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Rédaction
:Jacques Dussek, Libertito Pelayo, Frantz Reid,
Raymond Dussek, Thomas Eddy Dupiton, , Simone Bryan, James Limage,
Monica
ad Falah, Jean Souffrant, Jerry Blumberg, Scott Strong, Elizabeth
Menos, Zynep Omar. Patricia Faurelus,Tamarat Shitaye, Jackie
Powell,Mona K. Arcelin
COUP D'OEIL SUR HAITI, LE
CANADA, EUROPE, AFRIQUE, ONU
FEVRIER 2012
HAITI: OÙ VA CE PAYS?
CE QUE DIT LA PRESSE D'HAITI
P-AU-P RENCONTRE ENTRE LE MINISTRE DE L’INTERIEUR ET ENVIRON
70 BASES AU BEL-AIR
Port-au-Prince, le 31 janvier 2012 : Le Ministre de l’Intérieur,
des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me.
Thierry MAYARD-PAUL, s’est entretenu, le lundi 30 janvier 2012, avec
des représentants d’environ 70 bases au Bel-Air.
Les préoccupations socio-économiques, des jeunes et de la
population en général ont été au centre des discussions, notamment
l’éducation, le chômage, la sécurité. Ils en ont profité pour dénoncer
divers actes de répression dont ils disent avoir été victimes. Le
Ministre MAYARD-PAUL a aussitôt mis les concernés en communication
avec les responsables de chaque secteur pour suivis nécessaires. Des
pourparlers sont actuellement en cours avec le Ministère de
l’Education nationale et de la Formation professionnelle, les
gestionnaires du Programme Aba Grangou et le Comité du Carnaval 2012
entre autres. Me. Thierry MAYARD-PAUL leur a également renouvelé le
soutien de son ministère aux initiatives visant l’apaisement social et
la consolidation de la stabilité politique. Le Ministère de
l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense
Nationale œuvre au renforcement des coopérations locale et
internationale susceptibles d’apporter des transformations concrètes
et positives pour la réalisation de la vision du Président de la
République visant le développement durable pour le pays.
DUVALIER ET L'ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION. SES AVOCATS
INSATISFAITS
Les avocats de Duvalier ne sont pas satisfaits de l'ordonnance du
juge instructeur Jean Carvesse préconisant un procès au correctionnel
contre l'ex président à vie. Maître Reynold Georges annonce qu'il fera
appel de cette décision qu'il qualifie de plaisanterie. D'une part, il
soutient que les délits et crimes sont frappés de prescriptions au
bout de 3 ou 10 ans et d'autre part il assure que la Cour de cassation
avait déjà rendu un arrêt sur ce dossier. De plus le juriste croit
qu'il s'agit d'une décision politique. Cette ordonnance s'inscrit dans
le cadre d'une persécution politique visant à barrer la route à
Duvalier, insiste t-il. Un autre membre du conseil de la défense de
Duvalier, Osner Févry, fait remarquer qu'il y a des insatisfactions
dans les deux camps. C'est une décision mi figue mi raisin dit-il
soulignant que les partisans de Duvalier se réjouissent de l'abandon
des poursuites pour crime contre l'humanité. Il critique la décision
du juge instructeur estimant qu'elle n'est pas fondée sur le droit
mais sur la sociologie. Dans le même temps, M. Févry s'insurge contre
les dénonciations des organisations de défense des droits humains. Il
rejette d'un revers de main l'argumentaire d'impunité faisant valoir
qu'une décision de justice a été rendue dans le dossier. Les avocats
de Duvalier espèrent obtenir la signification de l'ordonnance avant la
fin de cette semaine.
VICTIMES DE DUVALIER ET LEUR APPEL DE L'ORDONNANCE.
L'ordonnance du juge instructeur Jean Carvesse, recommandant un
procès contre Jean Claude Duvalier, uniquement pour corruption,
révoltent les victimes de la dictature de Baby Doc. Robert Duval, une
des victimes qui avaient répondu aux questions du juge instructeur,
dénonce une décision politique. Selon lui le juge ne jouissait pas
d'une totale indépendance. Il en veut pour preuve les déclarations du
président Martelly sur le dossier. M. Duval, qui avait été incarcéré à
Fort Dimanche, explique avoir été témoin de la mort de plus de 180
autres prisonniers. Il avait pu recouvrer la liberté à la faveur de
l'élection de Jimmy Carter aux Etats-Unis.
Les plaintes pour violations des droits humains et crimes contre
l'humanité n'auraient pas été prises en compte. M. Duval qualifie
l'ordonnance de décision regrettable. Il s'agit d'une gifle infligée
aux victimes de la dictature, insiste M. Duval qui espère que les
poursuites judiciaire déboucheraient sur le procès du Duvalierisme. Un
peuple sans mémoire peut répéter les mêmes erreurs prévient –il tout
en faisant remarquer que les crimes économiques de Duvalier avaient
été précédées de crimes politiques. Les victimes de la dictature de
Duvalier entendent faire appel de l'ordonnance du juge instructeur
afin de déboucher sur un procès qui permettra d'informer les jeunes
sur les atrocités enregistrées durant les 29 ans des Duvaliers.
