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes. Les Représentants des cinq groupes régionaux des Nations Unies ont adressé leurs félicitations au Président nouvellement élu et l’ont assuré de tout leur soutien.
Le Représentant Permanent d'Haïti auprès des Nations Unies, son Excellence Docteur Jean C. Alexandre a été élu Vice-Président de l'Assemblée Générale.
Dans ses paroles de remerciement, M. Hunte a fait part de sa volonté de promouvoir la coopération internationale au sein des Nations Unies dans le souci de faire face aux grands défis auxquels est confrontée la communauté internationale. Pour ma part, a-t-il ajouté, je suis déterminé à renforcer le rôle des Nations Unies en axant les réflexions de l’Assemblée générale sur la réalisation des objectifs de développement du Millénaire, la mise en oeuvre des engagements pris au cours de la dernière décennie lors des conférences liées au développement économique et social, pour lutter à la base contre les principales sources de conflits. C’est la première fois qu’un petit pays comme Sainte-Lucie est porté à la présidence de l’Assemblée générale, a-t-il déclaré, en se félicitant du rôle accordé aux petites nations dans la gestion des affaires internationales.
C’est dans le but d’améliorer ses travaux et d’assurer une transition sans heurts entre ses présidents successifs, que l'Assemblée avait modifié son règlement intérieur le 8 juillet 2002 et décidé d’élire son président au moins trois mois avant la session qu’il doit présider. Le mandat a une durée d’un an.
L’Assemblée générale a par ailleurs procédé ce matin à l’élection des présidents de ses six grandes Commissions.
Ainsi, ont été élus: Président de la Commission du désarmement et de la sécurité internationale (Première Commission), M. Jarmo Sareva, Représentant permanent adjoint de la Mission de Finlande; Président de la Commission économique et financière (Deuxième Commission), M. Iftekhar Ahmed Chowdhury, Représentant permanent de la Mission du Bangladesh; Président de la Commission des affaires sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission), M. Martin Belinga-Eboutou, Représentant permanent de la Mission du Cameroun, et ancien président du Conseil économique et social (ECOSOC); Président de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission), M. Enrique Loedel, Ministre conseiller auprès de la Mission de l’Uruguay; Président de la Commission administrative et budgétaire (Cinquième Commission), M. Hynek Kmonicek, Représentant permanent de la République tchèque, ancien Vice-Ministre des affaires étrangères de son pays; Président de la Commission juridique (Sixième Commission), M. Lauro Liboon Baja, Représentant permanent de la Mission des Philippines.
En début de séance, l’Assemblée générale a, sur proposition du Secrétaire général, décidé de reconduire M. Rubens Ricupero au poste de Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) pour un nouveau mandat d’un an prenant effet le 15 septembre 2003 et expirant le 14 septembre 2004. En date du 18 septembre 1999, M. Ricupero avait déjà été reconduit dans ses fonctions, pour une période de quatre ans.
L’Assemblée a également procédé à la nomination de M. Christopher Thomas (Trinité-et-Tobago) comme membre du Corps commun d’inspection, pour un mandat de cinq ans commençant le 1er janvier 2004 et venant à expiration le 31 décembre 2008, succédant ainsi à M. Armando Duque González dont le mandat vient à expiration le 31 décembre 2003.
Aux Vice-Présidences de l’Assemblée générale, tous les membres sont éligibles à l’exception des pays assumant la Présidence de l’Assemblée et la Présidence des grandes Commissions; soit les membres du Bureau de l’Assemblée générale.
P-AU-P. LA QUESTION DU TRAFIC HAÏTIEN EN RÉPUBLIQUE VOISINE.
Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés a annoncé pour le Mercredi 18 Juin, la tenue à Port-au-Prince d'une rencontre autour de la question du trafic de main-d'oeuvre haïtienne vers la République Dominicaine, à l'occasion du 3è anniversaire du massacre de Guayabin prerpétré en l'an 2000.
Lors de ce massacre, six haïtiens et un dominicain avaient été assassinés par des militaires dominicains, alorsqu'ils se rendaient en République dominicaine.
Le GARR procèdera à l'occasion sde cette rencontre à la présentation de la version française d'une étude sur le trafic d'haïtiens réalisée l'année dernière conjointement avec la plate-forme VIDA, une organisation des bateys de l'usine de Barahona.
Cette étude publiée sous le titre " Sur les traces des Braceros ", livre les secrets du trafic de main d'oeuvre haïtienne pour la coupe de la canne en République Donicaine, a indiqué la coordonnatrice du GARR.
Une délégation provenant des bateys de la République Dominicaine sera présente à la rencontre du 18 juin en vue de témoigner de la situation actuelle des coupeurs de canne haïtiens.
Colette Lespinasse a déploré que l'enquête ouverte en république dominicaine sur le massacre de Guayabin n'ait abouti jusqu'à dâte à aucun résultat.
P-AU-P. ORGANISME DE PROMOTION ET DE DÉFENSE DES DROITS ÉLECTORAUX.
Un consortium d'institutions à but non lucratif, l'Observatoire Haïtien des Droits Electoraux (OHDE), a été créé au cours du 1er semestre de l'année 2003, dans le cadre de la promotion du respect et de la défense des droits électoraux dans le pays.
