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2010 Lisez
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NOUVELLES D'HAITI
NOUVELLES INTERNATIONALES
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
TRAGEDIE EN HAITI
GOUVERNE,MENT CANADIEN PROPOSE VILLAGE ADMINISTRATIF.
Après la proposition du gouvernement canadien à construire
un village administratif pour loger les différents Ministères,
c’est au tour de la Fédération des commissions scolaires du
Québec (FCSQ) d’offrir son aide à la reconstruction d’Haïti. La
FCSQ souhaite participer à la reconstruction d’Haïti et, plus
précisément, de son système éducatif, a indiqué ce dimanche la
Presse canadienne. Les conséquences du tremblement de terre
seront ressenties encore longtemps, a soutenu la Présidente de
la Fédération Josée Bouchard. Elle ajoute plus loin que le
développement économique, culturel et démocratique de la nation
haïtienne repose en partie sur l'éducation, ce pourquoi les
membres de la FCSQ ont adopté, en conseil général, une
résolution destinée à mettre leur expertise à profit pour
soutenir Haïti. La Fédération, dans l’objectif de mener à bien
son désir d’implication, a entamé des pourparlers avec la
Fondation Paul Gérin-Lajoie, de concert avec l'organisme
Éducation internationale. Ensemble, ils détermineront divers
moyens d'actions, lit-on dans l’article de la PC. Mme Josée
Bouchard estime que plusieurs axes d’interventions sont
possibles. Elle fait allusion notamment à une participation
financière pour la reconstruction d’écoles, un soutien au
développement de la formation professionnelle ou encore la
réalisation de projets d’échanges d’élèves ou d’enseignements.
VOLS COMMERCIAUX A POR-AU-PRINCE REPRISE VERS FIN DE FEVRIER.
Le ministre haïtien des finances, Ronald Beaudin, informe
que les vols commerciaux pourront reprendre à l'aéroport
international Toussaint Louverture avant la fin de ce mois. Il
révèle que des travaux de réfection sont réalisés sur une partie
de la piste qui avait été endommagée lors du séisme. Ces travaux
sont entrepris par l'OFNAC en partenariat avec des lignes
aériennes explique M. Beaudin qui a également rappelé la mise
hors service de la tour de contrôle. Rejetant les rumeurs
relatives au contrôle de l'aéroport par les américains, le
ministre des finances a assuré que l'expertise des militaires
américains a permis au pays d'accueillir une centaine de vol par
jour. L'aide humanitaire internationale transite par l'aéroport
et le warf de Port-au-Prince. Ronald Beaudin indique que des
travaux de réfection sont également entrepris sur les quais
privés et publics. L'aide arrivant par voie maritime est
débarquée grâce à une installation provisoire mise en place par
les militaires américains. De nombreux haïtiens de la diaspora
avaient réclamé la reprise des vols commerciaux à l'aéroport
Toussaint Louverture. Certains compatriotes avaient été
contraints de transiter par la République Dominicaine afin de
rendre visite à des proches. De plus, les commerçants haïtiens
ont également eu recours au territoire dominicain pour faire
transiter leurs marchandise.
ASSISTANCE UTILE DES HAITIENS DE L'ETRANGER.
Les haïtiens de la diaspora sont très impliqués dans les
secours aux victimes du séisme du 12 janvier. Les autorités
haïtiennes informent que 1 200 compatriotes en provenance de la
diaspora ont intégré les divers secteursd'assistance aux
victimes.Ces médecins, infirmières, psychologues et techniciens
en climatisation, résidant en amerique du Nord notamment, sont
particulièrement efficace puisqu'ils parlent créole se réjouit
le ministre des haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison. Il
révèle que la majorité de ces haïtiens de la diaspora ont été
affectés dans les régions de Port-au-Prince et Jacmel. De plus
M. Paraison espère que les dons des communautés haïtiennes
envers les sinistrés continueront d'arriver au cours des
prochains mois. Il donne l'assurance que les containers seront
livrés dans des délais records par la douane. Les dons de la
diaspora doivent être adressés à la Direction de la Protection
Civile (DPC) précise M. Paraison faisant remarquer que les
bénéficiaires doivent être mentionnés. De nombreux organisations
de la diaspora dont The Haitian League (THL) avaient mobilisé
des médecins qui ont réalisé de nombreuses interventions
chirurgicales à l'HUEH.
VISITES DES PERSONALITES INTERNATIONALES EN HAITI.
Le vice-président dominicain Rafael Albuquerque a renouvelé
samedi à Port-au-Prince la ferme détermination de son
gouvernement à continuer à aider Haïti à faire face à la grave
situation créée par le séisme du 12 janvier dernier. Au cours
d’une conférence de presse conjointe avec le président René
Préval, le haut dignitaire dominicain a déclaré que, partageant
l’île avec Haïti, il est du devoir du gouvernement et du peuple
de son pays de soutenir leur voisin en difficulté. Il a expliqué
sa présence dans la capitale haïtienne par la nécessité
d’assurer le suivi du soutien déjà apporté à Haïti par son pays.
En réponse, le chef de l’Etat haïtien René Préval a de nouveau
mis l’accent sur l’importance de l’aide apportée par la
République dominicaine à Haïti suite au séisme. Il a en ce sens
rappelé le concours apporté par les dominicains aux firmes
haïtiennes de téléphonie mobile et à la compagnie nationale
d’électricité. Le président Préval a également souligné la
création par les dominicains d’un corridor permettant la reprise
du commerce international avec Haïti. Une délégation du marché
commun de la Caraïbe (CARICOM) conduite par son secrétaire
général Edwin Carrington, se trouvait également le week-end
écoulé à Port-au-Prince. Le président René Préval a appelé à
l’occasion le peuple haïtien à la patience et à la discipline,
donnant la garantie que le gouvernement oeuvre résolument en vue
de faire face à la grave situation créée par le séisme du 12
janvier. Intervenant à son tour au sujet du soutien de la
CARICOM à Haïti, Edwin Carrington a officiellement annoncé le
choix de l’ancien premier ministre jamaïcain Perceval Patterson
comme représentant de l’organisation régionale en Haïti. Le chef
de la délégation a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la
représentation de l’organisation régionale en Haïti en vue de
pouvoir mieux contribuer aux efforts de redressement, soulignat
au passage que la CARICOM était présente sur le terrain
immédiatement après la catastrophe. Patterson a expliqué son
acceptation du choix fait de sa personne par son amour pour
Haïti. C’est pour cela qu’il a d’entrée de jeu exprimé son
étonnement de constater que des constructions ont été vite
relancées dans le pays. Le président en exercice de la Banque
Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno,
était également dans nos murs samedi dernier. L’institution
envisage d’annuler toute la dette d’Haïti vis-à-vis d’elle et de
relancer tout de suite des programmes en cours en Haïti, a
annoncé le représentant d’Haïti à la BID, l’agronome Ericq
Pierre. En sa qualité de président de la confédération des pays
ibéro-américains, l’ex-président de la BID, Enrique Iglesias, se
trouvait aussi à Port-au-Prince le week-end écoulé. Il a promis
l’aide de ces pays à la reconstruction d’Haïti. L’ancien
président américain et envoyé spécial de l’ONU en Haïti, Bill
Clinton, se trouvait vendredi dans le pays. En sa qualité de
coordonnateur de l’aide internationale à Haïti et des efforts de
reconstruction du pays, Clinton a déclaré vouloir remplir sa
mission dans le cadre des orientations que les haïtiens auront
eux-mêmes à définir. [jmd/Radio Kiskeya
AVOCAT EDWIN COQ DES MISSIONAIRES USA SE RETIRE DU
DOSSIER.
En Haïti, Edwin Coq, l'avocat des Américains baptistes
arrêtés à la frontière dominicaine avec 33 enfants a annoncé
qu'il se retirait du dossier. Accusé par les familles des
inculpés d'avoir tenté de corrompre le juge, il n'assistera pas
à l'audience prévue lundi 8 février 2010 dans la matinée. «Je
doute maintenant de la loyauté et de l'intégrité de ces
personnes.» Edwin Coq ne mâche pas ses mots quand il parle des
dix Américains arrêtés et de leurs familles. L'avocat haïtien a
démissionné quand il a appris que certains parents des inculpés
l'accusaient de vouloir corrompre le juge. « Non seulement ils
n'ont encore pas payé mes honoraires mais ils se permettent de
porter atteinte à ma dignité, à ma réputation », a dénoncé Edwin
Coq. Lui-même baptiste, il s'était saisi de l'affaire sur
recommandation de son pasteur. Désormais, il renonce à assurer
leur défense et ne demande même pas à être payé. Depuis
l'inculpation des Américains, jeudi, le cabinet Coq à
Port-au-Prince travaillait la stratégie de défense. Vendredi, la
demande de libération conditionnelle qui avait été formulée pour
l'ensemble du groupe avait été rejetée. Inculpés d'enlèvements
de mineurs et d'association de malfaiteurs, les membres de
l'Eglise baptiste sont, depuis le 30 janvier, incarcérés au
siège de la police judiciaire de la capitale haïtienne. Dans la
journée du lundi 8 février, ils doivent être de nouveau
auditionnés par le juge. Pour le simple chef d'accusation
d'enlèvements d'enfants, les Américains encourent
LA CROIX, JACMEL.AIDE MEDICALE CANADIENNE.
Le déploiement vendredi de la mission de l'Équipe d'intervention
en cas de catastrophe (EICC) dans ce petit village de montagne
d'à peine un millier d'habitants a été bien apprécié par les
habitants. Une clinique temporaire a été érigée par les
militaires dans une boîte de nuit désaffectée. C'est la première
fois depuis le séisme du 12 janvier qu'une aide extérieure
parvient dans ce lieu difficile d'accès, et une des rares fois
où ses habitants se voient offrir des soins médicaux. Plusieurs
d'entre eux n'ont pas vu de médecin depuis des années dans ce
village où l'on ne trouve que deux infirmières auxiliaires.
Une résidente, Yvonne, victime du tremblement de terre, a été
la première patiente de l'équipe médicale. Elle est repartie
avec des analgésiques et un billet du médecin pour son poignet
probablement disloqué depuis trois semaines. « On l'a dirigée
vers Jacmel qui ont des possibilités de radiographie pour avoir
pour avoir un examen plus complet qu'avec ce qu'on peut faire
avec le matériel qu'on a apporté avec nous, sur cette équipe
mobile là », dit le caporal Jocelyn Roussil. Ça nous, vraiment,
fait chaud au coeur que les Canadiens sont sensibles aux gens de
la montagne. La foule qui s'est pressée au dispensaire était
composée de personnes blessées lors du séisme et affligées de
maladies chroniques, sinon de parents simplement soucieux de la
santé de leurs enfants. Les médecins de l'armée canadienne ont
pu traiter en tout deux cent personnes, vendredi et samedi.
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NOUVELLES INTERNATIONALES
LAURA CHINCHILLA, PRESIDENTE DU COSTA
RICA.
Laura Chinchilla a remercié les Costariciens de l'avoir
élue présidente. La candidate du pouvoir au Costa Rica,
héritière du président sortant Oscar Arias -qui ne pouvait pas
se représenter-, l'a emporté dès le premier tour avec 47% des
suffrages devant M. Solis (24,21%) et M. Guevara (21,53%). Une
victoire incontestable à l'issue d'un scrutin sans incident.
La victoire de Laura Chinchilla est sans
appel. Elle s’est même montrée étonnée elle-même d’avoir
obtenu 47% des suffrages alors que les sondages lui
donnaient un petit 40%. En outre, elle laisse loin derrière
elle ses deux principaux adversaires. Autant dire que ce
triomphe confère une grande légitimité à celle qui est
devenue la première femme présidente du Costa Rica.En
élisant cette femme de 50 ans, licenciée en sciences
politiques, les Costariciens ont opté massivement pour la
continuité. Continuité de la politique menée par le
président Oscar Arias qu’elle a accompagné durant son mandat
en tant que vice-présidente et ministre de la Justice. Le
fait d’être si proche de l’actuel chef de l’Etat ne semble
pas avoir été un handicap, même si ses détracteurs l’ont
accusée d’être une marionnette d’Oscar Arias et de son frère,
le tout puissant ministre de la Présidence.En revanche, elle
se démarque de son mentor considéré comme un homme
autoritaire en se présentant comme une femme de dialogue.
Elle s’est ainsi déclarée prête à négocier avec toutes les
forces politiques et sociales du pays.La grande
priorité de son gouvernement sera de réduire l’insécurité,
un thème qui préoccupe tous les Costariciens. Elle s’est
engagée ainsi à lutter d’une main ferme contre la
délinquance et le trafic de drogue qui ont plongé le pays
dans une violence auquel le Costa Rica n’était pas
habitué.Par ailleurs, durant la campagne électorale, Laura
Chinchilla a déclaré qu’elle poursuivrait la politique
économique et commerciale de l’actuel président. Ce qu’elle
a réitéré dimanche soir durant son discours prononcé devant
ses partisans, discours dans lequel elle a souligné l’œuvre
accomplie par Oscar Arias, grâce à laquelle le pays
fonctionne de nouveau. Elle poursuivra les efforts entrepris
pour réactiver l’économie, et en matière commerciale, elle
s’est engagée à poursuivre les négociations avec l’Union
européenne et la Chine dans la perspective de la signature
d’un traité de libre-échange.Laura Chinchilla prétend enfin
faire du Costa Rica, le premier pays développé d’Amérique
latine.
NIGER. ETAT NIGERIAN. VACANCE PRESIDENTIELLE.
Alors que la lettre de transfert des pouvoirs
présidentiels au vice-président se fait attendre, sénateurs
et gouverneurs envisagent une décision politique, qui
permettrait aux parlementaires d'investir Goodluck Jonathan.
Une mesure qui aurait pour effet de faire baisser la
tension. Le président Umaru Yar’Adua est en soins intensifs
depuis plus de deux mois à Djeddah, en Arabie saoudite. Mais
ce plan d'investiture ne fait toutefois pas l'unanimité en
raison de nombreuses complications juridiques. C’est en fait
une course aux solutions de sauvetage de la démocratie au
Nigeria, une démocratie en expérimentation depuis onze ans
maintenant, mais qui se trouve menacée par cette crise
constitutionnelle de la gestion du pouvoir présidentiel. Le
président malade aurait dû transmettre une lettre de vacance
au Parlement avec effet d’investir le vice-président comme
le président par intérim. Mais voilà que la Constitution n’a
pas prévu de cas où le président serait dans l’incapacité
physique ou mentale de délivrer une telle lettre. Un dilemme
donc que la classe politique entend résoudre au plus vite.
D’où les tractations en cours depuis le week-end entre les
parlementaires et le forum des gouverneurs. La solution
politique envisagée serait d’investir le vice-président par
défaut, avec ou sans la lettre du président, afin de palier
la vacance de fait du fauteuil présidentiel Au lieu de cette
thérapie de choc les juristes proposent une voie plus légale
qui consisterait à invoquer devant la Cour suprême la
doctrine de nécessité qui justifierait qu’on ne puisse
laisser indéfiniment le fauteuil présidentiel vacant. Le
président Yar’Adua est absent depuis soixante-dix-sept jours.
La semaine qui s’ouvre va être décisive pour le plan de
sauvetage. Les gouverneurs ont demandé l’investiture du
vice-président avant le mercredi10 février 2010.
SOUDAN. IDRISS DEBY A LA RENCONTRE D'OMAR EL-BECHIR.
Le président tchadien Idriss Déby Itno est attendu ce
lundi 8 février 2010 à Khartoum pour y rencontrer son
homologue soudanais Omar el-Béchir. Signe d'apaisement entre
les deux Etats voisins qui se livrent une guerre par groupes
rebelles interposés et dont les bonnes relations sont jugées
essentielles pour régler le conflit au Darfour. Lors de la
dernière visite d’Idriss Déby Itno au Soudan, les deux
présidents étaient alliés. Le chef de l’Etat tchadien était
médiateur dans la toute jeune crise du Darfour même s’il
avait, à plusieurs reprises, pris le parti de son homologue
soudanais contre les rebelles darfouris. Et pour cause,
c’est avec l’aide du Soudan que le général Idriss Deby avait
pris le pouvoir en 1990 et ce dernier ne souhaitait pas
fâcher son puissant voisin de l’Est. Mais rapidement, leurs
relations se sont dégradées, l’entourage d’Omar el-Bechir
accusait le président tchadien de soutenir les rebelles
soudanais du MJE (le Mouvement pour la Justice et l’Egalité),
composé en grande majorité de combattants zagawas et dirigé
par Khalil Ibrahim, un parent d’Idriss Deby. Méfiance
grandissante également du côté de NDjamena qui reprochait à
Khartoum d’accueillir sur son sol des groupes rebelles
tchadiens. En 2006, le divorce est pleinement consommé, les
rebelles tchadiens lancent une attaque avortée contre
NDjamena avec l’appui de Khartoum alors que les deux pays
viennent à peine de signer leur premier accord de paix à
Tripoli. Ensuite, les deux capitales s’accuseront
mutuellement de soutenir leur rébellion respective. En 2008,
les rebelles tchadiens arrivent une nouvelle fois à NDjamena,
mais les représailles ne tardent pas puisque la même année,
le MJE se lance à l’assaut de Khartoum. Des relations très
tendues qui se sont apaisées ces dernières semaines à la
faveur d’un énième accord de réconciliation alors que les
deux présidents font face ces prochains mois à d’importants
enjeux électoraux.
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck
L'ONU DEFEND LA SCIENCE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES.
Le Directeur exécutif du Programme des Nations
Unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, a pris
vendredi, dans une tribune, la défense du Groupe
intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC),
accusé par une partie de la presse de catastrophisme et de
sensationnalisme. « Il est juste de pointer les erreurs, de
faire les corrections nécessaires et de vérifier et de
revérifier les sources pour des raisons de précision et de
crédibilité », a-t-il déclaré, mais il faut également «
laisser de côté le mythe selon lequel la science des
changements climatiques coule rapidement dans une mer de
mensonges ». Depuis 22 ans, le GIEC a réuni l'expertise de
milliers des meilleurs scientifiques du monde, nommés par
leur propre gouvernement, afin de décrypter la complexité
des évènements climatiques et leurs conséquences sur les
économies et les sociétés, a souligné Achim Steiner. Ainsi,
si la science des changements climatiques a été sur la
défensive ces dernières semaines, en raison d'une erreur
typographique qui a considérablement surestimé la vitesse à
laquelle les glaciers de l'Himalaya disparaissent, il n'en
demeure pas moins que le rapport du GIEC publié en 2007 est
« la meilleure évaluation des risques disponible ». Les
attaques de certains médias et de ceux qui sont sceptiques
sur les changements climatiques ont troublé le public, a-t-il
regretté, estimant que l'accusation de sensationnalisme
formulée à l'encontre du GIEC est « peut-être la plus
étonnante, sinon la plus risible de toutes ». En effet, le
GIEC a été souvent critiqué pour son conservatisme dans ses
projections sur la montée des eaux, et « la prudence, plutôt
que le sensationnalisme, a été son mot d'ordre durant son
existence ». Evoquant « les preuves accablantes » que les
émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites et
la nécessité d'une meilleure gestion des ressources dans un
monde où la population va passer à neuf milliards
d'individus dans les cinquante prochaines années, il a
appelé à redoubler d'efforts pour aider le GIEC dans sa
tâche titanesque de rassembler les éléments et les savoirs
pour son cinquième rapport d'évaluation en 2014. « Le GIEC
est faillible, comme les êtres humains qui le composent.
Mais il reste sans aucun doute la meilleure et la plus
solide fondation dont nous disposons pour faire maintenant
les choix globaux les plus essentiels », a dit Achim
Steiner.
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NOUVELLES D'HAITI
MOBILISATION DES ARTISTES POUR HAITI.
Les artistes du monde entier se sont mobilisés pour Haïti
après le séisme du 12 janvier qui a frappé l’Ile. La dernière
grande initiative en date est le remake du hit « We are the
world » de Lionel Richie et Michael Jackson. Au niveau national
et international, la communauté artistique ne reste pas
indifférente au sort d’Haïti touchée en plein cœur par le séisme
du 12 janvier. L’une des premières initiatives est celle d’un
collectif d’artistes français qui ont mis leurs voix « Ensemble
pour Haïti » à l’initiative de l'immortel Charles Aznavour. L’on
n’est pas resté les bras croisés du côté de la Caraïbe. A
l’initiative de la compagnie de téléphonie privée Digicel,
établie en Haïti, des artistes caribéens comme Sean Paul,
Shaggy, notre Belo national, Sean Kingston et bien d’autres ont
entonné « Rise Again », comme quoi Haïti doit se relever et,
comme le phoenix, renaître de ses cendres. En Haïti, les
artistes locaux font déjà entendre leur voix sur les ondes. Une
chanson de T-Vice est déjà en rotation et d’autres projets
mijotent dans les studios pour chanter que Haïti ne doit pas
mourir. Divers groupes rap ont pris les devants. Infatigable,
Wyclef Jean, l’enfant du pays, n’a pas ménagé ses efforts depuis
le jour même du sinistre en faisant des levées de fonds, en
encourageant les stars à donner pour Haïti. La dernière grande
initiative en date vient des Etats-Unis. C’est celle de Quincy
Jones et de Lionel Richie qui envisagent de produire un remake
du hit de 1985 pour Haïti. 25 ans après le succès de cette
chanson de Lionel Ritchie et Michael Jackson composée pour
soutenir le combat contre la faim en Afrique, une réadaptation
intitulée We Are The World - 25 pour Haïti vient d’être
enregistrée le 28 janvier par le producteur Quincy Jones,
producteur du hit mondial et de Thriller. On retrouve près de 80
artistes sur ce tube. Les rappeurs Snoop Dogg, LL Cool J et
Wyclef Jean ont enregistré un interlude écrit par le producteur
des Black Eyed Peas, Will.i.am. La liste des chanteurs est très
longue, on retrouve Pink, Céline Dion, Barbara Streisand,
Natalie Cole, Akon, Jason Mraz, Bono, Wyclef Jean, Carlos
Santana, Enrique Iglesias, Usher, Toni Braxton et Lady Gaga
Jay-Z, Eminem, Kanye West, Trey Songz, Drake, Toni Braxton,
Usher, Jamie Foxx, T-Pain, Keri Hilson, Brandy, Robin Thicke,
Busta Rhymes, Nicole Scherzinger, Akon, Swizz Beatz, Will.I.Am,
Kid Cudi, Nipsey Hussle, Bizzy Bone, Faith Evans, Mya, Justin
Bieber. Si Snoop Dogg, LL Cool J et Wyclef Jean. “We Are the
World – 25 for Haïti” sera diffusé pour la première fois, le 12
février prochain sur NBC, lors de la cérémonie d'’ouverture des
Jeux olympiques d'hiver de Vancouver et les fonds serviront à la
reconstruction du pays. Par ailleurs, il faut souligner la
renaissance des Fugees pour aider Haïti. Les chanteurs Wyclef
Jean, Lauryn Hill et Pras Michel entend enregistrer un single
caritatif et se produira en concert exceptionnel très bientôt.
Les recettes iront à la reconstruction d’Haïti par le biais de
l’association Yele Haïti. Les artistes du ballon rond, voire du
ballon tout court ont aussi supporté leur contribution. Des
matches avec des stars du foot et autres ont été joués pour
lever des fonds afin de venir en aide à Haïti.
SUISSE. LES FONDS DE JEAN-CLAUDE DUVALIER N'IRONT PAS EN
HAITRI.
Le tribunal Fédéral de Suisse a décidé de ne pas restituer
les 5 millions de dollars de Jean Claude Duvalier au
gouvernement Haitien. - Le Tribunal fédéral, la plus haute
instance judiciaire helvétique, a annoncé mercredi avoir bloqué
la restitution à Haïti d’avoirs bloqués en Suisse de l’ancien
dictateur Jean-Claude Duvalier. Dans une décision datant du 12
janvier, soit quelques heures avant le séisme qui a frappé Haïti,
le Tribunal invoque la prescription pour s’opposer à la
restitution de ces fonds bloqués en Suisse depuis la chute en
1986 de Jean-Claude Duvalier, alias "Bébé Doc". Pour les juges
du Tribunal fédéral, l’infraction de participation à une
organisation criminelle reprochée à l’ancien dictateur
Jean-Claude Duvalier est prescrite depuis 2001. Le Tribunal a
par ailleurs rejeté les arguments de l’Etat haïtien fondés sur
les assassinats commis par les Tontons Macoutes, pour lesquels
le délai de prescription est de trente ans. En effet, font
valoir les juges helvétiques, "il apparaît que les avoirs
détenus par le clan Duvalier ne sont pas le fruit d’infractions
contre la vie ou l’intégrité corporelle mais uniquement le
résultat de détournements opérés au préjudice d’Haïti". Les "fonds
Duvalier" bloqués en Suisse sont d’une valeur totale de 7,6
millions de francs (5,1 millions d’euros) mais la décision du
Tribunal concerne une somme de 4,6 millions de dollars (3,3
millions d’euros) déposée en Suisse par Simone Duvalier, la mère
de "Bébé Doc". Haïti estime que plus de 100 millions de dollars
ont été détournés sous le couvert d’oeuvres sociales avant la
chute du dictateur. Ces prélèvements systématiques sur des
entreprises d’Etat auraient été transférés en partie dans des
banques suisses. La ministre suisse des Affaires étrangères
Micheline Calmy-Rey a effectué dimanche une visite-éclair en
Haïti où elle a évoqué avec le président haïtien René Préval
l’affaire des avoirs bloqués en Suisse, avait indiqué le
gouvernement suisse, sans préciser la teneur de ces échanges.
Les conditions légales pour les demandes de restitution d’avoirs
de dictateurs déchus sont "trop strictes pour ce genre
d’affaires", selon les juges du Tribunal fédéral, pour qui "c’est
au législateur qu’il appartient d’apporter les corrections et
allègements pour tenir compte des particularités de ces
procédures".
PARIS. LA PRESSE FRANCAISE FAIT LA UNE DE LA CORRUPTION EN
HAITI.
En Haïti, « l'ombre de la corruption plane sur les
programmes de reconstruction ». C'est ce qu'on peut lire en
première page du journal Le Monde qui parle de véritable «
casse-tête ». Les dons pour Haïti après le séisme ont déjà
dépassé les 2 milliards d'euros. Il faut maintenant sécuriser
l'argent, s'assurer qu'il va bien revenir aux Haïtiens et non
pas finir dans la poche d'intermédiaires douteux. Ce qui n'est
pas une mince affaire.
Haïti est l'un des pays les plus corrompus au monde. Et il s'est
déjà illustré dans le détournement d'aides internationales. Cela
a été le cas, par exemple, avec le programme de soutien après
les ouragans de 2008. Le Venezuela avait alors prêté près de 200
millions de dollars au pays. La moitié quasiment est partie dans
les caisses de la compagnie nationale des équipements gérée par
un proche du président Préval. Et « impossible, dénonce l'ONG
Transparency International, de savoir ce qui a été fait
précisément avec cet argent ».
Toujours en Haïti, à lire dans Libération, un long reportage sur
ces parents qui ont donné leurs enfants aux 10 américains
baptistes, aujourd'hui sous les verrous en attente de jugement.
A Calebasse, sur les hauteurs de Port-au-Prince, les Américains
sont arrivés en minibus. Ils ont sorti leur bible et dit qu'un
monde « de lait et de miel » attendaient les enfants à 10 heures
de route de là en République dominicaine, un monde « avec des
livres, de quoi manger et de bons professeurs pour apprendre un
bon métier ».
Augustin a donné 2 des ses enfants, les 2 plus grands ;
Jacqueline son bébé et Toussaint un fils de 10 ans. Aucun
d'entre eux n'a l'impression d'avoir fait quelque chose de mal.
C'était, disent-ils, la meilleure solution pour les enfants. Ils
les ont mis dans le bus et sont repartis travailler sur leur
maigre lopin de terre. Voilà pour ces récits de misère. Mais la
petite Macrofa donne une autre version de celle de ces adultes :
« On nous a poussés dans le bus. Allez ! Qu'ils disaient, les
méchants (...) Les petits pleuraient. »
Aux Etats-Unis, un nouveau test qui fait resurgir le mythe de
l'enfant parfait. C'est une firme californienne qui l’a
développée. Elle propose d'analyser, par la salive, l'ADN des
deux parents avant même la grossesse et vous promet ainsi « de
protéger votre bébé de plus de 100 maladies » en détectant donc
des tares génétiques chez la mère ou le père.De manière beaucoup
plus confidentielle, certains médecins aux Etats-Unis
proposaient déjà de choisir le sexe, voire la couleur des yeux
de son enfant contre de fortes sommes d'argent. Là, il s'agit
d'un test beaucoup plus populaire et approuvé visiblement par
bon nombre de spécialistes. En France, en revanche, on reste
assez réticent face à ces nouveautés médicales mais aussi, en
partie, commerciales.
LE PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL A RECOLTE 230 MILLIONS
POUR HAITI.
Le PAM s'est félicité d'avoir récolté jusqu'à présent près
de 230 millions de dollars pour aider Haïti, estimant que le
coût global de son intervention pourrait dépasser les 800
millions de dollars à la fin de l'année. Josette Sheeran,
directrice du PAM (Programme Alimentaire Mondial) a indiqué dans
un communiqué qu'elle : "remercie le monde pour sa générosité et
sa compassion à l'égard des populations de Haïti, les donateurs,
aussi bien les gouvernements que les entreprises privées, après
avoir récolté près de 230 millions de dollars d'aide en espèces
et en biens et services divers" Mme Sheeran, a précisé que "l'opération
d'urgence du PAM a été prolongée jusqu'à la fin 2010 et qu'elle
coûtera vraisemblablement plus de 800 millions de dollars, soit
plus du double du budget initial" Les principaux donateurs sont:
- Le gouvernement américain (78 millions de dollars) - Le
secteur privé (~60 millions) - Le Canada (38 millions) -
L'Espagne (22 millions) - Et la Thaïlande qui a offert 20,000
tonnes de riz Haiti
:
UN JUGE A ENTENDU LES 10 AMERICAINS ACCUSES DE VOL D'ENFANTS.
La ministre de la Communication, Marie-Laurence Jocelyn
Lassègue, a annoncé que les dix Américains arrêtés samedi
après-midi ont commencé à être interrogés par un juge. Elle
précise que le magistrat a commencé par interroger les femmes et
ce pendant plusieurs heures, demain il en fera de même avec les
hommes. Aucun avocat n'était présent lors des interrogations. La
ministre a expliqué que les preuves seraient présentées à un
procureur afin de décider si des chefs d'accusation doivent être
prononcés à leur encontre. Le juge Isaï Pierre-Louis en charge
du dossier a annoncé que "Nous avons interrogé cinq Américains
pendant plusieurs heures dans les locaux de la Direction de la
police judiciaire" Pour le moments le groupe d'Américains n'a
pas encore été inculpés.
6.000 MARINES ATTENDUS EN HAITI POUR LA DISTRIBUTION
D'AIDE ALIMENTAIRE.
Le contingent américain comptera 6 000 soldats dans les
prochains jours informe l'ambassadeur des Etats-Unis à
Port-au-Prince, Keneth Merten assurant que tous ces militaires
aideront à la distribution de l'aide humanitaire. L'arrivée des
2 500 nouveaux marines permettra de résoudre les problèmes
auxquels sont confrontés les agences dans la distribution de
l'aide précise le diplomate. Les ingénieurs militaires impliqués
dans la réhabilitation des infrastructures dont le Warf de
Port-au-Prince et les contrôleurs aériens ne sont pas pris en
compte dans l'effectif. Dans une interview à la radio,
l'ambassadeur Merten a soutenu que l'aide doit continuer jusqu'à
la reprise des activités commerciales. De plus, il promet que
les vols commerciaux pourront reprendre dans les prochaines
semaines. Un porte parole de l'ambassade américaine a indiqué
que son gouvernement a décaissé 400 millions de dollars dans le
cadre de l'assistance à Haïti. 200 millions de repas et de
bidons d'eau ont et distribués à la population par les troupes
américaines explique ce responsable. 70 000 foyers sont
déjà touchés par l'aide de l'ambassade qui a également distribué
des matériaux en plastics pour la construction de maison.
PRESIDENT NICOLAS SARKOZY ATTENDU EN HAITI.
Le président français Nicolas Sarkozy devrait visiter Haïti
le 17 février prochain pour apporter son soutien aux sinistrés
du séisme du 12 janvier dernier, L'information a été communiquée
par une source proche de l'Elysée. Le chef de l'Etat francais
devrait laisser Paris pour se rendre dans la capitale haitienne
où il doit passer quelques heures, puis il se rendra à
Fort-de-France en Martinique dans la même journée. Ensuite le 18
février, il se rendra en Guyane pour clôturer sa visite dans les
Caraïbes. Au lendemain de la catastrophe, le Président Sarkozy
avait annoncé son intention de visiter Haïti qui a été ravagé
par un tremblement de terre, qui a fait plus de 170 mille
victimes. Nicolas Sarkozy deviendra le premier président
français à visiter Haïti depuis son indépendance en 1804.
MANNEQUIN DU BRESIL FAIT DON DE PLUSA D'UN MILLION DE
DOLLARS A HAITI.
L'ambassade du Brésil en Haïti a annoncé lundi q'une vedette
de la mode a fait un important don de 1 million de dollars à
Haïti... Les démonstrations de solidarité du peuple brésilien au
peuple haitien se poursuivent. La tragédie humanitaire provoquée
par le séisme du 12 janvier a conduit de nombreuses célébrités à
faire des dons à des organisations internationales comme un
moyen d'aider les victimes. "Le modèle brésilien Gisele Bundchen
a jusqu'à présent celle qui a effectuée le plus grand don
personnel aux victimes du séisme en Haïti en envoyant un chèque
de 1,5 $ millions au nom de la Croix-Rouge internationale", a
signalé l'amabssade. Gisèle est très émue et a dit qu'elle
voulait faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider le
peuple haïtien.
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NOUVELLES D'HAITI
TEMOIGNAGE DU PRESIDENT PREVAL. COMMENT IL A ECHAPPE A LA
CATASDTROPHE. Comme des milliers de compatriotes, René
Préval a aussi sa petite histoire sur la façon dont il a échappé
au séisme. Une histoire qu’il a racontée lors d’une interview
exclusive accordée à TVC, une station de télé privée de
Port-au-Prince. « Ce jour-la, se rappelle-t-il, j’étais invité à
participer à la célébration du cent cinquantenaire de la Faculté
de Droit de l’Université de d’Etat d’Haïti (UEH). D’habitude, je
n’aime pas aller à ces genres de cérémonies, alors j’ai dit que
j’irai l’année prochaine, mais finalement, on m’a convaincu
qu’il faut y aller, car c’est une date unique dans l’histoire de
la faculté. Je me laissé convaincre et c’est ce qui explique que
j’avais laissé le Palais national plus tôt ce mardi-là. Cela m’a
sauvé car si j’y étais encore au moment de la catastrophe, je
serais peut-être mort à l’heure qu’il est. « Je me suis ensuite
rendu, poursuit le président, dans ma résidence privée au
Canapé-Vert pour me préparer à aller à l’hôtel Karibe, à
Pétion-ville, où devait se dérouler la cérémonie. Le
séisme m’a surpris pendant que je me trouvais chez moi et là
encore j’aurais pu y passer car cette maison s’est aussi
écroulée. C’est qui m’a sauvé encore une fois c’est que l’un de
mes petits-enfants jouait dans la cours et que je me suis mis à
jouer avec lui, histoire de passer le temps avant d’aller à mon
rendez-vous car j’avais laissé le Palais très tôt. Quand la
terre s’est mis à trembler et que je me suis rendu compte qu’il
s’agissait d’un tremblement de terre, mon premier souci a été de
protéger l’enfant avec mon corps. «Tout de suite après, continue
le président, j’ai essayé de contacter des membres du
gouvernement, mais la communication ne passait pas. J’ai essayé
de joindre l’ambassadeur français Didier Lebret pour demander
l’envoi d’équipes de secouristes comme je l’avais fait pour
Nérettes, mais il m’a appris que sa résidence s’est aussi
effondrée. Décontenancé, j’ai tenté d’appeler Hédi Annabi, mais
on m’a informé que son QG s’est écroulé et lui avec. J’ai appris
que des proches de ministres étaient touchés, que les structures
étatiques étaient détruites, j’étais désemparé », indique René
Préval. « Dans l’impossibilité de me déplacer en voiture, j’ai
dû faire appel à un taxi-moto pour sillonner la capitale. Je me
suis d’abord rendu au Bel-Air où j’ai commencé à me rendre
compte de l’ampleur du désastre, j’ai vu des cadavres des deux
côtés de la route. Je suis passé devant l’Ecole nationale
d’infirmières, j’ai vu des membres de la population qui
essayaient de sauver des élèves et des professeurs pris sous les
décombres et c’est alors que je me suis senti écrasé par mon
impuissance face à la tragédie », déclare le président Préval
qui en profité pour saluer la réponse rapide de la communauté
internationale volant su secours d’Haïti depuis le soir du drame.
René Préval s’est aussi excusé auprès de la population de
n’avoir pas pu s’exprimer avant car le « le président est aussi
humain et les grandes douleurs sont muettes ».
VISITE AU PALAIS PAR LE PRESIDENT PREVAL
Samedi, le président René Préval s'est rendu devant les
ruines du palais présidentiel pour la première fois depuis le 12
janvier, plusieurs centaines de personnes se sont alors massées
devant les grilles pour manifester leurs frustrations: "Préval
n'a rien fait pour nous depuis le séisme" crie l'un deux, un
autre a lancé "Nous sommes tous des sinistrés, dans nos
quartiers nous n'avons pas reçu d'aide depuis le séisme", "Préval
ne parle pas aux gens"... Les sinistrés reprochent surtout à
René Préval de de pas être assez présent, il est apparu que très
rarement en public depuis la catastrophe. Lors des sa visite
René Préval s'est approché de la grille entourant les ruines de
palais présidentiel pour parler à la foule en colère.
PASTEUR PIERRE LESSER AVRIL APPELLE A UNE REFLEXION SUR
L'AVENIR D'HAITI.
La congrégation de l’Église de Dieu de la Rédemption,
dirigée par le pasteur Pierre Lesser Avril, a vu l’effondrement
le 12 janvier de trois de leurs cinq églises réparties à travers
le pays. Le pasteur appelle à une réflexion sur l’avenir d’Haïti.
Aucun mort n’est à déplorer dans l’effondrement de ces trois
églises de la mission de l’Église de Dieu de la Rédemption
situées respectivement au Bel-Air, à Duval et à Léogâne, a
précisé le révérend Pierre Lesser Avril qui compte plus de 27
ans dans le ministère. Environ une vingtaine de fidèles sont
hébergés dans la résidence de cet homme de Dieu qui dort sur la
cour de sa maison avec les membres de sa famille présents en
Haïti. « J’apporte mon assistance, si peu soit-elle, aux fidèles
que j’arrive à rejoindre ». Plus de 80% des membres de nos trois
églises détruites sont dans les rues, ajoute l’homme de Dieu qui
a profité de cette occasion pour produire une réflexion sur
l’avenir du pays. Selon lui, le gouvernement pouvait envisager
de se tourner vers des responsables d’église pour atteindre
certaines victimes du séisme du 12 janvier 2010. La coordination
de l’aide humanitaire interpelle également des dirigeants
d’église. Pasteur Pierre L. Avril est très critique vis-à-vis
des prédicateurs qui font l’écho des propos hostiles contre le
gouvernement. Le respect de l’autorité établie est un principe
biblique, a-t-il ajouté. « Le moment est venu pour les Haïtiens
de rassembler toutes leurs forces et leur savoir faire en vue de
produire une réflexion sur l’avenir », croit l’homme de Dieu qui
invite les responsables du pays à organiser un dialogue national
pour dégager une vision de société en vue de garantir un
meilleur avenir aux enfants. La mission de l’Église de Dieu de
la Rédemption compte deux autres assemblées à l’Anse à Veau et à
Gressier qui sont restées intactes. Deux des trois églises
détruites par le tremblement de terre comptaient des écoles :
celle de Léogâne et celle de Duval.
DIX AMERICAINS ARRÊTES POUR VOL D'ENFANTS HAITIENS.
La police haïtienne a arrêté dix Américains en train
d'évacuer du pays 33 enfants dans le cadre d'un programme
d'adoption illicite. Cet incident ravive la hantise des
autorités haïtiennes qui craignent que des malfaiteurs ne
profitent du chaos consécutif au séisme pour se livrer au trafic
d’enfants. C’est lors d’une fouille routinière d’un véhicule à
la frontière entre Haïti et la République dominicaine que les
militaires haïtiens ont fait une découverte pour le moins
inattendue : 33 enfants, âgés de deux mois à 12 ans, accompagnés
par cinq femmes et cinq hommes. Immédiatement interpellés, les
adultes ont déclaré être membres d’une organisation d’aide
humanitaire américaine. Selon eux, les enfants leur auraient été
confiés par un prêtre haïtien qui aurait signé une décharge en
ce sens. « C'est totalement illégal », s’est échauffé, samedi 30
janvier, le ministre haïtien des Affaires sociales, Yves
Cristalin. « Aucun enfant ne peut quitter Haïti sans
l'autorisation adéquate ». Pour lutter plus efficacement contre
une recrudescence du trafic d’enfants après le séisme, le
gouvernement haïtien va utiliser un nouveau système
d’identification génétique. Ce programme, développé en Espagne,
permettra d’un côté d’établir les empreintes génétiques des
mineurs déclarés sans famille, de l’autre de constituer un
fichier génétique des parents qui ont déclaré la disparition
d’un enfant. Les dix Américains, arrêtés à Malpasse, ont été
placés en détention provisoire.
IDENTIFICATION PAR ADN POUR LES FAMILLES HAITIENNES .
La reconstitution des familles et la récupération d’enfants
orphelins constituent une grande préoccupation pour les
autorités haïtiennes qui veulent éviter les trafics d’enfants.
Dans ce domaine bien précis l’Espagne propose son aide pour
permettre aux familles de se retrouver par un système
d’identification génétique. Comment faire en plein chaos en
Haïti pour que les parents et les enfants se reconnaissent ?
Comment, au milieu des décombres et du drame humanitaire,
obtenir des preuves solides permettant à des pères et à des
mères de retrouver un jour leur progéniture C’est, a priori, un
casse-tête génétique pour lequel l’Espagne offre pourtant une
solution, ou plus précisément, l’université de Grenade qui met à
disposition un programme d’identification par l’ADN. Cela
consiste à prélever des échantillons de salive ou de gouttes de
sang aussi bien auprès des enfants sans famille reconnue
qu’auprès des parents qui ont dénoncé la disparition de leurs
enfants. L’objectif, c’est bien sûr de faire la preuve de la
filiation en cas de litige et d’éviter ainsi que les trafiquants
d’enfants profitent de la situation chaotique. Ce programme
coûte d’ordinaire 250 euros par cas, mais puisqu’il s’agit d’une
catastrophe humanitaire dans un pays très pauvre, l’université
de Grenade offre ce service de façon gratuite. Le système existe
depuis l’an dernier et a déjà permis d’identifier, dans douze
pays différents, deux cents adolescents victimes de trafiquants.
NATIONS UNIES. AIDE HUMANITAIRE ENTRAVEE PAR DIFFICULTES
LOGISTIQUES
Le déploiement de l'aide humanitaire en Haïti continue de
faire des progrès chaque jour même si les difficultés
logistiques considérables signifient qu'un grand nombre de
victimes du séisme du 12 janvier n'ont pas encore reçu
l'assistance dont elles ont besoin, a déclaré vendredi le chef
de l'humanitaire des Nations Unies. « Nous avons encore du
chemin à faire avant de pouvoir nous sentir satisfaits », a dit
John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires
humanitaires, lors d'une conférence de presse au siège des
Nations Unies à New York. Pour l'essentiel, l'eau potable est
distribuée aux gens qui en ont besoin mais il y a de sérieuses
inquiétudes concernant la distribution de nourriture, a-t-il
ajouté. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a pu distribuer
l'équivalent de 16 millions de repas à 600.000 personnes depuis
que le séisme a frappé. Il prévoit d'atteindre 2 millions de
personnes dans les deux prochaines semaines. En matière de
santé, on estime à 2.000 le nombre d'amputés dû au séisme et ce
chiffre devrait augmenter, a dit Paul Garwood de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS), lors d'un point de presse à Genève.
« Clairement, il y aura un problème à plus long terme sur
comment faire face à ce grand nombre d'amputés, notamment en ce
qui concerne les membres artificiels et la rééducation », a
déclaré pour sa part M. Holmes. Concernant l'Appel de fonds
d'urgence de 575 millions de dollars lancé le 15 janvier par les
Nations Unies, il a indiqué qu'il était désormais pourvu à
hauteur de 82%. Il s'est inquiété toutefois que des domaines
comme l'agriculture, la nutrition et le programme « Travail
contre rémunération » du Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD), sous-financés.
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NOUVELLES D'HAITI
PM JEAN MAX BELLERIVE ET LA RECONSTRUCTION D'HAITI.
Haïti veut prendre en main sa reconstruction, a soutenu le
Premier ministre haïtien Jean Max Bellerive participant ce lundi
25 janvier 2010 à une conférence de bailleurs de fonds sur Haïti.
«L'État haïtien est au travail dans des conditions précaires
mais il est en mesure d'assurer le leadership que la population
attend de lui», a notamment indiqué M. Bellerive. «Les premiers
responsables de ce qui doit se faire en Haïti mardi et mercredi,
ce sont les Haïtien » déclare le premier ministre haïtien qui
appelle toutefois à un soutien massif à moyen et à long terme,
de la communauté internationale à Haïti.
HANDICAP INTERNATIONAL ET LES AMPUTATIONS COMME SOLUTION.
Selon Handicap International il y a plus d'un millier de
personnes qui ont perdues un ou plusieurs de leur membres, qui
ont été amputés. Des amputations ont été pour certains l'ultime
solutions à la mort, lorsqu'une infection n'est pas soignée
rapidement, alors il y a risque de gangrène ce qui même la
plupart du temps à l'amputation, c'est ce qui c'est produit pour
plusieurs survivants. Pour les autres l'amputation a été due à
l'écrasement d'un membre ou plusieurs sans possibilité de
réparation chirurgical. Handicap International indique que les
personnes amputées pourront bénéficier de prothèses à partir du
mois de mars, lorsque leurs états de santé le permettront. 300 à
400 prothèses provisoires sont prévues pour les six prochains
mois indique l'organisation qui dispose sur place d'une
trentaine de de personnes, réparties entre 6 équipes mobiles.
Trois kinésithérapeutes prendront en charge les soins
postopératoires.
"La situation en Haïti aujourd'hui est véritablement sans
précédent, déclare Thomas Calvot spécialiste de la prise en
charge des blessés lors des séismes au sein de Handicap
International. L'ampleur du nombre de blessés, 250 000 d'après
les Nations unies, se conjugue avec le fait que les structures
de santé ont été balayées. Dans l'urgence, les médecins n'ont
souvent d'autre choix que l'amputation... En Haïti, aucune
organisation ne peut se prévaloir de pouvoir couvrir tous les
besoins dans ce secteur. Nous travaillons déjà avec des
associations partenaires pour pouvoir prendre en charge le
maximum de blessés, de manière coordonnée."
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck
SELON L'ONU L'APPEL DES FONDS EST ESTIME A 47%.
L'ONU indique que l'appel de fonds d'urgence pour Haïti de
575 millions de dollars lancé par les Nations unies a été
financé à hauteur de 47%. Donc dix jours après l'appel, les
Nations Unions ont récolté 271,87 millions de dollars et reçu
des promesses à hauteur de 112 millions de dollars . Rappelons
que cet appel de fond a pour but de fournir vivres, du matériel
médical, de l'eau et des tentes aux trois millions de sinistré.
MINUSTAH. PUBLICATION DE LA LISTE DES 31 DE SES DISPARUS
EN HAITI.
Des haïtiens et des ressortissants de différents autres pays
parmi les victimes confirmées alors que plusieurs centaines de
membres du personnel civil et militaire de la force onusienne
manquent toujours à l’appel
Le 12 janvier 2010 à 16h53 (heure locale), un tremblement de
terre d’une magnitude de 7.0 sur l’échelle de Richter a secoué
Haïti, laissant derrière lui morts, destructions et souffrances.