Interrogé sur la nécessité d'une réconciliation nationale, M. Duval
s'est dit disposés à pardonner moyennant une sanction légale.
VISITE DE DILMA ROUSSEF PRESIDENTE DU BRESIL EN HAITI.-
La présidente brésilienne, Dilma Roussef effectue une visite
officielle de quelques heures ce mercredi 1er février à Port-au-Prince
pour discuter avec les autorités haïtiennes de plusieurs dossiers dont
celui de l'immigration massive d'Haïtiens au Brésil. Au cours d'une
rencontre avec le chef de l’État haïtien, Michel Joseph Martelly et le
premier ministre Garry Conille, il sera egalement question de
cooperation et des relations haïtiano-brésiliennes, sur les plans
culturel, politique, économique. Mme Roussef et les autorités
haïtiennes discuteront aussi du projet d'un nouveau modèle pour
promouvoir la coopération et l’investissement, impliquant les secteurs
public et privé du Brésil et d’Haïti.
En compagnie du chef de l'Etat haïtien, du représentant spécial
adjoint du secretaire general, Kevin Kennedy, et du commandant de la
force de la MINUSTAH, le lieutenant-général Luiz Ramos, la présidente
bresilienne visitera le contingent brésilien au Camp Charlie,
Boulevard du 15 octobre (Tabarre). Une visite est egalement prévue à
l'Ecole nationale Republique du Brésil.
C'est l'armée Bresilienne qui commande la Force militaire de la
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Et C'est
elle qui dispose du plus grand nombre de militaires des 12.502
élements que l'on prevoit de reduire à 10.600 éléments dans le cadre
de la Résolution 2012 adoptée le 14 octobre 2011par le Conseil de
securité de l'ONU. La presidente Roussef arrive en Haïti à un moment
où la réputation du personnel civil et militaire de la Minustah est
relativement ternie par les violences et les abus sexuels sur mineurs
(filles et garçons) dont des soldats de la mission sont accusés
d'avoir commis Après des actes de violences sexuelles ou meutrières
dans lesquelles les soldats de differents contingents, brésiliens,
uruguayens, argentins, sri-lankais et autres pakistanais sont accusés
d'implication, il y a aujourd'hui entre autres le viol d'un adolescent
(Johnny Jean) à Port-Salut par des militaires uruguayens liberés "provisoirement"
après avoir ete renvoyés dans leur pays.
Ce sont aujourd'hui des soldats pakistanais qui sont impliqués dans
le viol d'un jeune garçon aux Gonaïves (NORD). Ce genre d'actes se
repètent si souvent que des membres de la population haïtienne se
demandent si les casques bleus en Haïti sont incapables de garder
leurs braguettes fermées en présence de mineurs, particulièrement de
garçons. Il y a aussi l'affaire des soldats brésiliens acusés en
decembre dernier d'avoir laissé pour morts 3 jeunes haïtiens après les
avoir battus et dépouillé de leurs effets personnels Pour de nombreux
secteurs, si la MINUSTAH est aujourd'hui à ce point impopulaire, la
faute en incombe en grande aux responsables de la mission toujours
prêts à occulter les faits et actes reprochés aux casques bleus, même
quand il y a flagrant délit.
P-AU-P. MINISTERE DU COMMERCE ET LA CREATION DE SOCIETES
ANONYMES EN HAITI.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a lancé mardi un
projet de modernisation du processus de création de sociétés anonymes
dans le pays. Wilson Laleau a déploré la position d’Haïti dans le
dernier classement « Doing Business » de la Société Financière
Internationale (SFI). Il a fait remarquer que le pays a perdu 8
places, en un an, dans ce classement. Le pire, selon le ministre
Laleau, c'est qu'Haïti n’a enregistré aucune évolution positive dans
les différents critères pris en compte pour établir le classement,
qu’il s’agisse du temps mis pour créer une entreprise ou de
l’environnement des affaires.
Aujourd’hui, il faut 105 jours pour mettre sur pied une entreprise,
a déploré Wilson Laleau qui dit travailler de manière à faire passer
ce délai à 10 jours. Il a fait remarquer que la création d’emplois
passera par le renforcement du secteur privé des affaires. Le ministre
Laleau soutient que le pays doit s’engager dans 3 révolutions: celles
du management public, de la révolution de l’efficacité et du vivre
ensemble. Le président Michel Joseph Martelly qui participait à cette
cérémonie, a soutenu que son administration a hérité d’une situation
particulièrement difficile mais il a réitéré sa volonté de travailler
à l’amélioration du climat des affaires. Le chef de l'Etat a sollicité
la collaboration des pouvoirs Législatif et Judiciaire de manière à ce
que le gouvernement puisse atteindre ses objectifs de création
d’emplois stables et durables. Il a promis de fournir de meilleures
opportunités aux entrepreneurs étrangers et locaux.
INTERNATIONAL
MONTREAL, CANADA. PLUIE VERGLAÇANTE SUR LES ROUTES.
Les précipitations qui tombent depuis quelques heures
rendent les déplacements difficiles un peu partout au Québec.
