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Nouvelles d'Haïti et d'ailleurs

 Rédaction :Jacques Dussek, Libertito Pelayo, Fred Dupiton, Raymond Dussek, Thomas Eddy Dupiton, Romy Dussek, Simone Bryan, James Limage, Jean Jr. Joseph, Gislène Laforest, Monica Mena, Malherbe Métélus, Zeyad Falah, Jerry Blumberg, Scott Strong, Elizabeth Menos, Zynep Omar, Patricia Faurelus.

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       2010  
    Lisez Le Matin  http://www.lematinhaiti.com/               Archives

                      NOUVELLES  D'HAITI
                             NOUVELLES INTERNATIONALES
                                    NOUVELLES DES NATIONS UNIES

TRAGEDIE EN HAITI

GOUVERNE,MENT CANADIEN PROPOSE VILLAGE ADMINISTRATIF.
Après la proposition du gouvernement canadien à construire un village administratif pour loger les différents Ministères, c’est au tour de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) d’offrir son aide à la reconstruction d’Haïti. La FCSQ souhaite participer à la reconstruction d’Haïti et, plus précisément, de son système éducatif, a indiqué ce dimanche la Presse canadienne. Les conséquences du tremblement de terre seront ressenties encore longtemps, a soutenu la Présidente de la Fédération Josée Bouchard. Elle ajoute plus loin que le développement économique, culturel et démocratique de la nation haïtienne repose en partie sur l'éducation, ce pourquoi les membres de la FCSQ ont adopté, en conseil général, une résolution destinée à mettre leur expertise à profit pour soutenir Haïti. La Fédération, dans l’objectif de mener à bien son désir d’implication, a entamé des pourparlers avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie, de concert avec l'organisme Éducation internationale. Ensemble, ils détermineront divers moyens d'actions, lit-on dans l’article de la PC. Mme Josée Bouchard estime que plusieurs axes d’interventions sont possibles. Elle fait allusion notamment à une participation financière pour la reconstruction d’écoles, un soutien au développement de la formation professionnelle ou encore la réalisation de projets d’échanges d’élèves ou d’enseignements.

VOLS COMMERCIAUX A POR-AU-PRINCE REPRISE VERS FIN DE FEVRIER.
Le ministre haïtien des finances, Ronald Beaudin, informe que les vols commerciaux pourront reprendre à l'aéroport international Toussaint Louverture avant la fin de ce mois. Il révèle que des travaux de réfection sont réalisés sur une partie de la piste qui avait été endommagée lors du séisme. Ces travaux sont entrepris par l'OFNAC en partenariat avec des lignes aériennes explique M. Beaudin qui a également rappelé la mise hors service de la tour de contrôle. Rejetant les rumeurs relatives au contrôle de l'aéroport par les américains, le ministre des finances a assuré que l'expertise des militaires américains a permis au pays d'accueillir une centaine de vol par jour. L'aide humanitaire internationale transite par l'aéroport et le warf de Port-au-Prince. Ronald Beaudin indique que des travaux de réfection sont également entrepris sur les quais privés et publics. L'aide arrivant par voie maritime est débarquée grâce à une installation provisoire mise en place par les militaires américains. De nombreux haïtiens de la diaspora avaient réclamé la reprise des vols commerciaux à l'aéroport Toussaint Louverture. Certains compatriotes avaient été contraints de transiter par la République Dominicaine afin de rendre visite à des proches. De plus, les commerçants haïtiens ont également eu recours au territoire dominicain pour faire transiter leurs marchandise.

ASSISTANCE UTILE DES HAITIENS DE L'ETRANGER.
Les haïtiens de la diaspora sont très impliqués dans les secours aux victimes du séisme du 12 janvier. Les autorités haïtiennes informent que 1 200 compatriotes en provenance de la diaspora ont intégré les divers secteursd'assistance aux victimes.Ces médecins, infirmières, psychologues et techniciens en climatisation, résidant en amerique du Nord notamment, sont particulièrement efficace puisqu'ils parlent créole se réjouit le ministre des haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison. Il révèle que la majorité de ces haïtiens de la diaspora ont été affectés dans les régions de Port-au-Prince et Jacmel. De plus M. Paraison espère que les dons des communautés haïtiennes envers les sinistrés continueront d'arriver au cours des prochains mois. Il donne l'assurance que les containers seront livrés dans des délais records par la douane. Les dons de la diaspora doivent être adressés à la Direction de la Protection Civile (DPC) précise M. Paraison faisant remarquer que les bénéficiaires doivent être mentionnés. De nombreux organisations de la diaspora dont The Haitian League (THL) avaient mobilisé des médecins qui ont réalisé de nombreuses interventions chirurgicales à l'HUEH.

VISITES DES PERSONALITES INTERNATIONALES EN HAITI.
Le vice-président dominicain Rafael Albuquerque a renouvelé samedi à Port-au-Prince la ferme détermination de son gouvernement à continuer à aider Haïti à faire face à la grave situation créée par le séisme du 12 janvier dernier. Au cours d’une conférence de presse conjointe avec le président René Préval, le haut dignitaire dominicain a déclaré que, partageant l’île avec Haïti, il est du devoir du gouvernement et du peuple de son pays de soutenir leur voisin en difficulté. Il a expliqué sa présence dans la capitale haïtienne par la nécessité d’assurer le suivi du soutien déjà apporté à Haïti par son pays. En réponse, le chef de l’Etat haïtien René Préval a de nouveau mis l’accent sur l’importance de l’aide apportée par la République dominicaine à Haïti suite au séisme. Il a en ce sens rappelé le concours apporté par les dominicains aux firmes haïtiennes de téléphonie mobile et à la compagnie nationale d’électricité. Le président Préval a également souligné la création par les dominicains d’un corridor permettant la reprise du commerce international avec Haïti. Une délégation du marché commun de la Caraïbe (CARICOM) conduite par son secrétaire général Edwin Carrington, se trouvait également le week-end écoulé à Port-au-Prince. Le président René Préval a appelé à l’occasion le peuple haïtien à la patience et à la discipline, donnant la garantie que le gouvernement oeuvre résolument en vue de faire face à la grave situation créée par le séisme du 12 janvier. Intervenant à son tour au sujet du soutien de la CARICOM à Haïti, Edwin Carrington a officiellement annoncé le choix de l’ancien premier ministre jamaïcain Perceval Patterson comme représentant de l’organisation régionale en Haïti. Le chef de la délégation a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la représentation de l’organisation régionale en Haïti en vue de pouvoir mieux contribuer aux efforts de redressement, soulignat au passage que la CARICOM était présente sur le terrain immédiatement après la catastrophe. Patterson a expliqué son acceptation du choix fait de sa personne par son amour pour Haïti. C’est pour cela qu’il a d’entrée de jeu exprimé son étonnement de constater que des constructions ont été vite relancées dans le pays. Le président en exercice de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno, était également dans nos murs samedi dernier. L’institution envisage d’annuler toute la dette d’Haïti vis-à-vis d’elle et de relancer tout de suite des programmes en cours en Haïti, a annoncé le représentant d’Haïti à la BID, l’agronome Ericq Pierre. En sa qualité de président de la confédération des pays ibéro-américains, l’ex-président de la BID, Enrique Iglesias, se trouvait aussi à Port-au-Prince le week-end écoulé. Il a promis l’aide de ces pays à la reconstruction d’Haïti. L’ancien président américain et envoyé spécial de l’ONU en Haïti, Bill Clinton, se trouvait vendredi dans le pays. En sa qualité de coordonnateur de l’aide internationale à Haïti et des efforts de reconstruction du pays, Clinton a déclaré vouloir remplir sa mission dans le cadre des orientations que les haïtiens auront eux-mêmes à définir. [jmd/Radio Kiskeya

AVOCAT EDWIN COQ  DES MISSIONAIRES USA SE RETIRE DU DOSSIER.
En Haïti, Edwin Coq, l'avocat des Américains baptistes arrêtés à la frontière dominicaine avec 33 enfants a annoncé qu'il se retirait du dossier. Accusé par les familles des inculpés d'avoir tenté de corrompre le juge, il n'assistera pas à l'audience prévue lundi 8 février 2010 dans la matinée. «Je doute maintenant de la loyauté et de l'intégrité de ces personnes.» Edwin Coq ne mâche pas ses mots quand il parle des dix Américains arrêtés et de leurs familles. L'avocat haïtien a démissionné quand il a appris que certains parents des inculpés l'accusaient de vouloir corrompre le juge. « Non seulement ils n'ont encore pas payé mes honoraires mais ils se permettent de porter atteinte à ma dignité, à ma réputation », a dénoncé Edwin Coq. Lui-même baptiste, il s'était saisi de l'affaire sur recommandation de son pasteur. Désormais, il renonce à assurer leur défense et ne demande même pas à être payé. Depuis l'inculpation des Américains, jeudi, le cabinet Coq à Port-au-Prince travaillait la stratégie de défense. Vendredi, la demande de libération conditionnelle qui avait été formulée pour l'ensemble du groupe avait été rejetée. Inculpés d'enlèvements de mineurs et d'association de malfaiteurs, les membres de l'Eglise baptiste sont, depuis le 30 janvier, incarcérés au siège de la police judiciaire de la capitale haïtienne. Dans la journée du lundi 8 février, ils doivent être de nouveau auditionnés par le juge. Pour le simple chef d'accusation d'enlèvements d'enfants, les Américains encourent

LA CROIX, JACMEL.AIDE MEDICALE CANADIENNE.
Le déploiement vendredi de la mission de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (EICC) dans ce petit village de montagne d'à peine un millier d'habitants a été bien apprécié par les habitants. Une clinique temporaire a été érigée par les militaires dans une boîte de nuit désaffectée. C'est la première fois depuis le séisme du 12 janvier qu'une aide extérieure parvient dans ce lieu difficile d'accès, et une des rares fois où ses habitants se voient offrir des soins médicaux. Plusieurs d'entre eux n'ont pas vu de médecin depuis des années dans ce village où l'on ne trouve que deux infirmières auxiliaires.

Une résidente, Yvonne, victime du tremblement de terre, a été la première patiente de l'équipe médicale. Elle est repartie avec des analgésiques et un billet du médecin pour son poignet probablement disloqué depuis trois semaines. « On l'a dirigée vers Jacmel qui ont des possibilités de radiographie pour avoir pour avoir un examen plus complet qu'avec ce qu'on peut faire avec le matériel qu'on a apporté avec nous, sur cette équipe mobile là », dit le caporal Jocelyn Roussil. Ça nous, vraiment, fait chaud au coeur que les Canadiens sont sensibles aux gens de la montagne. La foule qui s'est pressée au dispensaire était composée de personnes blessées lors du séisme et affligées de maladies chroniques, sinon de parents simplement soucieux de la santé de leurs enfants. Les médecins de l'armée canadienne ont pu traiter en tout deux cent personnes, vendredi et samedi.

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NOUVELLES INTERNATIONALES
 

LAURA CHINCHILLA, PRESIDENTE DU COSTA RICA.       

Laura Chinchilla a remercié les Costariciens de l'avoir élue présidente. La candidate du pouvoir au Costa Rica, héritière du président sortant Oscar Arias -qui ne pouvait pas se représenter-, l'a emporté dès le premier tour avec 47% des suffrages devant M. Solis (24,21%) et M. Guevara (21,53%). Une victoire incontestable à l'issue d'un scrutin sans incident.  

 
La victoire de Laura Chinchilla est sans appel. Elle s’est même montrée étonnée elle-même d’avoir obtenu 47% des suffrages alors que les sondages lui donnaient un petit 40%. En outre, elle laisse loin derrière elle ses deux principaux adversaires. Autant dire que ce triomphe confère une grande légitimité à celle qui est devenue la première femme présidente du Costa Rica.En élisant cette femme de 50 ans, licenciée en sciences politiques, les Costariciens ont opté massivement pour la continuité. Continuité de la politique menée par le président Oscar Arias qu’elle a accompagné durant son mandat en tant que vice-présidente et ministre de la Justice. Le fait d’être si proche de l’actuel chef de l’Etat ne semble pas avoir été un handicap, même si ses détracteurs l’ont accusée d’être une marionnette d’Oscar Arias et de son frère, le tout puissant ministre de la Présidence.En revanche, elle se démarque de son mentor considéré comme un homme autoritaire en se présentant comme une femme de dialogue. Elle s’est ainsi déclarée prête à négocier avec toutes les forces politiques et sociales du pays.

La grande priorité de son gouvernement sera de réduire l’insécurité, un thème qui préoccupe tous les Costariciens. Elle s’est engagée ainsi à lutter d’une main ferme contre la délinquance et le trafic de drogue qui ont plongé le pays dans une violence auquel le Costa Rica n’était pas habitué.Par ailleurs, durant la campagne électorale, Laura Chinchilla a déclaré qu’elle poursuivrait la politique économique et commerciale de l’actuel président. Ce qu’elle a réitéré dimanche soir durant son discours prononcé devant ses partisans, discours dans lequel elle a souligné l’œuvre accomplie par Oscar Arias, grâce à laquelle le pays fonctionne de nouveau. Elle poursuivra les efforts entrepris pour réactiver l’économie, et en matière commerciale, elle s’est engagée à poursuivre les négociations avec l’Union européenne et la Chine dans la perspective de la signature d’un traité de libre-échange.Laura Chinchilla prétend enfin faire du Costa Rica, le premier pays développé d’Amérique latine.

NIGER. ETAT NIGERIAN. VACANCE PRESIDENTIELLE.
Alors que la lettre de transfert des pouvoirs présidentiels au vice-président se fait attendre, sénateurs et gouverneurs envisagent une décision politique, qui permettrait aux parlementaires d'investir Goodluck Jonathan. Une mesure qui aurait pour effet de faire baisser la tension. Le président Umaru Yar’Adua est en soins intensifs depuis plus de deux mois à Djeddah, en Arabie saoudite. Mais ce plan d'investiture ne fait toutefois pas l'unanimité en raison de nombreuses complications juridiques. C’est en fait une course aux solutions de sauvetage de la démocratie au Nigeria, une démocratie en expérimentation depuis onze ans maintenant, mais qui se trouve menacée par cette crise constitutionnelle de la gestion du pouvoir présidentiel. Le président malade aurait dû transmettre une lettre de vacance au Parlement avec effet d’investir le vice-président comme le président par intérim. Mais voilà que la Constitution n’a pas prévu de cas où le président serait dans l’incapacité physique ou mentale de délivrer une telle lettre. Un dilemme donc que la classe politique entend résoudre au plus vite. D’où les tractations en cours depuis le week-end entre les parlementaires et le forum des gouverneurs. La solution politique envisagée serait d’investir le vice-président par défaut, avec ou sans la lettre du président, afin de palier la vacance de fait du fauteuil présidentiel Au lieu de cette thérapie de choc les juristes proposent une voie plus légale qui consisterait à invoquer devant la Cour suprême la doctrine de nécessité qui justifierait qu’on ne puisse laisser indéfiniment le fauteuil présidentiel vacant. Le président Yar’Adua est absent depuis soixante-dix-sept jours. La semaine qui s’ouvre va être décisive pour le plan de sauvetage. Les gouverneurs ont demandé l’investiture du vice-président avant le mercredi10 février 2010.

SOUDAN. IDRISS DEBY A LA RENCONTRE D'OMAR EL-BECHIR.
Le président tchadien Idriss Déby Itno est attendu ce lundi 8 février 2010 à Khartoum pour y rencontrer son homologue soudanais Omar el-Béchir. Signe d'apaisement entre les deux Etats voisins qui se livrent une guerre par groupes rebelles interposés et dont les bonnes relations sont jugées essentielles pour régler le conflit au Darfour. Lors de la dernière visite d’Idriss Déby Itno au Soudan, les deux présidents étaient alliés. Le chef de l’Etat tchadien était médiateur dans la toute jeune crise du Darfour même s’il avait, à plusieurs reprises, pris le parti de son homologue soudanais contre les rebelles darfouris. Et pour cause, c’est avec l’aide du Soudan que le général Idriss Deby avait pris le pouvoir en 1990 et ce dernier ne souhaitait pas fâcher son puissant voisin de l’Est. Mais rapidement, leurs relations se sont dégradées, l’entourage d’Omar el-Bechir accusait le président tchadien de soutenir les rebelles soudanais du MJE (le Mouvement pour la Justice et l’Egalité), composé en grande majorité de combattants zagawas et dirigé par Khalil Ibrahim, un parent d’Idriss Deby. Méfiance grandissante également du côté de NDjamena qui reprochait à Khartoum d’accueillir sur son sol des groupes rebelles tchadiens. En 2006, le divorce est pleinement consommé, les rebelles tchadiens lancent une attaque avortée contre NDjamena avec l’appui de Khartoum alors que les deux pays viennent à peine de signer leur premier accord de paix à Tripoli. Ensuite, les deux capitales s’accuseront mutuellement de soutenir leur rébellion respective. En 2008, les rebelles tchadiens arrivent une nouvelle fois à NDjamena, mais les représailles ne tardent pas puisque la même année, le MJE se lance à l’assaut de Khartoum. Des relations très tendues qui se sont apaisées ces dernières semaines à la faveur d’un énième accord de réconciliation alors que les deux présidents font face ces prochains mois à d’importants enjeux électoraux.

 NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck

L'ONU DEFEND LA SCIENCE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES.
 Le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, a pris vendredi, dans une tribune, la défense du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), accusé par une partie de la presse de catastrophisme et de sensationnalisme. « Il est juste de pointer les erreurs, de faire les corrections nécessaires et de vérifier et de revérifier les sources pour des raisons de précision et de crédibilité », a-t-il déclaré, mais il faut également « laisser de côté le mythe selon lequel la science des changements climatiques coule rapidement dans une mer de mensonges ». Depuis 22 ans, le GIEC a réuni l'expertise de milliers des meilleurs scientifiques du monde, nommés par leur propre gouvernement, afin de décrypter la complexité des évènements climatiques et leurs conséquences sur les économies et les sociétés, a souligné Achim Steiner. Ainsi, si la science des changements climatiques a été sur la défensive ces dernières semaines, en raison d'une erreur typographique qui a considérablement surestimé la vitesse à laquelle les glaciers de l'Himalaya disparaissent, il n'en demeure pas moins que le rapport du GIEC publié en 2007 est « la meilleure évaluation des risques disponible ». Les attaques de certains médias et de ceux qui sont sceptiques sur les changements climatiques ont troublé le public, a-t-il regretté, estimant que l'accusation de sensationnalisme formulée à l'encontre du GIEC est « peut-être la plus étonnante, sinon la plus risible de toutes ». En effet, le GIEC a été souvent critiqué pour son conservatisme dans ses projections sur la montée des eaux, et « la prudence, plutôt que le sensationnalisme, a été son mot d'ordre durant son existence ». Evoquant « les preuves accablantes » que les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites et la nécessité d'une meilleure gestion des ressources dans un monde où la population va passer à neuf milliards d'individus dans les cinquante prochaines années, il a appelé à redoubler d'efforts pour aider le GIEC dans sa tâche titanesque de rassembler les éléments et les savoirs pour son cinquième rapport d'évaluation en 2014. « Le GIEC est faillible, comme les êtres humains qui le composent. Mais il reste sans aucun doute la meilleure et la plus solide fondation dont nous disposons pour faire maintenant les choix globaux les plus essentiels », a dit Achim Steiner.

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NOUVELLES  D'HAITI

MOBILISATION DES ARTISTES POUR HAITI.
Les artistes du monde entier se sont mobilisés pour Haïti après le séisme du 12 janvier qui a frappé l’Ile. La dernière grande initiative en date est le remake du hit « We are the world » de Lionel Richie et Michael Jackson. Au niveau national et international, la communauté artistique ne reste pas indifférente au sort d’Haïti touchée en plein cœur par le séisme du 12 janvier. L’une des premières initiatives est celle d’un collectif d’artistes français qui ont mis leurs voix « Ensemble pour Haïti » à l’initiative de l'immortel Charles Aznavour. L’on n’est pas resté les bras croisés du côté de la Caraïbe. A l’initiative de la compagnie de téléphonie privée Digicel, établie en Haïti, des artistes caribéens comme Sean Paul, Shaggy, notre Belo national, Sean Kingston et bien d’autres ont entonné « Rise Again », comme quoi Haïti doit se relever et, comme le phoenix, renaître de ses cendres. En Haïti, les artistes locaux font déjà entendre leur voix sur les ondes. Une chanson de T-Vice est déjà en rotation et d’autres projets mijotent dans les studios pour chanter que Haïti ne doit pas mourir. Divers groupes rap ont pris les devants. Infatigable, Wyclef Jean, l’enfant du pays, n’a pas ménagé ses efforts depuis le jour même du sinistre en faisant des levées de fonds, en encourageant les stars à donner pour Haïti. La dernière grande initiative en date vient des Etats-Unis. C’est celle de Quincy Jones et de Lionel Richie qui envisagent de produire un remake du hit de 1985 pour Haïti. 25 ans après le succès de cette chanson de Lionel Ritchie et Michael Jackson composée pour soutenir le combat contre la faim en Afrique, une réadaptation intitulée We Are The World - 25 pour Haïti vient d’être enregistrée le 28 janvier par le producteur Quincy Jones, producteur du hit mondial et de Thriller. On retrouve près de 80 artistes sur ce tube. Les rappeurs Snoop Dogg, LL Cool J et Wyclef Jean ont enregistré un interlude écrit par le producteur des Black Eyed Peas, Will.i.am. La liste des chanteurs est très longue, on retrouve Pink, Céline Dion, Barbara Streisand, Natalie Cole, Akon, Jason Mraz, Bono, Wyclef Jean, Carlos Santana, Enrique Iglesias, Usher, Toni Braxton et Lady Gaga Jay-Z, Eminem, Kanye West, Trey Songz, Drake, Toni Braxton, Usher, Jamie Foxx, T-Pain, Keri Hilson, Brandy, Robin Thicke, Busta Rhymes, Nicole Scherzinger, Akon, Swizz Beatz, Will.I.Am, Kid Cudi, Nipsey Hussle, Bizzy Bone, Faith Evans, Mya, Justin Bieber. Si Snoop Dogg, LL Cool J et Wyclef Jean. “We Are the World – 25 for Haïti” sera diffusé pour la première fois, le 12 février prochain sur NBC, lors de la cérémonie d'’ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver et les fonds serviront à la reconstruction du pays. Par ailleurs, il faut souligner la renaissance des Fugees pour aider Haïti. Les chanteurs Wyclef Jean, Lauryn Hill et Pras Michel entend enregistrer un single caritatif et se produira en concert exceptionnel très bientôt. Les recettes iront à la reconstruction d’Haïti par le biais de l’association Yele Haïti. Les artistes du ballon rond, voire du ballon tout court ont aussi supporté leur contribution. Des matches avec des stars du foot et autres ont été joués pour lever des fonds afin de venir en aide à Haïti.

SUISSE. LES FONDS DE JEAN-CLAUDE DUVALIER N'IRONT PAS EN HAITRI.
Le tribunal Fédéral de Suisse a décidé de ne pas restituer les 5 millions de dollars de Jean Claude Duvalier au gouvernement Haitien. - Le Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique, a annoncé mercredi avoir bloqué la restitution à Haïti d’avoirs bloqués en Suisse de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. Dans une décision datant du 12 janvier, soit quelques heures avant le séisme qui a frappé Haïti, le Tribunal invoque la prescription pour s’opposer à la restitution de ces fonds bloqués en Suisse depuis la chute en 1986 de Jean-Claude Duvalier, alias "Bébé Doc". Pour les juges du Tribunal fédéral, l’infraction de participation à une organisation criminelle reprochée à l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier est prescrite depuis 2001. Le Tribunal a par ailleurs rejeté les arguments de l’Etat haïtien fondés sur les assassinats commis par les Tontons Macoutes, pour lesquels le délai de prescription est de trente ans. En effet, font valoir les juges helvétiques, "il apparaît que les avoirs détenus par le clan Duvalier ne sont pas le fruit d’infractions contre la vie ou l’intégrité corporelle mais uniquement le résultat de détournements opérés au préjudice d’Haïti". Les "fonds Duvalier" bloqués en Suisse sont d’une valeur totale de 7,6 millions de francs (5,1 millions d’euros) mais la décision du Tribunal concerne une somme de 4,6 millions de dollars (3,3 millions d’euros) déposée en Suisse par Simone Duvalier, la mère de "Bébé Doc". Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d’oeuvres sociales avant la chute du dictateur. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d’Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. La ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a effectué dimanche une visite-éclair en Haïti où elle a évoqué avec le président haïtien René Préval l’affaire des avoirs bloqués en Suisse, avait indiqué le gouvernement suisse, sans préciser la teneur de ces échanges. Les conditions légales pour les demandes de restitution d’avoirs de dictateurs déchus sont "trop strictes pour ce genre d’affaires", selon les juges du Tribunal fédéral, pour qui "c’est au législateur qu’il appartient d’apporter les corrections et allègements pour tenir compte des particularités de ces procédures".

PARIS. LA PRESSE FRANCAISE FAIT LA UNE DE LA CORRUPTION EN HAITI.
En Haïti, « l'ombre de la corruption plane sur les programmes de reconstruction ». C'est ce qu'on peut lire en première page du journal Le Monde qui parle de véritable « casse-tête ». Les dons pour Haïti après le séisme ont déjà dépassé les 2 milliards d'euros. Il faut maintenant sécuriser l'argent, s'assurer qu'il va bien revenir aux Haïtiens et non pas finir dans la poche d'intermédiaires douteux. Ce qui n'est pas une mince affaire.
Haïti est l'un des pays les plus corrompus au monde. Et il s'est déjà illustré dans le détournement d'aides internationales. Cela a été le cas, par exemple, avec le programme de soutien après les ouragans de 2008. Le Venezuela avait alors prêté près de 200 millions de dollars au pays. La moitié quasiment est partie dans les caisses de la compagnie nationale des équipements gérée par un proche du président Préval. Et « impossible, dénonce l'ONG Transparency International, de savoir ce qui a été fait précisément avec cet argent ».

Toujours en Haïti, à lire dans Libération, un long reportage sur ces parents qui ont donné leurs enfants aux 10 américains baptistes, aujourd'hui sous les verrous en attente de jugement. A Calebasse, sur les hauteurs de Port-au-Prince, les Américains sont arrivés en minibus. Ils ont sorti leur bible et dit qu'un monde « de lait et de miel » attendaient les enfants à 10 heures de route de là en République dominicaine, un monde « avec des livres, de quoi manger et de bons professeurs pour apprendre un bon métier ».

Augustin a donné 2 des ses enfants, les 2 plus grands ; Jacqueline son bébé et Toussaint un fils de 10 ans. Aucun d'entre eux n'a l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. C'était, disent-ils, la meilleure solution pour les enfants. Ils les ont mis dans le bus et sont repartis travailler sur leur maigre lopin de terre. Voilà pour ces récits de misère. Mais la petite Macrofa donne une autre version de celle de ces adultes : « On nous a poussés dans le bus. Allez ! Qu'ils disaient, les méchants (...) Les petits pleuraient. »

Aux Etats-Unis, un nouveau test qui fait resurgir le mythe de l'enfant parfait. C'est une firme californienne qui l’a développée. Elle propose d'analyser, par la salive, l'ADN des deux parents avant même la grossesse et vous promet ainsi « de protéger votre bébé de plus de 100 maladies » en détectant donc des tares génétiques chez la mère ou le père.De manière beaucoup plus confidentielle, certains médecins aux Etats-Unis proposaient déjà de choisir le sexe, voire la couleur des yeux de son enfant contre de fortes sommes d'argent. Là, il s'agit d'un test beaucoup plus populaire et approuvé visiblement par bon nombre de spécialistes. En France, en revanche, on reste assez réticent face à ces nouveautés médicales mais aussi, en partie, commerciales.

LE PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL A RECOLTE 230 MILLIONS POUR HAITI.
Le PAM s'est félicité d'avoir récolté jusqu'à présent près de 230 millions de dollars pour aider Haïti, estimant que le coût global de son intervention pourrait dépasser les 800 millions de dollars à la fin de l'année. Josette Sheeran, directrice du PAM (Programme Alimentaire Mondial) a indiqué dans un communiqué qu'elle : "remercie le monde pour sa générosité et sa compassion à l'égard des populations de Haïti, les donateurs, aussi bien les gouvernements que les entreprises privées, après avoir récolté près de 230 millions de dollars d'aide en espèces et en biens et services divers" Mme Sheeran, a précisé que "l'opération d'urgence du PAM a été prolongée jusqu'à la fin 2010 et qu'elle coûtera vraisemblablement plus de 800 millions de dollars, soit plus du double du budget initial" Les principaux donateurs sont: - Le gouvernement américain (78 millions de dollars) - Le secteur privé (~60 millions) - Le Canada (38 millions) - L'Espagne (22 millions) - Et la Thaïlande qui a offert 20,000 tonnes de riz Haiti

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UN JUGE A ENTENDU LES 10 AMERICAINS ACCUSES DE VOL D'ENFANTS.
La ministre de la Communication, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, a annoncé que les dix Américains arrêtés samedi après-midi ont commencé à être interrogés par un juge. Elle précise que le magistrat a commencé par interroger les femmes et ce pendant plusieurs heures, demain il en fera de même avec les hommes. Aucun avocat n'était présent lors des interrogations. La ministre a expliqué que les preuves seraient présentées à un procureur afin de décider si des chefs d'accusation doivent être prononcés à leur encontre. Le juge Isaï Pierre-Louis en charge du dossier a annoncé que "Nous avons interrogé cinq Américains pendant plusieurs heures dans les locaux de la Direction de la police judiciaire" Pour le moments le groupe d'Américains n'a pas encore été inculpés.

6.000 MARINES ATTENDUS EN HAITI POUR LA DISTRIBUTION D'AIDE ALIMENTAIRE.
Le contingent américain comptera 6 000 soldats dans les prochains jours informe l'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Keneth Merten assurant que tous ces militaires aideront à la distribution de l'aide humanitaire. L'arrivée des 2 500 nouveaux marines permettra de résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les agences dans la distribution de l'aide précise le diplomate. Les ingénieurs militaires impliqués dans la réhabilitation des infrastructures dont le Warf de Port-au-Prince et les contrôleurs aériens ne sont pas pris en compte dans l'effectif. Dans une interview à la radio, l'ambassadeur Merten a soutenu que l'aide doit continuer jusqu'à la reprise des activités commerciales. De plus, il promet que les vols commerciaux pourront reprendre dans les prochaines semaines. Un porte parole de l'ambassade américaine a indiqué que son gouvernement a décaissé 400 millions de dollars dans le cadre de l'assistance à Haïti. 200 millions de repas et de bidons d'eau ont et distribués à la population par les troupes américaines explique ce responsable.  70 000 foyers sont déjà touchés par l'aide de l'ambassade qui a également distribué des matériaux en plastics pour la construction de maison.

PRESIDENT NICOLAS SARKOZY ATTENDU EN HAITI.
Le président français Nicolas Sarkozy devrait visiter Haïti le 17 février prochain pour apporter son soutien aux sinistrés du séisme du 12 janvier dernier, L'information a été communiquée par une source proche de l'Elysée. Le chef de l'Etat francais devrait laisser Paris pour se rendre dans la capitale haitienne où il doit passer quelques heures, puis il se rendra à Fort-de-France en Martinique dans la même journée. Ensuite le 18 février, il se rendra en Guyane pour clôturer sa visite dans les Caraïbes. Au lendemain de la catastrophe, le Président Sarkozy avait annoncé son intention de visiter Haïti qui a été ravagé par un tremblement de terre, qui a fait plus de 170 mille victimes.  Nicolas Sarkozy deviendra le premier président français à visiter Haïti depuis son indépendance en 1804.

MANNEQUIN DU BRESIL FAIT DON DE PLUSA D'UN MILLION DE DOLLARS A HAITI.
L'ambassade du Brésil en Haïti a annoncé lundi q'une vedette de la mode a fait un important don de 1 million de dollars à Haïti... Les démonstrations de solidarité du peuple brésilien au peuple haitien se poursuivent. La tragédie humanitaire provoquée par le séisme du 12 janvier a conduit de nombreuses célébrités à faire des dons à des organisations internationales comme un moyen d'aider les victimes. "Le modèle brésilien Gisele Bundchen a jusqu'à présent celle qui a effectuée le plus grand don personnel aux victimes du séisme en Haïti en envoyant un chèque de 1,5 $ millions au nom de la Croix-Rouge internationale", a signalé l'amabssade. Gisèle est très émue et a dit qu'elle voulait faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider le peuple haïtien.

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NOUVELLES  D'HAITI
TEMOIGNAGE DU PRESIDENT PREVAL. COMMENT IL A ECHAPPE A LA CATASDTROPHE. Comme des milliers de compatriotes, René Préval a aussi sa petite histoire sur la façon dont il a échappé au séisme. Une histoire qu’il a racontée lors d’une interview exclusive accordée à TVC, une station de télé privée de Port-au-Prince. « Ce jour-la, se rappelle-t-il, j’étais invité à participer à la célébration du cent cinquantenaire de la Faculté de Droit de l’Université de d’Etat d’Haïti (UEH). D’habitude, je n’aime pas aller à ces genres de cérémonies, alors j’ai dit que j’irai l’année prochaine, mais finalement, on m’a convaincu qu’il faut y aller, car c’est une date unique dans l’histoire de la faculté. Je me laissé convaincre et c’est ce qui explique que j’avais laissé le Palais national plus tôt ce mardi-là. Cela m’a sauvé car si j’y étais encore au moment de la catastrophe, je serais peut-être mort à l’heure qu’il est. « Je me suis ensuite rendu, poursuit le président, dans ma résidence privée au Canapé-Vert  pour me préparer à aller à l’hôtel Karibe, à Pétion-ville, où devait se dérouler la cérémonie.  Le séisme m’a surpris pendant que je me trouvais chez moi et là encore j’aurais pu y passer car cette maison s’est aussi écroulée. C’est qui m’a sauvé encore une fois c’est que l’un de mes petits-enfants jouait dans la cours et que je me suis mis à jouer avec lui, histoire de passer le temps avant d’aller à mon rendez-vous car j’avais laissé le Palais très tôt. Quand la terre s’est mis à trembler et que je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un tremblement de terre, mon premier souci a été de protéger l’enfant avec mon corps. «Tout de suite après, continue le président, j’ai essayé de contacter des membres du gouvernement, mais la communication ne passait pas. J’ai essayé de joindre l’ambassadeur français Didier Lebret pour demander l’envoi d’équipes de secouristes comme je l’avais fait pour Nérettes, mais il m’a appris que sa résidence s’est aussi effondrée. Décontenancé, j’ai tenté d’appeler Hédi Annabi, mais on m’a informé que son QG s’est écroulé et lui avec. J’ai appris que des proches de ministres étaient touchés, que les structures étatiques étaient détruites, j’étais désemparé », indique René Préval. « Dans l’impossibilité de me déplacer en voiture, j’ai dû faire appel à un taxi-moto pour sillonner la capitale. Je me suis d’abord rendu au Bel-Air où j’ai commencé à me rendre compte de l’ampleur du désastre, j’ai vu des cadavres des deux côtés de la route. Je suis passé devant l’Ecole nationale d’infirmières, j’ai vu des membres de la population qui essayaient de sauver des élèves et des professeurs pris sous les décombres et c’est alors que je me suis senti écrasé par mon impuissance face à la tragédie », déclare le président Préval qui en profité pour saluer la réponse rapide de la communauté internationale volant su secours d’Haïti depuis le soir du drame. René Préval s’est aussi excusé auprès de la population de n’avoir pas pu s’exprimer avant car le « le président est aussi humain et les grandes douleurs sont muettes ».

VISITE AU PALAIS PAR LE PRESIDENT PREVAL 
Samedi, le président René Préval s'est rendu devant les ruines du palais présidentiel pour la première fois depuis le 12 janvier, plusieurs centaines de personnes se sont alors massées devant les grilles pour manifester leurs frustrations: "Préval n'a rien fait pour nous depuis le séisme" crie l'un deux, un autre a lancé "Nous sommes tous des sinistrés, dans nos quartiers nous n'avons pas reçu d'aide depuis le séisme", "Préval ne parle pas aux gens"... Les sinistrés reprochent surtout à René Préval de de pas être assez présent, il est apparu que très rarement en public depuis la catastrophe. Lors des sa visite René Préval s'est approché de la grille entourant les ruines de palais présidentiel pour parler à la foule en colère.

PASTEUR PIERRE LESSER AVRIL APPELLE A UNE REFLEXION SUR L'AVENIR D'HAITI.
La congrégation de l’Église de Dieu de la Rédemption, dirigée par le pasteur Pierre Lesser Avril, a vu l’effondrement le 12 janvier de trois de leurs cinq églises réparties à travers le pays. Le pasteur appelle à une réflexion sur l’avenir d’Haïti. Aucun mort n’est à déplorer dans l’effondrement de ces trois églises de la mission de l’Église de Dieu de la Rédemption situées respectivement au Bel-Air, à Duval et à Léogâne, a précisé le révérend Pierre Lesser Avril qui compte plus de 27 ans dans le ministère. Environ une vingtaine de fidèles sont hébergés dans la résidence de cet homme de Dieu qui dort sur la cour de sa maison avec les membres de sa famille présents en Haïti. « J’apporte mon assistance, si peu soit-elle, aux fidèles que j’arrive à rejoindre ». Plus de 80% des membres de nos trois églises détruites sont dans les rues, ajoute l’homme de Dieu qui a profité de cette occasion pour produire une réflexion sur l’avenir du pays. Selon lui, le gouvernement pouvait envisager de se tourner vers des responsables d’église pour atteindre certaines victimes du séisme du 12 janvier 2010. La coordination de l’aide humanitaire interpelle également des dirigeants d’église. Pasteur Pierre L. Avril est très critique vis-à-vis des prédicateurs qui font l’écho des propos hostiles contre le gouvernement. Le respect de l’autorité établie est un principe biblique, a-t-il ajouté. « Le moment est venu pour les Haïtiens de rassembler toutes leurs forces et leur savoir faire en vue de produire une réflexion sur l’avenir », croit l’homme de Dieu qui invite les responsables du pays à organiser un dialogue national pour dégager une vision de société en vue de garantir un meilleur avenir aux enfants. La mission de l’Église de Dieu de la Rédemption compte deux autres assemblées à l’Anse à Veau et à Gressier qui sont restées intactes. Deux des trois églises détruites par le tremblement de terre comptaient des écoles : celle de Léogâne et celle de Duval.

DIX AMERICAINS ARRÊTES POUR VOL D'ENFANTS HAITIENS.
La police haïtienne a arrêté dix Américains en train d'évacuer du pays 33 enfants dans le cadre d'un programme d'adoption illicite. Cet incident ravive la hantise des autorités haïtiennes qui craignent que des malfaiteurs ne profitent du chaos consécutif au séisme pour se livrer au trafic d’enfants. C’est lors d’une fouille routinière d’un véhicule à la frontière entre Haïti et la République dominicaine que les militaires haïtiens ont fait une découverte pour le moins inattendue : 33 enfants, âgés de deux mois à 12 ans, accompagnés par cinq femmes et cinq hommes. Immédiatement interpellés, les adultes ont déclaré être membres d’une organisation d’aide humanitaire américaine. Selon eux, les enfants leur auraient été confiés par un prêtre haïtien qui aurait signé une décharge en ce sens. « C'est totalement illégal », s’est échauffé, samedi 30 janvier, le ministre haïtien des Affaires sociales, Yves Cristalin. « Aucun enfant ne peut quitter Haïti sans l'autorisation adéquate ». Pour lutter plus efficacement contre une recrudescence du trafic d’enfants après le séisme, le gouvernement haïtien va utiliser un nouveau système d’identification génétique. Ce programme, développé en Espagne, permettra d’un côté d’établir les empreintes génétiques des mineurs déclarés sans famille, de l’autre de constituer un fichier génétique des parents qui ont déclaré la disparition d’un enfant. Les dix Américains, arrêtés à Malpasse, ont été placés en détention provisoire.

IDENTIFICATION PAR ADN POUR LES FAMILLES HAITIENNES .
La reconstitution des familles et la récupération d’enfants orphelins constituent une grande préoccupation pour les autorités haïtiennes qui veulent éviter les trafics d’enfants. Dans ce domaine bien précis l’Espagne propose son aide pour permettre aux familles de se retrouver par un système d’identification génétique. Comment faire en plein chaos en Haïti pour que les parents et les enfants se reconnaissent ? Comment, au milieu des décombres et du drame humanitaire, obtenir des preuves solides permettant à des pères et à des mères de retrouver un jour leur progéniture C’est, a priori, un casse-tête génétique pour lequel l’Espagne offre pourtant une solution, ou plus précisément, l’université de Grenade qui met à disposition un programme d’identification par l’ADN. Cela consiste à prélever des échantillons de salive ou de gouttes de sang aussi bien auprès des enfants sans famille reconnue qu’auprès des parents qui ont dénoncé la disparition de leurs enfants. L’objectif, c’est bien sûr de faire la preuve de la filiation en cas de litige et d’éviter ainsi que les trafiquants d’enfants profitent de la situation chaotique. Ce programme coûte d’ordinaire 250 euros par cas, mais puisqu’il s’agit d’une catastrophe humanitaire dans un pays très pauvre, l’université de Grenade offre ce service de façon gratuite. Le système existe depuis l’an dernier et a déjà permis d’identifier, dans douze pays différents, deux cents adolescents victimes de trafiquants.

NATIONS UNIES. AIDE HUMANITAIRE ENTRAVEE PAR DIFFICULTES LOGISTIQUES
Le déploiement de l'aide humanitaire en Haïti continue de faire des progrès chaque jour même si les difficultés logistiques considérables signifient qu'un grand nombre de victimes du séisme du 12 janvier n'ont pas encore reçu l'assistance dont elles ont besoin, a déclaré vendredi le chef de l'humanitaire des Nations Unies. « Nous avons encore du chemin à faire avant de pouvoir nous sentir satisfaits », a dit John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, lors d'une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York. Pour l'essentiel, l'eau potable est distribuée aux gens qui en ont besoin mais il y a de sérieuses inquiétudes concernant la distribution de nourriture, a-t-il ajouté. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a pu distribuer l'équivalent de 16 millions de repas à 600.000 personnes depuis que le séisme a frappé. Il prévoit d'atteindre 2 millions de personnes dans les deux prochaines semaines. En matière de santé, on estime à 2.000 le nombre d'amputés dû au séisme et ce chiffre devrait augmenter, a dit Paul Garwood de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d'un point de presse à Genève. « Clairement, il y aura un problème à plus long terme sur comment faire face à ce grand nombre d'amputés, notamment en ce qui concerne les membres artificiels et la rééducation », a déclaré pour sa part M. Holmes. Concernant l'Appel de fonds d'urgence de 575 millions de dollars lancé le 15 janvier par les Nations Unies, il a indiqué qu'il était désormais pourvu à hauteur de 82%. Il s'est inquiété toutefois que des domaines comme l'agriculture, la nutrition et le programme « Travail contre rémunération » du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), sous-financés.

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NOUVELLES  D'HAITI
PM JEAN MAX BELLERIVE ET LA  RECONSTRUCTION D'HAITI.
Haïti veut prendre en main sa reconstruction, a soutenu le Premier ministre haïtien Jean Max Bellerive participant ce lundi 25 janvier 2010 à une conférence de bailleurs de fonds sur Haïti. «L'État haïtien est au travail dans des conditions précaires mais il est en mesure d'assurer le leadership que la population attend de lui», a notamment indiqué M. Bellerive. «Les premiers responsables de ce qui doit se faire en Haïti mardi et mercredi, ce sont les Haïtien » déclare le premier ministre haïtien qui appelle toutefois à un soutien massif à moyen et à long terme, de la communauté internationale à Haïti.

HANDICAP INTERNATIONAL ET LES AMPUTATIONS COMME SOLUTION.
Selon Handicap International il y a plus d'un millier de personnes qui ont perdues un ou plusieurs de leur membres, qui ont été amputés. Des amputations ont été pour certains l'ultime solutions à la mort, lorsqu'une infection n'est pas soignée rapidement, alors il y a risque de gangrène ce qui même la plupart du temps à l'amputation, c'est ce qui c'est produit pour plusieurs survivants. Pour les autres l'amputation a été due à l'écrasement d'un membre ou plusieurs sans possibilité de réparation chirurgical. Handicap International indique que les personnes amputées pourront bénéficier de prothèses à partir du mois de mars, lorsque leurs états de santé le permettront. 300 à 400 prothèses provisoires sont prévues pour les six prochains mois indique l'organisation qui dispose sur place d'une trentaine de de personnes, réparties entre 6 équipes mobiles. Trois kinésithérapeutes prendront en charge les soins postopératoires.

"La situation en Haïti aujourd'hui est véritablement sans précédent, déclare Thomas Calvot spécialiste de la prise en charge des blessés lors des séismes au sein de Handicap International. L'ampleur du nombre de blessés, 250 000 d'après les Nations unies, se conjugue avec le fait que les structures de santé ont été balayées. Dans l'urgence, les médecins n'ont souvent d'autre choix que l'amputation... En Haïti, aucune organisation ne peut se prévaloir de pouvoir couvrir tous les besoins dans ce secteur. Nous travaillons déjà avec des associations partenaires pour pouvoir prendre en charge le maximum de blessés, de manière coordonnée."

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck

SELON L'ONU L'APPEL DES FONDS EST ESTIME A 47%.
L'ONU indique que l'appel de fonds d'urgence pour Haïti de 575 millions de dollars lancé par les Nations unies a été financé à hauteur de 47%. Donc dix jours après l'appel, les Nations Unions ont récolté 271,87 millions de dollars et reçu des promesses à hauteur de 112 millions de dollars . Rappelons que cet appel de fond a pour but de fournir vivres, du matériel médical, de l'eau et des tentes aux trois millions de sinistré.