Ci-dessous la liste des noms de ceux dont le décès a été
confirmé :
• M. Hédi Annabi Représentant spécial du Secrétaire général
en Haïti (Tunisie) • • Mme Pierrena Annilus Assistante
adminsitrative (Haïti) • • M. Mesonne Antoine Garde de sécurité
(Haïti) • • M. Jerry Bazile Interprète (Haïti) • • M. Mario
Bazile Assistant d’information (Haïti) • • M. Parnel Beauvoir
Spécialiste de l’information (Haïti) • • Mme Farah Boereau
Interprète (Haïti) • • Mme Renée Carrier Assistante personnelle
du Représentant spécial (Canada) • • Mme Ericka Chambers Norman
Fonctionnaire du Groupe de la Commission d’enquête (États-Unis
d’Amérique) • • M. Doug Coates Chef par intérim de la Police
(Canada) • • M. James Coates Assistant administratif (Canada) •
• Mme Maria Antonieta Castillo Santa Maria Assistante
administrative (Mexique) • • M. Luiz Carlos da Costa
Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en Haïti (Brésil)
• • Mme Alexandra Duguay Assistante d’information (Canada) • •
Mme Dede Yebovi Fadairo Chargée de rédaction (Nigéria) • • M.
Guido Galli Spécialiste des questions politiques hors classe (Italie)
• • M. Andrew Grene Assistant spécial au Représentant spécial en
Haïti (États-Unis d’Amérique) • • M. Jan Olaf Hausotter
Spécialiste des questions politiques (Allemagne) • • M. Karimou
Ide Garde de sécurité (Niger) • • M. Watanga Lwango Assistant à
la vérification des comptes (République démocratique du Congo) •
• Mme Lisa Mbele-Mbong Spécialiste des droits de l’homme (États-Unis
d’Amérique) • • M. Riquet Michel Réalisateur d’émissions
radiophoniques (Haïti) • • M. Hebert Moise Chauffeur (Haïti) • •
M. Marc Plum Chef de la Section de l’assistance électorale
(France) • • Mme Mirna Patricia Rodas Arreola Secrétaire
(Guatemala) • • M. Guillaume Siemienski Spécialiste des
questions politiques (Canada) • • M. Satnam Singh Consultant
international responsable des technologies de l’information (Trigyn
Technologies Inc.) (Inde) • • Mme Simone Rita Trudo Assistante
personnelle du Représentant spécial adjoint principal du
Secrétaire général (France) • • Mme Andrea Loi Valenzuela
Spécialiste des droits de l’homme (Chili) • • M. Frederick
Wooldridge Spécialiste des questions politiques (Royaune-Uni) •
• M. Jerome Yap Assistant personnel du Représentant spécial
adjoint principal du Secrétaire général (Philippines) Dernière
mise à jour : le 25 janvier 2010
LA POLICE NATIONALE A PERDU 66 POLICIERS MORTS ET 369
BLESSES DANS SES RANGS.
66 policiers ont été tués et 369 autres blessés, lors du
passage terrifiant du tremblement de terre du 12 janvier, a
annoncé samedi le porte-parole de la Police Nationale, Frantz
Lerebours. D’autre part, plusieurs centaines agents de l’ordre
sont sinistrés, leurs résidences ayant été totalement détruites
ou endommagées. La direction générale de la PNH, l’inspection
générale et le commissariat de Delmas 33 (nord de
Port-au-Prince) se sont notamment écroulés, a ajouté le
commissaire Lerebours.
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NOUVELLES D'HAITI
HAITI A FAIT LA UNE A LA TELE AMERICAINE CE VENDREDI SOIR
22 JANVIER 2010
Une pleiade de célébrités du monde dfe la musique et du
cinéma a offert au public "Hope For Haiti Now"
durant deux heures sur toutes les chaines de Télévision depuis
les studios de New York, Los Angeles et de Lopndrespour obtenir
des dons de fonds à Haiti. On pouvait apprécier la présence à
l'écran dWycclef Jean, Alicia Kys,George Clooney, Hale Berry,
Bruce Springsteen, Anderson Cooper, Leonardo DiCaprio. Les
appels téléphoniques ont été assurrés par des stars Jewel, Tobey
Maguire, Meg Ryan, Tim Robbins, Ben Affleck, Julia Roberts,
Reese Whiterspoon, et Anna Kendrrick, recevant les appels de
dons durant le spectacle.Wyclef Jean a parlé de son séjour en
Haiti la semaine dernière. John Legend a offert le
spiritual Sometimes I Feel Like a Motherless Child. Jon Stewart,
Mary J. Blige, Samuel L. Jackson, Denzel Washington , Drew
Barrymore, Taylor Swift, Christina Aguliera, Robert Pattinson
depuis Londres, Matt Damon, Clint Eastwood, Chris Martin,
Beyoncé,Chris Martin, Morgan Freeman, le trio de Kid Rock,
Sheryl Crow, Madonna, President Bill Clinton a parlé de New
York, Ben Stiller, Justin Timberlake , Matt Morris, Jennifer
Hudson, Emeline Michelle, Brad Pitt, Tom Hanks, Jay-Z, Rihanna,
Bono Une soirée innoubliuable dédiée à Haiti. Les
fonds recueillis seront donnés à plusieurs organizations telles
que UNICEF, OXFAM America. En bref, une soirée inoubliable
GOUVERNEMENT HAITIEN ANNONCE FIN DE RECHERCHES.
Le gouvernement haïtien a mis un terme aux opérations de
recherches des personnes ensevelies sous les décombres de
Port-au-Prince. Au moins 132 survivants ont été secourus depuis
le séisme du 12 janvier, ont annoncé les Nations unies. Le bilan
dépasse désormais les 111 000 morts. Pendant 11 jours on aura
recherché des vivants sous les décombres, et les secours en
auront finalement retrouvé 132. Cent trente-deux vies sauvées
par les équipes de secours international. Vendredi encore, une
octogénaire et un jeune homme de 22 ans étaient sortis vivants
des ruines de la capitale... ce seront sans doute les derniers
sauvés des décombres. Le gouvernement haïtien vient en effet de
décider l'arrêt des opérations de recherche des personnes
ensevelies, une décision confirmée par le bureau de coordination
des affaires humanitaires de l'ONU. Désormais, les secouristes
vont se concentrer sur l'aide aux sans-abri et tenter
d'accélérer encore les distributions de nourriture, d'eau, de
soins médicaux aux centaines de milliers de rescapés de la
capitale, mais aussi des villes dévastées de Jacmel et Léogane.
Hier l'aide du Programme alimentaire mondiale (PAM) annonçait le
doublement de la distribution de repas par rapport aux jours
précédents avec 2 millions de rations distribuées dans la
journée. C'est l'opération la plus complexe jamais menée car
l'ensemble des infrastructures de distribution ont été détruites,
déclare le PAM. Et pendant ce temps, des milliers de personnes,
de plus en plus chaque jour, fuient vers des régions rurales qui
n'ont pas souffert du séisme, dans l'espoir d'y trouver de la
nourriture. C’est une décision qui est prise par les autorités
haïtiennes,en concertation totale avec les équipes
sauvetage-déblaiement sur le terrain.
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NOUVELLES D'HAITI
EFFONDREMENT DU BATIMENT DE L'AMBASSADE DE TAIWAN.
L’écroulement du bâtiment de l’ambassade n’a causé aucune
perte en vie humaine. Toutefois, deux personnes ont été
grièvement blessées. Il s’agit de l’Ambassadeur taiwanais en
Haïti Mien-sheng HSU, et un membre du personnel. Selon l’un des
gardiens de l’ambassade, qui a répondu l’air traumatisé aux
questions de HPN, M. Mien-sheng HSU a été transféré en urgence à
son pays natal, la Petite Chine (Taiwan), afin de recevoir les
soins médicaux adéquats. Après le drame du 12 janvier,
l’ensemble du personnel a été provisoirement transféré à un
nouveau bâtiment situé sur la route de Frère, plus précisément à
Belvil 2, a-t-on aussi appris. Le quartier de Nerrette, dans son
ensemble, a été fortement touché par le tremblement de terre.
L’hôtel Villa Thérèse qui se situe juste en face de l’ancienne
ambassade de la République de Chine a été également détruit.
Selon des témoins qui habitent dans la zone, des corps sont
encore coincés sous les décombres. Dans le quartier, jusqu'à
mercredi, environ une quinzaine de cadavres en putréfaction ont
été mis dans des fosses communes. La majorité des maisons ont
été également effondrées. Les habitants, ceux qui ne se sont pas
rendus en province, n’ont d’autre choix que dormir dans la rue.
Cependant, c’est la panique permanente, les gens crient et
courent dans toutes les directions à chaque nouvelle secousse
ressentie. « Ca saute aux yeux, les gens sont traumatisés. On
dirait qu’ils n’ont plus aucune raison de vivre », a expliqué
Pierre Ernest, ajoutant que la situation est pareille pour les
habitants de Morne Lazarre qui, selon lui, auraient besoin eux
aussi d’une assistance psychologique. Le bilan partiel des
dégâts causés par le séisme s’est encore alourdi : de 75 à 100
000 morts, 250 000 blessés et plus d’un million de sinistrés.
MINUSTAH POINT DE PRESSE
La MINUSTAH s'est réjouie aujourd'hui de la création d'un
couloir humanitaire entre la République dominicaine et Haïti,
précisément entre Saint-Domingue et Port-au-Prince. Ce couloir
permettra d'accélérer l'acheminement de l'aide humanitaire dans
les zones les plus touchées par le tremblement de terre. La
MINUSTAH et le Bureau de la coordination des affaires
humanitaires (OCHA) ont indiqué que la situation sécuritaire
reste sous contrôle dans la capitale, ainsi que dans le reste du
pays, malgré les cas isolés de pillage. Ces incidents sont
principalement localisés dans des zones qui étaient déjà
considérées à haut risque avant la catastrophe. OCHA a par
ailleurs indiqué que le système des groupes sectoriels est
dorénavant opérationnel et fonctionne efficacement, rassemblant
ainsi des ONG, des agences des Nations Unies et toutes les
autres organisations humanitaires. Le Bureau a également signalé
qu'il y a actuellement une fréquence de 150 vols par jour et que
le premier navire est arrivé à Port-au-Prince, avec une
cargaison de 123 tonnes d'aide humanitaire. D'autres navires
sont attendus pour bientôt, étant donné que le port est redevenu
opérationnel. Hier, le Représentant spécial par intérim du
Secrétaire général, Edmond Mulet, a rencontré les représentants
du secteur privé pour discuter de la contribution que la Mission
peut apporter à la reprise du secteur économique, principalement
la protection de certaines routes et rues, et la surveillance
des stations d'essence et des banques.
INTERVIEW DE RENE PREVAL A RFI
Dans une interview à RFI, le président haïtien René Préval a
rendu hommage à l'aide internationale apportée à son pays même
s'il reconnaît qu'il faut davantage de coordination pour
faciliter l'acheminement des secours aux sinistrés. L'Etat
haïtien recommence tant bien que mal à fonctionner, et le
président Préval affirme qu'Haïti, durement éprouvé ces
dernières années par les cataclysmes, a la capacité de se
reconstruire avec l'aide de la communauté internationale.
Monsieur le président, est-ce que vous êtes inquiet ces
jours-ci de la situation sécuritaire. On voit des images
d’émeutes sur CNN. Est-ce que ça vous préoccupe ?
René Préval : Pour la sécurité, je crois qu’il y a deux
choses à distinguer. Il y a la sécurité et il y a le maintien de
l’ordre. Pour la sécurité, il faut que, de plus en plus, les
jeunes comprennent qu’ils ne sont pas seuls à avoir été victimes.
Ce n’est pas un quartier mais c’est toute une population qui a
été victime. Si les gens comprennent l’étendue de la
catastrophe, que cela a touché tout le monde, cela va créer un
sentiment de solidarité. Et que chacun aide son voisin, cela va
créer un sentiment de solidarité.
Deuxièmement, nous devons faire tous les efforts nécessaires
pour livrer la nourriture, l’eau, à ceux qui souffrent. Nous
devons faire tous les efforts nécessaires pour ne pas laisser
les cadavres dans les rues parce que cela peut « énerver » les
gens. Nous devons faire tout ce qui est nécessaire pour
permettre aux survivants qui sont dans la rue ou sur les places
publiques, de se mettre dans des abris et nous devons leur
apporter la nourriture et l’eau.
Pour le maintien de l’ordre, qui est une chose différente,
nous avons une police d’environ de 2 500 hommes à
Port-au-Prince. Il y a 3 000 bandits qui sont sortis de la
prison. Ces gens-là constituent un danger parce que, pour chaque
chef de bandit, il y a 10 ou 20 autres qui vont travailler avec
lui.
Deuxièmement, dans toute situation de catastrophe, il y a des
gens qui profitent. Si les quartiers s’organisent pour dénoncer
les bandits qui sont sortis de prison, pour mobiliser et
raisonner ceux qui ont tendance au pillage, je crois que ça va
aller mieux. Mais en même temps, comme cette police est faible (plusieurs
commissariats se sont effondrés, plusieurs policiers ont eu leur
maison effondrée, plusieurs policiers ont eu des deuils dans
leur famille, des véhicules ont été endommagés), la capacité de
la police a été réduite, la capacité de la Minustah (la Mission
des Nations unies en Haïti) a été réduite parce que la Minustah
a été également victime de cette catastrophe. Comme vous savez,
leur siège est tombé, le commandement de la Minustah a été
enseveli sous les décombres. C’est maintenant que la Minustah
essaie de refaire sa capacité opérationnelle.
Parlant de secours, il a déclaré: : Les secours sont arrivés
très vite. Une fois que certains pays ou certaines agences ont
su qu’il y avait cette catastrophe, l’aide est arrivée. Mais
ceci en même temps pose un problème parce que l’aide arrive et
on n’est pas préparé à la recevoir. C’est quand l’avion arrive
qu’on nous dit « mais où sont les camions pour transporter
l’aide ? Où sont les dépôts pour mettre ce qui arrive ? ». Ce
qu’il y a aujourd’hui, l’aide va aller en augmentant et, ce qui
est important, c’est la coordination de l’aide pour savoir
qu’est-ce qu’on reçoit, dans quelle quantité, quand et comment
le distribuer. : Il y a des blessés et on cherche des endroits
où les mettre. Si la pelouse du palais présidentiel peut servir
à sauver des vies, je crois que les élans idéologiques doivent
faire place à la charité pour nous permettre de porter secours
aux blessés. Si c’est sur la pelouse du palais qu’ils doivent
recevoir les soins, et bien, qu’ils reçoivent les soins sur la
pelouse du palais. C’est ça qui est essentiel.
Concernant la sécurité, le Président d'Haiti a déclaré: : Nous
avons une collaboration avec plusieurs partenaires. Avant la
catastrophe, l’armée et la police haïtienne, qui s’étaient
effondrées lors des évènements de 2004, étaient en phase de
restructuration. Et c’est la Minustah avec les contingents
argentin, chilien, brésilien et différentes nations qui aidaient
à reconstruire la police et, au fur et à mesure, la police
renforçait sa capacité d’agir.
Aujourd’hui, la Minustah également a été affectée. Le
secrétaire général a demandé une augmentation de l’effectif de
la Minustah et les Américains ont, sous l’égide de la Minustah,
tout en ne faisant pas partie de la Minustah, offert leur aide
pour la reconstruction : des ingénieurs militaires, des médecins
militaires et des militaires pour accompagner les convois,
garder les bâtiments. Donc c’est toujours la Minustah avec la
police et aidées par les Américains.
: Lorsque l’évènement est arrivé, j’ai essayé d’appeler
mes ministres. Tous les téléphones étaient tombés. On a essayé
de les rejoindre par voiture, toutes les rues étaient occupées.
Il n’y avait pas d’électricité. Et c’est par motocyclette qu’ils
ont pu me rejoindre chez moi. Aujourd’hui, le téléphone marche
mieux. Les rues sont moins encombrées. Nous avons trouvé un
bureau de fortune pour fonctionner parce que le palais est tombé,
les ministères sont tombés, le Parlement est tombé… Oui, l’Etat
s’était effondré mais on se relève au fur et à mesure.
Aujourd’hui, le problème qui se pose, c’est la coordination. Et
je crois que les gens en sont conscients. C’est un élan de
solidarité qui fait que l’aide venait sans coordination.
Aujourd’hui, tout le monde est conscient que la coordination va
nous rendre encore plus efficace.
Tous les Haïtiens que l'on croise remercient Dieu d'être en
vie... Un pays ne meurt pas. Un peuple ne meurt pas.
On traverse des difficultés. En deux ans, nous avons subi deux
catastrophes historiques. C’est la première fois, l’année passée,
que quatre cyclones ont frappé coup sur coup ce pays. Et il n’y
a jamais eu dans la région de tremblement de terre de cette
amplitude. Donc oui, nous allons nous relever et avec la prise
de conscience des Haïtiens que l’on ne peut pas construire
n’importe où, qu’il faut la stabilité politique pour construire
dans la continuité. Et il y a aussi l’aide internationale sur
laquelle il faut compter et qui, pour le moment, du moins pour
la phase d’urgence, est présente. Nous espérons qu’elle sera
aussi présente pour le moyen et le long terme.
Concernant la reconstruction Préval a fait savoir:: Je ne
suis pas un expert en construction. Je pense que d’abord il faut
ce qu’on appelle un zoning, un plan d’occupation spatiale. Et
les experts diront là où c’est plus convenable de construire.
Les experts diront aussi comment construire et toute
construction doit avoir une autorisation pour être réalisée.
Mais avec l’instabilité politique, les coups d’Etat, etc… les
gens font un petit peu ce qu’ils veulent. Donc je crois que la
stabilité politique, la démocratie est la condition fondamentale
du développement de ce pays.
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NOUVELLES D'HAITI
P-AU-P 200.000 MORTS ESTIMATION QUI FAIT FREMIR.
Le bilan du tremblement de terre qui a dévasté
Port-au-Prince pourrait atteindre 200 000 morts, estime le
ministre haïtien de l'Intérieur dans une entrevue accordée à une
agence de presse. Précédemment, le secrétaire d'État haïtien à
la Sécurité publique, Aramick Louis, a soutenu que 40 000
Haïtiens morts ont déjà été enterrés. Il estimait que 100 000
autres pourraient avoir perdu la vie. Selon M. Louis, la
principale préoccupation du gouvernement haïtien à l'heure
actuelle est la poussée de violence qui pourrait survenir à
Port-au-Prince. Des gangs commencent à investir les rues de la
capitale haïtienne, affirme le ministre. L'estimation du
ministre Louis est plus élevée que celles fournies par
différentes sources les jours précédents. Le président haïtien
René Préval a déjà évoqué mercredi la possibilité que 50 000
personnes soient mortes dans le séisme, tandis que son premier
ministre, Jean-Max Bellerive, avançait un chiffre de 100 000
morts. Le seul bilan fourni jusqu'ici était venu du président
Préval, qui a mentionné jeudi que 7000 personnes avaient été
enterrées dans une fosse commune. Le président Préval
rencontrera samedi la secrétaire d'État américaine Hillary
Clinton, qui doit se rendre en Haïti pour observer de près le
travail des secours déployés par les États-Unis. Les Américains
mènent les efforts pour acheminer l'aide internationale dans le
pays. Le département d'État des États-Unis a d'ailleurs
annoncé vendredi que le gouvernement haïtien lui avait
temporairement cédé le contrôle de l'aéroport international de
Port-au-Prince, une installation névralgique dans l'acheminement
des secours. Un décret confirmant le transfert a été signé par
le premier ministre Bellerive. Le département d'État assure
qu'il assumera cette responsabilité « aussi longtemps qu'il le
faudra et jusqu'à ce que le gouvernement haïtien soit prêt à
s'en charger à nouveau ». Il est de plus en plus difficile
d'acheminer les secours Sur le terrain, les secours
tentent toujours de s'organiser tant bien que mal. Pendant que
des équipes de recherche et de sauvetage sont toujours à pied
d'oeuvre pour extirper de possibles survivants des décombres,
d'autres organisations s'affairent à soigner des blessés ou à
acheminer de l'eau potable, de la nourriture et d'autres biens
de première nécessité. L'acheminement des secours continue
d'être très difficile. Le petit aéroport international de
Port-au-Prince, qui n'a qu'une seule piste d'atterrissage,
demeure congestionné. Des soldats de la 82e division aéroportée
de l'armée américaine, arrivés sur place au cours des dernières
heures, ont installé une base et ils tentent de coordonner le
trafic aérien. Il manque cependant toujours de moyens pour
décharger les avions qui se posent et les réapprovisionner en
carburant. Acheminer des secours par le port s'avère tout aussi
compliqué. Les installations portuaires ont été lourdement
endommagées par le tremblement de terre de mardi, ce qui
complique l'arrivée de navires transportant d'importantes
quantités de vivres et d'équipements. Le porte-avions à
propulsion nucléaire USS Carl Vinson est toutefois arrivé à
Port-au-Prince vendredi, avec à son bord des tonnes de
médicaments et de vivre. Il transporte en outre 19 hélicoptères
qui pourront fonctionner de façon autonome, sans devoir passer
par l'aéroport. Le navire américain compte également une
cinquantaine de lits d'hôpitaux et trois salles d'opérations. Il
comprend aussi une unité capable de dessaler et de rentre
potable des centaines de milliers de litres d'eau chaque jour.
Une fois arrivée à Haïti, l'aide humanitaire qui provient de
partout sur la planète met du temps à se rendre aux sinistrés.
Des scènes d'impatience, voire de colère, ont lieu dans les rues
de la ville. Cette situation fait craindre pour la sécurité des
équipes de secours qui doivent distribuer l'aide alimentaire
dans la capitale haïtienne.
Un avion affrété par l'ONG française Action contre la faim se
prépare à partir de Lyon en direction de Port-au-Prince. «
Imaginez que ces gens n'ont pas bu ni mangé depuis près de 50
heures et qu'ils sont déjà dans une très mauvaise situation », a
expliqué une porte-parole du Bureau de coordination aux affaires
humanitaires de l'ONU, Elisabeth Byrs. « S'ils voient un camion
abandonné ou s'ils voient un supermarché qui vient de
s'effondrer, ils se précipitent pour attraper quelque chose à
manger. » « La destruction est telle qu'il est difficile
d'acheminer des biens du point A au point B », indique pour sa
part une porte-parole du Programme alimentaire mondial, Émilia
Casella. « Les images peuvent sortir instantanément... et c'est
important parce que le monde a besoin de savoir [ce qui se passe].
Mais acheminer physiquement des tonnes et des tonnes
d'équipement et de nourriture n'est pas aussi instantané que de
transmettre de l'information par Twitter, Skype ou des réseaux
d'information continue. »
Le temps presse pour trouver des survivants. Les équipes de
secours considèrent normalement que des survivants peuvent être
trouvés à l'intérieur de 72 heures suivant un séisme. Ce cap
sera franchi vendredi à 17 h, heure locale. L'espoir n'est pas
disparu pour autant: une équipe française a dégagé huit
personnes vivantes sous les décombres de l'hôtel Montana et elle
tente de les dégager. Le ministre français des Affaires
étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré vendredi que l'équipe
française avait réussi à dégager une trentaine de personnes des
décombres. Une porte-parole du Bureau de coordination aux
affaires humanitaires de l'ONU, Elisabeth Byrs, indique que 17
équipes de recherche et sauvetage sont sur le terrain et que 6
autres sont sur le point d'arriver. L'envoi d'autres équipes,
dit-elle, ne ferait que congestionner davantage l'aéroport. Il
faut maintenant, dit Mme Byrs, que du personnel médical apte à
soigner les milliers de gens qui ont subi des blessures graves
arrive sur le terrain. Un des responsables de l'organisation
Médecins sans frontières à Port-au-Prince a fait savoir vendredi
que des « milliers » de personnes blessés attendent toujours des
interventions chirurgicales dans des hôpitaux, qui sont
complètement débordés par la situation. Le temps presse pour
soigner ces gens aussi: des fractures ouvertes qui s'infectent
peuvent par exemple entraîner la mort si elles ne sont pas
soignées à temps. Une équipe médicale québécoise a d'ailleurs
pris le chemin d'Haïti vendredi. Les six médecins et infirmières
ont décollé de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau vendredi matin.
Ils transiteront par les États-Unis et la République dominicaine
avant d'arriver à Haïti. Ils seront affectés à un hôpital de
campagne de la Croix-Rouge norvégienne. Les Nations unies
envisagent de transformer le stade de football de Port-au-Prince
en hôpital de campagne. Quelque 200 cuisines collectives pour
nourrir les sans-abri pourraient aussi être installées par le
Programme alimentaire mondial. L'Organisation mondiale de la
santé soutient que huit hôpitaux ou cliniques se sont effondrés
dans la zone dévastée par le tremblement de terre. La
Croix-Rouge internationale soutient de son côté que cinq
hôpitaux fonctionnent toujours. Une équipe belge a réussi à
installer un premier hôpital volant à Port-au-Prince.
Toutes ces opérations de secours se déroulent au milieu du
chaos. Des milliers et des milliers de gens qui ont tout perdu
errent dans les rues de la capitale, qui sont toujours jonchées
de cadavres. C'est dans ce paysage apocalyptique, duquel se
dégage une odeur croissante de putréfaction, que les Haïtiens
continuent de vivre avec les moyens du bord. Contrairement à un
mythe assez répandu, les cadavres ne contribuent à la
propagation du choléra. Cette maladie mortelle peut bel et bien
frapper une population frappée par une catastrophe naturelle,
mais elle se transmet par voie directe fécale-orale ou par
l'ingestion d'eau et d'aliments contaminés.
LE MONDE ENTIER AU CHEVET D'HAITI
Des soldats américains arrivent en renfort à l'aéroport de
Port-au-Prince, le 13 janvier 2010. Deux jours après le
séisme qui enfonce le pays le plus pauvre du continent américain
dans une misère encore plus aiguë et fait craindre un bilan
humain très lourd, les Haïtiens attendent dans la détresse les
équipes de secours qui convergent vers Port-au-Prince. Selon le
Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, le bilan pourrait
dépasser les 100 000 morts. La Croix-Rouge haïtienne parle de 45
000 à 50 000 morts et de 3 millions de blessés ou de sans-abri.
Le Gouvernement fait etat de plus de 100.000
C’est une course contre la mort, les épidémies et la faim.
Depuis la catastrophe, mardi 12 janvier, la communauté
internationale s’est mobilisée pour débloquer des fonds,
rechercher d’éventuels survivants et fournir au plus vite eau,
abris, soins et médicaments à des Haïtiens désemparés, dans une
capitale en ruines dont les infrastructures ont été anéanties.
En attendant l’arrivée des secours, les survivants tentent de
dégager les personnes ensevelies à mains nues. Dans un camp
gigantesque aménagé au milieu de l’avenue principale de
Port-au-Prince, s’entassent des dizaines de milliers de réfugiés
qui ont tout perdu. On assiste à des scènes de pillage dans les
supermarchés qui se sont écroulés partiellement et on redoute le
pillage des maisons, si la nourriture tarde à arriver. Les dons
en argent se comptent en millions de dollars et c'est « un réel
besoin ».« Certaines personnes meurent de froid, de
déshydratation ou de blessures qui auraient pu être facilement
soignées », a relevé l’ancien président des Etats-Unis, Bill
Clinton, envoyé spécial de l’ONU. L’organisation internationale
a elle-même payé un lourd tribut. Trente-six de de ses membres
sont décédés et plus de cent sont portés disparus. Selon Bill
Clinton, les secours devront se concentrer pendant dix à quinze
jours pour couvrir les besoins de base.
Dix équipes de la Fédération internationale de la Croix-Rouge
qui coordonne l’aide du Mouvement de la Croix-Rouge étaient en
route ce jeudi 14 janvier au matin pour Haïti où 1 700
volontaires sont déjà mobilisés. Le CICR doit envoyer 40 tonnes
de médicaments et de kits médicaux
EN TETE DE LISTE: LES USA.
Le message du President Barack Obama au peuple haïtien Nous
ne vous abandonnerons pas. Nous ne vous oublierons pas. Près de
trois millions de personnes, soit un tiers de la population
haïtienne, ont besoin d’assistance, a estimé la secrétaire
d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui a interrompu une tournée
dans le Pacifique pour coordonner l’aide américaine. D’énormes
moyens militaires ont déjà été déployés sur place et la
communauté internationale, Etats-Unis en tête, se mobilise pour
aider les victimes. Les premiers avions apportant de l’aide se
sont posés, dès mercredi soir, sur l’aéroport de la capitale. Un
bâtiment des garde-côtes américains est arrivé dans la baie de
Port-au-Prince hier mercredi 13 janvier, suivi par un second
bâtiment. Un porte-avions nucléaire américain était attendu, ce
jeudi. Le Pentagone a, par ailleurs, ordonné le déploiement
d’une brigade de 3 500 soldats américains pour aider à maintenir
la sécurité et participer aux efforts humanitaires.
En France, l’incertitude demeure jeudi quant au sort des 1
500 Français vivant en Haiti. Le ministre des Affaires
étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué que 91 Français blessés
avaient été évacués vers la Martinique pour y être soignés. Une
entreprise du Cantal (centre) spécialisée dans la construction
d’ouvrages a fait savoir que deux de ses employés avaient trouvé
la mort dans le séisme. Nicolas Sarkozy a réuni plusieurs de ses
ministres et le chef du gouvernement, Pour Nicolas
Sarkozy Haïti n’a pas vocation à être un pays martyr. Cette
nouvelle tragédie peut être la dernière si la communauté
internationale se mobilise. Le chef de l'Etat qui se rendra sur
place « dans les semaines qui viennent », appelle à une
conférence internationale avec les Etats-Unis, le Brésil et le
Canada. Le président Sarkozy annonce qu'il dépêche deux navires
militaires vers Haïti. Le secrétaire d’Etat chargé de la
Coopération, Alain Joyandet, s’est rendu ce jeudi sur l'île
dévastée, où il devra coordonner l’aide française en lien avec
les autres pays.
Le gouvernement fédéral canadien a également annoncé une aide
financière massive. Il a commencé à évacuer ses ressortissants
de Haïti à bord d’un avion militaire C-130 qui devait gagner
Montréal, jeudi en fin de journée. De son côté, le ministre de
la Défense a annnoncé le départ de deux gros porteurs avec à
bord du personnel militaire et des matériels de secours
Dans une course contre la montre pour retrouver d’éventuels
survivants, des sauveteurs canadiens vénézuéliens, brésiliens ou
encore chiliens, accompagnés de chiens, étaient également
attendus ce jeudi.
NOUVELLES D'HAITI
TRAGEDIE EN HAITI.
Effondrement du Palais National, du Parlement, la Cathédrale
et Ministères, selon plusieurs témoins..De nombreux bâtiments
publics se sont effondrés mardi lors du séisme à Port-au-Prince,
dont le Palais national, qui abrite la présidence. Selon un
journaliste de la chaîne Haitipal, qui intervenait au téléphone
en direct de Port-au-Prince, "le Palais national, le ministère
des Finances, le ministère des Travaux public, le ministère de
la Communication et de la Culture, le Palais de justice, l'Ecole
normale supérieure" se sont écroulés. Le journaliste a aussi
affirmé que les bâtiments du Parlement ainsi que la cathédrale
de Port-au-Prince s'étaient effondrés.
UN PUISSANT SEISME A FRAPPE HAITI.
Un énorme tremblement de terre de magnitude 7 a frappé, ce
mardi 12 janvier 2010, Haïti, non loin de Port-au-Prince, sa
capitale surpeuplée, provoquant une « catastrophe majeure » dans
le pays le plus pauvre des Amériques, selon les autorités.
Plusieurs sources annoncent des centaines de victimes à prévoir.
La violente secousse, qui a duré plus d'une minute, s'est
produite à 16H53 heure locale (21H53 TU), à environ 15 km à
l'ouest de Port-au-Prince et l'épicentre du séisme se trouvait à
10 km de profondeur, selon l'Institut géologique américain (USGS).
Une alerte au tsunami a aussitôt été émise pour l'ensemble de la
région des Antilles. De nombreuses personnes sont sorties dans
les rues après le séisme, et les communications étaient
fortement perturbées au sein de l'île et vers l'île. Le Palais
national, qui abrite la présidence d'Haïti, ainsi que plusieurs
bâtiments publics se sont effondrés à Port-au-Prince, selon une
télévision haïtienne captée par l'internet depuis Washington. Le
président américain Barack Obama a indiqué dans un communiqué
que les Etats-Unis suivaient la situation de près et étaient «
prêts à venir à l'aide du peuple d'Haïti ». La France, elle, se
prépare à acheminer une aide d'urgence en Haïti, a annoncé le
ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Ce
puissant tremblement de terre a été suivi de deux fortes
répliques. Une première de magnitude 5,9 a frappé à 17H00
locales (22H00 TU), soit sept minutes après, a précisé l'USGS.
Une deuxième réplique de 5,5 a été ressentie ensuite à 22H12.
Haïti a déjà été dévasté par une série de catastrophes
naturelles, notamment par une série d'ouragans meurtriers en
2008 qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de
sinistrés.
NOUVELLES NOMINATIONS DU GOUVERNMENT PREVAL
La présidence a annoncé par un décret datant du 8 janvier la
nomination de 7 secrétaires d’Etat et plusieurs directeurs
généraux. Claudy Gassant refait surface alors que Luc Euscher
Joseph est remplacé par Aramick Louis. Luc Euscher Joseph laisse
sa place à Aramick Louis, ancien directeur départemental de la
police, comme secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, alors
que l’ex-commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, jusqu’ici
conseiller spécial du président Préval en matière de justice, a
été désigné secrétaire d’Etat à la justice chargé des affaires
pénales. Les autres secrétaires d’Etat sont reconduits. Citons
Sylvain Lafalaise aux finances, Carol Joseph à l’alphabétisation,
Michel Péan à l’intégration des personnes handicapées, Michel
Chancy à la production animale et Jean Claude Délicé à la
production végétale. ar ailleurs, un directeur général et deux
adjoints ont été appelés au ministère des Finances. Il s’agit
respectivement de Pierre Hérold Etienne, Ronald Décembre et
Michelet Comeau. Un nouveau directeur a été nommé au ministère
des Travaux publics, transport et communication, il s’agit de
Frantz Joseph.
PROFESSEUR JEAN ANIL LOUIS-JUSTE BLESSE PAR BALLES.
Le professeur Jean Anil Louis-Juste a grièvement été blessé
par balles cet après-midi au Centre-ville alors qu’il venait de
quitter la faculté des Sciences humaines où il enseigne, a-t-on
appris. M. Louis-Juste, professeur au département de sociologie
de la faculté des sciences humANIL LOUIS aines (FASCH), sortait
de ladite faculté lorsqu’il a été approché par des hommes à moto
à l’angle de la Rue Capois et de La Fleur du Chêne, au Centre-ville
de Port-au-Prince. Ces derniers voulaient de l’argent,
rapportent des témoins, mais comme le professeur n’a pu leur en
donner, ils lui ont tiré dessus. Le professeur d’université a
été atteint de trois balles, une à la tête et deux à la poitrine.
La police est arrivée quelques minutes plus tard et une
ambulance a transporté M. Louis-Juste dans un centre hospitalier
de la capitale ou il reçoit des soins. Son état serait
stationnaire. Cette nouvelle a jeté la consternation à la
faculté des Sciences humaines.
BOURSES D'ETUDES POUR DES JOURNALISTES HAITIENS.
En partenariat avec le Centre technique et professionnel
d’Haïti, SOS journaliste entend offrir une cinquantaine de
bourses d’études aux journalistes. Les cours débuteront à partir
du 14 janvier 2010. Sur une période de six mois, les
journalistes pourront se former en gestion de projet, conception
et écriture de projet, introduction à la technologie,
télécommunication. Ils n’auront aucun frais à verser sur toute
la période de formation, à côté des 3000 gourdes pour frais
d’uniforme, de badge, de t-shirt, a fait savoir l’une des
responsables de l’association de journalistes. Cette initiative,
qui part d’une proposition du Centre technique et professionnel
d’Haïti, pourrait contribuer à l’épanouissement professionnel
des journalistes, croit Guyler C. Delva, principal responsable
de SOS journaliste, association fondée depuis environ trois ans,
et se donnant pour mission de défendre les droits des
journalistes. Les cours débuteront la semaine prochaine et
seront dispensés du jeudi au dimanche. Les journalistes
intéressés à ces bourses doivent subir une petite évaluation.
DESEQUILIBRE D'ORDRE CONSTITUTIONNELLE:FIN DU MANDAT DES
DEPUTES. Le 11 janvier marque la fin du mandat des députés,
qui n'ont pas encore de remplaçants. Selon des
constitutionalistes, comme Myrlande Manigat, cela constitue un
déséquilibre constitutionnel pouvant avoir de graves
conséquences à l’avenir. Myrlande Manigat expliquait sur les
ondes d’une station de radio de la capitale, ce qui pouvait se
passer pour ces députés dont leur mandat a pris fin à partir de
ce lundi. Selon la constitutionnaliste, ces députés, qui
évidemment continueront de toucher leur salaire et jouir des
privilèges de parlementaire, n’auront pas le droit de prendre
des décisions, entre autres, d’interpeller des ministres.
Cependant, Mme Manigat reste perplexe sur la limitation du
pouvoir des députés vu que, selon lui, toutes les décisions
politiques du pays sont prises au palais. Elle pointe du doigt
le chef de l’Exécutif, le président René Préval d’être à la base
de ce déséquilibre constitutionnel. Serge Gilles, le leader de
la plateforme Alternative a, lui aussi, abondé dans le même sens
que Mme Manigat. Mais, à la différence de celle-ci, il croit que
les députés n’ont pas droit au salaire après la fin de leur
mandat prévue par la Constitution. Par ailleurs, il règne un
grand désaccord à la chambre basse entre les députés favorables
et défavorables au prolongement de leur mandat jusqu’à la
deuxième semaine du mois de mai. Le député de Pétion-Ville,
Steven Benoît fait partie de ceux-là qui sont opposés à ce
prolongement. L’ex-député de Pétion-Ville, candidat au Sénat, a
également accusé le président Préval d’être responsable de cette
situation. Il rappelle que ce n’est pas la première fois que ce
dernier n’organise pas les législatives en novembre, comme il
prévu par la Constitution. M. Benoît déclare avoir remis depuis
le week-end écoulé tous les matériels officiels qu’il avait en
sa possession en tant que député. D’un autre côté, des députés
comme Chalzer Chancy et le président de la chambre basse,
Lévaillant Louis-Jeune, disent s’appuyer sur la loi électorale
pour justifier le prolongement de leur mandat pour la deuxième
semaine du mois de mai.
DEPUTE STEVEN BENOIT RECLAME EXPLICATION SUR PROROGATION
DE LA 48EME.
Le député Steven Benoît réclame des explications sur la
véritable mission des élus et sur leur capacité réelle à
contrôler l'action du gouvernement au cours des 4 prochains mois.
Révélant qu'une trentaine de parlementaires sont présents
régulièrement aux séances, le député de Pétion ville se demande
par quel miracle les élus désormais en campagne pourront
répondre aux convocations du bureau. Le député Steven Benoît,
candidat au sénat, exige des négociations afin de déterminer au
préalable un calendrier des réunions en séance plénière. Tirant
à boulets rouges sur ses collègues absentéistes, Steven Benoît a
révélé que le député de Jérémie vivant a Montréal depuis plus
d'un an reçoit régulièrement ses émoluments. Steven Benoît
refuse de cautionner de tels comportements appelant les medias à
communiquer les noms des députés présents aux séances. La
prorogation du mandat ne doit pas être une occasion pour ces
élus de percevoir 4 mois supplémentaires de salaires et de frais
de toutes sortes avertit M. Benoît, 2 eme secrétaire du bureau
de la chambre basse. Quoiqu'il soit membre du bureau, le député
Benoît n'a pas été informé du report de la séance en assemblée
nationale du 11 janvier. Opposé à une prorogation du mandat des
élus, le député Benoît est maintenant prêt à négocier. Il espère
que ce nouveau délai lui permettra entre autres d'interroger les
autorités sur le refus de certaines entreprises de payer le
salaire minimum de 200 gourdes / jour en vigueur.
MYRLANDE MANIGAT ET GERARD GOURGUES CONDAMNENT
PROROGATION.
Les juristes Myrlande Manigat et Gerard Gourgues qualifient
d'inconstitutionnelle la décision des autorités gouvernementales
et législatives de proroger de 4 mois le mandat des membres de
la 48 eme législature. La constitutionaliste Myralnde Manigat
tout en attirant l'attention sur l'inconstitutionnalité de cette
initiative s'insurge contre les arguments avancés par le président de la chambre basse. Elle signale à l'attention du
parlementaire qu'une loi ou décret-loi ne saurait corriger la
constitution. Déçue par l'attitude du président de la chambre
basse, Mme Mme Manigat rappelle que n'importe quel étudiant peut
confirmer que la loi mère prime sur toutes les lois. Mme Manigat
est clair, les députés ne doivent pas se sentir confortable
puisque à partir de ce lundi 11 janvier ils ne sont plus des
législateurs. C'est également l'avis de l'ancien bâtonnier de
l'ordre des avocats de Port-au-Prince, Gérard Gourgues, pour qui
l'exécutif ne peut pas bénéficier de sa faute. Maître Gourgues
explique que le chef de l'Etat n'avait pas su organiser à temps
les élections législatives. Tout en soulignant que la fin du
mandat des députés est fixée par la constitution M. Gourgues
fait remarquer que la constitution est l'expression de la
souveraineté nationale. " A ce titre la loi mère ne peut être
corrigée par aucune personnalités ou acteurs politiques",
précise t-il assusant que personne ne peut ni déroger ni ajouter
à la constitution. Myrlande Manigat et Gérard Gougues
soutiennent que la prorogation du mandat des élus au deuxième
lundi de mai constitue une nouvelle violation de la constitution
de 1987.
AFFAIRE DE AMARAL DUCLONAS, L'ASSASSIN DE CITE SOLEIL.
L'extradition d'Amaral Duclonas vers la France, jeudi
dernier, représente une nouvelle étape dans ce dossier
impliquant les autorités judiciaires haïtiennes, dominicaines et
françaises. Le chef de gang de Belekou, auteur présumé de
nombreuses exactions, meurtres, viols et vols, dans la région
métropolitaine entre 2004 et 2006, échappe pour l'instant à la
justice haïtienne. Cette situation est qualifiée de décevante
par Yolène Gilles, responsable du Réseau National de Défense des
Droits Humains (RNDDH) rappelant que les victimes ont droit à la
justice. Les autorités judicaires françaises aurait bénéficié de
la lenteur du gouvernement haïtien à formuler une demande
d'extradition en bonne et due forme. M. Duclonas sera jugé en
France pour l'enlèvement et le meurtre du consul honoraire
français, Paul Henry Maural en 2005. Le président de la
commission Nationale de Désarmement Démantèlement et Réinsertion
(CNDDR), Alix Fils Aimé, se réjouit de la comparution prochaine
de M. Duclonas par devant la justice. Il considère la capture du
chef de gang de Belekou comme un signal prouvant qu'il n'y a
plus de refuge pour les criminels. Interrogé par radio Métropole,
M. Fils Aimé a rejeté les rumeurs faisant état de connivence
entre des officiels haïtiens et M. Duclonas. Assurant que ce
dernier n'avait à aucun moment bénéficier d'une quelconque
protection, le président de la CNDDR révèle que l'un des
passeports de Duclonas avait été délivré en 2005 sous le
gouvernement de Gérard Latortue. Contrairement aux autres chefs
de gang de Cité Soleil, Amaral Duclonas avait pu s'enfuir de son
fief de Belekou et prendre refuge en République Dominicaine. Il
avait été appréhendé en septembre 2009.
DANS L'INTERNATIONAL
RENCONTRE OBAMA DALAI LAMA. PROBLEME AVEC LA CHINE.
Pékin a mis en garde la Maison Blanche au sujet de la
rencontre entre Barack Obama et le Dalaï Lama. Le leader
spirituel des Tibétains se rend le 16 février à Washington pour
une visite de 10 jours. Une mise en garde qui survient alors que
les incidents se multiplient entre les deux pays.
Pékin n’a jamais tergiversé sur la question tibétaine. A cet
égard, les critiques sont devenues rituelles. A chaque fois que
le Dalaï Lama pointe son nez aux Etats-Unis, le même
avertissement revient quasiment mot pour mot. C’était déjà le
cas lors de la remise de la médaille du Congrès au chef
spirituel des bouddhistes tibétains le 17 octobre 2007. La Chine
s’était alors fâchée tout rouge contre George Bush. Ce geste
constitue, disait alors Pékin, une « ingérence dans les affaires
intérieures chinoises » et risque de « saper gravement » les
relations bilatérales.
La même rhétorique a donc été resservie ce mardi 2 février
2010. Le régime communiste a mis en garde Washington contre une
éventuelle rencontre entre Barack Obama et le Dalaï Lama
estimant qu’elle « minerait sérieusement les fondations
politiques des relations » les relations Chine-Etats-Unis. Un
porte-parole de la Maison Blanche a fait savoir un peu plus tard
que le président américain allait bien rencontrer le Dalaï Lama.
Cette nouvelle injonction chinoise intervient alors que le
leader tibétain se rend, donc, aux Etats-Unis le 16 février
prochain pour une visite de dix jours. L’entretien avec le
président américain a donc été confirmé mais celui-ci verra le
Dalaï Lama « au moment opportun », a indiqué la Maison Blanche
comme l’ont fait d’ailleurs les prédécesseurs de l’actuel
président américain. Barack Obama recevra-t-il un autre
Prix Nobel de la paix ? C’est en tout cas ce que laisse entendre
le premier concerné : « Je pense que la rencontre avec le
président américain aura lieu, sans doute au début de
l’année prochaine », confiait la grande figure de l’opposition
tibétaine depuis son exil de Darhamsala le 20 octobre dernier.
Les représentants du Dalaï Lama l’avaient fait savoir dans la
journée : ils ont demandé la semaine dernière au gouvernement
chinois de mettre fin à ses accusations « sans fondements »
contre le chef spirituel des Tibétains en exil, qualifié par
Pékin de séparatiste.
Cette nouvelle passe d’armes arrive de plus dans une période
de grande turbulence . Le contrat d’armement de 6,4 milliards de
dollars signé la semaine dernière entre le Pentagone et Taiwan a
ulcéré Pékin. Les missiles antimissiles Patriot, les navires
chasseurs de mines sous-marines et les hélicoptères Black Hawk
promis à Taipei sont restés « en travers de la gorge » des
autorités communistes qui ont immédiatement suspendu leurs
échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé, en termes à
peine voilés, des sanctions contre les entreprises américaines
présentes sur le marché chinois. Là encore, la rhétorique n’est
pas nouvelle, mais jusqu’à présent et contrairement aux firmes
européennes, les intérêts économiques des Etats-Unis n’avaient
jamais été menacés de façon aussi directe. Boeing a senti passer
le vent du boulet. « C’est une affaire entre gouvernements
Ce genre de vente est intergouvernementale, nous n’avons aucune
prise sur elle », a affirmé l’un des porte-parole du
constructeur aéronautique américain et premier avionneur en
Chine.
WASHINGTON RUSSIE DANS UN ACCORD DE PRINCIPE.
Les Etats-Unis et la Russie sont parvenus à un accord de
principe en vue d'un traité de désarmement nucléaire pouvant
accéder à l’accord Start ( Strategic Arms Limitation Talks).La
Maison Blanche avait déjà indiqué la semaine dernière que les
négociations étaient presque terminées. Le Wall Street Journal
croit savoir, donc, que l’essentiel du document est déjà bouclé,
même si sa finalisation pourrait encore prendre entre quelques
jours et quelques semaines. Le futur traité permettrait donc
d’abaisser le nombre maximum de têtes nucléaires détenues par
chacune des deux armées de 2 200, comme prévu par l’accord Start
de 1991, à un peu plus de 1 500. Toujours d’après le quotidien
américain, c’est un voyage à Moscou du conseiller pour la
sécurité nationale de Barack Obama, le général James Jones, et
du chef d’état-major interarmes, l’amiral Mike Mullen, qui a
permis de débloquer les pourparlers, en réglant les questions
délicates de la vérification des opérations de démantèlement, et
des inspections sur les sites de production de missiles. Les
Etats-Unis organisent un sommet international sur la non-prolifération
nucléaire en avril 2010, à Washington. La Maison Blanche
aimerait, évidemment, pouvoir présenter un nouvel accord avec la
Russie, à cette occasion.