Environnement Canada a émis des avertissements de pluie verglaçante
pour plusieurs secteurs de la vallée du Saint-Laurent, où des
accumulations de 2 à 5 mm de verglas sont attendus. Les routes de
l'Outaouais, de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Montérégie, des
Laurentides, de Lanaudière, de l'Estrie, de la Mauricie et du Centre-du-Québec
sont enneigées et glacées par endroits. Dans Lanaudière, les écoles de
la Commision scolaire des Samares seront fermées toute la journée. Le
transport scolaire est également perturbé dans les régions
périphériques d'Ottawa, mais les écoles demeurent ouvertes. Dans la
grande région de Montréal, les autoroutes 20 et 40 sont enneigées à
certains endroits et peuvent également être glacées. Les
automobilistes doivent aussi être prudents sur les autoroutes 25 et
440 dans le secteur de Laval. Quelques accrochages ont été rapportés
au cours de la nuit dans les artères secondaires de la métropole. Plus
à l'est, les routes sont enneigées dans la région de Québec, où la
neige et la poudrerie devraient réduire la visibilité des
automobilistes. Des rafales allant jusqu'à 60 km/h souffleront près du
fleuve Saint-Laurent au cours des prochaines heures. La route 175 dans
la réserve faunique des Laurentides est également enneigée, tout comme
les routes de la région de Chaudière-Appalaches. Le système
dépressionnaire déplace lentement en direction de la Gaspésie et de la
Côte-Nord, et le mauvais temps devrait atteindre la Nouvelle-Écosse
d'ici mercredi soir. Jusqu'à 20 centimètres de neige sont attendus
dans les Maritimes.
RIO DE JANEIRO, BREZIL. SES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC HAITI
ET CUBA.
Après une longue étape à Cuba hier, où la présidente
brésilienne a rencontré Fidel et Raul Castro, Dilma Roussef est ce
mercredi 1er février en Haïti. Une étape bien différente mais tout
aussi délicate qu’à La Havane. Le Brésil est en effet le pays qui a
fourni le plus gros contingent à la Minustah, la Mission des Nations
unies pour la stabilité en Haïti. L’armée brésilienne en assure aussi
le commandement. Or, ces casques bleus sont très mal acceptés par la
population. A Cuba, la présidente brésilienne Dilma Roussef est venue
parler économie. Depuis que le grand frère soviétique -puis la Russie-
ont pris leurs distances, l'économie cubaine est en très grande
difficulté. Elle ne survit qu'avec l'aide financière du Venezuela et
le pouvoir communiste le sent bien : la faillite de l'économie
sonnerait la faillite du régime, c'est pour cela qu'il réforme, le
plus en douceur possible. Avec l'aide donc, de ses voisins et d'abord
du géant brésilien. Le Brésil finance actuellement un terminal
important dans le port de Mariel à quelques kilomètres de La Havane.
Un port qui devrait servir pour le transbordement de charges vers les
Etats-Unis.
Au total, les échanges entre les deux pays représentent plus de 640
millions de dollars. Frédéric Louault, professeur à l'Institut des
hautes études de l'Amérique latine estime que, dans ce contexte,
l'évolution économique de Cuba a une signification politique : « A
terme il peut y avoir des répercussions sur le modèle politique et le
fait que l’entreprise étatique de canne à sucre cubaine signe un
accord avec l’entreprise brésilienne Odebrecht, est aussi un signe
d’ouverture politique ».
Du coup, le Brésil compte sur l'économie pour faire évoluer le
régime vers plus de démocratie. En la matière, il y a une très
sérieuse différence d’approche entre Dilma Roussef et son prédécesseur.
La présidente brésilienne est certes l'héritière politique de Lula,
mais alors que l'ancien président, ancien syndicaliste, garde une
grande admiration pour la révolution cubaine, Dilma Roussef, ancienne
résistante, emprisonnée et torturée sous la dictature brésilienne est
bien plus sensible à la question des droits humains.
A l'égard de Cuba, elle décidé d'adopter, ce qu’Alfredo Valadao
appelle une « approche pragmatique » : « Dilma Roussef ne veut pas
avoir une politique du mégaphone. Elle se dit que cela ne servira à
rien, que ça ne fera que braquer les autorités cubaines puisqu’elle
parie sur un changement lent. Mais pour bien montrer qu’elle est
toujours sensible à la question des droits de l’homme, elle a accordé
un visa à la bloggeuse, Yoani Sanchez pour qu’elle puisse sortir de
Cuba et pour qu’elle puisse participer au lancement d’un documentaire
sur les libertés à Cuba. Il faut voir maintenant si Raul Castro va lui
accorder un visa pour qu’elle puisse sortir de Cuba ». Les autorités
cubaines doivent dire vendredi si elles accordent ou non ce visa de
sortie à Yoani Sanchez. En attendant, Dilma Roussef s'est bien gardé
de rencontrer des dissidents cubains.