MINUSTAH. PUBLICATION DE LA LISTE DES 31 DE SES DISPARUS EN HAITI.
Des haïtiens et des ressortissants de différents autres pays parmi les victimes confirmées alors que plusieurs centaines de membres du personnel civil et militaire de la force onusienne manquent toujours à l’appel

Le 12 janvier 2010 à 16h53 (heure locale), un tremblement de terre d’une magnitude de 7.0 sur l’échelle de Richter a secoué Haïti, laissant derrière lui morts, destructions et souffrances. Ci-dessous  la liste des noms de ceux dont le décès a été confirmé :

• M. Hédi Annabi Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti (Tunisie) • • Mme Pierrena Annilus Assistante adminsitrative (Haïti) • • M. Mesonne Antoine Garde de sécurité (Haïti) • • M. Jerry Bazile Interprète (Haïti) • • M. Mario Bazile Assistant d’information (Haïti) • • M. Parnel Beauvoir Spécialiste de l’information (Haïti) • • Mme Farah Boereau Interprète (Haïti) • • Mme Renée Carrier Assistante personnelle du Représentant spécial (Canada) • • Mme Ericka Chambers Norman Fonctionnaire du Groupe de la Commission d’enquête (États-Unis d’Amérique) • • M. Doug Coates Chef par intérim de la Police (Canada) • • M. James Coates Assistant administratif (Canada) • • Mme Maria Antonieta Castillo Santa Maria Assistante administrative (Mexique) • • M. Luiz Carlos da Costa Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en Haïti (Brésil) • • Mme Alexandra Duguay Assistante d’information (Canada) • • Mme Dede Yebovi Fadairo Chargée de rédaction (Nigéria) • • M. Guido Galli Spécialiste des questions politiques hors classe (Italie) • • M. Andrew Grene Assistant spécial au Représentant spécial en Haïti (États-Unis d’Amérique) • • M. Jan Olaf Hausotter Spécialiste des questions politiques (Allemagne) • • M. Karimou Ide Garde de sécurité (Niger) • • M. Watanga Lwango Assistant à la vérification des comptes (République démocratique du Congo) • • Mme Lisa Mbele-Mbong Spécialiste des droits de l’homme (États-Unis d’Amérique) • • M. Riquet Michel Réalisateur d’émissions radiophoniques (Haïti) • • M. Hebert Moise Chauffeur (Haïti) • • M. Marc Plum Chef de la Section de l’assistance électorale (France) • • Mme Mirna Patricia Rodas Arreola Secrétaire (Guatemala) • • M. Guillaume Siemienski Spécialiste des questions politiques (Canada) • • M. Satnam Singh Consultant international responsable des technologies de l’information (Trigyn Technologies Inc.) (Inde) • • Mme Simone Rita Trudo Assistante personnelle du Représentant spécial adjoint principal du Secrétaire général (France) • • Mme Andrea Loi Valenzuela Spécialiste des droits de l’homme (Chili) • • M. Frederick Wooldridge Spécialiste des questions politiques (Royaune-Uni) • • M. Jerome Yap Assistant personnel du Représentant spécial adjoint principal du Secrétaire général (Philippines) Dernière mise à jour : le 25 janvier 2010

LA POLICE NATIONALE A PERDU 66 POLICIERS MORTS ET 369 BLESSES DANS SES RANGS.
66 policiers ont été tués et 369 autres blessés, lors du passage terrifiant du tremblement de terre du 12 janvier, a annoncé samedi le porte-parole de la Police Nationale, Frantz Lerebours. D’autre part, plusieurs centaines agents de l’ordre sont sinistrés, leurs résidences ayant été totalement détruites ou endommagées. La direction générale de la PNH, l’inspection générale et le commissariat de Delmas 33 (nord de Port-au-Prince) se sont notamment écroulés, a ajouté le commissaire Lerebours.

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NOUVELLES  D'HAITI

HAITI A FAIT LA UNE A LA TELE AMERICAINE CE VENDREDI SOIR 22 JANVIER 2010
Une pleiade de célébrités du monde dfe la musique et du cinéma a offert au public "Hope For Haiti Now"
durant deux heures sur toutes les chaines de Télévision depuis les studios de New York, Los Angeles et de Lopndrespour obtenir des dons de fonds à Haiti. On pouvait apprécier la présence à l'écran dWycclef Jean, Alicia Kys,George Clooney, Hale Berry, Bruce Springsteen, Anderson Cooper, Leonardo DiCaprio. Les appels téléphoniques ont été assurrés par des stars Jewel, Tobey Maguire, Meg Ryan, Tim Robbins, Ben Affleck, Julia Roberts, Reese Whiterspoon, et Anna Kendrrick, recevant les appels de dons durant le spectacle.Wyclef Jean a parlé de son séjour en Haiti la semaine dernière. John Legend  a offert le spiritual Sometimes I Feel Like a Motherless Child. Jon Stewart,  Mary J. Blige, Samuel L. Jackson, Denzel Washington , Drew Barrymore, Taylor Swift, Christina Aguliera, Robert Pattinson depuis Londres, Matt Damon, Clint Eastwood, Chris Martin, Beyoncé,Chris Martin, Morgan Freeman, le trio de Kid Rock, Sheryl Crow, Madonna, President Bill Clinton a parlé de New York, Ben Stiller, Justin Timberlake , Matt Morris, Jennifer Hudson, Emeline Michelle, Brad Pitt, Tom Hanks, Jay-Z, Rihanna, Bono  Une soirée innoubliuable dédiée à Haiti.  Les fonds recueillis seront donnés à plusieurs organizations telles que UNICEF, OXFAM America. En bref, une soirée inoubliable 

 GOUVERNEMENT HAITIEN ANNONCE FIN DE RECHERCHES.
Le gouvernement haïtien a mis un terme aux opérations de recherches des personnes ensevelies sous les décombres de Port-au-Prince. Au moins 132 survivants ont été secourus depuis le séisme du 12 janvier, ont annoncé les Nations unies. Le bilan dépasse désormais les 111 000 morts. Pendant 11 jours on aura recherché des vivants sous les décombres, et les secours en auront finalement retrouvé 132. Cent trente-deux vies sauvées par les équipes de secours international. Vendredi encore, une octogénaire et un jeune homme de 22 ans étaient sortis vivants des ruines de la capitale... ce seront sans doute les derniers sauvés des décombres. Le gouvernement haïtien vient en effet de décider l'arrêt des opérations de recherche des personnes ensevelies, une décision confirmée par le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Désormais, les secouristes vont se concentrer sur l'aide aux sans-abri et tenter d'accélérer encore les distributions de nourriture, d'eau, de soins médicaux aux centaines de milliers de rescapés de la capitale, mais aussi des villes dévastées de Jacmel et Léogane. Hier l'aide du Programme alimentaire mondiale (PAM) annonçait le doublement de la distribution de repas par rapport aux jours précédents avec 2 millions de rations distribuées dans la journée. C'est l'opération la plus complexe jamais menée car l'ensemble des infrastructures de distribution ont été détruites, déclare le PAM. Et pendant ce temps, des milliers de personnes, de plus en plus chaque jour, fuient vers des régions rurales qui n'ont pas souffert du séisme, dans l'espoir d'y trouver de la nourriture. C’est une décision qui est prise par les autorités haïtiennes,en concertation totale avec les équipes sauvetage-déblaiement sur le terrain.

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NOUVELLES  D'HAITI

EFFONDREMENT DU BATIMENT DE L'AMBASSADE DE TAIWAN.
L’écroulement du bâtiment de l’ambassade n’a causé aucune perte en vie humaine. Toutefois, deux personnes ont été grièvement blessées. Il s’agit de l’Ambassadeur taiwanais en Haïti Mien-sheng HSU, et un membre du personnel. Selon l’un des gardiens de l’ambassade, qui a répondu l’air traumatisé aux questions de HPN, M. Mien-sheng HSU a été transféré en urgence à son pays natal, la Petite Chine (Taiwan), afin de recevoir les soins médicaux adéquats. Après le drame du 12 janvier, l’ensemble du personnel a été provisoirement transféré à un nouveau bâtiment situé sur la route de Frère, plus précisément à Belvil 2, a-t-on aussi appris. Le quartier de Nerrette, dans son ensemble, a été fortement touché par le tremblement de terre. L’hôtel Villa Thérèse qui se situe juste en face de l’ancienne ambassade de la République de Chine a été également détruit. Selon des témoins qui habitent dans la zone, des corps sont encore coincés sous les décombres. Dans le quartier, jusqu'à mercredi, environ une quinzaine de cadavres en putréfaction ont été mis dans des fosses communes. La majorité des maisons ont été également effondrées. Les habitants, ceux qui ne se sont pas rendus en province, n’ont d’autre choix que dormir dans la rue. Cependant, c’est la panique permanente, les gens crient et courent dans toutes les directions à chaque nouvelle secousse ressentie. « Ca saute aux yeux, les gens sont traumatisés. On dirait qu’ils n’ont plus aucune raison de vivre », a expliqué Pierre Ernest, ajoutant que la situation est pareille pour les habitants de Morne Lazarre qui, selon lui, auraient besoin eux aussi d’une assistance psychologique. Le bilan partiel des dégâts causés par le séisme s’est encore alourdi : de 75 à 100 000 morts, 250 000 blessés et plus d’un million de sinistrés.

MINUSTAH POINT DE PRESSE 
La MINUSTAH s'est réjouie aujourd'hui de la création d'un couloir humanitaire entre la République dominicaine et Haïti, précisément entre Saint-Domingue et Port-au-Prince. Ce couloir permettra d'accélérer l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones les plus touchées par le tremblement de terre. La MINUSTAH et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont indiqué que la situation sécuritaire reste sous contrôle dans la capitale, ainsi que dans le reste du pays, malgré les cas isolés de pillage. Ces incidents sont principalement localisés dans des zones qui étaient déjà considérées à haut risque avant la catastrophe. OCHA a par ailleurs indiqué que le système des groupes sectoriels est dorénavant opérationnel et fonctionne efficacement, rassemblant ainsi des ONG, des agences des Nations Unies et toutes les autres organisations humanitaires. Le Bureau a également signalé qu'il y a actuellement une fréquence de 150 vols par jour et que le premier navire est arrivé à Port-au-Prince, avec une cargaison de 123 tonnes d'aide humanitaire. D'autres navires sont attendus pour bientôt, étant donné que le port est redevenu opérationnel. Hier, le Représentant spécial par intérim du Secrétaire général, Edmond Mulet, a rencontré les représentants du secteur privé pour discuter de la contribution que la Mission peut apporter à la reprise du secteur économique, principalement la protection de certaines routes et rues, et la surveillance des stations d'essence et des banques.

INTERVIEW DE RENE PREVAL A RFI
Dans une interview à RFI, le président haïtien René Préval a rendu hommage à l'aide internationale apportée à son pays même s'il reconnaît qu'il faut davantage de coordination pour faciliter l'acheminement des secours aux sinistrés. L'Etat haïtien recommence tant bien que mal à fonctionner, et le président Préval affirme qu'Haïti, durement éprouvé ces dernières années par les cataclysmes, a la capacité de se reconstruire avec l'aide de la communauté internationale.

 Monsieur le président, est-ce que vous êtes inquiet ces jours-ci de la situation sécuritaire. On voit des images d’émeutes sur CNN. Est-ce que ça vous préoccupe ?

René Préval : Pour la sécurité, je crois qu’il y a deux choses à distinguer. Il y a la sécurité et il y a le maintien de l’ordre. Pour la sécurité, il faut que, de plus en plus, les jeunes comprennent qu’ils ne sont pas seuls à avoir été victimes. Ce n’est pas un quartier mais c’est toute une population qui a été victime. Si les gens comprennent l’étendue de la catastrophe, que cela a touché tout le monde, cela va créer un sentiment de solidarité. Et que chacun aide son voisin, cela va créer un sentiment de solidarité.

Deuxièmement, nous devons faire tous les efforts nécessaires pour livrer la nourriture, l’eau, à ceux qui souffrent. Nous devons faire tous les efforts nécessaires pour ne pas laisser les cadavres dans les rues parce que cela peut « énerver » les gens. Nous devons faire tout ce qui est nécessaire pour permettre aux survivants qui sont dans la rue ou sur les places publiques, de se mettre dans des abris et nous devons leur apporter la nourriture et l’eau.

Pour le maintien de l’ordre, qui est une chose différente, nous avons une police d’environ de 2 500 hommes à Port-au-Prince. Il y a 3 000 bandits qui sont sortis de la prison. Ces gens-là constituent un danger parce que, pour chaque chef de bandit, il y a 10 ou 20 autres qui vont travailler avec lui.

Deuxièmement, dans toute situation de catastrophe, il y a des gens qui profitent. Si les quartiers s’organisent pour dénoncer les bandits qui sont sortis de prison, pour mobiliser et raisonner ceux qui ont tendance au pillage, je crois que ça va aller mieux. Mais en même temps, comme cette police est faible (plusieurs commissariats se sont effondrés, plusieurs policiers ont eu leur maison effondrée, plusieurs policiers ont eu des deuils dans leur famille, des véhicules ont été endommagés), la capacité de la police a été réduite, la capacité de la Minustah (la Mission des Nations unies en Haïti) a été réduite parce que la Minustah a été également victime de cette catastrophe. Comme vous savez, leur siège est tombé, le commandement de la Minustah a été enseveli sous les décombres. C’est maintenant que la Minustah essaie de refaire sa capacité opérationnelle.

Parlant de secours, il a déclaré: : Les secours sont arrivés très vite. Une fois que certains pays ou certaines agences ont su qu’il y avait cette catastrophe, l’aide est arrivée. Mais ceci en même temps pose un problème parce que l’aide arrive et on n’est pas préparé à la recevoir. C’est quand l’avion arrive qu’on nous dit « mais où sont les camions pour transporter l’aide ? Où sont les dépôts pour mettre ce qui arrive ? ». Ce qu’il y a aujourd’hui, l’aide va aller en augmentant et, ce qui est important, c’est la coordination de l’aide pour savoir qu’est-ce qu’on reçoit, dans quelle quantité, quand et comment le distribuer. : Il y a des blessés et on cherche des endroits où les mettre. Si la pelouse du palais présidentiel peut servir à sauver des vies, je crois que les élans idéologiques doivent faire place à la charité pour nous permettre de porter secours aux blessés. Si c’est sur la pelouse du palais qu’ils doivent recevoir les soins, et bien, qu’ils reçoivent les soins sur la pelouse du palais. C’est ça qui est essentiel.
Concernant la sécurité, le Président d'Haiti a déclaré: : Nous avons une collaboration avec plusieurs partenaires. Avant la catastrophe, l’armée et la police haïtienne, qui s’étaient effondrées lors des évènements de 2004, étaient en phase de restructuration. Et c’est la Minustah avec les contingents argentin, chilien, brésilien et différentes nations qui aidaient à reconstruire la police et, au fur et à mesure, la police renforçait sa capacité d’agir.

Aujourd’hui, la Minustah également a été affectée. Le secrétaire général a demandé une augmentation de l’effectif de la Minustah et les Américains ont, sous l’égide de la Minustah, tout en ne faisant pas partie de la Minustah, offert leur aide pour la reconstruction : des ingénieurs militaires, des médecins militaires et des militaires pour accompagner les convois, garder les bâtiments. Donc c’est toujours la Minustah avec la police et aidées par les Américains.

 : Lorsque l’évènement est arrivé, j’ai essayé d’appeler mes ministres. Tous les téléphones étaient tombés. On a essayé de les rejoindre par voiture, toutes les rues étaient occupées. Il n’y avait pas d’électricité. Et c’est par motocyclette qu’ils ont pu me rejoindre chez moi. Aujourd’hui, le téléphone marche mieux. Les rues sont moins encombrées. Nous avons trouvé un bureau de fortune pour fonctionner parce que le palais est tombé, les ministères sont tombés, le Parlement est tombé… Oui, l’Etat s’était effondré mais on se relève au fur et à mesure.  Aujourd’hui, le problème qui se pose, c’est la coordination. Et je crois que les gens en sont conscients. C’est un élan de solidarité qui fait que l’aide venait sans coordination. Aujourd’hui, tout le monde est conscient que la coordination va nous rendre encore plus efficace.

Tous les Haïtiens que l'on croise remercient Dieu d'être en vie...   Un pays ne meurt pas. Un peuple ne meurt pas. On traverse des difficultés. En deux ans, nous avons subi deux catastrophes historiques. C’est la première fois, l’année passée, que quatre cyclones ont frappé coup sur coup ce pays. Et il n’y a jamais eu dans la région de tremblement de terre de cette amplitude. Donc oui, nous allons nous relever et avec la prise de conscience des Haïtiens que l’on ne peut pas construire n’importe où, qu’il faut la stabilité politique pour construire dans la continuité. Et il y a aussi l’aide internationale sur laquelle il faut compter et qui, pour le moment, du moins pour la phase d’urgence, est présente. Nous espérons qu’elle sera aussi présente pour le moyen et le long terme.

Concernant la reconstruction Préval a fait savoir:: Je ne suis pas un expert en construction. Je pense que d’abord il faut ce qu’on appelle un zoning, un plan d’occupation spatiale. Et les experts diront là où c’est plus convenable de construire. Les experts diront aussi comment construire et toute construction doit avoir une autorisation pour être réalisée. Mais avec l’instabilité politique, les coups d’Etat, etc… les gens font un petit peu ce qu’ils veulent. Donc je crois que la stabilité politique, la démocratie est la condition fondamentale du développement de ce pays.

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NOUVELLES  D'HAITI

P-AU-P 200.000 MORTS ESTIMATION QUI FAIT FREMIR.
Le bilan du tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince pourrait atteindre 200 000 morts, estime le ministre haïtien de l'Intérieur dans une entrevue accordée à une agence de presse. Précédemment, le secrétaire d'État haïtien à la Sécurité publique, Aramick Louis, a soutenu que 40 000 Haïtiens morts ont déjà été enterrés. Il estimait que 100 000 autres pourraient avoir perdu la vie. Selon M. Louis, la principale préoccupation du gouvernement haïtien à l'heure actuelle est la poussée de violence qui pourrait survenir à Port-au-Prince. Des gangs commencent à investir les rues de la capitale haïtienne, affirme le ministre. L'estimation du ministre Louis est plus élevée que celles fournies par différentes sources les jours précédents. Le président haïtien René Préval a déjà évoqué mercredi la possibilité que 50 000 personnes soient mortes dans le séisme, tandis que son premier ministre, Jean-Max Bellerive, avançait un chiffre de 100 000 morts. Le seul bilan fourni jusqu'ici était venu du président Préval, qui a mentionné jeudi que 7000 personnes avaient été enterrées dans une fosse commune. Le président Préval rencontrera samedi la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, qui doit se rendre en Haïti pour observer de près le travail des secours déployés par les États-Unis. Les Américains mènent les efforts pour acheminer l'aide internationale dans le pays.  Le département d'État des États-Unis a d'ailleurs annoncé vendredi que le gouvernement haïtien lui avait temporairement cédé le contrôle de l'aéroport international de Port-au-Prince, une installation névralgique dans l'acheminement des secours. Un décret confirmant le transfert a été signé par le premier ministre Bellerive. Le département d'État assure qu'il assumera cette responsabilité « aussi longtemps qu'il le faudra et jusqu'à ce que le gouvernement haïtien soit prêt à s'en charger à nouveau ». Il est de plus en plus difficile d'acheminer les secours  Sur le terrain, les secours tentent toujours de s'organiser tant bien que mal. Pendant que des équipes de recherche et de sauvetage sont toujours à pied d'oeuvre pour extirper de possibles survivants des décombres, d'autres organisations s'affairent à soigner des blessés ou à acheminer de l'eau potable, de la nourriture et d'autres biens de première nécessité. L'acheminement des secours continue d'être très difficile. Le petit aéroport international de Port-au-Prince, qui n'a qu'une seule piste d'atterrissage, demeure congestionné. Des soldats de la 82e division aéroportée de l'armée américaine, arrivés sur place au cours des dernières heures, ont installé une base et ils tentent de coordonner le trafic aérien. Il manque cependant toujours de moyens pour décharger les avions qui se posent et les réapprovisionner en carburant. Acheminer des secours par le port s'avère tout aussi compliqué. Les installations portuaires ont été lourdement endommagées par le tremblement de terre de mardi, ce qui complique l'arrivée de navires transportant d'importantes quantités de vivres et d'équipements. Le porte-avions à propulsion nucléaire USS Carl Vinson est toutefois arrivé à Port-au-Prince vendredi, avec à son bord des tonnes de médicaments et de vivre. Il transporte en outre 19 hélicoptères qui pourront fonctionner de façon autonome, sans devoir passer par l'aéroport. Le navire américain compte également une cinquantaine de lits d'hôpitaux et trois salles d'opérations. Il comprend aussi une unité capable de dessaler et de rentre potable des centaines de milliers de litres d'eau chaque jour. Une fois arrivée à Haïti, l'aide humanitaire qui provient de partout sur la planète met du temps à se rendre aux sinistrés. Des scènes d'impatience, voire de colère, ont lieu dans les rues de la ville. Cette situation fait craindre pour la sécurité des équipes de secours qui doivent distribuer l'aide alimentaire dans la capitale haïtienne.

Un avion affrété par l'ONG française Action contre la faim se prépare à partir de Lyon en direction de Port-au-Prince. « Imaginez que ces gens n'ont pas bu ni mangé depuis près de 50 heures et qu'ils sont déjà dans une très mauvaise situation », a expliqué une porte-parole du Bureau de coordination aux affaires humanitaires de l'ONU, Elisabeth Byrs. « S'ils voient un camion abandonné ou s'ils voient un supermarché qui vient de s'effondrer, ils se précipitent pour attraper quelque chose à manger. » « La destruction est telle qu'il est difficile d'acheminer des biens du point A au point B », indique pour sa part une porte-parole du Programme alimentaire mondial, Émilia Casella. « Les images peuvent sortir instantanément... et c'est important parce que le monde a besoin de savoir [ce qui se passe]. Mais acheminer physiquement des tonnes et des tonnes d'équipement et de nourriture n'est pas aussi instantané que de transmettre de l'information par Twitter, Skype ou des réseaux d'information continue. »

Le temps presse pour trouver des survivants. Les équipes de secours considèrent normalement que des survivants peuvent être trouvés à l'intérieur de 72 heures suivant un séisme. Ce cap sera franchi vendredi à 17 h, heure locale. L'espoir n'est pas disparu pour autant: une équipe française a dégagé huit personnes vivantes sous les décombres de l'hôtel Montana et elle tente de les dégager. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré vendredi que l'équipe française avait réussi à dégager une trentaine de personnes des décombres. Une porte-parole du Bureau de coordination aux affaires humanitaires de l'ONU, Elisabeth Byrs, indique que 17 équipes de recherche et sauvetage sont sur le terrain et que 6 autres sont sur le point d'arriver. L'envoi d'autres équipes, dit-elle, ne ferait que congestionner davantage l'aéroport. Il faut maintenant, dit Mme Byrs, que du personnel médical apte à soigner les milliers de gens qui ont subi des blessures graves arrive sur le terrain. Un des responsables de l'organisation Médecins sans frontières à Port-au-Prince a fait savoir vendredi que des « milliers » de personnes blessés attendent toujours des interventions chirurgicales dans des hôpitaux, qui sont complètement débordés par la situation. Le temps presse pour soigner ces gens aussi: des fractures ouvertes qui s'infectent peuvent par exemple entraîner la mort si elles ne sont pas soignées à temps. Une équipe médicale québécoise a d'ailleurs pris le chemin d'Haïti vendredi. Les six médecins et infirmières ont décollé de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau vendredi matin. Ils transiteront par les États-Unis et la République dominicaine avant d'arriver à Haïti. Ils seront affectés à un hôpital de campagne de la Croix-Rouge norvégienne. Les Nations unies envisagent de transformer le stade de football de Port-au-Prince en hôpital de campagne. Quelque 200 cuisines collectives pour nourrir les sans-abri pourraient aussi être installées par le Programme alimentaire mondial. L'Organisation mondiale de la santé soutient que huit hôpitaux ou cliniques se sont effondrés dans la zone dévastée par le tremblement de terre. La Croix-Rouge internationale soutient de son côté que cinq hôpitaux fonctionnent toujours. Une équipe belge a réussi à installer un premier hôpital volant à Port-au-Prince.

Toutes ces opérations de secours se déroulent au milieu du chaos. Des milliers et des milliers de gens qui ont tout perdu errent dans les rues de la capitale, qui sont toujours jonchées de cadavres. C'est dans ce paysage apocalyptique, duquel se dégage une odeur croissante de putréfaction, que les Haïtiens continuent de vivre avec les moyens du bord. Contrairement à un mythe assez répandu, les cadavres ne contribuent à la propagation du choléra. Cette maladie mortelle peut bel et bien frapper une population frappée par une catastrophe naturelle, mais elle se transmet par voie directe fécale-orale ou par l'ingestion d'eau et d'aliments contaminés.

LE MONDE ENTIER AU CHEVET D'HAITI
Des soldats américains arrivent en renfort à l'aéroport de Port-au-Prince, le 13 janvier 2010.  Deux jours après le séisme qui enfonce le pays le plus pauvre du continent américain dans une misère encore plus aiguë et fait craindre un bilan humain très lourd, les Haïtiens attendent dans la détresse les équipes de secours qui convergent vers Port-au-Prince. Selon le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, le bilan pourrait dépasser les 100 000 morts. La Croix-Rouge haïtienne parle de 45 000 à 50 000 morts et de 3 millions de blessés ou de sans-abri. Le Gouvernement fait etat de plus de 100.000

C’est une course contre la mort, les épidémies et la faim. Depuis la catastrophe, mardi 12 janvier, la communauté internationale s’est mobilisée pour débloquer des fonds, rechercher d’éventuels survivants et fournir au plus vite eau, abris, soins et médicaments à des Haïtiens désemparés, dans une capitale en ruines dont les infrastructures ont été anéanties. En attendant l’arrivée des secours, les survivants tentent de dégager les personnes ensevelies à mains nues. Dans un camp gigantesque aménagé au milieu de l’avenue principale de Port-au-Prince, s’entassent des dizaines de milliers de réfugiés qui ont tout perdu. On assiste à des scènes de pillage dans les supermarchés qui se sont écroulés partiellement et on redoute le pillage des maisons, si la nourriture tarde à arriver. Les dons en argent se comptent en millions de dollars et c'est « un réel besoin ».« Certaines personnes meurent de froid, de déshydratation ou de blessures qui auraient pu être facilement soignées », a relevé l’ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton, envoyé spécial de l’ONU. L’organisation internationale a elle-même payé un lourd tribut. Trente-six de de ses membres sont décédés et plus de cent sont portés disparus. Selon Bill Clinton, les secours devront se concentrer pendant dix à quinze jours pour couvrir les besoins de base.

Dix équipes de la Fédération internationale de la Croix-Rouge qui coordonne l’aide du Mouvement de la Croix-Rouge étaient en route ce jeudi 14 janvier au matin pour Haïti où 1 700 volontaires sont déjà mobilisés. Le CICR doit envoyer 40 tonnes de médicaments et de kits médicaux

EN TETE DE LISTE: LES USA.
Le message du President Barack Obama au peuple haïtien Nous ne vous abandonnerons pas. Nous ne vous oublierons pas. Près de trois millions de personnes, soit un tiers de la population haïtienne, ont besoin d’assistance, a estimé la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui a interrompu une tournée dans le Pacifique pour coordonner l’aide américaine. D’énormes moyens militaires ont déjà été déployés sur place et la communauté internationale, Etats-Unis en tête, se mobilise pour aider les victimes. Les premiers avions apportant de l’aide se sont posés, dès mercredi soir, sur l’aéroport de la capitale. Un bâtiment des garde-côtes américains est arrivé dans la baie de Port-au-Prince hier mercredi 13 janvier, suivi par un second bâtiment. Un porte-avions nucléaire américain était attendu, ce jeudi. Le Pentagone a, par ailleurs, ordonné le déploiement d’une brigade de 3 500 soldats américains pour aider à maintenir la sécurité et participer aux efforts humanitaires.

En France, l’incertitude demeure jeudi quant au sort des 1 500 Français vivant en Haiti. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué que 91 Français blessés avaient été évacués vers la Martinique pour y être soignés. Une entreprise du Cantal (centre) spécialisée dans la construction d’ouvrages a fait savoir que deux de ses employés avaient trouvé la mort dans le séisme. Nicolas Sarkozy a réuni plusieurs de ses ministres et le chef du gouvernement,  Pour  Nicolas Sarkozy Haïti n’a pas vocation à être un pays martyr. Cette nouvelle tragédie peut être la dernière si la communauté internationale se mobilise. Le chef de l'Etat qui se rendra sur place « dans les semaines qui viennent », appelle à une conférence internationale avec les Etats-Unis, le Brésil et le Canada. Le président Sarkozy annonce qu'il dépêche deux navires militaires vers Haïti. Le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération, Alain Joyandet, s’est rendu ce jeudi sur l'île dévastée, où il devra coordonner l’aide française en lien avec les autres pays.

Le gouvernement fédéral canadien a également annoncé une aide financière massive. Il a commencé à évacuer ses ressortissants de Haïti à bord d’un avion militaire C-130 qui devait gagner Montréal, jeudi en fin de journée. De son côté, le ministre de la Défense a annnoncé le départ de deux gros porteurs avec à bord du personnel militaire et des matériels de secours  Dans une course contre la montre pour retrouver d’éventuels survivants, des sauveteurs canadiens vénézuéliens, brésiliens ou encore chiliens, accompagnés de chiens, étaient également attendus ce jeudi.

NOUVELLES  D'HAITI

TRAGEDIE EN HAITI.
Effondrement du Palais National, du Parlement, la Cathédrale et Ministères, selon plusieurs témoins..De nombreux bâtiments publics se sont effondrés mardi lors du séisme à Port-au-Prince, dont le Palais national, qui abrite la présidence. Selon un journaliste de la chaîne Haitipal, qui intervenait au téléphone en direct de Port-au-Prince, "le Palais national, le ministère des Finances, le ministère des Travaux public, le ministère de la Communication et de la Culture, le Palais de justice, l'Ecole normale supérieure" se sont écroulés. Le journaliste a aussi affirmé que les bâtiments du Parlement ainsi que la cathédrale de Port-au-Prince s'étaient effondrés.

UN PUISSANT SEISME A FRAPPE HAITI.
Un énorme tremblement de terre de magnitude 7 a frappé, ce mardi 12 janvier 2010, Haïti, non loin de Port-au-Prince, sa capitale surpeuplée, provoquant une « catastrophe majeure » dans le pays le plus pauvre des Amériques, selon les autorités. Plusieurs sources annoncent des centaines de victimes à prévoir. La violente secousse, qui a duré plus d'une minute, s'est produite à 16H53 heure locale (21H53 TU), à environ 15 km à l'ouest de Port-au-Prince et l'épicentre du séisme se trouvait à 10 km de profondeur, selon l'Institut géologique américain (USGS). Une alerte au tsunami a aussitôt été émise pour l'ensemble de la région des Antilles. De nombreuses personnes sont sorties dans les rues après le séisme, et les communications étaient fortement perturbées au sein de l'île et vers l'île. Le Palais national, qui abrite la présidence d'Haïti, ainsi que plusieurs bâtiments publics se sont effondrés à Port-au-Prince, selon une télévision haïtienne captée par l'internet depuis Washington. Le président américain Barack Obama a indiqué dans un communiqué que les Etats-Unis suivaient la situation de près et étaient « prêts à venir à l'aide du peuple d'Haïti ». La France, elle, se prépare à acheminer une aide d'urgence en Haïti, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Ce puissant tremblement de terre a été suivi de deux fortes répliques. Une première de magnitude 5,9 a frappé à 17H00 locales (22H00 TU), soit sept minutes après, a précisé l'USGS. Une deuxième réplique de 5,5 a été ressentie ensuite à 22H12. Haïti a déjà été dévasté par une série de catastrophes naturelles, notamment par une série d'ouragans meurtriers en 2008 qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés.

NOUVELLES NOMINATIONS DU GOUVERNMENT PREVAL
La présidence a annoncé par un décret datant du 8 janvier la nomination de 7 secrétaires d’Etat et plusieurs directeurs généraux. Claudy Gassant refait surface alors que Luc Euscher Joseph est remplacé par Aramick Louis. Luc Euscher Joseph laisse sa place à Aramick Louis, ancien directeur départemental de la police, comme secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, alors que l’ex-commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, jusqu’ici conseiller spécial du président Préval en matière de justice, a été désigné secrétaire d’Etat à la justice chargé des affaires pénales. Les autres secrétaires d’Etat sont reconduits. Citons Sylvain Lafalaise aux finances, Carol Joseph à l’alphabétisation, Michel Péan à l’intégration des personnes handicapées, Michel Chancy à la production animale et Jean Claude Délicé à la production végétale. ar ailleurs, un directeur général et deux adjoints ont été appelés au ministère des Finances. Il s’agit respectivement de Pierre Hérold Etienne, Ronald Décembre et Michelet Comeau. Un nouveau directeur a été nommé au ministère des Travaux publics, transport et communication, il s’agit de Frantz Joseph.

PROFESSEUR JEAN ANIL LOUIS-JUSTE BLESSE PAR BALLES.
Le professeur Jean Anil Louis-Juste a grièvement été blessé par balles cet après-midi au Centre-ville alors qu’il venait de quitter la faculté des Sciences humaines où il enseigne, a-t-on appris. M. Louis-Juste, professeur au département de sociologie de la faculté des sciences humANIL LOUIS aines (FASCH), sortait de ladite faculté lorsqu’il a été approché par des hommes à moto à l’angle de la Rue Capois et de La Fleur du Chêne, au Centre-ville de Port-au-Prince. Ces derniers voulaient de l’argent, rapportent des témoins, mais comme le professeur n’a pu leur en donner, ils lui ont tiré dessus. Le professeur d’université a été atteint de trois balles, une à la tête et deux à la poitrine. La police est arrivée quelques minutes plus tard et une ambulance a transporté M. Louis-Juste dans un centre hospitalier de la capitale ou il reçoit des soins. Son état serait stationnaire. Cette nouvelle a jeté la consternation à la faculté des Sciences humaines.

BOURSES D'ETUDES POUR DES JOURNALISTES HAITIENS.
En partenariat avec le Centre technique et professionnel d’Haïti, SOS journaliste entend offrir une cinquantaine de bourses d’études aux journalistes. Les cours débuteront à partir du 14 janvier 2010. Sur une période de six mois, les journalistes pourront se former en gestion de projet, conception et écriture de projet, introduction à la technologie, télécommunication. Ils n’auront aucun frais à verser sur toute la période de formation, à côté des 3000 gourdes pour frais d’uniforme, de badge, de t-shirt, a fait savoir l’une des responsables de l’association de journalistes. Cette initiative, qui part d’une proposition du Centre technique et professionnel d’Haïti, pourrait contribuer à l’épanouissement professionnel des journalistes, croit Guyler C. Delva, principal responsable de SOS journaliste, association fondée depuis environ trois ans, et se donnant pour mission de défendre les droits des journalistes. Les cours débuteront la semaine prochaine et seront dispensés du jeudi au dimanche. Les journalistes intéressés à ces bourses doivent subir une petite évaluation.

DESEQUILIBRE D'ORDRE CONSTITUTIONNELLE:FIN DU MANDAT DES DEPUTES. Le 11 janvier marque la fin du mandat des députés, qui n'ont pas encore de remplaçants. Selon des constitutionalistes, comme Myrlande Manigat, cela constitue un déséquilibre constitutionnel pouvant avoir de graves conséquences à l’avenir. Myrlande Manigat expliquait sur les ondes d’une station de radio de la capitale, ce qui pouvait se passer pour ces députés dont leur mandat a pris fin à partir de ce lundi. Selon la constitutionnaliste, ces députés, qui évidemment continueront de toucher leur salaire et jouir des privilèges de parlementaire, n’auront pas le droit de prendre des décisions, entre autres, d’interpeller des ministres. Cependant, Mme Manigat reste perplexe sur la limitation du pouvoir des députés vu que, selon lui, toutes les décisions politiques du pays sont prises au palais. Elle pointe du doigt le chef de l’Exécutif, le président René Préval d’être à la base de ce déséquilibre constitutionnel. Serge Gilles, le leader de la plateforme Alternative a, lui aussi, abondé dans le même sens que Mme Manigat. Mais, à la différence de celle-ci, il croit que les députés n’ont pas droit au salaire après la fin de leur mandat prévue par la Constitution. Par ailleurs, il règne un grand désaccord à la chambre basse entre les députés favorables et défavorables au prolongement de leur mandat jusqu’à la deuxième semaine du mois de mai. Le député de Pétion-Ville, Steven Benoît fait partie de ceux-là qui sont opposés à ce prolongement. L’ex-député de Pétion-Ville, candidat au Sénat, a également accusé le président Préval d’être responsable de cette situation. Il rappelle que ce n’est pas la première fois que ce dernier n’organise pas les législatives en novembre, comme il prévu par la Constitution. M. Benoît déclare avoir remis depuis le week-end écoulé tous les matériels officiels qu’il avait en sa possession en tant que député. D’un autre côté, des députés comme Chalzer Chancy et le président de la chambre basse, Lévaillant Louis-Jeune, disent s’appuyer sur la loi électorale pour justifier le prolongement de leur mandat pour la deuxième semaine du mois de mai.

DEPUTE STEVEN BENOIT RECLAME EXPLICATION SUR PROROGATION DE LA 48EME.
Le député Steven Benoît réclame des explications sur la véritable mission des élus et sur leur capacité réelle à contrôler l'action du gouvernement au cours des 4 prochains mois. Révélant qu'une trentaine de parlementaires sont présents régulièrement aux séances, le député de Pétion ville se demande par quel miracle les élus désormais en campagne pourront répondre aux convocations du bureau. Le député Steven Benoît, candidat au sénat, exige des négociations afin de déterminer au préalable un calendrier des réunions en séance plénière. Tirant à boulets rouges sur ses collègues absentéistes, Steven Benoît a révélé que le député de Jérémie vivant a Montréal depuis plus d'un an reçoit régulièrement ses émoluments. Steven Benoît refuse de cautionner de tels comportements appelant les medias à communiquer les noms des députés présents aux séances. La prorogation du mandat ne doit pas être une occasion pour ces élus de percevoir 4 mois supplémentaires de salaires et de frais de toutes sortes avertit M. Benoît, 2 eme secrétaire du bureau de la chambre basse. Quoiqu'il soit membre du bureau, le député Benoît n'a pas été informé du report de la séance en assemblée nationale du 11 janvier. Opposé à une prorogation du mandat des élus, le député Benoît est maintenant prêt à négocier. Il espère que ce nouveau délai lui permettra entre autres d'interroger les autorités sur le refus de certaines entreprises de payer le salaire minimum de 200 gourdes / jour en vigueur.

MYRLANDE MANIGAT ET GERARD GOURGUES CONDAMNENT PROROGATION.
Les juristes Myrlande Manigat et Gerard Gourgues qualifient d'inconstitutionnelle la décision des autorités gouvernementales et législatives de proroger de 4 mois le mandat des membres de la 48 eme législature. La constitutionaliste Myralnde Manigat tout en attirant l'attention sur l'inconstitutionnalité de cette initiative s'insurge contre les arguments avancés par le président de la chambre basse. Elle signale à l'attention du parlementaire qu'une loi ou décret-loi ne saurait corriger la constitution. Déçue par l'attitude du président de la chambre basse, Mme Mme Manigat rappelle que n'importe quel étudiant peut confirmer que la loi mère prime sur toutes les lois. Mme Manigat est clair, les députés ne doivent pas se sentir confortable puisque à partir de ce lundi 11 janvier ils ne sont plus des législateurs. C'est également l'avis de l'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince, Gérard Gourgues, pour qui l'exécutif ne peut pas bénéficier de sa faute. Maître Gourgues explique que le chef de l'Etat n'avait pas su organiser à temps les élections législatives. Tout en soulignant que la fin du mandat des députés est fixée par la constitution M. Gourgues fait remarquer que la constitution est l'expression de la souveraineté nationale. " A ce titre la loi mère ne peut être corrigée par aucune personnalités ou acteurs politiques", précise t-il assusant que personne ne peut ni déroger ni ajouter à la constitution. Myrlande Manigat et Gérard Gougues soutiennent que la prorogation du mandat des élus au deuxième lundi de mai constitue une nouvelle violation de la constitution de 1987.

AFFAIRE DE AMARAL DUCLONAS, L'ASSASSIN DE CITE SOLEIL.
L'extradition d'Amaral Duclonas vers la France, jeudi dernier, représente une nouvelle étape dans ce dossier impliquant les autorités judiciaires haïtiennes, dominicaines et françaises. Le chef de gang de Belekou, auteur présumé de nombreuses exactions, meurtres, viols et vols, dans la région métropolitaine entre 2004 et 2006, échappe pour l'instant à la justice haïtienne. Cette situation est qualifiée de décevante par Yolène Gilles, responsable du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) rappelant que les victimes ont droit à la justice. Les autorités judicaires françaises aurait bénéficié de la lenteur du gouvernement haïtien à formuler une demande d'extradition en bonne et due forme. M. Duclonas sera jugé en France pour l'enlèvement et le meurtre du consul honoraire français, Paul Henry Maural en 2005. Le président de la commission Nationale de Désarmement Démantèlement et Réinsertion (CNDDR), Alix Fils Aimé, se réjouit de la comparution prochaine de M. Duclonas par devant la justice. Il considère la capture du chef de gang de Belekou comme un signal prouvant qu'il n'y a plus de refuge pour les criminels. Interrogé par radio Métropole, M. Fils Aimé a rejeté les rumeurs faisant état de connivence entre des officiels haïtiens et M. Duclonas. Assurant que ce dernier n'avait à aucun moment bénéficier d'une quelconque protection, le président de la CNDDR révèle que l'un des passeports de Duclonas avait été délivré en 2005 sous le gouvernement de Gérard Latortue. Contrairement aux autres chefs de gang de Cité Soleil, Amaral Duclonas avait pu s'enfuir de son fief de Belekou et prendre refuge en République Dominicaine. Il avait été appréhendé en septembre 2009.

DANS L'INTERNATIONAL

RENCONTRE OBAMA DALAI LAMA. PROBLEME AVEC LA CHINE.
Pékin a mis en garde la Maison Blanche au sujet de la rencontre entre Barack Obama et le Dalaï Lama. Le leader spirituel des Tibétains se rend le 16 février à Washington pour une visite de 10 jours. Une mise en garde qui survient alors que les incidents se multiplient entre les deux pays.

Pékin n’a jamais tergiversé sur la question tibétaine. A cet égard, les critiques sont devenues rituelles. A chaque fois que le Dalaï Lama pointe son nez aux Etats-Unis, le même avertissement revient quasiment mot pour mot. C’était déjà le cas lors de la remise de la médaille du Congrès au chef spirituel des bouddhistes tibétains le 17 octobre 2007. La Chine s’était alors fâchée tout rouge contre George Bush. Ce geste constitue, disait alors Pékin, une « ingérence dans les affaires intérieures chinoises » et risque de « saper gravement » les relations bilatérales.

La même rhétorique a donc été resservie ce mardi 2 février 2010. Le régime communiste a mis en garde Washington contre une éventuelle rencontre entre Barack Obama et le Dalaï Lama estimant qu’elle « minerait sérieusement les fondations politiques des relations » les relations Chine-Etats-Unis. Un porte-parole de la Maison Blanche a fait savoir un peu plus tard que le président américain allait bien rencontrer le Dalaï Lama.

Cette nouvelle injonction chinoise intervient alors que le leader tibétain se rend, donc, aux Etats-Unis le 16 février prochain pour une visite de dix jours. L’entretien avec le président américain a donc été confirmé mais celui-ci verra le Dalaï Lama « au moment opportun », a indiqué la Maison Blanche comme l’ont fait d’ailleurs les prédécesseurs de l’actuel président américain.  Barack Obama recevra-t-il un autre Prix Nobel de la paix ? C’est en tout cas ce que laisse entendre le premier concerné : « Je pense que la rencontre avec le président américain aura lieu, sans doute  au début de l’année prochaine », confiait la grande figure de l’opposition tibétaine depuis son exil de Darhamsala le 20 octobre dernier. Les représentants du Dalaï Lama l’avaient fait savoir dans la journée : ils ont demandé la semaine dernière au gouvernement chinois de mettre fin à ses accusations « sans fondements » contre le chef spirituel des Tibétains en exil, qualifié par Pékin de séparatiste.

Cette nouvelle passe d’armes arrive de plus dans une période de grande turbulence . Le contrat d’armement de 6,4 milliards de dollars signé la semaine dernière entre le Pentagone et Taiwan a ulcéré Pékin. Les missiles antimissiles Patriot, les navires chasseurs de mines sous-marines et les hélicoptères Black Hawk promis à Taipei sont restés « en travers de la gorge » des autorités communistes qui ont immédiatement suspendu leurs échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé, en termes à peine voilés, des sanctions contre les entreprises américaines présentes sur le marché chinois. Là encore, la rhétorique n’est pas nouvelle, mais jusqu’à présent et contrairement aux firmes européennes, les intérêts économiques des Etats-Unis n’avaient jamais été menacés de façon aussi directe. Boeing a senti passer le vent du boulet. « C’est une affaire entre gouvernements  Ce genre de vente est intergouvernementale, nous n’avons aucune prise sur elle », a affirmé l’un des porte-parole du constructeur aéronautique américain et premier avionneur en Chine.

WASHINGTON RUSSIE  DANS UN ACCORD DE PRINCIPE.
Les Etats-Unis et la Russie sont parvenus à un accord de principe en vue d'un traité de désarmement nucléaire pouvant accéder à l’accord Start ( Strategic Arms Limitation Talks).La Maison Blanche avait déjà indiqué la semaine dernière que les négociations étaient presque terminées. Le Wall Street Journal croit savoir, donc, que l’essentiel du document est déjà bouclé, même si sa finalisation pourrait encore prendre entre quelques jours et quelques semaines. Le futur traité permettrait donc d’abaisser le nombre maximum de têtes nucléaires détenues par chacune des deux armées de 2 200, comme prévu par l’accord Start de 1991, à un peu plus de 1 500. Toujours d’après le quotidien américain, c’est un voyage à Moscou du conseiller pour la sécurité nationale de Barack Obama, le général James Jones, et du chef d’état-major interarmes, l’amiral Mike Mullen, qui a permis de débloquer les pourparlers, en réglant les questions délicates de la vérification des opérations de démantèlement, et des inspections sur les sites de production de missiles. Les Etats-Unis organisent un sommet international sur la non-prolifération nucléaire en avril 2010, à Washington. La Maison Blanche aimerait, évidemment, pouvoir présenter un nouvel accord avec la Russie, à cette occasion.