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LUANDA. DANS LE FOOTBALL, L'EGYPTE A GAGNE LA COUPE
D'AFRIQUE DES NATIONS.
L’Egypte a remporté sa septième Coupe d’Afrique des nations,
la troisième de suite, nouveaux records. Les Egyptiens ont battu
le Ghana 1-0 en finale de la CAN 2010, ce 31 janvier à Luanda,
grâce à un but tardif de Mohamed Nagy Gedo. L’expérience des
Pharaons a fait la différence face à des Black Stars pourtant
bien en place.
La scène est désormais familière. Des Egyptiens qui courent
sur la pelouse au coup de sifflet final. Des gestes de
remerciement envers Dieu. Le gardien de but Essam El Hadary qui
s’improvise funambule sur sa barre transversale. Et le capitaine
de l’équipe d’Egypte, Ahmed Hassan, élu meilleur joueur du
tournoi, qui brandit la Coupe d’Afrique des nations.
Après 1957, 1959, 1986, 1998, 2006 et 2008, les Pharaons ont
remporté leur septième CAN ce 31 janvier 2010, à Luanda, en
Angola. C'est leur troisième sacre d’affilée et un nouveau
record dans les annales du football africain même s’il a été
difficile à conquérir face à une équipe du Ghana accrocheuse. La
partie commence dans un stade du 11 novembre à moitié plein.
Milovan Rajevac et Hassan Shehata ont reconduit les équipes
habituelles. A la nuance près que l’Egypte ne peut compter sur
Mohamed Fatallah, suspendu. Le début de rencontre est à
l’avantage d’une équipe ghanéenne bien en place, agressive et
pressant haut. Les Pharaons ne peuvent développer leur jeu
rapide fait de redoublements de passes. Réduit à l’impuissance,
Ahmed Hassan tente sa chance des 30 mètres à deux reprises mais
ses tentatives passent au-dessus (13e puis 17e). Mohamed Zidan,
lui, frappe de peu à côté (26e). Le tir de Kwadwo Asamoah était
cadré mais a fini dans les gants d’Essam El Hadary. Les Black
Stars ont tout de même du mal à être dangereux en phase
offensive. Face au Nigéria, les Ghanéens avaient fait la
différence sur coup de pied arrêté. Asamoah Gyan tente donc sa
chance sur coup franc mais El Hadary dévie le ballon en corner
(53e). Les initiatives manquent singulièrement d’imagination et
il faut un numéro de Kwadwo Asamoah pour animer un stade
désormais plein (67e). Celui-ci s’embrase quand Gyan expédie une
frappe enroulée pourtant trop enlevée (75e) ou un coup franc
boxé par le portier égyptien (79e). Les Etoiles noires
accentuent leur pression sur la cage adverse. Une interception
de Gyan permet à Ayew de déborder et de centrer mais Kwadwo
Asamoah est trop court (80e). Tout le contraire de Mohamed Nagy
Gedo, entré à la 70e minute. Sur un une-deux avec Mohamed Zidan,
l’attaquant d’Al Itthiad déborde et croise bien son tir : 1-0
(85e). Malgré une résistance héroïque, les protégés de Rajevac
cèdent. L’expérience des grands rendez-vous et la vista de Gedo,
meilleur scoreur de cette CAN 2010 avec 5 buts, ont fait la
différence. L'Egypte reste maîtresse du continent.
NOUVEAU PRESIDENT DE L'UNION AFRICAINE: BINGU WA MUTHARIKA
DU MALAWI
La cérémonie a débuté par un hommage au président de
la Commission, Jean Ping, aux 170 000 morts du tremblement de
terre survenu en Haïti le 12 janvier dernier.
Le quatorzième sommet de l’Union africaine s’est ouvert
ce 31 janvier à Addis-Abeba et le président du Malawi, Bingu wa
Mutharika, a été désigné pour présider l’organisation pendant
les douze prochains mois. Dès l’ouverture des travaux, il a
fallu régler le problème du choix de la prochaine présidence
tournante de l’organisation.
Le Libyen Mouammar Kadhafi voulait rempiler un an de plus. Or,
le principe d’une rotation régionale veut que ce soit le tour
d’un chef d’Etat d’Afrique australe. La décision a finalement
été prise : c’est Bingu wa Mutharika qui présidera
l’organisation pendant un an. Par ailleurs, la
Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika va diriger pendant
un an l’Union africaine. Le suspens aura duré toute la matinée.
Les pays d’Afrique australe, tous unis derrière leur candidat,
ont été déterminés à barrer la route à un nouveau mandat pour la
Libye. Les membres de le la SADC, Communauté de développement
d'Afrique australe, avaient même menacé de recourir au vote si
un consensus ne se dégageait pas en faveur de leur candidat.
Alors malgré de multiples pressions, il faut constater que la
diplomatie libyenne a donc échoué. Le colonel Kadhafi a reconnu,
sa défaite avec une certaine amertume : « Si j’avais su l’année
dernière ce qu’était cette fonction de président de l’Union
africaine, j’aurais refusé », a-t-il déclaré juste avant de
passer le flambeau à son successeur. Et puis juste avant de
quitter ses fonctions, le colonel Kadhafi a aussi profité de
l’occasion pour régler quelques comptes avec la commission de
l’Union africaine : « Des décisions ont été prises cette année
par la commission sans que le président de l’Union ne soit au
courant », a regretté le guide libyen. Et puis Mouammar Kadhafi
a terminé en ces termes : « Cette position de président de
l’Union africaine n’a pas beaucoup de sens à l’heure actuelle ».
ARMEE USA SUSPEND SES VOLS D'EVACUATION DES BLESSES
HAITIENS.
L'armée américaine a suspendu ses vols d'évacuation d'Haïtiens
grièvement blessés lors du séisme du 12 janvier en attendant une
décision sur la prise en charge financière de leurs soins.
Certains Etats, comme la Floride (sud-est), refusent de prendre
en charge les coûts engendrés par les soins offerts aux Haïtiens
et demandent au gouvernement fédéral de prendre en charge une
partie de ces coûts.
L’affaire est partie d’une lettre, envoyée par le gouverneur
de Floride à Kathleen Sebelius, la ministre de la Santé du
gouvernement fédéral, lettre dans laquelle le gouverneur
demandait qui allait payer pour les soins médicaux prodigués aux
blessés haïtiens évacués de Port-au-Prince. Depuis le
tremblement de terre plus de 400 personnes ont bénéficié d’une
évacuation sanitaire vers la Floride, d’autres ont été
transportées vers d’autres Etats. Il s’agit de personnes très
grièvement blessées, des grands brûlés, des patients souffrant
d’atteintes à la colonne vertébrale. Les hôpitaux du Sud de la
Floride, affirme le gouverneur, sont désormais à la limite de
leur capacité, et il s’inquiète de projets qui viseraient à
évacuer entre 30 et 50 personnes par jour dans un proche avenir.
On ne connaît pas le montant de la facture, mais étant donné les
coûts exorbitants des soins de santé aux Etats-Unis, elle
pourrait atteindre plusieurs millions de dollars. La Floride
demande donc officiellement à l’Etat fédéral de prendre en
charge une partie des coûts. En attendant que la situation se
clarifie, le Pentagone a donc annoncé la suspension des
évacuations sanitaires, arguant du fait que plusieurs Etats
refusaient désormais d’accueillir les blessés.
LYBIE. UN DES DEUX SUISSES CONDAMNES POUR SEJOUR ILLEGAL
LIBERE.
C'est peut-être un signe d'espoir pour les 2 hommes
d'affaires suisses retenus en Libye depuis plus de 500 jours.
Rachid Hamdani a été innocenté en appel. Une décision de bon
augure pour Max Göldi également poursuivi. Les 2 hommes sont
retenus en Libye depuis juillet 2008, peu de temps après
l'arrestation, en Suisse, du fils Kadhafi. En novembre dernier,
ils ont été condamnés tous deux à seize mois de prison ferme
pour séjour illégal en Libye. Pour Rachid Hamdani, le verdict
d'acquittement dans ce premier procès est certes un soulagement,
mais d'autres décisions de justice sont attendues. Jeudi
prochain, la cour d'appel de Tripoli doit confirmer ou infirmer
la peine infligée à son compatriote, Max Göldi, pour défaut de
visa. En outre, Les deux hommes d'affaires suisses sont
également accusés d'exercice illégal d'activités économiques. Ce
procès est en cours et le jugement est attendu dimanche prochain.
Pour la porte-parole d'Amnesty International, il convient donc
de rester prudent. Manon Schick : « C’est une première étape
très positive puisque Rachid Hamdani avait été condamné en
première instance à seize mois de prison et à une amende pour un
prétendu problème de visa. Et aujourd’hui (le 31 janvier 2010),
il est acquitté de cette accusation. Donc c’est un jugement qui
correspond à ce que réclamait Amnesty International.
Le deuxième Suisse, Max Göldi attend lui aussi la décision
sur son appel. Ca devrait tomber normalement ce jeudi. On espère
bien sûr que le verdict va aller dans le même sens que pour le
premier homme d’affaires suisse et qu’il soit lui aussi acquitté.
Mais on ne peut pas crier victoire. Ils sont encore accusés
d’activité économique illégale. L’autre procès est encore en
cours et le verdict devrait, lui, tomber le week-end prochain.
Malheureusement, ça fait effectivement plus de cinq cent
cinquante jours maintenant qu’ils sont retenus en Libye. Il y
avait déjà eu des premiers signes d’espoir à différents moments
sur ces deux dernières années. On avait dû vite déchanter. Donc
ne nous réjouissons pas trop vite non plus. C’est une étape
extrêmement positive, mais il faut qu’elle soit suivie d’autres
engagements concrets de la part de la justice libyenne, sinon
cette affaire ne sera jamais résolue ». En attendant, Rachid
Hamdani et Max Göldi ont pu retourner à l'ambassade de Suisse à
Tripoli, là où ils restent assignés à résidence.
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NOUVELLES D'HAITI
MONTREAL, CANADA. CONFERENCE DES PAYS AMIS D'HAITI
Une conférence des «pays amis» d'Haïti s’est tenue le 25
janvier 2010 à Montréal (Canada). Les participants y ont affirmé
la nécessité pour Haïti d’assumer le leadership de la
reconstruction mais n’ont pu établir de façon précise le coût de
la reconstruction. Rendez-vous est pris en mars pour une
nouvelle réunion, au siège des Nations unies, à l'invitation du
gouvernement américain. Les pays réunis à Montréal ont réaffirmé
haut et fort leur confiance en la capacité du gouvernement
haïtien à assumer la reconstruction du pays avec l’aide de la
communauté internationale.
Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, a fait
remarquer que c’était une des leçons du tsunami de décembre 2004
en Indonésie : combien il était important de s’appuyer sur des
gouvernements locaux pour aider un pays à se reconstruire. Pour
elle comme pour les autres ministres des Affaires étrangères
présents à la conférence, le pouvoir à Port-au-Prince doit être
considéré comme un partenaire et non comme un assisté. Une
volonté qui satisfait le Premier ministre haïtien, Jean-Max
Bellerive, qui n’a cessé de répéter tout au long de la
conférence que son gouvernement était au travail et qu’il
appartenait aux Haïtiens de définir la liste des priorités pour
le futur. Il espère que l’élan de solidarité suscité par le
séisme permettra de bâtir un nouvel Haïti qui pourra bientôt se
prendre en mains et ne pas toujours dépendre de l’aide
extérieure.
Pour l’instant, personne ne se risque à avancer un chiffre
pour la somme qu’il faudra avancer pour la reconstruction
d'Haïti. Les organisations internationales commencent tout juste
à faire le bilan des destructions : infrastructures, bâtiments,
secteurs économiques mis à mal par le tremblement de terre. Ces
chiffres seront peut-être disponibles pour la prochaine
conférence qui aura lieu en mars au siège des Nations unies à
New York. Les pays donateurs travailleront sur un plan de
reconstruction. D’ici là l’aide d’urgence continue à les
mobiliser et tous semblent prêts à continuer à coopérer pour
aider les Haïtiens à faire face à la crise.
A Port-au-Prince: l'urgence de reloger les sinistrés De jour
en jour, les conditions de vie se dégradent pour les sinistrés
de Port-au-Prince. Selon les autorités haïtiennes, il y a donc
urgence à reloger les sans-abris. La solution envisagée : des
campements collectifs qui seraient installés aux abords de la
capitale. Pour y parvenir, le gouvernement réclame 200 000
tentes à la communauté internationale. « 200 000 tentes de bonne
qualité, ça ne se trouve pas n’importe où. Il faut donc une
mobilisation internationale. C’est la priorité, il faut pouvoir
trouver un abri à plus de deux millions de personnes qui,
aujourd’hui, sont menacées par toutes les intempéries »,
explique Michel Chancy, secrétaire d’Etat à l’Agriculture en
charge de l’aide humanitaire au sein du gouvernement haïtien.
Parmi les sinistrés, la plupart souhaitent trouver de meilleures
conditions de vie, mais certains refusent l’idée de sortir de
Port-au-Prince et surtout de quitter leur quartier d’origine. «
C’est ici que ma famille habite, explique l’un d’entre eux. On
ne peut pas aller ailleurs. Si on ne nous propose pas de
meilleures conditions de logement, nous préférons rester ici.
Pour mener à bien le relogement des sinistrés, il faudra donc
les convaincre de quitter le centre ville. Le temps presse. La
saison des pluies approche. Et dans six mois ce sont les
ouragans qui menaceront les sinistrés haïtiens.
FORCE EUROPEENNE POUR HAITI.
Après la polémique sur l’intervention tardive de l’UE en
Haïti, les 27 tentent de reprendre la main. Lors d’une réunion
des ministres des Affaires étrangères, ce lundi 25 janvier à
Bruxelles, ils ont décidé d’envoyer 350 gendarmes et policiers
afin d’aider à la distribution de l’aide après le séisme du 12
janvier. Les Américains, eux, sont déjà sur place avec près de
20.000 soldats.
Même si l’effort financier de l’UE avec 430 millions
d’euros dépasse largement les promesses des Etats-Unis,
les critiques s’étaient multipliées ces derniers jours sur le
manque de visibilité des 27 pour venir en aide aux victimes du
séisme. Catherine Ashton, la nouvelle représentante de l’UE pour
la politique étrangère, s’est vue accusée d’être restée trop en
retrait après la catastrophe en Haïti et de ne pas avoir pris la
mesure du drame. «On va essayer de mieux faire », a lancé le
secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Pierre
Lellouche peu avant la réunion ministérielle à Bruxelles. Les
députés européens ne s’étaient pas montrés plus tendres, parlant
de « retards à l’allumage ». Finalement, ce sera à la Force de
gendarmerie européenne, basée en Italie, de fournir le gros de
l’effort pour protéger les couloirs humanitaires et assurer la
sécurité des convois d’aide. La France et l’Italie sont prêtes à
envoyer chacune environ une centaine de gendarmes, les Pays-Bas
y participeront avec une soixantaine. D’autres pays – l’Espagne,
le Portugal et la Roumanie – ont aussi signalé leur volonté de
contribuer à cette mission européenne. C’est ainsi que l’UE
réagit – près de deux semaines après la catastrophe - à une
requête de l’ONU visant à renforcer la mission onusienne de la
Minustah en Haïti. Dimanche, 24 janvier, le nouveau chef de la
Minustah, Edmond Mulet, avait souligné les énormes besoins en
personnel, en soldats, en essence et en véhicules. Les 350
gendarmes et policiers européens travailleront sous ses ordres.
Il s’agit de « représenter l’Union européenne dans cette tâche
visant à garantir la sécurité et surtout l’arrivée de l’aide
d’urgence dont les Haïtiens ont besoin », selon le chef de la
diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, dont le pays
préside l’UE.
Si on en croit le président de la Fondation Robert Schuman,
il était grand temps pour les 27 de prendre les devants, bien
sûr pour venir en aide à la population haïtienne, mais aussi
pour des raisons plus politiques : «On voit une Haute
représentante, c'est-à-dire une ministre des Affaires étrangères,
Madame Ashton, qui continue à faire la fonctionnaire plutôt que
la responsable politique », a commenté Jean-Dominique Giuliani
lundi dans une interview sur RFI, «alors qu’il est clair qu’il y
avait une attente de l’opinion publique européenne de voir
l’Europe plus présente sur la scène internationale et plus
active au moment des grands évènements mondiaux ». Toutefois,
les moyens employés peuvent paraître dérisoires, si on les
compare avec les 20.000 soldats que les Américains ont dépêché
sur place. Londres a déjà exprimé ses doutes quant à l’utilité
de cette mission sous le drapeau européen : « Je ne suis pas sûr
que ce soit la bonne voie à emprunter », a affirmé lundi à
Bruxelles le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Chris
Bryant. L’Allemagne ne compte pas non plus envoyer de contingent
dans l’immédiat.
BRESIL.LES 10 ANS DU FORUM SOCIAL DANS LE SUD DU BRESIL
Une nouvelle édition du Forum social mondial s'est ouverte lundi
25 janvier 2010 dans le Sud du Brésil. La première édition
s'était tenue en 2001. C'est donc le dixième anniversaire de ce
forum altermondialiste placé sous le signe de la solidarité avec
Haïti. L'occasion de faire le bilan de dix années de luttes
anti-libérales. Une foule bruyante et joyeuse a traversé le
centre de Porto Alegre lundi 25 janvier 2010 au soir,
manifestation traditionnelle pour marquer l´ouverture du Forum
social mondial. Mais ce nouveau rendez-vous est résolument de
petite envergure, tourné vers la réflexion et le bilan de dix
années de lutte. Les altermondialistes n´avaient hier pas de
véritable slogan. Plus de Bush pour cible, pas d´Obama non plus.
Derrière les banderoles des mouvements syndicaux et des partis
politiques de gauche venait un grand drapeau d´Haïti. «Haïti,
urgence : de la nourriture pour ces gens» clamaient les
manifestants qui s´inquiètent du grand déploiement militaire sur
l´île. «Solidarité sans armes», lisait-on sur certains
tee-shirts. Dans la marche, beaucoup de jeunes et
d'universitaires qui n´étaient pas là en 2001 et semblent déjà
vouloir prendre le relais. Urani Flores, elle, se souvient bien
de son premier Forum social qu'elle évoque avec une certaine
nostalgie : «Je crois que c´était différent, qu´il y avait plus
d´énergie au début, plus de monde aussi, c´était mieux organisé,
il y avait plus de choses... La programmation est toujours
excellente, mais il y avait encore plus de choix. Je crois aussi
qu´il y avait plus de rêves ». Ces prochains jours, les
séminaires de réflexion alterneront avec des débats. Pour que
les Altermondialistes établissent le calendrier, de leurs
actions futures.
=========\
LONDRES. SUSPENSION DES VOLS DIRECTS ENTRE L'ANGLETERRE ET
YEMEN.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé
mercredi 20 janvier 2010, la suspension des vols directs entre
le Royaume-Uni et le Yémen, dans l'attente de nouvelles mesures
de sécurité après la tentative d'attentat contre un vol
Amsterdam-Detroit à Noël. La décision de suspendre indéfiniment
les deux vols directs qui relient Londres à Sanaa chaque semaine
paraît assez radicale. Mais à en croire le secrétaire d’Etat au
Moyen-Orient Ivan Lewis, le gouvernement détient « des
informations suggérant qu’il est pour le moment dans l’intérêt
des deux pays de suspendre ces liaisons ».En clair, les services
de renseignements craignent l’imminence d’une nouvelle attaque
après la tentative d’attentat le jour de Noël et les autorités
britanniques qui estiment que la sécurité à l’aéroport de Sanaa
n’est pas suffisante, travaillent avec le gouvernement yéménite
pour décider des mesures supplémentaires à mettre en place avant
que les vols puissent reprendre. De son côté le Premier ministre
Gordon Brown en a profité pour dévoiler une nouvelle batterie de
mesures pour renforcer la sécurité dans les aéroports
britanniques. Gordon Brown veut ainsi mettre en place pour la
première fois ici une « liste noire » des passagers indésirables
dans les avions. Il souhaite en outre établir une deuxième liste,
plus large, visant des passagers qui devront faire l'objet de
contrôles de sécurité renforcés avant de prendre un vol à
destination du Royaume-Uni. Enfin, le chef du gouvernement
britannique a confirmé que les premiers scanners corporels
seraient mis en service la semaine prochaine dans plusieurs
aéroports, à commencer par London-Heathrow, l’un des plus
fréquentés au monde.
GUINEE. MOOUSSA DADIS CAMARA APPELLE AU CALME.
Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara a pris
la parole dimanche 17 janvier 2010 depuis le Burkina Faso, où il
est en convalescence. C'est la première fois qu'il s'exprime en
public depuis la tentative d'assassinat dont il a été victime.
Une déclaration qui vise à calmer le jeu notamment dans les
rangs de ses partisans. Dans sa première déclaration depuis la
tentative d’assassinat le 3 décembre 2009, le chef de la junte
guinéenne Moussa Dadis Camara a apporté dimanche 17 janvier
2010, depuis Ouagadougou, son soutien au futur gouvernement de
transition. Il a appelé les Guinéens à « apporter le soutien
nécessaire » au président de transition, le général Sékouba
Konaté et lancé un appel au calme. « J’ai accepté de signer en
toute conscience et en toute connaissance de cause la
déclaration d’Ouagadougou le 15 janvier 2010. Elle ne m’a pas
été imposée. Je vous déclare par ma voix que ma santé s’est
grandement améliorée et que ma vie est hors de danger. Mais pour
consolider cet état, j’ai besoin de repos, donc d’une
convalescence suivie, que je suis libre de passer où je voudrais.
Depuis que je suis arrivé ici à Ouagadougou, je sais que
beaucoup de gens ont pris d’assaut l’aéroport de Conakry et
certains les rues de la capitale, réclamant ainsi mon retour au
pays. Je vous comprends, je vous demande de regagner vos
domiciles dans le calme. Que Dieu bénisse notre pays. Je vous
remercie », a déclaré dimanche à Ougadougou Moussa Dadis Camara.
Les deux candidats au poste de Premier ministre de transition en
Guinée, invités par le président de la transition, le général
Sékouba Konaté, à Ouagadougou samedi, ont refusé de s'y rendre.
Rabiatou Sérah Diallo avait déclaré : « On ne peut pas
transporter tous les petits problèmes à Ouagadougou. Que le
général Konaté revienne [à Conakry] et qu'on mette en œuvre les
accords ».
CHINE. MILLIERS DE CHINOIS OBLIGES DE DEMENAGER. BARRAGE
DES 3 GORGES.
C'est le plus grand barrage du monde. Le barrage des Trois-Gorges
en Chine est un projet pharaonique. Trop peut-être. En tout cas,
près de vingt ans après les premiers travaux, les difficultés se
sont accumulées et les autorités n’en finissent pas de déplacer
des populations. On annonce que 300 000 personnes
devraient être déplacées dans les mois à venir. C’est le chiffre
qui est donné ce vendredi matin dans le China Daily, le
principal quotidien en langue anglaise. Il faut savoir que ce
projet titanesque a déjà provoqué l’exil forcé de près d’un
million et demi de personnes, selon les chiffres officiels. Mais
on laisse entendre aussi que quatre million de riverains du
Yangtsé ont été plus ou moins vivement incités à déménager. Des
départs, volontaires ou non, imposés par des contraintes et des
difficultés imprévues. Cette dernière vague de départs est
destinée à faire face au problème de pollution des eaux,
engendrée par la proximité des habitations. C’est la raison
officielle. Mais on évoque aussi le risque de glissement de
terrain, à la suite de la récente montée du niveau des eaux dans
le réservoir des Trois-Gorges qui contient environ 40 milliards
de mètres cubes d’eau. Vingt ans après sa mise en chantier le
barrage est opérationnel, il produit d’importantes quantités
d’électricité. Mais à coté de cela, plus d’une centaine de
localités ont été englouties. Les problèmes de pollution
s’accumulent. Et le coût de l’opération n’en finit pas de
grossir. De 5 milliards d’euros prévus à l’origine, il serait
déjà passé à 25 milliards d’euros. Et l’indemnisation des
nouvelles populations déplacées va encore alourdir cette
facture.
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NIGER. PROTESTATION CONTRE L'ABSENCE DU PRESIDENT YAR ADUA.
L'écrivain nigérian et prix Nobel de littérature, Wole
Soyinka, doit conduire ce mardi 12 janvier à Abuja une marche de
protestation contre l'absence prolongée du président Umaru
Yar'Ardua, hospitalisé depuis près de deux mois en Arabie
Saoudite. De plus en plus de voix s'élèvent pour demander que le
vice-président Jonathan Goodluck assure l'intérim. Les députés
doivent débattre mardi de cette crise institutionnelle. « Assez,
c'est assez ! », tel est le message de la manifestation que
conduira entre autres à Abuja le prix Nobel de littérature Wole
Soyinka, mardi 11 janvier 2010. Les organisateurs exigent des
informations sur la santé du président. Un vrai mystère depuis
près de deux mois. L'ambassadeur nigérian en Arabie Saoudite
assurait la semaine dernière que le président Umaru Yar’Adua
était en bonne santé, qu'il pouvait s'asseoir, manger, marcher.
Mais les Nigérians n'ont vu aucune image de leur président, ni
ne l'ont entendu depuis qu'il est parti se faire soigner à
Djeddah. Ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer le vide à
la tête de l'Etat. Les parlementaires en débattront mardi à
l'ouverture de leur session. Leurs résolutions ne sont que
consultatives, mais elles pourraient faire monter la pression.
D'après la Constitution nigériane, pour que le chef de l'Etat
soit déclaré inapte à exercer le pouvoir, il faut que les deux
tiers des ministres en conviennent, et qu'un comité d'experts
médicaux fasse rapport auprès des présidents des deux assemblées.
Sans aller jusque-là, certains invoquent une procédure plus
simple, permettant au président de déléguer par écrit ses
pouvoirs à son vice-président quand il est temporairement
incapable de les exercer lui-même. C'est ce qui est réclamé dans
trois requêtes déposées devant la Haute cour fédérale d'Abuja au
nom de l'Association des avocats du Nigéria notamment. Elles
seront examinées jeudi 14 janvier.
KIGALI. EXTREMISTES HUTUS ET ATTENTAT CONTRE L'AVION
DU PRESIDENT.
Le rapport d'enquête rwandais sur l'attentat contre l'avion
du président Habyarimana, le 6 avril 1994, considéré comme le
déclencheur du génocide, a été rendu public lundi 11 janvier
2010. Après presque deux ans de travail et l'audition de 557
témoins, les 7 enquêteurs rwandais ont conclu à l'implication
d'extrémistes hutus et dédouanent le Front patriotique rwandais.
Une conclusion en totale contradiction avec les conclusions de
l'enquête française du juge Bruguière qui avait lui mis en cause
la rébellion du FPR de Paul Kagamé, aujourd'hui chef de l'Etat.
De l'avis du comité rwandais, le Falcon 50 du président
Habyarimana a été abattu à partir du domaine militaire de
Kanombe, une zone proche de l'aéroport. Pour contredire
l'hypothèse du juge Bruguière, le rapport s'appuie sur une
expertise balistique britannique et sur des témoins directs. Les
enquêteurs rwandais assurent que les rebelles du FPR n'auraient
pas pu s'infiltrer à cet endroit.et démontrent que l'attentat ne
peut être que l'œuvre d'éléments radicaux des forces armées
rwandaises. Les FAR possédaient des missiles, dit aussi le
rapport, contrairement aux conclusions du juge français. Le
texte cite le nom de plusieurs extrémistes dont celui de
Theoneste Bagosora, - condamné à perpétuité par le TPIR pour son
rôle-clé dans le génocide - mais ne s'avance pas sur l'identité
des auteurs du tir du missile. Le mobile de l'attentat est clair,
selon le comité : les extrémistes hutus ont voulu couper court à
l'ouverture politique engagée par le président Habyarimana qui
venait de signer un accord avec le FPR de Paul Kagamé, un ennemi
avec lequel ils n'imaginaient pas partager la scène politique et
militaire. L'Etat français n'est pas mis en cause directement
par le comité rwandais. Le rapport Mutsinzi critique cependant
le travail du juge français Jean-Louis Bruguière et dénonce la
faiblesse des preuves de la mission d'information parlementaire
française. Le comité pointe aussi le comportement troublant de
certains militaires français en poste au Rwanda à l'époque.
DANS LE FOOT, LA COTE D'IVOIRE EN ECHEC.
Dans le seul match du groupe B pour cette première journée
de la CAN (Ghana-Togo a été annulé), la Côte d'Ivoire et le
Burkina Faso ont fait match nul (0-0). A Cabinda, les Eléphants
ont nettement dominé, sans réussir à débloquer la situation. «Normalement
je suis déçu. Ce n’est pas que mon équipe a fait un mauvais
match, elle a fait un bon match». Ce sont les premiers mots de
l’entraineur des Eléphants de Côte d’Ivoire, Vahid Halilhodzic.
Aux côtés de Kolo Touré, le sélectionneur ivoirien a réaffirmé
que son équipe «est capable de faire de mieux». Il avait donc
raison, la veille, de se méfier des Etalons du Burkina Faso.
Le premier match de la CAN 2010 du groupe B au le stade Chiazi
de Cabinda n’a pas été à la hauteur de ce que le public et les
spécialistes du football en attendaient. La rencontre a été
presque terne, hormis quelques moments d’accélérations des deux
équipes. Les Ivoiriens ont dominé la première période. A la
reprise, les Burkinabés sont revenus dans le match, avant une
baisse de régime pendant les dernières minutes du match. Dès le
début, à la 4ème minute, le capitaine des Eléphants s’écroule
dans la surface de réparation après un contact avec le défenseur
Burkinabè Paul Keba Koulibaly. Didier Drogba réclame un penalty
que l’arbitre ne siffle pas. Le premier tir dangereux de la Côte
d’Ivoire intervient à la 8ème minute. Tout au long de la
première période, Didier Drogba et Bakary Koné ont tenté
plusieurs fois de s’infiltrer dans la défense de l’équipe
adverse, sans réussir à véritablement inquiéter Daouda Diakité,
le gardien du 11 burkinabè. Beaucoup de fautes ont été commises
sur les attaquants ivoiriens. Mais les stars n’ont pas réussi à
bien exploiter ces coups de pied arrêtés. Ni d’ailleurs les
nombreux corners qu’ils se sont procurés. Cinq minutes avant la
pause, c’était au tour des attaquants burkinabés de s’illustrer.
Mais leur infiltration dans la défense ivoirienne n’a rien donné.
Une phase de match immédiatement suivie d’une remontée du ballon
par les Ivoiriens, le gardien burkinabé sauve son équipe par une
parade sur un ballon qui allait droit aux buts. Dès
le début de la seconde période, le Burkina Faso revient dans le
match. A la 66ème minute, le gardien ivoirien, Boubacar Barry,
sauve de justesse son équipe en arrêtant un coup franc bien tiré.
Dans les dix dernières minutes, les Ivoiriens montrent leur
ambition de gagner. Aruna Dindane, entré en cours de jeu, ajuste
un tir bien cadré à la 88ème minute. Le gardien burkinabé le
détourne en corner. Une minute après, un autre remplaçant, mais
de l’équipe adverse, manque de peu de s’illustrer. Wilfried
Benjamin Balima récupère un ballon presque au centre du terrain,
il le remonte sur le flanc gauche, mais il dévisse son tir du
pied gauche. Le ballon sort très loin des cages adverses. Les
Etalons ont réussi à arracher un match nul aux Eléphants.
CARACAS. HUGO CHAVEZ MENACE LES SPECULATEURS APRES
LA DEVALUATION.
Pour lutter contre l’inflation, le président vénézuélien
menace d’exproprier les commerçants tentés par la valse des
étiquettes. Une accélération de la hausse des prix se profile en
effet au Venezuela après la dévaluation de la monnaie locale
annoncée vendredi 8 janvier 2010 par Hugo Chavez. Depuis lundi
matin, le 11 janvier, la valeur du bolivar vénézuélien a été
divisée par deux par rapport au dollar. Cela signifie que le
prix des biens importés peut potentiellement doubler. Les
Vénézuéliens ont bien compris le danger et depuis l'annonce,
vendredi 8 janvier, de cette dévaluation surprise, ils se
précipitent dans les centres commerciaux pour acheter
téléviseurs et autres produits électroménagers, anticipant une
probable hausse des prix. Cet affolement ne plaît pas du tout à
Hugo Chavez. Pour tenter d’endiguer une flambée des prix, dans
un pays qui a déjà la plus forte inflation d'Amérique du Sud,
avec un taux de 25%, Hugo Chavez emploie la manière forte. Il a
lancé dimanche 10 janvier, dans son émission télévisée
dominicale « Alo Presidente », un appel à la délation contre les
spéculateurs. Il a même demandé à l'armée de se tenir prête à
intervenir pour exproprier les chefs entreprises et les
commerçants qui s'essaieraient à la valse des étiquettes. « Je
veux que la Garde nationale aille dans la rue avec les gens pour
combattre la spéculation et dénoncer publiquement les
spéculateurs » a lancé le président vénézuélien. « Il n'y a
aucune raison d'augmenter les prix » assène-t-il, contre toute
logique, alors même que son propre ministre des Finances a prévu
un surplus d'inflation de 3 à 5% en 2010. Les analystes
redoutent un impact beaucoup plus fort, dans un pays qui dépend
très largement des importations. La dévaluation du bolivar
apparaît comme un camouflet pour Hugo Chavez qui jurait qu’il ne
toucherait pas à la monnaie, malgré une surévaluation notoire,
qui entretenait un marché noir très actif pour les échanges de
devises. C'est d’ailleurs du bout des lèvres qu’il s’y est
résolu. L’annonce de l’« ajustement » - le président se refuse à
employer le mot dévaluation - a été faite presque en catimini
vendredi soir, pendant un match de base-ball. Après avoir
longtemps promis que la crise mondiale n’affecterait « pas un
cheveu » de l’économie vénézuélienne, le chef de l’Etat a donc
été rattrapé par la réalité. Avec une croissance en berne
(-2,9%) et des revenus pétroliers en baisse depuis la chute des
cours, le gouvernement a du mal à financer ses dépenses
publiques. Hugo Chavez dévalue le bolivar pour la première fois
depuis 2005 La dévaluation devrait logiquement renflouer les
caisses de l’Etat, en dopant les exportations d’or noir,
principale source de devises du pays qui est le premier
exportateur sud-américain. L’objectif est également de réduire
la dépendance de l’économie à l’égard du pétrole : la
dévaluation est censée encourager la production locale en
rendant les importations dissuasives. C’est ce qui explique
l’instauration d’un double taux de change. Pour les produits de
base (santé, alimentation), le bolivar s’échange désormais à
2,60 pour un dollar – contre 2,15 depuis 2005, soit une
dévaluation de 17%. Pour les biens non essentiels en revanche,
le taux est de 4,30 bolivars pour un dollar – soit une
dévaluation de 100%.
NOUVELLES DE L'ONU
Par Jacques Dusseck et Jean Jr. Joseph
PROTECTION DES ENFANTS D'HAITI CONTRE LE TRAFIC ET
L'ESCLAVAGE.
Le risque de voir des enfants haïtiens enlevés, vendus
ou réduits en esclavage, en raison de l'insécurité en Haïti, est
en augmentation, ont estimé mardi des expertes des droits de
l'homme des Nations Unies.
« La protection des enfants doit être au cœur de l'opération
de secours en Haïti », ont dit ces expertes indépendantes, qui
font rapport au Conseil des droits de l'homme sur les questions
de l'esclavage, de la vente, du trafic et de la violence contre
les enfants. « Les enfants non accompagnés sont particulièrement
vulnérables et il est essentiel, autant que possible,
d'enregistrer, de suivre à la trace et de réunir ces enfants
avec leurs familles », ont-elles insisté. « Durant les efforts
d'évacuation, il est impératif d'éviter toute séparation non
nécessaire qui placerait les enfants dans un risque plus grand,
aggraverait leur traumatisme et entraverait leur rétablissement
et leur réintégration ». Les expertes indépendantes ont salué la
mise en place par l'ONU d'un sous-groupe sur la protection de
l'enfant qui vise à mettre en place un système d'enregistrement
rapide des enfants non accompagnés, notamment de ceux qu'on
appelle les 'restaveks'. Le terme désigne un système haïtien
dans lequel les parents qui ne sont pas en mesure de subvenir
aux besoins de leurs enfants les envoient vivre avec des membres
de leur famille ou même des étrangers qui en prennent soin en
échange d'un travail. Ce système est susceptible de favoriser
l'exploitation et parfois l'esclavage de certains enfants. Les
expertes qui ont lancé ce crime d'alarme depuis Genève sont
Gulnara Shahinian, Rapporteuse spéciale sur les formes
contemporaines d'esclavage, Najat M'jid Maalla, Rapporteuse
spéciale sur la vente d'enfants, la prostitution des enfants et
la pornographie impliquant des enfants, Joy Ngozi Ezeilo,
Rapporteuse spéciale sur les droits fondamentaux des victimes de
la traite des êtres humains, en particulier les femmes et les
enfants, et Marta Santos Pais, Représentante spéciale du
Secrétaire général sur la violence contre les enfants. Le Haut
Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) et
le Comité d'experts sur les droits de l'enfant en Haïti ont tous
deux également souligné la nécessité essentielle de protéger les
enfants dans le chaos qui a suivi le tremblement de terre du 12
janvier, en particulier dans un contexte ou des membres de gangs
et d'autres criminels ont pu s'échapper de leurs prisons
détruites par le séisme.
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OMS A SALUE LA FONDATION BILL GATES POUR SA PROMESSE DE 10
MILLIARDS US.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué
vendredi les 10 milliards de dollars promis la Fondation Bill et
Melinda Gates au cours des dix prochaines années pour accélérer
les efforts mondiaux en matière de vaccins. « L'engagement de la
Fondation Gates à l'égard des vaccins est sans précédent, mais
il doit être associé à une action sans précédent. Il est
absolument crucial que les gouvernements et le secteur privé
développent leurs efforts pour fournir des vaccins permettant de
sauver la vie des enfants qui en ont le plus besoin », a dit la
Directrice générale de l'OMS, le Dr Margaret Chan. Les vaccins
et l'immunisation ont joué un rôle majeur depuis le siècle
dernier dans les gains en matière de santé. La variole a été
éradiquées la polio est le sur le point d'être éradiquée et plus
de 2 millions de morts sont évités chaque année. « En s'appuyant
sur ces succès, nous pouvons amener l'immunisation au prochain
niveau, avec l'utilisation généralisée de nouveaux vaccins
contre les principales maladies mortelles telles que la
pneumonie et la diarrhée », a dit le Dr Chan. « Deux millions de
morts d'enfants âgés de moins de cinq ans pourraient être
évitées d'ici 2015 grâce à l'usage généralisé de nouveaux
vaccins et à une augmentation de 10% de la vaccination dans le
monde ».
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SECRETAIRE GENERAL BAN KI-MOON A CONDAMNE LES ATTENTATS EN
IRAQ.
Ce 25 janvier 2010, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,
a vivement condamné lundi les trois attentats à la bombe qui ont
tué le même jour à Bagdad des dizaines de personnes et blessé
beaucoup d'autres. « Aucune cause ne justifie de telles attaques
contre des cibles civiles », a dit le porte-parole du Secrétaire
général, Martin Nesirky, dans une déclaration. Le Secrétaire
général a présenté ses plus profondes condoléances au
gouvernement iraquien et aux victimes de ces attentats, ainsi
qu'à leurs familles. M. Ban « appelle le peuple d'Iraq à reste
engagé sur la voie de la réconciliation malgré de telles
attaques, y compris en préparant les élections à venir », a dit
M. Nesirky. « Les Nations Unies restent déterminées à les aider
dans ce processus ». Selon la presse, les trois attentats à la
bombe, qui ont eu lieu quasi simultanément, ont visé trois
hôtels, l'Ishtar Sheraton, le Babylon Hotel et l'Hamra Hotel,
tuant au moins 36 personnes et en blessant 71 autres.
A MONTREAL, EDMOND MULLET INSISTE SUR LA COORDINATION DE
L'AIDE A HAITI.
Lors de la réunion ministérielle du 25 Janvier au Canada des donateurs sur
Haïti lundi à Montréal, le chef par intérim de la Mission des
Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Edmond
Mulet, a insisté sur le caractère crucial de la coordination
entre les différents acteurs humanitaires venus assister ce pays
frappé le 12 janvier par un séisme dévastateur. « Les Nations
Unies ont été chargées par le gouvernement d'Haïti de coordonner
la réponse massive au séisme. Nous nous sommes engagés à le
faire. Aujourd'hui j'offre un cadre pour cette coordination », a
dit M. Mulet aux participants de cette conférence réunissant des
représentants de 14 pays et de l'Union européenne. Selon lui,
cette coordination doit s'appuyer sur des mécanismes
opérationnels solides. « Trop souvent la coordination est une
aspiration qui commence et finit dans les halls de conférence »,
a-t-il ajouté. « Notre coordination doit être efficace, elle
doit être solide, elle doit être une réalité ». Le séisme du 12
janvier a ravagé la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Selon un
dernier bilan, plus de 112.500 personnes ont été tuées, 194.000
autres ont été blessées, un million d'Haïtiens sont sans-abri.
Les destructions et les besoins humanitaires sont énormes, a
rappelé M. Mulet. « Nous devons agir vite sachant que la saison
des ouragans est dans moins de six mois », a-t-il dit. Les
Nations Unies étaient également représentées à la réunion de
Montréal par l'Administratrice du Programme des Nations Unies
pour le développement (PNUD), Helen Clark, et le Secrétaire
général adjoint aux affaires humanitaires, John Holmes. « A
Montréal, il est important qu'il y ait un engagement financier
sur tous les aspects de l'appel de fonds d'urgence », a dit
Helen Clark, en faisant référence à l'appel de 575 millions de
dollars lancé par l'ONU le 15 janvier. De son côté, M. Holmes a
indiqué que l'appel de fonds avait été pourvu à hauteur de 47%
jusqu'à maintenant. « Cet appel sera révisé dans quelques
semaines pour refléter les besoins qui font actuellement l'objet
d'une évaluation systématique », a-t-il dit. Le Programme
alimentaire mondial (PAM) a indiqué qu'il avait distribué 2,6
millions de rations alimentaires, l'équivalent de près de 8
millions de repas, à près de 400.000 personnes. L'agence des
Nations Unies a pour objectif d'atteindre 100.000 personnes par
jour à mesure que ses opérations se renforcent. « Il s'agit de
l'une des opérations les plus complexes que le PAM ait jamais
lancé. L'entière chaîne de distribution d'Haïti a été dévastée
et l'opération du PAM est partie de zéro », a dit la directrice
exécutive du PAM, Josette Sheeran, lors d'une conférence de
presse lundi à New York. « Je pense qu’on aura besoin d’être là
plus longtemps et plus en profondeur, ce qui veut dire que les
gens auront besoin de plus nourriture pendant plus longtemps. La
situation est assez effroyable », a-t-elle ajouté. Selon elle,
la situation est plutôt difficile d’un point de vue logistique.
Le PAM tente d’établir des corridors sûrs pour la distribution
de nourriture à Port-au-Prince, a-t-elle précisé. Selon le
Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus
de 235.000 personnes ont quitté Port-au-Prince grâce aux
transports gratuitement mis à disposition par le gouvernement.
Le nombre de gens fuyant les villes pourrait atteindre le
chiffre d'un million, mettant sous pression des communautés
rurales déjà vulnérables, estime pour sa part l'Organisation des
Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
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BAN KI-MOON FACE A LA TRAGEDIE HAITIENNE:NOUS SURMONTRONS
CETTE TRAGEDIE.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit
persuadé que les Haïtiens, aidés par la communauté
internationale, surmonteront la tragédie causée par le séisme
qui a ravagé la semaine dernière Haïti, et a appelé les
bailleurs de fonds internationaux à soutenir les efforts de
reconstruction. « Toute la communauté internationale se tient
aux côtés du peuple haïtien. J'ai été impressionné par la
résistance et la détermination des dirigeants d'Haïti, le
Président Préval, le Premier ministre, et de la population qui
est unie. Ensemble, avec la communauté internationale, je suis
sûr que nous surmonterons cette tragédie », a dit M. Ban
mercredi soir lors d'un point de presse avant d'assister à une
messe en hommage aux victimes du séisme dans une église à New
York. L'ONU a indiqué jeudi que 61 employés des Nations Unies
sont décédés lors du séisme et que 180 sont toujours portés
disparus. A l'issue d'une réunion jeudi avec son Envoyé spécial
pour Haïti, l'ancien Président américain Bill Clinton, le
Secrétaire général a rappelé que les Nations Unies avaient trois
priorités : « Premièrement, continuer à fournir l'assistance
humanitaire avec des mécanismes efficaces, deuxièmement assurer
la sécurité et la stabilité, et troisièmement aider à la
reconstruction de l'économie haïtienne ». Concernant la décision
du Conseil de sécurité d'autoriser l'envoi de 3.500 casques
bleus supplémentaires, il a précisé que l'ONU avait reçu des
réponses positives d'Etats membres et qu'elle serait en mesure
de déployer ces renforts « assez rapidement ». S'agissant de la
reconstruction, il a dit qu'il allait envoyer l'Administratrice
du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),
Helen Clark, et le Secrétaire général adjoint aux affaires
humanitaires, John Holmes, à une réunion ministérielle sur Haïti
à Montréal le lundi 25 janvier. M. Ban a insisté sur la
nécessité de créer des emplois pour les Haïtiens et a appelé à
soutenir financièrement le projet du PNUD intitulé « Travail
contre rémunération ». M. Clinton a également jugé « important
de donner aux jeunes quelque chose de positif à faire ». «
Beaucoup de gens ont envie de participer à la reconstruction de
leur pays », a-t-il ajouté. Il a dit qu'il allait continuer à
rencontrer des investisseurs pour les encourager à investir en
Haïti sur le long terme. La Banque mondiale a exprimé son
soutien à l'allègement de la dette pour Haïti. Actuellement,
cette dette à son égard s'élève à 38 millions de dollars. « En
raison de la crise causée par le séisme, nous renonçons à tout
remboursement de cette dette pour les cinq prochaines années et
nous travaillons pour annuler les sommes qui restent dues », a
dit la Banque dans un communiqué. De son côté, John Holmes a
souligné jeudi la bonne coopération entre l'ONU et les pays
impliqués dans l'assistance humanitaire à Haïti, malgré les
problèmes logistiques. « C'est un effort international massif et
cela va continuer. Nous travaillons de manière très coopérative
et positive ensemble », a-t-il dit. L'appel de fonds de 575
millions de dollars lancé par les Nations Unies auprès des
bailleurs de fonds internationaux a été pour l'instant financé à
hauteur de 34% (195 millions de dollars ont été reçus et 112
millions ont été promis), a précisé le porte-parole du
Secrétaire général, Martin Nesirky. Ban Ki-moon estime que les
difficultés rencontrées les premiers jours après le séisme pour
acheminer l'aide internationale ont été en partie surmontées
grâce à des mécanismes efficaces. « Nous avons établi cinq
corridors terrestres. Nous avons amélioré les installations à
l'aéroport », a-t-il dit. « Les installations portuaires vont
être améliorées, et cela grâce au soutien du gouvernement des
Etats-Unis ». Selon le Bureau de la coordination des affaires
humanitaires (OCHA), 150 avions atterrissent désormais chaque
jour et le premier navire est arrivé à Port-au-Prince avec 123
tonnes d'aide, grâce aux travaux qui ont permis de rendre le
port opérationnel. Mercredi, le chef de la Mission des Nations
Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) par intérim,
Edmond Mulet, a rencontré des représentants du secteur privé
haïtien pour discuter comment la Mission pouvait aider ce
secteur à reprendre ses activités en protégeant certaines routes
et certaines rues et en patrouillant à proximité des
stations-service et des banques. La Mission s'est félicitée
jeudi de l'établissement d'un corridor humanitaire entre Saint-Domingue,
en République dominicaine, et Port-au-Prince, afin de permettre
l'accélération de la fourniture de l'aide. La Mission a
également remercié l'offre de la République dominicaine
d'envoyer une équipe de 150 militaires pour aider à protéger ce
corridor. De son côté, la directrice exécutive du Programme
alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, était jeudi à
Port-au-Prince pour évaluer la situation. Pour sa part,
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les soins
chirurgicaux sont la priorité en termes de santé, notamment le
traitement de blessures et la prévention du tétanos. Enfin, le
Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) est en train de
mettre en oeuvre une assistance en termes de nutrition pour les
enfants âgés de moins de deux. L'UNICEF s'efforce également
d'aider les enfants qui ont perdu leurs parents ou sont séparés
de leur famille. Des espaces sûrs pour les enfants de moins de
cinq ans seront disponibles d'ici la fin de la semaine, alors
qu'environ 1.000 enfants ont été identifiés.