Minustah et immigration Cuba et Haïti sont deux îles des Caraïbes,
distantes d'un peu plus de 1000 km seulement ; pourtant ce sont deux
visites bien différentes pour Dilma Roussef. A Haïti, la visite de la
présidente brésilienne est bien moins politique et économique mais
elle est tout de même délicate. Le Brésil est en effet le pays qui a
fourni le plus gros contingent à la Minustah, la Mission des Nations
unies pour la stabilité en Haïti. L’armée brésilienne en assure aussi
le commandement. Or, ces casques bleus sont très mal acceptés par la
population qui les accuse notamment d'avoir réintroduit le choléra en
Haïti. Ce sera le premier sujet de discussions entre Dilma Roussef et
le président haïtien, Michel Martelly.
Selon Alfredo Valadao, le Brésil commencerait sérieusement à
envisager son retrait. « Ca coûte très cher au Brésil alors qu’en ce
moment il faut faire des économies à cause de la crise globale. Donc,
quels sont les moyens de retirer petit à petit les casques bleus
d’Haïti ? C’est la question ». Mais ce n’est pas la seule. L’autre
grande question de cette visite, c’est l’immigration qui commence à
prendre des proportions jusqu’à présent inconnues entre le Brésil et
Haïti. « Ces derniers mois, 4000 Haïtiens sont rentrés dans le pays
par la frontière nord, la frontière amazonienne à travers le Pérou.
Cette vague d’immigration d’haïtiens vers le Brésil est quelque chose
de tout à fait nouveau. Le Brésil craint qu’il y ait des dizaines de
milliers d’Haïtiens supplémentaires qui tentent le voyage parce que
l’économie brésilienne est dynamique et qui attire donc les immigrants
et notamment les haïtiens qui ont connu les brésiliens à travers la
force de paix. Le Brésil a même rétabli des visas pour les Haïtiens ».
Le Brésil est devenu en quelques années, le géant de l’Amérique du
sud. Cette influence grandissante n’est pas forcément pour déplaire au
géant du nord que sont les Etats-Unis. Qu’un grand pays démocratique,
latino-américain, renforce son influence dans la région peut servir de
relais pour les Américains, à un moment où eux-mêmes restent mobilisés
sur le Proche et Moyen-Orient. Quant à Cuba, comme le rappelle
Frédéric Louault : « L’embargo des Etats-Unis c’est eux qui le
maintiennent, donc, s’ils veulent s’ouvrir sur Cuba c’est leur
problème mais ils seraient mal placés pour empêcher d’autres pays de
se rapprocher de Cuba ».
MALI. VIOLENTS COMBATS ENTRE REBELLES ET L'ARMEE.
Des combats violents ont eu lieu ce 31 janvier 2012 entre
l'armée malienne et les rebelles touaregs du Mouvement national pour
la libération de l'Azawad (MNLA) dans le nord-ouest du pays. Selon des
sources militaires, les soldats maliens auraient repoussé une attaque
du MNLA dans la ville de Niafunké. Les autorités accusent al-Qaïda au
Maghreb islamique (Aqmi) d'avoir prêté main forte aux rebelles.
Plusieurs milliers d'habitants ont trouvé refuge dans la Mauritanie
voisine.
FLORIDE, USA. BATAILLE DES REPUBLICAINS: ROMNEY FACE A GINGRICH
A TAMPA.
Le modéré Mitt Romney a écrasé mardi son rival conservateur Newt
Gingrich dans l'élection primaire républicaine en Floride, une
victoire qui lui donne un avantage décisif pour être en novembre
l'adversaire de Barack Obama lors de l'élection présidentielle
américaine.
Le républicain Mitt Romney, accompagné de sa femme Ann, salue ses
partisans, après sa victoire à la primaire, le 31 janvier 2012 à
Tampa, en Floride En remportant cet Etat, M. Romney fait mieux que
renverser les résultats du scrutin de Caroline du Sud, remporté haut
la main par M. Gingrich. M. Romney, qui avait déjà remporté la
primaire du New Hampshire, devient aussi le premier candidat à
décrocher deux Etats, l'Iowa ayant choisi Rick Santorum.
Selon un décompte portant sur 95% des bulletins de vote, Romney a
recueilli 46% des voix contre 32% seulement à Newt Gingrich. Les deux
autres candidats, le chrétien traditionaliste Rick Santorum et
l'isolationniste Ron Paul, doivent se contenter respectivement de 13%
et 7% des voix.
La Floride était le quatrième Etat à désigner son candidat
républicain depuis le début de la saison des primaires le 3 janvier et
de loin le plus important, avec 4 millions d'électeurs républicains
inscrits. En remportant cet Etat, M. Romney fait mieux que renverser
les résultats du scrutin de Caroline du Sud, remporté haut la main par
M. Gingrich. M. Romney, qui avait déjà remporté la primaire du New
Hampshire, devient aussi le premier candidat à décrocher deux Etats,
l'Iowa ayant choisi Rick Santorum.
"Une primaire disputée ne nous divise pas, elle nous prépare et
nous allons gagner", a déclaré Mitt Romney à ses partisans après
l'annonce de sa victoire. En août prochain, lors de la convention
républicaine qui désignera formellement le candidat conservateur, "notre
parti sera uni avec un ticket gagnant pour l'Amérique", a-t-il promis.