 

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LUANDA. DANS LE FOOTBALL, L'EGYPTE A GAGNE LA COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS.
L’Egypte a remporté sa septième Coupe d’Afrique des nations, la troisième de suite, nouveaux records. Les Egyptiens ont battu le Ghana 1-0 en finale de la CAN 2010, ce 31 janvier à Luanda, grâce à un but tardif de Mohamed Nagy Gedo. L’expérience des Pharaons a fait la différence face à des Black Stars pourtant bien en place.

La scène est désormais familière. Des Egyptiens qui courent sur la pelouse au coup de sifflet final. Des gestes de remerciement envers Dieu. Le gardien de but Essam El Hadary qui s’improvise funambule sur sa barre transversale. Et le capitaine de l’équipe d’Egypte, Ahmed Hassan, élu meilleur joueur du tournoi, qui brandit la Coupe d’Afrique des nations.

Après 1957, 1959, 1986, 1998, 2006 et 2008, les Pharaons ont remporté leur septième CAN ce 31 janvier 2010, à Luanda, en Angola. C'est leur troisième sacre d’affilée et un nouveau record dans les annales du football africain même s’il a été difficile à conquérir face à une équipe du Ghana accrocheuse. La partie commence dans un stade du 11 novembre à moitié plein. Milovan Rajevac et Hassan Shehata ont reconduit les équipes habituelles. A la nuance près que l’Egypte ne peut compter sur Mohamed Fatallah, suspendu. Le début de rencontre est à l’avantage d’une équipe ghanéenne bien en place, agressive et pressant haut. Les Pharaons ne peuvent développer leur jeu rapide fait de redoublements de passes. Réduit à l’impuissance, Ahmed Hassan tente sa chance des 30 mètres à deux reprises mais ses tentatives passent au-dessus (13e puis 17e). Mohamed Zidan, lui, frappe de peu à côté (26e). Le tir de Kwadwo Asamoah était cadré mais a fini dans les gants d’Essam El Hadary. Les Black Stars ont tout de même du mal à être dangereux en phase offensive.  Face au Nigéria, les Ghanéens avaient fait la différence sur coup de pied arrêté. Asamoah Gyan tente donc sa chance sur coup franc mais El Hadary dévie le ballon en corner (53e). Les initiatives manquent singulièrement d’imagination et il faut un numéro de Kwadwo Asamoah pour animer un stade désormais plein (67e). Celui-ci s’embrase quand Gyan expédie une frappe enroulée pourtant trop enlevée (75e) ou un coup franc boxé par le portier égyptien (79e). Les Etoiles noires accentuent leur pression sur la cage adverse. Une interception de Gyan permet à Ayew de déborder et de centrer mais Kwadwo Asamoah est trop court (80e). Tout le contraire de Mohamed Nagy Gedo, entré à la 70e minute. Sur un une-deux avec Mohamed Zidan, l’attaquant d’Al Itthiad déborde et croise bien son tir : 1-0 (85e). Malgré une résistance héroïque, les protégés de Rajevac cèdent. L’expérience des grands rendez-vous et la vista de Gedo, meilleur scoreur de cette CAN 2010 avec 5 buts, ont fait la différence. L'Egypte reste maîtresse du continent.

NOUVEAU PRESIDENT DE L'UNION AFRICAINE: BINGU WA MUTHARIKA DU MALAWI
La cérémonie a débuté par un hommage au président de la Commission, Jean Ping, aux 170 000 morts du tremblement de terre survenu en Haïti le 12 janvier dernier.

 Le quatorzième sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce 31 janvier à Addis-Abeba et le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, a été désigné pour présider l’organisation pendant les douze prochains mois. Dès l’ouverture des travaux, il a fallu régler le problème du choix de la prochaine présidence tournante de l’organisation.
Le Libyen Mouammar Kadhafi voulait rempiler un an de plus. Or, le principe d’une rotation régionale veut que ce soit le tour d’un chef d’Etat d’Afrique australe. La décision a finalement été prise : c’est Bingu wa Mutharika qui présidera l’organisation pendant un an. Par ailleurs, la

Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika va diriger pendant un an l’Union africaine. Le suspens aura duré toute la matinée. Les pays d’Afrique australe, tous unis derrière leur candidat, ont été déterminés à barrer la route à un nouveau mandat pour la Libye. Les membres de le la SADC, Communauté de développement d'Afrique australe, avaient même menacé de recourir au vote si un consensus ne se dégageait pas en faveur de leur candidat. Alors malgré de multiples pressions, il faut constater que la diplomatie libyenne a donc échoué. Le colonel Kadhafi a reconnu, sa défaite avec une certaine amertume : « Si j’avais su l’année dernière ce qu’était cette fonction de président de l’Union africaine, j’aurais refusé », a-t-il déclaré juste avant de passer le flambeau à son successeur. Et puis juste avant de quitter ses fonctions, le colonel Kadhafi a aussi profité de l’occasion pour régler quelques comptes avec la commission de l’Union africaine : « Des décisions ont été prises cette année par la commission sans que le président de l’Union ne soit au courant », a regretté le guide libyen. Et puis Mouammar Kadhafi a terminé en ces termes : « Cette position de président de l’Union africaine n’a pas beaucoup de sens à l’heure actuelle ».

ARMEE USA SUSPEND SES VOLS D'EVACUATION DES BLESSES HAITIENS.
L'armée américaine a suspendu ses vols d'évacuation d'Haïtiens grièvement blessés lors du séisme du 12 janvier en attendant une décision sur la prise en charge financière de leurs soins. Certains Etats, comme la Floride (sud-est), refusent de prendre en charge les coûts engendrés par les soins offerts aux Haïtiens et demandent au gouvernement fédéral de prendre en charge une partie de ces coûts.

L’affaire est partie d’une lettre, envoyée par le gouverneur de Floride à Kathleen Sebelius, la ministre de la Santé du gouvernement fédéral, lettre dans laquelle le gouverneur demandait qui allait payer pour les soins médicaux prodigués aux blessés haïtiens évacués de Port-au-Prince. Depuis le tremblement de terre plus de 400 personnes ont bénéficié d’une évacuation sanitaire vers la Floride, d’autres ont été transportées vers d’autres Etats. Il s’agit de personnes très grièvement blessées, des grands brûlés, des patients souffrant d’atteintes à la colonne vertébrale. Les hôpitaux du Sud de la Floride, affirme le gouverneur, sont désormais à la limite de leur capacité, et il s’inquiète de projets qui viseraient à évacuer entre 30 et 50 personnes par jour dans un proche avenir. On ne connaît pas le montant de la facture, mais étant donné les coûts exorbitants des soins de santé aux Etats-Unis, elle pourrait atteindre plusieurs millions de dollars. La Floride demande donc officiellement à l’Etat fédéral de prendre en charge une partie des coûts. En attendant que la situation se clarifie, le Pentagone a donc annoncé la suspension des évacuations sanitaires, arguant du fait que plusieurs Etats refusaient désormais d’accueillir les blessés.

LYBIE. UN DES DEUX SUISSES CONDAMNES POUR SEJOUR ILLEGAL LIBERE.
C'est peut-être un signe d'espoir pour les 2 hommes d'affaires suisses retenus en Libye depuis plus de 500 jours. Rachid Hamdani a été innocenté en appel. Une décision de bon augure pour Max Göldi également poursuivi. Les 2 hommes sont retenus en Libye depuis juillet 2008, peu de temps après l'arrestation, en Suisse, du fils Kadhafi. En novembre dernier, ils ont été condamnés tous deux à seize mois de prison ferme pour séjour illégal en Libye. Pour Rachid Hamdani, le verdict d'acquittement dans ce premier procès est certes un soulagement, mais d'autres décisions de justice sont attendues. Jeudi prochain, la cour d'appel de Tripoli doit confirmer ou infirmer la peine infligée à son compatriote, Max Göldi, pour défaut de visa. En outre, Les deux hommes d'affaires suisses sont également accusés d'exercice illégal d'activités économiques. Ce procès est en cours et le jugement est attendu dimanche prochain. Pour la porte-parole d'Amnesty International, il convient donc de rester prudent. Manon Schick : « C’est une première étape très positive puisque Rachid Hamdani avait été condamné en première instance à seize mois de prison et à une amende pour un prétendu problème de visa. Et aujourd’hui (le 31 janvier 2010), il est acquitté de cette accusation. Donc c’est un jugement qui correspond à ce que réclamait Amnesty International.

Le deuxième Suisse, Max Göldi attend lui aussi la décision sur son appel. Ca devrait tomber normalement ce jeudi. On espère bien sûr que le verdict va aller dans le même sens que pour le premier homme d’affaires suisse et qu’il soit lui aussi acquitté. Mais on ne peut pas crier victoire. Ils sont encore accusés d’activité économique illégale. L’autre procès est encore en cours et le verdict devrait, lui, tomber le week-end prochain. Malheureusement, ça fait effectivement plus de cinq cent cinquante jours maintenant qu’ils sont retenus en Libye. Il y avait déjà eu des premiers signes d’espoir à différents moments sur ces deux dernières années. On avait dû vite déchanter. Donc ne nous réjouissons pas trop vite non plus. C’est une étape extrêmement positive, mais il faut qu’elle soit suivie d’autres engagements concrets de la part de la justice libyenne, sinon cette affaire ne sera jamais résolue ». En attendant, Rachid Hamdani et Max Göldi ont pu retourner à l'ambassade de Suisse à Tripoli, là où ils restent assignés à résidence.

 

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NOUVELLES  D'HAITI

MONTREAL, CANADA. CONFERENCE DES PAYS AMIS D'HAITI
Une conférence des «pays amis» d'Haïti s’est tenue le 25 janvier 2010 à Montréal (Canada). Les participants y ont affirmé la nécessité pour Haïti d’assumer le leadership de la reconstruction mais n’ont pu établir de façon précise le coût de la reconstruction. Rendez-vous est pris en mars pour une nouvelle réunion, au siège des Nations unies, à l'invitation du gouvernement américain. Les pays réunis à Montréal ont réaffirmé haut et fort leur confiance en la capacité du gouvernement haïtien à assumer la reconstruction du pays avec l’aide de la communauté internationale.

Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, a fait remarquer que c’était une des leçons du tsunami de décembre 2004 en Indonésie : combien il était important de s’appuyer sur des gouvernements locaux pour aider un pays à se reconstruire. Pour elle comme pour les autres ministres des Affaires étrangères présents à la conférence, le pouvoir à Port-au-Prince doit être considéré comme un partenaire et non comme un assisté. Une volonté qui satisfait le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, qui n’a cessé de répéter tout au long de la conférence que son gouvernement était au travail et qu’il appartenait aux Haïtiens de définir la liste des priorités pour le futur. Il espère que l’élan de solidarité suscité par le séisme permettra de bâtir un nouvel Haïti qui pourra bientôt se prendre en mains et ne pas toujours dépendre de l’aide extérieure.

Pour l’instant, personne ne se risque à avancer un chiffre pour la somme qu’il faudra avancer pour la reconstruction d'Haïti. Les organisations internationales commencent tout juste à faire le bilan des destructions : infrastructures, bâtiments, secteurs économiques mis à mal par le tremblement de terre. Ces chiffres seront peut-être disponibles pour la prochaine conférence qui aura lieu en mars au siège des Nations unies à New York. Les pays donateurs travailleront sur un plan de reconstruction. D’ici là l’aide d’urgence continue à les mobiliser et tous semblent prêts à continuer à coopérer pour aider les Haïtiens à faire face à la crise.

A Port-au-Prince: l'urgence de reloger les sinistrés De jour en jour, les conditions de vie se dégradent pour les sinistrés de Port-au-Prince. Selon les autorités haïtiennes, il y a donc urgence à reloger les sans-abris. La solution envisagée : des campements collectifs qui seraient installés aux abords de la capitale. Pour y parvenir, le gouvernement réclame 200 000 tentes à la communauté internationale. « 200 000 tentes de bonne qualité, ça ne se trouve pas n’importe où. Il faut donc une mobilisation internationale. C’est la priorité, il faut pouvoir trouver un abri à plus de deux millions de personnes qui, aujourd’hui, sont menacées par toutes les intempéries », explique Michel Chancy, secrétaire d’Etat à l’Agriculture en charge de l’aide humanitaire au sein du gouvernement haïtien. Parmi les sinistrés, la plupart souhaitent trouver de meilleures conditions de vie, mais certains refusent l’idée de sortir de Port-au-Prince et surtout de quitter leur quartier d’origine. « C’est ici que ma famille habite, explique l’un d’entre eux. On ne peut pas aller ailleurs. Si on ne nous propose pas de meilleures conditions de logement, nous préférons rester ici. Pour mener à bien le relogement des sinistrés, il faudra donc les convaincre de quitter le centre ville. Le temps presse. La saison des pluies approche. Et dans six mois ce sont les ouragans qui menaceront les sinistrés haïtiens.

FORCE EUROPEENNE POUR HAITI.
Après la polémique sur l’intervention tardive de l’UE en Haïti, les 27 tentent de reprendre la main. Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères, ce lundi 25 janvier à Bruxelles, ils ont décidé d’envoyer 350 gendarmes et policiers afin d’aider à la distribution de l’aide après le séisme du 12 janvier. Les Américains, eux, sont déjà sur place avec près de 20.000 soldats.

Même si l’effort financier de l’UE  avec 430 millions d’euros  dépasse largement les promesses des Etats-Unis, les critiques s’étaient multipliées ces derniers jours sur le manque de visibilité des 27 pour venir en aide aux victimes du séisme. Catherine Ashton, la nouvelle représentante de l’UE pour la politique étrangère, s’est vue accusée d’être restée trop en retrait après la catastrophe en Haïti et de ne pas avoir pris la mesure du drame. «On va essayer de mieux faire », a lancé le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche peu avant la réunion ministérielle à Bruxelles. Les députés européens ne s’étaient pas montrés plus tendres, parlant de « retards à l’allumage ». Finalement, ce sera à la Force de gendarmerie européenne, basée en Italie, de fournir le gros de l’effort pour protéger les couloirs humanitaires et assurer la sécurité des convois d’aide. La France et l’Italie sont prêtes à envoyer chacune environ une centaine de gendarmes, les Pays-Bas y participeront avec une soixantaine. D’autres pays – l’Espagne, le Portugal et la Roumanie – ont aussi signalé leur volonté de contribuer à cette mission européenne. C’est ainsi que l’UE réagit – près de deux semaines après la catastrophe - à une requête de l’ONU visant à renforcer la mission onusienne de la Minustah en Haïti. Dimanche, 24 janvier, le nouveau chef de la Minustah, Edmond Mulet, avait souligné les énormes besoins en personnel, en soldats, en essence et en véhicules. Les 350 gendarmes et policiers européens travailleront sous ses ordres. Il s’agit de « représenter l’Union européenne dans cette tâche visant à garantir la sécurité et surtout l’arrivée de l’aide d’urgence dont les Haïtiens ont besoin », selon le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, dont le pays préside l’UE.

Si on en croit le président de la Fondation Robert Schuman, il était grand temps pour les 27 de prendre les devants, bien sûr pour venir en aide à la population haïtienne, mais aussi pour des raisons plus politiques : «On voit une Haute représentante, c'est-à-dire une ministre des Affaires étrangères, Madame Ashton, qui continue à faire la fonctionnaire plutôt que la responsable politique », a commenté Jean-Dominique Giuliani lundi dans une interview sur RFI, «alors qu’il est clair qu’il y avait une attente de l’opinion publique européenne de voir l’Europe plus présente sur la scène internationale et plus active au moment des grands évènements mondiaux ». Toutefois, les moyens employés peuvent paraître dérisoires, si on les compare avec les 20.000 soldats que les Américains ont dépêché sur place. Londres a déjà exprimé ses doutes quant à l’utilité de cette mission sous le drapeau européen : « Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne voie à emprunter », a affirmé lundi à Bruxelles le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Chris Bryant. L’Allemagne ne compte pas non plus envoyer de contingent dans l’immédiat.

BRESIL.LES 10 ANS DU FORUM SOCIAL DANS LE SUD DU BRESIL
Une nouvelle édition du Forum social mondial s'est ouverte lundi 25 janvier 2010 dans le Sud du Brésil. La première édition s'était tenue en 2001. C'est donc le dixième anniversaire de ce forum altermondialiste placé sous le signe de la solidarité avec Haïti. L'occasion de faire le bilan de dix années de luttes anti-libérales. Une foule bruyante et joyeuse a traversé le centre de Porto Alegre lundi 25 janvier 2010 au soir, manifestation traditionnelle pour marquer l´ouverture du Forum social mondial. Mais ce nouveau rendez-vous est résolument de petite envergure, tourné vers la réflexion et le bilan de dix années de lutte. Les altermondialistes n´avaient hier pas de véritable slogan. Plus de Bush pour cible, pas d´Obama non plus. Derrière les banderoles des mouvements syndicaux et des partis politiques de gauche venait un grand drapeau d´Haïti. «Haïti, urgence : de la nourriture pour ces gens» clamaient les manifestants qui s´inquiètent du grand déploiement militaire sur l´île. «Solidarité sans armes», lisait-on sur certains tee-shirts. Dans la marche, beaucoup de jeunes et d'universitaires qui n´étaient pas là en 2001 et semblent déjà vouloir prendre le relais. Urani Flores, elle, se souvient bien de son premier Forum social qu'elle évoque avec une certaine nostalgie : «Je crois que c´était différent, qu´il y avait plus d´énergie au début, plus de monde aussi, c´était mieux organisé, il y avait plus de choses... La programmation est toujours excellente, mais il y avait encore plus de choix. Je crois aussi qu´il y avait plus de rêves ». Ces prochains jours, les séminaires de réflexion alterneront avec des débats. Pour que les Altermondialistes établissent le calendrier, de leurs actions futures.

 

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LONDRES. SUSPENSION DES VOLS DIRECTS ENTRE L'ANGLETERRE ET YEMEN.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé mercredi 20 janvier 2010, la suspension des vols directs entre le Royaume-Uni et le Yémen, dans l'attente de nouvelles mesures de sécurité après la tentative d'attentat contre un vol Amsterdam-Detroit à Noël. La décision de suspendre indéfiniment les deux vols directs qui relient Londres à Sanaa chaque semaine paraît assez radicale. Mais à en croire le secrétaire d’Etat au Moyen-Orient Ivan Lewis, le gouvernement détient « des informations suggérant qu’il est pour le moment dans l’intérêt des deux pays de suspendre ces liaisons ».En clair, les services de renseignements craignent l’imminence d’une nouvelle attaque après la tentative d’attentat le jour de Noël et les autorités britanniques qui estiment que la sécurité à l’aéroport de Sanaa n’est pas suffisante, travaillent avec le gouvernement yéménite pour décider des mesures supplémentaires à mettre en place avant que les vols puissent reprendre. De son côté le Premier ministre Gordon Brown en a profité pour dévoiler une nouvelle batterie de mesures pour renforcer la sécurité dans les aéroports britanniques. Gordon Brown veut ainsi mettre en place pour la première fois ici une « liste noire » des passagers indésirables dans les avions. Il souhaite en outre établir une deuxième liste, plus large, visant des passagers qui devront faire l'objet de contrôles de sécurité renforcés avant de prendre un vol à destination du Royaume-Uni. Enfin, le chef du gouvernement britannique a confirmé que les premiers scanners corporels seraient mis en service la semaine prochaine dans plusieurs aéroports, à commencer par London-Heathrow, l’un des plus fréquentés au monde.

GUINEE. MOOUSSA DADIS CAMARA APPELLE AU CALME.
Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara a pris la parole dimanche 17 janvier 2010 depuis le Burkina Faso, où il est en convalescence. C'est la première fois qu'il s'exprime en public depuis la tentative d'assassinat dont il a été victime. Une déclaration qui vise à calmer le jeu notamment dans les rangs de ses partisans. Dans sa première déclaration depuis la tentative d’assassinat le 3 décembre 2009, le chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara a apporté dimanche 17 janvier 2010, depuis Ouagadougou, son soutien au futur gouvernement de transition. Il a appelé les Guinéens à « apporter le soutien nécessaire » au président de transition, le général Sékouba Konaté et lancé un appel au calme. « J’ai accepté de signer en toute conscience et en toute connaissance de cause la déclaration d’Ouagadougou le 15 janvier 2010. Elle ne m’a pas été imposée. Je vous déclare par ma voix que ma santé s’est grandement améliorée et que ma vie est hors de danger. Mais pour consolider cet état, j’ai besoin de repos, donc d’une convalescence suivie, que je suis libre de passer où je voudrais. Depuis que je suis arrivé ici à Ouagadougou, je sais que beaucoup de gens ont pris d’assaut l’aéroport de Conakry et certains les rues de la capitale, réclamant ainsi mon retour au pays. Je vous comprends, je vous demande de regagner vos domiciles dans le calme. Que Dieu bénisse notre pays. Je vous remercie », a déclaré dimanche à Ougadougou Moussa Dadis Camara. Les deux candidats au poste de Premier ministre de transition en Guinée, invités par le président de la transition, le général Sékouba Konaté, à Ouagadougou samedi, ont refusé de s'y rendre. Rabiatou Sérah Diallo avait déclaré : « On ne peut pas transporter tous les petits problèmes à Ouagadougou. Que le général Konaté revienne [à Conakry] et qu'on mette en œuvre les accords ».

CHINE. MILLIERS DE CHINOIS OBLIGES DE DEMENAGER. BARRAGE DES 3 GORGES.
C'est le plus grand barrage du monde. Le barrage des Trois-Gorges en Chine est un projet pharaonique. Trop peut-être. En tout cas, près de vingt ans après les premiers travaux, les difficultés se sont accumulées et les autorités n’en finissent pas de déplacer des populations.  On annonce que 300 000 personnes devraient être déplacées dans les mois à venir. C’est le chiffre qui est donné ce vendredi matin dans le China Daily, le principal quotidien en langue anglaise. Il faut savoir que ce projet titanesque a déjà provoqué l’exil forcé de près d’un million et demi de personnes, selon les chiffres officiels. Mais on laisse entendre aussi que quatre million de riverains du Yangtsé ont été plus ou moins vivement incités à déménager. Des départs, volontaires ou non, imposés par des contraintes et des difficultés imprévues. Cette dernière vague de départs est destinée à faire face au problème de pollution des eaux, engendrée par la proximité des habitations. C’est la raison officielle. Mais on évoque aussi le risque de glissement de terrain, à la suite de la récente montée du niveau des eaux dans le réservoir des Trois-Gorges qui contient environ 40 milliards de mètres cubes d’eau. Vingt ans après sa mise en chantier le barrage est opérationnel, il produit d’importantes quantités d’électricité. Mais à coté de cela, plus d’une centaine de localités ont été englouties. Les problèmes de pollution s’accumulent. Et le coût de l’opération n’en finit pas de grossir. De 5 milliards d’euros prévus à l’origine, il serait déjà passé à 25 milliards d’euros. Et l’indemnisation des nouvelles populations déplacées va encore alourdir cette facture.

 

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NIGER. PROTESTATION CONTRE L'ABSENCE DU PRESIDENT YAR ADUA.
L'écrivain nigérian et prix Nobel de littérature, Wole Soyinka, doit conduire ce mardi 12 janvier à Abuja une marche de protestation contre l'absence prolongée du président Umaru Yar'Ardua, hospitalisé depuis près de deux mois en Arabie Saoudite. De plus en plus de voix s'élèvent pour demander que le vice-président Jonathan Goodluck assure l'intérim. Les députés doivent débattre mardi de cette crise institutionnelle. « Assez, c'est assez ! », tel est le message de la manifestation que conduira entre autres à Abuja le prix Nobel de littérature Wole Soyinka, mardi 11 janvier 2010. Les organisateurs exigent des informations sur la santé du président. Un vrai mystère depuis près de deux mois. L'ambassadeur nigérian en Arabie Saoudite assurait la semaine dernière que le président Umaru Yar’Adua était en bonne santé, qu'il pouvait s'asseoir, manger, marcher. Mais les Nigérians n'ont vu aucune image de leur président, ni ne l'ont entendu depuis qu'il est parti se faire soigner à Djeddah. Ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer le vide à la tête de l'Etat. Les parlementaires en débattront mardi à l'ouverture de leur session. Leurs résolutions ne sont que consultatives, mais elles pourraient faire monter la pression. D'après la Constitution nigériane, pour que le chef de l'Etat soit déclaré inapte à exercer le pouvoir, il faut que les deux tiers des ministres en conviennent, et qu'un comité d'experts médicaux fasse rapport auprès des présidents des deux assemblées. Sans aller jusque-là, certains invoquent une procédure plus simple, permettant au président de déléguer par écrit ses pouvoirs à son vice-président quand il est temporairement incapable de les exercer lui-même. C'est ce qui est réclamé dans trois requêtes déposées devant la Haute cour fédérale d'Abuja au nom de l'Association des avocats du Nigéria notamment. Elles seront examinées jeudi 14 janvier.

KIGALI. EXTREMISTES HUTUS ET ATTENTAT CONTRE L'AVION  DU PRESIDENT.
Le rapport d'enquête rwandais sur l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, le 6 avril 1994, considéré comme le déclencheur du génocide, a été rendu public lundi 11 janvier 2010. Après presque deux ans de travail et l'audition de 557 témoins, les 7 enquêteurs rwandais ont conclu à l'implication d'extrémistes hutus et dédouanent le Front patriotique rwandais. Une conclusion en totale contradiction avec les conclusions de l'enquête française du juge Bruguière qui avait lui mis en cause la rébellion du FPR de Paul Kagamé, aujourd'hui chef de l'Etat. De l'avis du comité rwandais, le Falcon 50 du président Habyarimana a été abattu à partir du domaine militaire de Kanombe, une zone proche de l'aéroport. Pour contredire l'hypothèse du juge Bruguière, le rapport s'appuie sur une expertise balistique britannique et sur des témoins directs. Les enquêteurs rwandais assurent que les rebelles du FPR n'auraient pas pu s'infiltrer à cet endroit.et démontrent que l'attentat ne peut être que l'œuvre d'éléments radicaux des forces armées rwandaises. Les FAR possédaient des missiles, dit aussi le rapport, contrairement aux conclusions du juge français. Le texte cite le nom de plusieurs extrémistes dont celui de Theoneste Bagosora, - condamné à perpétuité par le TPIR pour son rôle-clé dans le génocide - mais ne s'avance pas sur l'identité des auteurs du tir du missile. Le mobile de l'attentat est clair, selon le comité : les extrémistes hutus ont voulu couper court à l'ouverture politique engagée par le président Habyarimana qui venait de signer un accord avec le FPR de Paul Kagamé, un ennemi avec lequel ils n'imaginaient pas partager la scène politique et militaire. L'Etat français n'est pas mis en cause directement par le comité rwandais. Le rapport Mutsinzi critique cependant le travail du juge français Jean-Louis Bruguière et dénonce la faiblesse des preuves de la mission d'information parlementaire française. Le comité pointe aussi le comportement troublant de certains militaires français en poste au Rwanda à l'époque.

DANS LE FOOT, LA COTE D'IVOIRE EN ECHEC.
Dans le seul match du groupe B pour cette première journée de la CAN (Ghana-Togo a été annulé), la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso ont fait match nul (0-0). A Cabinda, les Eléphants ont nettement dominé, sans réussir à débloquer la situation. «Normalement je suis déçu. Ce n’est pas que mon équipe a fait un mauvais match, elle a fait un bon match». Ce sont les premiers mots de l’entraineur des Eléphants de Côte d’Ivoire, Vahid Halilhodzic. Aux côtés de Kolo Touré, le sélectionneur ivoirien a réaffirmé que son équipe «est capable de faire de mieux». Il avait donc raison, la veille, de se méfier des Etalons du Burkina Faso.  Le premier match de la CAN 2010 du groupe B au le stade Chiazi de Cabinda n’a pas été à la hauteur de ce que le public et les spécialistes du football en attendaient. La rencontre a été presque terne, hormis quelques moments d’accélérations des deux équipes. Les Ivoiriens ont dominé la première période. A la reprise, les Burkinabés sont revenus dans le match, avant une baisse de régime pendant les dernières minutes du match. Dès le début, à la 4ème minute, le capitaine des Eléphants s’écroule dans la surface de réparation après un contact avec le défenseur Burkinabè Paul Keba Koulibaly. Didier Drogba réclame un penalty que l’arbitre ne siffle pas. Le premier tir dangereux de la Côte d’Ivoire intervient à la 8ème minute. Tout au long de la première période, Didier Drogba et Bakary Koné ont tenté plusieurs fois de s’infiltrer dans la défense de l’équipe adverse, sans réussir à véritablement inquiéter Daouda Diakité, le gardien du 11 burkinabè. Beaucoup de fautes ont été commises sur les attaquants ivoiriens. Mais les stars n’ont pas réussi à bien exploiter ces coups de pied arrêtés. Ni d’ailleurs les nombreux corners qu’ils se sont procurés. Cinq minutes avant la pause, c’était au tour des attaquants burkinabés de s’illustrer. Mais leur infiltration dans la défense ivoirienne n’a rien donné. Une phase de match immédiatement suivie d’une remontée du ballon par les Ivoiriens, le gardien burkinabé sauve son équipe par une parade sur un ballon qui allait droit aux buts.   Dès le début de la seconde période, le Burkina Faso revient dans le match. A la 66ème minute, le gardien ivoirien, Boubacar Barry, sauve de justesse son équipe en arrêtant un coup franc bien tiré. Dans les dix dernières minutes, les Ivoiriens montrent leur ambition de gagner. Aruna Dindane, entré en cours de jeu, ajuste un tir bien cadré à la 88ème minute. Le gardien burkinabé le détourne en corner. Une minute après, un autre remplaçant, mais de l’équipe adverse, manque de peu de s’illustrer. Wilfried Benjamin Balima récupère un ballon presque au centre du terrain, il le remonte sur le flanc gauche, mais il dévisse son tir du pied gauche. Le ballon sort très loin des cages adverses. Les Etalons ont réussi à arracher un match nul aux Eléphants.

CARACAS. HUGO CHAVEZ  MENACE LES SPECULATEURS APRES LA DEVALUATION. 
Pour lutter contre l’inflation, le président vénézuélien menace d’exproprier les commerçants tentés par la valse des étiquettes. Une accélération de la hausse des prix se profile en effet au Venezuela après la dévaluation de la monnaie locale annoncée vendredi 8 janvier 2010 par Hugo Chavez. Depuis lundi matin, le 11 janvier, la valeur du bolivar vénézuélien a été divisée par deux par rapport au dollar. Cela signifie que le prix des biens importés peut potentiellement doubler. Les Vénézuéliens ont bien compris le danger et depuis l'annonce, vendredi 8 janvier, de cette dévaluation surprise, ils se précipitent dans les centres commerciaux pour acheter téléviseurs et autres produits électroménagers, anticipant une probable hausse des prix. Cet affolement ne plaît pas du tout à Hugo Chavez. Pour tenter d’endiguer une flambée des prix, dans un pays qui a déjà la plus forte inflation d'Amérique du Sud, avec un taux de 25%, Hugo Chavez emploie la manière forte. Il a lancé dimanche 10 janvier, dans son émission télévisée dominicale « Alo Presidente », un appel à la délation contre les spéculateurs. Il a même demandé à l'armée de se tenir prête à intervenir pour exproprier les chefs entreprises et les commerçants qui s'essaieraient à la valse des étiquettes. « Je veux que la Garde nationale aille dans la rue avec les gens pour combattre la spéculation et dénoncer publiquement les spéculateurs » a lancé le président vénézuélien. « Il n'y a aucune raison d'augmenter les prix » assène-t-il, contre toute logique, alors même que son propre ministre des Finances a prévu un surplus d'inflation de 3 à 5% en 2010. Les analystes redoutent un impact beaucoup plus fort, dans un pays qui dépend très largement des importations. La dévaluation du bolivar apparaît comme un camouflet pour Hugo Chavez qui jurait qu’il ne toucherait pas à la monnaie, malgré une surévaluation notoire, qui entretenait un marché noir très actif pour les échanges de devises. C'est d’ailleurs du bout des lèvres qu’il s’y est résolu. L’annonce de l’« ajustement » - le président se refuse à employer le mot dévaluation - a été faite presque en catimini vendredi soir, pendant un match de base-ball. Après avoir longtemps promis que la crise mondiale n’affecterait « pas un cheveu » de l’économie vénézuélienne, le chef de l’Etat a donc été rattrapé par la réalité. Avec une croissance en berne (-2,9%) et des revenus pétroliers en baisse depuis la chute des cours, le gouvernement a du mal à financer ses dépenses publiques. Hugo Chavez dévalue le bolivar pour la première fois depuis 2005 La dévaluation devrait logiquement renflouer les caisses de l’Etat, en dopant les exportations d’or noir, principale source de devises du pays qui est le premier exportateur sud-américain. L’objectif est également de réduire la dépendance de l’économie à l’égard du pétrole : la dévaluation est censée encourager la production locale en rendant les importations dissuasives. C’est ce qui explique l’instauration d’un double taux de change. Pour les produits de base (santé, alimentation), le bolivar s’échange désormais à 2,60 pour un dollar – contre 2,15 depuis 2005, soit une dévaluation de 17%. Pour les biens non essentiels en revanche, le taux est de 4,30 bolivars pour un dollar – soit une dévaluation de 100%.

NOUVELLES DE L'ONU
Par Jacques Dusseck et Jean Jr. Joseph

PROTECTION DES ENFANTS D'HAITI CONTRE LE TRAFIC ET L'ESCLAVAGE.
 Le risque de voir des enfants haïtiens enlevés, vendus ou réduits en esclavage, en raison de l'insécurité en Haïti, est en augmentation, ont estimé mardi des expertes des droits de l'homme des Nations Unies.

« La protection des enfants doit être au cœur de l'opération de secours en Haïti », ont dit ces expertes indépendantes, qui font rapport au Conseil des droits de l'homme sur les questions de l'esclavage, de la vente, du trafic et de la violence contre les enfants. « Les enfants non accompagnés sont particulièrement vulnérables et il est essentiel, autant que possible, d'enregistrer, de suivre à la trace et de réunir ces enfants avec leurs familles », ont-elles insisté. « Durant les efforts d'évacuation, il est impératif d'éviter toute séparation non nécessaire qui placerait les enfants dans un risque plus grand, aggraverait leur traumatisme et entraverait leur rétablissement et leur réintégration ». Les expertes indépendantes ont salué la mise en place par l'ONU d'un sous-groupe sur la protection de l'enfant qui vise à mettre en place un système d'enregistrement rapide des enfants non accompagnés, notamment de ceux qu'on appelle les 'restaveks'. Le terme désigne un système haïtien dans lequel les parents qui ne sont pas en mesure de subvenir aux besoins de leurs enfants les envoient vivre avec des membres de leur famille ou même des étrangers qui en prennent soin en échange d'un travail. Ce système est susceptible de favoriser l'exploitation et parfois l'esclavage de certains enfants. Les expertes qui ont lancé ce crime d'alarme depuis Genève sont Gulnara Shahinian, Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d'esclavage, Najat M'jid Maalla, Rapporteuse spéciale sur la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants, Joy Ngozi Ezeilo, Rapporteuse spéciale sur les droits fondamentaux des victimes de la traite des êtres humains, en particulier les femmes et les enfants, et Marta Santos Pais, Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence contre les enfants. Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) et le Comité d'experts sur les droits de l'enfant en Haïti ont tous deux également souligné la nécessité essentielle de protéger les enfants dans le chaos qui a suivi le tremblement de terre du 12 janvier, en particulier dans un contexte ou des membres de gangs et d'autres criminels ont pu s'échapper de leurs prisons détruites par le séisme.

 

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OMS A SALUE LA FONDATION BILL GATES POUR SA PROMESSE DE 10 MILLIARDS US.
 L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué vendredi les 10 milliards de dollars promis la Fondation Bill et Melinda Gates au cours des dix prochaines années pour accélérer les efforts mondiaux en matière de vaccins. « L'engagement de la Fondation Gates à l'égard des vaccins est sans précédent, mais il doit être associé à une action sans précédent. Il est absolument crucial que les gouvernements et le secteur privé développent leurs efforts pour fournir des vaccins permettant de sauver la vie des enfants qui en ont le plus besoin », a dit la Directrice générale de l'OMS, le Dr Margaret Chan. Les vaccins et l'immunisation ont joué un rôle majeur depuis le siècle dernier dans les gains en matière de santé. La variole a été éradiquées la polio est le sur le point d'être éradiquée et plus de 2 millions de morts sont évités chaque année. « En s'appuyant sur ces succès, nous pouvons amener l'immunisation au prochain niveau, avec l'utilisation généralisée de nouveaux vaccins contre les principales maladies mortelles telles que la pneumonie et la diarrhée », a dit le Dr Chan. « Deux millions de morts d'enfants âgés de moins de cinq ans pourraient être évitées d'ici 2015 grâce à l'usage généralisé de nouveaux vaccins et à une augmentation de 10% de la vaccination dans le monde ».

 

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SECRETAIRE GENERAL BAN KI-MOON A CONDAMNE LES ATTENTATS EN IRAQ.
Ce 25 janvier 2010, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a vivement condamné lundi les trois attentats à la bombe qui ont tué le même jour à Bagdad des dizaines de personnes et blessé beaucoup d'autres. « Aucune cause ne justifie de telles attaques contre des cibles civiles », a dit le porte-parole du Secrétaire général, Martin Nesirky, dans une déclaration. Le Secrétaire général a présenté ses plus profondes condoléances au gouvernement iraquien et aux victimes de ces attentats, ainsi qu'à leurs familles. M. Ban « appelle le peuple d'Iraq à reste engagé sur la voie de la réconciliation malgré de telles attaques, y compris en préparant les élections à venir », a dit M. Nesirky. « Les Nations Unies restent déterminées à les aider dans ce processus ». Selon la presse, les trois attentats à la bombe, qui ont eu lieu quasi simultanément, ont visé trois hôtels, l'Ishtar Sheraton, le Babylon Hotel et l'Hamra Hotel, tuant au moins 36 personnes et en blessant 71 autres.

A MONTREAL, EDMOND MULLET INSISTE SUR LA COORDINATION DE L'AIDE A HAITI.
 Lors de la réunion ministérielle du 25 Janvier au Canada des donateurs sur Haïti lundi à Montréal, le chef par intérim de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, a insisté sur le caractère crucial de la coordination entre les différents acteurs humanitaires venus assister ce pays frappé le 12 janvier par un séisme dévastateur. « Les Nations Unies ont été chargées par le gouvernement d'Haïti de coordonner la réponse massive au séisme. Nous nous sommes engagés à le faire. Aujourd'hui j'offre un cadre pour cette coordination », a dit M. Mulet aux participants de cette conférence réunissant des représentants de 14 pays et de l'Union européenne. Selon lui, cette coordination doit s'appuyer sur des mécanismes opérationnels solides. « Trop souvent la coordination est une aspiration qui commence et finit dans les halls de conférence », a-t-il ajouté. « Notre coordination doit être efficace, elle doit être solide, elle doit être une réalité ». Le séisme du 12 janvier a ravagé la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Selon un dernier bilan, plus de 112.500 personnes ont été tuées, 194.000 autres ont été blessées, un million d'Haïtiens sont sans-abri. Les destructions et les besoins humanitaires sont énormes, a rappelé M. Mulet. « Nous devons agir vite sachant que la saison des ouragans est dans moins de six mois », a-t-il dit. Les Nations Unies étaient également représentées à la réunion de Montréal par l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, et le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, John Holmes. « A Montréal, il est important qu'il y ait un engagement financier sur tous les aspects de l'appel de fonds d'urgence », a dit Helen Clark, en faisant référence à l'appel de 575 millions de dollars lancé par l'ONU le 15 janvier. De son côté, M. Holmes a indiqué que l'appel de fonds avait été pourvu à hauteur de 47% jusqu'à maintenant. « Cet appel sera révisé dans quelques semaines pour refléter les besoins qui font actuellement l'objet d'une évaluation systématique », a-t-il dit. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué qu'il avait distribué 2,6 millions de rations alimentaires, l'équivalent de près de 8 millions de repas, à près de 400.000 personnes. L'agence des Nations Unies a pour objectif d'atteindre 100.000 personnes par jour à mesure que ses opérations se renforcent. « Il s'agit de l'une des opérations les plus complexes que le PAM ait jamais lancé. L'entière chaîne de distribution d'Haïti a été dévastée et l'opération du PAM est partie de zéro », a dit la directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran, lors d'une conférence de presse lundi à New York. « Je pense qu’on aura besoin d’être là plus longtemps et plus en profondeur, ce qui veut dire que les gens auront besoin de plus nourriture pendant plus longtemps. La situation est assez effroyable », a-t-elle ajouté. Selon elle, la situation est plutôt difficile d’un point de vue logistique. Le PAM tente d’établir des corridors sûrs pour la distribution de nourriture à Port-au-Prince, a-t-elle précisé. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 235.000 personnes ont quitté Port-au-Prince grâce aux transports gratuitement mis à disposition par le gouvernement. Le nombre de gens fuyant les villes pourrait atteindre le chiffre d'un million, mettant sous pression des communautés rurales déjà vulnérables, estime pour sa part l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

 

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BAN KI-MOON FACE A LA TRAGEDIE HAITIENNE:NOUS SURMONTRONS CETTE TRAGEDIE.
 Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit persuadé que les Haïtiens, aidés par la communauté internationale, surmonteront la tragédie causée par le séisme qui a ravagé la semaine dernière Haïti, et a appelé les bailleurs de fonds internationaux à soutenir les efforts de reconstruction. « Toute la communauté internationale se tient aux côtés du peuple haïtien. J'ai été impressionné par la résistance et la détermination des dirigeants d'Haïti, le Président Préval, le Premier ministre, et de la population qui est unie. Ensemble, avec la communauté internationale, je suis sûr que nous surmonterons cette tragédie », a dit M. Ban mercredi soir lors d'un point de presse avant d'assister à une messe en hommage aux victimes du séisme dans une église à New York. L'ONU a indiqué jeudi que 61 employés des Nations Unies sont décédés lors du séisme et que 180 sont toujours portés disparus. A l'issue d'une réunion jeudi avec son Envoyé spécial pour Haïti, l'ancien Président américain Bill Clinton, le Secrétaire général a rappelé que les Nations Unies avaient trois priorités : « Premièrement, continuer à fournir l'assistance humanitaire avec des mécanismes efficaces, deuxièmement assurer la sécurité et la stabilité, et troisièmement aider à la reconstruction de l'économie haïtienne ». Concernant la décision du Conseil de sécurité d'autoriser l'envoi de 3.500 casques bleus supplémentaires, il a précisé que l'ONU avait reçu des réponses positives d'Etats membres et qu'elle serait en mesure de déployer ces renforts « assez rapidement ». S'agissant de la reconstruction, il a dit qu'il allait envoyer l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, et le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, John Holmes, à une réunion ministérielle sur Haïti à Montréal le lundi 25 janvier. M. Ban a insisté sur la nécessité de créer des emplois pour les Haïtiens et a appelé à soutenir financièrement le projet du PNUD intitulé « Travail contre rémunération ». M. Clinton a également jugé « important de donner aux jeunes quelque chose de positif à faire ». « Beaucoup de gens ont envie de participer à la reconstruction de leur pays », a-t-il ajouté. Il a dit qu'il allait continuer à rencontrer des investisseurs pour les encourager à investir en Haïti sur le long terme. La Banque mondiale a exprimé son soutien à l'allègement de la dette pour Haïti. Actuellement, cette dette à son égard s'élève à 38 millions de dollars. « En raison de la crise causée par le séisme, nous renonçons à tout remboursement de cette dette pour les cinq prochaines années et nous travaillons pour annuler les sommes qui restent dues », a dit la Banque dans un communiqué. De son côté, John Holmes a souligné jeudi la bonne coopération entre l'ONU et les pays impliqués dans l'assistance humanitaire à Haïti, malgré les problèmes logistiques. « C'est un effort international massif et cela va continuer. Nous travaillons de manière très coopérative et positive ensemble », a-t-il dit. L'appel de fonds de 575 millions de dollars lancé par les Nations Unies auprès des bailleurs de fonds internationaux a été pour l'instant financé à hauteur de 34% (195 millions de dollars ont été reçus et 112 millions ont été promis), a précisé le porte-parole du Secrétaire général, Martin Nesirky. Ban Ki-moon estime que les difficultés rencontrées les premiers jours après le séisme pour acheminer l'aide internationale ont été en partie surmontées grâce à des mécanismes efficaces. « Nous avons établi cinq corridors terrestres. Nous avons amélioré les installations à l'aéroport », a-t-il dit. « Les installations portuaires vont être améliorées, et cela grâce au soutien du gouvernement des Etats-Unis ». Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 150 avions atterrissent désormais chaque jour et le premier navire est arrivé à Port-au-Prince avec 123 tonnes d'aide, grâce aux travaux qui ont permis de rendre le port opérationnel. Mercredi, le chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) par intérim, Edmond Mulet, a rencontré des représentants du secteur privé haïtien pour discuter comment la Mission pouvait aider ce secteur à reprendre ses activités en protégeant certaines routes et certaines rues et en patrouillant à proximité des stations-service et des banques. La Mission s'est félicitée jeudi de l'établissement d'un corridor humanitaire entre Saint-Domingue, en République dominicaine, et Port-au-Prince, afin de permettre l'accélération de la fourniture de l'aide. La Mission a également remercié l'offre de la République dominicaine d'envoyer une équipe de 150 militaires pour aider à protéger ce corridor. De son côté, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, était jeudi à Port-au-Prince pour évaluer la situation. Pour sa part, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les soins chirurgicaux sont la priorité en termes de santé, notamment le traitement de blessures et la prévention du tétanos. Enfin, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) est en train de mettre en oeuvre une assistance en termes de nutrition pour les enfants âgés de moins de deux. L'UNICEF s'efforce également d'aider les enfants qui ont perdu leurs parents ou sont séparés de leur famille. Des espaces sûrs pour les enfants de moins de cinq ans seront disponibles d'ici la fin de la semaine, alors qu'environ 1.000 enfants ont été identifiés.