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L'ONU A LANCÉ UN APPEL AU SOUDAN
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et son
représentant au Soudan ont profité du cinquième anniversaire de
l'accord de paix qui a mis un terme à deux décennies de guerre
civile au Soudan pour appeler les parties à redoubler d'efforts
vers la réconciliation et la réalisation des dispositions clés
prévues par cet accord. L'Accord global de paix de 2005 (CPA,
selon son acronyme en anglais) a été signé par le gouvernement
central de Khartoum et par l'Armée populaire de libération du
Soudan (SPLA), qui combattait en faveur de l'indépendance du sud
du pays. Il a mis un terme à l'un des conflits les plus
sanglants qu'ait connu l'Afrique. Au moins deux millions de
personnes ont perdu la vie, quatre millions ont été déplacées et
600.000 se sont réfugiées à l'étranger. « Ces cinq dernières
années, des progrès considérables ont été effectués dans la mise
en oeuvre du CPA et dans le renforcement de la relation entre
les deux parties à l'accord », a souligné samedi le porte-parole
du Secrétaire général. « Toutefois, a-t-il ajouté, la dernière
année du CPA sera pleine de défis, particulièrement avec la
préparation des élections par les parties et avec l'exercice du
droit à l'autodétermination du Sud-Soudan ». L'année 2010 est la
dernière année de la période transitoire prévue par l'Accord. La
délimitation des frontières et le processus de « Désarmement,
Démobilisation, Réintégration » (DDR) font partie des éléments
les plus cruciaux restants à mettre en oeuvre. Le porte-parole a
rappelé que ces défis impliquaient que les parties mettent en
place de manière urgente le cadre légal, politique et
institutionnel nécessaire pour la conduite de modes de scrutin
crédibles, libres et justes. Il est tout aussi important qu'ils
s'engagent dès à présent dans des discussions substantielles sur
l'après-référendum, quel qu'en soit le résultat. « De manière
plus fondamentale, les parties doivent oeuvrer à la
réconciliation », ajoute le communiqué. « Le peuple du Soudan a
vu les conséquences horribles de la guerre et a attendu les
bénéfices de la paix pendant plus de vingt ans. Si le CPA doit
apporter la paix, il exigera un engagement substantiellement
plus important par les parties avec le soutien de la communauté
internationale », indique encore le porte-parole. Celui-ci
souligne que la mise en oeuvre réussie de l'Accord global de
paix est l'une des priorités des Nations Unies cette année. La
Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS), forte de 10.000
employés militaires et civils, a été mise en place en 2005 afin
d'aider les parties à mettre en oeuvre le CPA. L'UNMIS s'est
inquiétée ce même samedi de la violence grandissante qui a
affecté le sud du pays ces deux dernières semaines et dans
lesquelles au moins 150 personnes auraient trouvé la mort, selon
un bilan officieux. Un nombre bien plus important – plusieurs
milliers de personnes, selon certaines sources - a été blessé et
déplacé. Ces violences ont notamment vu s'affronter des unités
de la SPLA à des éleveurs à la fin décembre et au début janvier.
En outre, des conflits tribaux liés au bétail ont fait plusieurs
dizaines de morts. Le Représentant spécial du Secrétaire général
au Soudan, Ashraf Qazi, a appelé dimanche le gouvernement du
Sud-Soudan à enquêter sur ces incidents et à redoubler d'efforts
pour parvenir à une réduction de la violence dans la région.
L'UNMIS pour sa part a entrepris de quadriller les secteurs où
ces violences ont eu lieu afin de diminuer la tension et de
permettre aux humanitaires de procéder à une évaluation de la
situation. M. Qazi souligne que « les deux parties signataires
vont affronter leur plus grand défi » en favorisant
l'instauration d'une confiance réciproque et en effectuant « des
compromis difficiles mais essentiels ». Ils devront aussi «
faire en sorte que les accords une fois conclus sont appliqués
».
GEORG CHARPENTIER NOMME REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT
POUR LE SOUDAN
Le Secrétaire général de l’ONU a nommé M. Georg Charpentier,
de la Finlande, Représentant spécial adjoint, Coordonnateur
humanitaire et Coordonnateur résident pour le Soudan. M.
Charpentier remplace Mme Ameerah Haq, qui a été nommée
Représentante spéciale du Secrétaire général pour le Timor-Leste.
Ban Ki-moon rend hommage au dévouement de Mme Haq pendant son
mandat à la Mission des Nations Unies au Soudan. M. Charpentier
apporte à ce poste la valeur ajoutée de son expérience dans les
domaines du développement et de l’humanitaire, en particulier
concernant les questions africaines. Membre du personnel des
Nations Unies depuis 1984, il était, avant cette nomination,
Représentant spécial adjoint et Coordonnateur humanitaire et
Coordonnateur résident pour la Côte d’Ivoire. Il a également
occupé ces fonctions au Burundi, en Éthiopie et en RDC. M.
Charpentier a en outre occupé les postes de Représentant
résident adjoint au Lesotho et à Sao Tomé et Principe et de
Représentant résident en Mauritanie. De 2002 à 2004, M.
Charpentier était le Directeur adjoint du réseau de savoirs sur
la prévention des crises et le relèvement du PNUD à Genève, où
il a participé à plusieurs missions inter institutions sur cette
question ainsi que sur le désarmement et la démobilisation en
Afrique. Il a aussi occupé des fonctions importantes au
Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre de la mise en
œuvre du Programme de restructuration du marché céréalier au
Mali. En 2006, M. Charpentier a conduit une mission de travail
chargée de préparer la création du Bureau intégré des Nations
Unies dans ce pays (BINUB). Titulaire d’un diplôme supérieur
d’économie obtenu à la « Swedish School of Economics University
» d’Helsinki, M. Georg Charpentier est né en 1956. Il est marié
et père de trois enfants.
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NOUVELLES D'HAITI
NOUVELLES INTERNATIONALES
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
NOUVELLES D'HAITI
ANNABI, LE CHEF CIVIL DE LA MINUSTAH PARLE DE LA
DEMOCRATIE EN HAITI.
La démocratie et la stabilité en Haïti dépendent, selon Hédi
Annabi, chef civil de la Minustah, des élections de 2010, de
l’institution du conseil supérieur du pouvoir judiciaire et de
la nomination du président de la Cour de cassation. Comme le
président haïtien dans son discours du 1e janvier dernier, le
représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Haïti
pose comme condition de base à la stabilité en Haïti la tenue
dans de bonnes conditions des élections législatives et
présidentielles de cette année. La réussite des élections
permettrait au pays d’entrer dans un cercle vertueux où la
stabilité et le développement se renforceront mutuellement, a
soutenu Hédi Annabi. Leur échec contribuerait à aggraver la
méfiance et la suspicion et pourrait mettre en cause les progrès
accomplis au cours des 4 dernières années, a-t-il poursuivi. Des
progrès qui, reconnaît-il, ne suffisent pas pour améliorer dans
l’immédiat le sort des démunis. D’ailleurs de nombreux défis
devront être relevés au cours de l’année 2010 pour consolider
cette stabilité garant du développement économique et social
d’Haïti. Mais, ce sont des défis surmontables, croit-il, par le
dialogue et l’entente entre les Haïtiens. L’institution du
conseil supérieur de la justice et la nomination du président et
des juges de la Cour de cassation devront aussi consolider la
démocratie dans le pays parce que, défend-il, ces actes
témoigneront de la volonté des autorités de faire avancer le
processus de réforme et de renforcement de l’Etat de droit dans
le pays. L’expert indépendant des Droits de l’homme en Haïti,
Michel Forst avait affirmé avoir obtenu du président Préval, en
novembre dernier, la promesse dans un avenir proche de nommer le
président de la Cour de cassation. Une nomination qui attend
encore.
EXTRADITION D'AMARAL DUCLONA EN FRANCE SNAS IMPLICATION
D'HAITI.
Amaral Duclona a été extradé jeudi soir vers la France par
la République dominicaine. L’Etat haïtien n’a été nullement
impliqué dans le processus d’extradition, selon le ministre
chargé des relations avec le Parlement. L’Etat haïtien n’a été
nullement impliqué dans le processus d’extradition d’Amaral
Duclona vers la France, a indiqué le ministre chargé des
relations avec le Parlement, Joseph Jasmin. Amaral ayant été
arrêté en République dominicaine, il ne revenait pas à Haïti de
conduire le processus d’extradition mais plutôt au pays où il a
été appréhendé, a déclaré le ministre Jasmin pour répondre aux
reproches adressées à l’Etat haïtien de n’avoir rien fait pour
ramener M. Duclona en Haïti. « Les autorités haïtiennes sont
pour que justice soit rendue, mais il s’agit ici d’un problème
de droit international », a poursuivi M. Jasmin. Interrogé sur
les fracassantes révélations qu’aurait faites Amaral lors de sa
détention en République voisine et publiées dans l’hebdomadaire
Haïti Observateur, Joseph Jasmin répond qu’en matière de
Justice, il ne revient pas à la presse d’instruire un dossier
mais de laisser à la justice le soin de faire son travail. Le
RNDDH, Réseau National de Défense des Droits Humains, ainsi que
des juristes haïtiens ont dénoncé l’extradition française
d’Amaral Duclona qui, selon eux, devrait d’abord être extradé en
Haïti pour répondre de ses actes devant la justice haïtienne
pour les crimes qu’il a commis ici. Amaral Duclona, âgé de 31
ans, a été arrêté le 8 septembre 2009 en République dominicaine
lors d’un contrôle de routine de la police. L’ex-chef de gang de
Cité Soleil vivait depuis quelques temps en République voisine
où il s’était fait passer pour Berthon Jolicœur. Il persistait à
nier qu’il était Amaral, à tel point que le président Préval a
dû fournir des documents d’identité aux autorités dominicaines
pour prouver que l’individu arrêté en République voisine était
bien Duclona. Le 7 janvier 2010, l'homme a été remis enchaîné à
des policiers français venus le chercher à l’aéroport Las
Américas de Santo Domingo. L’ancienne terreur de Bélékou, à Cité
Soleil, sera jugée en France pour notamment l’assassinat en 2004
à Port-au-Prince d’Henri-Paul Mourral, consul honoraire français
au Cap-Haïtien.
MINISTRE DE LA CULTURE MARIE LAURENCE LASSEGUE A NEW YORK
La ministre de la Culture et de l'Information, Madame Marie
Laurence Jocelyn Lassègue est arrivée Jeudi soir à New York.
Durant son séjour, elle rencontrera le Samedi 9 Janvier de 3:00
heures à 6:00 heures de l'après midi les membres de la
prese et de la communaté Haitienne de New York et des environs
pour une causerie, au restaurant Haitien de Queens, Brasserie
Créole. Ses objectifs sont les suivants: Renouer les liens de
communication avec la communauté, jeter les bases d'une
collaboration plus fructueuse dans le domaine de la culture et
de la
communication et la présentation de sa feuille de route. Elle
profitera de son court séjour à New York pour rencontrer ses
parents et amis, les fonctionaires du Consulat Général et de la
Mission d'Haiti à l'ONU. Le public est invité ainsi que les
membres de la Presse Haitienne, selon un communiqué émis par le
Consulat Général d'Haiti en collaboration avec Mr. Jean D.
Vernet, Chargé de Mission au Ministère de la Culture et de la
Communication.
HAITI, MINUSTAH. CONFERENCE DE PRESSE DE MONSIEUR HEDI
ANNABI DE L'ONU.
Le Jeudi 7 Janvier, le Représentant Spécial du Secrétaire
Général de l'ONU, Mr. Annabi a été introduit à la Presse par le
Porte-Parole par intérim de la MINUSTAH, Mr.Vincenzo Pugliese
dont voici la teneur:
Chers amis de la presse,
Bonjour à tous et bienvenue à la première conférence de
presse de la MINUSTAH pour l’année 2010. Déjà, je vous souhaite
Bonne Année dans cette salle où nous avons toujours le plaisir
de vous accueillir et espérons vous revoir souvent.
Comme invité aujourd’hui, nous avons le Représentant spécial
du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la
MINUSTAH, M. Hédi Annabi, qui vous adressera ses propos à
l’occasion de la nouvelle année, en faisant un bilan de l’année
2009 et en dégageant des perspectives pour 2010.
Avant de passer la parole à M. Annabi, je vous demanderais de
bien vouloir éteindre vos téléphones portables.
M. Annabi, vous avez la parole.
INTERVENTION DU REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL,
HEDI ANNABI
1. Je voudrais tout d'abord, au seuil de cette nouvelle année
et de cette nouvelle décennie, vous présenter, chers amis de la
presse, mes meilleurs vœux. Je voudrais également adresser, à
travers vous, mes vœux les plus sincères à tous les Haïtiens et
à toutes les Haïtiennes et, en particulier, aux plus défavorisés.
J’espère de tout cœur que les conditions de vie des plus démunis
pourront s’améliorer au cours de l’année 2010.
2. Le début de l’année constitue un moment propice pour faire
le point sur le travail réalisé pendant les douze derniers mois.
Je dirai également quelques mots sur les perspectives d’avenir
et sur ce que nous espérons pouvoir accomplir au cours de cette
nouvelle année, en appui au travail de nos amis et partenaires
haïtiens.
3. Il y a un an, nous avions abordé l’année 2009 dans un
contexte national et international particulièrement difficile,
qui faisait craindre le pire. En effet, au mois de janvier 2009,
le pays tentait encore de se relever des conséquences tragiques
d’une série d’ouragans et de tempêtes tropicales qui l’avaient
frappé en août et septembre 2008. Des routes et des ponts
avaient été détruits par les inondations, des populations
sinistrées ou déplacées, et de très nombreux citoyens étaient
menacés d'une nouvelle détérioration de leurs conditions de vie,
déjà très difficiles.
4. Pourtant, l’année qui vient de s’écouler a été marquée par
des résultats relativement encourageants.
5. Sur le plan économique et social, Haïti a réussi, en dépit
d’une conjoncture nationale et internationale difficile, à
éviter la récession qui a affecté tant d’autres pays, et à
obtenir un taux de croissance de son Produit Intérieur Brut (PIB)
de près de 2,5 %- ce qui place Haïti, me dit-on, en deuxième
position par rapport à l’ensemble de la région. Haïti a
également obtenu, au cours de l’année 2009, un allègement de sa
dette de 1, 2 milliards de dollars vis-à-vis de ses partenaires
financiers internationaux et d’une annulation de ses dettes
vis-à-vis de certains de ses principaux partenaires bilatéraux.
6. Par ailleurs, l’année 2009 s’est traduite par une
augmentation substantielle de la production agricole, ce qui a
permis de commencer à réduire l’insécurité alimentaire. Le
Gouvernement a également poursuivi les efforts considérables
qu’il a entrepris pour améliorer les infrastructures, notamment
les routes et les ponts.
7. La nomination du Président Bill Clinton en mai 2009 comme
Envoyé spécial de l’ONU et le travail qu’il a entrepris, pour
changer l’image d’Haïti et convaincre les pays donateurs et les
investisseurs privés de faire un effort supplémentaire, a permis
de mettre en valeur le potentiel économique du pays. La présence
d’un nombre sans précédent d’investisseurs à Port-au-Prince, à
l’occasion de la réunion qu’il a organisée en collaboration avec
la Banque Interaméricaine de Développent (BID), au mois
d’octobre dernier, a également suscité un nouvel optimisme au
sujet de l’avenir d’Haïti. Nous avons d’ailleurs pu observer en
2009, la réalisation de nouveaux investissements dans divers
domaines.
8. Enfin, selon certaines prévisions, le taux de croissance
du PIB pourrait atteindre 3,5 à 4 % en 2010, et les perspectives
macro-économiques pour les années suivantes sont, en l’état
actuel des choses, plutôt bonnes, voire prometteuses. Cette
nouvelle décennie débute donc sur une note d’espoir, et elle
pourrait se traduire par un nouvel essor de l’économie haïtienne,
qui ne manquerait pas d’avoir des effets bénéfiques sur le plan
des services sociaux de base et de réduire les souffrances des
plus défavorisés.
9. Cependant, ces perspectives prometteuses ne pourront se
matérialiser pleinement que si la stabilité politique et la
sécurité peuvent être maintenues et si le Gouvernement poursuit
résolument la mise en œuvre des plans de réformes
institutionnelles adoptés en 2006 et 2007, notamment en ce qui
concerne le renforcement de l’Etat de droit et la lutte contre
la corruption.
Où en sommes-nous dans ces différents domaines ?
10. Sur le plan politique, contrairement à ce qui s’était
passé en 2008, Haïti n’a pas connu en 2009 de crise politique
majeure. Il y a certes eu, en novembre dernier, un changement de
Gouvernement que beaucoup n’attendait pas. Mais l’installation
rapide d’un nouveau Gouvernement, sous la direction du Premier
Ministre Bellerive, a permis de rassurer les partenaires
internationaux d’Haïti et les investisseurs potentiels. Je suis
convaincu que le maintien et le renforcement de la stabilité en
2010 constituent une aspiration profonde de la plupart des
haïtiens et des haïtiennes.
11. La stabilité politique passe par un dialogue sincère
entre tous les secteurs de la société haïtienne et par le bon
fonctionnement des institutions, y compris l’instauration d’une
collaboration constructive entre les pouvoirs Exécutif et
Législatif. C’est ainsi que les décisions et les lois permettant
de répondre aux besoins de la population et de créer un
environnement véritablement propice aux investissements,
pourront être adoptées sans délais inutiles.
12. Les élections législatives et présidentielles
constitueront cependant un défi majeur de l’année 2010. Ces
élections revêtent une importance capitale pour l’avenir du
processus démocratique en Haïti et pour la consolidation de la
stabilité : leur réussite permettrait au pays d’entrer dans un
cercle vertueux où la stabilité et le développement se
renforceront mutuellement. Leur échec contribuerait à aggraver
la méfiance et la suspicion et pourrait mettre en cause les
progrès accomplis au cours des 4 dernières années.
13. Il est donc essentiel que ces élections soient honnêtes
et transparentes et qu’elles traduisent la volonté du peuple
haïtien, librement exprimée dans les urnes. En Haïti, comme dans
d’autres pays, ceci n’est pas quelque chose qui est toujours
acquis d’avance. La réussite des élections ne dépend pas
seulement du CEP qui doit, bien entendu, s’acquitter
honorablement des responsabilités importantes qui lui ont été
confiées. Elle exige également le plein engagement de tous les
acteurs politiques concernés, de la société civile et de tous
les citoyens, qui devront chacun apporter leur contribution.
14. La réussite des élections est donc une responsabilité
collective. Elle nécessite un dialogue franc et ouvert, afin
d’éliminer la méfiance et de rétablir la confiance. Elle
nécessite également que tous les acteurs fassent preuve de
vigilance, afin que les débordements ou les abus éventuels
soient détectés, corrigés et, si nécessaire, sanctionnés, comme
cela a été le cas pour le Département du Centre.
15. La MINUSTAH continuera, pour sa part, à fournir un appui
logistique et sécuritaire au processus électoral, conformément
au mandat qui lui a été confié par le Conseil de Sécurité des
Nations Unies. Elle contribuera ainsi, en collaboration avec les
bailleurs de fonds et le PNUD, à créer les conditions techniques
d’une bonne élection : le reste appartient aux Haïtiens.
16. Dans le domaine de la sécurité, grâce à une étroite
collaboration entre la Police Nationale d’Haïti (PNH) et la
MINUSTAH, plusieurs activités criminelles ont connu un déclin au
cours des douze derniers mois. C’est le cas, en particulier,
pour les kidnappings. Nous nous félicitons de constater que les
opérations et patrouilles conjointes PNH/MINUSTAH ont permis de
contenir la bouffée de violence qui menaçait, au début du mois
de décembre, de perturber les fêtes de fin d’année.
17. Au cours de l’année 2009, la police haïtienne a vu ses
effectifs se renforcer avec la formation de 1.200 nouveaux
agents. Certains pays donateurs ont également apporté un soutien
précieux, notamment avec la fourniture d’équipements
indispensables, et en contribuant au financement des
infrastructures nécessaires au développement de la PNH.
18. Il faudra, pendant les mois à venir, poursuivre les
efforts engagés pour obtenir une réduction supplémentaire de la
criminalité et renforcer le sentiment de sécurité des
populations, non seulement dans les zones urbaines, mais
également dans les zones rurales et dans les régions
frontalières. Il faudra également démarrer au plus tôt la
formation d’une nouvelle promotion d’officiers de police, afin
qu’ils puissent ensuite être déployés en province, où leurs
effectifs restent insuffisants.
19. La MINUSTAH continuera, quant à elle, à apporter une
assistance technique et opérationnelle au développement et au
renforcement de la PNH, l’objectif ultime étant, bien entendu,
de la doter dès que possible de la capacité d’assurer seule les
fonctions de maintien de l’ordre sur l’ensemble du territoire
national. L’appui des partenaires internationaux sera aussi
essentiel pour s’assurer que les agents de la PNH bénéficient
des infrastructures et des équipements dont ils ont besoin pour
faire leur travail.
20. S’agissant du renforcement des autres institutions
étatiques nous avons assisté, au cours du premier trimestre
2009, à la réouverture de l’Ecole de la Magistrature. Comme vous
le savez, sans doute, l’Ecole était fermée depuis plus de cinq
ans. Nous nous félicitons de la décision des Autorités
haïtiennes d’assurer, au cours des prochaines semaines, le
démarrage de la formation initiale d’une nouvelle génération de
magistrats.
21. Nous espérons que l’amélioration des infrastructures
carcérales se poursuivra en 2010 et que de nouveaux officiers
des services pénitentiaires seront formés au cours des prochains
mois. Une nouvelle prison, actuellement en construction à la
Croix des Bouquets, devrait également être inaugurée au
printemps 2010. Par ailleurs, des progrès tangibles ont été
réalisés en 2009 dans le cadre du programme de gestion des
frontières. Ces progrès ont permis de renforcer le contrôle des
frontières terrestres et maritimes et d’augmenter les recettes
douanières.
22. Les Autorités haïtiennes ont souligné récemment que la
réforme de la Justice constituerait une de leurs priorités en
2010. Ce secteur mérite une attention particulière car la
crédibilité et l’indépendance du système judiciaire constituent
en effet une des dimensions de la stabilité et un facteur
d’encouragement important pour les investissements dont le pays
a tant besoin pour assurer la relance de son économie.
23. Dans ce contexte, la nomination du Président de la Cour
de Cassation et des autres juges de la Cour dont les postes sont,
ou pourraient devenir vacants, ainsi que la mise en place du
Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et le lancement
du processus de certification du personnel de la PNH,
permettront d’illustrer la volonté politique des Autorités
haïtiennes de faire avancer le processus de réforme et de
renforcement de l’Etat de droit.
24. Pour conclure, on peut dire que l’année 2009 n’a pas été
une mauvaise année pour Haïti. Certes les résultats obtenus
restent insuffisants pour améliorer, dans l’immédiat, le sort
des plus démunis et de nombreux défis devront être relevés en
2010 pour consolider la stabilité et réunir les conditions d’un
développement économique et social durable.
25. Je suis pourtant convaincu que ces obstacles peuvent être
surmontés et que la promesse d’un avenir meilleur pour Haïti
n’est pas vaine si tous les haïtiens, et toutes les haïtiennes,
s’engagent résolument dans la voie du dialogue, de l’entente et
de la coopération, et s’ils tournent le dos au doute, à la
méfiance et à la suspicion.
26. Haïti est aujourd’hui à un moment décisif de son
histoire. On a vu se profiler à l’horizon, en 2009, l’espoir
d’un nouveau départ. Il appartient aux haïtiens, et aux haïtiens
seuls, de transformer cet espoir en réalité, en travaillant
ensemble au service des intérêts supérieurs de leur pays.
27. La MINUSTAH, le système des Nations Unies et la
communauté internationale continueront, en 2010, à appuyer et à
accompagner ces efforts. Mais le progrès en Haïti ne peut être
conduit ou dicté par l’international. Il revient aux haïtiens de
prendre en charge leur propre destin. Ils honoreront ainsi la
mémoire des fondateurs de la patrie qui se sont sacrifiés pour
que leur peuple haïtien puisse vivre dans la liberté, la justice
et le respect de la dignité humaine.
28. Je vous remercie et je suis maintenant prêt à répondre à
vos questions
DANS L'INTERNATIONAL
MADRID. L'ESPAGNE A INAUGURÉ SA PRÉSIDENCE DE L'UNION
EUROPÉENE
L'Espagne a inauguré officiellement ce 8 janvier 2009 sa
présidence de l'Union européenne. Un mandat de six mois qui
s'achèvera en juin prochain. Les principaux responsables
européens présents ont appelé à une plus grande coordination des
politiques économiques. José Luis Zapatero, le chef du
gouvernement entend profiter de son nouveau rôle pour impulser
des changements dans la gouvernance économique européenne. Le
gala inaugural de lancement de la présidence espagnole, tapis
rouge et flamenco. Le récit de notre envoyée spéciale Joana
Hostein
On savait que parmi les priorités de la présidence espagnole
de l’Union européenne figurait la relance économique. On sait
désormais comment Madrid compte apporter sa pierre à l’édifice.
Jose Luis Zapatero vient de dévoiler sa stratégie : une
gouvernance européenne sur les dossiers économiques. Jusque là
rien de très polémique sauf que le chef du gouvernement espagnol
veut ajouter des sanctions financières pour les pays
récalcitrants. L’Europe avait en effet lancé en l’an 2000 une
stratégie économique pour dix ans, dite « processus de Lisbonne
», mais sans mesure contraignante. Cela expliquerait selon Mr
Zapatero que les objectifs fixés n’aient pas été atteints. Cette
idée de mesures coercitives n’a pas tardé à déclencher des
réactions chez les 27. Berlin s’inquiète d’un tel projet sur
l’indépendance de la Banque centrale européenne mais la réaction
la plus vive pourrait venir de Londres qui a toujours été très
opposée à toute intervention de l’Union dans les dossiers
économiques.
TOGO. AUTOBUS DE L'EQUIPE NATIONALE DU TOGO MITRAILLE EN
ANGOLA.
L'équipe nationale du Togo a été victime d'une attaque
terroriste dans la province du Cabinda (Angola). Le bus de
l'équipe de football du Togo a été mitraillé juste après avoir
franchi la frontière du Congo avec l'enclave angolaise du
Cabinda, où doivent se dérouler les matchs de la poule B de la
CAN 2010. « Un chauffeur a été tué et neuf membres de la
délégation, dont deux joueurs, ont été blessés », a déclaré
Willy Dogbatsé, président du Comité de mobilisation des fonds
pour l'équipe nationale togolaise. Le gouvernement angolais a
promis de tout faire pour « garantir la sécurité » de la CAN qui
débutera dimanche.
A deux jours du début de la CAN 2010, le car de l’équipe du
Togo a été attaqué à la mitraillette le 8 janvier 2010 dans
l'enclave du Cabinda, en Angola. Les Eperviers arrivaient du
Congo, où ils avaient fait leur préparation à la CAN 2010, et
venaient de passer la frontière angolaise pour rejoindre Cabinda,
où doivent se disputer les rencontres de leur groupe.
Selon le joueur togolais de Grenoble Alayxis Romao, interrogé
par RMC Sport, les tirs auraient fait au moins sept blessés : le
chauffeur du car - décédé des suites de ses blessures -, le
médecin de l’équipe, une personne de la délégation, l’entraîneur
adjoint, l’entraîneur des gardiens et deux joueurs. Thomas
Dossevi, autre joueur de la sélection togolaise, a révélé que
ces derniers étaient Serge Akakpo qui évolue au FC Vaslui, en
Roumanie, « qui a pris une balle dans le dos », et Kodjovi
Obilale du GSI Pontivy, en France.
Selon Cristòvão Luemba, journaliste de Radio Ecclesia
au Cabinda, joint par la rédaction lusophone de RFI, qui a
assisté à la fusillade, a vu au moins six blessés. « J’ai pu
constater qu’il y avait 2 ou 3 joueurs blessés ainsi que
l’entraîneur de l’équipe du Togo, de nationalité française qui
lui a été légèrement blessé, explique le journaliste. Mais la
situation des joueurs est elle préoccupante même s’il n’y a pas
encore de rapport médical ». Le bus a été mitraillé un bon
quart d'heure. Le journaliste Cristòvão Luemba apporte
d'autres précisions : « C’est arrivé vers 14h15 quand le convoi
allait à la rencontre des autorités locales du gouvernement et
les membres de l’organisation de la CAN, près de la frontière de
Massabi. La délégation du Togo venait de Pointe Noire. Sur la
route entre Massabi et la ville de Cabinda, à 2 ou 3 kilomètres
de la ville, on a été surpris par une fusillade qui a atteint le
chauffeur du bus qui transportait les joueurs togolais ».
L'attaque a été revendiquée dans un communiqué des Forces de
Libération de l'Etat Cabindais / Position Militaire (FLEC/PM). «
Cette attaque vient de causer un mort et trois blessés graves,
annonce le mouvement séparatiste avant de déclarer qu'il ne
s'arrêtera pas là. Cette opération commando n'est que le début
d'une série d'actions ciblées qui va se poursuivre sans arrêt
sur l'ensemble du territoire du Cabinda ». Le commandant du FLEC
João Baptista «Jimbi» revendique l'attaque Notre organisation
revendique cette attaque. Notre direction a appelé le
gouvernement pour entamer un dialogue dans le but d'arriver à la
paix à Cabinda pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis
1974... L'action n'était pas dirigée contre les Togolais, nous
n'avons rien contre eux. L'action était dirigée contre le
gouvernement, contre le MPLA...
La Coupe d'Afrique des nations aura bien lieu en dépit du
mitraillage du bus de la délégation togolaise, a confirmé pour
sa part la Confédération africaine de football (CAF). Dans sa
première déclaration officielle à Luanda, par la voix de son
porte-parole Souleymanou Habouba, la CAF s'étonne que la
sélection togolaise se soit rendue au Cabinda par la route et
non par avion. Selon les statuts de la CAF, selon le règlement
de la compétition, c’est écrit noir sur blanc que toutes les
équipes doivent voyager par avion vers les villes, et la CAF en
collaboration avec le comité d’organisation partage ces frais de
voyage…
Le comité exécutif de la CAF a tenu une réunion d'urgence
vendredi soir à Luanda, en présence du président de
l'organisation, Issa Hayatou. A l'issue de cette réunion, le
comité a annoncé qu'une délégation se rendrait samedi au Cabinda,
conduite par le Ministre angolais de l'Intérieur, et qui
incluait des représentants de la CAF. Le président de la CAF
doit pour sa part rencontrer le Premier ministre angolais.
Joseph Blatter, président de la Fifa, a indiqué vendredi dans un
communiqué attendre « un rapport complet » de la CAF. Joseph
Blatter s'est également déclaré « profondément touché par les
incidents », exprimant sa solidarité avec l'équipe nationale
togolaise.
La France a condamné « avec la plus grande fermeté » le
mitraillage du bus qui transportait la sélection togolaise de
football en chemin vers Cabinda pour disputer le match dans le
cadre de la Coupe d'Afrique, a déclaré le ministère français des
Affaires étrangères dans un communiqué.
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
BAN KI-MOON: 2010 SERA PROPICE AUX NEGOCIATIONS SUR
DESARMEMENT.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est
engagé vendredi à poursuivre ses efforts en faveur d'un monde
dénucléarisé, notant qu'un certain nombre d'événements ces
derniers mois constituaient une bonne base de départ dans les
négociations à venir, notamment celles relatives au Traité sur
la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Il a rappelé
que le désarmement et la non-prolifération figuraient parmi ses
priorités.
« Aujourd'hui, il y a une nouvelle fenêtre d'opportunité
s'agissant du désarmement et de la non-prolifération », a-t-il
déclaré à l'occasion d'une table-ronde à l'ONU avec les
responsables d'institutions oeuvrant dans ce domaine. « Je suis
convaincu que nous sommes capables de parvenir à notre objectif
commun d'un monde libéré des armes de destruction massive »,
a-t-il ajouté. Participaient notamment à cette table ronde les
responsables de l'Agence internationale de l'énergie atomique
(AIEA), de l'Organisation pour l'interdiction des armes
chimiques, et de la Commission préparatoire du Traité
d'interdiction complète des essais nucléaires. Le Secrétaire
général a rappelé que la Conférence sur le désarmement devait
reprendre dès ce mois-ci à Genève. Le mois prochain, il y aura
le sommet « Option zéro » à Paris et une conférence sur la
sécurité à Munich. En avril, un sommet sur la sécurité nucléaire
est prévu à Washington, et en mai la conférence d'examen du TNP.
Par ailleurs, M. Ban estime que l'Organisation pour
l'interdiction des armes chimiques continue de faire des progrès
significatifs. Ban Ki-moon a relevé toutefois que le TNP faisait
face à un certain nombre de défis. « Une issue favorable, a-t-il
dit, renforcerait la confiance non seulement dans le traité mais
aussi en faveur de l'effort collectif mondial pour parvenir à un
monde libéré des armes nucléaires ». Il a aussi indiqué qu'il
continuerait cette année de rechercher des appuis pour son «
Plan d'action pour le désarmement nucléaire et la non
prolifération ». Présenté en 2008, ce plan en cinq points
appelle les Etats parties au TNP à poursuivre les négociations
sur le désarmement atomique, soit au travers d'une nouvelle
convention ou par une série d'instruments se renforçant
mutuellement et s'appuyant sur un système crédible de
vérification.
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NOUVELLES D'HAITI
PROGRAMME DE SPECIALISATION A LA FACULTE DE MEDECINE
La doyenne de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP)
Gladys Prosper a rappelé, lors d’un point de presse ce mercredi,
que les inscriptions au programme de spécialisation pour des
médecins résidants s’achèveront le 8 janvier prochain. Ce
recrutement est réalisé tous les ans à la FMP au profit de
médecins résidants désireux de se spécialiser dans une branche
déterminée comme la maternité, la pédiatrie, la chirurgie ou
autre. Ces médecins doivent d’abord s’inscrire et ensuite subir
un examen d’admission. Les inscriptions sont reçues depuis le 4
janvier et durent cinq jours à la FMP. « Les pièces requises
figurent dans l’avis parue depuis la semaine dernière à
l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) », a rappelé le
docteur Prosper. Par ailleurs, plus d’un se demandent à quand la
reprise des activités académiques à la FMP, l’organisation des
examens de fin de session des anciennes promotions, ou encore la
fixation de la date d’inscription aux concours d’admission pour
une nouvelle promotion. En effet, la présence d’agents d’unités
spécialisées de la Police nationale d’Haïti est toujours
constatée à l’entrée principale de l’établissement. Ils y sont
déployés depuis le 28 août 2009 suite à la décision du rectorat
de l’université et du décanat de la faculté afin de déloger un
groupe d’étudiants grévistes qui avaient occupé l’espace depuis
le 27 avril 2009.
RENFORCEMENT DE SECURITE A L'AEROPORT APRES ARRESTATION
La sécurité a été renforcée à l’aéroport international
Toussaint Louverture suite à l’arrestation fin décembre 2009 de
quatre personnes qui essayaient de passer de la drogue.Le 27
décembre dernier, la police aéroportuaire a découvert, lors
d’une fouille au corps, 2,25 kilos de cocaïne dissimulés entre
les cuisses de Barbarita Arestis. Trois 3 jours après, lors
d’une fouille corporelle, 2,35 kilos de la même substance seront
extraits des sous-vêtements d’Abel Victor. Ces interpellations
ont pu avoir lieu, explique un responsable de la sécurité de
l’Aéroport Toussaint Louverture, à la faveur du renforcement des
contrôles au départ depuis l’attentat raté d’Al Quaïda, le 25
décembre dernier, dans un avion à destination de Detroit, aux
Etats-Unis. Même après le passage sous les portiques de sécurité,
des fouilles au corps sont effectuées systématiquement sur les
voyageurs. C’est au cours de ces tâtonnements que les agents ont
trouvé louches les cuisses de Barbarita et le postérieur d’Abel
et leur ont demandé de passer dans une salle pour des fouilles
plus approfondies, a-t-on appris auprès d’autorités
aéroportuaires. Mme Arestis aurait avoué qu’elle transportait
cette drogue à la demande de sa sœur, Nathalie Smith, qui, elle
aussi, a été appréhendée. Abel non plus n’était pas seul, il a
été arrêté en compagnie de son frère Déjean Victor qui voulait
lui porter secours. Les frères Victor, des hommes d’affaires
d’origines haïtiennes, l’un détenteur d’un passeport canadien et
l’autre américain, étaient en partance pour le Canada. Les 2
sœurs voulaient, quant à elles, rentrer aux Etats-Unis.
SAINT MARC. GREVE DU SYNDICAT DES INFIRMIERES.
Depuis lundi, le syndicat du personnel des infirmières et
d’autres employés de l’Hôpital St-Nicolas de St-Marc ont observé
un arrêt de travail pour protester contre la mise en
disponibilité de la comptable en chef. Cette décision visait à
combattre la corruption au sein de l’institution hospitalière,
explique à la presse Serge Mertilus, le directeur médical de
l’Hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc, qui a procédé à cette
mise en disponibilité. Ce mardi, le syndicat du personnel des
infirmières et d’autres employés ont organisé un sit-in devant
l’hôpital pour réclamer le départ du directeur de cette
institution. Cette situation a obligé le directeur de l’hôpital
à sortir dans son silence. Il a expliqué avoir pris sa décision
en raison de la mauvaise gestion de la comptable en chef des
deniers du centre hospitalier. Par ailleurs, M. Mertilus demande
aux autorités de la santé de pencher le plus vite que possible
sur ce cas.
GROS MORNE. BLESSES GRAVES SUITE ACCIDENT DE 3
MOTOCYCLETTES.
: Environ 10 personnes ont été grièvement blessées suite à
un accident impliquant 3 motocyclistes survenu sur la route
Gonaïves/Gros-Morne le 5 janvier. Cela s’est produit lorsque
deux motocyclistes, roulant à toute vitesse avec un surplus de
passagers, sont entrés en collision avec un 3ème arrivant en
sens inverse. Les cas les plus graves ont été admis d’urgence à
l’Hôpital Alma Mater. Les chauffeurs de taxi-motos sont souvent
surchargés dans les villes de province alors que dans la
capitale haïtienne la police sanctionne les motocyclistes
transportant plus d’un passager.
A MIREBALAIS: L’un des candidats à la députation pour la
commune de Boucan Carré, Descollines Abel, demande à l’ONI
(Office national d’identification) d’accélérer le processus de
livraison des cartes électorales. S’exprimant dans un créole
francisé, le candidat exhorte les responsables de l’ONI à
activer le processus de livraison des cartes d’identification
nationale pour permettre aux citoyens de remplir leurs devoirs
civiques. Les élections législatives sont prévues pour le 3 mars
2010 pour le département du Centre.
TAIWAN ET LA REHABILITATION DE LA PLAGE DE PORT SALUT.
La cérémonie d’inauguration de la rénovation de la plage de
Pointe Sable à Port-Salut s’est déroulée le 5 janvier 2010 en
présence d’élus locaux, de cinq ministres et de l’ambassadeur
taïwanais en Haïti, M. Hsu Mien-Shieng. La présence de cinq
ministres à Port-Salut pour l’inauguration de la réhabilitation
de la plage Pointe Sable est un bon exemple de la solidarité
gouvernementale, à en croire le ministre du Tourisme, M. Patrick
Délatour accompagné des Ministres de la Justice, des Travaux
publics, de la Communication et de la Jeunesse et des Sports,
respectivement M. Paul Denis, M. Jacques Gabriel, Mme Marie
Laurence Jocelyn Lassègue et M. Evans Lescouflair. Les travaux
pour la valorisation des 2 kilomètres de côtes de sable blanc de
Pointe Sable ont duré plus de 9 mois et ont été financés à
hauteur de $ 2 millions U.S par le gouvernement taiwanais. Le
cadre rénové compte un bâtiment administratif, différents
kiosques, un podium, un parking, une route asphaltée d’une voie,
etc. Ce projet était cher à l’ancien ambassadeur de Taiwan en
Haïti, M. Yang Sheng Tha qui en avait fait l’écho depuis avril
2007. Les différents intervenants n’ont pas tari d’éloges devant
cette merveille de la nature qualifiée de « joyau », « diamant
brut », « meilleure destination touristique » pour le
département du Sud. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire
comme l’a reconnu le responsable volontaire du comité de suivi,
le Dr Sinal Bertrand, qui constate l’absence de matériels et
d’équipements dans le bureau administratif de la plage. Le maire
de Port-Salut, M. Jean Webert Milard, considère la
réhabilitation de la plage de Pointe Sable comme un premier pas
vers le développement local. Selon lui, il faudrait la création
d’un aéroport international dans le sud pour mieux rentabiliser
la plage. Il a appelé les riverains à respecter cet espace et à
collaborer en vue de sa préservation. Le maire présidera le
comité de gestion de la plage qui dispose d’une enveloppe d’un
million de gourdes pour assurer l’entretien de la plage dans un
premier temps. Le ministre des Sports a tenu à établir la
différence entre plage publique et plage libre. Il a promis de
partager son expérience dans la gestion de plage publique avec
le comité qui sera en charge de Pointe Sable. Il faut de l’ordre
et de la discipline pour bien gérer cette plage, a-t-il
recommandé. « L’amélioration des transports donne naissance à de
nouveaux flux touristiques », a indiqué le ministre des Travaux
publics qui a rappelé les différentes réalisations en terme
d’infrastructures structures dans la région. Pour sa part, Mme
Lassègue, la ministre de la Culture, représentant le Premier
ministre Jean Max Bellerive, a salué le caractère stable
caractérisant les rapports entre les gouvernements haïtien et
taïwanais qui a permis l’exécution de plusieurs projets.
S’adressant aux riverains, elle a déclaré que : « la mise en
œuvre du projet de réhabilitation de la plage de Pointe Sable
était de la responsabilité de l’exécutif, maintenant la mise en
valeur du site est de votre responsabilité ». L’ambassadeur
taïwanais, M. Hsu Men-Shieng, s’est dit satisfait de la
concrétisation de ce rêve. Rappelant quelques similitudes de son
pays avec Haïti, le diplomate fraîchement nommé ambassadeur a
promis de continuer à accompagner les efforts de développement
en Haïti. Outre la réhabilitation de la plage de Pointe Sable,
le gouvernement taïwanais finance divers projets de coopération
dans le pays. Originaire de Port-Salut, le ministre de la
Justice, Paul Denis, a évoqué ses meilleurs souvenirs d’enfance
sur la plage lorsqu’il trompait la vigilance de sa mère pour
venir s’oublier dans les eaux de Pointe Sable. Il avait cessé de
fréquenter la plage à cause de la mauvaise ambiance qui y
régnait, regrette-t-il. Paul Denis a précisé que la plage
réaménagée avait un énorme potentiel de développement et pouvait
attirer beaucoup de touristes. Mais les touristes ont besoin de
paix, de tranquillité et de services, a-t-il poursuivi, tout en
appelant tous les riverains à valoriser cette plage. Le ministre
du Tourisme considère, pour sa part, la plage de Pointe Sable
comme l’une des meilleures plages de la région caribéenne. Il se
réjouit des efforts accomplis dans la concrétisation du plan
directeur du tourisme qui a retenu quatre régions prioritaires
avec d’énormes potentialités pour le développement touristique,
à savoir : le Nord, l’Ouest, le Sud et le Sud-est.
DECAISSEMENT DES 55 MILLIONS DE GOURDES PROMIS AUX PARTIS
POLITIQUES
Le gouvernement promet de débloquer cette semaine 55
millions de gourdes en tant que fonds de support aux partis
politiques dans le cadre des prochaines élections prévues pour
février et mars 2010 L'argent sera remis aux partis politiques
avons-nous appris d'une source proche du gouvernement Le premier
ministre avait promis un support entier de son équipe à la
réalisation de ces élections, et donné des garanties que le
gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour
favoriser la tenue de ces joutes Dans son discours à l' occasion
de la fête des héros le 2 janvier dernier Jean Max Bellerive
avait déclaré que ces fonds seront disponibles pour les partis
politiques d'ici cette semaine On notera que L'État haïtien
contribue au financement de ces élections à hauteur de 7
millions de dollars. 4,3 millions d'électeurs sont attendus aux
urnes selon les chiffres fournis en fin d'année 2009 par le Cep
DANS L'INTERNATIONAL
PARIS. MORT DE PHILIPPE SEGUIN PRESIDENT DE LA COUR DES
COMPTES.
Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes a
succombé le jeudi 7 janvier 2010, à une crise cardiaque à l’âge
de 66 ans. Ancien ministre des Affaires sociales, président de
l’Assemblée nationale, il était connu pour ses positions
républicaines et pour sa forte personnalité. Il se distinguait
aussi pour son franc-parler qui pouvait s'exercer contre son
propre camp politique. Philippe Séguin était sans aucun doute
l'une des plus singulières figures du paysage politique français.
Un gaulliste social, atypique, mais convaincu, dont la voix
portait au sens propre comme au figuré. C'était encore le cas
aujourd'hui. Plusieurs années après son retrait de la vie
politique, lorsqu'il présentait le rapport annuel de la Cour des
Comptes qu'il présidait depuis 2004. Ministre des Affaires
sociales et de l'Emploi de 1986 à 1988, Il a présidé l'Assemblée
nationale de 1993 à 1997, puis le RPR (Rassemblement pour la
République) jusqu'en 1999. Il fut aussi maire d'Epinal et député
des Vosges pendant vingt-quatre ans.
Mais au-delà des mandats et des fonctions, c'est l'homme dont
la mémoire est unanimement saluée à gauche comme à droite
aujourd'hui. Un homme loué pour sa probité, l'idée qu'il se
faisait de la nation et la force de ses convictions. Un homme
capable de dire non comme il le fit en 1992 quand il prit la
tête du combat contre le Traité de Maastricht face au président
socialiste François Mitterrand. Mais aussi face à la majorité de
son camp. Un camp que Philippe Séguin dérouta parfois comme en
1999 lorsqu'il démissionna de la présidence du RPR en pleine
campagne des Européennes. Un combat avorté avant un autre combat
perdu après une campagne très dure, celui des Municipales de
2001 à Paris. Le dernier combat politique de celui qui fut l'un
des acteurs majeurs. de la victoire de Jacques Chirac à la
présidentielle de 1995. La vie politique française a perdu l'une
des ses grandes figures, avec la disparition, jeudi 7 janvier
2010, de Philippe Séguin, né en Tunisie il y a 66 ans et mort à
Paris d'une crise cardiaque. Le président de la Cour des comptes
– qui fut aussi ministre, président de l'Assemblée nationale et
patron du parti gaulliste RPR - avait été chargé récemment par
Nicolas Sarkozy d'une mission sur l'Euro-Méditerranée, parce que
Philippe Séguin, avait aussi un peu un pied de chaque côté de la
« Grande Bleue », au Maghreb et en France. Philippe Séguin est
né le 21 avril 1943 à Tunis. Pupille de la Nation, ce fils de
pied-noir, vivra en Tunisie jusqu'en 1956. Il gardera jusqu'au
bout une véritable passion pour son pays de naissance, pour « sa
» Tunisie qu'il défendait envers et contre tout. Il se
présentait lui-même comme le « numéro un du lobby tunisien en
France » pour contrer, disait-il, « la piètre image du régime
Ben Ali en France ». Philippe Séguin passait ses vacances en
Tunisie. Il était également un fervent supporter du club de foot
l'Espérance de Tunis. Alors qu'il préside l'Assemblée nationale
dans les années 1990, Philippe Séguin privilégie la coopération
parlementaire avec les Parlements étrangers et notamment avec
celui de Tunisie. Mais sa passion pour cette terre
méditerranéenne englobe tout le Maghreb. Il croyait au
rapprochement des deux rives de la Méditerranée. D'ailleurs, en
2007, le président Nicolas Sarkozy le charge d'une mission sur
l'Euro-Méditerranée. Un an plus tard, le président de la Cour
des comptes ne manque pas pourtant de dénoncer les gaspillages
qui ont accompagné l'organisation du sommet de l'Union pour la
Méditerranée en juillet 2008 à Paris. Parmi les nombreuses
réactions à son décès, il y a celle de Dalil Boubaker, le
recteur de la mosquée de Paris, qui relève la grande
connaissance de Philippe Séguin sur le Maghreb et son intérêt
particulier pour les musulmans de France. Dès l'annonce de la
disparition de Philippe Séguin, le président tunisien Zine El
Abidine Ben Ali a exprimé sa « profonde tristesse » et son «
immense regret ». Dans un message diffusé par l'agence
officielle TAP, M. Ben Ali déplore la perte d'un « ami personnel
et un fidèle ami de la Tunisie, son pays natal », rendant
hommage à « l'une des plus éminentes personnalités françaises »
et un « illustre intellectuel et homme politique ».