Sa victoire en Floride, qui lui assure la totalité des 50 délégués
de cet Etat, lui donne un avantage considérable sur ses rivaux pour
espérer devenir l'adversaire du sortant démocrate Barack Obama le 6
novembre. Mais Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des
représentants, a prévenu qu'il continuerait à disputer la course
jusqu'à la convention républicaine qui désignera officiellement le
vainqueur fin août. "Nous allons nous battre pour chaque Etat, nous
allons gagner et je serai le candidat désigné", a-t-il assuré devant
ses partisans après les résultats.
Newt Gingrich, défendu par l'ultra-conservatrice Sarah Palin et
soutenu par l'ancien candidat Herman Cain, espère réunir autour de sa
candidature l'aile droite du parti républicain qui ne se reconnaît pas
dans M. Romney. M. Gingrich avait lancé des appels du pied à Rick
Santorum pour qu'il se désiste en sa faveur, mais ce dernier ne l'a
pour l'heure pas entendu.
M. Gingrich, qui accuse Mitt Romney d'être un "homme de gauche",
avait démarré en tête des sondages en Floride après sa victoire
confortable en Caroline du Sud. Mais il a vu cette avance s'évaporer
au fil des jours, payant le prix de deux débats télévisés qui ont
tourné à son désavantage, face à un Mitt Romney qui a changé de
stratégie pour devenir plus agressif. Le camp Romney a également
inondé les radios et télévisions de publicités électorales extrêmement
négatives envers M. Gingrich, y dépensant plus de 15 millions de
dollars, selon la presse américaine, cinq fois plus que ce qu'a
dépensé le camp Gingrich, tout aussi agressif mais disposant de moins
d'argent. Les 4 candidats toujours en lice seront tous dans le Nevada
mercredi pour préparer la prochaine primaire.
NATIONS UNIES
SYRIE. CONSEIL DE SECURITE DISCUTE DE LA SITUATION EN SYRIE.
31 janvier 2012 – Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni mardi
pour discuter de la situation en Syrie, où la répression exercée
depuis plusieurs mois par le régime du Président Bachar Al-Assad
contre des manifestants réclamant des réformes a fait plusieurs
milliers de morts. Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un
exposé du Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Nabil El
Araby, sur la mission effectuée par des observateurs de la Ligue en
Syrie.
Depuis des mois, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon
exhorte les autorités syriennes à mettre fin à la répression. Mardi,
lors d’une visite en Jordanie, il a souligné qu’il était « plus urgent
que jamais de mettre fin au bain de sang et à la violence, de lancer
une solution politique crédible qui réponde aux aspirations légitimes
du peuple syrien et de protéger leurs libertés fondamentales. » Lors
de son exposé, Nabil El Araby a mis l’accent sur la nécessité de
concerter les efforts internationaux avec ceux déployés par les pays
arabes. Selon lui, il faut exiger la fin immédiate de la violence et
mettre en œuvre la feuille de route de la Ligue des États arabes qui
prévoit une solution pacifique à la crise. La situation en matière de
sécurité est de plus en plus grave et de plus en plus urgente, a-t-il
déclaré.
Nabil El Araby a rappelé que l’initiative de la Ligue des États
arabes du 22 janvier insistait sur le refus de toute intervention
étrangère militaire. Le plan arabe, a-t-il expliqué, est le mécanisme
essentiel qui permet de régler la crise syrienne avec le soutien de la
communauté internationale. Il représente, a-t-il ajouté, une feuille
de route devant mener au règlement pacifique de la crise. Le
Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes a rappelé que le
gouvernement syrien s’était, dans un premier temps, engagé à accepter
le plan arabe. La Ligue avait ainsi mis sur pied un protocole
constituant un contexte juridique dans lequel a évolué la mission
d’observation. M. El Araby a reconnu que la tâche de la mission était
difficile. Jamais par le passé, a-t-il dit, une équipe d’observateurs
civils arabes n’avait été envoyée dans un État où se déroulent des
manifestations demandant le renversement du régime et lesquelles sont
réprimées. Le soutien de la communauté internationale au plan arabe
est un aspect fondamental en vue d’en assurer le succès, a-t-il
observé.
La Ligue attend avec intérêt une résolution du Conseil de sécurité
qui exige la cessation immédiate des violences et demande à toutes les
parties de participer à un dialogue sérieux sous l’égide de la Ligue
des États arabes, a dit M. El Araby. Il a souligné l’importance d’une
coopération rapide des Nations Unies avec les organisations
pertinentes. « Ne laissez pas tomber le peuple syrien », a-t-il dit
aux membres du Conseil de sécurité. « La violence et les assassinats
doivent cesser. Nous avons besoin d’une résolution claire qui soutient
les efforts de la Ligue ».
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JANVIER 2012
HAITI: OÙ VA CE PAYS?
CE QUE DIT LA PRESSE D'HAITI
18/1/11
DELMAS. TRAGIQUE ACCIDENT CAUSANT DES MORTS ET DES BLESSES.