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L'ONU A LANCÉ UN APPEL AU SOUDAN
 Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et son représentant au Soudan ont profité du cinquième anniversaire de l'accord de paix qui a mis un terme à deux décennies de guerre civile au Soudan pour appeler les parties à redoubler d'efforts vers la réconciliation et la réalisation des dispositions clés prévues par cet accord. L'Accord global de paix de 2005 (CPA, selon son acronyme en anglais) a été signé par le gouvernement central de Khartoum et par l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), qui combattait en faveur de l'indépendance du sud du pays. Il a mis un terme à l'un des conflits les plus sanglants qu'ait connu l'Afrique. Au moins deux millions de personnes ont perdu la vie, quatre millions ont été déplacées et 600.000 se sont réfugiées à l'étranger. « Ces cinq dernières années, des progrès considérables ont été effectués dans la mise en oeuvre du CPA et dans le renforcement de la relation entre les deux parties à l'accord », a souligné samedi le porte-parole du Secrétaire général. « Toutefois, a-t-il ajouté, la dernière année du CPA sera pleine de défis, particulièrement avec la préparation des élections par les parties et avec l'exercice du droit à l'autodétermination du Sud-Soudan ». L'année 2010 est la dernière année de la période transitoire prévue par l'Accord. La délimitation des frontières et le processus de « Désarmement, Démobilisation, Réintégration » (DDR) font partie des éléments les plus cruciaux restants à mettre en oeuvre. Le porte-parole a rappelé que ces défis impliquaient que les parties mettent en place de manière urgente le cadre légal, politique et institutionnel nécessaire pour la conduite de modes de scrutin crédibles, libres et justes. Il est tout aussi important qu'ils s'engagent dès à présent dans des discussions substantielles sur l'après-référendum, quel qu'en soit le résultat. « De manière plus fondamentale, les parties doivent oeuvrer à la réconciliation », ajoute le communiqué. « Le peuple du Soudan a vu les conséquences horribles de la guerre et a attendu les bénéfices de la paix pendant plus de vingt ans. Si le CPA doit apporter la paix, il exigera un engagement substantiellement plus important par les parties avec le soutien de la communauté internationale », indique encore le porte-parole. Celui-ci souligne que la mise en oeuvre réussie de l'Accord global de paix est l'une des priorités des Nations Unies cette année. La Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS), forte de 10.000 employés militaires et civils, a été mise en place en 2005 afin d'aider les parties à mettre en oeuvre le CPA. L'UNMIS s'est inquiétée ce même samedi de la violence grandissante qui a affecté le sud du pays ces deux dernières semaines et dans lesquelles au moins 150 personnes auraient trouvé la mort, selon un bilan officieux. Un nombre bien plus important – plusieurs milliers de personnes, selon certaines sources - a été blessé et déplacé. Ces violences ont notamment vu s'affronter des unités de la SPLA à des éleveurs à la fin décembre et au début janvier. En outre, des conflits tribaux liés au bétail ont fait plusieurs dizaines de morts. Le Représentant spécial du Secrétaire général au Soudan, Ashraf Qazi, a appelé dimanche le gouvernement du Sud-Soudan à enquêter sur ces incidents et à redoubler d'efforts pour parvenir à une réduction de la violence dans la région. L'UNMIS pour sa part a entrepris de quadriller les secteurs où ces violences ont eu lieu afin de diminuer la tension et de permettre aux humanitaires de procéder à une évaluation de la situation. M. Qazi souligne que « les deux parties signataires vont affronter leur plus grand défi » en favorisant l'instauration d'une confiance réciproque et en effectuant « des compromis difficiles mais essentiels ». Ils devront aussi « faire en sorte que les accords une fois conclus sont appliqués ».

 GEORG CHARPENTIER NOMME REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT POUR LE SOUDAN
Le Secrétaire général de l’ONU a nommé M. Georg Charpentier, de la Finlande, Représentant spécial adjoint, Coordonnateur humanitaire et Coordonnateur résident pour le Soudan. M. Charpentier remplace Mme Ameerah Haq, qui a été nommée Représentante spéciale du Secrétaire général pour le Timor-Leste. Ban Ki-moon rend hommage au dévouement de Mme Haq pendant son mandat à la Mission des Nations Unies au Soudan. M. Charpentier apporte à ce poste la valeur ajoutée de son expérience dans les domaines du développement et de l’humanitaire, en particulier concernant les questions africaines. Membre du personnel des Nations Unies depuis 1984, il était, avant cette nomination, Représentant spécial adjoint et Coordonnateur humanitaire et Coordonnateur résident pour la Côte d’Ivoire. Il a également occupé ces fonctions au Burundi, en Éthiopie et en RDC. M. Charpentier a en outre occupé les postes de Représentant résident adjoint au Lesotho et à Sao Tomé et Principe et de Représentant résident en Mauritanie. De 2002 à 2004, M. Charpentier était le Directeur adjoint du réseau de savoirs sur la prévention des crises et le relèvement du PNUD à Genève, où il a participé à plusieurs missions inter institutions sur cette question ainsi que sur le désarmement et la démobilisation en Afrique. Il a aussi occupé des fonctions importantes au Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de restructuration du marché céréalier au Mali. En 2006, M. Charpentier a conduit une mission de travail chargée de préparer la création du Bureau intégré des Nations Unies dans ce pays (BINUB). Titulaire d’un diplôme supérieur d’économie obtenu à la « Swedish School of Economics University » d’Helsinki, M. Georg Charpentier est né en 1956. Il est marié et père de trois enfants.

 

 

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                      NOUVELLES  D'HAITI
                             NOUVELLES INTERNATIONALES
                                    NOUVELLES DES NATIONS UNIES

NOUVELLES  D'HAITI

ANNABI, LE CHEF CIVIL DE LA MINUSTAH PARLE DE LA DEMOCRATIE EN HAITI.
La démocratie et la stabilité en Haïti dépendent, selon Hédi Annabi, chef civil de la Minustah, des élections de 2010, de l’institution du conseil supérieur du pouvoir judiciaire et de la nomination du président de la Cour de cassation. Comme le président haïtien dans son discours du 1e janvier dernier, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Haïti pose comme condition de base à la stabilité en Haïti la tenue dans de bonnes conditions des élections législatives et présidentielles de cette année. La réussite des élections permettrait au pays d’entrer dans un cercle vertueux où la stabilité et le développement se renforceront mutuellement, a soutenu Hédi Annabi. Leur échec contribuerait à aggraver la méfiance et la suspicion et pourrait mettre en cause les progrès accomplis au cours des 4 dernières années, a-t-il poursuivi. Des progrès qui, reconnaît-il, ne suffisent pas pour améliorer dans l’immédiat le sort des démunis. D’ailleurs de nombreux défis devront être relevés au cours de l’année 2010 pour consolider cette stabilité garant du développement économique et social d’Haïti. Mais, ce sont des défis surmontables, croit-il, par le dialogue et l’entente entre les Haïtiens. L’institution du conseil supérieur de la justice et la nomination du président et des juges de la Cour de cassation devront aussi consolider la démocratie dans le pays parce que, défend-il, ces actes témoigneront de la volonté des autorités de faire avancer le processus de réforme et de renforcement de l’Etat de droit dans le pays. L’expert indépendant des Droits de l’homme en Haïti, Michel Forst avait affirmé avoir obtenu du président Préval, en novembre dernier, la promesse dans un avenir proche de nommer le président de la Cour de cassation. Une nomination qui attend encore.

EXTRADITION D'AMARAL DUCLONA EN FRANCE SNAS IMPLICATION D'HAITI.
Amaral Duclona a été extradé jeudi soir vers la France par la République dominicaine. L’Etat haïtien n’a été nullement impliqué dans le processus d’extradition, selon le ministre chargé des relations avec le Parlement. L’Etat haïtien n’a été nullement impliqué dans le processus d’extradition d’Amaral Duclona vers la France, a indiqué le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin. Amaral ayant été arrêté en République dominicaine, il ne revenait pas à Haïti de conduire le processus d’extradition mais plutôt au pays où il a été appréhendé, a déclaré le ministre Jasmin pour répondre aux reproches adressées à l’Etat haïtien de n’avoir rien fait pour ramener M. Duclona en Haïti. « Les autorités haïtiennes sont pour que justice soit rendue, mais il s’agit ici d’un problème de droit international », a poursuivi M. Jasmin. Interrogé sur les fracassantes révélations qu’aurait faites Amaral lors de sa détention en République voisine et publiées dans l’hebdomadaire Haïti Observateur, Joseph Jasmin répond qu’en matière de Justice, il ne revient pas à la presse d’instruire un dossier mais de laisser à la justice le soin de faire son travail. Le RNDDH, Réseau National de Défense des Droits Humains, ainsi que des juristes haïtiens ont dénoncé l’extradition française d’Amaral Duclona qui, selon eux, devrait d’abord être extradé en Haïti pour répondre de ses actes devant la justice haïtienne pour les crimes qu’il a commis ici. Amaral Duclona, âgé de 31 ans, a été arrêté le 8 septembre 2009 en République dominicaine lors d’un contrôle de routine de la police. L’ex-chef de gang de Cité Soleil vivait depuis quelques temps en République voisine où il s’était fait passer pour Berthon Jolicœur. Il persistait à nier qu’il était Amaral, à tel point que le président Préval a dû fournir des documents d’identité aux autorités dominicaines pour prouver que l’individu arrêté en République voisine était bien Duclona. Le 7 janvier 2010, l'homme a été remis enchaîné à des policiers français venus le chercher à l’aéroport Las Américas de Santo Domingo. L’ancienne terreur de Bélékou, à Cité Soleil, sera jugée en France pour notamment l’assassinat en 2004 à Port-au-Prince d’Henri-Paul Mourral, consul honoraire français au Cap-Haïtien.

MINISTRE DE LA CULTURE MARIE LAURENCE LASSEGUE A NEW YORK
La ministre de la Culture et de l'Information, Madame Marie Laurence Jocelyn Lassègue est arrivée Jeudi soir à New York. Durant son séjour, elle rencontrera le Samedi 9 Janvier de 3:00 heures à 6:00 heures de l'après midi  les membres de la prese et de la communaté Haitienne de New York et des environs pour une causerie, au restaurant Haitien de Queens, Brasserie Créole. Ses objectifs sont les suivants: Renouer les liens de communication avec la communauté, jeter les bases d'une collaboration plus fructueuse dans le domaine de la culture et de la
communication et la présentation de sa feuille de route. Elle profitera de son court séjour à New York pour rencontrer ses parents et amis, les fonctionaires du Consulat Général et de la Mission d'Haiti à l'ONU. Le public est invité ainsi que les membres de la Presse Haitienne, selon un communiqué émis par le Consulat Général d'Haiti en collaboration avec Mr. Jean D. Vernet, Chargé de Mission au Ministère de la Culture et de la Communication.     

HAITI, MINUSTAH. CONFERENCE DE PRESSE DE MONSIEUR HEDI ANNABI DE L'ONU.
Le Jeudi 7 Janvier, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU, Mr. Annabi a été introduit à la Presse par le Porte-Parole par intérim de la MINUSTAH, Mr.Vincenzo Pugliese dont voici la teneur:  

Chers amis de la presse,

Bonjour à tous et bienvenue à la première conférence de presse de la MINUSTAH pour l’année 2010. Déjà, je vous souhaite Bonne Année dans cette salle où nous avons toujours le plaisir de vous accueillir et espérons vous revoir souvent.

Comme invité aujourd’hui, nous avons le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la MINUSTAH, M. Hédi Annabi, qui vous adressera ses propos à l’occasion de la nouvelle année, en faisant un bilan de l’année 2009 et en dégageant des perspectives pour 2010.

Avant de passer la parole à M. Annabi, je vous demanderais de bien vouloir éteindre vos téléphones portables.

M. Annabi, vous avez la parole.

INTERVENTION DU REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL, HEDI ANNABI

1. Je voudrais tout d'abord, au seuil de cette nouvelle année et de cette nouvelle décennie, vous présenter, chers amis de la presse, mes meilleurs vœux. Je voudrais également adresser, à travers vous, mes vœux les plus sincères à tous les Haïtiens et à toutes les Haïtiennes et, en particulier, aux plus défavorisés. J’espère de tout cœur que les conditions de vie des plus démunis pourront s’améliorer au cours de l’année 2010.

2. Le début de l’année constitue un moment propice pour faire le point sur le travail réalisé pendant les douze derniers mois. Je dirai également quelques mots sur les perspectives d’avenir et sur ce que nous espérons pouvoir accomplir au cours de cette nouvelle année, en appui au travail de nos amis et partenaires haïtiens.

3. Il y a un an, nous avions abordé l’année 2009 dans un contexte national et international particulièrement difficile, qui faisait craindre le pire. En effet, au mois de janvier 2009, le pays tentait encore de se relever des conséquences tragiques d’une série d’ouragans et de tempêtes tropicales qui l’avaient frappé en août et septembre 2008. Des routes et des ponts avaient été détruits par les inondations, des populations sinistrées ou déplacées, et de très nombreux citoyens étaient menacés d'une nouvelle détérioration de leurs conditions de vie, déjà très difficiles.

4. Pourtant, l’année qui vient de s’écouler a été marquée par des résultats relativement encourageants.

5. Sur le plan économique et social, Haïti a réussi, en dépit d’une conjoncture nationale et internationale difficile, à éviter la récession qui a affecté tant d’autres pays, et à obtenir un taux de croissance de son Produit Intérieur Brut (PIB) de près de 2,5 %- ce qui place Haïti, me dit-on, en deuxième position par rapport à l’ensemble de la région. Haïti a également obtenu, au cours de l’année 2009, un allègement de sa dette de 1, 2 milliards de dollars vis-à-vis de ses partenaires financiers internationaux et d’une annulation de ses dettes vis-à-vis de certains de ses principaux partenaires bilatéraux.

6. Par ailleurs, l’année 2009 s’est traduite par une augmentation substantielle de la production agricole, ce qui a permis de commencer à réduire l’insécurité alimentaire. Le Gouvernement a également poursuivi les efforts considérables qu’il a entrepris pour améliorer les infrastructures, notamment les routes et les ponts.

7. La nomination du Président Bill Clinton en mai 2009 comme Envoyé spécial de l’ONU et le travail qu’il a entrepris, pour changer l’image d’Haïti et convaincre les pays donateurs et les investisseurs privés de faire un effort supplémentaire, a permis de mettre en valeur le potentiel économique du pays. La présence d’un nombre sans précédent d’investisseurs à Port-au-Prince, à l’occasion de la réunion qu’il a organisée en collaboration avec la Banque Interaméricaine de Développent (BID), au mois d’octobre dernier, a également suscité un nouvel optimisme au sujet de l’avenir d’Haïti. Nous avons d’ailleurs pu observer en 2009, la réalisation de nouveaux investissements dans divers domaines.

8. Enfin, selon certaines prévisions, le taux de croissance du PIB pourrait atteindre 3,5 à 4 % en 2010, et les perspectives macro-économiques pour les années suivantes sont, en l’état actuel des choses, plutôt bonnes, voire prometteuses. Cette nouvelle décennie débute donc sur une note d’espoir, et elle pourrait se traduire par un nouvel essor de l’économie haïtienne, qui ne manquerait pas d’avoir des effets bénéfiques sur le plan des services sociaux de base et de réduire les souffrances des plus défavorisés.

9. Cependant, ces perspectives prometteuses ne pourront se matérialiser pleinement que si la stabilité politique et la sécurité peuvent être maintenues et si le Gouvernement poursuit résolument la mise en œuvre des plans de réformes institutionnelles adoptés en 2006 et 2007, notamment en ce qui concerne le renforcement de l’Etat de droit et la lutte contre la corruption.

Où en sommes-nous dans ces différents domaines ?

10. Sur le plan politique, contrairement à ce qui s’était passé en 2008, Haïti n’a pas connu en 2009 de crise politique majeure. Il y a certes eu, en novembre dernier, un changement de Gouvernement que beaucoup n’attendait pas. Mais l’installation rapide d’un nouveau Gouvernement, sous la direction du Premier Ministre Bellerive, a permis de rassurer les partenaires internationaux d’Haïti et les investisseurs potentiels. Je suis convaincu que le maintien et le renforcement de la stabilité en 2010 constituent une aspiration profonde de la plupart des haïtiens et des haïtiennes.

11. La stabilité politique passe par un dialogue sincère entre tous les secteurs de la société haïtienne et par le bon fonctionnement des institutions, y compris l’instauration d’une collaboration constructive entre les pouvoirs Exécutif et Législatif. C’est ainsi que les décisions et les lois permettant de répondre aux besoins de la population et de créer un environnement véritablement propice aux investissements, pourront être adoptées sans délais inutiles.

12. Les élections législatives et présidentielles constitueront cependant un défi majeur de l’année 2010. Ces élections revêtent une importance capitale pour l’avenir du processus démocratique en Haïti et pour la consolidation de la stabilité : leur réussite permettrait au pays d’entrer dans un cercle vertueux où la stabilité et le développement se renforceront mutuellement. Leur échec contribuerait à aggraver la méfiance et la suspicion et pourrait mettre en cause les progrès accomplis au cours des 4 dernières années.

13. Il est donc essentiel que ces élections soient honnêtes et transparentes et qu’elles traduisent la volonté du peuple haïtien, librement exprimée dans les urnes. En Haïti, comme dans d’autres pays, ceci n’est pas quelque chose qui est toujours acquis d’avance. La réussite des élections ne dépend pas seulement du CEP qui doit, bien entendu, s’acquitter honorablement des responsabilités importantes qui lui ont été confiées. Elle exige également le plein engagement de tous les acteurs politiques concernés, de la société civile et de tous les citoyens, qui devront chacun apporter leur contribution.

14. La réussite des élections est donc une responsabilité collective. Elle nécessite un dialogue franc et ouvert, afin d’éliminer la méfiance et de rétablir la confiance. Elle nécessite également que tous les acteurs fassent preuve de vigilance, afin que les débordements ou les abus éventuels soient détectés, corrigés et, si nécessaire, sanctionnés, comme cela a été le cas pour le Département du Centre.

15. La MINUSTAH continuera, pour sa part, à fournir un appui logistique et sécuritaire au processus électoral, conformément au mandat qui lui a été confié par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Elle contribuera ainsi, en collaboration avec les bailleurs de fonds et le PNUD, à créer les conditions techniques d’une bonne élection : le reste appartient aux Haïtiens.

16. Dans le domaine de la sécurité, grâce à une étroite collaboration entre la Police Nationale d’Haïti (PNH) et la MINUSTAH, plusieurs activités criminelles ont connu un déclin au cours des douze derniers mois. C’est le cas, en particulier, pour les kidnappings. Nous nous félicitons de constater que les opérations et patrouilles conjointes PNH/MINUSTAH ont permis de contenir la bouffée de violence qui menaçait, au début du mois de décembre, de perturber les fêtes de fin d’année.

17. Au cours de l’année 2009, la police haïtienne a vu ses effectifs se renforcer avec la formation de 1.200 nouveaux agents. Certains pays donateurs ont également apporté un soutien précieux, notamment avec la fourniture d’équipements indispensables, et en contribuant au financement des infrastructures nécessaires au développement de la PNH.

18. Il faudra, pendant les mois à venir, poursuivre les efforts engagés pour obtenir une réduction supplémentaire de la criminalité et renforcer le sentiment de sécurité des populations, non seulement dans les zones urbaines, mais également dans les zones rurales et dans les régions frontalières. Il faudra également démarrer au plus tôt la formation d’une nouvelle promotion d’officiers de police, afin qu’ils puissent ensuite être déployés en province, où leurs effectifs restent insuffisants.

19. La MINUSTAH continuera, quant à elle, à apporter une assistance technique et opérationnelle au développement et au renforcement de la PNH, l’objectif ultime étant, bien entendu, de la doter dès que possible de la capacité d’assurer seule les fonctions de maintien de l’ordre sur l’ensemble du territoire national. L’appui des partenaires internationaux sera aussi essentiel pour s’assurer que les agents de la PNH bénéficient des infrastructures et des équipements dont ils ont besoin pour faire leur travail.

20. S’agissant du renforcement des autres institutions étatiques nous avons assisté, au cours du premier trimestre 2009, à la réouverture de l’Ecole de la Magistrature. Comme vous le savez, sans doute, l’Ecole était fermée depuis plus de cinq ans. Nous nous félicitons de la décision des Autorités haïtiennes d’assurer, au cours des prochaines semaines, le démarrage de la formation initiale d’une nouvelle génération de magistrats.

21. Nous espérons que l’amélioration des infrastructures carcérales se poursuivra en 2010 et que de nouveaux officiers des services pénitentiaires seront formés au cours des prochains mois. Une nouvelle prison, actuellement en construction à la Croix des Bouquets, devrait également être inaugurée au printemps 2010. Par ailleurs, des progrès tangibles ont été réalisés en 2009 dans le cadre du programme de gestion des frontières. Ces progrès ont permis de renforcer le contrôle des frontières terrestres et maritimes et d’augmenter les recettes douanières.

22. Les Autorités haïtiennes ont souligné récemment que la réforme de la Justice constituerait une de leurs priorités en 2010. Ce secteur mérite une attention particulière car la crédibilité et l’indépendance du système judiciaire constituent en effet une des dimensions de la stabilité et un facteur d’encouragement important pour les investissements dont le pays a tant besoin pour assurer la relance de son économie.

23. Dans ce contexte, la nomination du Président de la Cour de Cassation et des autres juges de la Cour dont les postes sont, ou pourraient devenir vacants, ainsi que la mise en place du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et le lancement du processus de certification du personnel de la PNH, permettront d’illustrer la volonté politique des Autorités haïtiennes de faire avancer le processus de réforme et de renforcement de l’Etat de droit.

24. Pour conclure, on peut dire que l’année 2009 n’a pas été une mauvaise année pour Haïti. Certes les résultats obtenus restent insuffisants pour améliorer, dans l’immédiat, le sort des plus démunis et de nombreux défis devront être relevés en 2010 pour consolider la stabilité et réunir les conditions d’un développement économique et social durable.

25. Je suis pourtant convaincu que ces obstacles peuvent être surmontés et que la promesse d’un avenir meilleur pour Haïti n’est pas vaine si tous les haïtiens, et toutes les haïtiennes, s’engagent résolument dans la voie du dialogue, de l’entente et de la coopération, et s’ils tournent le dos au doute, à la méfiance et à la suspicion.

26. Haïti est aujourd’hui à un moment décisif de son histoire. On a vu se profiler à l’horizon, en 2009, l’espoir d’un nouveau départ. Il appartient aux haïtiens, et aux haïtiens seuls, de transformer cet espoir en réalité, en travaillant ensemble au service des intérêts supérieurs de leur pays.

27. La MINUSTAH, le système des Nations Unies et la communauté internationale continueront, en 2010, à appuyer et à accompagner ces efforts. Mais le progrès en Haïti ne peut être conduit ou dicté par l’international. Il revient aux haïtiens de prendre en charge leur propre destin. Ils honoreront ainsi la mémoire des fondateurs de la patrie qui se sont sacrifiés pour que leur peuple haïtien puisse vivre dans la liberté, la justice et le respect de la dignité humaine.

28. Je vous remercie et je suis maintenant prêt à répondre à vos questions
 

DANS L'INTERNATIONAL

MADRID. L'ESPAGNE A INAUGURÉ SA PRÉSIDENCE DE L'UNION EUROPÉENE

L'Espagne a inauguré officiellement ce 8 janvier 2009 sa présidence de l'Union européenne. Un mandat de six mois qui s'achèvera en juin prochain. Les principaux responsables européens présents ont appelé à une plus grande coordination des politiques économiques. José Luis Zapatero, le chef du gouvernement entend profiter de son nouveau rôle pour impulser des changements dans la gouvernance économique européenne. Le gala inaugural de lancement de la présidence espagnole, tapis rouge et flamenco. Le récit de notre envoyée spéciale Joana Hostein

On savait que parmi les priorités de la présidence espagnole de l’Union européenne figurait la relance économique. On sait désormais comment Madrid compte apporter sa pierre à l’édifice. Jose Luis Zapatero vient de dévoiler sa stratégie : une gouvernance européenne sur les dossiers économiques. Jusque là rien de très polémique sauf que le chef du gouvernement espagnol veut ajouter des sanctions financières pour les pays récalcitrants. L’Europe avait en effet lancé en l’an 2000 une stratégie économique pour dix ans, dite « processus de Lisbonne », mais sans mesure contraignante. Cela expliquerait selon Mr Zapatero que les objectifs fixés n’aient pas été atteints. Cette idée de mesures coercitives n’a pas tardé à déclencher des réactions chez les 27. Berlin s’inquiète d’un tel projet sur l’indépendance de la Banque centrale européenne mais la réaction la plus vive pourrait venir de Londres qui a toujours été très opposée à toute intervention de l’Union dans les dossiers économiques.

TOGO. AUTOBUS DE L'EQUIPE NATIONALE DU TOGO MITRAILLE EN ANGOLA.
L'équipe nationale du Togo a été victime d'une attaque terroriste dans la province du Cabinda (Angola). Le bus de l'équipe de football du Togo a été mitraillé juste après avoir franchi la frontière du Congo avec l'enclave angolaise du Cabinda, où doivent se dérouler les matchs de la poule B de la CAN 2010. « Un chauffeur a été tué et neuf membres de la délégation, dont deux joueurs, ont été blessés », a déclaré Willy Dogbatsé, président du Comité de mobilisation des fonds pour l'équipe nationale togolaise. Le gouvernement angolais a promis de tout faire pour « garantir la sécurité » de la CAN qui débutera dimanche.

A deux jours du début de la CAN 2010, le car de l’équipe du Togo a été attaqué à la mitraillette le 8 janvier 2010 dans l'enclave du Cabinda, en Angola. Les Eperviers arrivaient du Congo, où ils avaient fait leur préparation à la CAN 2010, et venaient de passer la frontière angolaise pour rejoindre Cabinda, où doivent se disputer les rencontres de leur groupe.

Selon le joueur togolais de Grenoble Alayxis Romao, interrogé par RMC Sport, les tirs auraient fait au moins sept blessés : le chauffeur du car - décédé des suites de ses blessures -, le médecin de l’équipe, une personne de la délégation, l’entraîneur adjoint, l’entraîneur des gardiens et deux joueurs. Thomas Dossevi, autre joueur de la sélection togolaise, a révélé que ces derniers étaient Serge Akakpo qui évolue au FC Vaslui, en Roumanie, « qui a pris une balle dans le dos », et Kodjovi Obilale du GSI Pontivy, en France.

Selon Cristòvão Luemba, journaliste de Radio Ecclesia  au Cabinda, joint par la rédaction lusophone de RFI, qui a assisté à la fusillade, a vu au moins six blessés. « J’ai pu constater qu’il y avait 2 ou 3 joueurs blessés ainsi que l’entraîneur de l’équipe du Togo, de nationalité française qui lui a été légèrement blessé, explique le journaliste. Mais la situation des joueurs est elle préoccupante même s’il n’y a pas encore de rapport médical ».  Le bus a été mitraillé un bon quart d'heure.  Le journaliste Cristòvão Luemba apporte d'autres précisions : « C’est arrivé vers 14h15 quand le convoi allait à la rencontre des autorités locales du gouvernement et les membres de l’organisation de la CAN, près de la frontière de Massabi. La délégation du Togo venait de Pointe Noire. Sur la route entre Massabi et la ville de Cabinda, à 2 ou 3 kilomètres de la ville, on a été surpris par une fusillade qui a atteint le chauffeur du bus qui transportait les joueurs togolais ».

L'attaque a été revendiquée dans un communiqué des Forces de Libération de l'Etat Cabindais / Position Militaire (FLEC/PM). « Cette attaque vient de causer un mort et trois blessés graves, annonce le mouvement séparatiste avant de déclarer qu'il ne s'arrêtera pas là. Cette opération commando n'est que le début d'une série d'actions ciblées qui va se poursuivre sans arrêt sur l'ensemble du territoire du Cabinda ». Le commandant du FLEC João Baptista «Jimbi» revendique l'attaque Notre organisation revendique cette attaque. Notre direction a appelé le gouvernement pour entamer un dialogue dans le but d'arriver à la paix à Cabinda pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis 1974... L'action n'était pas dirigée contre les Togolais, nous n'avons rien contre eux. L'action était dirigée contre le gouvernement, contre le MPLA...

La Coupe d'Afrique des nations aura bien lieu en dépit du mitraillage du bus de la délégation togolaise, a confirmé pour sa part la Confédération africaine de football (CAF). Dans sa première déclaration officielle à Luanda, par la voix de son porte-parole Souleymanou Habouba, la CAF s'étonne que la sélection togolaise se soit rendue au Cabinda par la route et non par avion. Selon les statuts de la CAF, selon le règlement de la compétition, c’est écrit noir sur blanc que toutes les équipes doivent voyager par avion vers les villes, et la CAF en collaboration avec le comité d’organisation partage ces frais de voyage…

Le comité exécutif de la CAF a tenu une réunion d'urgence vendredi soir à Luanda, en présence du président de l'organisation, Issa Hayatou. A l'issue de cette réunion, le comité a annoncé qu'une délégation se rendrait samedi au Cabinda, conduite par le Ministre angolais de l'Intérieur, et qui incluait des représentants de la CAF. Le président de la CAF doit pour sa part rencontrer le Premier ministre angolais. Joseph Blatter, président de la Fifa, a indiqué vendredi dans un communiqué attendre « un rapport complet » de la CAF. Joseph Blatter s'est également déclaré « profondément touché par les incidents », exprimant sa solidarité avec l'équipe nationale togolaise.

La France a condamné « avec la plus grande fermeté » le mitraillage du bus qui transportait la sélection togolaise de football en chemin vers Cabinda pour disputer le match dans le cadre de la Coupe d'Afrique, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

NOUVELLES DES NATIONS UNIES

BAN KI-MOON: 2010 SERA PROPICE AUX NEGOCIATIONS SUR DESARMEMENT.
 Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est engagé vendredi à poursuivre ses efforts en faveur d'un monde dénucléarisé, notant qu'un certain nombre d'événements ces derniers mois constituaient une bonne base de départ dans les négociations à venir, notamment celles relatives au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Il a rappelé que le désarmement et la non-prolifération figuraient parmi ses priorités.

« Aujourd'hui, il y a une nouvelle fenêtre d'opportunité s'agissant du désarmement et de la non-prolifération », a-t-il déclaré à l'occasion d'une table-ronde à l'ONU avec les responsables d'institutions oeuvrant dans ce domaine. « Je suis convaincu que nous sommes capables de parvenir à notre objectif commun d'un monde libéré des armes de destruction massive », a-t-il ajouté. Participaient notamment à cette table ronde les responsables de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, et de la Commission préparatoire du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires. Le Secrétaire général a rappelé que la Conférence sur le désarmement devait reprendre dès ce mois-ci à Genève. Le mois prochain, il y aura le sommet « Option zéro » à Paris et une conférence sur la sécurité à Munich. En avril, un sommet sur la sécurité nucléaire est prévu à Washington, et en mai la conférence d'examen du TNP. Par ailleurs, M. Ban estime que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques continue de faire des progrès significatifs. Ban Ki-moon a relevé toutefois que le TNP faisait face à un certain nombre de défis. « Une issue favorable, a-t-il dit, renforcerait la confiance non seulement dans le traité mais aussi en faveur de l'effort collectif mondial pour parvenir à un monde libéré des armes nucléaires ». Il a aussi indiqué qu'il continuerait cette année de rechercher des appuis pour son « Plan d'action pour le désarmement nucléaire et la non prolifération ». Présenté en 2008, ce plan en cinq points appelle les Etats parties au TNP à poursuivre les négociations sur le désarmement atomique, soit au travers d'une nouvelle convention ou par une série d'instruments se renforçant mutuellement et s'appuyant sur un système crédible de vérification.

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NOUVELLES  D'HAITI

PROGRAMME DE SPECIALISATION A LA FACULTE DE MEDECINE
La doyenne de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP) Gladys Prosper a rappelé, lors d’un point de presse ce mercredi, que les inscriptions au programme de spécialisation pour des médecins résidants s’achèveront le 8 janvier prochain. Ce recrutement est réalisé tous les ans à la FMP au profit de médecins résidants désireux de se spécialiser dans une branche déterminée comme la maternité, la pédiatrie, la chirurgie ou autre. Ces médecins doivent d’abord s’inscrire et ensuite subir un examen d’admission. Les inscriptions sont reçues depuis le 4 janvier et durent cinq jours à la FMP. « Les pièces requises figurent dans l’avis parue depuis la semaine dernière à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) », a rappelé le docteur Prosper. Par ailleurs, plus d’un se demandent à quand la reprise des activités académiques à la FMP, l’organisation des examens de fin de session des anciennes promotions, ou encore la fixation de la date d’inscription aux concours d’admission pour une nouvelle promotion. En effet, la présence d’agents d’unités spécialisées de la Police nationale d’Haïti est toujours constatée à l’entrée principale de l’établissement. Ils y sont déployés depuis le 28 août 2009 suite à la décision du rectorat de l’université et du décanat de la faculté afin de déloger un groupe d’étudiants grévistes qui avaient occupé l’espace depuis le 27 avril 2009.

RENFORCEMENT DE SECURITE A L'AEROPORT APRES ARRESTATION
La sécurité a été renforcée à l’aéroport international Toussaint Louverture suite à l’arrestation fin décembre 2009 de quatre personnes qui essayaient de passer de la drogue.Le 27 décembre dernier, la police aéroportuaire a découvert, lors d’une fouille au corps, 2,25 kilos de cocaïne dissimulés entre les cuisses de Barbarita Arestis. Trois 3 jours après, lors d’une fouille corporelle, 2,35 kilos de la même substance seront extraits des sous-vêtements d’Abel Victor. Ces interpellations ont pu avoir lieu, explique un responsable de la sécurité de l’Aéroport Toussaint Louverture, à la faveur du renforcement des contrôles au départ depuis l’attentat raté d’Al Quaïda, le 25 décembre dernier, dans un avion à destination de Detroit, aux Etats-Unis. Même après le passage sous les portiques de sécurité, des fouilles au corps sont effectuées systématiquement sur les voyageurs. C’est au cours de ces tâtonnements que les agents ont trouvé louches les cuisses de Barbarita et le postérieur d’Abel et leur ont demandé de passer dans une salle pour des fouilles plus approfondies, a-t-on appris auprès d’autorités aéroportuaires. Mme Arestis aurait avoué qu’elle transportait cette drogue à la demande de sa sœur, Nathalie Smith, qui, elle aussi, a été appréhendée. Abel non plus n’était pas seul, il a été arrêté en compagnie de son frère Déjean Victor qui voulait lui porter secours. Les frères Victor, des hommes d’affaires d’origines haïtiennes, l’un détenteur d’un passeport canadien et l’autre américain, étaient en partance pour le Canada. Les 2 sœurs voulaient, quant à elles, rentrer aux Etats-Unis.

SAINT MARC. GREVE DU SYNDICAT DES INFIRMIERES.
Depuis lundi, le syndicat du personnel des infirmières et d’autres employés de l’Hôpital St-Nicolas de St-Marc ont observé un arrêt de travail pour protester contre la mise en disponibilité de la comptable en chef. Cette décision visait à combattre la corruption au sein de l’institution hospitalière, explique à la presse Serge Mertilus, le directeur médical de l’Hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc, qui a procédé à cette mise en disponibilité. Ce mardi, le syndicat du personnel des infirmières et d’autres employés ont organisé un sit-in devant l’hôpital pour réclamer le départ du directeur de cette institution. Cette situation a obligé le directeur de l’hôpital à sortir dans son silence. Il a expliqué avoir pris sa décision en raison de la mauvaise gestion de la comptable en chef des deniers du centre hospitalier. Par ailleurs, M. Mertilus demande aux autorités de la santé de pencher le plus vite que possible sur ce cas.

GROS MORNE. BLESSES GRAVES SUITE  ACCIDENT DE 3 MOTOCYCLETTES.
: Environ 10 personnes ont été grièvement blessées suite à un accident impliquant 3 motocyclistes survenu sur la route Gonaïves/Gros-Morne le 5 janvier. Cela s’est produit lorsque deux motocyclistes, roulant à toute vitesse avec un surplus de passagers, sont entrés en collision avec un 3ème arrivant en sens inverse. Les cas les plus graves ont été admis d’urgence à l’Hôpital Alma Mater. Les chauffeurs de taxi-motos sont souvent surchargés dans les villes de province alors que dans la capitale haïtienne la police sanctionne les motocyclistes transportant plus d’un passager.

A MIREBALAIS: L’un des candidats à la députation pour la commune de Boucan Carré, Descollines Abel, demande à l’ONI (Office national d’identification) d’accélérer le processus de livraison des cartes électorales. S’exprimant dans un créole francisé, le candidat exhorte les responsables de l’ONI à activer le processus de livraison des cartes d’identification nationale pour permettre aux citoyens de remplir leurs devoirs civiques. Les élections législatives sont prévues pour le 3 mars 2010 pour le département du Centre.

TAIWAN ET LA REHABILITATION DE LA PLAGE DE PORT SALUT.
La cérémonie d’inauguration de la rénovation de la plage de Pointe Sable à Port-Salut s’est déroulée le 5 janvier 2010 en présence d’élus locaux, de cinq ministres et de l’ambassadeur taïwanais en Haïti, M. Hsu Mien-Shieng. La présence de cinq ministres à Port-Salut pour l’inauguration de la réhabilitation de la plage Pointe Sable est un bon exemple de la solidarité gouvernementale, à en croire le ministre du Tourisme, M. Patrick Délatour accompagné des Ministres de la Justice, des Travaux publics, de la Communication et de la Jeunesse et des Sports, respectivement M. Paul Denis, M. Jacques Gabriel, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue et M. Evans Lescouflair. Les travaux pour la valorisation des 2 kilomètres de côtes de sable blanc de Pointe Sable ont duré plus de 9 mois et ont été financés à hauteur de $ 2 millions U.S par le gouvernement taiwanais. Le cadre rénové compte un bâtiment administratif, différents kiosques, un podium, un parking, une route asphaltée d’une voie, etc. Ce projet était cher à l’ancien ambassadeur de Taiwan en Haïti, M. Yang Sheng Tha qui en avait fait l’écho depuis avril 2007. Les différents intervenants n’ont pas tari d’éloges devant cette merveille de la nature qualifiée de « joyau », « diamant brut », « meilleure destination touristique » pour le département du Sud. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire comme l’a reconnu le responsable volontaire du comité de suivi, le Dr Sinal Bertrand, qui constate l’absence de matériels et d’équipements dans le bureau administratif de la plage. Le maire de Port-Salut, M. Jean Webert Milard, considère la réhabilitation de la plage de Pointe Sable comme un premier pas vers le développement local. Selon lui, il faudrait la création d’un aéroport international dans le sud pour mieux rentabiliser la plage. Il a appelé les riverains à respecter cet espace et à collaborer en vue de sa préservation. Le maire présidera le comité de gestion de la plage qui dispose d’une enveloppe d’un million de gourdes pour assurer l’entretien de la plage dans un premier temps. Le ministre des Sports a tenu à établir la différence entre plage publique et plage libre. Il a promis de partager son expérience dans la gestion de plage publique avec le comité qui sera en charge de Pointe Sable. Il faut de l’ordre et de la discipline pour bien gérer cette plage, a-t-il recommandé. « L’amélioration des transports donne naissance à de nouveaux flux touristiques », a indiqué le ministre des Travaux publics qui a rappelé les différentes réalisations en terme d’infrastructures structures dans la région. Pour sa part, Mme Lassègue, la ministre de la Culture, représentant le Premier ministre Jean Max Bellerive, a salué le caractère stable caractérisant les rapports entre les gouvernements haïtien et taïwanais qui a permis l’exécution de plusieurs projets. S’adressant aux riverains, elle a déclaré que : « la mise en œuvre du projet de réhabilitation de la plage de Pointe Sable était de la responsabilité de l’exécutif, maintenant la mise en valeur du site est de votre responsabilité ». L’ambassadeur taïwanais, M. Hsu Men-Shieng, s’est dit satisfait de la concrétisation de ce rêve. Rappelant quelques similitudes de son pays avec Haïti, le diplomate fraîchement nommé ambassadeur a promis de continuer à accompagner les efforts de développement en Haïti. Outre la réhabilitation de la plage de Pointe Sable, le gouvernement taïwanais finance divers projets de coopération dans le pays. Originaire de Port-Salut, le ministre de la Justice, Paul Denis, a évoqué ses meilleurs souvenirs d’enfance sur la plage lorsqu’il trompait la vigilance de sa mère pour venir s’oublier dans les eaux de Pointe Sable. Il avait cessé de fréquenter la plage à cause de la mauvaise ambiance qui y régnait, regrette-t-il. Paul Denis a précisé que la plage réaménagée avait un énorme potentiel de développement et pouvait attirer beaucoup de touristes. Mais les touristes ont besoin de paix, de tranquillité et de services, a-t-il poursuivi, tout en appelant tous les riverains à valoriser cette plage. Le ministre du Tourisme considère, pour sa part, la plage de Pointe Sable comme l’une des meilleures plages de la région caribéenne. Il se réjouit des efforts accomplis dans la concrétisation du plan directeur du tourisme qui a retenu quatre régions prioritaires avec d’énormes potentialités pour le développement touristique, à savoir : le Nord, l’Ouest, le Sud et le Sud-est.

DECAISSEMENT DES 55 MILLIONS DE GOURDES PROMIS AUX PARTIS POLITIQUES
Le gouvernement promet de débloquer cette semaine 55 millions de gourdes en tant que fonds de support aux partis politiques dans le cadre des prochaines élections prévues pour février et mars 2010 L'argent sera remis aux partis politiques avons-nous appris d'une source proche du gouvernement Le premier ministre avait promis un support entier de son équipe à la réalisation de ces élections, et donné des garanties que le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour favoriser la tenue de ces joutes Dans son discours à l' occasion de la fête des héros le 2 janvier dernier Jean Max Bellerive avait déclaré que ces fonds seront disponibles pour les partis politiques d'ici cette semaine On notera que L'État haïtien contribue au financement de ces élections à hauteur de 7 millions de dollars. 4,3 millions d'électeurs sont attendus aux urnes selon les chiffres fournis en fin d'année 2009 par le Cep

DANS L'INTERNATIONAL

PARIS. MORT DE PHILIPPE SEGUIN PRESIDENT DE LA COUR DES COMPTES.
Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes a succombé le jeudi 7 janvier 2010, à une crise cardiaque à l’âge de 66 ans. Ancien ministre des Affaires sociales, président de l’Assemblée nationale, il était connu pour ses positions républicaines et pour sa forte personnalité. Il se distinguait aussi pour son franc-parler qui pouvait s'exercer contre son propre camp politique. Philippe Séguin était sans aucun doute l'une des plus singulières figures du paysage politique français. Un gaulliste social, atypique, mais convaincu, dont la voix portait au sens propre comme au figuré. C'était encore le cas aujourd'hui. Plusieurs années après son retrait de la vie politique, lorsqu'il présentait le rapport annuel de la Cour des Comptes qu'il présidait depuis 2004. Ministre des Affaires sociales et de l'Emploi de 1986 à 1988, Il a présidé l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, puis le RPR (Rassemblement pour la République) jusqu'en 1999. Il fut aussi maire d'Epinal et député des Vosges pendant vingt-quatre ans.

Mais au-delà des mandats et des fonctions, c'est l'homme dont la mémoire est unanimement saluée à gauche comme à droite aujourd'hui. Un homme loué pour sa probité, l'idée qu'il se faisait de la nation et la force de ses convictions. Un homme capable de dire non comme il le fit en 1992 quand il prit la tête du combat contre le Traité de Maastricht face au président socialiste François Mitterrand. Mais aussi face à la majorité de son camp. Un camp que Philippe Séguin dérouta parfois comme en 1999 lorsqu'il démissionna de la présidence du RPR en pleine campagne des Européennes. Un combat avorté avant un autre combat perdu après une campagne très dure, celui des Municipales de 2001 à Paris. Le dernier combat politique de celui qui fut l'un des acteurs majeurs. de la victoire de Jacques Chirac à la présidentielle de 1995. La vie politique française a perdu l'une des ses grandes figures, avec la disparition, jeudi 7 janvier 2010, de Philippe Séguin, né en Tunisie il y a 66 ans et mort à Paris d'une crise cardiaque. Le président de la Cour des comptes – qui fut aussi ministre, président de l'Assemblée nationale et patron du parti gaulliste RPR - avait été chargé récemment par Nicolas Sarkozy d'une mission sur l'Euro-Méditerranée, parce que Philippe Séguin, avait aussi un peu un pied de chaque côté de la « Grande Bleue », au Maghreb et en France. Philippe Séguin est né le 21 avril 1943 à Tunis. Pupille de la Nation, ce fils de pied-noir, vivra en Tunisie jusqu'en 1956. Il gardera jusqu'au bout une véritable passion pour son pays de naissance, pour « sa » Tunisie qu'il défendait envers et contre tout. Il se présentait lui-même comme le « numéro un du lobby tunisien en France » pour contrer, disait-il, « la piètre image du régime Ben Ali en France ». Philippe Séguin passait ses vacances en Tunisie. Il était également un fervent supporter du club de foot l'Espérance de Tunis. Alors qu'il préside l'Assemblée nationale dans les années 1990, Philippe Séguin privilégie la coopération parlementaire avec les Parlements étrangers et notamment avec celui de Tunisie. Mais sa passion pour cette terre méditerranéenne englobe tout le Maghreb. Il croyait au rapprochement des deux rives de la Méditerranée. D'ailleurs, en 2007, le président Nicolas Sarkozy le charge d'une mission sur l'Euro-Méditerranée. Un an plus tard, le président de la Cour des comptes ne manque pas pourtant de dénoncer les gaspillages qui ont accompagné l'organisation du sommet de l'Union pour la Méditerranée en juillet 2008 à Paris. Parmi les nombreuses réactions à son décès, il y a celle de Dalil Boubaker, le recteur de la mosquée de Paris, qui relève la grande connaissance de Philippe Séguin sur le Maghreb et son intérêt particulier pour les musulmans de France. Dès l'annonce de la disparition de Philippe Séguin, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a exprimé sa « profonde tristesse » et son « immense regret ». Dans un message diffusé par l'agence officielle TAP, M. Ben Ali déplore la perte d'un « ami personnel et un fidèle ami de la Tunisie, son pays natal », rendant hommage à « l'une des plus éminentes personnalités françaises » et un « illustre intellectuel et homme politique ».