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Par Jacques Dusseck
L'ONU APPELLE AU CALME L'EGYPTE ET GAZA
Les Nations Unies ont appelé au calme mercredi à la
suite de heurts à la frontière entre l'Egypte et la bande de
Gaza qui ont fait un mort du côté égyptien, alors que se
poursuivent des manifestations de protestation contre le blocage
d'un convoi d'aide à destination du territoire palestinien. «
Nous sommes préoccupés par les violences le long de la frontière
entre l'Egypte et Gaza », a déclaré Martin Nesirky, porte-parole
du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. « Nous appelons au
calme et au respect de la souveraineté égyptienne », a-t-il
ajouté. Selon la presse, des responsables de la sécurité du côté
égyptien ont affirmé qu'un de leurs agents avait été
mortellement touché par des tirs depuis le territoire
palestinien. Plusieurs dizaines de personnes venues manifester à
l'appel du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) auraient
aussi été blessés. Le territoire est soumis à un blocus
économique par Israël depuis la prise du pouvoir par le Hamas il
y a deux ans et demi dans la bande de Gaza, ce qui a provoqué
une grave crise humanitaire pour le 1,5 million de Palestiniens
vivant dans le territoire. L'ONU et les organisations
humanitaires appellent régulièrement Israël à lever les
restrictions sur les biens de première nécessité, vivres,
carburant et matériaux de construction. Elles appellent aussi au
rétablissement de la liberté de circulation. « Nous demeurons
profondément préoccupés par les conditions insupportables
prévalant à Gaza et réitérons la nécessité de rouvrir tous les
points de passage comme cela est prévu dans l'accord de 2005 »
sur la liberté de mouvement et d'accès, a ajouté M. Nesirky.
INQUIETUDE DE L'ONU SUR LES PRATIQUES EN AFRIQUE DE
L'OUEST
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, juge dans
un rapport publié mercredi que la résurgence des changements
anticonstitutionnels de gouvernement et des pratiques non
démocratiques en Afrique de l'Ouest constituent une menace
potentielle pour la paix et la stabilité sous-régionales. Le
Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest (BNUAO)
envisage d'entreprendre une analyse détaillée des changements
anticonstitutionnels de gouvernement dans cette région, en
collaboration étroite avec l'Union africaine et la Communauté
économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). L'objectif
est d'insister sur la nécessité d'actualiser les normes et
outils régionaux de bonne gouvernance pour améliorer la
prévention, écrit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de
sécurité. Le rapport souligne le soutien apporté par le BNUAO et
le Représentant spécial du Secrétaire général, Said Djinnit, au
processus de médiation en Guinée. « Ce soutien est d'autant plus
crucial que l'effondrement de l'ordre public en Guinée pourrait
avoir de graves répercussions sur d'autres pays de la région du
fleuve Mano qui se relèvent de conflits et de troubles internes
récents », écrit Ban Ki-moon. Outre la Guinée, cette région
comprend le Liberia et la Sierra Leone. Il juge essentiel
d'appliquer sans tarder les recommandations figurant dans le
rapport de la Commission d'enquête internationale sur les
massacres du 28 septembre 2009 à Conakry, la capitale guinéenne.
Entretemps, des mesures ont été prises pour renforcer la
capacité de l'ONU à suivre la situation en Guinée, y compris par
le déploiement d'un conseiller politique principal à Conakry. Le
BNUAO a également commencé à mettre en place une équipe spéciale
conjointe des Nations Unies chargée de la réforme du secteur de
la sécurité en Guinée. Au niveau régional, le BNUAO va
s'employer dans les mois à venir à améliorer les processus
électoraux et à encourager la réforme du secteur de la sécurité
en Afrique de l'Ouest. Il continuera également à soutenir la
lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé
transfrontalier dans la région, précise le rapport
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NOUVELLES D'HAITI
50,000 EMPLOIS PRÉVUS EN 2010 SELON LE PRESIDENT PREVAL.
Le président René Préval a prévu le doublement des emplois
dans la sous-traitance au cours de l’année 2010, dans son
discours à l’occasion du premier janvier aux Gonaïves, il a
souhaité la stabilité au pays. Présentant un bilan des actions
entreprises par son gouvernement au cours de ces dernières
années, M. Préval s’est félicité de la relance de la production
agricole et de la construction du réseau routier national. Il a
toutefois mis en garde contre l’instabilité et l’insécurité qui
pourraient faire perdre au pays l’avantage de ces réalisations.
Concernant les emplois, M. Préval s’est évertué à montrer que le
climat de stabilité établi dans le pays avait permis de relancer
les activités dans le secteur de la sous-traitance créant des
milliers d’emplois dans un secteur en plein essor. De 14.000 en
2006, plus de 26.000 personnes travaillent actuellement dans les
usines du Parc industriel a comptabilisé M. Préval qui prévoit
50.000 emplois au cours de 2010 et 100.000 en 2011. Le chef de
l’Etat qui a assisté à la traditionnelle messe d’actions de
grâce à la cathédrale des Gonaïves avant de parler à la foule
massée sur la place de l’indépendance, a souhaité la paix, la
sécurité et la stabilité au pays pour la nouvelle année.
AUDIT SUR L'UTILISATION DES 197 MILLIONS DE DOLLARS PAR LA
COUR DES COMPTES Le Premier ministre haïtien, Jean Max
Bellerive, a annoncé la tenue d’un audit de la Cour
supérieure des comptes et du contentieux administratif sur
l’utilisation des 197 millions du Fonds Petrocaribe débloqués en
2008 après les cyclones. Comme souhaité par son prédécesseur, M.
Bellerive annonce qu’un auditeur externe devra par la suite
justifier l’emploi de cet argent. Par ailleurs, le chef du
gouvernement recommande que chaque ministère dresse un rapport
particulier sur les sommes qu’ils auraient reçues dans le cadre
de ce fonds d’urgence.
Les parlementaires ont ratifié à l’unanimité hier mardi 29
décembre l’accord de prêt pour la modernisation de l’aéroport
international du Cap-Haïtien signé le 17 décembre dernier entre
l’Etat haïtien et la banque vénézuélienne de développement
économique et sociale. Les 17 sénateurs et 50 députés réunis en
Assemblée nationale attendent des documents additionnels du
ministère de l’Economie et des finances sur le dossier, mais ont
tous voté en faveur de cet accord d’un montant de 33 millions de
dollars.
La police de Pétion Ville a procédé, ce 29 décembre 2009, à
l’arrestation de deux individus qui rançonnaient les cambistes
de la commune. Charles Thiard et Saint Philippe Jean ont été
surpris en flagrant délit alors qu’ils tentaient de dépouiller
les changeurs et leurs clients. Ces deux hommes avaient en leur
possession une importante somme d’argent au moment de leur
arrestation. Ces interpellations figurent parmi plusieurs autres
dont l’arrestation de deux personnes inculpées pour le meurtre
du journaliste italien tué en Haïti au début du mois, Francesco
Fantoli.
59 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA PRIVATISATION DE LA TELECO.
Le Conseil de modernisation des entreprises publiques (CEMEP) a
annoncé mercredi que dans le cadre du processus de privatisation
de la TELECO, l’opérateur téléphonique vietnamien Vietel
Corporation a remporté l’appel d’offres de la Banque Centrale
visant à céder 60% des actions de la compagnie téléphonique
nationale.
La compagnie vietnamienne, VIETEL CORP.dont l’offre est de 59
millions de dollars pour l’acquisition de 70% des actions, était
la seule parmi 32 soumissionnaires à avoir rempli les conditions
requises en vue de l’attribution de l’appel d’offres, ont fait
savoir les membres du CEMEP dans un rapport final présenté à la
presse. Les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile
établis en Haïti, Digicel et Voila, figurent sur la liste des
potentiels acquéreurs écartés de la course à cause des
insuffisances de leurs dossiers. Me Alix Richard souligne que la
Banque Centrale a été invitée à avoir de nouveaux rounds de
négociation avec Vietel Corporation afin de ramener la cession
des actions de la TELECO de 70 à 60% toujours pour le même
montant de 59 millions de dollars. Pour sa part, l’ingénieur
Yves Bastien a tenté de justifier le faible montant offert par
la compagnie vietnamienne pour devenir l’actionnaire majoritaire
de la TELECO en soutenant que l’opérateur public de la
téléphonie filaire ne valait plus grand-chose, aujourd’hui. Sa
compétitivité est réduite à sa plus simple expression à cause,
dit-il, des révolutions technologiques successives enregistrées
dans le domaine des télécommunications. Il précise que le
Conseil de modernisation des entreprises publiques n’a fait que
mettre en œuvre les directives de la BRH portant sur la
privatisation de la compagnie d’Etat. Présent à la cérémonie
d’ouverture des plis, le PDG de Digicel Haïti, Maarten Boute, a
déclaré que le processus d’appel d’offres s’est déroulé dans la
transparence. Mais, il a aussi estimé que le montant de 59
millions de dollars annoncé était de loin inférieur à la valeur
réelle de la TELECO. M. Boute en a profité pour exprimer ses
préoccupations face à l’arrivée éventuelle de Vietel en Haïti.
La présence d’un quatrième opérateur privé (après Digicel, Voila
et Haitel) pourrait entraîner à terme l’effondrement du marché
des télécommunications, a prévenu le responsable. L’annonce du
CEMEP risque de marquer un tournant dans l’histoire de la TELECO
passée en quelques années d’une situation de monopole à une
concurrence défavorable après avoir été victime de pillages
systématiques et d’un clientélisme indomptable sous plusieurs
administrations politiques. Des centaines d’employés ont été mis
à pied ces derniers mois, ce qui a alimenté des protestations en
cascade contre le projet de "liquidation" d’une entreprise
stratégique qui va priver la population d’un service public
essentiel. Avec des résultats mitigés, deux autres entreprises
d’Etat, la Minoterie d’Haïti et le Ciment d’Haïti, ont été
privatisées il y a une dizaine d’années, lors du premier mandat
du Président René Préval (1996-2001).
DANS L'INTERNATIONAL
RENFORCEMENTS DE SECURITE DANS LES AEROPORTS
Le gouvernement américain a annoncé de nouvelles
procédures de sécurité dans le transport aérien notamment pour
les passagers originaires de 14 pays comme le Nigeria, le Yémen,
le Pakistan, l'Afghanistan, l'Arabie Saoudite ou encore l’Iran.
Ces nouvelles directives entreront en vigueur dès ce lundi 4
janvier 2010. L'organisation al-Qaïda a revendiqué l'attentat
manqué du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Détroit. Par mesure
de sécurité, les ambassades américaine et britannique au Yémen
sont fermées depuis dimanche. La rentrée du président Barack
Obama, qui a passé les fêtes à Hawaï, s'annonce sécuritaire. Dès
son retour à Washington, Barack Obama commencera à discuter avec
les responsables des services de sécurité et de renseignements
des rapports qu’ils lui ont remis la semaine dernière pour
expliquer la bavure de l’attentat raté de Detroit et prendre les
mesures pour empêcher qu’elle se reproduise. D’ores et déjà les
passagers en partance pour les Etats-Unis ont commencé à faire
l’objet de contrôles très complets ordonnés par l’agence
américaine de la sécurité des transports : fouille au corps,
inspections au scanner corporel, examen détaillé des bagages à
main. Les contrôles seront particulièrement sévères dans les
aéroports de pays jugés sensibles comme le Soudan, la Syrie ou
le Yémen. Maintenant que Barack Obama a officiellement accusé la
branche yéménite d’al-Qaïda d’avoir entrainé et équipé
Abdulmuttalab, tous les efforts de son administration se
concentrent sur ce pays, visité samedi 2 janvier par le général
Petraeus. S’il n’est pas question d’y envoyer des troupes
américaines, les Etats-Unis en revanche sont prêts à accroître
leur aide militaire pour lutter contre les insurgés. Longtemps
négligé par Washington, le Yémen reçoit maintenant de
l’équipement et des renseignements sur l’emplacement des
jihadistes repérés par les satellites américains. Les Etats-Unis
ont également participé à des frappes aériennes contre des bases
d’al-Qaïda tuant comme l’a indiqué John Brennan, le conseiller
pour la sécurité, plusieurs des chefs jihadistes.
KABOUL. LES TALIBANS NON IMPLIQUÉS DANS L'ENLEVEMENT DES 2
JOURNALISTES.
Les talibans ont nié toute implication dans l'enlèvement de
deux journalistes français mercredi au nord-est de Kaboul.
L'armée française reste mobilisée pour les retrouver au
cinquième jour de leur disparition. L’enlèvement des deux
journalistes français et de leurs trois accompagnateurs afghans
n’a toujours pas été revendiqué. En revanche, un porte-parole
des talibans a affirmé que son groupe n’était pas l’auteur de la
prise d’otages. Ce porte-parole représente le groupe historique
des talibans, chassé du pouvoir en 2001, et qui est basé dans le
sud à Kandahar. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les
otages ne sont pas détenus par un groupe qui se considère comme
taliban. L’insurrection englobe une multitude de groupes qui
n’ont pas forcément les mêmes motivations. Les talibans
communiquent régulièrement mais leurs messages doivent souvent
être pris avec précaution. Loin d'être homogènes, ils sont une
nébuleuse de groupes parfois autonomes et pas toujours en lien
avec le commandement. Dans la province de Kapisa, là où les
journalistes se sont fait enlever, la majorité des insurgés sont
originaires de la région et se battent pour des raisons locales.
Les rebelles sont fractionnés en une dizaine de petits groupes
qui sont en compétition les uns avec les autres. Il reste
possible que le groupe, qui a enlevé l’équipe de télévision, se
revendique comme taliban. Cette annonce n’aura probablement pas
d’impact direct sur le sort des journalistes. Ce qui est
important, c’est de déterminer les motivations des ravisseurs.
MEXIQUE ARRESTATION DE CARLOS BELTRAN LEYVA PUISSANT CHEF
DE CARTEL.
Les services de sécurité mexicains ont annoncé le 3 janvier
2010 avoir arrêté Carlos Beltran Leyva, l’un des frères du baron
de la drogue du cartel du Sinaloa, Arturo Beltran Leyva, tué le
16 décembre par l'armée. Carlos Beltran Leyva est considéré,
lui-même, comme un des dirigeants du cartel de la drogue. C’est
un nouveau succès pour Felipe Calderón dans sa guerre frontale
contre les cartels. Lors de son arrestation a Culiacan, berceau
des grandes familles de trafiquants mexicains, Carlos Beltran
Leyva a tenté de tromper la police avec de faux papiers mais
celle-ci savait pertinemment qui il était. Carlos est le frère
d’Arturo Beltran, le chef du cartel de Sinaloa, abattu lors d’un
affrontement le 16 décembre 2009 dans la ville de Cuernavaca, à
80 km de Mexico. Carlos Beltran Leyva a été inculpé pour trafic
de drogue, blanchiment d’argent et corruption de fonctionnaires.
Les autorités judiciaires n’ont pas précisé quelle place il
occupait dans la hiérarchie familiale. On sait juste que ses
deux autres frères Alfredo et Mario sont en charge du
recrutement des tueurs et des exécutions. On peut donc en
déduire que c’est lui qui devait succéder à son frère. De
sources américaines, cette organisation serait responsable du
passage annuel de cent-vingt tonnes de cocaïne aux Etats-Unis.
Cette capture, réalisée grâce à un minutieux travail des
services de l’anti-drogue mexicain et américain est un nouveau
coup dur porté à ce cartel, l’un des plus puissantes du pays.
GHANA. ETRANGE AFFAIRE DES TROIS MALIENS EXTRADÉS VERS LES
USA POUR NARCO
Des agents de la DEA, l’Agence fédérale de lutte
contre les stupéfiants, sillonnent l’Afrique de l’Ouest depuis
quatre mois. Leur objectif ? Pincer trois jeunes Maliens pour «
narco-terrorisme ».Tout commence en septembre 2009. Un agent de
la DEA, dix ans d’expérience, traîne sa bosse entre Accra et
Lomé. En fait, on le sait aujourd’hui, c’est d’abord un indic,
intéressé par le gain facile, qui donne à cet Américain,
l’information : « Je connais les réseaux de trafic de drogue
liés à al-Qaïda. Un jeune qui généralement travaille au port de
Lomé, et qui s’appelle Issa Oumar est dans cette mafia.».
Dans sa déposition au mois de décembre 2009 devant le juge Kevin
N. Fox du district sud de New York, cet agent de la DEA, précise
que pour identifier Issa Oumar, la DEA a « payé Oumar identifié
est donc, sans le savoir, attiré dans un guet-apens. A l’insu
d’Oumar, l’entretien est filmé, et enregistré. L’agent américain
se présente comme un membre des FARC, les Forces armées
révolutionnaires colombiennes, parle de son sentiment anti-américain,
et très rapidement explique à Oumar que s’il accepte de
travailler avec lui, « parce qu’ils partagent la même cause »,
cela pourra lui procurer de l’argent. Oumar qui gagne durement
sa vie au port de Lomé, saute sur l’aubaine. Il prête une
oreille attentive à ce que dit le faux membre des FARC : Les
Colombiens ont besoin de gens pour assurer le transport de
cocaïne de l’Afrique de l’Ouest vers l’Espagne en passant par le
Sahara. Oumar, répond « oui ». Il y a des gens pour le faire. Il
ne cache plus, pour séduire son interlocuteur, « sa haine » des
Etats-Unis, et son admiration pour la nébuleuse al-Qaïda. Issa
va même plus loin, en disant qu’il peut aller dans le nord du
Mali, pour prendre contact avec d’autres membres de sa bande.
Apparaissent désormais deux autres têtes : Harouna Touré, et
Idriss Abelrahman. Ils formeront désormais « la bande des trois
». Oumar regagne rapidement la ville de Gao, vend l’idée à ses
deux compères, et entre en contact téléphonique avec les agents
de la DEA à Accra. Des billets d’avions Bamako-Lomé sont établis.
De Lomé, la bande prend par route la direction du Ghana. Harouna
Touré, rencontre pour la première fois physiquement les agents
de la DEA déguisés. Le montage de l’affaire se précise. Les
jeunes Maliens savent désormais qu’il y a de l’argent à gagner.
Harouna enfonce le clou, et balance, ce qui lui coûtera cher par
la suite : il a déjà travaillé dans le domaine de la cocaïne. Il
a des contacts avec al-Qaïda pour assurer le transport de la
cargaison : 500 kilos de cocaïne. Emballé, Harouna repart pour
revenir. Il oublie même sur place son passeport. Les agents de
la DEA, l’épluchent. Il y a des visas brésiliens, et un saoudien.
Toute la conversation avec Harouna était aussi filmée,
enregistrée. Les agents de la DEA font le compte : ils sont sur
le point de « réussir » un coup. Dans la législation américaine,
les FARC, sont considérées depuis 1997 comme une organisation
terroriste. Al-Qaïda aussi. Or la « bande des trois » se
reconnaît en ces deux ennemis des Américains. Les jeunes posent
leurs conditions. L’exercice est périlleux, il faut beaucoup
d’argent : 2000 dollars par kilo de cocaïne et un camion pour le
transport de la marchandise. Les Américains déboursent 25 000
dollars cash. « La bande des trois », réclame aussi 75 000 euros
d’avance. Là, les discussions patinent. Les agents américains,
ont déjà ce qu’ils souhaitent : « Les preuves » de la «
collusion » des jeunes avec « les narco-terroristes ». Les
jeunes Maliens sont arrêtés et très rapidement, transférés
directement à New York pour y être inculpés de «
narco-terrorisme ». Selon la loi américaine, ils risquent 20 ans
de prison, ou même la prison à vie. Mais l’affaire est loin
d’être terminée. Les Américains auraient du mal à prouver que
les trois jeunes Maliens sont en « collusion » avec l’ennemi
juré des Etats-Unis, al-Qaïda. Et pour plusieurs raisons. Leur
avocat s’insurge déjà : « Je vais aux Etats-Unis pour voir mes
clients, et porter plainte contre les agents de la DEA pour
incitation à la commission d’un crime » « Ce sont les
agents américains qui les ont poussés à accepter le deal. Mes
clients ont peut-être accepté de faire le jeu, parce qu’il y a
de l’argent en jeu. C’est tout. Ils n’ont rien à voir avec al-Qaïda,
ni les Forces armées révolutionnaires colombiennes », explique
t-il.
A Gao, Oumar, Idriss, et Harouna sont connus, ils se «
débrouillaient » pour vivre. Harouna Touré facilitait notamment
la traversée du Sahara aux ressortissants de la péninsule
indienne, candidats à l’émigration clandestine en Europe. Il
guidait dans le désert, les pas de ces clandestins de luxe qui
faisaient le trajet dans des 4X4 climatisés, contre monnaie
sonnante et trébuchante. A Gao, toutes les personnes interrogées
sont formelles : Harouna, n’a rien à voir avec al-Qaïda. C’est
l’argent qui l’intéressait peut-être. « Puisqu’il faisait des
affaires, même si quelqu’un lui demandait de lui amener dans le
fin fond du désert des vivres ou une autre marchandise contre de
l’argent, je crois qu’il pouvait le faire. Mais dire qu’il a un
lien avec al-Qaïda, ça c’est faux », affirme Ali Kouré,
infirmier dans la région de Gao. Ces jeunes ont été probablement
victimes d’un règlement de comptes entre petites bandes »,
analyse un commissaire de police de Gao. Selon la même source, «
la bande des trois », aurait été « enfoncée » par « des
concurrents directs » de Harouna Touré, dans le monde de
l’émigration clandestine. Selon le vieux flic, le transport des
Pakistanais vers l’Europe, rapportait beaucoup d’argent. Harouna
partageait le monopole de ce business avec des Nigérians et des
Maliens et des Ghanéens. « C’est un peu la technique du billard
à trois bandes : vous posez un acte, pour qu’on l’attribue à
votre ennemi. Il est dans la merde, et vous, personne ne voit
votre main. C’est ce qui est, je crois arriver aussi à ces
jeunes », ajoute le vieux briscard.
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
ONU ENQUETE SUR LA MORT DE 10 LORS D'UN RAID DE L'OTAN.
La Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA)
a indiqué jeudi qu'elle poursuivait son enquête sur la mort
dimanche de dix Afghans lors d'un raid nocturne mené par les
forces militaires afghanes et internationales dans le district
de Narang de la province de Kunar. « De nombreux détails de cet
incident ne sont toujours pas clairs. Selon notre enquête
préliminaire, huit des personnes décédées étaient des élèves
inscrits dans les écoles locales. Il y a également des éléments
de preuves indiquant qu'il y avait des insurgés dans la zone à
ce moment-là », a déclaré le chef de la MANUA, Kai Eide, dans un
communiqué. Selon la presse, l'OTAN affirme que les personnes
tuées lors de ce raid étaient des insurgés. « La MANUA continue
d'enquêter sur cet incident pour clarifier la situation », a dit
M. Eide. Il a remercié le gouvernement afghan et les forces
internationales pour leurs efforts dans le même sens et a appelé
au calme alors que les enquêtes se poursuivent. Selon la presse,
des centaines d'Afghans ont manifesté mercredi à Kaboul et à
Jalalabad contre la présence des forces militaires
internationales en Afghanistan. Selon M. Eide, « les Nations
Unies restent préoccupées par les raids nocturnes parce qu'ils
causent souvent des morts parmi les civils ». « Les raids
nocturnes sont une source de grand désarroi chez les familles
qui sont directement touchées ainsi que pour les communautés à
travers l'Afghanistan », a-t-il souligné. Kai Eide a ajouté
qu'il était « tout autant préoccupé par les risques posés aux
civils par les insurgés vivant ou opérant dans les zones
résidentielles ». « Ils sont comptables de la majorité, et d'une
proportion croissante, des morts de civils », a-t-il déclaré. Le
représentant de l'ONU en Afghanistan a appelé une nouvelle fois
« tous les acteurs armés à s'efforcer de minimiser le mal fait
aux civils » et a insisté sur l'importance « de prendre toutes
les mesures de précaution pour faire la distinction entre les
civils et les combattants ». « De plus grands efforts doivent
être faits pour inverser les tendances actuelles et épargner aux
civils les effets les plus dommageables du conflit lors de
l'année à venir », a-t-il ajouté.
MINUSTAH. LES CASQUES BLEUS ONT FÊTÉ LA NOEL AVEC DES
ENFANTS.
C'est devenu une tradition. La période de Noël est
pour les casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haïti (MINUSTAH) synonyme de fête et
d'activités à vocation humanitaire au bénéfice des enfants
haïtiens les plus défavorisés. Cette année, ils ont fait le
déplacement dans des établissements scolaires ou des orphelinats
pour apporter un peu de joie dans le cœur des enfants. À
Port-au-Prince, au Cap-Haïtien ou aux Cayes, danses, chants,
distributions de cadeaux et partage d'un repas chaud ont marqué
cette période. Ainsi, le 24 décembre, à l'orphelinat Sourire
d'amour, situé à Frères (à l'Ouest de Pétion Ville), l'Unité de
police constituée (FPU) chinoise a partagé un repas avec les 42
enfants pensionnaires de ce centre, âgés entre 3 mois et 6 ans.
Au menu de cette action, des chants, de danse et beaucoup de
présents. « Noël est avant tout une fête pour les enfants. Ces
enfants n'ont pas de parents. Nous voulons faire en sorte qu'ils
puissent aussi fêter ce moment et aient la possibilité d'avoir
un jouet », a affirmé le capitaine Benoît Pierre, chef de la
coordination PNH/UNPol. En plus de ces activités, les policiers
chinois ont offert 700 kilogrammes de riz à l'orphelinat ainsi
que d'autres denrées alimentaires. « On a voulu montrer notre
solidarité à côté de l'aspect sécuritaire de notre travail », a
fait savoir le capitaine Pierre. A Tabarre (Ouest), les casques
bleus népalais ont fêté Noël avec les enfants sous le signe de
l'environnement. Pour la circonstance, les soldats de la paix
ont planté des arbres avec les élèves de l'école nationale de
Caradeux. L'occasion également pour ces soldats d'organiser à
l'intention des enfants des jeux sous des airs de Noël.
L'activité a pris fin avec une distribution de cadeaux à 150
enfants environ. « Nous savons que Noël est l'une des fêtes les
plus importantes pour les Haïtiens et un grand moment pour les
enfants. Ainsi nous avons voulu participé à notre manière à
cette fête et rendre heureux les enfants », a affirmé le Major
Prabin Ghimire du contingent népalais. De leur côté, les soldats
boliviens ont organisé une fête à Bosquet, un quartier de la
commune de Ganthier (département de l'Ouest), au bénéfice de 150
enfants de cette communauté. Ces derniers ont également eu droit
à des jouets et des gâteaux. « Nous avons pensé organiser cette
activité pour les enfants de ce quartier afin de célébrer Noël
avec eux. Ils ont très peu d'occasion de réjouissance, et rien
n'est organisé pour eux pour cette grande fête », explique le
capitaine Andres Saldias. Depuis le 22 décembre, des contingents
avaient commencé à insuffler l'esprit de Noël dans leur zone
d'affectation. Au Cap-Haïtien (Nord), par exemple, la douzième
compagnie du contingent chilien a apporté divers cadeaux à
l'intention d'une soixantaine d'enfants réunis au restaurant
Bagay La. Les enfants ont pu bénéficier d'un plat chaud et
s'adonner à toutes sortes de jeu comme la chaise musicale et la
course à l'œuf.
BAN KI-MOON ET LE MANDAT DE LA COMMISSION SUR
L'ASSASSINAT DE BHUTTO Le Secrétaire général de
l''ONU, Ban Ki-moon, va prolonger de trois mois le mandat de la
Commission indépendante des Nations Unies chargée d''examiner
les faits et circonstances qui ont conduit à l''assassinat de
l''ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto en
décembre 2007. M. Ban a informé le gouvernement pakistanais et
le Conseil de sécurité de l''ONU de son intention de procéder à
cette extension du mandat de la commission, qui a commencé ses
travaux le 1er juillet 2009, selon une déclaration de son porte-parole.
La commission devait soumettre son rapport jeudi mais "en raison
de la quantité substantielle d''informations qu''elle a
rassemblées au Pakistan et du travail supplémentaire qui reste à
faire, ses membres ont demandé un délai supplémentaire pour
achever leur rapport", a-t-il précisé. Instaurée à la demande du
gouvernement pakistanais, la commission a rencontré des dizaines
de personnes et a fait plusieurs voyages au Pakistan. Elle est
dirigée par l''ambassadeur Heraldo Munoz du Chili et comprend
également l''ancien ministre de la justice d''Indonésie, Marzuki
Darusman, et un vétéran de la police irlandaise qui a travaillé
pour l''ONU à de nombreuses reprises, Peter Fitzgerald.
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NOUVELLES D'HAITI
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010
HILLARY CLINTON ET SES VOEUX A HAITI POUR LE 206ÈME
ANNIVERSAIRE.
Dans ce message, Mme Hillary Clinton a estimé que cette date
était une occasion d'honorer l'histoire et l'héritage d'Haïti et
de penser aux héros qui ont contribué à la fondation de la
nation haïtienne Elle dit vouloir honorer non seulement les
fondateurs Toussaint Louverture jean Jacques Dessalines et
Alexandre Pétion mais encore tous les hommes et toutes les
femmes qui ont lutté en faveur de leurs droits de vivre libre et
de la liberté pour les générations futures peut-t-on lire dans
ce message date du 29 décembre L'exploit qu'ils ont accompli a
changé la face du monde et leur histoire continue d'être
aujourd'hui encore une source d'inspiration pour plus d'un,
écrit Hillary Rodham Clinton. Nous voulons aussi salué l'apport
des haitiano américains à la culture et à la prospérité des
Etats Unis, nos deux nations sont unies par des liens amicaux et
familiaux très fort a-t elle dit. M me Clinton en a profité pour
renouveler la volonté du gouvernement américain de marcher aux
cotés du peuple haïtien et d'être un partenaire du gouvernement
local L'année 2009 a été une année de reconstruction et de
relance soutient Mme Clinton estimant que les haïtiens devraient
être fiers de leurs réalisations. A l'aube de l'année 2010 Haïti
devrait aspirer a un puissant avenir, être prêt à assurer son
développement économique sanitaire et sa sécurité.
RENOVATION DE L'AEROPORT DE LA DEUXIEME VILLE D'HAITI.
Les parlementaires ont ratifié mardi soir à l'unanimité un
accord de prêt de 33 millions de dollars pour la réhabilitation
de l'aéroport du Cap. Cet accord a été signé entre les
gouvernements haïtien et vénézuélien .Dix-sept Sénateurs et 50
Députés réunis en assemblée nationale ont ratifié le document en
présence de trois ministres du gouvernement. Certains députés
ont insisté lors de cette séance en assemblée nationale sur la
nécessité d'une gestion drastique des 33 millions de dollars
affectés aux travaux de réaménagement de cet aéroport. Dans des
déclarations à la presse le ministre des TPTC, Jacques Gabriel,
en marge de cette séance a indiqué que la piste d'atterrissage
de l aéroport sera d'une superficie de 2.652 mètres et capable
d'accueillir des vols internationaux. . Une tour de contrôle
moderne, une section cargo et un service des pompiers sont
notamment prévus dans les infrastructures de base. Toujours
selon le ministre des TPTC, les travaux de rénovation dureront
18 mois et seront confiés à une firme cubano-vénézuélienne. .
ASSASSINAT DE FRANCESCO FANTOLI: DEUX PRESUMES ASSASSINS
SOUS LES VERROUS Le responsable de la Direction centrale de
la police judiciaire, Frantz Thermilus, annonce l'arrestation de
deux personnes qui seraient impliquées dans l'assassinat du
journaliste italien Francesco Fantoli . Lors d'un pt de presse
mardi 29 décembre le responsable, de la police judiciaire a
précisé que l'enquête se poursuit autour de ce meurtre,
cependant la police dispose assez d'éléments pour envoyer ces
deux individus devant le parquet. Les deux personnes inculpées,
dont un proche collaborateur de M. Fantoli, sont arrêtées depuis
une semaine. . Ils seront traduit par devant la Justice a tenu a
souligné M Frantz Thermilus qui appelle la population a continué
à collaborer avec la PNH. Le journaliste italien Francesco
Fantoli a été attaqué par des bandits armés au début du mois de
décembre alors qu'il revenait d'une banque de la place.
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DANS L'INTERNATIONAL
PARIS. LES VOEUX DE NICOLAS SARKOZY, PRESIDENT DE FRANCE
Comme chaque premier janvier, c’est l’heure de disséquer les
vœux du président français. Nicolas Sarkozy s’y essayait le
premier Janvier 2010r pour la troisième fois. Pour Le Parisien,
« L’exercice des vœux n’est pas celui que Nicolas Sarkozy
préfère. » Le quotidien note que le président avec un « teint
hâlé après quelques jours de vacances à Marrakech a paru
un peu emprunté, moins tonique que d’habitude. Comme si la
lecture d’un texte qui défile sur un prompteur rendait son
propos moins spontané ». Pour le Parisien emprunté, mais
« soucieux de renouveler dans sa forme l’exercice imposé » selon
Le Figaro qui ne paraît pas aujourd’hui mais dont le site
internet est mis à jour. Et Le Figaro de préciser : « Nicolas Sarkozy a fait précéder
son adresse d’un court générique, constitué d’images qui
symbolisent la France.Pour Midi Libre, l’allocution de Nicolas Sarkozy était « très
volontariste, innovante sur la forme », le chef de l’Etat, note
le quotidien, « a voulu conjurer la malédiction de la mi-mandat
» (…) il a donné un coup de talon dans la piscine. Noyé dans un
climat politique en berne, le président entend montrer qu’il n’a
rien perdu de son allant ». Mais La Montagne, elle, n’y croit pas : « derrière son envie
de nous assurer que tout ne va pas si mal », écrit Daniel Ruiz,
« les ratages et les couacs de l‘année qui s’achève perçaient
derrière chacune des expressions ». Daniel Ruiz qui note que
Nicolas Sarkozy a rendu un « étonnant hommage » aux associations
de bénévoles. « Ceux-là, note l’éditorialiste, lui rappelleront
sans doute, quand l’hiver sera dur, que la compassion n’est pas
une politique ». En tout cas, « comme c’est la mode depuis deux ans », écrit
Le Parisien, plusieurs personnalités politiques ont grillé la
politesse au chef de l’Etat en présentant avant lui leurs vœux
sur internet… En page 7 du quotidien on voit donc la photo de
ces impolis avec pour chacun une légende : « L’étagère de Bayrou
» ( le leader du Modem s’adresse aux internautes en posant
devant une étagère de livres), « Villepin et l’orchidée » (idem
que l’étagère de Bayrou sauf que c’est une orchidée rose qui
trône à côté de l’ancien premier ministre) ou encore « Aubry et
la douceur » puisque la chef du PS souhaite à tous « une bonne
année pleine de joies et de douceur ».
2010 sera riche en événements sportifs « 2010 année folle », titre ce matin L’Equipe qui est, avec
Le Parisien et France Soir, l’un des rares quotidiens nationaux
à être dans les kiosques aujourd’hui. Euro de handball masculin, Jeux Olympiques d’hiver de
Vancouver, la première Coupe du monde de football sur le sol
africain, l’Euro d’athlétisme , le Mondial de basket, bref
beaucoup de compétitions acharnées sont au programme et la
première, son coup d’envoi est donné aujourd’hui en Argentine,
je veux parler bien sûr du Dakar 2010, 9000 kilomètres dont
toutes les étapes sont détaillées sur la dernière page du
quotidien sportif. Le Parisien qui nous fait rencontrer trois amateurs qui se
sont lancés dans l’aventure du Dakar l’année dernière pour la
première fois et qui replongent cette année avec l’espoir de
faire mieux. L’espoir… qu’espérez-vous pour cette prochaine décennie?
C'est la question posée à une dizaine de Français dans la
rubrique «Voix Express» du Parisien. Bernard lui veut qu'on fasse respirer le monde, qu'on fasse
de l'écologie le maître mot de la prochaine décennie... Ecologie ....taxe carbone, ça c'est la solution de Nicolas
Sarkozy, Nicolas Sarkozy qui a vu sa mesure retoquée cette
semaine par le Conseil constitutionnel mais qui a dit hier soir
aux Français qu’il n'était pas « un homme qui renonce à la
première difficulté ». Cela ne fera pas les affaires de Manon
qui, elle, espérait pour 2010 « un autre président »...
Alors Le Monde vous donne quelques astuces pour la soigner
ou du moins ce qu’il ne faut pas faire. « Un grand bol de café, pourquoi pas salé, une petite bière
qui fera remonter votre taux d'alcool et apaisera ainsi votre
mal-être, un petit hamburger qui devrait vous aider à absorber
l'alcool que vous avez dans le sang, un citron pressé, des œufs
crus, de l'anguille hachée, un cachet d'aspirine ». « N'en faites rien » écrit le quotidien. « Il n'existe pas de
remède miracle et les conseils présentés comme tels
correspondent le plus souvent à ce qu'il faut précisément éviter
»…Très bonne année à tous !
PAKISTAN. 1er JANVIER ATTENTAT-SUICIDE EN MATCH DE
VOLLEY-BALL
Un kamikaze a fait sauter la charge qu'il portait, au milieu
d'un terrain de volley-ball, au cours d'un match opposant deux
villages voisins, dans le nord-ouest du Pakistan, le 1er janvier
2010. Le dernier bilan fait état d'au moins 88 morts et 37
blessés. La cible de ce vendredi 1er janvier 2010 n’est pas
banale car les responsables de l’attaque s’en sont pris à un
événement sportif, autrement dit à un rassemblement festif. Les
victimes sont très nombreuses. La déflagration a été si forte
que plusieurs bâtiments à proximité du terrain se sont effondrés.
La police locale affirme que les talibans sont responsables de
ce nouveau carnage. Cet acte de violence semble participer d’une
nouvelle stratégie de la terreur qui ne vise plus exclusivement
les forces de police et les militaires. Aujourd’hui, les cibles
civiles sont dans le collimateur des extrémistes. Les
déflagrations sur les marchés ou dans les lieux publics se
multiplient. Et la province frontalière du Nord-Ouest qui jouxte
l’Afghanistan est particulièrement frappée. Ce vendredi,
l’attaque s’est déroulée dans le district de Bannu, une région
proche du Sud-Waziristan, une zone tribale connue pour abriter
des talibans et des combattants étrangers proches des réseaux
d’al-Qaïda. L’armée pakistanaise a lancé une opération contre le
Sud-Waziristan en octobre
LONDRES. GORDON BROWN CONVOQUE UNE REUNION INTERNATIONALE
SUR YEMEN
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé le
1er janvier 2010 l’organisation à Londres une réunion
internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme,
qui aura lieu en marge d'une conférence sur l'Afghanistan le 28
janvier. Après la tentative d'attentat manqué sur un avion de
ligne américain, cette initiative fait entrer le Yémen dans le
club fermé des pays à risques. Après, l'Irak, le Pakistan et
l'Afghanistan, le Yémen deviendra-t-il la quatrième base arrière
du terrorisme international ? En tous cas la réunion du 28
janvier prochain à Londres officialisera à n'en pas douter la
menace que les experts jugent sérieuse quand ils évoquent le
Yémen. Ces experts du renseignement notent que la guerre civile
et l'anarchie ont fait du Yémen un refuge idéal pour la
nébuleuse islamiste. Le chef de la diplomatie yéménite explique
que son pays pourrait abriter quelque 300 activistes d'al-Qaïda.
Du coup, al-Qaïda au Yémen serait une des branches les plus
actives du réseau terroriste avec des objectifs mondiaux et non
plus régionaux. Devant le danger, le président américain a
renforcé l'assistance de Washington au gouvernement de Sanaa.
Les Etats-Unis ont notamment renforcé leur aide militaire afin
d'éliminer d'éventuels repaires de jihadistes. Le principal
programme d'assistance du Pentagone au Yémen est ainsi passé ces
trois dernières années d'un modeste budget de 5 millions dollars
à 67 millions de dollars. Les Américains ont en mémoire
l'attentat contre le navire USS Cole en octobre 2000. Cette
attaque-suicide en plein golfe d'Aden avait coûté la vie à 17
marins.
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NOUVELLES D'HAITI
COMMUNIQUÉ DU CEP MENAÇANT LES PARTIS POLITIQUES ET
CANDIDATS.
Dans un communiqué daté du 28 décembre 2009, le Conseil
électoral provisoire (CEP) appelle au respect du calendrier
électoral et menace de sanctionner candidats et partis. Dans la
note signée du président de l’institution électorale, Gaillot
Dorsainvil, Le conseil dit être informé que certains candidats
mènent ouvertement campagne. Le CEP annonce en conséquence qu’il
n’hésitera plus à prendre des mesures qui s’imposent pour le
respect de la loi électorale. Selon ladite loi, la campagne
s’étendra du mardi 26 janvier au vendredi 26 février prochains
rappelle le CEP. Par ailleurs, le registre des électeurs doit
être fermé aujourd’hui 28 décembre.
DANS LES PROVINCES D'HAITI
A Miragoâne, un adolescent du nom d'Abnel Janel de 14 a été
retrouvé mort dans sa chambre le 26 Décembre avec un trou au
gosier.L alors que le cadavre d’un adolescent de 14 ans a été
découvert à Miragoâne. Plusieurs proches de la victime ont
indiqué que les responsables de cet assassinat auraient emporté
une partie du gosier de l’adolescent. La police a procédé à
l’arrestation de quatre personnes dans cette affaire. Trois
d’entre elles ont été libérées quelques heures après. Notons que,
en Haïti, des pratiques ayant trait à la sorcellerie sont très
courantes lors des périodes des fêtes de fin d’année.La Noël a
été entachée de plusieurs crimes dans diverses régions du pays.
Quatre personnes ont été retrouvées mortes dans une maison à
Port-au-Prince.
A Mirebalais : Cinq personnes ont perdu la vie suite à
un accident de la route survenu le 25 décembre dernier sur la
Nationale # 3 au niveau de Mirebalais. La voiture en question,
un pick-up assurant le transport Hinche/Port-au-Prince, avait
chaviré au fond d’un ravin.
A Gros-Morne : Suite à la découverte du cadavre
de Dieu-Jules Paul dans un puits non loin de sa résidence dans
la commune de Gros-Morne, la police a procédé à l’arrestation de
Bony Lamour, un chauffeur de taxi-moto qui aurait raccompagné la
victime chez elle dans la soirée du 26 décembre. Agé de 37 ans,
le cadavre de Dieu-Jules Paul a été découvert dans un puits
après que ce dernier eut participé au mariage de l’une de ses
sœurs.
48 HAITIENS ILLEGAUX RAPPATRIÉS EN HAITI.
25 religieux, 23 ressortissants haïtiens et deux cubains,
qui avaient traversé illégalement la frontière ont été rapatriés
la semaine dernière en Haïti. L'information a été rapportée par
l'agence, EFE citant l'Armée nationale et le Corps spécialisé de
sécurité frontalière Selon les autorités Dominicaines ces
individus se seraient fait passer pour des religieux sans en
avoir réellement le statut. Ils ont été appréhendés dans
la municipalité d'Hatillo Palma, dans la province de Montecristi.
225.000 ENFANTS RESTAVEKS RAPPORTE LA FONDATION
PANAMERICAINE .
Dans un rapport publié en début de semaine la PADF a révélé
que la pauvreté a conduit au moins 225.000 enfants à travailler
comme des restaveks. La Fondation panaméricaine pour le
développement indique que certains de ces enfants, surtout les
filles, sont soumis à des sévices sexuels, psychologiques et
psychiques, en travaillant dans des conditions très dures. Le
rapport suggère au gouvernement haïtien et aux donneurs
internationaux de favoriser l'éducation des pauvres et de
développer les services sociaux, notamment les foyers pour
jeunes filles. Les conditions de vie des restaveks sont une
honte pour Haïti précise le rapport. Près de la moitié des 257
enfants interrogés à Cité Soleil ont indiqué être des esclaves
domestiques. La plupart sont envoyés par leurs parents qui ne
peuvent pas les nourrir dans des familles à peine plus riches.
D'après l'étude, 11% des familles qui accueillent ces enfants
ont elles-mêmes envoyés leurs propres enfants à d'autres. Un des
auteurs du rapport, Glenn Smucker, affirme que le phénomène
parait s'être accentué avec la migration vers la capitale,
Port-au-Prince, de familles qui ne parviennent pas à vivre de la
terre.
DANS L'INTERNATIONAL
YEMEN. AL-QUAIDA A REVENDIQUÈ L'ATTENTAT MANQUÈ. OBAMA
VEUT LES TAQUER.
Trois jours après l’attentat manqué du vol
Amsterdam-Detroit, l’organisation terroriste a revendiqué cette
attaque. Depuis Hawaï où il est en vacances, le président Obama
a promis de traquer les extrémistes et annoncé une série de
mesures destinées à rassurer les Américains. Trois jours après
la tentative d'un jeune Nigérian de faire sauter en vol un
appareil de la compagnie Northwest effectuant la liaison entre
Amsterdam et Detroit avec 290 personnes à bord, al-Qaïda
dans la péninsule Arabique a affirmé avoir planifié l'attentat.
L'organisation explique vouloir se venger d'attaques américaines
au Yémen, explique le communiqué mis en ligne sur internet. Le
groupe dit avoir fourni au Nigérian un « engin
techniquement perfectionné » mais que cet engin n'a pas explosé
en raison d'un problème technique. Selon Umar Farouk
Abdulmutallab, « le frère nigérian est passé à travers toutes
les barrières de sécurité pour son opération, brisant le grand
mythe du renseignement américain », lit-on dans le communiqué
mis en ligne sur des sites islamistes. Dans un discours depuis
Hawaï, le président américain, qui s'exprimait sur le sujet pour
la première fois, a juré de chercher sans relâche les
responsables de cette tentative d'attentat contre un avion de
ligne américain pour les faire répondre de leurs actes. Une
enquête complète a été ouverte concernant cet acte de terrorisme,
nous n'aurons aucun répit tant que nous n'aurons pas trouvé les
personnes impliquées et obligé à rendre des comptes.
Parlant depuis le village de Kaneohe, proche de son lieu de
vacances, M. Obama a également assuré que les Etats-Unis
continueraient à traquer les « extrémistes violents qui nous
menacent », où qu'ils se trouvent.
Dans sa première déclaration depuis la tentative d’attentat
terroriste de Noël, le président Obama a annoncé une série de
mesures destinées à rassurer les Américains, mais aussi à
tempérer l’analyse flatteuse que Janet Napolitano, sa secrétaire
à la Sécurité intérieure, avait faite dimanche sur l’efficacité
de ses services. Première mesure : le renforcement de la
sécurité dans les aéroports, et la présence accrue de «shérifs
du ciel» à bord des avions. Puis il faudra procéder à deux
importants réexamens : réviser la façon dont sont établies les
listes qui doivent alerter les autorités sur le danger que
présentent les individus fichés. Abdulmutallab aurait dû figurer
sur la liste des interdits de vol. Il faut aussi revoir les
méthodes d’inspection. Comment le jeune Nigérian a-t-il réussi à
monter à bord avec du penthrite sur lui ? Barack Obama a donc
reconnu que, contrairement à ce qu’avait déclaré dimanche 27
décembre 2009 Janet Napolitano, le système était loin d’avoir
parfaitement fonctionné. La ministre était d’ailleurs revenue le
28 décembre matin sur le satisfecit qu’elle avait accordé à ses
services. Le président américain s’est aussi engagé à poursuivre
la traque des responsables. Mais il a continué d’éviter de citer
nommément al-Qaïda, bien que l’organisation de Ben Laden a
maintenant revendiqué être derrière l’attentat raté. Si Obama a
mis trois jours avant de faire une déclaration publique, c’est
en partie pour ne pas créer de paranoïa et ne pas faire de
publicité aux extrémistes en donnant une importance excessive à
un événement qui s’est finalement transformé pour eux en un
échec. Dimanche, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert
Gibbs, a reconnu que les procédures à l'embarquement apparues
dans la foulée de ces attentats, étaient «vieilles de plusieurs
années ». Le président Obama a « posé au ministère de la
Sécurité intérieure la question très concrète de savoir comment
quelqu'un avec quelque chose d'aussi dangereux que de la
penthrite, un puissant explosif, a pu monter dans un avion à
Amsterdam », a souligné M. Gibbs. À Detroit, la justice a
indiqué que le suspect serait présenté à un juge fédéral le 8
janvier pour la lecture de l'acte d'accusation.