Dans un communiqué de presse envoyé lundi à l'AHP, l'OHDE a indiqué qu'en dépit des efforts entrepris par Haïti, depuis plusieurs années, pour établir un système démocratique, le choix des dirigeants à travers des élections libres et honnêtes, est souvent difficile et génère parfois des conflits politiques.
Selon l'Observatoire, cette situation s'explique en raison de l'absence de mécanismes d'enquêtes sur les actes entâchant le processsus électoral notamment les fraudes, les violences les violations des droits électoraux et en raison de l'absence d'institutions nationales spécialisées dans le domaine électoral.
L'OHDE s'est donné pour mission de contribuer à la formation civique des citoyens et à la promotion et du respest des droits électoraux et de veiller au bon déroulement du processus électoral, à l'échelle nationale, dans la perspective du respect des droits civils et politiques garantis par la constitution de 1987 et les traités internationaux ratifiés par l'Etat haïtien.
Pour mieux jouer son rôle, l'OHDE déclare faire de l'impartialité, la transparence, l'honnêteté intellectuelle et la neutralité, ses valeurs fondamentales.
L'OHDE est une initiative de plusieurs institutions de la société civile dont le Centre Internattional de Politologie Appliquée (CIPA), le Centre Haïtien pour l'Education et la Paix (CHEPA) et le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI).
P-AU-P. "LIVRES EN FOLIES" À PRÉSENTER AU COMPLEXE PROMENADE.
Les responsables du quotidien « Le Nouvelliste » et de la « UNIBANK » ont présenté , le lundi 16 juin 2003 , les activités devant marquer la neuvième édition de « Livres en Folie » prévue pour le jeudi 19 juin au Complexe Promenade à Pétion-Ville.
Cette année, quelque 650 ouvrages seront mis à la disposition du public . Plus d’une vingtaine d’auteurs contre 19 en 2002 signeront sur place leurs titres . Le directeur général de « Le nouvelliste », Max Chauvet, annonce que la grande foire du livre connaitra plus d’ampleur. Sur un autre plan, il indique que des dispositions sont déjà prises pour décongestionner la circulation automobile le jour de l’évènement. Parallèlement, il révèle que la 10ème édition se fera dans un autre endroit, l’année prochaine, pour permettre au public d’avoir une meilleure appréciation de cette manifestation culturelle .
Côté nouveautés , le responsable commercial de la UNIBANK, Guy Supplice, précise que , cette année, les internautes de la capitale et des villes de province, peuvent utiliser le site de l’institution pour effectuer leurs achats .
« Livres en folie » se tiendra au complexe Promenade le jeudi 19 juin. Un lot de 651 ouvrages de différents auteurs sera présenté aux lecteurs. A cette manifestation, les récents livres du président de la République, Jean Bertrand Aristide, et de sa femme ainsi que ceux de l’ancien président Lesly Manigat et de son épouse feront partie de la liste des ouvrages qui seront exposés au public.
P-AU-P. SOCIÉTÉ CIVILE ET LES ÉLECTIONS EN 2004.
L’Initiative de la Société Civile encourage une nouvelle fois le régime Lavalas à créer les conditions nécessaires en vue de la réalisation d’élections crédibles dans le pays , l’année prochaine.
Pour le directeur exécutif de l’ISC, Rosny Desroches, la tenue d’un scrutin démocratique n’est plus possible cette année. Le professeur Desroches estime qu’il reste beaucoup à faire de la part du gouvernement Lavalas sur le dossier des élections . L’ex-ministre de l’Education Nationale cite entre autres l’arrestation du puissant chef d’Organisations Populaires (OP) des Gonaïves , Amiot Métayer et le châtiment des auteurs des violences du 17 décembre 2001 .
Dans la lignée le coordonateur de l’ISC , André Apaid, salue la récente résolution adoptée par l’ Organisation des Etats Américains sur la crise haitienne au Chili . M. Apaid, invité du Journal du Matin de Radio Métropole de ce mardi 17 juin 2003 , soutient qu’il est de la responsabilité du gouvernement de créer les conditions nécessaires à la mise en place du Conseil Electoral Provisoire en vue du lancement du processus .
P-AU-P. RÉVÉLATIONS DE DAVID CHÉRY AUTOUR DE LA FAILLITE DES COEURS-UNIS.
Le PDG de la Coopérative d’épargne et de crédit Cœurs-unis (CECCU), M. David Chéry, a fait, mardi 17 juin, des révélations concernant la faillite de son institution qui, explique-t-il, relève de la corruption au sein du gouvernement en place. Selon David Chéry, qui a quitté récemment le pays pour un refuge qu’il garde secret, son séjour, l’année dernière, au Pénitencier national n’a pas été facile. « J’ai dû payer 100'000 dollars américains pour ma libération ainsi que celle de ma famille », a-t-il fait savoir. La coopérative Cœurs-unis, selon lui, a été contrainte de cesser ses activités, abandonnant des dizaines de milliers de sociétaires aux abois.
P-AU-P. BELL ANGELOT ET LES DÉCLARATIONS DU MAIRE.