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Par Jacques Dusseck

L'ONU APPELLE AU CALME L'EGYPTE ET GAZA
 Les Nations Unies ont appelé au calme mercredi à la suite de heurts à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza qui ont fait un mort du côté égyptien, alors que se poursuivent des manifestations de protestation contre le blocage d'un convoi d'aide à destination du territoire palestinien. « Nous sommes préoccupés par les violences le long de la frontière entre l'Egypte et Gaza », a déclaré Martin Nesirky, porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. « Nous appelons au calme et au respect de la souveraineté égyptienne », a-t-il ajouté. Selon la presse, des responsables de la sécurité du côté égyptien ont affirmé qu'un de leurs agents avait été mortellement touché par des tirs depuis le territoire palestinien. Plusieurs dizaines de personnes venues manifester à l'appel du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) auraient aussi été blessés. Le territoire est soumis à un blocus économique par Israël depuis la prise du pouvoir par le Hamas il y a deux ans et demi dans la bande de Gaza, ce qui a provoqué une grave crise humanitaire pour le 1,5 million de Palestiniens vivant dans le territoire. L'ONU et les organisations humanitaires appellent régulièrement Israël à lever les restrictions sur les biens de première nécessité, vivres, carburant et matériaux de construction. Elles appellent aussi au rétablissement de la liberté de circulation. « Nous demeurons profondément préoccupés par les conditions insupportables prévalant à Gaza et réitérons la nécessité de rouvrir tous les points de passage comme cela est prévu dans l'accord de 2005 » sur la liberté de mouvement et d'accès, a ajouté M. Nesirky.

INQUIETUDE DE L'ONU SUR LES PRATIQUES EN AFRIQUE DE L'OUEST
 Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, juge dans un rapport publié mercredi que la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement et des pratiques non démocratiques en Afrique de l'Ouest constituent une menace potentielle pour la paix et la stabilité sous-régionales. Le Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest (BNUAO) envisage d'entreprendre une analyse détaillée des changements anticonstitutionnels de gouvernement dans cette région, en collaboration étroite avec l'Union africaine et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). L'objectif est d'insister sur la nécessité d'actualiser les normes et outils régionaux de bonne gouvernance pour améliorer la prévention, écrit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité. Le rapport souligne le soutien apporté par le BNUAO et le Représentant spécial du Secrétaire général, Said Djinnit, au processus de médiation en Guinée. « Ce soutien est d'autant plus crucial que l'effondrement de l'ordre public en Guinée pourrait avoir de graves répercussions sur d'autres pays de la région du fleuve Mano qui se relèvent de conflits et de troubles internes récents », écrit Ban Ki-moon. Outre la Guinée, cette région comprend le Liberia et la Sierra Leone. Il juge essentiel d'appliquer sans tarder les recommandations figurant dans le rapport de la Commission d'enquête internationale sur les massacres du 28 septembre 2009 à Conakry, la capitale guinéenne. Entretemps, des mesures ont été prises pour renforcer la capacité de l'ONU à suivre la situation en Guinée, y compris par le déploiement d'un conseiller politique principal à Conakry. Le BNUAO a également commencé à mettre en place une équipe spéciale conjointe des Nations Unies chargée de la réforme du secteur de la sécurité en Guinée. Au niveau régional, le BNUAO va s'employer dans les mois à venir à améliorer les processus électoraux et à encourager la réforme du secteur de la sécurité en Afrique de l'Ouest. Il continuera également à soutenir la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé transfrontalier dans la région, précise le rapport

 

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NOUVELLES  D'HAITI

50,000 EMPLOIS PRÉVUS EN 2010 SELON LE PRESIDENT PREVAL.
Le président René Préval a prévu le doublement des emplois dans la sous-traitance au cours de l’année 2010, dans son discours à l’occasion du premier janvier aux Gonaïves, il a souhaité la stabilité au pays. Présentant un bilan des actions entreprises par son gouvernement au cours de ces dernières années, M. Préval s’est félicité de la relance de la production agricole et de la construction du réseau routier national. Il a toutefois mis en garde contre l’instabilité et l’insécurité qui pourraient faire perdre au pays l’avantage de ces réalisations. Concernant les emplois, M. Préval s’est évertué à montrer que le climat de stabilité établi dans le pays avait permis de relancer les activités dans le secteur de la sous-traitance créant des milliers d’emplois dans un secteur en plein essor. De 14.000 en 2006, plus de 26.000 personnes travaillent actuellement dans les usines du Parc industriel a comptabilisé M. Préval qui prévoit 50.000 emplois au cours de 2010 et 100.000 en 2011. Le chef de l’Etat qui a assisté à la traditionnelle messe d’actions de grâce à la cathédrale des Gonaïves avant de parler à la foule massée sur la place de l’indépendance, a souhaité la paix, la sécurité et la stabilité au pays pour la nouvelle année.

AUDIT SUR L'UTILISATION DES 197 MILLIONS DE DOLLARS PAR LA COUR DES COMPTES Le Premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, a annoncé  la tenue d’un audit de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif sur l’utilisation des 197 millions du Fonds Petrocaribe débloqués en 2008 après les cyclones. Comme souhaité par son prédécesseur, M. Bellerive annonce qu’un auditeur externe devra par la suite justifier l’emploi de cet argent. Par ailleurs, le chef du gouvernement recommande que chaque ministère dresse un rapport particulier sur les sommes qu’ils auraient reçues dans le cadre de ce fonds d’urgence.

Les parlementaires ont ratifié à l’unanimité hier mardi 29 décembre l’accord de prêt pour la modernisation de l’aéroport international du Cap-Haïtien signé le 17 décembre dernier entre l’Etat haïtien et la banque vénézuélienne de développement économique et sociale. Les 17 sénateurs et 50 députés réunis en Assemblée nationale attendent des documents additionnels du ministère de l’Economie et des finances sur le dossier, mais ont tous voté en faveur de cet accord d’un montant de 33 millions de dollars.

La police de Pétion Ville a procédé, ce 29 décembre 2009, à l’arrestation de deux individus qui rançonnaient les cambistes de la commune. Charles Thiard et Saint Philippe Jean ont été surpris en flagrant délit alors qu’ils tentaient de dépouiller les changeurs et leurs clients. Ces deux hommes avaient en leur possession une importante somme d’argent au moment de leur arrestation. Ces interpellations figurent parmi plusieurs autres dont l’arrestation de deux personnes inculpées pour le meurtre du journaliste italien tué en Haïti au début du mois, Francesco Fantoli.

59 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA PRIVATISATION DE LA TELECO.
Le Conseil de modernisation des entreprises publiques (CEMEP) a annoncé mercredi que dans le cadre du processus de privatisation de la TELECO, l’opérateur téléphonique vietnamien Vietel Corporation a remporté l’appel d’offres de la Banque Centrale visant à céder 60% des actions de la compagnie téléphonique nationale.

La compagnie vietnamienne, VIETEL CORP.dont l’offre est de 59 millions de dollars pour l’acquisition de 70% des actions, était la seule parmi 32 soumissionnaires à avoir rempli les conditions requises en vue de l’attribution de l’appel d’offres, ont fait savoir les membres du CEMEP dans un rapport final présenté à la presse. Les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile établis en Haïti, Digicel et Voila, figurent sur la liste des potentiels acquéreurs écartés de la course à cause des insuffisances de leurs dossiers. Me Alix Richard souligne que la Banque Centrale a été invitée à avoir de nouveaux rounds de négociation avec Vietel Corporation afin de ramener la cession des actions de la TELECO de 70 à 60% toujours pour le même montant de 59 millions de dollars. Pour sa part, l’ingénieur Yves Bastien a tenté de justifier le faible montant offert par la compagnie vietnamienne pour devenir l’actionnaire majoritaire de la TELECO en soutenant que l’opérateur public de la téléphonie filaire ne valait plus grand-chose, aujourd’hui. Sa compétitivité est réduite à sa plus simple expression à cause, dit-il, des révolutions technologiques successives enregistrées dans le domaine des télécommunications.  Il précise que le Conseil de modernisation des entreprises publiques n’a fait que mettre en œuvre les directives de la BRH portant sur la privatisation de la compagnie d’Etat. Présent à la cérémonie d’ouverture des plis, le PDG de Digicel Haïti, Maarten Boute, a déclaré que le processus d’appel d’offres s’est déroulé dans la transparence. Mais, il a aussi estimé que le montant de 59 millions de dollars annoncé était de loin inférieur à la valeur réelle de la TELECO. M. Boute en a profité pour exprimer ses préoccupations face à l’arrivée éventuelle de Vietel en Haïti. La présence d’un quatrième opérateur privé (après Digicel, Voila et Haitel) pourrait entraîner à terme l’effondrement du marché des télécommunications, a prévenu le responsable. L’annonce du CEMEP risque de marquer un tournant dans l’histoire de la TELECO passée en quelques années d’une situation de monopole à une concurrence défavorable après avoir été victime de pillages systématiques et d’un clientélisme indomptable sous plusieurs administrations politiques. Des centaines d’employés ont été mis à pied ces derniers mois, ce qui a alimenté des protestations en cascade contre le projet de "liquidation" d’une entreprise stratégique qui va priver la population d’un service public essentiel. Avec des résultats mitigés, deux autres entreprises d’Etat, la Minoterie d’Haïti et le Ciment d’Haïti, ont été privatisées il y a une dizaine d’années, lors du premier mandat du Président René Préval (1996-2001).

DANS L'INTERNATIONAL

RENFORCEMENTS DE SECURITE DANS LES AEROPORTS
Le gouvernement américain a annoncé de nouvelles procédures de sécurité dans le transport aérien notamment pour les passagers originaires de 14 pays comme le Nigeria, le Yémen, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Arabie Saoudite ou encore l’Iran. Ces nouvelles directives entreront en vigueur dès ce lundi 4 janvier 2010. L'organisation al-Qaïda a revendiqué l'attentat manqué du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Détroit. Par mesure de sécurité, les ambassades américaine et britannique au Yémen sont fermées depuis dimanche. La rentrée du président Barack Obama, qui a passé les fêtes à Hawaï, s'annonce sécuritaire. Dès son retour à Washington, Barack Obama commencera à discuter avec les responsables des services de sécurité et de renseignements des rapports qu’ils lui ont remis la semaine dernière pour expliquer la bavure de l’attentat raté de Detroit et prendre les mesures pour empêcher qu’elle se reproduise. D’ores et déjà les passagers en partance pour les Etats-Unis ont commencé à faire l’objet de contrôles très complets ordonnés par l’agence américaine de la sécurité des transports : fouille au corps, inspections au scanner corporel, examen détaillé des bagages à main. Les contrôles seront particulièrement sévères dans les aéroports de pays jugés sensibles comme le Soudan, la Syrie ou le Yémen. Maintenant que Barack Obama a officiellement accusé la branche yéménite d’al-Qaïda d’avoir entrainé et équipé Abdulmuttalab, tous les efforts de son administration se concentrent sur ce pays, visité samedi 2 janvier par le général Petraeus. S’il n’est pas question d’y envoyer des troupes américaines, les Etats-Unis en revanche sont prêts à accroître leur aide militaire pour lutter contre les insurgés. Longtemps négligé par Washington, le Yémen reçoit maintenant de l’équipement et des renseignements sur l’emplacement des jihadistes repérés par les satellites américains. Les Etats-Unis ont également participé à des frappes aériennes contre des bases d’al-Qaïda tuant comme l’a indiqué John Brennan, le conseiller pour la sécurité, plusieurs des chefs jihadistes.

KABOUL. LES TALIBANS NON IMPLIQUÉS DANS L'ENLEVEMENT DES 2 JOURNALISTES.
Les talibans ont nié toute implication dans l'enlèvement de deux journalistes français mercredi au nord-est de Kaboul. L'armée française reste mobilisée pour les retrouver au cinquième jour de leur disparition. L’enlèvement des deux journalistes français et de leurs trois accompagnateurs afghans n’a toujours pas été revendiqué. En revanche, un porte-parole des talibans a affirmé que son groupe n’était pas l’auteur de la prise d’otages. Ce porte-parole représente le groupe historique des talibans, chassé du pouvoir en 2001, et qui est basé dans le sud à Kandahar. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les otages ne sont pas détenus par un groupe qui se considère comme taliban. L’insurrection englobe une multitude de groupes qui n’ont pas forcément les mêmes motivations. Les talibans communiquent régulièrement mais leurs messages doivent souvent être pris avec précaution. Loin d'être homogènes, ils sont une nébuleuse de groupes parfois autonomes et pas toujours en lien avec le commandement. Dans la province de Kapisa, là où les journalistes se sont fait enlever, la majorité des insurgés sont originaires de la région et se battent pour des raisons locales. Les rebelles sont fractionnés en une dizaine de petits groupes qui sont en compétition les uns avec les autres. Il reste possible que le groupe, qui a enlevé l’équipe de télévision, se revendique comme taliban. Cette annonce n’aura probablement pas d’impact direct sur le sort des journalistes. Ce qui est important, c’est de déterminer les motivations des ravisseurs.

MEXIQUE ARRESTATION DE CARLOS BELTRAN LEYVA PUISSANT CHEF DE CARTEL.
Les services de sécurité mexicains ont annoncé le 3 janvier 2010 avoir arrêté Carlos Beltran Leyva, l’un des frères du baron de la drogue du cartel du Sinaloa, Arturo Beltran Leyva, tué le 16 décembre par l'armée. Carlos Beltran Leyva est considéré, lui-même, comme un des dirigeants du cartel de la drogue. C’est un nouveau succès pour Felipe Calderón dans sa guerre frontale contre les cartels. Lors de son arrestation a Culiacan, berceau des grandes familles de trafiquants mexicains, Carlos Beltran Leyva a tenté de tromper la police avec de faux papiers mais celle-ci savait pertinemment qui il était. Carlos est le frère d’Arturo Beltran, le chef du cartel de Sinaloa, abattu lors d’un affrontement le 16 décembre 2009 dans la ville de Cuernavaca, à 80 km de Mexico. Carlos Beltran Leyva a été inculpé pour trafic de drogue, blanchiment d’argent et corruption de fonctionnaires. Les autorités judiciaires n’ont pas précisé quelle place il occupait dans la hiérarchie familiale. On sait juste que ses deux autres frères Alfredo et Mario sont en charge du recrutement des tueurs et des exécutions. On peut donc en déduire que c’est lui qui devait succéder à son frère. De sources américaines, cette organisation serait responsable du passage annuel de cent-vingt tonnes de cocaïne aux Etats-Unis. Cette capture, réalisée grâce à un minutieux travail des services de l’anti-drogue mexicain et américain est un nouveau coup dur porté à ce cartel, l’un des plus puissantes du pays.

GHANA. ETRANGE AFFAIRE DES TROIS MALIENS EXTRADÉS VERS LES USA POUR NARCO
 Des agents de la DEA, l’Agence fédérale de lutte contre les stupéfiants, sillonnent l’Afrique de l’Ouest depuis quatre mois. Leur objectif ? Pincer trois jeunes Maliens pour « narco-terrorisme ».Tout commence en septembre 2009. Un agent de la DEA, dix ans d’expérience, traîne sa bosse entre Accra et Lomé. En fait, on le sait aujourd’hui, c’est d’abord un indic, intéressé par le gain facile, qui donne à cet Américain, l’information : « Je connais les réseaux de trafic de drogue liés à al-Qaïda. Un jeune qui généralement travaille au port de Lomé, et qui s’appelle Issa Oumar est dans cette mafia.».  Dans sa déposition au mois de décembre 2009 devant le juge Kevin N. Fox du district sud de New York, cet agent de la DEA, précise que pour identifier Issa Oumar, la DEA a « payé Oumar identifié est donc, sans le savoir, attiré dans un guet-apens. A l’insu d’Oumar, l’entretien est filmé, et enregistré. L’agent américain se présente comme un membre des FARC, les Forces armées révolutionnaires colombiennes, parle de son sentiment anti-américain, et très rapidement explique à Oumar que s’il accepte de travailler avec lui, « parce qu’ils partagent la même cause », cela pourra lui procurer de l’argent. Oumar qui gagne durement sa vie au port de Lomé, saute sur l’aubaine. Il prête une oreille attentive à ce que dit le faux membre des FARC : Les Colombiens ont besoin de gens pour assurer le transport de cocaïne de l’Afrique de l’Ouest vers l’Espagne en passant par le Sahara. Oumar, répond « oui ». Il y a des gens pour le faire. Il ne cache plus, pour séduire son interlocuteur, « sa haine » des Etats-Unis, et son admiration pour la nébuleuse al-Qaïda. Issa va même plus loin, en disant qu’il peut aller dans le nord du Mali, pour prendre contact avec d’autres membres de sa bande. Apparaissent désormais deux autres têtes : Harouna Touré, et Idriss Abelrahman. Ils formeront désormais « la bande des trois ». Oumar regagne rapidement la ville de Gao, vend l’idée à ses deux compères, et entre en contact téléphonique avec les agents de la DEA à Accra. Des billets d’avions Bamako-Lomé sont établis. De Lomé, la bande prend par route la direction du Ghana. Harouna Touré, rencontre pour la première fois physiquement les agents de la DEA déguisés. Le montage de l’affaire se précise. Les jeunes Maliens savent désormais qu’il y a de l’argent à gagner. Harouna enfonce le clou, et balance, ce qui lui coûtera cher par la suite : il a déjà travaillé dans le domaine de la cocaïne. Il a des contacts avec al-Qaïda pour assurer le transport de la cargaison : 500 kilos de cocaïne. Emballé, Harouna repart pour revenir. Il oublie même sur place son passeport. Les agents de la DEA, l’épluchent. Il y a des visas brésiliens, et un saoudien. Toute la conversation avec Harouna était aussi filmée, enregistrée. Les agents de la DEA font le compte : ils sont sur le point de « réussir » un coup. Dans la législation américaine, les FARC, sont considérées depuis 1997 comme une organisation terroriste. Al-Qaïda aussi. Or la « bande des trois » se reconnaît en ces deux ennemis des Américains. Les jeunes posent leurs conditions. L’exercice est périlleux, il faut beaucoup d’argent : 2000 dollars par kilo de cocaïne et un camion pour le transport de la marchandise. Les Américains déboursent 25 000 dollars cash. « La bande des trois », réclame aussi 75 000 euros d’avance. Là, les discussions patinent. Les agents américains, ont déjà ce qu’ils souhaitent : « Les preuves » de la « collusion » des jeunes avec « les narco-terroristes ». Les jeunes Maliens sont arrêtés et très rapidement, transférés directement à New York pour y être inculpés de « narco-terrorisme ». Selon la loi américaine, ils risquent 20 ans de prison, ou même la prison à vie. Mais l’affaire est loin d’être terminée. Les Américains auraient du mal à prouver que les trois jeunes Maliens sont en « collusion » avec l’ennemi juré des Etats-Unis, al-Qaïda. Et pour plusieurs raisons. Leur avocat s’insurge déjà : « Je vais aux Etats-Unis pour voir mes clients, et porter plainte contre les agents de la DEA pour incitation à la commission d’un crime »  « Ce sont les agents américains qui les ont poussés à accepter le deal. Mes clients ont peut-être accepté de faire le jeu, parce qu’il y a de l’argent en jeu. C’est tout. Ils n’ont rien à voir avec al-Qaïda, ni les Forces armées révolutionnaires colombiennes », explique t-il.

A Gao, Oumar, Idriss, et Harouna sont connus, ils se « débrouillaient » pour vivre. Harouna Touré facilitait notamment la traversée du Sahara aux ressortissants de la péninsule indienne, candidats à l’émigration clandestine en Europe. Il guidait dans le désert, les pas de ces clandestins de luxe qui faisaient le trajet dans des 4X4 climatisés, contre monnaie sonnante et trébuchante. A Gao, toutes les personnes interrogées sont formelles : Harouna, n’a rien à voir avec al-Qaïda. C’est l’argent qui l’intéressait peut-être. « Puisqu’il faisait des affaires, même si quelqu’un lui demandait de lui amener dans le fin fond du désert des vivres ou une autre marchandise contre de l’argent, je crois qu’il pouvait le faire. Mais dire qu’il a un lien avec al-Qaïda, ça c’est faux », affirme Ali Kouré, infirmier dans la région de Gao. Ces jeunes ont été probablement victimes d’un règlement de comptes entre petites bandes », analyse un commissaire de police de Gao. Selon la même source, « la bande des trois », aurait été « enfoncée » par « des concurrents directs » de Harouna Touré, dans le monde de l’émigration clandestine. Selon le vieux flic, le transport des Pakistanais vers l’Europe, rapportait beaucoup d’argent. Harouna partageait le monopole de ce business avec des Nigérians et des Maliens et des Ghanéens. « C’est un peu la technique du billard à trois bandes : vous posez un acte, pour qu’on l’attribue à votre ennemi. Il est dans la merde, et vous, personne ne voit votre main. C’est ce qui est, je crois arriver aussi à ces jeunes », ajoute le vieux briscard.

NOUVELLES DES NATIONS UNIES

ONU ENQUETE SUR LA MORT DE 10 LORS D'UN RAID DE L'OTAN.
La Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a indiqué jeudi qu'elle poursuivait son enquête sur la mort dimanche de dix Afghans lors d'un raid nocturne mené par les forces militaires afghanes et internationales dans le district de Narang de la province de Kunar. « De nombreux détails de cet incident ne sont toujours pas clairs. Selon notre enquête préliminaire, huit des personnes décédées étaient des élèves inscrits dans les écoles locales. Il y a également des éléments de preuves indiquant qu'il y avait des insurgés dans la zone à ce moment-là », a déclaré le chef de la MANUA, Kai Eide, dans un communiqué. Selon la presse, l'OTAN affirme que les personnes tuées lors de ce raid étaient des insurgés. « La MANUA continue d'enquêter sur cet incident pour clarifier la situation », a dit M. Eide. Il a remercié le gouvernement afghan et les forces internationales pour leurs efforts dans le même sens et a appelé au calme alors que les enquêtes se poursuivent. Selon la presse, des centaines d'Afghans ont manifesté mercredi à Kaboul et à Jalalabad contre la présence des forces militaires internationales en Afghanistan. Selon M. Eide, « les Nations Unies restent préoccupées par les raids nocturnes parce qu'ils causent souvent des morts parmi les civils ». « Les raids nocturnes sont une source de grand désarroi chez les familles qui sont directement touchées ainsi que pour les communautés à travers l'Afghanistan », a-t-il souligné. Kai Eide a ajouté qu'il était « tout autant préoccupé par les risques posés aux civils par les insurgés vivant ou opérant dans les zones résidentielles ». « Ils sont comptables de la majorité, et d'une proportion croissante, des morts de civils », a-t-il déclaré. Le représentant de l'ONU en Afghanistan a appelé une nouvelle fois « tous les acteurs armés à s'efforcer de minimiser le mal fait aux civils » et a insisté sur l'importance « de prendre toutes les mesures de précaution pour faire la distinction entre les civils et les combattants ». « De plus grands efforts doivent être faits pour inverser les tendances actuelles et épargner aux civils les effets les plus dommageables du conflit lors de l'année à venir », a-t-il ajouté.

MINUSTAH. LES CASQUES BLEUS ONT FÊTÉ LA NOEL AVEC DES ENFANTS.
 C'est devenu une tradition. La période de Noël est pour les casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) synonyme de fête et d'activités à vocation humanitaire au bénéfice des enfants haïtiens les plus défavorisés. Cette année, ils ont fait le déplacement dans des établissements scolaires ou des orphelinats pour apporter un peu de joie dans le cœur des enfants. À Port-au-Prince, au Cap-Haïtien ou aux Cayes, danses, chants, distributions de cadeaux et partage d'un repas chaud ont marqué cette période. Ainsi, le 24 décembre, à l'orphelinat Sourire d'amour, situé à Frères (à l'Ouest de Pétion Ville), l'Unité de police constituée (FPU) chinoise a partagé un repas avec les 42 enfants pensionnaires de ce centre, âgés entre 3 mois et 6 ans. Au menu de cette action, des chants, de danse et beaucoup de présents. « Noël est avant tout une fête pour les enfants. Ces enfants n'ont pas de parents. Nous voulons faire en sorte qu'ils puissent aussi fêter ce moment et aient la possibilité d'avoir un jouet », a affirmé le capitaine Benoît Pierre, chef de la coordination PNH/UNPol. En plus de ces activités, les policiers chinois ont offert 700 kilogrammes de riz à l'orphelinat ainsi que d'autres denrées alimentaires. « On a voulu montrer notre solidarité à côté de l'aspect sécuritaire de notre travail », a fait savoir le capitaine Pierre. A Tabarre (Ouest), les casques bleus népalais ont fêté Noël avec les enfants sous le signe de l'environnement. Pour la circonstance, les soldats de la paix ont planté des arbres avec les élèves de l'école nationale de Caradeux. L'occasion également pour ces soldats d'organiser à l'intention des enfants des jeux sous des airs de Noël. L'activité a pris fin avec une distribution de cadeaux à 150 enfants environ. « Nous savons que Noël est l'une des fêtes les plus importantes pour les Haïtiens et un grand moment pour les enfants. Ainsi nous avons voulu participé à notre manière à cette fête et rendre heureux les enfants », a affirmé le Major Prabin Ghimire du contingent népalais. De leur côté, les soldats boliviens ont organisé une fête à Bosquet, un quartier de la commune de Ganthier (département de l'Ouest), au bénéfice de 150 enfants de cette communauté. Ces derniers ont également eu droit à des jouets et des gâteaux. « Nous avons pensé organiser cette activité pour les enfants de ce quartier afin de célébrer Noël avec eux. Ils ont très peu d'occasion de réjouissance, et rien n'est organisé pour eux pour cette grande fête », explique le capitaine Andres Saldias. Depuis le 22 décembre, des contingents avaient commencé à insuffler l'esprit de Noël dans leur zone d'affectation. Au Cap-Haïtien (Nord), par exemple, la douzième compagnie du contingent chilien a apporté divers cadeaux à l'intention d'une soixantaine d'enfants réunis au restaurant Bagay La. Les enfants ont pu bénéficier d'un plat chaud et s'adonner à toutes sortes de jeu comme la chaise musicale et la course à l'œuf.

BAN KI-MOON ET  LE MANDAT DE LA COMMISSION SUR L'ASSASSINAT DE BHUTTO   Le Secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-moon, va prolonger de trois mois le mandat de la Commission indépendante des Nations Unies chargée d''examiner les faits et circonstances qui ont conduit à l''assassinat de l''ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto en décembre 2007. M. Ban a informé le gouvernement pakistanais et le Conseil de sécurité de l''ONU de son intention de procéder à cette extension du mandat de la commission, qui a commencé ses travaux le 1er juillet 2009, selon une déclaration de son porte-parole. La commission devait soumettre son rapport jeudi mais "en raison de la quantité substantielle d''informations qu''elle a rassemblées au Pakistan et du travail supplémentaire qui reste à faire, ses membres ont demandé un délai supplémentaire pour achever leur rapport", a-t-il précisé. Instaurée à la demande du gouvernement pakistanais, la commission a rencontré des dizaines de personnes et a fait plusieurs voyages au Pakistan. Elle est dirigée par l''ambassadeur Heraldo Munoz du Chili et comprend également l''ancien ministre de la justice d''Indonésie, Marzuki Darusman, et un vétéran de la police irlandaise qui a travaillé pour l''ONU à de nombreuses reprises, Peter Fitzgerald.

 

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NOUVELLES  D'HAITI

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE  2010

HILLARY CLINTON ET SES VOEUX A HAITI POUR LE 206ÈME ANNIVERSAIRE.
Dans ce message, Mme Hillary Clinton a estimé que cette date était une occasion d'honorer l'histoire et l'héritage d'Haïti et de penser aux héros qui ont contribué à la fondation de la nation haïtienne Elle dit vouloir honorer non seulement les fondateurs Toussaint Louverture jean Jacques Dessalines et Alexandre Pétion mais encore tous les hommes et toutes les femmes qui ont lutté en faveur de leurs droits de vivre libre et de la liberté pour les générations futures peut-t-on lire dans ce message date du 29 décembre L'exploit qu'ils ont accompli a changé la face du monde et leur histoire continue d'être aujourd'hui encore une source d'inspiration pour plus d'un, écrit Hillary Rodham Clinton. Nous voulons aussi salué l'apport des haitiano américains à la culture et à la prospérité des Etats Unis, nos deux nations sont unies par des liens amicaux et familiaux très fort a-t elle dit. M me Clinton en a profité pour renouveler la volonté du gouvernement américain de marcher aux cotés du peuple haïtien et d'être un partenaire du gouvernement local L'année 2009 a été une année de reconstruction et de relance soutient Mme Clinton estimant que les haïtiens devraient être fiers de leurs réalisations. A l'aube de l'année 2010 Haïti devrait aspirer a un puissant avenir, être prêt à assurer son développement économique sanitaire et sa sécurité.

RENOVATION DE L'AEROPORT DE LA DEUXIEME VILLE D'HAITI.
Les parlementaires ont ratifié mardi soir à l'unanimité un accord de prêt de 33 millions de dollars pour la réhabilitation de l'aéroport du Cap. Cet accord a été signé entre les gouvernements haïtien et vénézuélien .Dix-sept Sénateurs et 50 Députés réunis en assemblée nationale ont ratifié le document en présence de trois ministres du gouvernement. Certains députés ont insisté lors de cette séance en assemblée nationale sur la nécessité d'une gestion drastique des 33 millions de dollars affectés aux travaux de réaménagement de cet aéroport. Dans des déclarations à la presse le ministre des TPTC, Jacques Gabriel, en marge de cette séance a indiqué que la piste d'atterrissage de l aéroport sera d'une superficie de 2.652 mètres et capable d'accueillir des vols internationaux. . Une tour de contrôle moderne, une section cargo et un service des pompiers sont notamment prévus dans les infrastructures de base. Toujours selon le ministre des TPTC, les travaux de rénovation dureront 18 mois et seront confiés à une firme cubano-vénézuélienne. .

ASSASSINAT DE FRANCESCO FANTOLI: DEUX PRESUMES ASSASSINS SOUS LES VERROUS Le responsable de la Direction centrale de la police judiciaire, Frantz Thermilus, annonce l'arrestation de deux personnes qui seraient impliquées dans l'assassinat du journaliste italien Francesco Fantoli . Lors d'un pt de presse mardi 29 décembre le responsable, de la police judiciaire a précisé que l'enquête se poursuit autour de ce meurtre, cependant la police dispose assez d'éléments pour envoyer ces deux individus devant le parquet. Les deux personnes inculpées, dont un proche collaborateur de M. Fantoli, sont arrêtées depuis une semaine. . Ils seront traduit par devant la Justice a tenu a souligné M Frantz Thermilus qui appelle la population a continué à collaborer avec la PNH. Le journaliste italien Francesco Fantoli a été attaqué par des bandits armés au début du mois de décembre alors qu'il revenait d'une banque de la place.

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DANS L'INTERNATIONAL

PARIS. LES VOEUX DE NICOLAS SARKOZY, PRESIDENT DE FRANCE
Comme chaque premier janvier, c’est l’heure de disséquer les vœux du président français. Nicolas Sarkozy s’y essayait le premier Janvier 2010r pour la troisième fois. Pour Le Parisien, « L’exercice des vœux n’est pas celui que Nicolas Sarkozy préfère. » Le quotidien note que le président avec un « teint hâlé après quelques jours de vacances à Marrakech  a paru un peu emprunté, moins tonique que d’habitude. Comme si la lecture d’un texte qui défile sur un prompteur rendait son propos moins spontané ». Pour le Parisien emprunté, mais « soucieux de renouveler dans sa forme l’exercice imposé » selon Le Figaro qui ne paraît pas aujourd’hui mais dont le site internet est mis à jour. Et Le Figaro de préciser : « Nicolas Sarkozy a fait précéder son adresse d’un court générique, constitué d’images qui symbolisent la France.Pour Midi Libre, l’allocution de Nicolas Sarkozy était « très volontariste, innovante sur la forme », le chef de l’Etat, note le quotidien, « a voulu conjurer la malédiction de la mi-mandat » (…) il a donné un coup de talon dans la piscine. Noyé dans un climat politique en berne, le président entend montrer qu’il n’a rien perdu de son allant ». Mais La Montagne, elle, n’y croit pas : « derrière son envie de nous assurer que tout ne va pas si mal », écrit Daniel Ruiz, « les ratages et les couacs de l‘année qui s’achève perçaient derrière chacune des expressions ». Daniel Ruiz qui note que Nicolas Sarkozy a rendu un « étonnant hommage » aux associations de bénévoles. « Ceux-là, note l’éditorialiste, lui rappelleront sans doute, quand l’hiver sera dur, que la compassion n’est pas une politique ». En tout cas, « comme c’est la mode depuis deux ans », écrit Le Parisien, plusieurs personnalités politiques ont grillé la politesse au chef de l’Etat en présentant avant lui leurs vœux sur internet… En page 7 du quotidien on voit donc la photo de ces impolis avec pour chacun une légende : « L’étagère de Bayrou » ( le leader du Modem s’adresse aux internautes en posant devant une étagère de livres), « Villepin et l’orchidée » (idem que l’étagère de Bayrou sauf que c’est une orchidée rose qui trône à côté de l’ancien premier ministre) ou encore « Aubry et la douceur » puisque la chef du PS souhaite à tous « une bonne année pleine de joies et de douceur ».

2010 sera riche en événements sportifs « 2010 année folle », titre ce matin L’Equipe qui est, avec Le Parisien et France Soir, l’un des rares quotidiens nationaux à être dans les kiosques aujourd’hui.  Euro de handball masculin, Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver, la première Coupe du monde de football sur le sol africain, l’Euro d’athlétisme , le Mondial de basket, bref beaucoup de compétitions acharnées sont au programme et la première, son coup d’envoi est donné aujourd’hui en Argentine, je veux parler bien sûr du Dakar 2010, 9000 kilomètres dont toutes les étapes sont détaillées sur la dernière page du quotidien sportif.  Le Parisien qui nous fait rencontrer trois amateurs qui se sont lancés dans l’aventure du Dakar l’année dernière pour la première fois et qui replongent cette année avec l’espoir de faire mieux. L’espoir… qu’espérez-vous pour cette prochaine décennie? C'est la question posée à une dizaine de Français dans la rubrique «Voix Express» du Parisien.  Bernard lui veut qu'on fasse respirer le monde, qu'on fasse de l'écologie le maître mot de la prochaine décennie... Ecologie ....taxe carbone, ça c'est la solution de Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy qui a vu sa mesure retoquée cette semaine par le Conseil constitutionnel mais qui a dit hier soir aux Français qu’il n'était pas « un homme qui renonce à la première difficulté ». Cela ne fera pas les affaires de Manon qui, elle, espérait pour 2010 « un autre président »...

Alors Le Monde vous donne quelques astuces pour la soigner ou du moins ce qu’il ne faut pas faire. « Un grand bol de café, pourquoi pas salé, une petite bière qui fera remonter votre taux d'alcool et apaisera ainsi votre mal-être, un petit hamburger qui devrait vous aider à absorber l'alcool que vous avez dans le sang, un citron pressé, des œufs crus, de l'anguille hachée, un cachet d'aspirine ». « N'en faites rien » écrit le quotidien. « Il n'existe pas de remède miracle et les conseils présentés comme tels correspondent le plus souvent à ce qu'il faut précisément éviter »…Très bonne année à tous !

PAKISTAN. 1er JANVIER ATTENTAT-SUICIDE EN MATCH DE VOLLEY-BALL
Un kamikaze a fait sauter la charge qu'il portait, au milieu d'un terrain de volley-ball, au cours d'un match opposant deux villages voisins, dans le nord-ouest du Pakistan, le 1er janvier 2010. Le dernier bilan fait état d'au moins 88 morts et 37 blessés. La cible de ce vendredi 1er janvier 2010 n’est pas banale car les responsables de l’attaque s’en sont pris à un événement sportif, autrement dit à un rassemblement festif. Les victimes sont très nombreuses. La déflagration a été si forte que plusieurs bâtiments à proximité du terrain se sont effondrés. La police locale affirme que les talibans sont responsables de ce nouveau carnage. Cet acte de violence semble participer d’une nouvelle stratégie de la terreur qui ne vise plus exclusivement les forces de police et les militaires. Aujourd’hui, les cibles civiles sont dans le collimateur des extrémistes. Les déflagrations sur les marchés ou dans les lieux publics se multiplient. Et la province frontalière du Nord-Ouest qui jouxte l’Afghanistan est particulièrement frappée. Ce vendredi, l’attaque s’est déroulée dans le district de Bannu, une région proche du Sud-Waziristan, une zone tribale connue pour abriter des talibans et des combattants étrangers proches des réseaux d’al-Qaïda. L’armée pakistanaise a lancé une opération contre le Sud-Waziristan en octobre

LONDRES. GORDON BROWN CONVOQUE UNE REUNION INTERNATIONALE SUR YEMEN
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé le 1er janvier 2010 l’organisation à Londres une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme, qui aura lieu en marge d'une conférence sur l'Afghanistan le 28 janvier. Après la tentative d'attentat manqué sur un avion de ligne américain, cette initiative fait entrer le Yémen dans le club fermé des pays à risques. Après, l'Irak, le Pakistan et l'Afghanistan, le Yémen deviendra-t-il la quatrième base arrière du terrorisme international ? En tous cas la réunion du 28 janvier prochain à Londres officialisera à n'en pas douter la menace que les experts jugent sérieuse quand ils évoquent le Yémen. Ces experts du renseignement notent que la guerre civile et l'anarchie ont fait du Yémen un refuge idéal pour la nébuleuse islamiste. Le chef de la diplomatie yéménite explique que son pays pourrait abriter quelque 300 activistes d'al-Qaïda. Du coup, al-Qaïda au Yémen serait une des branches les plus actives du réseau terroriste avec des objectifs mondiaux et non plus régionaux. Devant le danger, le président américain a renforcé l'assistance de Washington au gouvernement de Sanaa. Les Etats-Unis ont notamment renforcé leur aide militaire afin d'éliminer d'éventuels repaires de jihadistes. Le principal programme d'assistance du Pentagone au Yémen est ainsi passé ces trois dernières années d'un modeste budget de 5 millions dollars à 67 millions de dollars. Les Américains ont en mémoire l'attentat contre le navire USS Cole en octobre 2000. Cette attaque-suicide en plein golfe d'Aden avait coûté la vie à 17 marins.

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NOUVELLES  D'HAITI

COMMUNIQUÉ DU CEP MENAÇANT LES PARTIS POLITIQUES ET CANDIDATS.
Dans un communiqué daté du 28 décembre 2009, le Conseil électoral provisoire (CEP) appelle au respect du calendrier électoral et menace de sanctionner candidats et partis. Dans la note signée du président de l’institution électorale, Gaillot Dorsainvil, Le conseil dit être informé que certains candidats mènent ouvertement campagne. Le CEP annonce en conséquence qu’il n’hésitera plus à prendre des mesures qui s’imposent pour le respect de la loi électorale. Selon ladite loi, la campagne s’étendra du mardi 26 janvier au vendredi 26 février prochains rappelle le CEP. Par ailleurs, le registre des électeurs doit être fermé aujourd’hui 28 décembre.

DANS LES PROVINCES D'HAITI
A Miragoâne, un adolescent du nom d'Abnel Janel de 14 a été retrouvé mort dans sa chambre le 26 Décembre avec un trou au gosier.L alors que le cadavre d’un adolescent de 14 ans a été découvert à Miragoâne. Plusieurs proches de la victime ont indiqué que les responsables de cet assassinat auraient emporté une partie du gosier de l’adolescent. La police a procédé à l’arrestation de quatre personnes dans cette affaire. Trois d’entre elles ont été libérées quelques heures après. Notons que, en Haïti, des pratiques ayant trait à la sorcellerie sont très courantes lors des périodes des fêtes de fin d’année.La Noël a été entachée de plusieurs crimes dans diverses régions du pays. Quatre personnes ont été retrouvées mortes dans une maison à Port-au-Prince.

A Mirebalais : Cinq  personnes ont perdu la vie suite à un accident de la route survenu le 25 décembre dernier sur la Nationale # 3 au niveau de Mirebalais. La voiture en question, un pick-up assurant le transport Hinche/Port-au-Prince, avait chaviré au fond d’un ravin.

 A  Gros-Morne : Suite à la découverte du cadavre de Dieu-Jules Paul dans un puits non loin de sa résidence dans la commune de Gros-Morne, la police a procédé à l’arrestation de Bony Lamour, un chauffeur de taxi-moto qui aurait raccompagné la victime chez elle dans la soirée du 26 décembre. Agé de 37 ans, le cadavre de Dieu-Jules Paul a été découvert dans un puits après que ce dernier eut participé au mariage de l’une de ses sœurs.

48 HAITIENS ILLEGAUX RAPPATRIÉS EN HAITI.
25 religieux, 23 ressortissants haïtiens et deux cubains, qui avaient traversé illégalement la frontière ont été rapatriés la semaine dernière en Haïti. L'information a été rapportée par l'agence, EFE citant l'Armée nationale et le Corps spécialisé de sécurité frontalière Selon les autorités Dominicaines ces individus se seraient fait passer pour des religieux sans en avoir réellement le statut.  Ils ont été appréhendés dans la municipalité d'Hatillo Palma, dans la province de Montecristi.

225.000 ENFANTS RESTAVEKS RAPPORTE LA FONDATION PANAMERICAINE .
Dans un rapport publié en début de semaine la PADF a révélé que la pauvreté a conduit au moins 225.000 enfants à travailler comme des restaveks. La Fondation panaméricaine pour le développement indique que certains de ces enfants, surtout les filles, sont soumis à des sévices sexuels, psychologiques et psychiques, en travaillant dans des conditions très dures. Le rapport suggère au gouvernement haïtien et aux donneurs internationaux de favoriser l'éducation des pauvres et de développer les services sociaux, notamment les foyers pour jeunes filles. Les conditions de vie des restaveks sont une honte pour Haïti précise le rapport. Près de la moitié des 257 enfants interrogés à Cité Soleil ont indiqué être des esclaves domestiques. La plupart sont envoyés par leurs parents qui ne peuvent pas les nourrir dans des familles à peine plus riches. D'après l'étude, 11% des familles qui accueillent ces enfants ont elles-mêmes envoyés leurs propres enfants à d'autres. Un des auteurs du rapport, Glenn Smucker, affirme que le phénomène parait s'être accentué avec la migration vers la capitale, Port-au-Prince, de familles qui ne parviennent pas à vivre de la terre.

DANS L'INTERNATIONAL

YEMEN. AL-QUAIDA A REVENDIQUÈ L'ATTENTAT MANQUÈ. OBAMA VEUT LES TAQUER.
Trois jours après l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit, l’organisation terroriste a revendiqué cette attaque. Depuis Hawaï où il est en vacances, le président Obama a promis de traquer les extrémistes et annoncé une série de mesures destinées à rassurer les Américains. Trois jours après la tentative d'un jeune Nigérian de faire sauter en vol un appareil de la compagnie Northwest effectuant la liaison entre Amsterdam et Detroit  avec 290 personnes à bord, al-Qaïda dans la péninsule Arabique a affirmé avoir planifié l'attentat. L'organisation explique vouloir se venger d'attaques américaines au Yémen, explique le communiqué mis en ligne sur internet. Le groupe dit avoir fourni au  Nigérian un « engin techniquement perfectionné » mais que cet engin n'a pas explosé en raison d'un problème technique. Selon Umar Farouk Abdulmutallab, « le frère nigérian est passé à travers toutes les barrières de sécurité pour son opération, brisant le grand mythe du renseignement américain », lit-on dans le communiqué mis en ligne sur des sites islamistes. Dans un discours depuis Hawaï, le président américain, qui s'exprimait sur le sujet pour la première fois, a juré de chercher sans relâche les responsables de cette tentative d'attentat contre un avion de ligne américain pour les faire répondre de leurs actes. Une enquête complète a été ouverte concernant cet acte de terrorisme, nous n'aurons aucun répit tant que nous n'aurons pas trouvé les personnes impliquées et obligé à rendre des comptes.  Parlant depuis le village de Kaneohe, proche de son lieu de vacances, M. Obama a également assuré que les Etats-Unis continueraient à traquer les « extrémistes violents qui nous menacent », où qu'ils se trouvent.

Dans sa première déclaration depuis la tentative d’attentat terroriste de Noël, le président Obama a annoncé une série de mesures destinées à rassurer les Américains, mais aussi à tempérer l’analyse flatteuse que Janet Napolitano, sa secrétaire à la Sécurité intérieure, avait faite dimanche sur l’efficacité de ses services. Première mesure : le renforcement de la sécurité dans les aéroports, et la présence accrue de «shérifs du ciel» à bord des avions. Puis il faudra procéder à deux importants réexamens : réviser la façon dont sont établies les listes qui doivent alerter les autorités sur le danger que présentent les individus fichés. Abdulmutallab aurait dû figurer sur la liste des interdits de vol. Il faut aussi revoir les méthodes d’inspection. Comment le jeune Nigérian a-t-il réussi à monter à bord avec du penthrite sur lui ? Barack Obama a donc reconnu que, contrairement à ce qu’avait déclaré dimanche 27 décembre 2009 Janet Napolitano, le système était loin d’avoir parfaitement fonctionné. La ministre était d’ailleurs revenue le 28 décembre matin sur le satisfecit qu’elle avait accordé à ses services. Le président américain s’est aussi engagé à poursuivre la traque des responsables. Mais il a continué d’éviter de citer nommément al-Qaïda, bien que l’organisation de Ben Laden a maintenant revendiqué être derrière l’attentat raté. Si Obama a mis trois jours avant de faire une déclaration publique, c’est en partie pour ne pas créer de paranoïa et ne pas faire de publicité aux extrémistes en donnant une importance excessive à un événement qui s’est finalement transformé pour eux en un échec. Dimanche, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a reconnu que les procédures à l'embarquement apparues dans la foulée de ces attentats, étaient «vieilles de plusieurs années ». Le président Obama a « posé au ministère de la Sécurité intérieure la question très concrète de savoir comment quelqu'un avec quelque chose d'aussi dangereux que de la penthrite, un puissant explosif, a pu monter dans un avion à Amsterdam », a souligné M. Gibbs. À Detroit, la justice a indiqué que le suspect serait présenté à un juge fédéral le 8 janvier pour la lecture de l'acte d'accusation.