– Au moins 29 personnes été tuées et une soixantaine d’autres
blessées, dont certains grièvement, dans un terrible accident
survenu lundi soir, aux environs de 9 hres sur la Route de Delmas,
au nord-est de Port-au-Prince.
Le drame est survenu au moment où le chauffeur d’un camion
transportant du sable a perdu le contrôle du véhicule dont les freins
auraient visiblement lâché. La plupart des victimes sont de petits
commercants et des passants généralement en grand nombre dans au coin
de rue où l’accident s’est produit.. Le véhicule qui a rasé tout sur
son passage est allé finir sa course dans la cour de la Télévison
nationale d'Haiti. Plus d'une vingtaine de morts ont alors eté
dénombrés. Toutefois, plusieurs des blessés transportés à l'Hôpital de
l’Université d’Etat d’Haïti, à l’Ofatma, à l’hôpital de l’université
«La paix » et à MSF (Médecins Sans Frontières), ont succombé à leurs
blessures. Ce qui a porté le bilan à 29 décès
Plusieurs hautes autorités s’étaient vite transportées sur les
lieux de la tragedie dont le chef de l’Etat Michel Martelly, le
premier ministre Gary Conille, le maire de Delmas Wilson Jeudy et le
député de la commune Arnel Bélizaire. Les tentatives des secouristes
pour sauver le maximum de gens possibles, coincés dans des ferrailles
de véhicules, se sont poursuivies jusqu’à l’aube, a témoigné le
responsable du service de la circulation, le commissaire Will Dimanche
qui a fait de victimes écrasées et méconnaissables.
Les responsables de la protection civile n’écartent pas la
possibilité que le bilan des morts s’alourdisse encore au cours de la
journée en raison, entre autres de l’Etat lamentable dans lequel
certaines d’entre elles ont été conduites à l’hôpital. Beaucoup de
témoins ont dénoncé les courses folles ds poids lourds dans une
capitale aux rues très exigües, souvent embouteilleees qui attendent
depuis deux ans une hypothéique reconstruction après le seisme de
janvier 2010. Le maire de Delmas tout en dénonçant le mauvais
comportement de certains chauffeurs qui souvent ne respectent aucune
norme, a aussi deploré le refus des petits détaillants de quitter les
trottoirs.
"S'il n'y avait pas autant de de petits marchands sur les trottoirs
le drame aurait pu être moindre", a fait savoir M Jeudi. Les accidents
du type de celui de lundi soir se produisent presque toutes les
semaines sur les routes nationales où il n'y a pratiquement aucune
présence policière. Les fous de la route tuent impunément, laissant
derrière eux le deuil. Pour les habitants des différentes
agglomerations entre Jeremie et Port-au-ince, les chauffeurs des bus "Dieu
qui décide" faisant le trajet entre ces deux villes sont réputés parmi
les plus désordonnés.
-JOSUE PIERRE-LOUIS NOMME PRESIDENT D'UNE COMMISSION
PRESIDENTIELLE.
L'ancien ministre de la justice, Me Josué Pierre-Louis,
contraint de remettre sa démission dans la foulée de l'affaire de
l'arrestation du député Arnel Bélizaire, a été nommé par arrêté
présidentiel, président d'une commission chargée d'étudier et de
proposer les mesures appropriées pour la mise en oeuvre de la réforme
de la justice.
Me Pierre-Louis dont la responsabilité directe dans cette affaire
n'a jamais pu être prouvée, sera secondé par un autre ancien ministre
de la justice, Me René Magloire. Les juristes Jean Vandal et Sybylle
Théard Mevs sont les deux autres membres de la commission qui sera
reçu par le président Michel Martelly au palais national.
La commission présidentielle porte le nom de groupe de travail sur
la réforme de la justice et la note du ministère de la justice
annonçant sa mise sur pied, ne précise pas la durée de son mandat.
Josué Pierre-Louis qui a commencé sa carrière dans la magistrature
à l'âge de 23 ans est un spécialiste en droit public et en
administration publique. Il a été commissaire du gouvernement, doyen
et professeur d'Université. Il est l’un des rares Haïtiens à avoir
fréquenté l’École nationale d’administration francaise (ENA).
Le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits
Humains (RNDDH), Pierre Espérance a exprimé le souhait que cette
commission travaille réellemennt à la réforme de la justice.
M. Espérance a dit s'attendre à ce que cette structure fasse des
propositions qui aident au renforcement des institutions oeuvrant dans
le domaine de la lutte contre la corruption notamment l'ULCC (Unité de
Lutte Contre la Corruption) et l'Ucref (Unité Centrale de
Renseignement Financiers).
" il faut aussi qu'elle aide à faire avancer certains dossiers
judiciares qui piétinent, a souligné Pierre Espérance qui cite
notamment celui de l'ancien président à vie, Jean Claude Duvalier
inculpé, a-t-il dit de crimes contre l'humanité, mais qui trouve
généralement des excuses pour ne pas se présenter devant les tribunaux.
Le responsable du RNDDH condamne toutefois le fait que M. Duvalioer
ne rate jamais les occasions de se faire remarquer dans d'autres
circonstances notamment aux cotés de l'actuel chef de l'Etat.