PEKIN. EXECUTION D'AKMAL SHAIKH DE L'ANGLETERRE CONDAMNÉ
POUR LA DROGUE. Akmal Shaikh, condamné à mort en Chine pour
trafic de drogue, a été exécuté ce mardi 29 décembre 2009. Pékin
est resté sourd aux demandes de grâce venant de sa famille et
des autorités britanniques, qui plaidaient la déficience mentale.
Gordon Brown, le Premier ministre britannique s’est déclaré «scandalisé
et déçu que nos demandes persistantes de clémence n’aient pas
été exaucées ». Il n’a pas eu de grâce présidentielle, comme
pouvait l’espérer la famille d’Akmal Shaikh. Il faut dire que
Pékin n’est pas coutumier des revirements de dernière minute
lors des condamnations à mort. La Chine, qui prône la tolérance
zéro à l’égard des trafiquants de drogue, est restée sourde aux
appels de la famille et de la Grande-Bretagne. Le Premier
ministre, Gordon Brown, qui avait abordé le cas d’Akmal Shaikh à
plusieurs reprises avec son homologue chinois Wen Jiabao, a
vivement réagi. Il s’est dit consterné de ne pas avoir été
entendu, spécialement dans le cas d’une personne qui ne
disposait pas de toutes ses capacités mentales. La Cour suprême
chinoise, elle, a estimé mardi matin ne pas avoir reçu de
preuves suffisantes confirmant ces troubles mentaux lors de
l'arrestation du Britannique, il y a deux ans dans le Xinjiang,
à l’ouest de la Chine. Elle a donc donné son feu vert définitif
à l’exécution d’Akmal Shaikh. La famille d’Akmal Shaikh affirme
qu’il souffre de troubles bipolaires qui le rendent vulnérable.
Ce père de famille aurait donc été abusé par des trafiquants de
drogue qui lui auraient confié une valise dont il ignorait le
contenu, soit quatre kilos d’héroïne. Ces troubles mentaux n’ont
donc pas été pris en compte lors de son procès express l’an
dernier qui a duré une demie heure, sans expertise psychiatrique
préalable. Akmal Shaikh est le premier Européen à être exécuté
en Chine depuis cinquante ans. Le précédent était un Italien
fusillé en 1951, pour avoir comploté contre Mao Zedong.
L’heure n’est plus aux déclarations feutrées pour les
responsables politiques britanniques comme dans les jours qui
précédaient l’exécution, lorsqu'il s’agissait de tenter
d’infléchir la position chinoise. Il était environ quatre heures
du matin à Londres mardi 29 décembre lorsque le ministère
britannique des Affaires étrangères a confirmé l’exécution
d’Akmal Shaikh. En même temps que ce communiqué du Foreign
office est venue immédiatement une déclaration du Premier
Ministre. Gordon Brown se dit horrifié et déçu que les
persistants appels à la clémence n’aient pas été entendus. Il y
a eu 27 interventions du gouvernement britannique. Le chef du
gouvernement présente ses condoléances à la famille et aux amis
de ce Britannique de 53 ans, qui est le premier Européen exécuté
en Chine depuis un demi-siècle. Commentaires sévères également
de David Miliband. La Grande-Bretagne, comme la Chine, condamne
sans réserve le trafic de drogue, dit-il, mais pour le chef de
la diplomatie britannique, Akmal Shaikh est devenu à son tour
une victime de ce trafic. Le ministre de la Santé lui est
indigné qu’un malade mental ait été exécuté. Les proches du
condamné expriment leur douleur et remercient ceux qui ont fait
campagne pour tenter de le sauver. Grande tristesse également
chez les militants qui veillaient depuis plusieurs jours devant
l’ambassade de Chine à Londres. La représentante de Reprieve,
l’organisation humanitaire organisatrice de cette campagne se
dit horrifiée. «Akmal Shaik souffrait d’une terrible maladie
mentale, dit-elle. Il est tombé dans les failles de cette
société et il a été délibérément tué par une des plus puissantes
nations de la planète.»
GUINEE. ONU RAPPORTE 156 TUÉS ET 109 FEMMES VIOLÉES.
Selon le rapport de la Commission d'enquête internationale sur
les massacres et les violences de la fin septembre 2009 en
Guinée, les enquêteurs estiment qu'au moins 156 personnes ont
été tuées dans la répression et 109 femmes ou jeunes filles ont
été violées et parfois mutilées. La Commission parle de crimes
contre l'humanité et en impute notamment la responsabilité à
Moussa Dadis Camara. Elle réclame, pour le chef de la junte et
les autres responsables comme le lieutenant Toumba Diakité et le
commandant Moussa Tiegboro Camara, la saisie de la Cour pénale
internationale. Moussa Dadis Camara semble aujourd'hui pris à
son propre piège. C'est en effet le chef de la junte qui, après
la sanglante répression de la fin septembre, avait demandé la
venue d'une commission d'enquête internationale à Conakry. Le
passage des Nations unies dans la capitale guinéenne avait déjà
ébranlé la fragile union autours du bouillonnant capitaine. Et
pour cause, c'est après avoir incriminé son aide de camp devant
la commission que Moussa Dadis Camara a été victime d'une
tentative d'assassinat de la part du lieutenant Toumba Diakité.
La publication de ce rapport très attendu constitue donc un
nouveau coup dur pour le chef du CNDD et son entourage le plus
proche. Déjà physiquement affaibli, Dadis Camara voit maintenant
l'étau de la justice internationale commencer à se refermer sur
lui. Pour l'heure, la CPI n'a pas encore été officiellement
saisie du dossier guinéen mais depuis novembre le procureur
Moreno Ocampo examine la situation sur place et la cour devrait
envoyer une équipe à Conakry début 2010. Si les Nations unies
contribuent avec ce rapport à retirer le capitaine Dadis Camara
du paysage politique guinéen, indirectement elles font le jeu de
son remplaçant Sekouba Konaté. Ce dernier n'est en effet pas mis
en cause et des diplomates comme des opposants le considèrent
comme une alternative crédible à un chef de l'état toujours au
Maroc.
PARIS. DEMANDE DE LA FRANCE A L'ONU D'AGIR EN GUINÉE
La France a demandé mercredi 23 décembre au Conseil de
sécurité des Nations unies d'agir rapidement pour traduire en
justice les responsables du massacre du 28 septembre à Conakry,
qualifié de « crime contre l'humanité » par un rapport de l'ONU.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner avait
estimé mardi que le retour du chef de la junte guinéenne à
Conakry pourrait « déclencher une guerre civile ». Sur le
terrain, dans un discours prononcé à l'occasion du premier
anniversaire de la prise du pouvoir par l'armée, le général
Konaté, dirigeant par intérim, a promis le même jour des
élections libres et démocratiques « le plus tôt possible ». Ce
23 décembre marque le 1er anniversaire du coup d'Etat en Guinée.
Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2008, le putsch s'était fait
sans violences, quelques heures seulement après l'annonce
officielle du décès à 74 ans du « général-président » Lansana
Conté, malade depuis longtemps. Les putschistes abrogeaient la
Constitution et disqualifiaient les civils pour assurer la
transition. Le nouvel homme fort, le capitaine Dadis Camara
s'engageait à mettre fin à la gabegie et à rendre le pouvoir aux
civils dans l'année à venir.
Un an après, le pays est donc plongé dans une grave crise
économique, sociale et politique. La junte militaire a les mains
tâchées du sang de la répression du 28 septembre, qui a fait 150
morts au moins, de nombreux civils. Des crimes qualifiés
récemment de « crimes contre l'humanité » par la commission
d'enquête des Nations unies. L'anniversaire de son arrivée au
pouvoir, le capitaine Moussa Dadis Camara le passe sur son lit
d'hôpital au Maroc, où il est soigné après avoir été victime
d'une tentative de meurtre menée par son aide du camp. La junte
montre aujourd'hui le visage de la désunion. La population vit
dans la crainte. L'avenir est incertain.
Pour le président du parti de l'opposition NFD (Nouvelles
forces démocratiques), Mouctar Diallo, « C’est un bilan
catastrophique. Les fonds publics ont été dilapidés pour le
rachat de consciences en vue de susciter et de soutenir la
candidature du capitaine Dadis Camara. En plus, il y a eu la
violation flagrante des droits humains, de violences militaires
sur les civils dont le comble a été atteint le 28 septembre.
Donc, je considère que le bilan du CNDD et de la junte est
extrêmement catastrophique ». A la question de savoir si le
général Sékouba Konaté puisse représenter une alternative
crédible à Moussa Dadis Camara pour sortir le pays de la crise,
Mouctar Diallo estime qu' « il n’y a aucun élément aujourd’hui
qui prouve que Sekouba Konaté fait l’exception par rapport à
cette armée qui constitue un problème majeur en Guinée. Et donc
nous attendons de voir des actes concrets et positifs de la part
du général Sékouba Konaté pour apprécier. Pour l’instant, nous
restons très prudents et réservés ». La diplomatie guinéenne
dénonce l'«immixtion inacceptable» de Bernard Kouchner
Mercredi 23 décembre 2009, dans un discours à l'occasion de la
prise du pouvoir par la junte, le général Sékouba Konaté,
ministre de la Défense, qui assure l'intérim, a affirmé sa
volonté d'aboutir « le plus tôt possible » à des « élections
libres et démocratiques » et a prôné « la réconciliation » des
Guinéens. Pour certains, Sékouba Konaté représente l'espoir
d'une négociation moins difficile, mais la communauté
internationale est néanmoins très inquiète, à l'image du
ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner :
« Un an déjà. Hélas, c’est trop. Maintenant, les choses se sont
tendues. Monsieur Dadis Camara est toujours soigné dans un
hôpital marocain. Monsieur Sékouba Kounaté assure un intérim,
avec beaucoup de difficultés. Ce que l’on doit espérer - et la
France n’a rien fait d’autre - c’est que la population guinéenne,
et en particulier les femmes, cessent d’être soumises à une
oppression quotidienne : que les armes rentrent dans les
casernes ; que les femmes puissent aller faire leur marché avec
leurs enfants qui pourraient aller à l’école sans se voir
exposés aux pires tortures et aux pires viols ; que les Forces
vives, tous les partis guinéens... Ce n’est pas à la France, la
France a quitté la Guinée en 1958, nous ne sommes pas mêlés à
cette affaire. Comme tous les pays des Nations unies, nous nous
sommes indignés de l’étendue et de la cruauté de ce massacre. La
vérité se fait jour péniblement dans nos têtes et dans nos cœurs.
Le sentiment personnel devant de tels massacres est lourd à
faire traverser par la raison ».
Des propos qui n'apprécie pas Alexandre Cécé Loua, le
ministre guinéen des Affaires étrangères. Il reproche surtout à
Bernard Kouchner d'avoir jugé mardi 22 décembre que le retour en
Guinée du chef de la junte pourrait « déclencher une guerre
civile ». Bernard Kouchner avait souhaité que Dadis Camara reste
au Maroc. Pour Alexandre Cécé Loua, ces propos constituent une «
une immixtion inacceptable qui porte atteinte à tout ce que le
peuple (guinéen) a de plus cher : sa dignité ». Le Ministre des
Affaires étrangères guinéen a déclaré " Nous ne pouvons pas
comprendre qu'une autorité dépendant du ministre des Affaires
étrangères français puisse déclarer que le retour du président
Dadis pourrait provoquer une guerre civile. Et la position de la
France à l'ONU risque également de n'être guère appréciée à
Conakry. Mercredi soir, l'ambassadeur adjoint de la France à
l'ONU a demandé au Conseil de sécurité d'agir rapidement pour
traduire en justice les responsables du massacre du 28 septembre
à Conakry. Paris estime que la Cour pénale internationale (CPI)
doit être saisie.
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NOUVELLES D'HAITI
PLUIES TORRENTIELLES POUR LA NOEL?.
Le centre national de météorologie suites aux pluies
intermittentes qui se sont abattues sur huit départements
d’Haïti depuis mercredi, annonce la pluie pour la Noel. . L’état
d’alerte orange est décrété sur tout le territoire. Au cours de
la journée et de la nuit du 23 décembre, une chute de
température a été observée suites aux pluies intermittentes qui
se sont abattues sur la capitale. Ce qui a poussé les habitants
de la zone métropolitaine à s’emmitoufler, et à s’étonner de ce
soudain coup de froid dans un pays où il fait chaud même en
hiver. A l’origine de cette baisse de température, apprend-on,
un front froid associé à un centre de basse pression entre le
pays et la Jamaïque, selon le bulletin du centre national de
météorologie. Ces pluies accompagnées de vents ont causé
quelques dégâts matériels en divers points de Port-au-Prince et
en province. A la capitale, quelques toitures ont été emportées,
des arbres et des pylônes électriques ont été arrachés. L’on
signale même le naufrage d’un bateau de ciment dans une ville de
province. Le Centre national de météorologie exhorte la
population des zones à risques à la prudence car d’autres
averses sont prévues sur Haïti pouvant causer d'autres dégâts
matériels et des glissements de terrains. La saison cyclonique
qui a débuté le 1er juin dernier s’est terminée depuis le 30
novembre.
HAITI EN CHANTIER. 25.000 EMPLOIS DANS 4 MOIS.
Le gouvernement américain a conclu un protocole d’accord
avec son homologue haïtien en vue de la création d’environs
25.000 emplois dans le pays dans l’espace de 4 mois par le biais
d’un projet baptisé Haïti en chantier . Le coût total du
projet « Haïti en chantier » s’élève à $ 11 millions U.S et sera
financé à hauteur de $ 10 millions U.S par le gouvernement
américain. Ce projet vise au renforcement des
infrastructures dans diverses régions du pays, comme au Cap-Haïtien,
Gonaïves, Saint-marc et au niveau de la capitale haïtienne. Les
travaux s’étendront sur une période de quatre(4) mois.
POUR LE RENFORCEMENT DE LA PRODUCTION NATIONALE
Des membres du gouvernement haïtien et des leaders de la
diaspora ont participé le 21 décembre à la cérémonie de
lancement du projet de ferme agricole de Colora dans la ville
frontalière de Belladères. Le projet dénommé « Lakou Colora »
consiste à introduire dans les communautés des techniques
modernes de production agricole et de préservation de
l'environnement. . Le projet qui s'étendra sur une superficie de
174 hectares de terre sera financé par des fonds recueillis par
les organisations de la diaspora dont The Haitian League. Le
président de THL, Dr Bernier Lauredan assure que le programme
permettra d'améliorer les conditions de vies de la population.
Docteur Lauredan, qui a vécu pendant 40 ans aux Etats-Unis, a
tenu a rappelé aux paysans qu'il n'est pas un étranger puisque
son père a été un spéculateur de Savanette. A terme le projet
permettra de réduire considérablement l'exode vers les
métropoles locales et Port-au-Prince. Les ministres de
l'agriculture, Joanas Gué et des Haïtiens Vivant à l'Etranger,
Edwin Paraison, le directeur exécutif du Fonds de Développement
Frontalier (FDF), Max Antoine II, des élus locaux, des
représentants de l'ambassade américaine avaient pris part à
cette cérémonie organisée deux mois avant le début des travaux
dans la ferme de Colora. Outre les officiels, des membres de
l'association des producteurs agricole de la République
Dominicaine, plusieurs centaines de paysans d'amis et de
sympathisants de THL, dont docteur Altema et Joe Celestin (New
York) étaient également présents.
DES MEMBRES DE PLUSIEURS PARTIS POLITIQUES CONTRE LE CEP.
Les dirigeants de plusieurs partis politiques, dont ceux de
la plateforme Alternative, ont lancé mardi dernier une série de
manifestation visant à réclamer le départ des conseillers
électoraux. Plusieurs dizaines de militants de ces formations
politiques ont pris part au sit-in du 21 décembre devant le
local du Conseil Electoral Provisoire (CEP). En cette occasion
les chefs de file de l'Alternative, Evans Paul, Edmonde Supplice
Beauzile, Victor Benoît entre autres, avaient dénoncé la
partialité des conseillers électoraux, incompétents selon eux
pour organiser les législatives de 2010. Des intervenants ont
déploré les manœuvres du gouvernement qui chercherait à
contrôler l'organisme électoral. Le CEP est corrompu ont lancé
les manifestants sur l'instigation de Evans Paul et Edmonde
Supplice Beauzile. Cette mobilisation contre les conseillers
électoraux a permis à plusieurs candidats de l'Alternative de
critiquer le comportement des responsables du CEP. Evans
Saintilus, candidat à la députation, a souhaité que Gaillot
Dorsainvil et Ginette Cherubin démissionnent du CEP. Même s'ils
sont critiques envers le CEP, les dirigeants de l'Alternative
sont disposés à prendre part aux prochaines législatives. Tel
n'est pas le cas pour d'autres leaders politiques dont William
Jeanty ( Konba) Le sénateur Jeanty espère que les dirigeants de
l'Alernative finiront par se rendre à l'évidence que la seule
voie est le retrait de la course électorale.
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Le premier ministre et le chef de la MINUSTAH ET LES MESURES
CONTRE LES ACTES DE CRIMINALITE EN HAITI.
Le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive, a donné lundi la garantie
que toutes les mesures ont étee prises par son gouvernement pour
chercher à freiner la montée des actes de criminalité dans le
pays notamment durant les fêtes de fin d’année. Nous ferons tout
pour mettre les bandits hors d’état de nuire et ramener ainsi le
climat de stabilité et de paix qui commençait à poindre à
l’horizon, a assuré M. Bellerive. Le numéro un de la mission
onusienne en Haïti, Hedi Annabi, a lui aussi indiqué que des
dispositions ont été adoptées en vue de la mise en place d’un
dispositif de sécurité plus musclé pour contrer l’action des
bandits. Ces nouvelles mesures seront maintenues aussi longtemps
que possible pour permettre à la population de vaquer librement
à ses occupations, a encore fait savoir M. Annabi. Une
douzaine de personnes avaient éte tuées en 8 jours à
Port-au-Prince au cours de la 2ème semaine du mois de décembre
Dans le Nord du pays, une dizaine de cas d’enlèvement ont été
enregistrés depuis le début du mois de décembre 2009. Des hommes
armés ont fait irruption la semaine dernière chez une infirmière
travaillant à l’hôpital Justinien Ils ont enlevé une fillette de
8 ans, après avoir violé l'infirmière Cette situation
plonge la population capoise dans la peur et la consternation.
Toutefois, selon des informations, plusieurs présumés
kidnappeurs auraient déjà été arrêtés. La police appelle à la
collaboration de la population capoise pour aider à enrayer ce
phénomène. A l'issue d'une convocation le 18 décembre au Sénat
de la République , le ministre de la justice Paul Denis et le
Directeur général de la police nationale ont promis d'adopter
des mesures drastiques pour neutraliser les bandits. Ce sont les
hommes à moto qui sont le plus ciblés dans le cadre de la lutte
contre la criminalité, la plupart des crimes enregistrés dans la
capitale ayant éte commis par des momotocyclistes, selon
différents témoignages. De fait, de nombreuses motos ont été
confisquées par la police dans le cadre de cette lutte.
EN HAITI COMME EN DOMINICANIE DES REACTIONS SUR LA VISITE
DU PRESIDENT
Des dirigeants politiques et des membre de l’Eglise
catholique dominicaine ont estimé opportune la visite annoncée
pour début janvier 2010 du président haïtien René Préval en
République dominicaine, afin de s’entretenir avec son homologue
Leonel Fernandez sur des sujets concernant les relations entre
Haïti et la République Dominicaine. Ils ont toutefois estimé
vital que des règles claires concernant l’immigration et le
commerce soient établies entre les deux pays pour éviter qu l’un
ou l’autre des deux peuples ne tombe dans l’illégalité. Le
président du parti dominicain pour le changement, Eduardo
Estrella, a exprimé le souhait que les dirigeants des 2 pays
ailent au-delà de leurs relations personelles travailer
effecivement au au benefice des deux peupls. Selon le porte-parole
du bloc des députés du parti de la libération dominicaine,
Alejandro Montas, les thèmes haïtiens et régions frontalières
doivent être pris au sérieux, compte tenu de leur importance
dans les relations haïtiano-dominicaines. Il a jugéexcellente la
décision du président René Préval de s’asseoir avec son
homologue Léonel Fernandez pour discuter entre autres, de la
réactivation et l’installation dela commission mixte bilatérale.
De son côté, monseigneur Bénito Angeles croit que le plus
important à attendre de la visite de René Préval ce sont des
accords favorisant le retour de l’harmonie entre haïtiens et
dominicains, tout en fixant les responsabilités politiques,
économiques. Sociales et culturelles de chacun des deux peuples.
La rencontre des deux chefs d’Etat devrait ouvrir la voie à un
dialogue interactif qui puisse déboucher sur la définition des
politiques d’immigration et d’émigration dans le respect mutuel,
a souligné le prélat. Du côté haïtien, la coordonnatrice du
Groupe d’Appui au Rapatriés et Réfugiés (GARR), Colette
Lespinasse, a exprimé le souhait que la relance de la commission
mixte haïtiano-dominicaine, ne reste pas comme un simple slogan
mais se fasse avec la participation d’hommes et de femmes qui
connaissent bien les dossiers. Elle estime que la commission ne
devrait pas se contenter de réágir sur des dossiers ponctuels
indispensable, mais devrait avoir un secrétariat permanent pour
recevoir des dossiers et des recommandations. Et le gouvernement
haïtien devrait définir des politiques claires pour permettre à
la commission de mieux faire son travail, a fait savoir Mme
Lespinasse. Le président René Préval devrait cette fois-ci
rencontrer la communauté haïtienne en République dominicaine, a
souhaité Mme Lespinasse qui a mis lechef de l'Etat en garde
contre des déclarations susceptibles de mettre en danger les
organisation qui luttent en faveur du respect des droits des
migrants et suceptibles aussi de démobiliserles Haïtiens au lieu
de les rassurer. Mme Lespinasse a dit par ailleurs déploré
le fait qu’il n’y ait pas de réciprocité de la part du président
Leonel Fernandez après 5 voyages de son homologue René Préval en
République Dominicaine. La dernière visite de Léonel
Fernández en Haïti remonte à 2005 sous le regime interimaire.
Des individus reputés proches de ce regime avaient réservé un
accueil musclé au président dominicains dont le véhicule a même
éte la cible de jets de pierres, sous prétexte de defendre les
droits des migrants.
DANS L'INTERNATIONAL
A PARIS HAITI INVITEE A LA FOIRE INTERNATIONALE DE NOEL
TROPICALE.
La foire Marché international de Noël tropical s'est ouverte,
le vendredi 18 décembre 2009, à la grande halle de La Villette,
à Paris. Haïti est l'invitée d'honneur de cette foire qui se
tiendra jusqu'au 20 décembre dans la capitale française. Au
stand d'Haïti, de nombreuses activités sont organisées :
expositions de photographies, vente-signature d'ouvrages, de CD
et de DVD, spectacle de conte et causeries littéraires.
L'écrivain haïtien Louis Philippe Dalembert, l'historien et
universitaire français Marcel Dorigny et le chercheur haïtien
Élie Lescot Jr seront en signature sous le stand d'Haïti, lors
du Marché international de Noël tropical de Paris, les 19 et 20
décembre. Anne Lescot, coauteur du « Guide de la Caraïbe
culturelle » avec Karole Gizolme, sera aussi présente. Des
causeries sont prévues autour de « Koze mande chita », un
ouvrage coédité par Vents d'Ailleurs et Gens de la Caraïbe et
qui paraîtra en février 2010. Marché international de Noël
tropical réunira pour la première fois plus de 150 exposants de
plus de 45 pays d'Afrique, des Caraïbes, et des îles
ultra-marines et présentera des produits allant de l'artisanat à
la gastronomie, en passant par le stylisme ou encore les
voyages."
VATICAN, ITALIE. AGRESSION DU PAPE PAR UNE FEMME DERANGEE.
Les festivités de Noël se sont poursuivies ce 25 décembre
avec la bénédiction Urbi et Orbi prononcée par le pape Benoît
XVI après qu’il eut été agressé la veille, à l’entrée de la
basilique Saint-Pierre de Rome. Une femme qui avait échappé aux
services de sécurité l’a jeté à terre. Finalement, plus de peur
que de mal pour le pape.
Le pape est apparu souriant et en bonne santé au balcon de la
loggia de la basilique Saint-Pierre. Il a présenté ses vœux de
Noël en soixante-trois langues à l’issue du traditionnel message
prononcé avant sa bénédiction urbi et orbi. Une bénédiction
destinée à la ville de Rome et aussi, et surtout, au monde.
Benoît XVI a rappelé la grave crise économique et morale qui
frappe la famille humaine, l’invitant à dépasser la mentalité
égoïste et techniciste. Il a demandé aux habitants de Terre
sainte d’abandonner la logique de violence et de vengeance. Le
pape en a profité ensuite pour rendre hommage aux chrétiens du
Moyen-Orient, notamment ceux d’Irak. Il a aussi fait un tour
d’horizon des situations tragiques à travers le monde. Benoît
XVI a imploré la fin des exactions en République démocratique du
Congo, invité les habitants de Guinée, du Niger ou de Madagascar
au dialogue pour résoudre leur crise politique. Le pape a enfin
témoigné la solidarité de l’Eglise pour tous ceux frappés par
les calamités naturelles et la pauvreté réaffirmant que, face à
l’immigration, l’Eglise est une présence qui appelle à l’accueil
malgré les discriminations, les attaques et l’indifférence. On
en sait désormais un peu plus sur cette femme, auteur de
l’agression d’hier soir 24 décembre. Elle s’appelle Susanna
Maiolo. C’est une Italo-suisse de 25 ans qui avait déjà tenté
d’approcher le pape l’année dernière. Elle n’était pas armée. La
jeune femme, arrêtée par la gendarmerie vaticane, souffre de
troubles psychiques. Interrogée ce matin, elle a ensuite été
transférée dans un hôpital pour y recevoir des soins et elle
sera certainement remise ensuite aux autorités italiennes. Le
Vatican minimise désormais l’incident d’hier, mais c’est ainsi
qu’on a mis en lumière les failles de la sécurité du pape. Une
sécurité qui est face à un dilemme : assurer la protection du
souverain pontife sans l’isoler des fidèles. Pas de changements
à prévoir dans ce domaine. Le porte-parole du Saint-Siège estime
que la sécurité du pape ne peut pas être assurée à 100%, sauf en
élevant un mur entre lui et la foule, ce qui n’est pas pensable.
PEKIN. LIU XIAOBO CONDAMNE A 11 ANS DE PRISON.
Figure des mouvements des droits de l'homme en Chine, Liu
Xiaobo, écrivain et professeur d'université, a été condamné
vendredi 25 décembre à 11 ans de prison pour « subversion contre
le pouvoir d’Etat », par le tribunal de Pékin. Les nombreux
appels à la clémence de la communauté internationale n’ont pas
été entendus. Liu Xiaobo écope finalement d’une peine lourde :
11 ans de prison, c’est beaucoup plus que les 3 ans et demi
auxquels a été condamné un autre militant célèbre Hu Jia, qui
comparaissait l’an dernier pour le même chef d’accusation. «
Incitation à la subversion du pouvoir d'Etat » : un motif fourre-tout
utilisé à l’encontre des dissidents pour les emprisonner. Ce
point était d’ailleurs critiqué dans la Charte 08, ce manifeste
que Liu Xiaobo a publié l’an dernier. Le texte, signé par plus
de 10 000 personnes, appelle à la réforme politique et à la fin
du monopole du Parti communiste en Chine. Comme lors du procès
avant-hier, les journalistes et diplomates étrangers se sont vus
refuser l’entrée du tribunal ce vendredi 25 décembre. Ils n’ont
pas pu assister à la lecture du verdict. Les Etats-Unis se sont
ensuite déclarés très inquiets et ont renouvelé leur appel à une
libération immédiate. Liu Xiaobo, figure des manifestations de
Tiananmen, aura 54 ans lundi 28 décembre. Les associations de
défense des droits de l’homme dénoncent un procès express,
organisé pendant les fêtes de fin d’année en Occident, pour
éviter une trop grande médiatisation.
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NOUVELLES D'HAITI
PRESIDENT PREVAL EN REPUBLIQUE DOMINICAINE EN JANVIER
PROCHAIN
Le guovernement Dominicain que le président
haïtien René Préval visitera la République dominicaine au cours
de la première semaine de janvier 2010. René Préval à cette
occasion aura à aborder des thèmes bilatéraux avec son homologue
Leonel Fernandez dont l'institutionnalisation de la Commission
mixte bilatérale haïtiano-dominicaine Le secrétaire dominicain
de l'Economie et de la planification et du développement a
effectué le weekend dernier une visite officielle en Haïti à
l'invitation le premier ministre Jean-Max Bellerive
Temístocles Montás, a eu des entretiens avec des officiels
haïtiens sur des thèmes bilatéraux selon la presse dominicaine.
POURSUITE DE RAPATRIEMENTS D'HAITIENS ILLEGAUX EN
DOMINICANIE.
128 sans papiers haïtiens, essentiellement des femmes et des
jeunes ont été rapatrié la semaine dernière par les autorités
Dominicaines. Ces compatriotes vivant en situation irrégulière
ont été appréhendés à La Vega et les autres à Santiago, deuxième
ville dominicaine située à 155 km au nord de Santo Domingo.
Cette situation intervient alors que les deux pays espèrent
pouvoir réactiver prochainement la commission mixte bilatérale
créée en 1996.
MINISTRE PAUL DENIS PREOCCUPE PAR DETENTION PREVENTIVE
PROLONGEE.
Le ministre haïtien de la justice, Paul Denis, annonce qu'une chambre
du tribunal correctionnel a été installée en place au Parquet de
Port-au-Prince. Le ministère de la justice est parvenu à
conclure une entente avec le doyen du tribunal civil de
Port-au-Prince pour le fonctionnement de ce tribunal dans le
cadre des efforts visant à lutter contre la détention préventive
prolongée. M. Denis indique que des juges ont spontanément
offert leur collaboration pour faire fonctionner ce tribunal qui
a rendu 30 verdicts en 3 jours. Tout en se réjouissant de cette
étape importante, M. Denis informe que les inspecteurs du
ministère de la justice ont été effectivement déployés dans les
juridictions afin d'évaluer la situation des personnes en
détention préventive. Préoccupé par ce dossier le ministre de la
justice a soutenu qu'il suit de près les différentes étapes dans
du dossier. Le ministre de la justice s'est entretenu vendredi
avec les membres de la commission sénatoriale de justice.
Plusieurs dossiers importants dont la nomination de certains
commissaires du gouvernement avaient été débattus au cours de
cette rencontre. Paul Denis affirme que les 3 axes principaux de
son action concernent la lutte contre la détention préventive
prolongée, la lutte contre le dysfonctionnement de l'appareil
judiciaire et la lutte contre la corruption.
INCENDIE AU MARCHE HYPPOLITE
La ministre de la communication s’était rendue sur les lieux
du sinistre tout de suite après l’annonce de l’incendie. Madame
Lassègue a rencontré sur place des petits commerçants dont les
entrepôts ont été incendiés. « Je suis venue, à la demande du
Premier ministre Bellerive, pour manifester la solidarité du
gouvernement avec les victimes », a expliqué Madame Lassègue aux
journalistes présents. Elle a également indiqué que des
instructions ont été passées à la Police pour sécuriser le
marché afin de protéger les commerces des occupants qui ont du
abandonner les entrepôts en raison du feu. L’origine de
l’incendie n’est pas encore déterminée, mais les premiers
témoignages recueillis sur place font état d’un d »but
d’incendie dans un des petits entrepôts de marchandises avant la
propagation du feu dans quelques dépôts. Les pompiers ont réussi,
avec beaucoup de difficultés, à circonscrire l’incendie. Mis à
part quelques entrepôts brûlés, les dégâts enregistrés ne
seraient pas importants. Une commission interministérielle
composée des ministres des affaires sociales, de l'intérieur, du
commerce et à la condition féminine, a été formée "pour faire le
suivi sur l'incendie et prendre les mesures nécessaires", a
annoncé le ministère de la Communication.
ETAT D'ALERTE ORANGE DECRETE PAR LE CENTRE DE METEOROLOGIE.
L’état d’alerte orange est décrété sur les 10 départements du
pays, a indiqué le responsable du Centre national de
météorologie, Ronald Sémelfort, intervenant lors d’un point de
presse au ministère de la Culture, ce mercredi. Suite à la
création d’un centre de basse pression qui s’approche des côtes
sud d’Haïti, de faibles pluies incessantes s’abattent sur le
pays depuis la soirée du 22 décembre. Selon Ronald Sémelfort,
cette situation va durer durant tout le week-end des fêtes de
Noël et comporte des risques d’inondations et de glissements de
terrain. Il a appelé la population à faire preuve de vigilance
et à respecter les consignes de sécurité. De son côté, Mme Alta
Jean Baptiste, directrice du bureau de la protection civile, a
présenté un premier bilan des dégâts enregistrés en divers
endroits du pays. Selon les premières informations, plusieurs
arbres ont été abattus dans le sud du pays. A Petit-Goâve, les
rafales de vent ont emporté plusieurs toitures de maison. Douze
personnes sont sorties indemnes du naufrage d’un bateau
transportant du ciment.
DANS L'INTERNATIONAL
AU CANADA. TEMPETE DE NEIGE. ACCUMULATION DE NEIGE.
On prévoit en effet des accumulations de neige pouvant
atteindre 25 centimètres dans certains secteurs du pays,
incluant la grande région de Montréal. Une importante tempête de
neige et de pluie verglaçante a paralysé le centre des
États-Unis. Les usagers de la route devront
redoubler de prudence durant le temps des fêtes. Une importante
tempête de neige et de pluie verglaçante qui a paralysé le
centre des États-Unis, mercredi, devrait entraîner des
précipitations au pays. Après deux journées généralement
ensoleillées, jeudi et vendredi, les premiers flocons de neige
devraient commencer à tomber sur la métropole québécoise dans la
nuit de vendredi à samedi. On attend entre 15 et 20 centimètres
de neige sur une période de 24 heures. Mais le maximum prévu de
2 degrés Celsius pourrait plutôt transformer ces précipitations
en pluie. Pour la journée de dimanche, un mélange de pluie et de
neige devrait tomber sur la grande région de Montréal alors que
le mercure devrait monter à 2 degrés Celsius. À Québec, les
flocons de neige devraient commencer à tomber plus tard dans la
journée de samedi. On attend entre 10 et 15 centimètres de neige
et une température de - 2 degrés Celsius. Les précipitations
devraient se poursuivre dimanche, mais principalement sous forme
de pluie. Le mercure doit alors grimper jusqu'à 4 degrés
Celsius. À Ottawa, MétéoMédia prévoit entre 5 et 10 centimètres
de neige, samedi, et 5 centimètres additionnels, dimanche. À
Toronto, le mauvais temps devrait commencer vendredi, mais
essentiellement sous forme de pluie. Les transports ralentis par
la météo Il y a beaucoup d'activité à l'aéroport
Montréal-Trudeau. Mercredi, en cette avant-veille de Noël,
journée habituellement la plus achalandée de l'année sur les
routes, Environnement Canada a émis des avis de conditions
météorologiques potentiellement sévères pour certaines régions
du Québec, de l'Ontario et du Manitoba. La grande région de
Montréal n'a reçu que quelques centimètres de neige, mais la
ville de Québec a hérité en revanche de quelque 35 centimètres.
Et 40 centimètres se sont accumulés dans la région de
Charlevoix. Les chaussées enneigées ont causé des dizaines de
sorties de route. En soirée, un accident survenu à
Sainte-Julienne, dans Lanaudière, a fait un mort. Plus tôt, un
accident ayant eu lieu dans le parc des Laurentides, à la
hauteur de Stoneham, sur la route 175, a fait trois blessés
légers. Un autre accident s'est produit sur la route 138, près
de La Malbaie. C'est une bonne occasion de rappeler aux usagers
d'adapter leur conduite à l'hiver, de ralentir. Aussi, il faut
se souvenir que la distance de freinage est plus longue en hiver
a declaré Réal Grégoire, du ministère des Transports du
Québec À la station d'autobus de Montréal, les files étaient
longues, mais les autocars sont partis à l'heure et n'ont pas
trop pris de retard en chemin. Par contre, dans l'Ouest du pays,
la compagnie Greyhound a manqué de véhicules et des passagers
n'arriveront pas à temps pour fêter Noël en famille. Du côté du
transport ferroviaire, Via Rail a mis sur les voies tous ses
équipements, wagons et locomotives, et tous les départs se sont
faits à l'heure. Quant au transport aérien, la plupart des vols
prévus dans les aéroports de Calgary, Roronto et Montréal ont
été effectués à temps. Il y a tout de même eu quelques retards,
notamment pour les vols à destination de Philadelphie et de
Chicago, où une tempête de neige et de pluie verglaçante sévit.
Des retards ont aussi été signalés à Frédériction où les
conditions climatiques ont même forcé un pilote d'Air Canada
Jazz à reprendre son approche finale.
WASHINGTON. LE SENAT AMERICAIN A ADOPTE LE PROJET DE
REFORME DE SANTE.
Le Sénat américain a adopté jeudi matin par 60 voix contre
39 le projet de réforme de la santé défendu par le président
Barack Obama. La veille, le Sénat américain s'était prononcé à
60 voix contre 39 lors du troisième et ultime vote de procédure
visant à empêcher le Parti républicain de se livrer à des
pratiques obstructionnistes susceptibles d'empêcher l'adoption
du projet de loi sur la réforme du système de santé. Depuis le
début de la semaine, les républicains ont tenté sans succès de
retarder le vote. Le parti du président Obama avait déjà obtenu
l'appui de 60 sénateurs (58 démocrates et deux indépendants)
lors des deux premiers votes de procédure tenus ces derniers
jours. À cette étape, l'appui d'une majorité simple des 100
sénateurs sera requis. L'affaire est donc pratiquement acquise,
le Sénat comptant 58 démocrates. À la demande du leader de
la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, le vote a été avancé
d'une heure pour permettre aux sénateurs de se rendre dans leurs
familles pour Noël, alors qu'on annonce du mauvais temps pour le
Midwest et l'ouest des États-Unis. Les sénateurs devraient donc
voter vers 7 h, jeudi matin. À la Maison-Blanche, le président
américain Barack Obama attend l'adoption du projet de loi au
Sénat avant de s'envoler vers Hawaï, où il doit passer les
vacances en famille. Son porte-parole, Robert Gibbs, a soutenu
mardi que l'adoption du projet de loi était inévitable. « Il ne
s'agit plus de savoir s'il va passer, mais quand ». Les élus
républicains restent tout de même hostiles à cette réforme. Ils
estiment qu'elle va augmenter les primes d'assurance, mettre en
danger l'assurance maladie des personnes âgées (Medicare) et
coûter trop cher à l'État fédéral. Le président Obama, qui a
fait de cette réforme la pierre angulaire de sa politique
intérieure, ne sera pas au bout de ses peines pour autant. Une
fois adopté, le projet de loi du Sénat devra être fusionné avec
celui que la Chambre des représentants a adopté le 7 novembre.
Cette fusion donnera lieu à d'autres négociations et les points
de friction pourraient être nombreux. Contrairement au projet de
loi du Sénat, celui issu de la Chambre des représentants prévoit
la création d'un régime public d'assurance géré par le
gouvernement américain. Les moyens de financer la réforme, dont
les coûts sont évalués à 1000 milliards de dollars en 10 ans,
diffèrent aussi. La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a
déjà dit espérer que le projet de loi soit envoyé au président
Obama pour promulgation avant son discours sur « l'état de
l'Union » qui doit avoir lieu fin janvier. Le texte du Sénat
vise à fournir une couverture santé à 31 des 36 millions
d'Américains qui en sont dépourvus et à faire baisser les coûts
de la santé, tout en améliorant la qualité des soins. Au total,
94 % des Américains de moins de 65 ans seraient couverts. Les
compagnies d'assurances se verraient en outre interdire le droit
de refuser une couverture aux Américains qui ont des problèmes
de santé préexistants, comme c'est le cas actuellement. En
revanche, le plan n'instaure pas, comme l'auraient voulu le
président Obama et les principaux chefs démocrates, une
assurance maladie publique qui serait mise en concurrence avec
des assurances privées, surnommée « option publique ». Selon le
bureau du Budget du Congrès ), le projet de loi réduirait le
déficit américain de 132 milliards de dollars sur 10 ans,
notamment en réalisant des économies sur des dispositifs tels
que le Medicare.
GIUNEE. AU CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU LA FRANCE A
DEMANDE ACTION.
La France a demandé mercredi 23 décembre au Conseil de
sécurité des Nations unies d'agir rapidement pour traduire en
justice les responsables du massacre du 28 septembre à Conakry,
qualifié de « crime contre l'humanité » par un rapport de l'ONU.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner avait
estimé mardi que le retour du chef de la junte guinéenne à
Conakry pourrait « déclencher une guerre civile ». Sur le
terrain, dans un discours prononcé à l'occasion du premier
anniversaire de la prise du pouvoir par l'armée, le général
Konaté, dirigeant par intérim, a promis le même jour des
élections libres et démocratiques « le plus tôt possible ». Ce
23 décembre marque le 1er anniversaire du coup d'Etat en Guinée.
Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2008, le putsch s'était fait
sans violences, quelques heures seulement après l'annonce
officielle du décès à 74 ans du « général-président » Lansana
Conté, malade depuis longtemps. Les putschistes abrogeaient la
Constitution et disqualifiaient les civils pour assurer la
transition. Le nouvel homme fort, le capitaine Dadis Camara
s'engageait à mettre fin à la gabegie et à rendre le pouvoir aux
civils dans l'année à venir. Un an après, le pays est donc
plongé dans une grave crise économique, sociale et politique. La
junte militaire a les mains tâchées du sang de la répression du
28 septembre, qui a fait 150 morts au moins, de nombreux civils.
Des crimes qualifiés récemment de « crimes contre l'humanité »
par la commission d'enquête des Nations unies. L'anniversaire de
son arrivée au pouvoir, le capitaine Moussa Dadis Camara le
passe sur son lit d'hôpital au Maroc, où il est soigné après
avoir été victime d'une tentative de meurtre menée par son aide
du camp. La junte montre aujourd'hui le visage de la désunion.
La population vit dans la crainte. L'avenir est incertain. «
C’est un bilan catastrophique. Les fonds publics ont été
dilapidés pour le rachat de consciences en vue de susciter et de
soutenir la candidature du capitaine Dadis Camara. En plus, il y
a eu la violation flagrante des droits humains, de violences
militaires sur les civils dont le comble a été atteint le 28
septembre. Donc, je considère que le bilan du CNDD et de la
junte est extrêmement catastrophique ». A la question de savoir
si le général Sékouba Konaté puisse représenter une alternative
crédible à Moussa Dadis Camara pour sortir le pays de la crise,
Mouctar Diallo estime qu' « il n’y a aucun élément aujourd’hui
qui prouve que Sekouba Konaté fait l’exception par rapport à
cette armée qui constitue un problème majeur en Guinée. Et donc
nous attendons de voir des actes concrets et positifs de la part
du général Sékouba Konaté pour apprécier. Pour l’instant, nous
restons très prudents et réservés ». La diplomatie guinéenne
dénonce l'«immixtion inacceptable» de Bernard Kouchner Mercredi
23 décembre 2009, dans un discours à l'occasion de la prise du
pouvoir par la junte, le général Sékouba Konaté, ministre de la
Défense, qui assure l'intérim, a affirmé sa volonté d'aboutir «
le plus tôt possible » à des « élections libres et démocratiques
» et a prôné « la réconciliation » des Guinéens. Pour certains,
Sékouba Konaté représente l'espoir d'une négociation moins
difficile, mais la communauté internationale est néanmoins très
inquiète, à l'image du ministre français des Affaires étrangères,
Bernard Kouchner : « Un an déjà. Hélas, c’est trop.
Maintenant, les choses se sont tendues. Monsieur Dadis Camara
est toujours soigné dans un hôpital marocain. Monsieur Sékouba
Kounaté assure un intérim, avec beaucoup de difficultés. Ce que
l’on doit espérer - et la France n’a rien fait d’autre - c’est
que la population guinéenne, et en particulier les femmes,
cessent d’être soumises à une oppression quotidienne : que les
armes rentrent dans les casernes ; que les femmes puissent aller
faire leur marché avec leurs enfants qui pourraient aller à
l’école sans se voir exposés aux pires tortures et aux pires
viols ; que les Forces vives, tous les partis guinéens... Ce
n’est pas à la France, la France a quitté la Guinée en 1958,
nous ne sommes pas mêlés à cette affaire. Comme tous les pays
des Nations unies, nous nous sommes indignés de l’étendue et de
la cruauté de ce massacre. La vérité se fait jour péniblement
dans nos têtes et dans nos cœurs. Le sentiment personnel devant
de tels massacres est lourd à faire traverser par la raison ».
Des propos qui n'apprécie pas Alexandre Cécé Loua, le ministre
guinéen des Affaires étrangères. Il reproche surtout à Bernard
Kouchner d'avoir jugé mardi 22 décembre que le retour en Guinée
du chef de la junte pourrait « déclencher une guerre civile ».
Bernard Kouchner avait souhaité que Dadis Camara reste au Maroc.
Pour Alexandre Cécé Loua, ces propos constituent une « une
immixtion inacceptable qui porte atteinte à tout ce que le
peuple (guinéen) a de plus cher : sa dignité ».
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NOUVELLES D'HAITI
LUIS ALBERTO MORENO, PRESIDENT DE LA BID EN VISITE EN
HAITI.
Luis Alberto Moreno, le président de la Banque
interaméricaine de développement, entreprend une visite de 4
jours en Haïti ayant, entre autres objectifs, celui de renforcer
le secteur industriel du pays. Luis Albert Moreno a, dès son
arrivée en Haiti cet après-midi, signé un accord d’assistance
technique avec l’Association des industries d’Haïti (Adih),
annoncé la création d’un fonds d’appui au secteur et posé la
première pierre de 7 nouveaux bâtiments au Parc industriel, sur
la route de l’Aéroport. D’un montant de 1 million de dollars,
l’accord d’assistance technique avec l’Adih, doit d’abord
renforcer les capacités des industries haïtiennes afin qu’elles
puissent mieux profiter de la loi Hope II autorisant l’entrée
sans droit de douane aux Etats-Unis de vêtements fabriqués en
Haïti. Toujours en appui au secteur industriel, 2 autres
millions de dollars seront décaissés afin d’attirer les
investisseurs et de permettre à des entreprises haïtiennes
d’accéder au marché international. Ils permettront aussi à de
nouvelles industries de disposer de capitaux pour leur
implantation. Ces fonds contribueront enfin à l’extension du
Parc industriel avec la construction des sept nouveaux bâtiments
d’une valeur de 3,5 millions de dollars. La pose de la première
pierre a eu lieu en présence du ministre de la commerce, Mme
Jocelyne Fétière, et des responsables de la Société nationale
des parcs industriels (SONAPI). Luis Albert Moreno devra, par
ailleurs, visiter plusieurs projets financés par la BID dans le
pays et particulièrement dans le département du Nord où la
banque interaméricaine compte appuyer l’implantation d'un parc
industriel.