PEKIN. EXECUTION D'AKMAL SHAIKH DE L'ANGLETERRE CONDAMNÉ POUR LA DROGUE. Akmal Shaikh, condamné à mort en Chine pour trafic de drogue, a été exécuté ce mardi 29 décembre 2009. Pékin est resté sourd aux demandes de grâce venant de sa famille et des autorités britanniques, qui plaidaient la déficience mentale. Gordon Brown, le Premier ministre britannique s’est déclaré «scandalisé et déçu que nos demandes persistantes de clémence n’aient pas été exaucées ». Il n’a pas eu de grâce présidentielle, comme pouvait l’espérer la famille d’Akmal Shaikh. Il faut dire que Pékin n’est pas coutumier des revirements de dernière minute lors des condamnations à mort. La Chine, qui prône la tolérance zéro à l’égard des trafiquants de drogue, est restée sourde aux appels de la famille et de la Grande-Bretagne. Le Premier ministre, Gordon Brown, qui avait abordé le cas d’Akmal Shaikh à plusieurs reprises avec son homologue chinois Wen Jiabao, a vivement réagi. Il s’est dit consterné de ne pas avoir été entendu, spécialement dans le cas d’une personne qui ne disposait pas de toutes ses capacités mentales. La Cour suprême chinoise, elle, a estimé mardi matin ne pas avoir reçu de preuves suffisantes confirmant ces troubles mentaux lors de l'arrestation du Britannique, il y a deux ans dans le Xinjiang, à l’ouest de la Chine. Elle a donc donné son feu vert définitif à l’exécution d’Akmal Shaikh. La famille d’Akmal Shaikh affirme qu’il souffre de troubles bipolaires qui le rendent vulnérable. Ce père de famille aurait donc été abusé par des trafiquants de drogue qui lui auraient confié une valise dont il ignorait le contenu, soit quatre kilos d’héroïne. Ces troubles mentaux n’ont donc pas été pris en compte lors de son procès express l’an dernier qui a duré une demie heure, sans expertise psychiatrique préalable. Akmal Shaikh est le premier Européen à être exécuté en Chine depuis cinquante ans. Le précédent était un Italien fusillé en 1951, pour avoir comploté contre Mao Zedong.  L’heure n’est plus aux déclarations feutrées pour les responsables politiques britanniques comme dans les jours qui précédaient l’exécution, lorsqu'il s’agissait de tenter d’infléchir la position chinoise. Il était environ quatre heures du matin à Londres mardi 29 décembre lorsque le ministère britannique des Affaires étrangères a confirmé l’exécution d’Akmal Shaikh. En même temps que ce communiqué du Foreign office est venue immédiatement une déclaration du Premier Ministre. Gordon Brown se dit horrifié et déçu que les persistants appels à la clémence n’aient pas été entendus. Il y a eu 27 interventions du gouvernement britannique. Le chef du gouvernement présente ses condoléances à la famille et aux amis de ce Britannique de 53 ans, qui est le premier Européen exécuté en Chine depuis un demi-siècle. Commentaires sévères également de David Miliband. La Grande-Bretagne, comme la Chine, condamne sans réserve le trafic de drogue, dit-il, mais pour le chef de la diplomatie britannique, Akmal Shaikh est devenu à son tour une victime de ce trafic. Le ministre de la Santé lui est indigné qu’un malade mental ait été exécuté. Les proches du condamné expriment leur douleur et remercient ceux qui ont fait campagne pour tenter de le sauver. Grande tristesse également chez les militants qui veillaient depuis plusieurs jours devant l’ambassade de Chine à Londres. La représentante de Reprieve, l’organisation humanitaire organisatrice de cette campagne se dit horrifiée. «Akmal Shaik souffrait d’une terrible maladie mentale, dit-elle. Il est tombé dans les failles de cette société et il a été délibérément tué par une des plus puissantes nations de la planète.»

GUINEE. ONU RAPPORTE 156 TUÉS ET 109 FEMMES VIOLÉES.
Selon le rapport de la Commission d'enquête internationale sur les massacres et les violences de la fin septembre 2009 en Guinée, les enquêteurs estiment qu'au moins 156 personnes ont été tuées dans la répression et 109 femmes ou jeunes filles ont été violées et parfois mutilées. La Commission parle de crimes contre l'humanité et en impute notamment la responsabilité à Moussa Dadis Camara. Elle réclame, pour le chef de la junte et les autres responsables comme le lieutenant Toumba Diakité et le commandant Moussa Tiegboro Camara, la saisie de la Cour pénale internationale. Moussa Dadis Camara semble aujourd'hui pris à son propre piège. C'est en effet le chef de la junte qui, après la sanglante répression de la fin septembre, avait demandé la venue d'une commission d'enquête internationale à Conakry. Le passage des Nations unies dans la capitale guinéenne avait déjà ébranlé la fragile union autours du bouillonnant capitaine. Et pour cause, c'est après avoir incriminé son aide de camp devant la commission que Moussa Dadis Camara a été victime d'une tentative d'assassinat de la part du lieutenant Toumba Diakité.

La publication de ce rapport très attendu constitue donc un nouveau coup dur pour le chef du CNDD et son entourage le plus proche. Déjà physiquement affaibli, Dadis Camara voit maintenant l'étau de la justice internationale commencer à se refermer sur lui. Pour l'heure, la CPI n'a pas encore été officiellement saisie du dossier guinéen mais depuis novembre le procureur Moreno Ocampo examine la situation sur place et la cour devrait envoyer une équipe à Conakry début 2010. Si les Nations unies contribuent avec ce rapport à retirer le capitaine Dadis Camara du paysage politique guinéen, indirectement elles font le jeu de son remplaçant Sekouba Konaté. Ce dernier n'est en effet pas mis en cause et des diplomates comme des opposants le considèrent comme une alternative crédible à un chef de l'état toujours au Maroc.

PARIS. DEMANDE DE LA FRANCE A L'ONU D'AGIR EN GUINÉE
La France a demandé mercredi 23 décembre au Conseil de sécurité des Nations unies d'agir rapidement pour traduire en justice les responsables du massacre du 28 septembre à Conakry, qualifié de « crime contre l'humanité » par un rapport de l'ONU. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner avait estimé mardi que le retour du chef de la junte guinéenne à Conakry pourrait « déclencher une guerre civile ». Sur le terrain, dans un discours prononcé à l'occasion du premier anniversaire de la prise du pouvoir par l'armée, le général Konaté, dirigeant par intérim, a promis le même jour des élections libres et démocratiques « le plus tôt possible ». Ce 23 décembre marque le 1er anniversaire du coup d'Etat en Guinée. Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2008, le putsch s'était fait sans violences, quelques heures seulement après l'annonce officielle du décès à 74 ans du « général-président » Lansana Conté, malade depuis longtemps. Les putschistes abrogeaient la Constitution et disqualifiaient les civils pour assurer la transition. Le nouvel homme fort, le capitaine Dadis Camara s'engageait à mettre fin à la gabegie et à rendre le pouvoir aux civils dans l'année à venir.

Un an après, le pays est donc plongé dans une grave crise économique, sociale et politique. La junte militaire a les mains tâchées du sang de la répression du 28 septembre, qui a fait 150 morts au moins, de nombreux civils. Des crimes qualifiés récemment de « crimes contre l'humanité » par la commission d'enquête des Nations unies. L'anniversaire de son arrivée au pouvoir, le capitaine Moussa Dadis Camara le passe sur son lit d'hôpital au Maroc, où il est soigné après avoir été victime d'une tentative de meurtre menée par son aide du camp. La junte montre aujourd'hui le visage de la désunion. La population vit dans la crainte. L'avenir est incertain.

Pour le président du parti de l'opposition NFD (Nouvelles forces démocratiques), Mouctar Diallo, « C’est un bilan catastrophique. Les fonds publics ont été dilapidés pour le rachat de consciences en vue de susciter et de soutenir la candidature du capitaine Dadis Camara. En plus, il y a eu la violation flagrante des droits humains, de violences militaires sur les civils dont le comble a été atteint le 28 septembre. Donc, je considère que le bilan du CNDD et de la junte est extrêmement catastrophique ». A la question de savoir si le général Sékouba Konaté puisse représenter une alternative crédible à Moussa Dadis Camara pour sortir le pays de la crise, Mouctar Diallo estime qu' « il n’y a aucun élément aujourd’hui qui prouve que Sekouba Konaté fait l’exception par rapport à cette armée qui constitue un problème majeur en Guinée. Et donc nous attendons de voir des actes concrets et positifs de la part du général Sékouba Konaté pour apprécier. Pour l’instant, nous restons très prudents et réservés ». La diplomatie guinéenne dénonce l'«immixtion inacceptable» de Bernard Kouchner  Mercredi 23 décembre 2009, dans un discours à l'occasion de la prise du pouvoir par la junte, le général Sékouba Konaté, ministre de la Défense, qui assure l'intérim, a affirmé sa volonté d'aboutir « le plus tôt possible » à des « élections libres et démocratiques » et a prôné « la réconciliation » des Guinéens. Pour certains, Sékouba Konaté représente l'espoir d'une négociation moins difficile, mais la communauté internationale est néanmoins très inquiète, à l'image du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner :  « Un an déjà. Hélas, c’est trop. Maintenant, les choses se sont tendues. Monsieur Dadis Camara est toujours soigné dans un hôpital marocain. Monsieur Sékouba Kounaté assure un intérim, avec beaucoup de difficultés. Ce que l’on doit espérer - et la France n’a rien fait d’autre - c’est que la population guinéenne, et en particulier les femmes, cessent d’être soumises à une oppression quotidienne : que les armes rentrent dans les casernes ; que les femmes puissent aller faire leur marché avec leurs enfants qui pourraient aller à l’école sans se voir exposés aux pires tortures et aux pires viols ; que les Forces vives, tous les partis guinéens... Ce n’est pas à la France, la France a quitté la Guinée en 1958, nous ne sommes pas mêlés à cette affaire. Comme tous les pays des Nations unies, nous nous sommes indignés de l’étendue et de la cruauté de ce massacre. La vérité se fait jour péniblement dans nos têtes et dans nos cœurs. Le sentiment personnel devant de tels massacres est lourd à faire traverser par la raison ».

Des propos qui n'apprécie pas Alexandre Cécé Loua, le ministre guinéen des Affaires étrangères. Il reproche surtout à Bernard Kouchner d'avoir jugé mardi 22 décembre que le retour en Guinée du chef de la junte pourrait « déclencher une guerre civile ». Bernard Kouchner avait souhaité que Dadis Camara reste au Maroc. Pour Alexandre Cécé Loua, ces propos constituent une « une immixtion inacceptable qui porte atteinte à tout ce que le peuple (guinéen) a de plus cher : sa dignité ». Le Ministre des Affaires étrangères guinéen a déclaré " Nous ne pouvons pas comprendre qu'une autorité dépendant du ministre des Affaires étrangères français puisse déclarer que le retour du président Dadis pourrait provoquer une guerre civile. Et la position de la France à l'ONU risque également de n'être guère appréciée à Conakry. Mercredi soir, l'ambassadeur adjoint de la France à l'ONU a demandé au Conseil de sécurité d'agir rapidement pour traduire en justice les responsables du massacre du 28 septembre à Conakry. Paris estime que la Cour pénale internationale (CPI) doit être saisie.

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NOUVELLES  D'HAITI

PLUIES TORRENTIELLES POUR LA NOEL?.
Le centre national de météorologie suites aux pluies intermittentes qui se sont abattues sur huit départements d’Haïti depuis mercredi, annonce la pluie pour la Noel. . L’état d’alerte orange est décrété sur tout le territoire. Au cours de la journée et de la nuit du 23 décembre, une chute de température a été observée suites aux pluies intermittentes qui se sont abattues sur la capitale. Ce qui a poussé les habitants de la zone métropolitaine à s’emmitoufler, et à s’étonner de ce soudain coup de froid dans un pays où il fait chaud même en hiver. A l’origine de cette baisse de température, apprend-on, un front froid associé à un centre de basse pression entre le pays et la Jamaïque, selon le bulletin du centre national de météorologie. Ces pluies accompagnées de vents ont causé quelques dégâts matériels en divers points de Port-au-Prince et en province. A la capitale, quelques toitures ont été emportées, des arbres et des pylônes électriques ont été arrachés. L’on signale même le naufrage d’un bateau de ciment dans une ville de province. Le Centre national de météorologie exhorte la population des zones à risques à la prudence car d’autres averses sont prévues sur Haïti pouvant causer d'autres dégâts matériels et des glissements de terrains. La saison cyclonique qui a débuté le 1er juin dernier s’est terminée depuis le 30 novembre.

HAITI EN CHANTIER. 25.000 EMPLOIS DANS 4 MOIS.
Le gouvernement américain a conclu un protocole d’accord avec son homologue haïtien en vue de la création d’environs 25.000 emplois dans le pays dans l’espace de 4 mois par le biais d’un projet baptisé  Haïti en chantier . Le coût total du projet « Haïti en chantier » s’élève à $ 11 millions U.S et sera financé à hauteur de $ 10 millions U.S par le gouvernement américain.  Ce projet vise au renforcement des infrastructures dans diverses régions du pays, comme au Cap-Haïtien, Gonaïves, Saint-marc et au niveau de la capitale haïtienne. Les travaux s’étendront sur une période de quatre(4) mois.

POUR LE RENFORCEMENT DE LA PRODUCTION NATIONALE
Des membres du gouvernement haïtien et des leaders de la diaspora ont participé le 21 décembre à la cérémonie de lancement du projet de ferme agricole de Colora dans la ville frontalière de Belladères. Le projet dénommé « Lakou Colora » consiste à introduire dans les communautés des techniques modernes de production agricole et de préservation de l'environnement. . Le projet qui s'étendra sur une superficie de 174 hectares de terre sera financé par des fonds recueillis par les organisations de la diaspora dont The Haitian League. Le président de THL, Dr Bernier Lauredan assure que le programme permettra d'améliorer les conditions de vies de la population. Docteur Lauredan, qui a vécu pendant 40 ans aux Etats-Unis, a tenu a rappelé aux paysans qu'il n'est pas un étranger puisque son père a été un spéculateur de Savanette. A terme le projet permettra de réduire considérablement l'exode vers les métropoles locales et Port-au-Prince. Les ministres de l'agriculture, Joanas Gué et des Haïtiens Vivant à l'Etranger, Edwin Paraison, le directeur exécutif du Fonds de Développement Frontalier (FDF), Max Antoine II, des élus locaux, des représentants de l'ambassade américaine avaient pris part à cette cérémonie organisée deux mois avant le début des travaux dans la ferme de Colora. Outre les officiels, des membres de l'association des producteurs agricole de la République Dominicaine, plusieurs centaines de paysans d'amis et de sympathisants de THL, dont docteur Altema et Joe Celestin (New York) étaient également présents.

DES MEMBRES DE PLUSIEURS PARTIS POLITIQUES CONTRE LE CEP.
Les dirigeants de plusieurs partis politiques, dont ceux de la plateforme Alternative, ont lancé mardi dernier une série de manifestation visant à réclamer le départ des conseillers électoraux. Plusieurs dizaines de militants de ces formations politiques ont pris part au sit-in du 21 décembre devant le local du Conseil Electoral Provisoire (CEP). En cette occasion les chefs de file de l'Alternative, Evans Paul, Edmonde Supplice Beauzile, Victor Benoît entre autres, avaient dénoncé la partialité des conseillers électoraux, incompétents selon eux pour organiser les législatives de 2010. Des intervenants ont déploré les manœuvres du gouvernement qui chercherait à contrôler l'organisme électoral. Le CEP est corrompu ont lancé les manifestants sur l'instigation de Evans Paul et Edmonde Supplice Beauzile. Cette mobilisation contre les conseillers électoraux a permis à plusieurs candidats de l'Alternative de critiquer le comportement des responsables du CEP. Evans Saintilus, candidat à la députation, a souhaité que Gaillot Dorsainvil et Ginette Cherubin démissionnent du CEP. Même s'ils sont critiques envers le CEP, les dirigeants de l'Alternative sont disposés à prendre part aux prochaines législatives. Tel n'est pas le cas pour d'autres leaders politiques dont William Jeanty ( Konba) Le sénateur Jeanty espère que les dirigeants de l'Alernative finiront par se rendre à l'évidence que la seule voie est le retrait de la course électorale.

-------------------------------------------------------------------------------- Le premier ministre et le chef de la MINUSTAH ET LES MESURES CONTRE LES ACTES DE CRIMINALITE EN HAITI.
 Le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive, a donné lundi la garantie que toutes les mesures ont étee prises par son gouvernement pour chercher à freiner la montée des actes de criminalité dans le pays notamment durant les fêtes de fin d’année. Nous ferons tout pour mettre les bandits hors d’état de nuire et ramener ainsi le climat de stabilité et de paix qui commençait à poindre à l’horizon, a assuré M. Bellerive. Le numéro un de la mission onusienne en Haïti, Hedi Annabi, a lui aussi indiqué que des dispositions ont été adoptées en vue de la mise en place d’un dispositif de sécurité plus musclé pour contrer l’action des bandits. Ces nouvelles mesures seront maintenues aussi longtemps que possible pour permettre à la population de vaquer librement à ses occupations, a encore fait savoir M. Annabi.  Une douzaine de personnes avaient éte tuées en 8 jours à Port-au-Prince au cours de la 2ème semaine du mois de décembre  Dans le Nord du pays, une dizaine de cas d’enlèvement ont été enregistrés depuis le début du mois de décembre 2009. Des hommes armés ont fait irruption la semaine dernière chez une infirmière travaillant à l’hôpital Justinien Ils ont enlevé une fillette de 8 ans, après avoir violé l'infirmière  Cette situation plonge la population capoise dans la peur et la consternation. Toutefois, selon des informations, plusieurs présumés kidnappeurs auraient déjà été arrêtés. La police appelle à la collaboration de la population capoise pour aider à enrayer ce phénomène. A l'issue d'une convocation le 18 décembre au Sénat de la République , le ministre de la justice Paul Denis et le Directeur général de la police nationale ont promis d'adopter des mesures drastiques pour neutraliser les bandits. Ce sont les hommes à moto qui sont le plus ciblés dans le cadre de la lutte contre la criminalité, la plupart des crimes enregistrés dans la capitale ayant éte commis par des momotocyclistes, selon différents témoignages. De fait, de nombreuses motos ont été confisquées par la police dans le cadre de cette lutte.

EN HAITI COMME EN DOMINICANIE DES REACTIONS SUR LA VISITE DU PRESIDENT
 Des dirigeants politiques et des membre de l’Eglise catholique dominicaine ont estimé opportune la visite annoncée pour début janvier 2010 du président haïtien René Préval en République dominicaine, afin de s’entretenir avec son homologue Leonel Fernandez sur des sujets concernant les relations entre Haïti et la République Dominicaine. Ils ont toutefois estimé vital que des règles claires concernant l’immigration et le commerce soient établies entre les deux pays pour éviter qu l’un ou l’autre des deux peuples ne tombe dans l’illégalité. Le président du parti dominicain pour le changement, Eduardo Estrella, a exprimé le souhait que les dirigeants des 2 pays ailent au-delà de leurs relations personelles travailer effecivement au au benefice des deux peupls. Selon le porte-parole du bloc des députés du parti de la libération dominicaine, Alejandro Montas, les thèmes haïtiens et régions frontalières doivent être pris au sérieux, compte tenu de leur importance dans les relations haïtiano-dominicaines. Il a jugéexcellente la décision du président René Préval de s’asseoir avec son homologue Léonel Fernandez pour discuter entre autres, de la réactivation et l’installation dela commission mixte bilatérale. De son côté, monseigneur Bénito Angeles croit que le plus important à attendre de la visite de René Préval ce sont des accords favorisant le retour de l’harmonie entre haïtiens et dominicains, tout en fixant les responsabilités politiques, économiques. Sociales et culturelles de chacun des deux peuples. La rencontre des deux chefs d’Etat devrait ouvrir la voie à un dialogue interactif qui puisse déboucher sur la définition des politiques d’immigration et d’émigration dans le respect mutuel, a souligné le prélat. Du côté haïtien, la coordonnatrice du Groupe d’Appui au Rapatriés et Réfugiés (GARR), Colette Lespinasse, a exprimé le souhait que la relance de la commission mixte haïtiano-dominicaine, ne reste pas comme un simple slogan mais se fasse avec la participation d’hommes et de femmes qui connaissent bien les dossiers. Elle estime que la commission ne devrait pas se contenter de réágir sur des dossiers ponctuels indispensable, mais devrait avoir un secrétariat permanent pour recevoir des dossiers et des recommandations. Et le gouvernement haïtien devrait définir des politiques claires pour permettre à la commission de mieux faire son travail, a fait savoir Mme Lespinasse. Le président René Préval devrait cette fois-ci rencontrer la communauté haïtienne en République dominicaine, a souhaité Mme Lespinasse qui a mis lechef de l'Etat en garde contre des déclarations susceptibles de mettre en danger les organisation qui luttent en faveur du respect des droits des migrants et suceptibles aussi de démobiliserles Haïtiens au lieu de les rassurer.  Mme Lespinasse a dit par ailleurs déploré le fait qu’il n’y ait pas de réciprocité de la part du président Leonel Fernandez après 5 voyages de son homologue René Préval en République Dominicaine.  La dernière visite de Léonel Fernández en Haïti remonte à 2005 sous le regime interimaire. Des individus reputés proches de ce regime avaient réservé un accueil musclé au président dominicains dont le véhicule a même éte la cible de jets de pierres, sous prétexte de defendre les droits des migrants.

DANS L'INTERNATIONAL

A PARIS HAITI INVITEE A LA FOIRE INTERNATIONALE DE NOEL TROPICALE.
La foire Marché international de Noël tropical s'est ouverte, le vendredi 18 décembre 2009, à la grande halle de La Villette, à Paris. Haïti est l'invitée d'honneur de cette foire qui se tiendra jusqu'au 20 décembre dans la capitale française. Au stand d'Haïti, de nombreuses activités sont organisées : expositions de photographies, vente-signature d'ouvrages, de CD et de DVD, spectacle de conte et causeries littéraires. L'écrivain haïtien Louis Philippe Dalembert, l'historien et universitaire français Marcel Dorigny et le chercheur haïtien Élie Lescot Jr seront en signature sous le stand d'Haïti, lors du Marché international de Noël tropical de Paris, les 19 et 20 décembre. Anne Lescot, coauteur du « Guide de la Caraïbe culturelle » avec Karole Gizolme, sera aussi présente. Des causeries sont prévues autour de « Koze mande chita », un ouvrage coédité par Vents d'Ailleurs et Gens de la Caraïbe et qui paraîtra en février 2010. Marché international de Noël tropical réunira pour la première fois plus de 150 exposants de plus de 45 pays d'Afrique, des Caraïbes, et des îles ultra-marines et présentera des produits allant de l'artisanat à la gastronomie, en passant par le stylisme ou encore les voyages."

VATICAN, ITALIE. AGRESSION DU PAPE PAR UNE FEMME DERANGEE.
Les festivités de Noël se sont poursuivies ce 25 décembre avec la bénédiction Urbi et Orbi prononcée par le pape Benoît XVI après qu’il eut été agressé la veille, à l’entrée de la basilique Saint-Pierre de Rome. Une femme qui avait échappé aux services de sécurité l’a jeté à terre. Finalement, plus de peur que de mal pour le pape.

Le pape est apparu souriant et en bonne santé au balcon de la loggia de la basilique Saint-Pierre. Il a présenté ses vœux de Noël en soixante-trois langues à l’issue du traditionnel message prononcé avant sa bénédiction urbi et orbi. Une bénédiction destinée à la ville de Rome et aussi, et surtout, au monde. Benoît XVI a rappelé la grave crise économique et morale qui frappe la famille humaine, l’invitant à dépasser la mentalité égoïste et techniciste. Il a demandé aux habitants de Terre sainte d’abandonner la logique de violence et de vengeance. Le pape en a profité ensuite pour rendre hommage aux chrétiens du Moyen-Orient, notamment ceux d’Irak. Il a aussi fait un tour d’horizon des situations tragiques à travers le monde. Benoît XVI a imploré la fin des exactions en République démocratique du Congo, invité les habitants de Guinée, du Niger ou de Madagascar au dialogue pour résoudre leur crise politique. Le pape a enfin témoigné la solidarité de l’Eglise pour tous ceux frappés par les calamités naturelles et la pauvreté réaffirmant que, face à l’immigration, l’Eglise est une présence qui appelle à l’accueil malgré les discriminations, les attaques et l’indifférence. On en sait désormais un peu plus sur cette femme, auteur de l’agression d’hier soir 24 décembre. Elle s’appelle Susanna Maiolo. C’est une Italo-suisse de 25 ans qui avait déjà tenté d’approcher le pape l’année dernière. Elle n’était pas armée. La jeune femme, arrêtée par la gendarmerie vaticane, souffre de troubles psychiques. Interrogée ce matin, elle a ensuite été transférée dans un hôpital pour y recevoir des soins et elle sera certainement remise ensuite aux autorités italiennes. Le Vatican minimise désormais l’incident d’hier, mais c’est ainsi qu’on a mis en lumière les failles de la sécurité du pape. Une sécurité qui est face à un dilemme : assurer la protection du souverain pontife sans l’isoler des fidèles. Pas de changements à prévoir dans ce domaine. Le porte-parole du Saint-Siège estime que la sécurité du pape ne peut pas être assurée à 100%, sauf en élevant un mur entre lui et la foule, ce qui n’est pas pensable.

PEKIN. LIU XIAOBO CONDAMNE A 11 ANS DE PRISON.
Figure des mouvements des droits de l'homme en Chine, Liu Xiaobo, écrivain et professeur d'université, a été condamné vendredi 25 décembre à 11 ans de prison pour « subversion contre le pouvoir d’Etat », par le tribunal de Pékin. Les nombreux appels à la clémence de la communauté internationale n’ont pas été entendus. Liu Xiaobo écope finalement d’une peine lourde : 11 ans de prison, c’est beaucoup plus que les 3 ans et demi auxquels a été condamné un autre militant célèbre Hu Jia, qui comparaissait l’an dernier pour le même chef d’accusation. « Incitation à la subversion du pouvoir d'Etat » : un motif fourre-tout utilisé à l’encontre des dissidents pour les emprisonner. Ce point était d’ailleurs critiqué dans la Charte 08, ce manifeste que Liu Xiaobo a publié l’an dernier. Le texte, signé par plus de 10 000 personnes, appelle à la réforme politique et à la fin du monopole du Parti communiste en Chine. Comme lors du procès avant-hier, les journalistes et diplomates étrangers se sont vus refuser l’entrée du tribunal ce vendredi 25 décembre. Ils n’ont pas pu assister à la lecture du verdict. Les Etats-Unis se sont ensuite déclarés très inquiets et ont renouvelé leur appel à une libération immédiate. Liu Xiaobo, figure des manifestations de Tiananmen, aura 54 ans lundi 28 décembre. Les associations de défense des droits de l’homme dénoncent un procès express, organisé pendant les fêtes de fin d’année en Occident, pour éviter une trop grande médiatisation.

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NOUVELLES  D'HAITI

PRESIDENT PREVAL EN REPUBLIQUE DOMINICAINE EN JANVIER PROCHAIN
 Le guovernement Dominicain  que le président haïtien René Préval visitera la République dominicaine au cours de la première semaine de janvier 2010. René Préval à cette occasion aura à aborder des thèmes bilatéraux avec son homologue Leonel Fernandez dont l'institutionnalisation de la Commission mixte bilatérale haïtiano-dominicaine Le secrétaire dominicain de l'Economie et de la planification et du développement a effectué le weekend dernier une visite officielle en Haïti à l'invitation le premier ministre Jean-Max Bellerive  Temístocles Montás, a eu des entretiens avec des officiels haïtiens sur des thèmes bilatéraux selon la presse dominicaine.

POURSUITE DE RAPATRIEMENTS D'HAITIENS ILLEGAUX EN DOMINICANIE.
128 sans papiers haïtiens, essentiellement des femmes et des jeunes ont été rapatrié la semaine dernière par les autorités Dominicaines. Ces compatriotes vivant en situation irrégulière ont été appréhendés à La Vega et les autres à Santiago, deuxième ville dominicaine située à 155 km au nord de Santo Domingo. Cette situation intervient alors que les deux pays espèrent pouvoir réactiver prochainement la commission mixte bilatérale créée en 1996.

MINISTRE PAUL DENIS PREOCCUPE PAR DETENTION PREVENTIVE PROLONGEE.
 
Le ministre haïtien de la justice, Paul Denis, annonce qu'une chambre du tribunal correctionnel a été installée en place au Parquet de Port-au-Prince. Le ministère de la justice est parvenu à conclure une entente avec le doyen du tribunal civil de Port-au-Prince pour le fonctionnement de ce tribunal dans le cadre des efforts visant à lutter contre la détention préventive prolongée. M. Denis indique que des juges ont spontanément offert leur collaboration pour faire fonctionner ce tribunal qui a rendu 30 verdicts en 3 jours. Tout en se réjouissant de cette étape importante, M. Denis informe que les inspecteurs du ministère de la justice ont été effectivement déployés dans les juridictions afin d'évaluer la situation des personnes en détention préventive. Préoccupé par ce dossier le ministre de la justice a soutenu qu'il suit de près les différentes étapes dans du dossier. Le ministre de la justice s'est entretenu vendredi avec les membres de la commission sénatoriale de justice. Plusieurs dossiers importants dont la nomination de certains commissaires du gouvernement avaient été débattus au cours de cette rencontre. Paul Denis affirme que les 3 axes principaux de son action concernent la lutte contre la détention préventive prolongée, la lutte contre le dysfonctionnement de l'appareil judiciaire et la lutte contre la corruption.

INCENDIE AU MARCHE HYPPOLITE
La ministre de la communication s’était rendue sur les lieux du sinistre tout de suite après l’annonce de l’incendie. Madame Lassègue a rencontré sur place des petits commerçants dont les entrepôts ont été incendiés. « Je suis venue, à la demande du Premier ministre Bellerive, pour manifester la solidarité du gouvernement avec les victimes », a expliqué Madame Lassègue aux journalistes présents. Elle a également indiqué que des instructions ont été passées à la Police pour sécuriser le marché afin de protéger les commerces des occupants qui ont du abandonner les entrepôts en raison du feu. L’origine de l’incendie n’est pas encore déterminée, mais les premiers témoignages recueillis sur place font état d’un d »but d’incendie dans un des petits entrepôts de marchandises avant la propagation du feu dans quelques dépôts. Les pompiers ont réussi, avec beaucoup de difficultés, à circonscrire l’incendie. Mis à part quelques entrepôts brûlés, les dégâts enregistrés ne seraient pas importants. Une commission interministérielle composée des ministres des affaires sociales, de l'intérieur, du commerce et à la condition féminine, a été formée "pour faire le suivi sur l'incendie et prendre les mesures nécessaires", a annoncé le ministère de la Communication.

ETAT D'ALERTE ORANGE DECRETE PAR LE CENTRE DE METEOROLOGIE.
L’état d’alerte orange est décrété sur les 10 départements du pays, a indiqué le responsable du Centre national de météorologie, Ronald Sémelfort, intervenant lors d’un point de presse au ministère de la Culture, ce mercredi. Suite à la création d’un centre de basse pression qui s’approche des côtes sud d’Haïti, de faibles pluies incessantes s’abattent sur le pays depuis la soirée du 22 décembre. Selon Ronald Sémelfort, cette situation va durer durant tout le week-end des fêtes de Noël et comporte des risques d’inondations et de glissements de terrain. Il a appelé la population à faire preuve de vigilance et à respecter les consignes de sécurité. De son côté, Mme Alta Jean Baptiste, directrice du bureau de la protection civile, a présenté un premier bilan des dégâts enregistrés en divers endroits du pays. Selon les premières informations, plusieurs arbres ont été abattus dans le sud du pays. A Petit-Goâve, les rafales de vent ont emporté plusieurs toitures de maison. Douze personnes sont sorties indemnes du naufrage d’un bateau transportant du ciment.

DANS L'INTERNATIONAL

AU CANADA. TEMPETE DE NEIGE. ACCUMULATION DE NEIGE.
On prévoit en effet des accumulations de neige pouvant atteindre 25 centimètres dans certains secteurs du pays, incluant la grande région de Montréal. Une importante tempête de neige et de pluie verglaçante a paralysé le centre des États-Unis.   Les usagers de la route devront redoubler de prudence durant le temps des fêtes. Une importante tempête de neige et de pluie verglaçante qui a paralysé le centre des États-Unis, mercredi, devrait entraîner des précipitations au pays. Après deux journées généralement ensoleillées, jeudi et vendredi, les premiers flocons de neige devraient commencer à tomber sur la métropole québécoise dans la nuit de vendredi à samedi. On attend entre 15 et 20 centimètres de neige sur une période de 24 heures. Mais le maximum prévu de 2 degrés Celsius pourrait plutôt transformer ces précipitations en pluie. Pour la journée de dimanche, un mélange de pluie et de neige devrait tomber sur la grande région de Montréal alors que le mercure devrait monter à 2 degrés Celsius. À Québec, les flocons de neige devraient commencer à tomber plus tard dans la journée de samedi. On attend entre 10 et 15 centimètres de neige et une température de - 2 degrés Celsius. Les précipitations devraient se poursuivre dimanche, mais principalement sous forme de pluie. Le mercure doit alors grimper jusqu'à 4 degrés Celsius. À Ottawa, MétéoMédia prévoit entre 5 et 10 centimètres de neige, samedi, et 5 centimètres additionnels, dimanche. À Toronto, le mauvais temps devrait commencer vendredi, mais essentiellement sous forme de pluie. Les transports ralentis par la météo  Il y a beaucoup d'activité à l'aéroport Montréal-Trudeau.  Mercredi, en cette avant-veille de Noël, journée habituellement la plus achalandée de l'année sur les routes, Environnement Canada a émis des avis de conditions météorologiques potentiellement sévères pour certaines régions du Québec, de l'Ontario et du Manitoba. La grande région de Montréal n'a reçu que quelques centimètres de neige, mais la ville de Québec a hérité en revanche de quelque 35 centimètres. Et 40 centimètres se sont accumulés dans la région de Charlevoix. Les chaussées enneigées ont causé des dizaines de sorties de route. En soirée, un accident survenu à Sainte-Julienne, dans Lanaudière, a fait un mort. Plus tôt, un accident ayant eu lieu dans le parc des Laurentides, à la hauteur de Stoneham, sur la route 175, a fait trois blessés légers. Un autre accident s'est produit sur la route 138, près de La Malbaie. C'est une bonne occasion de rappeler aux usagers d'adapter leur conduite à l'hiver, de ralentir. Aussi, il faut se souvenir que la distance de freinage est plus longue en hiver a declaré  Réal Grégoire, du ministère des Transports du Québec À la station d'autobus de Montréal, les files étaient longues, mais les autocars sont partis à l'heure et n'ont pas trop pris de retard en chemin. Par contre, dans l'Ouest du pays, la compagnie Greyhound a manqué de véhicules et des passagers n'arriveront pas à temps pour fêter Noël en famille. Du côté du transport ferroviaire, Via Rail a mis sur les voies tous ses équipements, wagons et locomotives, et tous les départs se sont faits à l'heure. Quant au transport aérien, la plupart des vols prévus dans les aéroports de Calgary, Roronto et Montréal ont été effectués à temps. Il y a tout de même eu quelques retards, notamment pour les vols à destination de Philadelphie et de Chicago, où une tempête de neige et de pluie verglaçante sévit. Des retards ont aussi été signalés à Frédériction où les conditions climatiques ont même forcé un pilote d'Air Canada Jazz à reprendre son approche finale.

WASHINGTON. LE SENAT AMERICAIN A ADOPTE LE PROJET DE REFORME DE SANTE.
Le Sénat américain a adopté jeudi matin par 60 voix contre 39 le projet de réforme de la santé défendu par le président Barack Obama. La veille, le Sénat américain s'était prononcé à 60 voix contre 39 lors du troisième et ultime vote de procédure visant à empêcher le Parti républicain de se livrer à des pratiques obstructionnistes susceptibles d'empêcher l'adoption du projet de loi sur la réforme du système de santé. Depuis le début de la semaine, les républicains ont tenté sans succès de retarder le vote. Le parti du président Obama avait déjà obtenu l'appui de 60 sénateurs (58 démocrates et deux indépendants) lors des deux premiers votes de procédure tenus ces derniers jours. À cette étape, l'appui d'une majorité simple des 100 sénateurs sera requis. L'affaire est donc pratiquement acquise, le Sénat comptant 58 démocrates.  À la demande du leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, le vote a été avancé d'une heure pour permettre aux sénateurs de se rendre dans leurs familles pour Noël, alors qu'on annonce du mauvais temps pour le Midwest et l'ouest des États-Unis. Les sénateurs devraient donc voter vers 7 h, jeudi matin. À la Maison-Blanche, le président américain Barack Obama attend l'adoption du projet de loi au Sénat avant de s'envoler vers Hawaï, où il doit passer les vacances en famille. Son porte-parole, Robert Gibbs, a soutenu mardi que l'adoption du projet de loi était inévitable. « Il ne s'agit plus de savoir s'il va passer, mais quand ». Les élus républicains restent tout de même hostiles à cette réforme. Ils estiment qu'elle va augmenter les primes d'assurance, mettre en danger l'assurance maladie des personnes âgées (Medicare) et coûter trop cher à l'État fédéral. Le président Obama, qui a fait de cette réforme la pierre angulaire de sa politique intérieure, ne sera pas au bout de ses peines pour autant. Une fois adopté, le projet de loi du Sénat devra être fusionné avec celui que la Chambre des représentants a adopté le 7 novembre. Cette fusion donnera lieu à d'autres négociations et les points de friction pourraient être nombreux. Contrairement au projet de loi du Sénat, celui issu de la Chambre des représentants prévoit la création d'un régime public d'assurance géré par le gouvernement américain. Les moyens de financer la réforme, dont les coûts sont évalués à 1000 milliards de dollars en 10 ans, diffèrent aussi. La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a déjà dit espérer que le projet de loi soit envoyé au président Obama pour promulgation avant son discours sur « l'état de l'Union » qui doit avoir lieu fin janvier. Le texte du Sénat vise à fournir une couverture santé à 31 des 36 millions d'Américains qui en sont dépourvus et à faire baisser les coûts de la santé, tout en améliorant la qualité des soins. Au total, 94 % des Américains de moins de 65 ans seraient couverts. Les compagnies d'assurances se verraient en outre interdire le droit de refuser une couverture aux Américains qui ont des problèmes de santé préexistants, comme c'est le cas actuellement. En revanche, le plan n'instaure pas, comme l'auraient voulu le président Obama et les principaux chefs démocrates, une assurance maladie publique qui serait mise en concurrence avec des assurances privées, surnommée « option publique ». Selon le bureau du Budget du Congrès ), le projet de loi réduirait le déficit américain de 132 milliards de dollars sur 10 ans, notamment en réalisant des économies sur des dispositifs tels que le Medicare.

GIUNEE. AU CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU LA FRANCE A DEMANDE ACTION.
La France a demandé mercredi 23 décembre au Conseil de sécurité des Nations unies d'agir rapidement pour traduire en justice les responsables du massacre du 28 septembre à Conakry, qualifié de « crime contre l'humanité » par un rapport de l'ONU. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner avait estimé mardi que le retour du chef de la junte guinéenne à Conakry pourrait « déclencher une guerre civile ». Sur le terrain, dans un discours prononcé à l'occasion du premier anniversaire de la prise du pouvoir par l'armée, le général Konaté, dirigeant par intérim, a promis le même jour des élections libres et démocratiques « le plus tôt possible ». Ce 23 décembre marque le 1er anniversaire du coup d'Etat en Guinée. Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2008, le putsch s'était fait sans violences, quelques heures seulement après l'annonce officielle du décès à 74 ans du « général-président » Lansana Conté, malade depuis longtemps. Les putschistes abrogeaient la Constitution et disqualifiaient les civils pour assurer la transition. Le nouvel homme fort, le capitaine Dadis Camara s'engageait à mettre fin à la gabegie et à rendre le pouvoir aux civils dans l'année à venir. Un an après, le pays est donc plongé dans une grave crise économique, sociale et politique. La junte militaire a les mains tâchées du sang de la répression du 28 septembre, qui a fait 150 morts au moins, de nombreux civils. Des crimes qualifiés récemment de « crimes contre l'humanité » par la commission d'enquête des Nations unies. L'anniversaire de son arrivée au pouvoir, le capitaine Moussa Dadis Camara le passe sur son lit d'hôpital au Maroc, où il est soigné après avoir été victime d'une tentative de meurtre menée par son aide du camp. La junte montre aujourd'hui le visage de la désunion. La population vit dans la crainte. L'avenir est incertain. « C’est un bilan catastrophique. Les fonds publics ont été dilapidés pour le rachat de consciences en vue de susciter et de soutenir la candidature du capitaine Dadis Camara. En plus, il y a eu la violation flagrante des droits humains, de violences militaires sur les civils dont le comble a été atteint le 28 septembre. Donc, je considère que le bilan du CNDD et de la junte est extrêmement catastrophique ». A la question de savoir si le général Sékouba Konaté puisse représenter une alternative crédible à Moussa Dadis Camara pour sortir le pays de la crise, Mouctar Diallo estime qu' « il n’y a aucun élément aujourd’hui qui prouve que Sekouba Konaté fait l’exception par rapport à cette armée qui constitue un problème majeur en Guinée. Et donc nous attendons de voir des actes concrets et positifs de la part du général Sékouba Konaté pour apprécier. Pour l’instant, nous restons très prudents et réservés ». La diplomatie guinéenne dénonce l'«immixtion inacceptable» de Bernard Kouchner Mercredi 23 décembre 2009, dans un discours à l'occasion de la prise du pouvoir par la junte, le général Sékouba Konaté, ministre de la Défense, qui assure l'intérim, a affirmé sa volonté d'aboutir « le plus tôt possible » à des « élections libres et démocratiques » et a prôné « la réconciliation » des Guinéens. Pour certains, Sékouba Konaté représente l'espoir d'une négociation moins difficile, mais la communauté internationale est néanmoins très inquiète, à l'image du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner :   « Un an déjà. Hélas, c’est trop. Maintenant, les choses se sont tendues. Monsieur Dadis Camara est toujours soigné dans un hôpital marocain. Monsieur Sékouba Kounaté assure un intérim, avec beaucoup de difficultés. Ce que l’on doit espérer - et la France n’a rien fait d’autre - c’est que la population guinéenne, et en particulier les femmes, cessent d’être soumises à une oppression quotidienne : que les armes rentrent dans les casernes ; que les femmes puissent aller faire leur marché avec leurs enfants qui pourraient aller à l’école sans se voir exposés aux pires tortures et aux pires viols ; que les Forces vives, tous les partis guinéens... Ce n’est pas à la France, la France a quitté la Guinée en 1958, nous ne sommes pas mêlés à cette affaire. Comme tous les pays des Nations unies, nous nous sommes indignés de l’étendue et de la cruauté de ce massacre. La vérité se fait jour péniblement dans nos têtes et dans nos cœurs. Le sentiment personnel devant de tels massacres est lourd à faire traverser par la raison ». Des propos qui n'apprécie pas Alexandre Cécé Loua, le ministre guinéen des Affaires étrangères. Il reproche surtout à Bernard Kouchner d'avoir jugé mardi 22 décembre que le retour en Guinée du chef de la junte pourrait « déclencher une guerre civile ». Bernard Kouchner avait souhaité que Dadis Camara reste au Maroc. Pour Alexandre Cécé Loua, ces propos constituent une « une immixtion inacceptable qui porte atteinte à tout ce que le peuple (guinéen) a de plus cher : sa dignité ».

 

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NOUVELLES  D'HAITI

LUIS ALBERTO MORENO, PRESIDENT DE LA BID EN VISITE EN HAITI.
Luis Alberto Moreno, le président de la Banque interaméricaine de développement, entreprend une visite de 4 jours en Haïti ayant, entre autres objectifs, celui de renforcer le secteur industriel du pays. Luis Albert Moreno a, dès son arrivée en Haiti cet après-midi, signé un accord d’assistance technique avec l’Association des industries d’Haïti (Adih), annoncé la création d’un fonds d’appui au secteur et posé la première pierre de 7 nouveaux bâtiments au Parc industriel, sur la route de l’Aéroport. D’un montant de 1 million de dollars, l’accord d’assistance technique avec l’Adih, doit d’abord renforcer les capacités des industries haïtiennes afin qu’elles puissent mieux profiter de la loi Hope II autorisant l’entrée sans droit de douane aux Etats-Unis de vêtements fabriqués en Haïti. Toujours en appui au secteur industriel, 2 autres millions de dollars seront décaissés afin d’attirer les investisseurs et de permettre à des entreprises haïtiennes d’accéder au marché international. Ils permettront aussi à de nouvelles industries de disposer de capitaux pour leur implantation. Ces fonds contribueront enfin à l’extension du Parc industriel avec la construction des sept nouveaux bâtiments d’une valeur de 3,5 millions de dollars. La pose de la première pierre a eu lieu en présence du ministre de la commerce, Mme Jocelyne Fétière, et des responsables de la Société nationale des parcs industriels (SONAPI). Luis Albert Moreno devra, par ailleurs, visiter plusieurs projets financés par la BID dans le pays et particulièrement dans le département du Nord où la banque interaméricaine compte appuyer l’implantation d'un parc industriel.