L'arrêté annonçant la nomination de cette commission, fait
également état de la designation de Me Carlo Julmice et Me Jules
Cantave respectivement comme doyen du tribunal de première instance de
Grande Rivière du Nord et de vice-président de la Cour de Cassation.
Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Carlos
Hercule applaudit la nomination de Me Cantave à la vice-présidence de
la plus haute cour de justice du pays.
"C'est un magistrat qui a beaucoup d'expérience qui a été désigné
vice-président de la cour de cassation, a-t-il fait remarquer.
Cependant il demande au président Martelly de prendre des dispositions
pour compléter la cour de manière à ce qu'elle puisse fonctionner à
plein rendement.
lHAITI-OEA. FREDERIC BOLDUC, CANADIEN, NOUVEAU REPRESENTANT
SPECIAL DE L'OEA.
Le Secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA),
Monsieur José Miguel Insulza, a annoncé ce mardi la nomination de M.
Frédéric Bolduc, du Canada, en qualité de Représentant spécial en
Haïti a fait savoir un communiqué. "L'OEA souhaite poursuivre sa
coopération et sa collaboration avec Haïti en s'en tenant aux
directives tracées par ses autorités élues et je demeure convaincu que
M. Bolduc renforcera davantage ces liens importants avec l'un de nos
pays membres fondateurs", a indiqué le Secrétaire général de
l'organisation hémisphérique.
M. Bolduc a débuté sa carrière en 1988 avec l'organisation «
Médecins sans frontières»; il a été ensuite avec le Programme de
développement des Nations Unies. Il a travaillé pour une brève période
dans le secteur privé, prêtant des services consultatifs à des
sociétés latino-américaines avant de s'intégrer à la carrière
diplomatique canadienne. En 2003, il devient Chef de la Mission du
Gouvernement du Québec à Miami, recevant pour mandat d'approfondir les
relations économiques, politiques et culturelles avec les Etats-Unis,
ainsi qu'avec la Caraïbe, spécifiquement avec Haïti. En 2007, il est
désigné Chef des questions multilatérales du Gouvernement du Québec à
Washington, chargé de représenter au sein de la délégation canadienne
les intérêts du Québec à l'OEA. En cette qualité, il a participé aux
initiatives interaméricaines pour promouvoir la démocratie, la
sécurité, la justice et le développement. En 2011, il est désigné
Directeur du Bureau du Gouvernement du Québec à Washington, chargé de
consolider les relations bilatérales avec le Congrès des États-Unis,
l'Administration et les groupes de réflexion.
Monsieur Bolduc a obtenu sa maitrise en affaires internationales de
l'Université de Columbia, avec spécialisation dans le développement
économique et politique de l'Amérique latine et de la Caraïbe. Il a
également obtenu sa licence en relations internationales de
l'Université internationale de Floride et un certificat en sciences
médicales de l'Université de Montréal. Il parle couramment le français,
l'anglais, l'espagnol et le portugais.
INTERNATIONAL
CANADA-USA. PROJET D'OLEODUC ENTRE USA ET CANADA REJETE PAR
PRESIDENT OBAMA Le président Barack Obama met un coup
d'arrêt au projet de l'oléoduc géant Keystone XL. Ce projet
controversé prévoyait de relier les champs oléifères du Canada et le
Texas. Le tracé passait par le centre des Etats-Unis et notamment les
Sand Hills du Nebraska, un écosystème fragile que les organisations
écologistes disaient menacé par l'oléoduc. Après trois ans de débats
difficiles, le dossier est donc rejeté. En tout cas en l'état. Le
groupe Transcanada, à l'origine du projet, travaille déjà sur une
nouvelle version de Keystone XL.
Chargé de rendre un avis sur le dossier, le Département d'Etat n'a
« pas eu assez de temps ». C'est en tout cas ce qu'affirme le
ministère américain dans le communiqué publié le 18 janvier. Pas assez
de temps parce que l'opposition républicaine avait imposé au président
de prendre une décision avant fin février. Le département d'Etat
affirme donc n'avoir pas pu « rassembler les informations nécessaires
pour approuver le projet ». Fâchés d'être ainsi rendus responsables,
les républicains affirment qu'ils n'en resteront pas là. Et le
président de la Chambre des représentants, Joe Boehner s'en prend à
Barack Obama :
« Le président avait le droit de bloquer ce projet si et seulement
s’il pensait qu'il n'est pas favorable aux intérêts des Etats-Unis.
N'est-ce pas l'intérêt national que de créer des dizaines de milliers
d'emplois, ici en Amérique, avec des investissements privés ? N'est-ce
pas l'intérêt national que d'obtenir de l'énergie de la part d'un
allié comme le Canada plutôt que d'un pays du Moyen-Orient ? Le
président a dit qu'il ferait tout ce qu'il peut pour créer des emplois.
Aujourd'hui, cette promesse est rompue ». Dans l'après-midi, la
société canadienne à l'origine du projet annonçait qu'elle déposerait
une nouvelle demande avec un nouveau tracé, et qu'elle espère voir
l'oléoduc opérationnel fin 2014.