DOMINICANIE. 128 ILLEGAUX REPOUSSES EN HAITI
Les autorités dominicaines ont rapatrié, le jeudi 17
décembre dernier, 128 sans papiers haïtiens, essentiellement des
femmes et des jeunes. Ces illégaux ont été arrêtés à Santiago,
deuxième ville dominicaine, et à Las Vegas. Ils étaient, pour la
plupart, des oisifs, des mendiants et cireurs de bottes. Les
autorités migratoires haïtiennes ont reçu le groupe constitué en
majorité d’enfants, d’adolescents et de femmes hier après-midi à
Port-au-Prince. Ce rapatriement survient à la veille de
discussions entre le Premier ministre haïtien et le secrétaire
d’Etat dominicain à la coopération sur la nécessité d’améliorer
les relations entre les deux pays.
JEAN MAX BELLERIVE, PM D'HAITI ET MICHELE RAY EN VISITE AU
CANADA.
Le Premier ministre haïtien Jean Max Bellerive conduit une
délégation d’officiels à une réunion annuelle au Canada.
L’objectif de ladite réunion est de passer en revue la
coopération entre les deux pays. Marie Michèle Ray, ministre des
Affaires étrangères prendra part aussi à cette réunion baptisée
« Consultation élargie », en marge de laquelle les officiels
haïtiens devront rencontrer la gouverneure générale du Canada,
Son Excellence Michaelle Jean.
...Encore une autre victime de l’insécurité en Haïti. Joseph
Telfort, un homme d’affaires de 34 ans a été abattu dans sa
voiture hier dimanche à Santo, localité de la commune de
Croix-des-Bouquets au nord de Port-au-Prince. Les bandits
étaient encore à moto, a-t-on appris. Pas moins de douze
meurtres ont été répertoriés, ces derniers sept jours dans la
capitale haïtienne.
...L’Organisation des Etats américains (OEA) juge importantes
à la stabilité d’Haïti les législatives de février et mars
prochains. M. Albert Randim, assistant secrétaire général de
l’organisation régionale, assure que l’OEA participera à
l’observation de ces joutes avec pas moins de 80 observateurs.
... 923 des 960 candidats participeront aux élections devant
renouveler la chambre basse et le tiers du sénat au début de
l’année prochaine, conformément à la liste définitive de
prétendants agréés publiée le week-end écroulé par le Conseil
électoral provisoire. 827 concourront pour les 99 sièges de la
chambre des députés et 96 pour les places vacantes à la chambre
haute.
...Le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, se félicite
de la signature par son gouvernement des Accords de partenariat
économique (APE) liant l’ACP à l’UE. Ces accords, argue-t-il,
permettront une plus grande implantation d’Haïti dans la région
sur les plans économique et commercial.
DANS L'INTERNATIONAL
USA. REFORME DE LA COUVERTURE DE LA SANTE
Dans un premier vote crucial au cœur de la nuit du dimanche au lundi
21 décembre, le Sénat américain a ouvert la voie à l'adoption de
l'ambitieuse réforme de la couverture santé chère au président
Barack Obama, que les sénateurs pourraient approuver d'ici à
Noël.C’est ainsi le projet phare du mandat du président
américain qui est en bonne voie d'être adopté. Avec le vote de
cette nuit, une nouvelle étape vient d’être franchie, mais ce
n’est pas la dernière. Ce que les démocrates ont obtenu avec
leurs 60 voix, c’est d’empêcher les républicains de retarder
indéfiniment le vote final. Ils ont voté pour avoir le droit de
voter avant Noël la loi qu’ils ont concoctée au prix de nombreux
compromis. Ils ont littéralement acheté la dernière voix dont
ils avaient besoin en offrant au sénateur Nelson du Nebraska une
substantielle aide financière pour son Etat, ce qui a amené le
républicain Tom Coburn à parler de « corruption ». Tout comme
hier soir, aucun républicain n’appuiera la loi qui sera adoptée
dans les prochains jours : ils trouvent la réforme trop chère et
trop étatisée. Le plus difficile reste encore à faire :
réconcilier les versions des deux chambres. Celle des
Représentants qui a approuvé une loi plus progressiste, incluant
une assurance publique, devra faire des concessions, car les
sénateurs démocrates, pour réunir les soixantes voix nécessaires,
ont fait le maximum de compromis et ne peuvent faire marche
arrière sans risquer de perdre le soutien de ceux qu’ils ont eu
tant de mal à rallier. Barack Obama devrait avoir sa réforme
avant son discours sur l’Etat de l’Union fin janvier, mais elle
sera assez différente de celle qu’il avait espérée.
MADAGASCAR. DEUX PREMIERS MINISTRES EN 2 JOURS.
Neuf mois après sa prise de pouvoir, Andry Rajoelina demeure
l'homme fort de Madagascar. Le chef du gouvernement a
nommé hier Dimanche un nouveau Premier ministre: le colonel
Albert Camille Vital qui succède à Cecile Manorohanta qui sera
restée Premier ministre 48 heures. Cette nomination, unilatérale,
met à mal les derniers espoirs de voir Andry Rajoelina revenir à
la table des négociations avec son opposition et attire ainsi
les critiques des autres mouvances politiques malgaches
impliquées dans le processus de transition. Le nouveau Premier
ministre âgé de 57 ans issu du corps du géni militaire a annoncé
qu’il est prêt à assumer ses fonctions et souhaite que les fêtes
de Noël et de fin d’année se déroulent dans la paix et dans la
sérénité. S'adressant à la population, le nouveau Premier
ministre a déclaré: «Nous sommes dans une situation très
délicate, voire même effrayante. Mais face à cette situation,
j'ai accepté ce titre pour y apporter du mien, et j'appelle la
population à être indulgente».
SOMMET DE COPENHAGUE COP 15 TERMINÉ
Le 7 décembre 2009 s’est ouvert le grand rendez-vous de
Copenhague, au Danemark, la plus importante rencontre
internationale sur les changements climatiques depuis celle qui
permit l'adoption du protocole de Kyoto, entré en vigueur en
2005. L’objectif de cette conférence, également appelée Cop15,
est d’aboutir à un accord mondial sur un nouveau protocole
relatif à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Les 193 pays invités vont devoir trouver un compromis sur des
mesures permettant de limiter les facteurs aggravants du
réchauffement planétaire. Un défi tant les réticences de
nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, sont grandes.
Le sommet des Nations unies sur le Climat se termine avec un
accord de Copenhague, au statut juridique flou, dont le contenu
de trois pages, est évidemment très en dessous du texte initial
de deux cent quarante pages qui avait été élaboré par les
experts. L’accord final affirme la nécessité de limiter le
réchauffement planétaire à deux degrés centigrades par rapport à
l’ère pré-industrielle mais il ne comporte aucun engagement
chiffré par rapport à l’émission de gaz à effet de serre. Il se
contente de prôner la coopération afin d' atteindre un pic
d’émission le plus tôt possible. En parallèle de l’accord, une
réunion est déjà prévue sur ce point à Bonn, en juin 2010.
D’autre part, l’accord se fixe pour but de mobiliser cent
milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour les pays en
développement. Quant au protocole de Kyoto qui engage les pays
signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre,
il est mentionné, mais sans que ne soit envisagée sa
prolongation au-delà de 2012. C'est donc un texte très en
dessous des attentes et qui nécessitera dans un deuxième temps,
rapidement, la mise en place d’un cadre juridique fort afin d'
être consolidé. Cela pourrait alors, lui donner la forme d’un
traité ; ce qui avait provoqué ici, à Copenhague, de multiples
contestations. Cet accord mis au point, in extremis, vendredi 18
décembre par vingt-huit pays, comprenant notamment les
Etats-Unis, l’Europe, le groupe des pays émergents (Chine, Inde,
Brésil et Afrique du Sud) a été proposé en séance plénière à
l’ensemble des pays membres de la convention. Cela a suscité de
nombreuses réactions et de nombreux débats qui se sont prolongés
toute la nuit ; pour finalement convenir ce samedi matin, 19
décembre, que cet accord ne serait pas consensuel et que les
pays, qui ne souhaitaient pas s’associer à cette initiative,
pouvaient le faire. L’accord de Copenhague est donc, à cette
heure, soutenu par cent quatre-vingt-deux pays et ne devrait
plus être remis en question dans les heures qui viennent.
Sarkozy déçu mais pas vaincu Un accord a minima à Copenhague,
c’est un maximum de déception pour Nicolas Sarkozy. « Il s’agit
d’un accord imparfait », a-t-il reconnu. Un accord qui est loin,
très loin du grand traité dont il avait rêvé, lui, qui depuis
des mois mène une véritable croisade en faveur du climat. Cet
accord ambitieux, il voulait l’arracher à Copenhague avec la
même détermination, le même volontarisme qui lui avaient permis
d’obtenir des Vingt-Sept de l’Union européenne, le plan climat,
en 2008. Le président Sarkozy à Copenhague n’a pas ménagé ses
efforts, convoquant « à la hussarde » une réunion extraordinaire
dès son arrivée, et trois semaines également après avoir fait le
déplacement au Brésil et à Trinidad, pour rallier le plus grand
nombre à la nécessité d’adopter une déclaration ambitieuse. Mais
l’ambition a fait long feu à Copenhague, vaincue par la
complexité d’une négociation, non plus à 27 mais à 192, et par
la farouche opposition de la Chine, le plus gros pollueur de la
planète. C’est donc tout sauf un succès pour le président
Sarkozy. Le coup a visiblement porté mais il ne s’avoue pas
vaincu, se promettant déjà de se servir de cet accord a minima,
comme d’un tremplin, en vue d’un futur traité, fin 2010.
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NOUVELLES D'HAITI
JOSEPH TELFORT, HOMME D'AFFAIRES TUÉ A SANTO.
Un homme d’affaires a été tué par balles dimanche après-midi
à Santo sur la route de la Croix des bouquets, une nouvelle fois
ses agresseurs étaient à moto. Joseph Telfort a été tué
par balles dans sa voiture dimanche après-midi à Santo 22 non
loin de Carrefour Marassa sur la route de la Croix des bouquets
par deux personnes qui circulaient à moto. La victime, un
grossiste de cartes de téléphone, a été approchée dans sa
voiture par les motards qui l’ont abattu avant d’emporter un lot
de cartes qui se trouvait dans le coffre arrière de son véhicule,
selon des témoins. Le meurtre a été perpétré par deux hommes à
moto, selon les témoins qui se trouvaient non loin. Joseph
Telfort serait également un agent de change. Vendredi, trois
personnes ont été tuées dans le centre de Port-au-Prince par des
inconnus armés qui leur réclamaient la recette du jour d’un
magasin de produits alimentaires. Au total, 10 personnes ont été
tuées ces derniers jours dans la capitale la plupart par des
hommes circulant à moto. Ces assassinats se sont multipliés à
Port-au-Prince alors que le pays entre dans une période
électorale devant aboutir au début de l’année 2010 à l’élection
d’un nouveau Parlement.
ÉLECTIONS EN HAITI AVEC 923 CANDIDATS.
Le conseil électoral provisoire a rendu son verdict quant
aux candidats habilités à prendre part aux prochain scrutin
prévu pour février et mars 2010 . Au total 923 candidats au
sénat et à la chambre des députés ont été agréés selon la liste
rendue publique par le CEP. 37 sur les 960 inscrits ont vu leurs
candidatures rejettés pour n'avoir pas présenté l'ensemble des
15 documents exigés par la loi électorale, indique à des
journalistes le secrétaire général du CEP, Leonel Raphael. . La
loi électorale ne prévoit aucun recours au niveau du bureau
central du CEP pour les candidats qui n'ont pas été agréés. .
SUPERVISION DES ÉLECTIONS PAR DES OBSERVATEURS DE L'OEA.
L'Organisation des Etats Américains (OEA) promet de
superviser les prochaines élections législatives en Haïti fixées
pour février et mars 2010, informe l'organisation hémisphérique.
Environ 80 observateurs seront dépêchés dans le pays pour suivre
ces élections. ils seront aussi déployés dans les bureaux de
vote le jour du scrutin selon l''assistant secrétaire général de
L'OEA Albert Ramdin. Mr Ramdin réaffirme son soutien à une
stabilité politique dans le pays et met l'accent sur
l'importance de la tenue des élections devant renouveler la
chambre des députés et un tiers du sénat . « Durant cette année
électorale très dynamique, nous allons continuer à suivre la
situation de manière a maintenir ce climat politique favorable
dont le pays a bénéficié ces quatre dernières années grâce à une
forte participation de la population haïtienne », déclare Albert
Ramdin. .
LA POLICE NATIONALE A MIS SOUS LES VERROUS ROBERT ANTOINE
DE LA TELECO
La direction centrale de la police judiciaire (DCPJ)
confirme l'arrestation de Robert Antoine, ancien responsable des
liaisons internationales à la compagnie haïtienne des
Télécommunications (TELECO). Selon des informations de presse ,
il devrait être livré incessamment à la justice américaine pour
les mêmes faits reprochés à l'ancien directeur adjoint de la
compagnie de télécommunication, Jean René Duperval, arrêté et
extradé le week-end dernier vers les Etats-Unis. M Robert
Antoine est accusé de complicité de blanchiment d'argent
L'Ambassade des Etats-Unis s'était félicitée mercredi de la
coopération du gouvernement haïtien dans le cadre de
l'arrestation et l'extradition vers les Etats-Unis de Jean René
Duperval, un ancien officiel de la compagnie haïtienne des
Télécommunications "Ces opérations résultent d'une
fructueuse collaboration entre le Ministère de la Justice, le
Bureau des Affaires Financières et Economiques (BAFE), le
Département de la Justice Américaine et le Service des Recettes
Internes qui ont mené des investigations sur l'implication dans
des cas de corruption des officiels de la TELECO par des
particuliers et des compagnies américaines", avait indiqué
l'ambassade dans une note de presse. Selon certains observateurs
Haiti ne compte que des assassins et des voleurs.
5,5 MILLIONS DE DOLLARS DE LA BID POUR LA NUTRITION DES
ENFANTS D'HAITI
La Banque interaméricaine de développement a approuvé
un don de 5,5 millions de dollars pour aider à améliorer la
santé et la nutrition chez les nourrissons et les enfants et
pour améliorer les filets de protection sociale en vue de lutter
contre la pauvreté extrême en Haïti. Plus de 20 000 enfants de
moins de cinq ans meurent chaque année de maladies diarrhéiques,
d'infections respiratoires aiguës et d'autres malaises
traitables associés à la malnutrition souligne la BID rappelant
qu'il s'agit des taux les plus élevés de mortalité infantile
dans l'hémisphère occidental. Dans le cadre de cette lutte la
BID se propose d'étendre la portée des semaines de la santé de
l'enfant, qui est une campagne semestrielle pour la fourniture
de suppléments de vitamine A. La BID investira aussi dans la
promotion de l'allaitement maternel, le traitement de la
malnutrition aiguë et aidera le gouvernement haïtien à créer un
système d'enrichissement des aliments et exploitera les canaux
du marché. De plus, elle financera la création d'un système
d'information sociale et dirigera un programme de filet de
protection sociale en vue de promouvoir la fourniture des soins
de santé à la mère et à l'enfant en recourant aux agents de
santé communautaire. Selon les responsables de la BID, le
programme devrait réduire de moitié le pourcentage de
nourrissons affectés par des parasites intestinaux. Les
ressources de la BID affectées à ce projet comprennent 3
millions de dollars provenant de son Fonds d'intervention contre
la hausse des prix alimentaires et 2,5 millions de dollars
provenant de son Mécanisme de don. Afin de réaliser le programme
les autorités haïtiennes fourniront une enveloppe additionnelle
de 2,5 millions de dollars à titre de fonds de contrepartie
local.
DANS L'INTERNATIONAL
ITALIE. PREMIER MINISTRE BERLUSCONI AGRESSÉ ET HOSPITALISÉ.
Silvio Berlusconi a passé la nuit dans un hôpital de Milan
après avoir été victime d'une agression à l'issue d'un meeting
électoral, le 14 décembre 2009, par un déséquilibré. Après une
nuit « tranquille », il a demandé ce matin à voir les journaux.
Les quotidiens relatent évidemment très largement l'agression de
Silvio Berlusconi qui devrait resté hospitalisé au moins jusqu'à
mardi. Toute la presse italienne, tous les journaux télévisés
affichent en une les photos vraiment très impressionnantes du
visage ensanglanté et tuméfié du chef du gouvernement. Des
grands titres, identiques pour la plupart des quotidiens, «
Silvio Berlusconi agressé à Milan ». Idem pour les sous-titres :
« Je suis un miraculé et rien ne m’arrêtera ». Ce sont les mots
de Silvio Berlusconi rapportés par son porte-parole, Paolo
Bonaiuti.
Pourquoi miraculé ? Parce que l’agresseur aurait pu le
blesser beaucoup plus gravement. A ce propos, une des grandes
questions posées par les médias concerne la sécurité du
Cavaliere. La Repubblica révèle que les services secrets avaient
signalé dès la mi-octobre des risques importants d’agression et
que le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, avait conseillé
à Silvio Berlusconi de dormir au palais Chigi et non dans
sa résidence privée à Rome.
Le Corriere della Sera évoque « une faille dans le dispositif
de sécurité ». Sachant que Silvio Berlusconi a une garde
rapprochée de dix hommes, comment se fait-il qu’ils n’aient pu
éviter l’incident ? « Il est vrai, observe La Stampa, que Silvio
Berlusconi est toujours imprévisible ». Hier, dimanche 13
décembre, le bain de foule et la signature d’autographes
n’étaient pas au programme du meeting électoral en vue des
régionales du mois de mars 2010. Mais le président du Conseil
n’a pas résisté à la tentation du contact rapproché avec la
foule.
USA. LE CALVAIRE DE TIGER WOODS.
Tiger Woods va de déboire en déboire depuis son accident de
voiture fin novembre, les révélations sur son harem de
maîtresses et l'annonce de la suspenseion de sa carrière, le
célèbre golfeur se retrouve de plus en plus seul. Plusieurs de
ses sponsors lui ont retiré leur confiance. Alors qu’au fil des
jours le nombre des maîtresses de Tiger Woods s’allonge, celui
de ses sponsors diminue : le champion vient de perdre un
partenaire de six ans, Accenture, une firme de conseils aux
entreprises. Elle a rompu son contrat, estimant que Woods
n’était plus la personne appropriée pour la représenter dans ses
publicités. La veille, c’était Gillette qui avait décidé de
limiter l’utilisation de l’athlète dans ses campagnes
publicitaires. Est-ce le début de l’exode? Pour le moment Tiger
conserve la fidélité de quelques géants tels que Nike, AT et T,
et Gatorade. S’il gagne 100 millions de dollars par an, les
trois quarts proviennent de ses sponsors. Dans les milieux du
golf, on s’inquiète de ce que la journaliste sportive de USA
Today, Christine Brennan, qualifie de la plus grande disgrâce
dans l’histoire du sport, car le départ de la scène du champion,
même temporaire, va nuire à la compétition. Lorsque Tiger avait
dû suspendre pendant 8 mois ses activités à cause d’une blessure,
les chaînes transmettant des matches de golf ont perdu 50% de
leur audience. Seule bonne nouvelle pour Tiger, le magazine
Playgirl a décidé de ne pas publier une photo le montrant dans
la tenue d’Adam. Selon certains admirateurs, Tiger Woods devait
trouver à l'extérieur ce qui lui manquait en sa demeure.
Soudainement les prostituées USA deviennent des célébrités de la
place.
ZIMBABWE. ROBERT MUGABE, LE FRANCOIS DUVALIER D'AFRIQUE
RESTE AU POUVOIR. Robert Mugabe, le monstre du Zimbabue, est
reparti triomphant du 5e congrès de la Zanu-PF. Le président du
Zimbabwe a été reconduit pour cinq années supplémentaires à la
tête de son parti. A 85 ans, Robert Mugabe, au pouvoir depuis
près de trente ans, s'est montré extrêmement combatif. Devant
les 5 000 délégués qui étaient réunis à Hararé, ce week-end, il
a assuré qu'il était prêt à tout faire pour battre l'opposition
aux prochaines élections. « Le gouvernement d'union
n'a qu'une courte durée de vie de 24 mois. Nous devons nous
tenir prêt pour les élections et regagner les circonscriptions
perdues l'année dernière ». Ces quelques mots de Robert Mugabe
résument le congrès de son parti, la Zanu-PF. Si certains
doutaient encore de la volonté du président de continuer à
régner sur le Zimbabwe, les voilà une nouvelle fois rassurés. Le
chef d'Etat a tout de même admis que les instances de transition
ont permis de restaurer la paix et la stabilité dans le pays.
Robert Mugabe en a aussi profité pour rappeler à l'ordre ses
soutiens. Le parti est toujours rongé par des divisions internes.
C'est cela, selon lui, qui a mené à son échec lors des élections
générales de l'année dernière. Pour l'instant, aucune date n'a
été fixée pour un nouveau scrutin. Il faut d'abord régler les
très nombreux points de litiges qui restent en suspens entre la
Zanu-PF et le MDC (Mouvement pour le changement démocratique).
Selon la nouvelle équipe de médiation, envoyée par l'Afrique du
Sud la semaine dernière, des progrès ont été réalisées dans le
dialogue entre les deux partis.
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NOUVELLES D'HAITI
SECURITE EN HAITI.
Les actes d’insécurité ont toujours tendance à augmenter en
Haïti en fin d’année. C’est ce qu’a souligné le responsable de
la police judiciaire, Frantz Thermilus, réagissant à la récente
augmentation des cas d’homicide dans le pays. Le commissaire de
police s’est montré très rassurant et a annoncé tout un train de
mesures pour faire obstacle à l’offensive des bandits armés
circulant à moto qui ont déjà fait plus de 7 morts dans la
capitale haïtienne en moins d’une semaine. Selon M. Frantz
Thermilus, les actes de violence enregistrés dans le pays
seraient l’œuvre de bandits désireux de passer une bonne fête de
fin d’année en se procurant de belles choses. Il a précisé qu’un
tel phénomène est fréquent dans le pays, malgré les mesures
adoptées par la police. Des hauts cadres de l’institution
policière ont tenu une réunion à l’extraordinaire pour trouver
la meilleure méthode pour contrer l’action des bandits armés qui
sèment le deuil au sein de la population haïtienne. Sans trop
s’inquiéter, les bandits armés opèrent à visière levée en plein
jour en divers endroits de la capitale. Les victimes sont pour
la plupart des personnes qui venaient d’effectuer une
transaction à la banque et qui sont suivies par les bandits
circulant à moto. Cette vague d’insécurité qui frappe la
capitale haïtienne a emporté le journaliste italien Francesco
Fantoli, collaborateur de HPN. D’un autre côté, la police n’a
toujours pas annoncé d’arrestations suite à cette subite
remontée des actes d’insécurité dans le pays.
TRIPLE MEURTE VENDREDI EN HAITI.
Deux individus à moto ont abattu à la Grand-rue cet
après-midi 11 décembre Jean Michel Ligondé, une femme et un de
ses employés qui l’accompagnaient. Peu après 3 heures pm, des
bandits circulant à moto ont ouvert le feu sur la voiture des
victimes à l’angle de la Grand-rue et de la rue des Casernes, au
cœur de Port-au-Prince. Jean Michel Ligondé, propriétaire d’un
magasin au centre-ville, une femme du nom de Maryse Lindor et un
employé surnommé « Blan » sont morts sur le coup. Ce triple
meurtre vient allonger la liste des tués par balle depuis moins
d’une semaine dans la zone métropolitaine. 10 vies ont ainsi été
enlevées en moins de 7 jours, pour la plupart par des hommes
circulant à moto.
HAITI-OEA. SOUTIEN DE L'OEA REAFFIRME POUR LA STABILITE
POLITIQUE DU PAYS.
Le Groupe des amis d’Haïti au sein de l’Organisation des
États Américains (OEA) a réitéré cette semaine son soutien à la
stabilité politique durable en Haïti. Les pays amis d’Haïti ont
également souligné l'importance que revêtent les élections
présidentielles et parlementaires prévues en 2010. Suite à un
voyage en Haïti où il a été reçu par le président René Préval,
le Premier ministre Jean-Max Bellerive et la ministre des
Affaires étrangères Marie-Michèle Rey, le secrétaire général
adjoint de l’Organisation Albert Ramdin a souligné «
l'importance de maintenir notre engagement direct avec les
autorités haïtiennes et de réaffirmer notre solidarité et
engagement ». « Durant cette année électorale très dynamique,
nous aimerions que la démocratie en Haïti continue de se
développer, de s'enraciner et de se renforcer, ainsi que le
climat politique favorable dont le pays a bénéficié ces quatre
dernières années », a encore déclaré M. Raamdin L’OEA doit
envoyer 80 observateurs en Haïti pour suivre le déroulement du
processus électorale. L’Ambassadeur Duly Brutus, représentant
permanent d'Haïti près l'OEA, a souligné l'importance des
élections législatives malgré les défis auxquels le pays est
confronté et il a déclaré avec satisfaction : « Je suis très
optimiste quant au grand nombre d’électeurs qui se rendront aux
urnes et je pense que c’est une bonne chose que l’OEA observe
les élections ».
MIAMI. INSEL AIR A INAUGURE SES VOLS EN HAITI.
La ligne aérienne Insel Air a inauguré ce vendredi ses vols
de Port-au-Prince à destination de Miami. La compagnie aérienne
venant de Curaçao entend faire la différence pour devenir la
préférée des Haïtiens, selon les responsables. Cette ligne est
déjà présente au pays depuis trois ans et relie Port-au-Prince à
Curaçao, Aruba, Bonaire et d’autres pays de la région caribéenne.
Désormais, elle compte assurer la destination
Port-au-Prince/Miami-Miami/Port-au-Prince pendant tous les jours
de la semaine sauf les samedi et mardi. En plus du service abord,
l’utilisation du français pour communiquer avec les passagers,
cette ligne veut aussi faire la différence en offrant des
billets à un tarif préférentiel et au même prix, que le ticket
soit acheté à l’avance ou au comptoir. « Nous sommes une ligne
aérienne qui vole sur Haïti depuis trois ans, nous sommes une
ligne responsable, nous sommes une ligne à laquelle on peut se
confier », a assuré Edward Heerenven, directeur international de
Insel Air. Actuellement, une vente promotionnelle des billets se
fait pour les passagers Port-au-Prince/Miami et Miami-
Port-au-Prince au prix de 299 dollars. Les intéressés pourront
emporter des bagages de 40 kilos et deux sacs à mains.
DANS L'INTERNATIONAL
SOMMET DE COPENHAGUE.LE PRESIDENT OBAMA EST ATTENDU.
Depuis le début du Sommet de Copenhague, les manifestants, en
faveur d'un accord ambitieux contre le réchauffement climatique,
se rassemblent devant le Parlement. Les ministres de
l’Environnement sont tous arrivés ce week-end à Copenhague.
Après les manifestations monstres de samedi, ils ont pour
mission de jeter les grandes lignes d'un accord mondial sur le
climat avant le sommet des chefs d'Etat le 18 décembre 2009. Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit « prudemment
optimiste » à son arrivée à Copenhague ce dimanche 13 décembre.
C’est une situation inédite dans les négociations. Après la
semaine des experts et avant le sommet des chefs d’Etat, c’est
au tour des ministres de l’Environnement de plancher pour
établir les bases d’un accord global de lutte contre le
réchauffement climatique. Diaporama : Des manifestations pour un
accord ambitieux sur le climat C’est donc à eux que revient la
lourde tâche de trouver des compromis sur les questions qui
fâchent, comme celle du financement, de l’adaptation pour les
pays en développement ou de l’engagement contraignant en matière
de réduction d’émissions pour les pays industrialisés. Des
questions sur lesquelles les deux grands de cette négociation :
les Etats-Unis et la Chine ont des positions diamétralement
opposées. Or, on doute fort ici à Copenhague que le représentant
des Etats-Unis, notamment Todd Stern, puisse lâcher quoi que ce
soit avant l’arrivée de Barack Obama. Un seul point positif dans
ce marathon de négociations qui démarre officiellement lundi 14
décembre : tous les ministres de l’Environnement sont au moins
d’accord sur la base de départ, le texte de sept pages établi
vendredi 11 décembre 2009, par la convention des parties. Il a
l’avantage d’être court et de laisser beaucoup de chapitres
importants entre crochets, ce qui laisse une grande latitude, le
jour venu, aux chefs d’Etat.
MANILLE, PHILIPPINES. LIBERATION DES 47 OTAGES.
Des membres du groupe Ondo Perez pris en charge par la
police. s sont libres, sains et saufs après avoir été retenus en
otages pendant trois jours et un moment menacés d'exécution sur
l'ile de Mindanao, dans le sud des Philippines. Quarante-sept
hommes, femmes et adolescents qui étaient encore aux mains du
groupe armé qui, jeudi 10 décembre 2009, avait enlevé au total
75 civils parmi lesquels des écoliers.
« La vie des otages contre mon amnistie », c’est en quelques
mots résumé l’accord que vient d’obtenir Ondo Perez avec le
gouvernement local. Celui-ci a fait une énorme concession sur
ses positions antérieures, en acceptant de signer un papier par
lequel, il s’engage à ne pas poursuivre Ondo Perez et ses hommes
pour cet enlèvement, ni d’ailleurs pour le meurtre dont il était
précédemment accusé. Tous ces chefs d’inculpation devraient être
levés si l’on en croit les mots de cet accord. A la place de la
justice formelle, les deux parties s’en remettent à la justice
coutumière, à travers la commission philippine des peuples
indigènes. C’est en effet un conflit entre deux familles qui est
à la source du premier meurtre et de cet enlèvement ; un conflit
de terre qui a dégénéré, comme cela est courant à Mindanao, en
une guerre entre deux clans qui se jurent vengeance. Et c’est
cette haine que vont essayer d’apaiser les chefs tribaux de
cette province de l’est de Mindanao.
CHILI. SANTIAGO. ELECTION PRESIDENTIELLE. LA DROITE EST
VICTORIEUSE.
Huit millions d’électeurs chiliens sont appelés
dimanche 13 décembre 2009 à élire leur président, leurs députés
et une partie des sénateurs. Les sondages sont formels : le
candidat de droite, Sebastian Piñera, arriverait en tête des
quatre principaux candidats en lice pour l'élection
présidentielle. Pour la première fois depuis le retour de la
démocratie.
Sebastian Piñera doit déjà rêver au doux velours du fauteuil
présidentiel. S’il s’est présenté il y a plus d’un an comme le
candidat unique de la droite, il a toujours été donné favori,
obtenant entre 36 % et 44 % selon les sondages. Du jamais vu
depuis le retour de la démocratie au Chili. Depuis vingt ans,
c’est la même coalition de centre-gauche, la « Concertation »
composée de socialistes, de démocrates-chrétiens et de radicaux,
qui dirige le pays. « Une coalition à bout de souffle, divisée,
qui vit peut-être ses dernières heures », souligne Carlos
Huneeus, directeur de l’institut de sondages Cerc. De fait, sur
quatre candidats en lice, trois sont issus de la «Concertation»
: le candidat officiel, le sénateur démocrate-chrétien Eduardo
Frei (26 %), le député Marco Enriquez-Ominami (19 %), qui a
claqué la porte du parti socialiste pour se présenter comme
indépendant, et le socialiste Jorge Arrate (5 %), qui se
présente pour les partis communiste et humaniste.
Des divisions qui avantagent Sebastian Piñera. L’ancien
sénateur 1990 et 1998 se présente, à 60 ans, comme le
candidat de l’alternance de la droite unie, devenue fréquentable.
C'est comme si la mort, il y a tout juste trois ans, de l’ancien
dictateur Augusto Pinochet avait débarrassé la droite de la
vieille figure tutélaire, permettant à nombre de ses leaders de
se refaire une image, loin de la dictature 1973-1990 à laquelle
beaucoup ont participé.
Sebastian Piñera, lui, a voté « non » au référendum de 1988
qui proposait le maintien au pouvoir du dictateur. Cela fait de
lui un démocrate. Cet homme d’affaires milliardaire se veut plus
centriste que son alliance. Il promet de poursuivre la politique
de protection sociale menée par la présidente sortante Michelle
Bachelet, qui ne peut briguer un nouveau mandat. Cette politique
explique aujourd’hui son record de popularité (plus de 77% de
soutien). Plus progressiste aussi, Piñera propose un PACS à la
chilienne pour les hétérosexuels et les homosexuels, au grand
dam des plus conservateurs de sa coalition, liés à l’Opus Dei et
aux Légionnaires de Dieu.
La «Concertation» a mis les bouchées doubles cette semaine.
Son chef de file, le démocrate-chrétien, Eduardo Frei Ruiz-Tagle,
67 ans, a perdu son père, du même nom, en 1982. Or lundi, le
juge Alejandro Madrid a révélé que celui-ci, l’ancien président
Eduardo Frei Montalva (1964 -1970) avait été assassiné par les
sbires de Pinochet. « Cette révélation judiciaire a polarisé la
campagne autour d’un des seuls sujets qui semblent encore
séparer la gauche de la droite aujourd’hui, celui des violations
des droits de l’homme », souligne le politologue René Jofré.
D’autant que Sebastian Piñera s’est publiquement engagé début
novembre auprès des militaires à la retraite poursuivis par la
justice à accélérer leurs procès. Les bureaux de vote ont ouvert
leurs portes Les hommes et les femmes votent séparément. Les
Chiliens évitent d'aller voter trop tôt, par crainte d'être
réquisitionnés comme assesseurs.
Le phénomène de cette campagne, qui a secoué l’establishment
et capté le vote des partisans mécontents de la «Concertation»,
a seulement 36 ans. Le député indépendant Marco Enriquez-Ominami
a peu de chance de passer au second tour, selon les sondages,
mais ce cinéaste médiatique – qui a passé toute son enfance en
France dans l’exil – a réussi à mettre sur la table le problème
du vieillissement des élites politiques, du manque de démocratie
des partis politiques. Ce fils du révolutionnaire d’extrême-gauche,
Miguel Enriquez, assassiné sous la dictature alors que Marco
n’avait encore que trois mois, a également présenté pour la
première fois une candidature transversale, réunissant droite et
gauche sous la même bannière.
Quant au quatrième candidat, Jorge Arrate, il est parvenu à
dérider la campagne. « Ce vieux baroudeur de la politique de 67
ans est le meilleur candidat de cette campagne », souligne Marta
Lagos, directrice de l’institut de sondages Mori. Il a mené sa
campagne selon ses idées progressistes et non d’après les
sondages. Le hic, c’est qu’il se présente sous les couleurs du
PC qui capte peu de voix au Chili. Il pourrait quand même
marquer un record pour ce parti.
CASTRO ET CHAVEZ ONT SIGNE UN ACCORD DE 3 MILLIARSDS DE
DOLLARS.
Le président Hugo Chavez a fait le voyage jusqu'à La
Havane pour apposer sa signature sur l'accord, non sans être
allé saluer chez lui, dès son arrivée, l'ancien dirigeant cubain
Fidel Castro. Hugo Chavez participe dimanche et lundi 13 et 14
décembre 2009 à la Havane, à une réunion des dirigeants centre
et sud-américains de l'ALBA, l'alliance bolivarienne pour les
Amériques qui se veut un bloc politique et économique anti-lébéral.
Il y a exactement cinq ans, Hugo Chavez et Fidel Castro créaient
l'ALBA, dans le but de libérer toute l'Amérique latine des «
griffes de l'impérialisme yankee », comme vient encore de le
dire le président vénézuélien. Un thème qui, assorti d'une
généreuse offre pétrolière, a attiré sept autres pays de la
région dans le giron de l'ALBA. Et un anniversaire qui justifie
un nouveau sommet, présidé non plus par Fidel Castro mais par
son frère Raul, même si Hugo Chavez, qui n'a pas manqué d'aller
rendre visite à son père spirituel, l'a trouvé en si grande
forme qu'il lui a demandé d'apparaître lors du sommet, ce qui
serait une première depuis le retrait pour raisons médicales il
y a plus de 3 ans du lider maximo. Les deux pays fondateurs de
l'ALBA n'arrêtent pas en tout cas de resserrer leurs liens,
comme le montre la signature, samedi 12 décembre 2009, de 285
nouveaux accords en matière de technologie, santé, pêche,
éducation, pour une valeur totale de plus de 3 milliards de
dollars. Le commerce bilatéral a été multiplié par 7 depuis
2003, et l'échange pétrole contre médecins n'a fait que
s'étoffer, avec un bilan officiel de 178 millions de barrils
vénézuéliens contre 42 000 professionnels cubains, de la santé
surtout, envoyés à Caracas. Dernier signe en date de cette
intégration économique en marche. Il reviendra à Cuba et au
Venezuela de procéder en janvier 2010 à la première opération
financière en sucre, nouvelle monnaie virtuelle au sein de
l'ALBA destinée à remplacer le dollar.
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NOUVELLES D'HAITI
AMBASSADE DES USA EN HAITI ET L'ARRESTATION DE JEAN RENE
DUPERVAL L'ambassadeur américain, Kenneth Merten, se
réjouit de la coopération des autorités haïtiennes qui ont
contribué à l'arrestation d'un ancien haut cadre de la Téléco
inculpé pour fraude aux Etats-Unis. Jean René Duperval, ancien
directeur général adjoint de la Téléco, avait été appréhendé
samedi par des policiers haïtiens qui l'ont ensuite remis aux
agents américains. Dans un communiqué l'ambassade américaine
indique que ces "opérations résultent d'une fructueuse
collaboration entre le Ministère de la Justice, le Bureau des
Affaires Financières et Economiques (BAFE), le Département de la
Justice Américaine et le Service des Recettes Internes qui ont
mené des investigations sur l'implication dans des cas de
corruption des officiels de la TELECO par des particuliers et
des compagnies américaines". "La corruption est extrêmement
préjudiciable pour Haïti et les Etats-Unis», a soutenu
l'Ambassadeur américain, Kenneth Merten. Selon le communiqué,
les Etats-Unis, de concert avec les autorités haïtiennes, ont
réuni des preuves contre d'anciens cadres d'une compagnie
américaine de télécommunications, contre un agent intermédiaire
de nationalité américaine et contre M. Duperval pour association
de malfaiteurs, corruption et blanchiment d'argent. "
Selon les documents juridiques, de novembre 2001 à mars 2005, M.
Duperval et un autre ex-officiel de la Téléco ont reçu une somme
de plus de 800.000 dollars d'une compagnie de télécommunications
américaine à travers des compagnies bidons. En échange, M.
Duperval aurait fourni de nombreux avantages à cette compagnie,
incluant des tarifs préférentiels de télécommunications, des
paiements réduits et des crédits sur les montants des dettes",
précise le communiqué. M. Duperval était détenu par les agents
du Service de Sécurité Diplomatique Américaine, puis transféré à
Miami sous la garde du Marshals Service des USA.Le directeur
central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a
confirmé hier l'extradition aux Etats-Unis de l'ancien directeur
général adjoint de la TELECO.
DON DE 24,5 MILLIONS DE DOLLARS DE LA BANQUE MONDIALE A
HAITI.
La Banque mondiale accorde un don de 24,5 millions de
dollars à l'appui de la gouvernance économique
Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé
hier deux dons totalisant 24,5 millions de dollars à l'appui du
programme de réforme de la gouvernance économique d'Haïti et de
la réfection des principaux axes routiers et ponts du pays.
Le premier don de 12,5 millions de dollars vise à accroître
l'efficacité, la transparence et la responsabilisation des
institutions du secteur public en étayant les réformes de la
gouvernance économique et en renforçant les institutions de
base. Selon un communiqué de la Banque Mondiale le
don apportera un appui supplémentaire aux réformes mises en
œuvre par le gouvernement dans le cadre des deux opérations
précédentes, EGRO I et II et au titre de l'Initiative renforcée
en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). " Ces
initiatives ont appuyé les réformes engagées dans les domaines
de la gouvernance, la fonction publique, la gestion des finances
publiques et la passation des marchés publics", précisent les
responsables de la Banque Mondiale. La directrice
des opérations de la Banque mondiale pour les Caraïbes,Yvonne
Tsikata, a assuré que ces " dons consolident le programme du
gouvernement et visent à la fois à renforcer les institutions à
long terme et à fournir rapidement des résultats concrets à la
population". En ce qui a trait au second don il permettra
d'apporter des supplémentaires en faveur du Projet des
transports et d'aménagement du territoire. Le don favorisera la
reconstitution des ressources du projet pour financer la
reconstruction de routes et de ponts entreprise à la suite des
ouragans et tempêtes tropicales qui ont frappé Haïti en 2007
(Noël) et 2008 (Fay, Gustav, Hanna, Ike) et couvrir les coûts
supplémentaires occasionnés par les travaux de remise en état
des routes inclus dans le projet initial approuvé par le Conseil
en avril 2006. Présent lors de la cérémonie le
ministre haïtien des finances, Ronald Baudin, a expliqué que ces
fonds devraient permettre d'accroître les ressources pour
financer les programmes de réduction de la pauvreté tout en
prenant en compte les besoins urgents de reconstruction du pays.
DANS L'INTERNATIONAL
OSLO. LE PRESIDENT OBAMA ET LE PRIX NOBEL DE LA PAIX.
Barack Obama reçoit officiellement, ce 10 décembre 2009 à Oslo,
son prix Nobel de la paix. Empêtré dans deux conflits en Irak et
en Afghanistan, il est néanmoins distingué par l’académie
norvégienne du prix Nobel. Ce choix suscite beaucoup de
critiques, mais l’académie norvégienne est, semble-t-il dans une
grande logique. C’est dit-on, une héroïque infirmière
militaire britannique, qui convainquit Alfred Nobel de créer un
prix de la paix pour compenser le mal fait par la dynamite dont
il était l’inventeur. Or, parmi les lauréats qui ont reçu le
prix depuis sa création, en 1901, quelques-uns ne s’étaient pas
montrés particulièrement rétifs à l’utilisation militaire des
explosifs. À commencer par le président américain Théodore
Roosevelt, prix Nobel en 1906 qui, en dépit de son aimable
sobriquet de « Teddy », était un militariste avéré de même que
certains en vrac : l’Egyptien Anouar al-Sadate, l’Israélien
Menahem Begin, le Palestinien Yasser Arafat, l’Américain Henry
Kissinger, ou encore le Vietnamien Le Duc Tho, qui devait, lui,
prudemment le décliner. Avec 21 prix Nobel de la Paix à ce
jour, les Etats-Unis détiennent le record du genre, devant le
Royaume-Uni et la France. Mais de Jimmy Carter à Barack Obama,
Washington aura initié nombre d’opérations militaires dans le
monde entier, parfois comme en Irak, sans motifs justifiables a
posteriori.
Les archives du comité Nobel s’ouvrant au bout de 50 ans, on
connaît maintenant les finalistes auxquels le prix a échappé
dans la dernière évaluation. Ainsi Adolph Hitler a-t-il été
proposé en 1939, Mussolini en 1935 et Staline par deux fois, en
1945 et 1948 Lutte contre la pollution : des villes «expertes»
veulent être reconnues
COPENHAGUE. CONFERENCE SUR LE CLIMAT.
Au quatrième jour de la tenue de la conférence sur le climat,
un coup de projecteur est porté sur le rôle joué par les
collectivités locales. Des maires de grandes villes du monde, se
sont engagés dans des projets novateurs. Les villes sont en
effet responsables de près de 40% des émissions de gaz à effets
de serre. Longtemps ignoré dans le processus de
réduction des émissions de gaz à effet de serre, les
responsables des collectivités locales du monde entier sont en
première ligne, à la fois du problème, puisque les villes
représentent 40% des émissions globales, mais aussi des
solutions qu’il faut inventer au quotidien pour rendre les zones
urbaines moins polluantes. Plus de la moitié de la population
mondiale vit en ville aujourd’hui. Les questions de transport,
de logement, d’isolation se posent de manière différente mais
toutes aussi cruciales au Nord qu’au Sud. Voilà pourquoi les
maires de Nantes, Dakar, Manaos ou Durban, se sont regroupés en
association pour appeler à une reconnaissance de leur rôle, à
quelques lignes dans l’accord sur le climat en négociation à
Copenhague. Le 9 décembre 2009 était la journée d’action des
collectivités locales françaises. A cette occasion, une
quarantaine de maires et de présidents de régions se sont réunis
avec leur homologues d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb pour
renforcer leur coopération, mais aussi leur stratégie pour peser
de tout leur poids sur ces négociations à Copenhague. Récupérer
directement une partie de l’aide à l’adaptation dans les pays du
Sud et de l’aide à l’atténuation des émissions dans les pays du
Nord, représente un enjeu très important, puisque 70% des
actions à mener sont du ressort des collectivités locales. Les
plus dynamiques sont déjà engagées sur le terrain, dans des
projets concrets, en matière de construction d’éco-quartiers ou
de transports innovants. Ces villes espèrent que leurs
expertises soient reconnues et comptabilisées à Copenhague dans
le processus d’accord et dans les mécanismes qui suivront. Ainsi,
la ville de Manaos se concentre sur la déforestation alors que
Durban propose son expertise sur le développement propre. La
ville de Dakar devrait, quant à elle, travailler sur les
questions d’adaptation, en collaboration avec une ville chinoise.
Leurs maires se placent déjà dans l’après-Copenhague. Encore
faut-il se faire d’abord une place ici dans les négociations, au
grand dam de certains Etats, qui ne voient pas d’un très bon œil
cette nouvelle autonomie des villes vertes du futur.
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NOUVELLES D'HAITI
PROMESSE DU PRESIDENT PREVAL DE LA NOMINATION DU PRESIDENT
DE LA COUR
Au terme de sa 4e visite en Haïti, l’expert onusien des
droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, affirme avoir souligné
au président que le retard de 5 ans dans cette nomination
constituait un mauvais signal pour les observateurs. M. Forst
explique que les raisons avancées pour justifier ce retard sont,
pour le moins, pas illégitimes. Les unes se rapportant à la non-constitutionnalité
des méthodes de sélection des éligibles à ce poste, ou au moment
qui ne serait pas approprié. Il a évoqué également
l’insatisfaction de l’exécutif par rapport aux noms qui lui
étaient présentés ou au temps du président qui ne correspondait
pas toujours au temps de la constitution. Toutes ces causes sont
jugées incorrectes par l’envoyé de l’ONU. Il aurait alors
convaincu le président René Préval, à défaut de nommer
immédiatement le premier juge de la Cour de cassation,
d’annoncer cette nomination pour très prochainement. Disant
croire l’exécutif sur parole, il affirme attendre cette annonce
sous peu. L’expert des Nations Unies se dit conscient que la
nomination du président de la Cour de cassation ne résoudra pas
les problèmes de la justice en Haïti, mais il doit donner un
élan à la réforme judiciaire qui est, estime M. Forst, en panne.
Il devait, par ailleurs rencontrer dans l’après midi le nouveau
garde des sceaux de la république, à qui M. Forst compte faire
des recommandations à ce sujet.
DANS LE SPORT, TEMETE DE ST.MARC A OBTENU LE TROPHEE
DES CHAMPIOS.
Dans le traditionnel trophée des champions opposant les
équipes championnes des séries d’ouverture et de clôture du
championnat national, Tempête de Saint-Marc a laminé (3-1)
le Racing club haïtien. C’est Tempête qui, par Vaniel Sirin dès
la septième minute de jeu, a ouvert le score. Le club saint-marcois
a doublé la mise par Amius Thompson dans la fin de la première
période. De retour après la pause, le Vieux Lion a levé le ton
en réduisant la marque par Jeff Théodore. Malgré les maintes
attaques des Jaune et bleu pour essayer de trouver l’égalisation,
la chance n’était de leur côté. En guise d’égalisation, c’est
plutôt les Tempettistes qui ont bouclé la mise sur une
réalisation de Paul Valdano. En attendant le déroulement du
Super8, les coéquipiers de Vaniel Sirin ont ajouté un nouveau
titre à leur palmarès pour cette année. Par ailleurs, dans les
matchs de barrage mettant aux prises les clubs de D1 et D2, le
Racing des Gonaïves et l’Aigle noir du Bel-air sont allés faire
match nul respectivement (1-1) et (0-0) au Cap-Haïtien et à
Grand-Goâve. Par ce nul obtenu au parc Saint-Victor, les hommes
du Racing des Gonaïves ont marqué un pas important vers le
maintien parmi l’élite. Au match retour, un nul (0-0) à domicile
garantira aux Gonaïviens le droit de rester en première division
masculine. Tout n’est pas encore dit pour les Capois qui
espèrent aller défier leur adversaire dans leur fief, au parc
Vincent. De l’autre côté, l’Inter de Grand-Goâve a laissé filer
une bonne occasion de dicter sa loi aux Belairiens au parc Férus.