DOMINICANIE. 128 ILLEGAUX REPOUSSES EN HAITI
Les autorités dominicaines ont rapatrié, le jeudi 17 décembre dernier, 128 sans papiers haïtiens, essentiellement des femmes et des jeunes. Ces illégaux ont été arrêtés à Santiago, deuxième ville dominicaine, et à Las Vegas. Ils étaient, pour la plupart, des oisifs, des mendiants et cireurs de bottes. Les autorités migratoires haïtiennes ont reçu le groupe constitué en majorité d’enfants, d’adolescents et de femmes hier après-midi à Port-au-Prince. Ce rapatriement survient à la veille de discussions entre le Premier ministre haïtien et le secrétaire d’Etat dominicain à la coopération sur la nécessité d’améliorer les relations entre les deux pays.

JEAN MAX BELLERIVE, PM D'HAITI ET MICHELE RAY EN VISITE AU CANADA.
Le Premier ministre haïtien Jean Max Bellerive conduit une délégation d’officiels à une réunion annuelle au Canada. L’objectif de ladite réunion est de passer en revue la coopération entre les deux pays. Marie Michèle Ray, ministre des Affaires étrangères prendra part aussi à cette réunion baptisée « Consultation élargie », en marge de laquelle les officiels haïtiens devront rencontrer la gouverneure générale du Canada, Son Excellence Michaelle Jean.

...Encore une autre victime de l’insécurité en Haïti. Joseph Telfort, un homme d’affaires de 34 ans a été abattu dans sa voiture hier dimanche à Santo, localité de la commune de Croix-des-Bouquets au nord de Port-au-Prince. Les bandits étaient encore à moto, a-t-on appris. Pas moins de douze meurtres ont été répertoriés, ces derniers sept jours dans la capitale haïtienne.

...L’Organisation des Etats américains (OEA) juge importantes à la stabilité d’Haïti les législatives de février et mars prochains. M. Albert Randim, assistant secrétaire général de l’organisation régionale, assure que l’OEA participera à l’observation de ces joutes avec pas moins de 80 observateurs.

... 923 des 960 candidats participeront aux élections devant renouveler la chambre basse et le tiers du sénat au début de l’année prochaine, conformément à la liste définitive de prétendants agréés publiée le week-end écroulé par le Conseil électoral provisoire. 827 concourront pour les 99 sièges de la chambre des députés et 96 pour les places vacantes à la chambre haute.

...Le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, se félicite de la signature par son gouvernement des Accords de partenariat économique (APE) liant l’ACP à l’UE. Ces accords, argue-t-il, permettront une plus grande implantation d’Haïti dans la région sur les plans économique et commercial.

DANS L'INTERNATIONAL

USA. REFORME DE LA COUVERTURE DE LA SANTE
 
Dans un premier vote crucial au cœur de la nuit du dimanche au lundi 21 décembre, le Sénat américain a ouvert la voie à l'adoption de l'ambitieuse réforme de la couverture santé chère au président Barack Obama, que les sénateurs pourraient approuver d'ici à Noël.C’est ainsi le projet phare du mandat du président américain qui est en bonne voie d'être adopté. Avec le vote de cette nuit, une nouvelle étape vient d’être franchie, mais ce n’est pas la dernière. Ce que les démocrates ont obtenu avec leurs 60 voix, c’est d’empêcher les républicains de retarder indéfiniment le vote final. Ils ont voté pour avoir le droit de voter avant Noël la loi qu’ils ont concoctée au prix de nombreux compromis. Ils ont littéralement acheté la dernière voix dont ils avaient besoin en offrant au sénateur Nelson du Nebraska une substantielle aide financière pour son Etat, ce qui a amené le républicain Tom Coburn à parler de « corruption ». Tout comme hier soir, aucun républicain n’appuiera la loi qui sera adoptée dans les prochains jours : ils trouvent la réforme trop chère et trop étatisée. Le plus difficile reste encore à faire : réconcilier les versions des deux chambres. Celle des Représentants qui a approuvé une loi plus progressiste, incluant une assurance publique, devra faire des concessions, car les sénateurs démocrates, pour réunir les soixantes voix nécessaires, ont fait le maximum de compromis et ne peuvent faire marche arrière sans risquer de perdre le soutien de ceux qu’ils ont eu tant de mal à rallier. Barack Obama devrait avoir sa réforme avant son discours sur l’Etat de l’Union fin janvier, mais elle sera assez différente de celle qu’il avait espérée.

MADAGASCAR. DEUX PREMIERS MINISTRES EN 2 JOURS.
Neuf mois après sa prise de pouvoir, Andry Rajoelina demeure l'homme fort de Madagascar.  Le chef du gouvernement a nommé hier Dimanche un nouveau Premier ministre: le colonel Albert Camille Vital qui succède à Cecile Manorohanta qui sera restée Premier ministre 48 heures. Cette nomination, unilatérale, met à mal les derniers espoirs de voir Andry Rajoelina revenir à la table des négociations avec son opposition et attire ainsi les critiques des autres mouvances politiques malgaches impliquées dans le processus de transition. Le nouveau Premier ministre âgé de 57 ans issu du corps du géni militaire a annoncé qu’il est prêt à assumer ses fonctions et souhaite que les fêtes de Noël et de fin d’année se déroulent dans la paix et dans la sérénité. S'adressant à la population, le nouveau Premier ministre a déclaré: «Nous sommes dans une situation très délicate, voire même effrayante. Mais face à cette situation, j'ai accepté ce titre pour y apporter du mien, et j'appelle la population à être indulgente».

SOMMET DE COPENHAGUE COP 15 TERMINÉ
Le 7 décembre 2009 s’est ouvert le grand rendez-vous de Copenhague, au Danemark, la plus importante rencontre internationale sur les changements climatiques depuis celle qui permit l'adoption du protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005. L’objectif de cette conférence, également appelée Cop15, est d’aboutir à un accord mondial sur un nouveau protocole relatif à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les 193 pays invités vont devoir trouver un compromis sur des mesures permettant de limiter les facteurs aggravants du réchauffement planétaire. Un défi tant les réticences de nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, sont grandes.

Le sommet des Nations unies sur le Climat se termine avec un accord de Copenhague, au statut juridique flou, dont le contenu de trois pages, est évidemment très en dessous du texte initial de deux cent quarante pages qui avait été élaboré par les experts. L’accord final affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à deux degrés centigrades par rapport à l’ère pré-industrielle mais il ne comporte aucun engagement chiffré par rapport à l’émission de gaz à effet de serre. Il se contente de prôner la coopération afin d' atteindre un pic d’émission le plus tôt possible. En parallèle de l’accord, une réunion est déjà prévue sur ce point à Bonn, en juin 2010. D’autre part, l’accord se fixe pour but de mobiliser cent milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour les pays en développement. Quant au protocole de Kyoto qui engage les pays signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, il est mentionné, mais sans que ne soit envisagée sa prolongation au-delà de 2012. C'est donc un texte très en dessous des attentes et qui nécessitera dans un deuxième temps, rapidement, la mise en place d’un cadre juridique fort afin d' être consolidé. Cela pourrait alors, lui donner la forme d’un traité ; ce qui avait provoqué ici, à Copenhague, de multiples contestations. Cet accord mis au point, in extremis, vendredi 18 décembre par vingt-huit pays, comprenant notamment les Etats-Unis, l’Europe, le groupe des pays émergents (Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud) a été proposé en séance plénière à l’ensemble des pays membres de la convention. Cela a suscité de nombreuses réactions et de nombreux débats qui se sont prolongés toute la nuit ; pour finalement convenir ce samedi matin, 19 décembre, que cet accord ne serait pas consensuel et que les pays, qui ne souhaitaient pas s’associer à cette initiative, pouvaient le faire. L’accord de Copenhague est donc, à cette heure, soutenu par cent quatre-vingt-deux pays et ne devrait plus être remis en question dans les heures qui viennent. Sarkozy déçu mais pas vaincu Un accord a minima à Copenhague, c’est un maximum de déception pour Nicolas Sarkozy. « Il s’agit d’un accord imparfait », a-t-il reconnu. Un accord qui est loin, très loin du grand traité dont il avait rêvé, lui, qui depuis des mois mène une véritable croisade en faveur du climat. Cet accord ambitieux, il voulait l’arracher à Copenhague avec la même détermination, le même volontarisme qui lui avaient permis d’obtenir des Vingt-Sept de l’Union européenne, le plan climat, en 2008. Le président Sarkozy à Copenhague n’a pas ménagé ses efforts, convoquant « à la hussarde » une réunion extraordinaire dès son arrivée, et trois semaines également après avoir fait le déplacement au Brésil et à Trinidad, pour rallier le plus grand nombre à la nécessité d’adopter une déclaration ambitieuse. Mais l’ambition a fait long feu à Copenhague, vaincue par la complexité d’une négociation, non plus à 27 mais à 192, et par la farouche opposition de la Chine, le plus gros pollueur de la planète. C’est donc tout sauf un succès pour le président Sarkozy. Le coup a visiblement porté mais il ne s’avoue pas vaincu, se promettant déjà de se servir de cet accord a minima, comme d’un tremplin, en vue d’un futur traité, fin 2010.

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NOUVELLES  D'HAITI

JOSEPH TELFORT, HOMME D'AFFAIRES TUÉ A SANTO.
Un homme d’affaires a été tué par balles dimanche après-midi à Santo sur la route de la Croix des bouquets, une nouvelle fois ses agresseurs étaient à moto.  Joseph Telfort a été tué par balles dans sa voiture dimanche après-midi à Santo 22 non loin de Carrefour Marassa sur la route de la Croix des bouquets par deux personnes qui circulaient à moto. La victime, un grossiste de cartes de téléphone, a été approchée dans sa voiture par les motards qui l’ont abattu avant d’emporter un lot de cartes qui se trouvait dans le coffre arrière de son véhicule, selon des témoins. Le meurtre a été perpétré par deux hommes à moto, selon les témoins qui se trouvaient non loin. Joseph Telfort serait également un agent de change. Vendredi, trois personnes ont été tuées dans le centre de Port-au-Prince par des inconnus armés qui leur réclamaient la recette du jour d’un magasin de produits alimentaires. Au total, 10 personnes ont été tuées ces derniers jours dans la capitale la plupart par des hommes circulant à moto. Ces assassinats se sont multipliés à Port-au-Prince alors que le pays entre dans une période électorale devant aboutir au début de l’année 2010 à l’élection d’un nouveau Parlement.

ÉLECTIONS EN HAITI AVEC 923 CANDIDATS.
Le conseil électoral provisoire a rendu son verdict quant aux candidats habilités à prendre part aux prochain scrutin prévu pour février et mars 2010 . Au total 923 candidats au sénat et à la chambre des députés ont été agréés selon la liste rendue publique par le CEP. 37 sur les 960 inscrits ont vu leurs candidatures rejettés pour n'avoir pas présenté l'ensemble des 15 documents exigés par la loi électorale, indique à des journalistes le secrétaire général du CEP, Leonel Raphael. . La loi électorale ne prévoit aucun recours au niveau du bureau central du CEP pour les candidats qui n'ont pas été agréés. .

SUPERVISION DES ÉLECTIONS PAR DES OBSERVATEURS DE L'OEA.
L'Organisation des Etats Américains (OEA) promet de superviser les prochaines élections législatives en Haïti fixées pour février et mars 2010, informe l'organisation hémisphérique. Environ 80 observateurs seront dépêchés dans le pays pour suivre ces élections. ils seront aussi déployés dans les bureaux de vote le jour du scrutin selon l''assistant secrétaire général de L'OEA Albert Ramdin. Mr Ramdin réaffirme son soutien à une stabilité politique dans le pays et met l'accent sur l'importance de la tenue des élections devant renouveler la chambre des députés et un tiers du sénat . « Durant cette année électorale très dynamique, nous allons continuer à suivre la situation de manière a maintenir ce climat politique favorable dont le pays a bénéficié ces quatre dernières années grâce à une forte participation de la population haïtienne », déclare Albert Ramdin. .

LA POLICE NATIONALE A MIS SOUS LES VERROUS ROBERT ANTOINE  DE LA TELECO  
La direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) confirme l'arrestation de Robert Antoine, ancien responsable des liaisons internationales à la compagnie haïtienne des Télécommunications (TELECO). Selon des informations de presse , il devrait être livré incessamment à la justice américaine pour les mêmes faits reprochés à l'ancien directeur adjoint de la compagnie de télécommunication, Jean René Duperval, arrêté et extradé le week-end dernier vers les Etats-Unis. M Robert Antoine est accusé de complicité de blanchiment d'argent L'Ambassade des Etats-Unis s'était félicitée mercredi de la coopération du gouvernement haïtien dans le cadre de l'arrestation et l'extradition vers les Etats-Unis de Jean René Duperval, un ancien officiel de la compagnie haïtienne des Télécommunications  "Ces opérations résultent d'une fructueuse collaboration entre le Ministère de la Justice, le Bureau des Affaires Financières et Economiques (BAFE), le Département de la Justice Américaine et le Service des Recettes Internes qui ont mené des investigations sur l'implication dans des cas de corruption des officiels de la TELECO par des particuliers et des compagnies américaines", avait indiqué l'ambassade dans une note de presse. Selon certains observateurs Haiti ne compte que des assassins et des voleurs.

5,5 MILLIONS DE DOLLARS DE LA BID POUR LA NUTRITION DES ENFANTS D'HAITI   
La Banque interaméricaine de développement a approuvé  un don de 5,5 millions de dollars pour aider à améliorer la santé et la nutrition chez les nourrissons et les enfants et pour améliorer les filets de protection sociale en vue de lutter contre la pauvreté extrême en Haïti. Plus de 20 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies diarrhéiques, d'infections respiratoires aiguës et d'autres malaises traitables associés à la malnutrition souligne la BID rappelant qu'il s'agit des taux les plus élevés de mortalité infantile dans l'hémisphère occidental. Dans le cadre de cette lutte la BID se propose d'étendre la portée des semaines de la santé de l'enfant, qui est une campagne semestrielle pour la fourniture de suppléments de vitamine A. La BID investira aussi dans la promotion de l'allaitement maternel, le traitement de la malnutrition aiguë et aidera le gouvernement haïtien à créer un système d'enrichissement des aliments et exploitera les canaux du marché. De plus, elle financera la création d'un système d'information sociale et dirigera un programme de filet de protection sociale en vue de promouvoir la fourniture des soins de santé à la mère et à l'enfant en recourant aux agents de santé communautaire. Selon les responsables de la BID, le programme devrait réduire de moitié le pourcentage de nourrissons affectés par des parasites intestinaux. Les ressources de la BID affectées à ce projet comprennent 3 millions de dollars provenant de son Fonds d'intervention contre la hausse des prix alimentaires et 2,5 millions de dollars provenant de son Mécanisme de don. Afin de réaliser le programme les autorités haïtiennes fourniront une enveloppe additionnelle de 2,5 millions de dollars à titre de fonds de contrepartie local.

DANS L'INTERNATIONAL

ITALIE. PREMIER MINISTRE BERLUSCONI AGRESSÉ ET HOSPITALISÉ.
Silvio Berlusconi a passé la nuit dans un hôpital de Milan après avoir été victime d'une agression à l'issue d'un meeting électoral, le 14 décembre 2009, par un déséquilibré. Après une nuit « tranquille », il a demandé ce matin à voir les journaux. Les quotidiens relatent évidemment très largement l'agression de Silvio Berlusconi qui devrait resté hospitalisé au moins jusqu'à mardi. Toute la presse italienne, tous les journaux télévisés affichent en une les photos vraiment très impressionnantes du visage ensanglanté et tuméfié du chef du gouvernement. Des grands titres, identiques pour la plupart des quotidiens, « Silvio Berlusconi agressé à Milan ». Idem pour les sous-titres : « Je suis un miraculé et rien ne m’arrêtera ». Ce sont les mots de Silvio Berlusconi rapportés par son porte-parole, Paolo Bonaiuti.

Pourquoi miraculé ? Parce que l’agresseur aurait pu le blesser beaucoup plus gravement. A ce propos, une des grandes questions posées par les médias concerne la sécurité du Cavaliere. La Repubblica révèle que les services secrets avaient signalé dès la mi-octobre des risques importants d’agression et que le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, avait conseillé à Silvio Berlusconi de dormir au palais Chigi  et non dans sa résidence privée à Rome.

Le Corriere della Sera évoque « une faille dans le dispositif de sécurité ». Sachant que Silvio Berlusconi a une garde rapprochée de dix hommes, comment se fait-il qu’ils n’aient pu éviter l’incident ? « Il est vrai, observe La Stampa, que Silvio Berlusconi est toujours imprévisible ». Hier, dimanche 13 décembre, le bain de foule et la signature d’autographes n’étaient pas au programme du meeting électoral en vue des régionales du mois de mars 2010. Mais le président du Conseil n’a pas résisté à la tentation du contact rapproché avec la foule.

USA. LE CALVAIRE DE TIGER WOODS.
Tiger Woods va de déboire en déboire depuis son accident de voiture fin novembre, les révélations sur son harem de maîtresses et l'annonce de la suspenseion de sa carrière, le célèbre golfeur se retrouve de plus en plus seul. Plusieurs de ses sponsors lui ont retiré leur confiance. Alors qu’au fil des jours le nombre des maîtresses de Tiger Woods s’allonge, celui de ses sponsors diminue : le champion vient de perdre un partenaire de six ans, Accenture, une firme de conseils aux entreprises. Elle a rompu son contrat, estimant que Woods n’était plus la personne appropriée pour la représenter dans ses publicités. La veille, c’était Gillette qui avait décidé de limiter l’utilisation de l’athlète dans ses campagnes publicitaires. Est-ce le début de l’exode? Pour le moment Tiger conserve la fidélité de quelques géants tels que Nike, AT et T, et Gatorade. S’il gagne 100 millions de dollars par an, les trois quarts proviennent de ses sponsors. Dans les milieux du golf, on s’inquiète de ce que la journaliste sportive de USA Today, Christine Brennan, qualifie de la plus grande disgrâce dans l’histoire du sport, car le départ de la scène du champion, même temporaire, va nuire à la compétition. Lorsque Tiger avait dû suspendre pendant 8 mois ses activités à cause d’une blessure, les chaînes transmettant des matches de golf ont perdu 50% de leur audience. Seule bonne nouvelle pour Tiger, le magazine Playgirl a décidé de ne pas publier une photo le montrant dans la tenue d’Adam. Selon certains admirateurs, Tiger Woods devait trouver à l'extérieur ce qui lui manquait en sa demeure. Soudainement les prostituées USA deviennent des célébrités de la place.

ZIMBABWE. ROBERT MUGABE, LE FRANCOIS DUVALIER D'AFRIQUE RESTE AU POUVOIR. Robert Mugabe, le monstre du Zimbabue, est reparti triomphant du 5e congrès de la Zanu-PF. Le président du Zimbabwe a été reconduit pour cinq années supplémentaires à la tête de son parti. A 85 ans, Robert Mugabe, au pouvoir depuis près de trente ans, s'est montré extrêmement combatif. Devant les 5 000 délégués qui étaient réunis à Hararé, ce week-end, il a assuré qu'il était prêt à tout faire pour battre l'opposition aux prochaines élections.   « Le gouvernement d'union n'a qu'une courte durée de vie de 24 mois. Nous devons nous tenir prêt pour les élections et regagner les circonscriptions perdues l'année dernière ». Ces quelques mots de Robert Mugabe résument le congrès de son parti, la Zanu-PF. Si certains doutaient encore de la volonté du président de continuer à régner sur le Zimbabwe, les voilà une nouvelle fois rassurés. Le chef d'Etat a tout de même admis que les instances de transition ont permis de restaurer la paix et la stabilité dans le pays. Robert Mugabe en a aussi profité pour rappeler à l'ordre ses soutiens. Le parti est toujours rongé par des divisions internes. C'est cela, selon lui, qui a mené à son échec lors des élections générales de l'année dernière. Pour l'instant, aucune date n'a été fixée pour un nouveau scrutin. Il faut d'abord régler les très nombreux points de litiges qui restent en suspens entre la Zanu-PF et le MDC (Mouvement pour le changement démocratique). Selon la nouvelle équipe de médiation, envoyée par l'Afrique du Sud la semaine dernière, des progrès ont été réalisées dans le dialogue entre les deux partis.

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NOUVELLES  D'HAITI

SECURITE EN HAITI.
Les actes d’insécurité ont toujours tendance à augmenter en Haïti en fin d’année. C’est ce qu’a souligné le responsable de la police judiciaire, Frantz Thermilus, réagissant à la récente augmentation des cas d’homicide dans le pays. Le commissaire de police s’est montré très rassurant et a annoncé tout un train de mesures pour faire obstacle à l’offensive des bandits armés circulant à moto qui ont déjà fait plus de 7 morts dans la capitale haïtienne en moins d’une semaine. Selon M. Frantz Thermilus, les actes de violence enregistrés dans le pays seraient l’œuvre de bandits désireux de passer une bonne fête de fin d’année en se procurant de belles choses. Il a précisé qu’un tel phénomène est fréquent dans le pays, malgré les mesures adoptées par la police. Des hauts cadres de l’institution policière ont tenu une réunion à l’extraordinaire pour trouver la meilleure méthode pour contrer l’action des bandits armés qui sèment le deuil au sein de la population haïtienne. Sans trop s’inquiéter, les bandits armés opèrent à visière levée en plein jour en divers endroits de la capitale. Les victimes sont pour la plupart des personnes qui venaient d’effectuer une transaction à la banque et qui sont suivies par les bandits circulant à moto. Cette vague d’insécurité qui frappe la capitale haïtienne a emporté le journaliste italien Francesco Fantoli, collaborateur de HPN. D’un autre côté, la police n’a toujours pas annoncé d’arrestations suite à cette subite remontée des actes d’insécurité dans le pays.

TRIPLE MEURTE VENDREDI EN HAITI.
Deux individus à moto ont abattu à la Grand-rue cet après-midi 11 décembre Jean Michel Ligondé, une femme et un de ses employés qui l’accompagnaient. Peu après 3 heures pm, des bandits circulant à moto ont ouvert le feu sur la voiture des victimes à l’angle de la Grand-rue et de la rue des Casernes, au cœur de Port-au-Prince. Jean Michel Ligondé, propriétaire d’un magasin au centre-ville, une femme du nom de Maryse Lindor et un employé surnommé « Blan » sont morts sur le coup. Ce triple meurtre vient allonger la liste des tués par balle depuis moins d’une semaine dans la zone métropolitaine. 10 vies ont ainsi été enlevées en moins de 7 jours, pour la plupart par des hommes circulant à moto.

HAITI-OEA. SOUTIEN DE L'OEA REAFFIRME POUR LA STABILITE POLITIQUE DU PAYS.
Le Groupe des amis d’Haïti au sein de l’Organisation des États Américains (OEA) a réitéré cette semaine son soutien à la stabilité politique durable en Haïti. Les pays amis d’Haïti ont également souligné l'importance que revêtent les élections présidentielles et parlementaires prévues en 2010. Suite à un voyage en Haïti où il a été reçu par le président René Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et la ministre des Affaires étrangères Marie-Michèle Rey, le secrétaire général adjoint de l’Organisation Albert Ramdin a souligné « l'importance de maintenir notre engagement direct avec les autorités haïtiennes et de réaffirmer notre solidarité et engagement ». « Durant cette année électorale très dynamique, nous aimerions que la démocratie en Haïti continue de se développer, de s'enraciner et de se renforcer, ainsi que le climat politique favorable dont le pays a bénéficié ces quatre dernières années », a encore déclaré M. Raamdin L’OEA doit envoyer 80 observateurs en Haïti pour suivre le déroulement du processus électorale. L’Ambassadeur Duly Brutus, représentant permanent d'Haïti près l'OEA, a souligné l'importance des élections législatives malgré les défis auxquels le pays est confronté et il a déclaré avec satisfaction : « Je suis très optimiste quant au grand nombre d’électeurs qui se rendront aux urnes et je pense que c’est une bonne chose que l’OEA observe les élections ».

MIAMI. INSEL AIR A INAUGURE SES VOLS EN HAITI.
La ligne aérienne Insel Air a inauguré ce vendredi ses vols de Port-au-Prince à destination de Miami. La compagnie aérienne venant de Curaçao entend faire la différence pour devenir la préférée des Haïtiens, selon les responsables. Cette ligne est déjà présente au pays depuis trois ans et relie Port-au-Prince à Curaçao, Aruba, Bonaire et d’autres pays de la région caribéenne. Désormais, elle compte assurer la destination Port-au-Prince/Miami-Miami/Port-au-Prince pendant tous les jours de la semaine sauf les samedi et mardi. En plus du service abord, l’utilisation du français pour communiquer avec les passagers, cette ligne veut aussi faire la différence en offrant des billets à un tarif préférentiel et au même prix, que le ticket soit acheté à l’avance ou au comptoir. « Nous sommes une ligne aérienne qui vole sur Haïti depuis trois ans, nous sommes une ligne responsable, nous sommes une ligne à laquelle on peut se confier », a assuré Edward Heerenven, directeur international de Insel Air. Actuellement, une vente promotionnelle des billets se fait pour les passagers Port-au-Prince/Miami et Miami- Port-au-Prince au prix de 299 dollars. Les intéressés pourront emporter des bagages de 40 kilos et deux sacs à mains.

DANS L'INTERNATIONAL

SOMMET DE COPENHAGUE.LE PRESIDENT OBAMA EST ATTENDU.
Depuis le début du Sommet de Copenhague, les manifestants, en faveur d'un accord ambitieux contre le réchauffement climatique, se rassemblent devant le Parlement.  Les ministres de l’Environnement sont tous arrivés ce week-end à Copenhague. Après les manifestations monstres de samedi, ils ont pour mission de jeter les grandes lignes d'un accord mondial sur le climat avant le sommet des chefs d'Etat le 18 décembre 2009. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit « prudemment optimiste » à son arrivée à Copenhague ce dimanche 13 décembre. C’est une situation inédite dans les négociations. Après la semaine des experts et avant le sommet des chefs d’Etat, c’est au tour des ministres de l’Environnement de plancher pour établir les bases d’un accord global de lutte contre le réchauffement climatique. Diaporama : Des manifestations pour un accord ambitieux sur le climat C’est donc à eux que revient la lourde tâche de trouver des compromis sur les questions qui fâchent, comme celle du financement, de l’adaptation pour les pays en développement ou de l’engagement contraignant en matière de réduction d’émissions pour les pays industrialisés. Des questions sur lesquelles les deux grands de cette négociation : les Etats-Unis et la Chine ont des positions diamétralement opposées. Or, on doute fort ici à Copenhague que le représentant des Etats-Unis, notamment Todd Stern, puisse lâcher quoi que ce soit avant l’arrivée de Barack Obama. Un seul point positif dans ce marathon de négociations qui démarre officiellement lundi 14 décembre : tous les ministres de l’Environnement sont au moins d’accord sur la base de départ, le texte de sept pages établi vendredi 11 décembre 2009, par la convention des parties. Il a l’avantage d’être court et de laisser beaucoup de chapitres importants entre crochets, ce qui laisse une grande latitude, le jour venu, aux chefs d’Etat.

MANILLE, PHILIPPINES. LIBERATION DES 47 OTAGES.
Des membres du groupe Ondo Perez pris en charge par la police. s sont libres, sains et saufs après avoir été retenus en otages pendant trois jours et un moment menacés d'exécution sur l'ile de Mindanao, dans le sud des Philippines. Quarante-sept hommes, femmes et adolescents qui étaient encore aux mains du groupe armé qui, jeudi 10 décembre 2009, avait enlevé au total 75 civils parmi lesquels des écoliers.

« La vie des otages contre mon amnistie », c’est en quelques mots résumé l’accord que vient d’obtenir Ondo Perez avec le gouvernement local. Celui-ci a fait une énorme concession sur ses positions antérieures, en acceptant de signer un papier par lequel, il s’engage à ne pas poursuivre Ondo Perez et ses hommes pour cet enlèvement, ni d’ailleurs pour le meurtre dont il était précédemment accusé. Tous ces chefs d’inculpation devraient être levés si l’on en croit les mots de cet accord. A la place de la justice formelle, les deux parties s’en remettent à la justice coutumière, à travers la commission philippine des peuples indigènes. C’est en effet un conflit entre deux familles qui est à la source du premier meurtre et de cet enlèvement ; un conflit de terre qui a dégénéré, comme cela est courant à Mindanao, en une guerre entre deux clans qui se jurent vengeance. Et c’est cette haine que vont essayer d’apaiser les chefs tribaux de cette province de l’est de Mindanao.

CHILI. SANTIAGO. ELECTION PRESIDENTIELLE. LA DROITE EST VICTORIEUSE.
 Huit millions d’électeurs chiliens sont appelés dimanche 13 décembre 2009 à élire leur président, leurs députés et une partie des sénateurs. Les sondages sont formels : le candidat de droite, Sebastian Piñera, arriverait en tête des quatre principaux candidats en lice pour l'élection présidentielle. Pour la première fois depuis le retour de la démocratie.

Sebastian Piñera doit déjà rêver au doux velours du fauteuil présidentiel. S’il s’est présenté il y a plus d’un an comme le candidat unique de la droite, il a toujours été donné favori, obtenant entre 36 % et 44 % selon les sondages. Du jamais vu depuis le retour de la démocratie au Chili. Depuis vingt ans, c’est la même coalition de centre-gauche, la « Concertation » composée de socialistes, de démocrates-chrétiens et de radicaux, qui dirige le pays. « Une coalition à bout de souffle, divisée, qui vit peut-être ses dernières heures », souligne Carlos Huneeus, directeur de l’institut de sondages Cerc. De fait, sur quatre candidats en lice, trois sont issus de la «Concertation» : le candidat officiel, le sénateur démocrate-chrétien Eduardo Frei (26 %), le député Marco Enriquez-Ominami (19 %), qui a claqué la porte du parti socialiste pour se présenter comme indépendant, et le socialiste Jorge Arrate (5 %), qui se présente pour les partis communiste et humaniste.

Des divisions qui avantagent Sebastian Piñera. L’ancien sénateur  1990 et 1998 se présente, à 60 ans, comme le candidat de l’alternance de la droite unie, devenue fréquentable. C'est comme si la mort, il y a tout juste trois ans, de l’ancien dictateur Augusto Pinochet avait débarrassé la droite de la vieille figure tutélaire, permettant à nombre de ses leaders de se refaire une image, loin de la dictature 1973-1990 à laquelle beaucoup ont participé.

Sebastian Piñera, lui, a voté « non » au référendum de 1988 qui proposait le maintien au pouvoir du dictateur. Cela fait de lui un démocrate. Cet homme d’affaires milliardaire se veut plus centriste que son alliance. Il promet de poursuivre la politique de protection sociale menée par la présidente sortante Michelle Bachelet, qui ne peut briguer un nouveau mandat. Cette politique explique aujourd’hui son record de popularité (plus de 77% de soutien). Plus progressiste aussi, Piñera propose un PACS à la chilienne pour les hétérosexuels et les homosexuels, au grand dam des plus conservateurs de sa coalition, liés à l’Opus Dei et aux Légionnaires de Dieu.

La «Concertation» a mis les bouchées doubles cette semaine. Son chef de file, le démocrate-chrétien, Eduardo Frei Ruiz-Tagle, 67 ans, a perdu son père, du même nom, en 1982. Or lundi, le juge Alejandro Madrid a révélé que celui-ci, l’ancien président Eduardo Frei Montalva (1964 -1970) avait été assassiné par les sbires de Pinochet. « Cette révélation judiciaire a polarisé la campagne autour d’un des seuls sujets qui semblent encore séparer la gauche de la droite aujourd’hui, celui des violations des droits de l’homme », souligne le politologue René Jofré. D’autant que Sebastian Piñera s’est publiquement engagé début novembre auprès des militaires à la retraite poursuivis par la justice à accélérer leurs procès. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes Les hommes et les femmes votent séparément. Les Chiliens évitent d'aller voter trop tôt, par crainte d'être réquisitionnés comme assesseurs.

Le phénomène de cette campagne, qui a secoué l’establishment et capté le vote des partisans mécontents de la «Concertation», a seulement 36 ans. Le député indépendant Marco Enriquez-Ominami a peu de chance de passer au second tour, selon les sondages, mais ce cinéaste médiatique – qui a passé toute son enfance en France dans l’exil – a réussi à mettre sur la table le problème du vieillissement des élites politiques, du manque de démocratie des partis politiques. Ce fils du révolutionnaire d’extrême-gauche, Miguel Enriquez, assassiné sous la dictature alors que Marco n’avait encore que trois mois, a également présenté pour la première fois une candidature transversale, réunissant droite et gauche sous la même bannière.

Quant au quatrième candidat, Jorge Arrate, il est parvenu à dérider la campagne. « Ce vieux baroudeur de la politique de 67 ans est le meilleur candidat de cette campagne », souligne Marta Lagos, directrice de l’institut de sondages Mori. Il a mené sa campagne selon ses idées progressistes et non d’après les sondages. Le hic, c’est qu’il se présente sous les couleurs du PC qui capte peu de voix au Chili. Il pourrait quand même marquer un record pour ce parti.

CASTRO ET CHAVEZ ONT SIGNE UN ACCORD DE 3 MILLIARSDS DE DOLLARS.
 Le président Hugo Chavez a fait le voyage jusqu'à La Havane pour apposer sa signature sur l'accord, non sans être allé saluer chez lui, dès son arrivée, l'ancien dirigeant cubain Fidel Castro. Hugo Chavez participe dimanche et lundi 13 et 14 décembre 2009 à la Havane, à une réunion des dirigeants centre et sud-américains de l'ALBA, l'alliance bolivarienne pour les Amériques qui se veut un bloc politique et économique anti-lébéral. Il y a exactement cinq ans, Hugo Chavez et Fidel Castro créaient l'ALBA, dans le but de libérer toute l'Amérique latine des « griffes de l'impérialisme yankee », comme vient encore de le dire le président vénézuélien. Un thème qui, assorti d'une généreuse offre pétrolière, a attiré sept autres pays de la région dans le giron de l'ALBA. Et un anniversaire qui justifie un nouveau sommet, présidé non plus par Fidel Castro mais par son frère Raul, même si Hugo Chavez, qui n'a pas manqué d'aller rendre visite à son père spirituel, l'a trouvé en si grande forme qu'il lui a demandé d'apparaître lors du sommet, ce qui serait une première depuis le retrait pour raisons médicales il y a plus de 3 ans du lider maximo. Les deux pays fondateurs de l'ALBA n'arrêtent pas en tout cas de resserrer leurs liens, comme le montre la signature, samedi 12 décembre 2009, de 285 nouveaux accords en matière de technologie, santé, pêche, éducation, pour une valeur totale de plus de 3 milliards de dollars. Le commerce bilatéral a été multiplié par 7 depuis 2003, et l'échange pétrole contre médecins n'a fait que s'étoffer, avec un bilan officiel de 178 millions de barrils vénézuéliens contre 42 000 professionnels cubains, de la santé surtout, envoyés à Caracas. Dernier signe en date de cette intégration économique en marche. Il reviendra à Cuba et au Venezuela de procéder en janvier 2010 à la première opération financière en sucre, nouvelle monnaie virtuelle au sein de l'ALBA destinée à remplacer le dollar.

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NOUVELLES  D'HAITI

AMBASSADE DES USA EN HAITI ET L'ARRESTATION DE JEAN RENE DUPERVAL  L'ambassadeur américain, Kenneth Merten, se réjouit de la coopération des autorités haïtiennes qui ont contribué à l'arrestation d'un ancien haut cadre de la Téléco inculpé pour fraude aux Etats-Unis. Jean René Duperval, ancien directeur général adjoint de la Téléco, avait été appréhendé samedi par des policiers haïtiens qui l'ont ensuite remis aux agents américains. Dans un communiqué l'ambassade américaine indique que ces "opérations résultent d'une fructueuse collaboration entre le Ministère de la Justice, le Bureau des Affaires Financières et Economiques (BAFE), le Département de la Justice Américaine et le Service des Recettes Internes qui ont mené des investigations sur l'implication dans des cas de corruption des officiels de la TELECO par des particuliers et des compagnies américaines". "La corruption est extrêmement préjudiciable pour Haïti et les Etats-Unis», a soutenu l'Ambassadeur américain, Kenneth Merten. Selon le communiqué, les Etats-Unis, de concert avec les autorités haïtiennes, ont réuni des preuves contre d'anciens cadres d'une compagnie américaine de télécommunications, contre un agent intermédiaire de nationalité américaine et contre M. Duperval pour association de malfaiteurs, corruption et blanchiment d'argent.  " Selon les documents juridiques, de novembre 2001 à mars 2005, M. Duperval et un autre ex-officiel de la Téléco ont reçu une somme de plus de 800.000 dollars d'une compagnie de télécommunications américaine à travers des compagnies bidons. En échange, M. Duperval aurait fourni de nombreux avantages à cette compagnie, incluant des tarifs préférentiels de télécommunications, des paiements réduits et des crédits sur les montants des dettes", précise le communiqué. M. Duperval était détenu par les agents du Service de Sécurité Diplomatique Américaine, puis transféré à Miami sous la garde du Marshals Service des USA.Le directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a confirmé hier l'extradition aux Etats-Unis de l'ancien directeur général adjoint de la TELECO.

DON DE 24,5 MILLIONS DE DOLLARS DE LA BANQUE MONDIALE A HAITI.
 La Banque mondiale accorde un don de 24,5 millions de dollars à l'appui de la gouvernance économique    Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé hier deux dons totalisant 24,5 millions de dollars à l'appui du programme de réforme de la gouvernance économique d'Haïti et de la réfection des principaux axes routiers et ponts du pays.   Le premier don de 12,5 millions de dollars vise à accroître l'efficacité, la transparence et la responsabilisation des institutions du secteur public en étayant les réformes de la gouvernance économique et en renforçant les institutions de base.   Selon un communiqué de la Banque Mondiale le don apportera un appui supplémentaire aux réformes mises en œuvre par le gouvernement dans le cadre des deux opérations précédentes, EGRO I et II et au titre de l'Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). " Ces initiatives ont appuyé les réformes engagées dans les domaines de la gouvernance, la fonction publique, la gestion des finances publiques et la passation des marchés publics", précisent les responsables de la Banque Mondiale.   La directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Caraïbes,Yvonne Tsikata, a assuré que ces " dons consolident le programme du gouvernement et visent à la fois à renforcer les institutions à long terme et à fournir rapidement des résultats concrets à la population".  En ce qui a trait au second don il permettra d'apporter des supplémentaires en faveur du Projet des transports et d'aménagement du territoire. Le don favorisera la reconstitution des ressources du projet pour financer la reconstruction de routes et de ponts entreprise à la suite des ouragans et tempêtes tropicales qui ont frappé Haïti en 2007 (Noël) et 2008 (Fay, Gustav, Hanna, Ike) et couvrir les coûts supplémentaires occasionnés par les travaux de remise en état des routes inclus dans le projet initial approuvé par le Conseil en avril 2006.   Présent lors de la cérémonie le ministre haïtien des finances, Ronald Baudin, a expliqué que ces fonds devraient permettre d'accroître les ressources pour financer les programmes de réduction de la pauvreté tout en prenant en compte les besoins urgents de reconstruction du pays.

DANS L'INTERNATIONAL
OSLO. LE PRESIDENT OBAMA ET LE PRIX NOBEL DE LA PAIX. 
Barack Obama reçoit officiellement, ce 10 décembre 2009 à Oslo, son prix Nobel de la paix. Empêtré dans deux conflits en Irak et en Afghanistan, il est néanmoins distingué par l’académie norvégienne du prix Nobel. Ce choix suscite beaucoup de critiques, mais l’académie norvégienne est, semble-t-il dans une grande logique.  C’est dit-on, une héroïque infirmière militaire britannique, qui convainquit Alfred Nobel de créer un prix de la paix pour compenser le mal fait par la dynamite dont il était l’inventeur. Or, parmi les lauréats qui ont reçu le prix depuis sa création, en 1901, quelques-uns ne s’étaient pas montrés particulièrement rétifs à l’utilisation militaire des explosifs. À commencer par le président américain Théodore Roosevelt, prix Nobel en 1906 qui, en dépit de son aimable sobriquet de « Teddy », était un militariste avéré de même que certains en vrac : l’Egyptien Anouar al-Sadate, l’Israélien Menahem Begin, le Palestinien Yasser Arafat, l’Américain Henry Kissinger, ou encore le Vietnamien Le Duc Tho, qui devait, lui, prudemment le décliner.  Avec 21 prix Nobel de la Paix à ce jour, les Etats-Unis détiennent le record du genre, devant le Royaume-Uni et la France. Mais de Jimmy Carter à Barack Obama, Washington aura initié nombre d’opérations militaires dans le monde entier, parfois comme en Irak, sans motifs justifiables a posteriori.

Les archives du comité Nobel s’ouvrant au bout de 50 ans, on connaît maintenant les finalistes auxquels le prix a échappé dans la dernière évaluation. Ainsi Adolph Hitler a-t-il été proposé en 1939, Mussolini en 1935 et Staline par deux fois, en 1945 et 1948 Lutte contre la pollution : des villes «expertes» veulent être reconnues

COPENHAGUE. CONFERENCE SUR LE CLIMAT.
Au quatrième jour de la tenue de la conférence sur le climat, un coup de projecteur est porté sur le rôle joué par les collectivités locales. Des maires de grandes villes du monde, se sont engagés dans des projets novateurs. Les villes sont en effet responsables de près de 40% des émissions de gaz à effets de serre.   Longtemps ignoré dans le processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les responsables des collectivités locales du monde entier sont en première ligne, à la fois du problème, puisque les villes représentent 40% des émissions globales, mais aussi des solutions qu’il faut inventer au quotidien pour rendre les zones urbaines moins polluantes. Plus de la moitié de la population mondiale vit en ville aujourd’hui. Les questions de transport, de logement, d’isolation se posent de manière différente mais toutes aussi cruciales au Nord qu’au Sud. Voilà pourquoi les maires de Nantes, Dakar, Manaos ou Durban, se sont regroupés en association pour appeler à une reconnaissance de leur rôle, à quelques lignes dans l’accord sur le climat en négociation à Copenhague. Le 9 décembre 2009 était la journée d’action des collectivités locales françaises. A cette occasion, une quarantaine de maires et de présidents de régions se sont réunis avec leur homologues d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb pour renforcer leur coopération, mais aussi leur stratégie pour peser de tout leur poids sur ces négociations à Copenhague. Récupérer directement une partie de l’aide à l’adaptation dans les pays du Sud et de l’aide à l’atténuation des émissions dans les pays du Nord, représente un enjeu très important, puisque 70% des actions à mener sont du ressort des collectivités locales. Les plus dynamiques sont déjà engagées sur le terrain, dans des projets concrets, en matière de construction d’éco-quartiers ou de transports innovants. Ces villes espèrent que leurs expertises soient reconnues et comptabilisées à Copenhague dans le processus d’accord et dans les mécanismes qui suivront. Ainsi, la ville de Manaos se concentre sur la déforestation alors que Durban propose son expertise sur le développement propre. La ville de Dakar devrait, quant à elle, travailler sur les questions d’adaptation, en collaboration avec une ville chinoise.  Leurs maires se placent déjà dans l’après-Copenhague. Encore faut-il se faire d’abord une place ici dans les négociations, au grand dam de certains Etats, qui ne voient pas d’un très bon œil cette nouvelle autonomie des villes vertes du futur.

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NOUVELLES  D'HAITI

PROMESSE DU PRESIDENT PREVAL DE LA NOMINATION DU PRESIDENT DE LA COUR
Au terme de sa 4e visite en Haïti, l’expert onusien des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, affirme avoir souligné au président que le retard de 5 ans dans cette nomination constituait un mauvais signal pour les observateurs. M. Forst explique que les raisons avancées pour justifier ce retard sont, pour le moins, pas illégitimes. Les unes se rapportant à la non-constitutionnalité des méthodes de sélection des éligibles à ce poste, ou au moment qui ne serait pas approprié. Il a évoqué également l’insatisfaction de l’exécutif par rapport aux noms qui lui étaient présentés ou au temps du président qui ne correspondait pas toujours au temps de la constitution. Toutes ces causes sont jugées incorrectes par l’envoyé de l’ONU. Il aurait alors convaincu le président René Préval, à défaut de nommer immédiatement le premier juge de la Cour de cassation, d’annoncer cette nomination pour très prochainement. Disant croire l’exécutif sur parole, il affirme attendre cette annonce sous peu. L’expert des Nations Unies se dit conscient que la nomination du président de la Cour de cassation ne résoudra pas les problèmes de la justice en Haïti, mais il doit donner un élan à la réforme judiciaire qui est, estime M. Forst, en panne. Il devait, par ailleurs rencontrer dans l’après midi le nouveau garde des sceaux de la république, à qui M. Forst compte faire des recommandations à ce sujet.

 DANS LE SPORT, TEMETE DE ST.MARC A OBTENU LE TROPHEE DES CHAMPIOS.
Dans le traditionnel trophée des champions opposant les équipes championnes des séries d’ouverture et de clôture du championnat national,  Tempête de Saint-Marc a laminé (3-1) le Racing club haïtien. C’est Tempête qui, par Vaniel Sirin dès la septième minute de jeu, a ouvert le score. Le club saint-marcois a doublé la mise par Amius Thompson dans la fin de la première période. De retour après la pause, le Vieux Lion a levé le ton en réduisant la marque par Jeff Théodore. Malgré les maintes attaques des Jaune et bleu pour essayer de trouver l’égalisation, la chance n’était de leur côté. En guise d’égalisation, c’est plutôt les Tempettistes qui ont bouclé la mise sur une réalisation de Paul Valdano. En attendant le déroulement du Super8, les coéquipiers de Vaniel Sirin ont ajouté un nouveau titre à leur palmarès pour cette année. Par ailleurs, dans les matchs de barrage mettant aux prises les clubs de D1 et D2, le Racing des Gonaïves et l’Aigle noir du Bel-air sont allés faire match nul respectivement (1-1) et (0-0) au Cap-Haïtien et à Grand-Goâve. Par ce nul obtenu au parc Saint-Victor, les hommes du Racing des Gonaïves ont marqué un pas important vers le maintien parmi l’élite. Au match retour, un nul (0-0) à domicile garantira aux Gonaïviens le droit de rester en première division masculine. Tout n’est pas encore dit pour les Capois qui espèrent aller défier leur adversaire dans leur fief, au parc Vincent. De l’autre côté, l’Inter de Grand-Goâve a laissé filer une bonne occasion de dicter sa loi aux Belairiens au parc Férus. Tout n’est pas encore perdu. L’équipe grand-goâvienne en cas de match nul trouvera sa qualification. Elle n’a pas le droit à la défaite. Enfin, la rencontre comptant pour le match aller du final du championnat de deuxième division, l’America l’a emporté aux dépens de l’Éclair des Gonaïves sur le score de1-0. Le match retour est prévu pour ce week-end.