Tout n’est pas encore perdu. L’équipe grand-goâvienne en cas de
match nul trouvera sa qualification. Elle n’a pas le droit à la
défaite. Enfin, la rencontre comptant pour le match aller du
final du championnat de deuxième division, l’America l’a emporté
aux dépens de l’Éclair des Gonaïves sur le score de1-0. Le match
retour est prévu pour ce week-end.
DECHARGE POUR 4 SENATEURS.
Quatre sénateurs en fonction ont obtenu la semaine dernière
décharge de leur gestion auprès du sénat de la république. Il
s'agit des senateurs Jean Joseph Pierre-Louis (, sud-ouest) ,
Fritz Carlos Lebon (/Sud) ,Kély Bastien ( nord) et Joseph
Lambert( Sud Est) Les deux premiers parlementaires, dont le
mandat arrive à terme en janvier 2010, se préparent à participer
aux prochaines élections législatives La loi électorale fait
notamment exigence au candidat de présenter un extrait des
archives de son acte de naissance, une copie authentifiée de
titre de propriété, la décharge de sa gestion s'il était
comptable de deniers publics, une attestation de paiement des
redevances fiscales et du montant exigé par le CEP et une copie
de la carte électorale. Les élections législatives seront
organisées au cours du mois de février 2010, dans différents
départements géographiques du pays pour renouveler un tiers du
Sénat et la chambre des députés. Ces élections concernent plus
précisément 99 députés pour autant de circonscriptions, 11
sénateurs dont 2 dans le département du Centre où les élections
avaient été annulées pour cause de violence en avril dernier,
ELIMINATION DE 4 CANDIDATS DES SENATORIALES
Les autorités électorales ont finalement communiqué leur
décision après les enquêtes réalisées par une commission
spéciale suite aux violence enregistrées dans le département du
Centre le 21 avril 2009. Les conseillers électoraux ont écarté
de la course les 4 principaux candidats, Chévry Emmanuel
(FUSION), Joseph Willot (UCADDE), ST Germain Rubens (AAA) et
Marcelin Adher (LESPWA). Un communiqué du CEP a expliqué que ces
candidats ont violé l'article 118 de la loi électorale relative
au comportement des candidats. Les conseillers électoraux ont
tenu compte des recommandations de leur commissaires qui avaient
interrogé des acteurs et des électeurs lors du 1 er tour des
sénatoriales. L'organisme électoral annonce la tenue des
sénatoriales dans le département du Centre le 3 Mars 2010. Les
autorités judiciaires et législatives avaient également réalisé
des enquêtes suite aux violences du 21 avril. Le chef de l'Etat
haïtien, René Préval, avait récemment indiqué que les autorités
judiciaires devraient identifier et punir les auteurs des
violence ayant empêché le déroulement des élections dans le
Centre.
SELON MICHEL FORST DE L'ONU, LE CEP A SON SUPPORT DANS
L'AFFAIRE LAVALAS. L'Expert indépendant sur la situation de
l'homme en Haïti, Michel Forst, affirme que le Conseil Electoral
Provisoire (CEP) n'a pas exclu illégalement Fanmi Lavalas du
processus électoral. Au cours d'une conférence de presse, M.
Forst refuse de parler d'exclusion estimant que les conseillers
électoraux ont reçu un mandat de reconnaissance et d'inclusion.
" Les conseillers électoraux ont pris leur décision de manière
souveraine, en choisissant, sur la base des documents qui ont
été fournis, les partis politiques qui étaient admis à concourir",
ajoute M. Forts révélant avoir analysé les documents soumis par
les dirigeants de Fanmi Lavalas. Estimant que les dénonciations
ne sont fondées que sur la base de rumeurs, M. Forst soutient
qu'il se rallie à la décision qui a été prise par le CEP.
L'expert indépendant de l'ONU au cours de sa mission s'est
entretenu avec les conseillers électoraux autour du processus
devant conduire aux législatives 2010.
DANS L'INTERNATIONAL
PRESIDENT OBAMA PROMET DES RENFORTS EN AFGHANISTAN
Obama promet des renforts en Afghanistan mais envisage
aussi un retrait programmé à partir de l’été 2011. Envoi de
renforts suivi de retrait de troupes ; les annonces du président
américain semblent bien contradictoires, mais elles s’adressent
à l’ensemble de l’opinion publique américaine tout aussi
controversée. En tout cas, les 30 000 hommes supplémentaires
porteront le contingent américain à plus de 100 000 soldats
présents en Afghanistan. D'un côté Barack Obama veut frapper
fort : les 30 000 supplémentaires devront être à pied d'œuvre
dès le printemps prochain - c'est bien plus rapide que ce à quoi
on s'attendait. De l'autre côté le président américain esquisse
déjà une sortie : ces renforts commenceront à rentrer à la
maison d'ici à 18 mois, a-t-il indiqué. Ces deux objectifs, qui
peuvent sembler difficilement conciliables, s'adressent en fait
chacun à un public bien particulier: La main de fer, c'est pour
l'opposition républicaine qui accuse la Maison Blanche d'avoir
tergiversé pendant ces trois longs mois de consultations. La
nouvelle stratégie afghane s'inspire d'ailleurs largement de ce
que George Bush avait fait en Irak en 2007 ; le « surge » auquel
était alors farouchement opposé un certain sénateur Obama. Les
perspectives de retrait, c'est pour donner des gages à la base
démocrate, très sceptique sur ce nouvel effort de guerre qui va
coûter très cher : 30 milliards de dollars. C'est pour ce
public-là que Barack Obama a dit très explicitement hier que
l'Afghanistan ne serait pas un nouveau Vietnam. Mais à vouloir
contenter tout le monde, le président américain prend le risque
de ne convaincre personne. Ni les faucons va t'en guerre, ni le
camp pacifiste ne débordent d'enthousiasme après le discours de
West Point. Les premiers à répondre à l'appel de Barak Obama, et
même à le devancer sont les britanniques. Ils ont confirmé dès
lundi dernier qu'ils enverraient 500 hommes supplémentaires.
Avec 9 500 soldats sur place, ils sont les plus gros
contributeurs de troupes après les américains. Convaincu de la
nécessité de s'unir derrière la stratégie du président américain,
le Premier ministre, Gordon Brown, appelle les autres Européens
à l'imiter : en premier lieu, Allemands et Français, 3e et 4e
pourvoyeurs de bataillons. Mais il aura du mal parce qu’ils ne
sont pas très allants. Echaudée par la mortelle bavure de
septembre dernier dont elle s'estime responsable, et qui a
provoqué 3 démissions de haut niveau, l'Allemagne hésite à
envoyer les 2 000 soldats réclamés en renfort par les Etats-Unis.
Angela Merkel réserve sa réponse pour la fin janvier, après la
conférence prévue sur l'Afghanistan. A Paris, on répond qu'un
ajustement du dispositif militaire n'est pas impossible, reste à
déterminer lequel et cela se fera ultérieurement. Pour l'instant
le président français apporte son plein soutien a son homologue
américain mais sans annoncer de renforts. De leur côté,
l’Espagne et l’Italie ont répondu d'accord pour de nouvelles
troupes.
Le secrétaire général de l’OTAN a fait preuve, ce mercredi,
d’une confiance inébranlable dans la volonté des alliés
européens, en particulier, de suivre le mouvement initié par le
président des Etats-Unis. Anders Fogh Rasmussen compte au
minimum sur 5 000 hommes en plus des 30 000 annoncés par Barack
Obama. Selon le secrétaire général de l’Alliance, il s’agit là
d’engagements fermes de pays déjà très fortement impliqués en
Afghanistan comme le Royaume-Uni, mais aussi de pays partenaires
de l’OTAN, comme la Corée du Sud et la Géorgie qui n’ont
actuellement qu’une poignée de soldats sur place et qui à eux
deux devraient fournir près du tiers des nouveaux renforts.
Anders Fogh Rasmussen estime par ailleurs à plusieurs milliers
le nombre de soldats que devraient envoyer d’autres pays déjà
engagés en Afghanistan et qui n’ont pas encore finalisé le
volume de nouvelles troupes qui y partiraient. C’est par exemple
le cas de la Pologne qui envisagerait de déployer 900 hommes
supplémentaires. Mais le secrétaire général de l’Alliance a tenu
à avertir les alliés réticents à fournir des renforts que
l’opération en Afghanistan est menée par l’OTAN et qu’elle ne
doit pas être perçue comme une opération américaine pure et
simple. Anders Fogh Rasmussen souligne que l’Alliance atlantique
a demandé aux Etats-Unis d’adopter une approche multilatérale et
qu’il pourrait douter de son intérêt si les autres pays
n’assument pas leur part du fardeau. Barack Obama, le
président américain, prix Nobel de la paix 2009 appelle à la
poursuite de la guerre, n'en déplaise à son opinion publique,
car a-t-il dit, « c'est une question de sécurité nationale, et
même internationale ».
JEAN PIERRE BAMBA, LE BOURREAU DU CONGO RESTERA EN
DETENTION A LA HAYE.
La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a
annulé la décision de mise en libération de Jean-Pierre Bemba.
Accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en
Centrafrique, le sénateur congolais n’abandonne cependant pas la
possibilité de comparaître librement lors de son procès qui
s’ouvrira le 27 avril 2010. Accusé de crimes contre l’humanité
et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003, le
sénateur congolais et président du Mouvement pour la Llbération
du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, restera en détention à la
prison de Scheveningen, en banlieue de La Haye. La chambre
d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a annulé, ce
mercredi, la décision de mise en libération délivrée par les
juges de première instance début août. Ils estiment que
l’interprétation des faits en première instance était erronée,
précisant notamment « que la chambre n’a pas bien apprécié
certains facteurs en rapport avec sa conduite » en prison. Selon
une source proche des services de renseignement néerlandais, une
tentative d’évasion aurait été signalée durant l’été 2008.
Au terme de l’audience, ses proches présents à la Cour, dont
son épouse, se sont cependant dits optimistes. « On le retient
ici depuis 556 jours et pourtant, ce n’est ni un voyou, ni un
bandit. C’est un citoyen et un père de famille qui mérite sa
liberté. Il n’était pas en fuite et il ne se cache pas. Mais il
sera bientôt libre » a affirmé Tony Bolamba, un proche de la
famille et président du Mouvement pour le Congo. La décision de
la chambre d’appel ne met pas un terme au feuilleton Bemba.
Néanmoins, cette décision rend plus difficile encore toute
nouvelle tentative auprès des juges. Le code de procédure de la
Cour pénale internationale stipule que les conditions de
détention des accusés sont soumises à examen tous les 120 jours.
Son avocat, Maître Aimé Kilolo, a déjà annoncé qu’il soumettra
une nouvelle demande dès le 14 décembre. Pour avoir quelque
chance de succès, il devra cependant proposer aux juges un Etat
d’accueil pour l’accusé.
Lors des débats engagés l’été dernier, plusieurs Etats
sollicités avaient refusé d’accueillir sur leur territoire
Jean-Pierre Bemba, dont la France et la Belgique. Cette fois,
c’est vers la République démocratique du Congo (RDC) que ses
avocats se tournent. « Selon la Constitution congolaise, le pays
ne peut pas interdire d’accès l’un de ses citoyens et ici, la
question ne se pose pas de savoir ce qu’en pense le gouvernement
congolais » explique Aimé Kilolo. Jean-Pierre Bemba serait-il
pour autant prêt à être placé sous surveillance des autorités de
Kinshasa ? « Il existe, pour les Etats qui ont ratifié le Statut
de la Cour, une obligation de coopérer. Il faudra peut-être
envisager un accord avec certains Etats comme la France ou la
Belgique pour assurer la sécurité de monsieur Bemba » au Congo.
Dans ses motifs, la chambre d’appel, qui a aussi estimé qu’il
existait des raisons de croire que Jean-Pierre Bemba pourrait
prendre la fuite s’il était libéré, regrettait que les juges de
première instance ne se soient pas prononcés sur les biens
financiers de l’accusé. Le sénateur congolais dispose de
nombreux biens, dont une partie avait été gelée à la demande du
procureur, lors de son arrestation le 24 mai 2008 en Belgique.
Ses biens ont fait l’objet d’une récente passe d’armes entre
Jean-Pierre Bemba et la Cour. Le sénateur bénéficie, pour sa
défense, de l’aide juridictionnelle de la Cour alors qu’il n’est
pas considéré comme indigent. En octobre, la Cour lui avait
demandé de vendre l’une de ses maisons au Portugal, mais
l’accusé s’y est refusé et les juges ne disposent pas de moyens
de contraintes contre un homme présumé innocent. Si au terme de
son procès, qui s’ouvrira le 27 avril 2010 à La Haye,
Jean-Pierre Bemba devait être condamné, il serait alors tenu de
rembourser les frais engagés pour sa défense.
LIBERATION DES 5 MARINS BRITANNIQUES PAR L'IRAN.
Les cinq navigateurs britanniques arrêtés par l’Iran le 25
novembre après l'arraisonnement de leur voilier dans le golfe
Persique ont été libérés. Après avoir recueilli les témoignages
de l'équipage du bateau disant qu'il était entré par
inadvertance dans les eaux iraniennes, et après investigation,
il est devenu évident que cette entrée illégale était le
résultat d'une erreur.
Les cinq marins britanniques ont été libérés une semaine
après leur arrestation ; ils étaient entrés illégalement dans
les eaux territoriales iraniennes où ils avaient été arrêtés
prés de l’Ile de Sirri dans le golfe Persique ont annoncé les
Gardiens de la Révolution islamique, l’armée du régime iranien.
Selon un communiqué, l’enquête a montré que les marins sont
entrés par erreur dans les eaux territoriales iraniennes.
Les cinq marins se rendaient de Bahrein à Dubaï à bord d’un
voilier de 18 mètres, pour participer à une régate, lorsqu’ils
avaient été arraisonnés par la marine iranienne. Dès le début de
l’affaire, Londres a adopté un profil bas affirmant que «
l’incident n’était pas politique et qu’il s’agissait d’une
affaire purement consulaire sans lien avec la tension qui
entoure le dossier nucléaire iranien ». Les autorités iraniennes
avaient, pour leur part, entretenu le doute en affirmant que «
les cinq Britanniques pouvaient être traduits devant la justice
si leurs mauvaises intentions étaient prouvées ».
Cet incident intervient dans un contexte de tension entre
Téhéran et l’Occident sur le programme nucléaire iranien. La
libération des cinq navigateurs est un énorme soulagement pour
les autorités britanniques qui ne sont certainement pas
mécontentes de se sortir de cette affaire aussi rapidement. Le
ministre des Affaires étrangères David Miliband s’est d’ailleurs
félicité de cette issue et de la façon selon lui «
professionnelle et directe » dont l’Iran a géré l’incident.
David Miliband qui a tenu à ajouter que cette résolution rapide
était la preuve que la diplomatie pouvait être efficace et que
cette affaire était restée « purement consulaire ». Les
Britanniques ont effet agi depuis le début avec beaucoup de
retenue et cherché à dissocier le plus possible le cas des cinq
marins du contentieux politique qui l’oppose depuis des mois à
Téhéran. Londres était tout à fait consciente que l’extrême
tension existant actuellement autour du programme nucléaire
iranien pouvait aggraver la situation de ses ressortissants,
d’où les extrêmes précautions de langage britanniques avec le
sentiment toutefois ici que la décision de libérer les
navigateurs a en réalité certainement été prise au sommet de
l’Etat iranien qui a finalement jugé qu’une confrontation avec
la Grande-Bretagne n’était pas dans ses intérêts.
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NOUVELLES D'HAITI
LAVALAS ELIMINE DES LEGISLATIVES DE 2010.
En dépit de l’intervention de Jean Bertrand Aristide sur les
ondes d’une station de radio haïtienne depuis l’Afrique du Sud,
le parti Fanmi Lavalas est toujours écarté des prochaines
législatives. Dans la soirée du jeudi, le Conseil électoral
provisoire a annoncé que le parti n’était toujours pas éligible
pour les législatives de 2010 parce qu’il ne remplissait pas les
conditions exigées par le CEP. Jeudi matin, une conférence de
presse du Conseil électoral provisoire a été annulée suite une
correspondance envoyée au Conseil par le docteur Maryse Narcisse
au CEP. Ce qui a mécontenté les journalistes présents qui n’ont
même pas eu la possibilité de savoir le contenu de la lettre,
jugé administrative par le CEP. La teneur de la correspondance,
a assuré la représentante nationale du parti de Jean Bertrand
Aristide à HPN, était de demander les raisons pour lesquelles
Fanmi Lavalas avait été exclu des prochaines joutes électorales.
Le Conseil a pris la journée du jeudi pour analyser la lettre
envoyée par Fanmi Lavalas pour enfin conclure dans la soirée que
le parti ne pourra pas participer aux élections, car il était en
violation aux lois électorales, et que la décision de l’exclure
était sans appel. Plusieurs partis dont l’Union, Konba, Eskanp
et Fanmi Lavalas sont exclus de la course électorale pour
diverses raisons. Pour Fanmi Lavalas, la décision est motivée
par des soupçons sur l'authenticité de la signature d'une lettre,
faxée par Aristide.
LAVALAS ESPERE DONNER UNE REPONSE CONCERNANT SON
ECARTEMENT .
La coordination du parti Lavalas entre en concertation pour
donner une réponse au Conseil électoral provisoire après la mise
à l’écart de Lavalas des législatives du 28 février 2010. La
mandataire de l’ex-président Aristide auprès du Conseil
électoral provisoire, le Dr Maryse Narcisse, a réagi après la
conférence de presse nocturne du 26 novembre présentée par le
président du CEP sur « le cas spécial » de Lavalas qui a été une
nouvelle fois écarté du processus électoral en Haïti. Des
sympathisants de Lavalas annoncent déjà les couleurs et lancent
un appel à la mobilisation générale pour revendiquer leurs
droits civiles et politiques. Le président du CEP, M. Gaillot
Dorsainvil, a tenu à fournir des explications aux lavalassiens
quant aux raisons qui ont portées le CEP à ne pas autoriser le
parti Lavalas à participer au prochain scrutin. Selon lui, le
parti n’aurait pas apporté l’original du mandat décerné à Mme
Maryse Narcisse comme exigé par la direction des opérations
électorales pour inscrire Lavalas aux prochaines compétitions
électorales. M. Gaillot Dorsainvil a précisé que Lavalas a
soumis à l’institution électorale deux différents mandats. Dans
un premier temps, Lavalas avait présenté une copie d’une lettre
envoyée par l’ex-président Aristide habilitant Mme Narcisse à
représenter Lavalas en l’absence du représentant national. Le
CEP exigeait l’original de ce document, mais Lavalas aurait
soumis un autre document qui n’est pas en conformité aux
exigences du CEP. Malgré une intervention radiophonique de
l’ex-président Aristide en direct de l’Afrique du Sud pour
confirmer le mandat, le président du CEP, qui s’est gardé de
commenter les déclarations d’Aristide, a indiqué que la décision
est irrévocable. « Le processus d’inscription des partis est
bouclé maintenant nous sommes dans la phase de l’enregistrement
des candidats », a précisé M. Gaillot Dorsainvil. Concernant les
15 autres partis politiques écartés des prochaines élections, M.
Gaillot Dorsainvil a invité les responsables de ses partis à se
présenter à la direction juridique du CEP pour obtenir les
explications autour de leur exclusion du processus électoral.
LIBERATION DE 5 AUTRES ETUDIANTS DE LA FACULTE DES
SCIENCES HUMAINES.
Cinq des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines (Fasch)
arrêtés le 18 novembre dernier ont été libérés ce vendredi. Il
n’en reste plus que 4 au Pénitencier national qui doivent tous
être libérés, réclament leurs avocats. Il s’agit de Géhu Préval,
Alexandre Abdonel, Claudesty Charles, Larieux Bernadin et Johnny
Charles. Seuls ces 5 ont été convoqués devant le cabinet
d’instruction avant d’être relâchés cet après midi, a confirmé
Me André Michel, l’un des avocats des étudiants. Franklin Louis
Jean, Miché Aldiny, Oslin Boyer et Elisée Desroses croupissent
encore au pénitencier, déplore l’avocat. Il n’y a aucune raison
valable de garder un étudiant enfermé et, par conséquent, les
quatre autres doivent sortir de prison ; les avocats se
concerteraient déjà à cette fin. Aucun rapport, argumente-il,
n’a été établi entre les véhicules incendiés et les étudiants
écroués. Me Aviol Fleurant, avocat du rectorat dont la passivité
a été décriée par les étudiants, a, de son côté, assuré sur les
ondes d’une station de la capitale que les avocats du rectorat
ont toujours accompagné les étudiants arrêtés.
DANS L'INTERNATIONAL
MONTEVIDEO. URUGUAY. JOSE MUJICA REMPORTE LA
PRESIDENTIELLE.
L'ex-guérillero José Mujica a remporté le second tour de la
présidentielle dimanche en Uruguay avec 51% à 52% des voix,
selon les projections des instituts de sondages. Agé de 75 ans,
il représente l'aile gauche de la coalition actuellement au
pouvoir. Dans les années 1970, il voulait prendre le pouvoir par
les armes. Aujourd’hui, c’est en grand-père tranquille que José
« Pepe » Mujica pourrait devenir le second président de gauche
élu en Uruguay. Le candidat du Frente Amplio, la coalition de
gauche actuellement au pouvoir, était le grand favori de ce
second tour. A la fin de la campagne, toutes les enquêtes lui
donnaient entre 8 et 10 points d’avance sur son rival du Parti
national ou Blanco et ex-chef de l’Etat Luis Alberto Lacalle.
Une marge suffisante, selon les analystes, pour éviter toute
surprise en ce qui concerne le nom du successeur de Tabaré
Vazquez, un modéré élu il y a cinq ans au nom du Frente Amplio.
Sauf retournement inattendu, Lacalle ne dépasserait pas 45 % des
suffrages, ce qui correspond au total des voix obtenues par
l’opposition de droite et de centre droit au premier tour, le 25
octobre. En démocratie, il faut attendre que parlent les urnes.
Mais tout indique que la gauche uruguayenne se succèdera à
elle-même. Parce que Vazquez, qui a su concilier avancées
sociales et croissance économique, laisse un bon bilan. Et parce
que Mujica, malgré quelques dérapages, représente un espoir pour
les plus défavorisés, face à des partis traditionnels à court
d’arguments.
TEGUCIGALPA, HONDURAS. PORFIRIO LOBO ELU PRESIDENT.
Les premiers résultats du scrutin de dimanche attribuent la
victoire au candidat du Parti national qui obtiendrait plus de
50% des suffrages, devançant son adversaire, le libéral Elvin
Santos, d’environ 16 points. La victoire du conservateur
Porfirio Pepe Lobo est sans appel. Le candidat du Parti
national, qui avait perdu les précédentes élections contre
Manuel Zelaya, a donc pris sa revanche sur les libéraux. Sa
victoire, il la doit en partie à la position qu’il assumée après
le coup d’Etat, en essayant de se maintenir en marge de la crise
politique. Il la doit aussi à la division du Parti libéral à
l’origine du putsch du 28 juin dernier. Agé de 62 ans, cet
éleveur, qui vient d’une riche famille de l’intérieur du pays,
se présente comme l’homme du changement : il a basé sa campagne
sur la lutte contre la violence et la criminalité, sur la
création d’emplois, l’amélioration des salaires et la réduction
de la pauvreté dans laquelle sont plongés 70% des Honduriens. Il
se veut également l’homme de la réconciliation nationale. A cet
effet, il a déjà annoncé qu’il allait promouvoir, dès le mois de
décembre, un ample dialogue avec toute la société. Dans son
effort pour résoudre la crise politique, il aura également pour
tâche de convaincre la communauté internationale de reconnaître
les résultats des élections de ce dimanche qui, en plus d’avoir
enregistré officiellement un taux élevé de participation, ont
été, selon lui, transparentes et démocratiques.
PARIS. PARIS ET KIGALI DANS LA REPRISE DES RELATIONS
DIPLOMATIQUES.
Au moment où le Rwanda entre dans l'espace anglophone du
Commonwealth, Paris et Kigali renouent après des années de
brouille. En 2006, Kigali avait rompu tout contact officiel avec
Paris, lorsque le juge français Bruguière délivrait des mandats
d'arrêt contre des proches du président Kagame. La France
et le Rwanda ont rétabli leurs relations diplomatiques
suspendues depuis trois ans. Cette annonce fait suite au voyage
du secrétaire général de la présidence de la République, Claude
Guéant, ce dimanche à Kigali où il a rencontré le chef de l’Etat
rwandais, Paul Kagame. « A l'issue de ces entretiens, le
président de la République française et son homologue rwandais
sont convenus de rétablir les relations diplomatiques entre les
deux pays », précise un communiqué de l’Elysée. Kigali avait
rompu en 2006 avec Paris, alors que le juge Bruguière venait de
délivrer des mandats d'arrêts contre des proches du président
Kagame soupçonnés d'avoir pris part à l'attentat contre le
président Habyarimana, dont la mort le 6 avril 1994, est
considérée comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda.
Paul Kagame a toujours considéré cette action judiciaire comme
un coup de poignard de la part de la France. Depuis l'arrivée au
pouvoir de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner a initié une
politique de rapprochement avec le Rwanda. Le ministre des
Affaires étrangères s'est rendu à plusieurs reprises à Kigali.
Et Nicolas Sarkozy a eu deux entretiens avec Paul Kagame lors de
sommets internationaux. Certes, le contentieux entre les deux
pays n'est pas encore épuré. Kigali souhaite notamment que la
France présente ses excuses comme l'ont fait d'autres puissances
occidentales après le génocide. Il a fallu dissiper les
malentendus et avoir de l'histoire une vision commune tournée
vers l'avenir. Cette normalisation entre Paris et Kigali
intervient alors que le Rwanda vient de faire un pas hautement
symbolique, hors de l'espace francophone. L'entrée du Rwanda
dans le Commonwealth consacre une volonté de Paul Kagame
d'ancrer son pays au plus près de son allié britannique. Le
Rwanda est le premier pays de l'espace francophone à rejoindre
l'organisation anglophone. Il est aussi le deuxième pays après
le Mozambique à rejoindre le Commonwealth, sans avoir jamais été
une colonie britannique ni sous mandat britannique
MUNICH. PROCES DE JOHN DEMJANJUK ANCIEN GARDE DE CAMP DE
CONCENTRATION. Ouverture du procès de John Demjanjuk âgé de
89 ans et apatride d'origine ukrainienne. Il a été reconnu par
des survivants des camps d'extermination comme celui qu'on
surnommait Yvan le Terrible. Il devra répondre aux accusations
de meurtre de 27 900 Juifs dans le camp de Sobibor en Pologne.
C'était en 1943. John Demjanjuk a longtemps vécu tranquille aux
Etats-Unis avant d'être finalement extradé en mai dernier, vers
l'Allemagne. Le procès a débuté dans des conditions chaotiques.
A 11h10, John Demjanjuk entre dans la salle d’audience,
agonisant sur sa chaise roulante, les yeux fermés, sur la tête
une casquette bleue et le corps couvert jusqu’au cou d’un drap
bleu. Le juge a à peine énuméré la vingtaine de parties civiles
que l’avocat, Ulrich Busch, prend la parole pour déclarer que
les juges ne sont pas neutres et ne peuvent donc pas juger
l’accusé d’une façon objective. Parce que, dit-il, dans cette
même salle d’audience du Tribunal de Munich, des criminels de
guerre allemands ont été acquittés. L’avocat de John Demjanjuk
va même plus loin, il argumente que l’accusé a été une victime
et non pas un bourreau, un exécutant mais pas un assassin. Il
aurait bien été à Trawniki, donc gardien du camp d’extermination,
mais il aurait été forcé par les SS de collaborer pour éviter
justement d’être tué lui-même dans les chambres à gaz. Bref,
pour la défense, John Demjanjuk n’est pas coupable. On entend
bien sûr les soupirs dans la salle lorsque l’avocat Bausch
compare John Demjanjuk même avec Thomas Blatt. Thomas Blatt, ce
vieil homme juif polonais, est présent dans la salle comme
témoin. Il a perdu son frère cadet et ses parents à Sobibor.
Lui-même a échappé de justesse à la mort certaine à Sobibor. Le
juge tranche après une heure de procédure, le procès peut donc
continuer cet après-midi.
USA. LA MAISON BLANCHE FACE A L'IRAN.
La réaction des Etats-Unis a été immédiatement négative face
à la décision de l’Iran de construire 10 nouvelles usines
d'enrichissement d'uranium deux jours après la condamnation de
son programme nucléaire par l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA). C’est évidemment un nouveau pied de nez pour
les grandes puissances qui tentent désespérément de faire
pression sur l'Iran. Les annonces iraniennes sont perçues aux
Etats-Unis comme une nouvelle provocation. « Si tout cela est
vrai, a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche dans un
communiqué, ce sera une nouvelle violation grave des obligations
de l’Iran vis-à-vis de la communauté internationale. L’Iran ne
dispose que de peu de temps désormais dit-il, pour répondre aux
inquiétudes croissantes de la communauté internationale sur son
programme nucléaire». Les Etats-Unis s’étaient félicités,
vendredi 27 novembre, du vote par l’AIEA d’une résolution
condamnant l’Iran et surtout ouvrant la voie à l’adoption par le
conseil de sécurité des Nations Unies d’une quatrième vague de
sanctions internationales. L’annonce par Téhéran, 48 heures plus
tard, de sa décision de construire 10 nouvelles usines
d’enrichissement d’uranium ne va pas évidemment pas détendre
l’atmosphère. Barack Obama avait décidé de se donner jusqu’à la
fin de l’année pour tendre la main à l’Iran. La fin de l’année
approche et force est de constater que cette offre de dialogue
n’a rien donné, bien au contraire.
LE CANADA ET L'INDE S'ENTENDENT SUR UN ACCORD DE
COOPERATION NUCLEAIRE.
Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et son
homologue indien, Manmohan Singh, lors du sommet du
Commonwealth, le 28 novembre 2009. C’est le Premier ministre
canadien Stephen Harper qui en a fait l’annonce à l’issue du
sommet du Commonwealth qui se tenait à Trinité-et-Tobago. Cette
collaboration met fin à un gel des relations indo-canadiennes
sur le nucléaire survenu en 1974 alors que l’Inde avait utilisé
un réacteur canadien pour construire sa bombe atomique.
L’annonce de cet accord avec l’Inde survient presque deux
semaines après la visite que le Premier ministre canadien a
effectuée dans ce pays. Stephen Harper a déployé beaucoup
d’efforts pour renouer une collaboration avec le géant asiatique
dans le dossier nucléaire. Énergie atomique Canada espère bien
profiter des énormes besoins énergétiques indiens pour vendre
des réacteurs à ce pays. Pour l’instant cependant, l’accord
prévoit surtout des contrats d’entretien des réacteurs existants.
Les entreprises minières canadiennes comptent aussi sur
l’entente entre les deux gouvernements pour exporter de
l’uranium en Inde. Le Canada, l'un des plus gros producteurs au
monde de ce minerai, recherche en effet de nouveaux partenaires.
Ce rapprochement nucléaire indo-canadien inquiète les
environnementalistes. Greenpeace Canada craint que l’Inde, qui
n’a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire, utilise
l’uranium ou la technologie canadienne à des fins militaires.
L’accord annoncé par le gouvernement canadien stipule toutefois
que la collaboration entre les deux pays se limite au marché
civil.
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NOUVELLES D'HAITI
LA PRIMATURE RECEVRA CETTE SEMAINE SON CHEF DE
GOUVERNMENT
Un nouveau gouvernement pourrait entrer en fonction cette
semaine avec à sa tête le nouveau Premier ministre Jean Max
Bellerive dont la désignation est ratifiée par les deux chambres.
Après l'approbation de son choix vendredi par le sénat et samedi
par la chambre des députés, le Premier ministre ratifié Jean-Max
Bellerive pourra présenter cette semaine sa politique de
gouvernement devant les parlementaires. En référence au vote
favorable des sénateurs et des députés au sujet de sa
désignation, M. Bellerive ne devrait pas rencontrer d'obstacles
pour son projet de gouvernement. Selon le président de la
chambre Levaillant Louis-Jeune, le nouveau Premier ministre
pourrait entrer en fonction en millieu de semaine soit moins de
quinbze jours après l'éviction de Michèle D. Pierre-Louis par
les sénateurs du parti Lespwa. Au moins cinq ministre devraient
laisser le gouvernement parmi eux, on cite les ministres de la
justice, des finances des Affaires étrangères et du commerce.
NOUVEAU PARTI POLITIQUE PREVU PAR PRESIDENT PREVAL.
Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, s'évertue à mettre
en place un parti politique qui regrouperait des élus de divers
autres partis. Au cours des dernières semaines le président
Préval a poursuivi ses rencontres avec les dirigeants de la CPP,
organisation sociopolitique regroupant une trentaine de députés
du bloc majoritaire. Le président Préval espère attirer dans son
mouvement les élus des Conseils d'administration des sections
communales (CASEC) et des assemblées des sections communales (ASEC),
ceux de Lespwa et de la CPP. L'un des dirigeants de Lespwa,
Joseph Jasmin, indique que la démarche du chef de l'Etat vise à
créer un parti pouvant garantir la stabilité indispensable au
progrès économique. Il assure que plusieurs autres personnalités
politiques apportent leur appui à ce mouvement. Même si le nom
du parti n'est pas rendu publique, on sait qu'il participera aux
législatives du 7 février 2010. Des dirigeants de plusieurs
autres partis critiquent le comportement du chef de l'Etat
arguant qu'il se prépare à instaurer un pouvoir personnel et
autoritaire. Himmler Rébu du Grand Rassemblement pour
l'Evolution d'Haïti (GREH) est étonné de l'action de M. Préval
qui a toujours critiqué les partis politiques haïtiens. Il lance
une mise en garde aux personnalités qui veulent intégrer le
mouvement estimant qu'il est antidémocratique. De son coté le
chef de file de AAA, Youri Latortue, déplore l'absence de vision
commune, condition indispensable pour la formation d'un parti
politique. Cet avis est partagé par Himmler Rébu qui dénonce la
stratégie du chef de l'Etat visant à récupérer les élus des
autres partis pour former son mouvement.
DANS L'INTERNATIONAL
BERLIN. LA CHUTE DU MUR IL Y A 20 ANS.
Les festivités marquant les 20 ans de la chute du Mur
démarrent ce lundi, en début d'après-midi. La cérémonie nocturne
organisée Porte de Brandebourg, symbole du passage entre les
deux parties de la ville réunifiée, marquera le point d’orgue de
cette date historique. Les Allemands restent partagés sur les
retombées de la réunification. Angela Merkel, elle-même
originaire de la RDA, ouvrira le bal des festivités. Avec le
dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, la chancelière
allemande traversera le point de passage Bornholmer Strasse,
l’un des premiers à s’ouvrir en 1989. Dans la soirée, la fête de
la liberté devrait attirer les foules. Elle débutera avec un
concert donné en plein air par la Staatsoper Berlin, sous la
baguette de l’Israélo-Argentin Daniel Barenboïm. Les dirigeants
des quatre puissances qui occupaient la ville vaincue prendront
la parole : les présidents russe et français Dimitri Medvedev et
Nicolas Sarkozy, ainsi que le Premier ministre britannique
Gordon Brown et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.
Un millier de dominos géants en polystyrène ont été installés
au centre-ville, sur l’ancien tracé du Mur qui divisa la ville
de 1961 à 1989. Alignées sur 1,5 km, notamment le long des
édifices les plus emblématiques de Berlin comme la Porte de
Brandebourg et le Reichstag, les stèles colorées de 2,5 m et
toutes décorées de motifs différents s’écrouleront lundi soir
sous l’impulsion de l’ex-leader polonais anticommuniste Lech
Walesa, pour symboliser l’effondrement du Mur. Cette galerie en
plein air a été confectionnée par quinze mille personnes dans le
monde entier. La fête diplomatico-populaire culminera à la Porte
de Brandebourg où un grand feu d’artifice et une chaîne humaine
formée par des milliers d’Allemands et d’étrangers venus à
Berlin pour se rappeler ce jour historique du 9 novembre 1989,
constitueront le point d’orgue de la cérémonie. La municipalité
attend 100 000 personnes pour les festivités nocturnes. Les
hôtels ont été pris d’assaut par les touristes et des hordes de
journalistes venus du monde entier pour alimenter moult
émissions spéciales. Conférences, expositions ou grand spectacle
son et lumière: les capitales européennes seront lundi au
diapason de Berlin, au nom de la liberté et de la solidarité,
pour les 20 ans de la chute du Mur, un événement qui remodela
l’Europe et le monde. Vingt ans après, huit Allemands sur dix
saluent la chute du Mur. Ils sont 12% des deux côtés de
l’ancienne frontière à être d’un avis contraire. Les résultats
de ce sondage au sujet de la réunification allemande sont du
même ordre, des résultats stables depuis vingt ans. Cette
acceptation globale laisse néanmoins transparaître des
différences d’appréciation sur l’évolution du pays depuis. Si
une majorité d’Allemands considèrent que les avantages
l’emportent sur les aspects négatifs, ils sont plus nombreux à
l’Est à déplorer une montée en puissance des inégalités sociales.
Alors qu’un dernier bilan chiffre les transferts publics au
profit de l’ex-RDA depuis vingt ans à 1 300 milliards d’euros,
les habitants des deux parties de l’Allemagne divergent sur le
point de savoir qui a le plus profité de la réunification. Six
Allemands de l’Ouest sur dix, les plus mis à contribution,
estiment que leurs compatriotes de l‘Est ont le plus profité des
deux dernières décennies. Ces derniers font une analyse opposée.
Ce que traduit le sentiment fréquent chez beaucoup d’entre eux
d’être encore des citoyens de seconde zone. Au mur a succédé un
fossé, si on en croit les Allemands. 60% d’entre eux, des deux
côtés du Mur, estiment que les différences l’emportent
aujourd’hui sur les points communs entre l’Est et l’Ouest.
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NOUVELLES D'HAITI
NATIONS UNIES. KIM BOLDUC, CANADIENNE NOMMÉE A LA MINUSTAH.
La Canadienne Kim Bolduc a été nommée représentante spéciale
adjointe pour la Mission des Nations Unies pour la stabilisation
en Haïti , a annoncé ce jeudi 5 novembre le Secrétaire général
de l’ONU Ban Ki-Moon dans un communiqué. Kim Bolduc succédera à
ce poste le Français Joël Boutroue, félicité par M. Ban Ki-Moon
pour « son dévouement et son travail en Haïti », a précisé la
porte-parole du secrétaire général des Nations Unies,
l’Haïtienne Michèle Montas. La Canadienne, qui est également
résidente coordonnatrice humanitaire des Nations Unies en Haïti,
a une expérience étendue en matière de préparation et de gestion
de programme de reconstruction post-conflit en Amérique latine,
en Afrique et au Moyen-Orient, lit-on dans une note du Centre
d’actualités de l’ONU. Mme Bolduc était depuis 2006 résidente
coordonnatrice des Nations Unies et représentante du Programme
des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Brésil. lle a
aussi servi comme résidente coordonnatrice au Honduras et au
Pérou. En 2003, elle était conseillère spéciale auprès du
coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour l'Iraq, ainsi
que coordonnatrice humanitaire pour le sud de l'Iraq.Elle a
travaillé par le passé pour l'Agence internationale de
développement canadienne, le Bureau des Nations Unies pour les
opérations de secours en Afrique et a servi comme délégué pour
le Bureau du coordonnateur des secours d'urgence des Nations
Unies au Mozambique pendant cinq ans.
MAX BELLERIVE RATIFIÉ COMME PREMIER MINISTRE DE PREVAL
Le sénat haïtien a ratifié vendredi à l’unanimité le choix
de M. jean-Max Bellerive comme nouveau Premier ministre chargé
de former le prochain gouvernement. Le vote a été obtenu à
la majorité des membres présents lors d’une courte séance
vendredi en début d’après midi.M. Bellerive occupait le poste de
ministre de la Planification et de la coopération externe au
sein du gouvernement de Michèle D. Pierre-Louis renversé la
semaine dernière par un vote de censure du Sénat. M. Bellerive
doit également obtenir l’approbation de la chambre des députés
avant de présenter la politique générale de son gouvernement
devant les deux chambres.
FUSILLADE A FORT HOOD.
Vingt-quatre heures après la tuerie à Fort Hood, la plus
grande base militaire du pays, le mobile de l’officier
psychiatre reste inconnu. Les réactions se multiplient.
L’incompréhension domine dans l'armée et dans la communauté
musulmane. « C’est un coup dans le ventre pour toute
l’armée », a observé le chef d’état-major des forces américaines,
le général George Casey. Il craint surtout un « retour de bâton
» contre la communauté musulmane. Le commandant Nidal Malik
Hasan a déclenché la fusillade tuant 13 soldats et en blessant
28 autres, avant d’être blessé et maîtrisé. Le colonel Steven
Braverman qui commande le centre médical de Fort Hood a déclaré
que « le tireur est dans un état stable. Il est dans l’un de nos
hôpitaux civils, sous respirateur artificiel ». Le commandant de
la base, le général Robert Cone, a raconté sur la chaîne NBC
qu’il y avait des témoignages de première main de soldats
montrant que Hasan aurait crié « Allah akbar! » (Dieu est grand,
en arabe) avant la fusillade. Pendant une conférence de presse,
un responsable de la base a précisé que l’officier psychiatre de
39 ans, devait être prochainement envoyé en Afghanistan. Un
autre officier, le colonel John Rossi, refuse de s’exprimer sur
de possibles motivations. De son côté, le président Obama a mis
en garde « contre des conclusions hâtives ». Il a ordonné la
mise en berne des drapeaux à la Maison Blanche et sur tous les
bâtiments publics du pays jusqu’au 11 novembre. Barack Obama a
fait savoir qu’il se rendrait à Fort Hood pour une cérémonie
religieuse. La date n’a pas encore été arrêtée. L’armée a
ordonné un renforcement des mesures de sécurité sur ses bases
dans tout le pays. Nidal Malik Hasan est né aux Etats-Unis dans
une famille d’origine palestinienne. Sa famille, « en état de
choc », a déclaré dans un communiqué : « Notre famille aime
l’Amérique. Nous sommes fiers de notre pays ».
L’imam du Centre communautaire musulman de Silver Spring ( la
mosquée du tireur de Fort Hood, a déclaré devant quelques
centaines de fidèles réunis pour la prière du vendredi : «
L’islam n’est pas responsable », relayé par l’un d’entre eux : «
Je suis vraiment choqué. L’islam ne demande à personne de faire
une chose pareille ». Plusieurs personnes du centre avaient
croisé Hasan qui venait prier le vendredi, avant de rejoindre la
base de Fort Hood. « Sociable, affable, un homme paisible, très
calme » Tous les témoignages concordent sur l’officier meurtrier.
« Personne ne sait ce qu’il y a derrière un tel acte. Cela doit
relever d’un problème mental. Les gars qui partent à la guerre
ou en reviennent ont besoin d’aide, vous savez », tente un
musulman de trouver des raisons au drame. Les autorités n’ont
fourni aucun mobile pour ce massacre. Un cousin du tireur a
affirmé qu’il se sentait « victime de harcèlement à l’armée du
fait de son origine moyen-orientale ». Le président Obama
recommande d’éviter les jugements hâtifs. La crainte est grande,
en effet, que la tragédie ne déclenche une chasse aux sorcières
contre les musulmans américains, même si ceux-ci ont dénoncé
avec force le carnage de Fort Hood par l’un des leurs.
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NOUVELLES D'HAITI
PARIS. PRIX MEDICIS A DANNY LAFERRIERE POUR L'ENIGME DU
RETOUR.
Le prix Médicis 2009 du roman a été attribué à l'écrivain
canadien d'origine haïtienne Danny Laferrière pour "L'énigme du
retour" (Grasset), a annoncé le jury. Dany Laferrière a
été récompensé au 1er tour par 4 voix contre une voix à Alain
Blottière pour le "Le tombeau de Tommy". Le prix du roman
étranger a été attribué à Dave Eggers pour "Le grand quoi" (Gallimard)
au 1er tour à l'unanimité. Le Médicis Essais est venu
récompenser Alain Ferry pour "Mémoire d'un fou d'Emma" (Seuil).
Dany Laferrière, est né en 1953 à Port-au-Prince et vit entre
Montréal et Miami. Intellectuel lié à l'espace nord-américain,
il est à la fois romancier, essayiste, scénariste et cinéaste.
Son oeuvre pose la question de l'identité et de l'exil. Dany
Laferrière a publié depuis une vingtaine de livres, dont "Cette
grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un
fruit ?", prix RFO 2002, "Pays sans chapeau" ou "Vers le sud"
(2006), également adapté au cinéma.
PREVAL ET L'EXTRADITION DU BANDIT AMARAL DUCLONA
Le président haïtien, René Préval, a remis au procureur
général de la République dominicaine, Radhamés Jiménez Peña, des
documents devant faciliter l’extradition vers la France du é
chef de gang de Cité Soleil, Amaral Duclona. L’acte de naissance
du présumé bandit et des vidéos ont, entre autres, été remis à
Port-au-Prince au procureur dominicain pour confirmer l’identité
de l’accusé qui fonctionnait sous le faux nom de Berthony
Jolicœur, selon une note du bureau du procureur qui ne relate
pas la date de la rencontre de ce dernier avec le président
Préval. D’après le communiqué, le chef d’Etat haïtien se serait
montré en faveur de l’extradition d’Amaral vers la France pour
qu’il réponde aux accusations de meurtre du consul honoraire de
France au Cap-Haïtien, le 31 mai 2005 à Port-au-Prince,
Paul-Henri Mourral. Quoi qu’il ait été accusé d’avoir commis des
crimes de sang, des enlèvements et des vols en Haïti, les
autorités haïtiennes n’avaient formulé aucune demande
d’extradition du bandit à l’annonce de son arrestation, le
8 septembre dernier, à Saint-Domingue. La justice dominicaine
doit se prononcer sur la demande d’extradition française.
LAVALAS REVE LE RETOUR D'ARISTIDE EN HAITI.
Les responsables du parti Fanmi Lavalas ont fêté mardi
les treize ans d’existence de cette formation politique. Un
appel à l’unité au sein du parti a constitué la toile de fond
des messages des différents intervenants. Des centaines de
partisans et sympathisants du mouvement Lavalas ont fait le
déplacement au local de la Fondation Aristide pour la démocratie
pour marquer le treizième anniversaire du parti de Jean Bertrand
Aristide. Le sénateur Ruddy Hérivaux, figure de proue du
mouvement, a lancé un appel à l’unité en vue de garantir la
participation du parti Fanmi Lavalas dans les prochaines joutes.
« Notre objectif c’est de prendre le pouvoir et de favoriser le
retour de Jean Bertrand Aristide au pays. Mais pour cela nous
devons d’abord nous intégrer dans les sphères politiques dont le
parlement », a martelé le sénateur. D’un autre coté, Ruddy
Hérivaux s’est dit convaincu que le parti sera bel et bien
présent dans les prochaines élections. « Il est absurde de
croire qu’en l’absence du représentant national du parti, nous
ne pouvons pas continuer à exister », s’est-il plaint. Le parti
Fanmi Lavalas a été fondé par le président Jean Bertrand
Aristide en 1996. Frappé par un vent de division suite au départ
de son fondateur, il a été sanctionné par le CEP lors des
élections législatives partielles d’avril 2009 pour avoir
proposé plusieurs listes de candidats pour les sièges qui
étaient vacants au Sénat.
QUESTIONS DES 197 MILLIONS DE DOLLARS.
Les émissions de débat politique du week-end dernier ont en
partie été consacrées à la destitution de Michèle Pierre-Louis.
La gestion des 197 millions du fonds d’urgence a été au cœur des
débats. Moins de 24 heures après la destitution de Mme
Pierre-Louis, le président du Sénat a soutenu que le Premier
ministre démissionnaire n’est impliqué ni de près ni de loin
dans la gestion des 197 millions de dollars décaissés dans le
cadre de la loi d’urgence. La « mauvaise gestion » de ces fonds
a pourtant été l’un des motifs de son interpellation, faut-il
rappeler. « La seule reproche que je peux faire à Madame Pierre
Louis c’est de ne pas exiger un rapport détaillé de la part de
chaque ministre qui avait reçu une enveloppe », a indiqué Kelly
C. Bastien. Pour Mirlande Manigat, qui intervenait sur une
station de la capitale, M |