DECHARGE POUR 4 SENATEURS.
Quatre sénateurs en fonction ont obtenu la semaine dernière décharge de leur gestion auprès du sénat de la république. Il s'agit des senateurs Jean Joseph Pierre-Louis (, sud-ouest) , Fritz Carlos Lebon (/Sud) ,Kély Bastien ( nord) et Joseph Lambert( Sud Est) Les deux premiers parlementaires, dont le mandat arrive à terme en janvier 2010, se préparent à participer aux prochaines élections législatives La loi électorale fait notamment exigence au candidat de présenter un extrait des archives de son acte de naissance, une copie authentifiée de titre de propriété, la décharge de sa gestion s'il était comptable de deniers publics, une attestation de paiement des redevances fiscales et du montant exigé par le CEP et une copie de la carte électorale. Les élections législatives seront organisées au cours du mois de février 2010, dans différents départements géographiques du pays pour renouveler un tiers du Sénat et la chambre des députés. Ces élections concernent plus précisément 99 députés pour autant de circonscriptions, 11 sénateurs dont 2 dans le département du Centre où les élections avaient été annulées pour cause de violence en avril dernier,

ELIMINATION DE 4 CANDIDATS DES SENATORIALES
Les autorités électorales ont finalement communiqué leur décision après les enquêtes réalisées par une commission spéciale suite aux violence enregistrées dans le département du Centre le 21 avril 2009. Les conseillers électoraux ont écarté de la course les 4 principaux candidats, Chévry Emmanuel (FUSION), Joseph Willot (UCADDE), ST Germain Rubens (AAA) et Marcelin Adher (LESPWA). Un communiqué du CEP a expliqué que ces candidats ont violé l'article 118 de la loi électorale relative au comportement des candidats. Les conseillers électoraux ont tenu compte des recommandations de leur commissaires qui avaient interrogé des acteurs et des électeurs lors du 1 er tour des sénatoriales. L'organisme électoral annonce la tenue des sénatoriales dans le département du Centre le 3 Mars 2010. Les autorités judiciaires et législatives avaient également réalisé des enquêtes suite aux violences du 21 avril. Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, avait récemment indiqué que les autorités judiciaires devraient identifier et punir les auteurs des violence ayant empêché le déroulement des élections dans le Centre.

SELON MICHEL FORST DE L'ONU, LE CEP A SON SUPPORT DANS L'AFFAIRE LAVALAS. L'Expert indépendant sur la situation de l'homme en Haïti, Michel Forst, affirme que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) n'a pas exclu illégalement Fanmi Lavalas du processus électoral. Au cours d'une conférence de presse, M. Forst refuse de parler d'exclusion estimant que les conseillers électoraux ont reçu un mandat de reconnaissance et d'inclusion. " Les conseillers électoraux ont pris leur décision de manière souveraine, en choisissant, sur la base des documents qui ont été fournis, les partis politiques qui étaient admis à concourir", ajoute M. Forts révélant avoir analysé les documents soumis par les dirigeants de Fanmi Lavalas. Estimant que les dénonciations ne sont fondées que sur la base de rumeurs, M. Forst soutient qu'il se rallie à la décision qui a été prise par le CEP. L'expert indépendant de l'ONU au cours de sa mission s'est entretenu avec les conseillers électoraux autour du processus devant conduire aux législatives 2010.

DANS L'INTERNATIONAL

PRESIDENT OBAMA PROMET DES RENFORTS EN AFGHANISTAN
 Obama promet des renforts en Afghanistan mais envisage aussi un retrait programmé à partir de l’été 2011. Envoi de renforts suivi de retrait de troupes ; les annonces du président américain semblent bien contradictoires, mais elles s’adressent à l’ensemble de l’opinion publique américaine tout aussi controversée. En tout cas, les 30 000 hommes supplémentaires porteront le contingent américain à plus de 100 000 soldats présents en Afghanistan. D'un côté Barack Obama veut frapper fort : les 30 000 supplémentaires devront être à pied d'œuvre dès le printemps prochain - c'est bien plus rapide que ce à quoi on s'attendait. De l'autre côté le président américain esquisse déjà une sortie : ces renforts commenceront à rentrer à la maison d'ici à 18 mois, a-t-il indiqué. Ces deux objectifs, qui peuvent sembler difficilement conciliables, s'adressent en fait chacun à un public bien particulier: La main de fer, c'est pour l'opposition républicaine qui accuse la Maison Blanche d'avoir tergiversé pendant ces trois longs mois de consultations. La nouvelle stratégie afghane s'inspire d'ailleurs largement de ce que George Bush avait fait en Irak en 2007 ; le « surge » auquel était alors farouchement opposé un certain sénateur Obama. Les perspectives de retrait, c'est pour donner des gages à la base démocrate, très sceptique sur ce nouvel effort de guerre qui va coûter très cher : 30 milliards de dollars. C'est pour ce public-là que Barack Obama a dit très explicitement hier que l'Afghanistan ne serait pas un nouveau Vietnam. Mais à vouloir contenter tout le monde, le président américain prend le risque de ne convaincre personne. Ni les faucons va t'en guerre, ni le camp pacifiste ne débordent d'enthousiasme après le discours de West Point. Les premiers à répondre à l'appel de Barak Obama, et même à le devancer sont les britanniques. Ils ont confirmé dès lundi dernier qu'ils enverraient 500 hommes supplémentaires. Avec 9 500 soldats sur place, ils sont les plus gros contributeurs de troupes après les américains. Convaincu de la nécessité de s'unir derrière la stratégie du président américain, le Premier ministre, Gordon Brown, appelle les autres Européens à l'imiter : en premier lieu, Allemands et Français, 3e et 4e pourvoyeurs de bataillons. Mais il aura du mal parce qu’ils ne sont pas très allants. Echaudée par la mortelle bavure de septembre dernier dont elle s'estime responsable, et qui a provoqué 3 démissions de haut niveau, l'Allemagne hésite à envoyer les 2 000 soldats réclamés en renfort par les Etats-Unis. Angela Merkel réserve sa réponse pour la fin janvier, après la conférence prévue sur l'Afghanistan. A Paris, on répond qu'un ajustement du dispositif militaire n'est pas impossible, reste à déterminer lequel et cela se fera ultérieurement. Pour l'instant le président français apporte son plein soutien a son homologue américain mais sans annoncer de renforts. De leur côté, l’Espagne et l’Italie ont répondu d'accord pour de nouvelles troupes.

Le secrétaire général de l’OTAN a fait preuve, ce mercredi, d’une confiance inébranlable dans la volonté des alliés européens, en particulier, de suivre le mouvement initié par le président des Etats-Unis. Anders Fogh Rasmussen compte au minimum sur 5 000 hommes en plus des 30 000 annoncés par Barack Obama. Selon le secrétaire général de l’Alliance, il s’agit là d’engagements fermes de pays déjà très fortement impliqués en Afghanistan comme le Royaume-Uni, mais aussi de pays partenaires de l’OTAN, comme la Corée du Sud et la Géorgie qui n’ont actuellement qu’une poignée de soldats sur place et qui à eux deux devraient fournir près du tiers des nouveaux renforts. Anders Fogh Rasmussen estime par ailleurs à plusieurs milliers le nombre de soldats que devraient envoyer d’autres pays déjà engagés en Afghanistan et qui n’ont pas encore finalisé le volume de nouvelles troupes qui y partiraient. C’est par exemple le cas de la Pologne qui envisagerait de déployer 900 hommes supplémentaires. Mais le secrétaire général de l’Alliance a tenu à avertir les alliés réticents à fournir des renforts que l’opération en Afghanistan est menée par l’OTAN et qu’elle ne doit pas être perçue comme une opération américaine pure et simple. Anders Fogh Rasmussen souligne que l’Alliance atlantique a demandé aux Etats-Unis d’adopter une approche multilatérale et qu’il pourrait douter de son intérêt si les autres pays n’assument pas leur part du fardeau.  Barack Obama, le président américain, prix Nobel de la paix 2009 appelle à la poursuite de la guerre, n'en déplaise à son opinion publique, car a-t-il dit, « c'est une question de sécurité nationale, et même internationale ».

JEAN PIERRE BAMBA, LE BOURREAU DU CONGO RESTERA EN DETENTION A LA HAYE.
La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a annulé la décision de mise en libération de Jean-Pierre Bemba. Accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique, le sénateur congolais n’abandonne cependant pas la possibilité de comparaître librement lors de son procès qui s’ouvrira le 27 avril 2010. Accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003, le sénateur congolais et président du Mouvement pour la Llbération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, restera en détention à la prison de Scheveningen, en banlieue de La Haye. La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a annulé, ce mercredi, la décision de mise en libération délivrée par les juges de première instance début août. Ils estiment que l’interprétation des faits en première instance était erronée, précisant notamment « que la chambre n’a pas bien apprécié certains facteurs en rapport avec sa conduite » en prison. Selon une source proche des services de renseignement néerlandais, une tentative d’évasion aurait été signalée durant l’été 2008.

Au terme de l’audience, ses proches présents à la Cour, dont son épouse, se sont cependant dits optimistes. « On le retient ici depuis 556 jours et pourtant, ce n’est ni un voyou, ni un bandit. C’est un citoyen et un père de famille qui mérite sa liberté. Il n’était pas en fuite et il ne se cache pas. Mais il sera bientôt libre » a affirmé Tony Bolamba, un proche de la famille et président du Mouvement pour le Congo. La décision de la chambre d’appel ne met pas un terme au feuilleton Bemba. Néanmoins, cette décision rend plus difficile encore toute nouvelle tentative auprès des juges. Le code de procédure de la Cour pénale internationale stipule que les conditions de détention des accusés sont soumises à examen tous les 120 jours. Son avocat, Maître Aimé Kilolo, a déjà annoncé qu’il soumettra une nouvelle demande dès le 14 décembre. Pour avoir quelque chance de succès, il devra cependant proposer aux juges un Etat d’accueil pour l’accusé.

Lors des débats engagés l’été dernier, plusieurs Etats sollicités avaient refusé d’accueillir sur leur territoire Jean-Pierre Bemba, dont la France et la Belgique. Cette fois, c’est vers la République démocratique du Congo (RDC) que ses avocats se tournent. « Selon la Constitution congolaise, le pays ne peut pas interdire d’accès l’un de ses citoyens et ici, la question ne se pose pas de savoir ce qu’en pense le gouvernement congolais » explique Aimé Kilolo. Jean-Pierre Bemba serait-il pour autant prêt à être placé sous surveillance des autorités de Kinshasa ? « Il existe, pour les Etats qui ont ratifié le Statut de la Cour, une obligation de coopérer. Il faudra peut-être envisager un accord avec certains Etats comme la France ou la Belgique pour assurer la sécurité de monsieur Bemba » au Congo.

Dans ses motifs, la chambre d’appel, qui a aussi estimé qu’il existait des raisons de croire que Jean-Pierre Bemba pourrait prendre la fuite s’il était libéré, regrettait que les juges de première instance ne se soient pas prononcés sur les biens financiers de l’accusé. Le sénateur congolais dispose de nombreux biens, dont une partie avait été gelée à la demande du procureur, lors de son arrestation le 24 mai 2008 en Belgique. Ses biens ont fait l’objet d’une récente passe d’armes entre Jean-Pierre Bemba et la Cour. Le sénateur bénéficie, pour sa défense, de l’aide juridictionnelle de la Cour alors qu’il n’est pas considéré comme indigent. En octobre, la Cour lui avait demandé de vendre l’une de ses maisons au Portugal, mais l’accusé s’y est refusé et les juges ne disposent pas de moyens de contraintes contre un homme présumé innocent. Si au terme de son procès, qui s’ouvrira le 27 avril 2010 à La Haye, Jean-Pierre Bemba devait être condamné, il serait alors tenu de rembourser les frais engagés pour sa défense.

LIBERATION DES 5 MARINS BRITANNIQUES PAR L'IRAN.
Les cinq navigateurs britanniques arrêtés par l’Iran le 25 novembre après l'arraisonnement de leur voilier dans le golfe Persique ont été libérés. Après avoir recueilli les témoignages de l'équipage du bateau disant qu'il était entré par inadvertance dans les eaux iraniennes, et après investigation, il est devenu évident que cette entrée illégale était le résultat d'une erreur.

Les cinq marins britanniques ont été libérés une semaine après leur arrestation ; ils étaient entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes où ils avaient été arrêtés prés de l’Ile de Sirri dans le golfe Persique ont annoncé les Gardiens de la Révolution islamique, l’armée du régime iranien. Selon un communiqué, l’enquête a montré que les marins sont entrés par erreur dans les eaux territoriales iraniennes.

Les cinq marins se rendaient de Bahrein à Dubaï à bord d’un voilier de 18 mètres, pour participer à une régate, lorsqu’ils avaient été arraisonnés par la marine iranienne. Dès le début de l’affaire, Londres a adopté un profil bas affirmant que « l’incident n’était pas politique et qu’il s’agissait d’une affaire purement consulaire sans lien avec la tension qui entoure le dossier nucléaire iranien ». Les autorités iraniennes avaient, pour leur part, entretenu le doute en affirmant que « les cinq Britanniques pouvaient être traduits devant la justice si leurs mauvaises intentions étaient prouvées ».

Cet incident intervient dans un contexte de tension entre Téhéran et l’Occident sur le programme nucléaire iranien. La libération des cinq navigateurs est un énorme soulagement pour les autorités britanniques qui ne sont certainement pas mécontentes de se sortir de cette affaire aussi rapidement. Le ministre des Affaires étrangères David Miliband s’est d’ailleurs félicité de cette issue et de la façon selon lui « professionnelle et directe » dont l’Iran a géré l’incident. David Miliband qui a tenu à ajouter que cette résolution rapide était la preuve que la diplomatie pouvait être efficace et que cette affaire était restée « purement consulaire ». Les Britanniques ont effet agi depuis le début avec beaucoup de retenue et cherché à dissocier le plus possible le cas des cinq marins du contentieux politique qui l’oppose depuis des mois à Téhéran. Londres était tout à fait consciente que l’extrême tension existant actuellement autour du programme nucléaire iranien pouvait aggraver la situation de ses ressortissants, d’où les extrêmes précautions de langage britanniques avec le sentiment toutefois ici que la décision de libérer les navigateurs a en réalité certainement été prise au sommet de l’Etat iranien qui a finalement jugé qu’une confrontation avec la Grande-Bretagne n’était pas dans ses intérêts.

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NOUVELLES  D'HAITI

LAVALAS ELIMINE DES LEGISLATIVES DE 2010.
En dépit de l’intervention de Jean Bertrand Aristide sur les ondes d’une station de radio haïtienne depuis l’Afrique du Sud, le parti Fanmi Lavalas est toujours écarté des prochaines législatives. Dans la soirée du jeudi, le Conseil électoral provisoire a annoncé que le parti n’était toujours pas éligible pour les législatives de 2010 parce qu’il ne remplissait pas les conditions exigées par le CEP. Jeudi matin, une conférence de presse du Conseil électoral provisoire a été annulée suite une correspondance envoyée au Conseil par le docteur Maryse Narcisse au CEP. Ce qui a mécontenté les journalistes présents qui n’ont même pas eu la possibilité de savoir le contenu de la lettre, jugé administrative par le CEP. La teneur de la correspondance, a assuré la représentante nationale du parti de Jean Bertrand Aristide à HPN, était de demander les raisons pour lesquelles Fanmi Lavalas avait été exclu des prochaines joutes électorales. Le Conseil a pris la journée du jeudi pour analyser la lettre envoyée par Fanmi Lavalas pour enfin conclure dans la soirée que le parti ne pourra pas participer aux élections, car il était en violation aux lois électorales, et que la décision de l’exclure était sans appel. Plusieurs partis dont l’Union, Konba, Eskanp et Fanmi Lavalas sont exclus de la course électorale pour diverses raisons. Pour Fanmi Lavalas, la décision est motivée par des soupçons sur l'authenticité de la signature d'une lettre, faxée par Aristide.

LAVALAS ESPERE DONNER UNE REPONSE CONCERNANT SON ECARTEMENT .
La coordination du parti Lavalas entre en concertation pour donner une réponse au Conseil électoral provisoire après la mise à l’écart de Lavalas des législatives du 28 février 2010. La mandataire de l’ex-président Aristide auprès du Conseil électoral provisoire, le Dr Maryse Narcisse, a réagi après la conférence de presse nocturne du 26 novembre présentée par le président du CEP sur « le cas spécial » de Lavalas qui a été une nouvelle fois écarté du processus électoral en Haïti. Des sympathisants de Lavalas annoncent déjà les couleurs et lancent un appel à la mobilisation générale pour revendiquer leurs droits civiles et politiques. Le président du CEP, M. Gaillot Dorsainvil, a tenu à fournir des explications aux lavalassiens quant aux raisons qui ont portées le CEP à ne pas autoriser le parti Lavalas à participer au prochain scrutin. Selon lui, le parti n’aurait pas apporté l’original du mandat décerné à Mme Maryse Narcisse comme exigé par la direction des opérations électorales pour inscrire Lavalas aux prochaines compétitions électorales. M. Gaillot Dorsainvil a précisé que Lavalas a soumis à l’institution électorale deux différents mandats. Dans un premier temps, Lavalas avait présenté une copie d’une lettre envoyée par l’ex-président Aristide habilitant Mme Narcisse à représenter Lavalas en l’absence du représentant national. Le CEP exigeait l’original de ce document, mais Lavalas aurait soumis un autre document qui n’est pas en conformité aux exigences du CEP. Malgré une intervention radiophonique de l’ex-président Aristide en direct de l’Afrique du Sud pour confirmer le mandat, le président du CEP, qui s’est gardé de commenter les déclarations d’Aristide, a indiqué que la décision est irrévocable. « Le processus d’inscription des partis est bouclé maintenant nous sommes dans la phase de l’enregistrement des candidats », a précisé M. Gaillot Dorsainvil. Concernant les 15 autres partis politiques écartés des prochaines élections, M. Gaillot Dorsainvil a invité les responsables de ses partis à se présenter à la direction juridique du CEP pour obtenir les explications autour de leur exclusion du processus électoral.

LIBERATION DE 5 AUTRES ETUDIANTS DE LA FACULTE DES SCIENCES HUMAINES.
Cinq des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines (Fasch) arrêtés le 18 novembre dernier ont été libérés ce vendredi. Il n’en reste plus que 4 au Pénitencier national qui doivent tous être libérés, réclament leurs avocats. Il s’agit de Géhu Préval, Alexandre Abdonel, Claudesty Charles, Larieux Bernadin et Johnny Charles. Seuls ces 5 ont été convoqués devant le cabinet d’instruction avant d’être relâchés cet après midi, a confirmé Me André Michel, l’un des avocats des étudiants. Franklin Louis Jean, Miché Aldiny, Oslin Boyer et Elisée Desroses croupissent encore au pénitencier, déplore l’avocat. Il n’y a aucune raison valable de garder un étudiant enfermé et, par conséquent, les quatre autres doivent sortir de prison ; les avocats se concerteraient déjà à cette fin. Aucun rapport, argumente-il, n’a été établi entre les véhicules incendiés et les étudiants écroués. Me Aviol Fleurant, avocat du rectorat dont la passivité a été décriée par les étudiants, a, de son côté, assuré sur les ondes d’une station de la capitale que les avocats du rectorat ont toujours accompagné les étudiants arrêtés.

DANS L'INTERNATIONAL

MONTEVIDEO. URUGUAY. JOSE MUJICA REMPORTE LA PRESIDENTIELLE.
L'ex-guérillero José Mujica a remporté le second tour de la présidentielle dimanche en Uruguay avec 51% à 52% des voix, selon les projections des instituts de sondages. Agé de 75 ans, il représente l'aile gauche de la coalition actuellement au pouvoir. Dans les années 1970, il voulait prendre le pouvoir par les armes. Aujourd’hui, c’est en grand-père tranquille que José « Pepe » Mujica pourrait devenir le second président de gauche élu en Uruguay. Le candidat du Frente Amplio, la coalition de gauche actuellement au pouvoir, était le grand favori de ce second tour. A la fin de la campagne, toutes les enquêtes lui donnaient entre 8 et 10 points d’avance sur son rival du Parti national ou Blanco et ex-chef de l’Etat Luis Alberto Lacalle. Une marge suffisante, selon les analystes, pour éviter toute surprise en ce qui concerne le nom du successeur de Tabaré Vazquez, un modéré élu il y a cinq ans au nom du Frente Amplio. Sauf retournement inattendu, Lacalle ne dépasserait pas 45 % des suffrages, ce qui correspond au total des voix obtenues par l’opposition de droite et de centre droit au premier tour, le 25 octobre. En démocratie, il faut attendre que parlent les urnes. Mais tout indique que la gauche uruguayenne se succèdera à elle-même. Parce que Vazquez, qui a su concilier avancées sociales et croissance économique, laisse un bon bilan. Et parce que Mujica, malgré quelques dérapages, représente un espoir pour les plus défavorisés, face à des partis traditionnels à court d’arguments.

TEGUCIGALPA, HONDURAS. PORFIRIO LOBO ELU PRESIDENT.
Les premiers résultats du scrutin de dimanche attribuent la victoire au candidat du Parti national qui obtiendrait plus de 50% des suffrages, devançant son adversaire, le libéral Elvin Santos, d’environ 16 points. La victoire du conservateur Porfirio Pepe Lobo est sans appel. Le candidat du Parti national, qui avait perdu les précédentes élections contre Manuel Zelaya, a donc pris sa revanche sur les libéraux. Sa victoire, il la doit en partie à la position qu’il assumée après le coup d’Etat, en essayant de se maintenir en marge de la crise politique. Il la doit aussi à la division du Parti libéral à l’origine du putsch du 28 juin dernier. Agé de 62 ans, cet éleveur, qui vient d’une riche famille de l’intérieur du pays, se présente comme l’homme du changement : il a basé sa campagne sur la lutte contre la violence et la criminalité, sur la création d’emplois, l’amélioration des salaires et la réduction de la pauvreté dans laquelle sont plongés 70% des Honduriens. Il se veut également l’homme de la réconciliation nationale. A cet effet, il a déjà annoncé qu’il allait promouvoir, dès le mois de décembre, un ample dialogue avec toute la société. Dans son effort pour résoudre la crise politique, il aura également pour tâche de convaincre la communauté internationale de reconnaître les résultats des élections de ce dimanche qui, en plus d’avoir enregistré officiellement un taux élevé de participation, ont été, selon lui, transparentes et démocratiques.

PARIS. PARIS ET KIGALI DANS LA REPRISE DES RELATIONS DIPLOMATIQUES.
Au moment où le Rwanda entre dans l'espace anglophone du Commonwealth, Paris et Kigali renouent après des années de brouille. En 2006, Kigali avait rompu tout contact officiel avec Paris, lorsque le juge français Bruguière délivrait des mandats d'arrêt contre des proches du président Kagame.  La France et le Rwanda ont rétabli leurs relations diplomatiques suspendues depuis trois ans. Cette annonce fait suite au voyage du secrétaire général de la présidence de la République, Claude Guéant, ce dimanche à Kigali où il a rencontré le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame. « A l'issue de ces entretiens, le président de la République française et son homologue rwandais sont convenus de rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays », précise un communiqué de l’Elysée. Kigali avait rompu en 2006 avec Paris, alors que le juge Bruguière venait de délivrer des mandats d'arrêts contre des proches du président Kagame soupçonnés d'avoir pris part à l'attentat contre le président Habyarimana, dont la mort le 6 avril 1994, est considérée comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda. Paul Kagame a toujours considéré cette action judiciaire comme un coup de poignard de la part de la France. Depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner a initié une politique de rapprochement avec le Rwanda. Le ministre des Affaires étrangères s'est rendu à plusieurs reprises à Kigali. Et Nicolas Sarkozy a eu deux entretiens avec Paul Kagame lors de sommets internationaux. Certes, le contentieux entre les deux pays n'est pas encore épuré. Kigali souhaite notamment que la France présente ses excuses comme l'ont fait d'autres puissances occidentales après le génocide.  Il a fallu dissiper les malentendus et avoir de l'histoire une vision commune tournée vers l'avenir.  Cette normalisation entre Paris et Kigali intervient alors que le Rwanda vient de faire un pas hautement symbolique, hors de l'espace francophone. L'entrée du Rwanda dans le Commonwealth consacre une volonté de Paul Kagame d'ancrer son pays au plus près de son allié britannique. Le Rwanda est le premier pays de l'espace francophone à rejoindre l'organisation anglophone. Il est aussi le deuxième pays après le Mozambique à rejoindre le Commonwealth, sans avoir jamais été une colonie britannique ni sous mandat britannique

MUNICH. PROCES DE JOHN DEMJANJUK ANCIEN GARDE DE CAMP DE CONCENTRATION. Ouverture du procès de John Demjanjuk âgé de 89 ans et apatride d'origine ukrainienne. Il a été reconnu par des survivants des camps d'extermination comme celui qu'on surnommait Yvan le Terrible. Il devra répondre aux accusations de meurtre de 27 900 Juifs dans le camp de Sobibor en Pologne. C'était en 1943. John Demjanjuk a longtemps vécu tranquille aux Etats-Unis avant d'être finalement extradé en mai dernier, vers l'Allemagne. Le procès a débuté dans des conditions chaotiques. A 11h10, John Demjanjuk entre dans la salle d’audience, agonisant sur sa chaise roulante, les yeux fermés, sur la tête une casquette bleue et le corps couvert jusqu’au cou d’un drap bleu. Le juge a à peine énuméré la vingtaine de parties civiles que l’avocat, Ulrich Busch, prend la parole pour déclarer que les juges ne sont pas neutres et ne peuvent donc pas juger l’accusé d’une façon objective. Parce que, dit-il, dans cette même salle d’audience du Tribunal de Munich, des criminels de guerre allemands ont été acquittés. L’avocat de John Demjanjuk va même plus loin, il argumente que l’accusé a été une victime et non pas un bourreau, un exécutant mais pas un assassin. Il aurait bien été à Trawniki, donc gardien du camp d’extermination, mais il aurait été forcé par les SS de collaborer pour éviter justement d’être tué lui-même dans les chambres à gaz. Bref, pour la défense, John Demjanjuk n’est pas coupable. On entend bien sûr les soupirs dans la salle lorsque l’avocat Bausch compare John Demjanjuk même avec Thomas Blatt. Thomas Blatt, ce vieil homme juif polonais, est présent dans la salle comme témoin. Il a perdu son frère cadet et ses parents à Sobibor. Lui-même a échappé de justesse à la mort certaine à Sobibor. Le juge tranche après une heure de procédure, le procès peut donc continuer cet après-midi.

USA. LA MAISON BLANCHE FACE A L'IRAN.
La réaction des Etats-Unis a été immédiatement négative face à la décision de l’Iran de construire 10 nouvelles usines d'enrichissement d'uranium deux jours après la condamnation de son programme nucléaire par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). C’est évidemment un nouveau pied de nez pour les grandes puissances qui tentent désespérément de faire pression sur l'Iran. Les annonces iraniennes sont perçues aux Etats-Unis comme une nouvelle provocation. « Si tout cela est vrai, a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué, ce sera une nouvelle violation grave des obligations de l’Iran vis-à-vis de la communauté internationale. L’Iran ne dispose que de peu de temps désormais dit-il, pour répondre aux inquiétudes croissantes de la communauté internationale sur son programme nucléaire». Les Etats-Unis s’étaient félicités, vendredi 27 novembre, du vote par l’AIEA d’une résolution condamnant l’Iran et surtout ouvrant la voie à l’adoption par le conseil de sécurité des Nations Unies d’une quatrième vague de sanctions internationales. L’annonce par Téhéran, 48 heures plus tard, de sa décision de construire 10 nouvelles usines d’enrichissement d’uranium ne va pas évidemment pas détendre l’atmosphère. Barack Obama avait décidé de se donner jusqu’à la fin de l’année pour tendre la main à l’Iran. La fin de l’année approche et force est de constater que cette offre de dialogue n’a rien donné, bien au contraire.

LE CANADA ET L'INDE S'ENTENDENT SUR UN ACCORD DE COOPERATION NUCLEAIRE.
Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et son homologue indien, Manmohan Singh, lors du sommet du Commonwealth, le 28 novembre 2009. C’est le Premier ministre canadien Stephen Harper qui en a fait l’annonce à l’issue du sommet du Commonwealth qui se tenait à Trinité-et-Tobago. Cette collaboration met fin à un gel des relations indo-canadiennes sur le nucléaire survenu en 1974 alors que l’Inde avait utilisé un réacteur canadien pour construire sa bombe atomique. L’annonce de cet accord avec l’Inde survient presque deux semaines après la visite que le Premier ministre canadien a effectuée dans ce pays. Stephen Harper a déployé beaucoup d’efforts pour renouer une collaboration avec le géant asiatique dans le dossier nucléaire. Énergie atomique Canada espère bien profiter des énormes besoins énergétiques indiens pour vendre des réacteurs à ce pays. Pour l’instant cependant, l’accord prévoit surtout des contrats d’entretien des réacteurs existants. Les entreprises minières canadiennes comptent aussi sur l’entente entre les deux gouvernements pour exporter de l’uranium en Inde. Le Canada, l'un des plus gros producteurs au monde de ce minerai, recherche en effet de nouveaux partenaires. Ce rapprochement nucléaire indo-canadien inquiète les environnementalistes. Greenpeace Canada craint que l’Inde, qui n’a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire, utilise l’uranium ou la technologie canadienne à des fins militaires. L’accord annoncé par le gouvernement canadien stipule toutefois que la collaboration entre les deux pays se limite au marché civil.

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NOUVELLES  D'HAITI

LA PRIMATURE RECEVRA CETTE SEMAINE SON CHEF DE GOUVERNMENT
Un nouveau gouvernement pourrait entrer en fonction cette semaine avec à sa tête le nouveau Premier ministre Jean Max Bellerive dont la désignation est ratifiée par les deux chambres. Après l'approbation de son choix vendredi par le sénat et samedi par la chambre des députés, le Premier ministre ratifié Jean-Max Bellerive pourra présenter cette semaine sa politique de gouvernement devant les parlementaires. En référence au vote favorable des sénateurs et des députés au sujet de sa désignation, M. Bellerive ne devrait pas rencontrer d'obstacles pour son projet de gouvernement. Selon le président de la chambre Levaillant Louis-Jeune, le nouveau Premier ministre pourrait entrer en fonction en millieu de semaine soit moins de quinbze jours après l'éviction de Michèle D. Pierre-Louis par les sénateurs du parti Lespwa. Au moins cinq ministre devraient laisser le gouvernement parmi eux, on cite les ministres de la justice, des finances des Affaires étrangères et du commerce.

NOUVEAU PARTI POLITIQUE PREVU PAR PRESIDENT PREVAL.
Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, s'évertue à mettre en place un parti politique qui regrouperait des élus de divers autres partis. Au cours des dernières semaines le président Préval a poursuivi ses rencontres avec les dirigeants de la CPP, organisation sociopolitique regroupant une trentaine de députés du bloc majoritaire. Le président Préval espère attirer dans son mouvement les élus des Conseils d'administration des sections communales (CASEC) et des assemblées des sections communales (ASEC), ceux de Lespwa et de la CPP. L'un des dirigeants de Lespwa, Joseph Jasmin, indique que la démarche du chef de l'Etat vise à créer un parti pouvant garantir la stabilité indispensable au progrès économique. Il assure que plusieurs autres personnalités politiques apportent leur appui à ce mouvement. Même si le nom du parti n'est pas rendu publique, on sait qu'il participera aux législatives du 7 février 2010. Des dirigeants de plusieurs autres partis critiquent le comportement du chef de l'Etat arguant qu'il se prépare à instaurer un pouvoir personnel et autoritaire. Himmler Rébu du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH) est étonné de l'action de M. Préval qui a toujours critiqué les partis politiques haïtiens. Il lance une mise en garde aux personnalités qui veulent intégrer le mouvement estimant qu'il est antidémocratique. De son coté le chef de file de AAA, Youri Latortue, déplore l'absence de vision commune, condition indispensable pour la formation d'un parti politique. Cet avis est partagé par Himmler Rébu qui dénonce la stratégie du chef de l'Etat visant à récupérer les élus des autres partis pour former son mouvement.

DANS L'INTERNATIONAL

BERLIN. LA CHUTE DU MUR IL Y A  20 ANS.
Les festivités marquant les 20 ans de la chute du Mur démarrent ce lundi, en début d'après-midi. La cérémonie nocturne organisée Porte de Brandebourg, symbole du passage entre les deux parties de la ville réunifiée, marquera le point d’orgue de cette date historique. Les Allemands restent partagés sur les retombées de la réunification. Angela Merkel, elle-même originaire de la RDA, ouvrira le bal des festivités. Avec le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, la chancelière allemande traversera le point de passage Bornholmer Strasse, l’un des premiers à s’ouvrir en 1989. Dans la soirée, la fête de la liberté devrait attirer les foules. Elle débutera avec un concert donné en plein air par la Staatsoper Berlin, sous la baguette de l’Israélo-Argentin Daniel Barenboïm. Les dirigeants des quatre puissances qui occupaient la ville vaincue prendront la parole : les présidents russe et français Dimitri Medvedev et Nicolas Sarkozy, ainsi que le Premier ministre britannique Gordon Brown et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

Un millier de dominos géants en polystyrène ont été installés au centre-ville, sur l’ancien tracé du Mur qui divisa la ville de 1961 à 1989. Alignées sur 1,5 km, notamment le long des édifices les plus emblématiques de Berlin comme la Porte de Brandebourg et le Reichstag, les stèles colorées de 2,5 m et toutes décorées de motifs différents s’écrouleront lundi soir sous l’impulsion de l’ex-leader polonais anticommuniste Lech Walesa, pour symboliser l’effondrement du Mur. Cette galerie en plein air a été confectionnée par quinze mille personnes dans le monde entier. La fête diplomatico-populaire culminera à la Porte de Brandebourg où un grand feu d’artifice et une chaîne humaine formée par des milliers d’Allemands et d’étrangers venus à Berlin pour se rappeler ce jour historique du 9 novembre 1989, constitueront le point d’orgue de la cérémonie. La municipalité attend 100 000 personnes pour les festivités nocturnes. Les hôtels ont été pris d’assaut par les touristes et des hordes de journalistes venus du monde entier pour alimenter moult émissions spéciales. Conférences, expositions ou grand spectacle son et lumière: les capitales européennes seront lundi au diapason de Berlin, au nom de la liberté et de la solidarité, pour les 20 ans de la chute du Mur, un événement qui remodela l’Europe et le monde. Vingt ans après, huit Allemands sur dix saluent la chute du Mur. Ils sont 12% des deux côtés de l’ancienne frontière à être d’un avis contraire. Les résultats de ce sondage au sujet de la réunification allemande sont du même ordre, des résultats stables depuis vingt ans. Cette acceptation globale laisse néanmoins transparaître des différences d’appréciation sur l’évolution du pays depuis. Si une majorité d’Allemands considèrent que les avantages l’emportent sur les aspects négatifs, ils sont plus nombreux à l’Est à déplorer une montée en puissance des inégalités sociales. Alors qu’un dernier bilan chiffre les transferts publics au profit de l’ex-RDA depuis vingt ans à 1 300 milliards d’euros, les habitants des deux parties de l’Allemagne divergent sur le point de savoir qui a le plus profité de la réunification. Six Allemands de l’Ouest sur dix, les plus mis à contribution, estiment que leurs compatriotes de l‘Est ont le plus profité des deux dernières décennies. Ces derniers font une analyse opposée. Ce que traduit le sentiment fréquent chez beaucoup d’entre eux d’être encore des citoyens de seconde zone. Au mur a succédé un fossé, si on en croit les Allemands. 60% d’entre eux, des deux côtés du Mur, estiment que les différences l’emportent aujourd’hui sur les points communs entre l’Est et l’Ouest.

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NOUVELLES  D'HAITI

NATIONS UNIES. KIM BOLDUC, CANADIENNE NOMMÉE A LA MINUSTAH.
La Canadienne Kim Bolduc a été nommée représentante spéciale adjointe pour la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti , a annoncé ce jeudi 5 novembre le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon dans un communiqué. Kim Bolduc succédera à ce poste le Français Joël Boutroue, félicité par M. Ban Ki-Moon pour « son dévouement et son travail en Haïti », a précisé la porte-parole du secrétaire général des Nations Unies, l’Haïtienne Michèle Montas. La Canadienne, qui est également résidente coordonnatrice humanitaire des Nations Unies en Haïti, a une expérience étendue en matière de préparation et de gestion de programme de reconstruction post-conflit en Amérique latine, en Afrique et au Moyen-Orient, lit-on dans une note du Centre d’actualités de l’ONU. Mme Bolduc était depuis 2006 résidente coordonnatrice des Nations Unies et représentante du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Brésil. lle a aussi servi comme résidente coordonnatrice au Honduras et au Pérou. En 2003, elle était conseillère spéciale auprès du coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour l'Iraq, ainsi que coordonnatrice humanitaire pour le sud de l'Iraq.Elle a  travaillé par le passé pour l'Agence internationale de développement canadienne, le Bureau des Nations Unies pour les opérations de secours en Afrique et a servi comme délégué pour le Bureau du coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies au Mozambique pendant cinq ans.

MAX BELLERIVE RATIFIÉ COMME PREMIER MINISTRE DE PREVAL
Le sénat haïtien a ratifié vendredi à l’unanimité le choix de M. jean-Max Bellerive comme nouveau Premier ministre chargé de former le prochain gouvernement.  Le vote a été obtenu à la majorité des membres présents lors d’une courte séance vendredi en début d’après midi.M. Bellerive occupait le poste de ministre de la Planification et de la coopération externe au sein du gouvernement de Michèle D. Pierre-Louis renversé la semaine dernière par un vote de censure du Sénat. M. Bellerive doit également obtenir l’approbation de la chambre des députés avant de présenter la politique générale de son gouvernement devant les deux chambres.

FUSILLADE A FORT HOOD.
Vingt-quatre heures après la tuerie à Fort Hood, la plus grande base militaire du pays, le mobile de l’officier psychiatre reste inconnu. Les réactions se multiplient. L’incompréhension domine dans l'armée et dans la communauté musulmane. « C’est un coup dans le ventre  pour toute l’armée », a observé le chef d’état-major des forces américaines, le général George Casey. Il craint surtout un « retour de bâton » contre la communauté musulmane. Le commandant Nidal Malik Hasan a déclenché la fusillade tuant 13 soldats et en blessant 28 autres, avant d’être blessé et maîtrisé. Le colonel Steven Braverman qui commande le centre médical de Fort Hood a déclaré que « le tireur est dans un état stable. Il est dans l’un de nos hôpitaux civils, sous respirateur artificiel ». Le commandant de la base, le général Robert Cone, a raconté sur la chaîne NBC qu’il y avait des témoignages de première main de soldats montrant que Hasan aurait crié « Allah akbar! » (Dieu est grand, en arabe) avant la fusillade. Pendant une conférence de presse, un responsable de la base a précisé que l’officier psychiatre de 39 ans, devait être prochainement envoyé en Afghanistan. Un autre officier, le colonel John Rossi, refuse de s’exprimer sur de possibles motivations. De son côté, le président Obama a mis en garde « contre des conclusions hâtives ». Il a ordonné la mise en berne des drapeaux à la Maison Blanche et sur tous les bâtiments publics du pays jusqu’au 11 novembre. Barack Obama a fait savoir qu’il se rendrait à Fort Hood pour une cérémonie religieuse. La date n’a pas encore été arrêtée.  L’armée a ordonné un renforcement des mesures de sécurité sur ses bases dans tout le pays. Nidal Malik Hasan est né aux Etats-Unis dans une famille d’origine palestinienne. Sa famille, « en état de choc », a déclaré dans un communiqué : « Notre famille aime l’Amérique. Nous sommes fiers de notre pays ».

L’imam du Centre communautaire musulman de Silver Spring ( la mosquée du tireur de Fort Hood, a déclaré devant quelques centaines de fidèles réunis pour la prière du vendredi : « L’islam n’est pas responsable », relayé par l’un d’entre eux : « Je suis vraiment choqué. L’islam ne demande à personne de faire une chose pareille ». Plusieurs personnes du centre avaient croisé Hasan qui venait prier le vendredi, avant de rejoindre la base de Fort Hood. « Sociable, affable, un homme paisible, très calme » Tous les témoignages concordent sur l’officier meurtrier. « Personne ne sait ce qu’il y a derrière un tel acte. Cela doit relever d’un problème mental. Les gars qui partent à la guerre ou en reviennent ont besoin d’aide, vous savez », tente un musulman de trouver des raisons au drame. Les autorités n’ont fourni aucun mobile pour ce massacre. Un cousin du tireur a affirmé qu’il se sentait « victime de harcèlement à l’armée du fait de son origine moyen-orientale ». Le président Obama recommande d’éviter les jugements hâtifs. La crainte est grande, en effet, que la tragédie ne déclenche une chasse aux sorcières contre les musulmans américains, même si ceux-ci ont dénoncé avec force le carnage de Fort Hood par l’un des leurs.

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NOUVELLES  D'HAITI

PARIS. PRIX MEDICIS A DANNY LAFERRIERE POUR L'ENIGME DU RETOUR.
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e prix Médicis 2009 du roman a été attribué à l'écrivain canadien d'origine haïtienne Danny Laferrière pour "L'énigme du retour" (Grasset), a annoncé  le jury. Dany Laferrière a été récompensé au 1er tour par 4 voix contre une voix à Alain Blottière pour le "Le tombeau de Tommy". Le prix du roman étranger a été attribué à Dave Eggers pour "Le grand quoi" (Gallimard) au 1er tour à l'unanimité. Le Médicis Essais est venu récompenser Alain Ferry pour "Mémoire d'un fou d'Emma" (Seuil). Dany Laferrière, est né en 1953 à Port-au-Prince et vit entre Montréal et Miami. Intellectuel lié à l'espace nord-américain, il est à la fois romancier, essayiste, scénariste et cinéaste. Son oeuvre pose la question de l'identité et de l'exil. Dany Laferrière a publié depuis une vingtaine de livres, dont "Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ?", prix RFO 2002, "Pays sans chapeau" ou "Vers le sud" (2006), également adapté au cinéma.

PREVAL ET L'EXTRADITION DU BANDIT AMARAL DUCLONA
Le président haïtien, René Préval, a remis au procureur général de la République dominicaine, Radhamés Jiménez Peña, des documents devant faciliter l’extradition vers la France du é chef de gang de Cité Soleil, Amaral Duclona. L’acte de naissance du présumé bandit et des vidéos ont, entre autres, été remis à Port-au-Prince au procureur dominicain pour confirmer l’identité de l’accusé qui fonctionnait sous le faux nom de Berthony Jolicœur, selon une note du bureau du procureur qui ne relate pas la date de la rencontre de ce dernier avec le président Préval. D’après le communiqué, le chef d’Etat haïtien se serait montré en faveur de l’extradition d’Amaral vers la France pour qu’il réponde aux accusations de meurtre du consul honoraire de France au Cap-Haïtien, le 31 mai 2005 à Port-au-Prince, Paul-Henri Mourral. Quoi qu’il ait été accusé d’avoir commis des crimes de sang, des enlèvements et des vols en Haïti, les autorités haïtiennes n’avaient formulé aucune demande d’extradition du  bandit à l’annonce de son arrestation, le 8 septembre dernier, à Saint-Domingue. La justice dominicaine doit se prononcer sur la demande d’extradition française.

LAVALAS REVE  LE RETOUR D'ARISTIDE EN HAITI.
Les responsables du parti Fanmi Lavalas ont fêté  mardi les treize ans d’existence de cette formation politique. Un appel à l’unité au sein du parti a constitué la toile de fond des messages des différents intervenants. Des centaines de partisans et sympathisants du mouvement Lavalas ont fait le déplacement au local de la Fondation Aristide pour la démocratie pour marquer le treizième anniversaire du parti de Jean Bertrand Aristide. Le sénateur Ruddy Hérivaux, figure de proue du mouvement, a lancé un appel à l’unité en vue de garantir la participation du parti Fanmi Lavalas dans les prochaines joutes. « Notre objectif c’est de prendre le pouvoir et de favoriser le retour de Jean Bertrand Aristide au pays. Mais pour cela nous devons d’abord nous intégrer dans les sphères politiques dont le parlement », a martelé le sénateur. D’un autre coté, Ruddy Hérivaux s’est dit convaincu que le parti sera bel et bien présent dans les prochaines élections. « Il est absurde de croire qu’en l’absence du représentant national du parti, nous ne pouvons pas continuer à exister », s’est-il plaint. Le parti Fanmi Lavalas a été fondé par le président Jean Bertrand Aristide en 1996. Frappé par un vent de division suite au départ de son fondateur, il a été sanctionné par le CEP lors des élections législatives partielles d’avril 2009 pour avoir proposé plusieurs listes de candidats pour les sièges qui étaient vacants au Sénat.

QUESTIONS DES 197 MILLIONS DE DOLLARS.
Les émissions de débat politique du week-end dernier ont en partie été consacrées à la destitution de Michèle Pierre-Louis. La gestion des 197 millions du fonds d’urgence a été au cœur des débats. Moins de 24 heures après la destitution de Mme Pierre-Louis, le président du Sénat a soutenu que le Premier ministre démissionnaire n’est impliqué ni de près ni de loin dans la gestion des 197 millions de dollars décaissés dans le cadre de la loi d’urgence. La « mauvaise gestion » de ces fonds a pourtant été l’un des motifs de son interpellation, faut-il rappeler. « La seule reproche que je peux faire à Madame Pierre Louis c’est de ne pas exiger un rapport détaillé de la part de chaque ministre qui avait reçu une enveloppe », a indiqué Kelly C. Bastien. Pour Mirlande Manigat, qui intervenait sur une station de la capitale, M