ISRAEL. MANIFESTATION D'ISRAELIENS-ETHIOPIENS CONTRE LA
DISCRIMINATION RACIALE. Plusieurs milliers d'Israéliens,
essentiellement d'origine éthiopienne, ont manifesté le 18 janvier à
Jérusalem pour dénoncer le racisme et les discriminations dont ils se
disent victimes. Depuis trois décennies, l'Etat hébreu a organisé de
grandes vagues d’immigration des juifs éthiopiens, -les Falashas-,
mais leur intégration reste difficile.
Le jeune homme qui s’adresse à la foule s’appelle Mullat Araru. Cet
étudiant de 26 ans excédé par le racisme quotidien, a décidé de
marcher pendant trois jours entre sa ville d’Ashdod dans le sud
d’Israël et Jérusalem. Arrivé, à quelque pas de la Knesset, le
Parlement israélien, et entouré de plusieurs milliers de manifestants,
il déclare : « Il faut réveiller les consciences. Je crois qu’un petit
groupe peut changer les choses. Notre combat est juste, j’y crois.
C’est ici que cela se passe, c’est la guerre, le racisme c’est la
violence. Il faut qu’il y ait des lois contre le racisme. Ce n’est pas
logique que dans un Etat qui a tellement souffert que les gens
puissent dire ce qu’ils disent, faire des déclarations racistes sans
qu’il y ait la moindre punition selon la loi ».
Comme Mullat Araru, beaucoup de manifestants à la peau noire ont
peint en blanc la moitié de leur visage. Dans la foule il y a aussi
David, un jeune Israélien qui se prépare à entrer dans l’armée. Lui a
peint en noir la moitié de son visage blanc. Il déclare : « Moi je
pense que le plus important ici c’est de venir dénoncer le fait que
dans notre pays, Israël qui est un pays juif, on fait des différences.
On a déjà assez d’ennemis autour, on ne peut pas se permettre de se
détruire de l’intérieur comme cela ». Parmi les revendications des
manifestants ; le vote d’une loi antiraciste mais beaucoup
reconnaissent que ce sont surtout les mentalités qui doivent changer.
NATIONS UNIES.
CÕTE D'IVOIRE. ONU PLAIDE POUR UN FINANCEMENT SOUTENU DE
L'ACTION HUMANITAIRE.
18 janvier 2012 – La Sous Secrétaire générale des Nations Unies
aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours
d'urgence, Catherine Bragg, a conclu mercredi une visite de trois
jours en Côte d'Ivoire en réitérant son appel aux donateurs afin
d'assurer la continuité des actions humanitaires tout au long de
l'année 2012.
« L'aide aux plus vulnérables demeure une priorité absolue, en
particulier dans l'ouest et le sud-ouest du pays. Des besoins
importants subsistent dans de nombreux domaines tels que la protection
des civils, la restauration des moyens de subsistance, la fourniture
d'abris, l'accès aux services de base, et le retour volontaire et la
réintégration des personnes déplacées et des réfugiés », a déclaré Mme
Bragg. Afin de soutenir et de démarrer cette réponse humanitaire
vitale pour l'année 2012, le Fonds central d'intervention d'urgence (CERF)
vient d'allouer 8 millions de dollars, soit 4 milliards de francs CFA,
pour les projets humanitaires en Côte d'Ivoire. « Un retrait prématuré
des acteurs humanitaires pourrait avoir pour conséquence une
aggravation de la situation. Il est donc essentiel que des ressources
financières soient disponibles pour assurer la continuité de l'action
humanitaire », a souligné Mme Bragg.
Catherine Bragg a réaffirmé la volonté de la communauté humanitaire
de poursuivre son engagement en faveur de la population ivoirienne
lors d'entretiens avec le Président Alassane Ouattara, le Premier
ministre Guillaume Soro, en présence du Ministre l'intérieur, Hamed
Bakayoko, et le Ministre des droits de l'homme et des libertés
publiques, Gnénéma Coulibaly.
Elle a également rencontré le Ministre des affaires étrangères,
Daniel Kablan Duncan. Lors de ces entretiens, les autorités de l'Etat
ont fait part de leur vision pour l'avenir ainsi que des mesures
entreprises pour répondre aux nombreux défis auxquels est confrontée
la Côte d'Ivoire après plus de dix ans de crise. Mme Bragg a souligné
le fait qu'il est important que le Plan national de développement
2012-2015, qui va être prochainement adopté par le gouvernement,
soutienne l'action humanitaire. De même, elle a souligné l'importance
de s'attaquer aux problèmes de fonds dont les causes sont
structurelles et aux conséquences des crises successives qui ont
affecté la Côte d'Ivoire depuis plus de dix ans. L'accent devrait
également être mis sur la réforme des services de sécurité, sur le
désarmement, la démobilisation et la réintégration, ainsi que sur la
réforme de la justice.
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CANADA-HAITI.GOUVERNEMENT CANADIEN
RELOGERA LES SINISTRES DU CHAMP DE MARS.
Selon les informations publiees à Montreal, le gouvernement
canadien a pris l'engagement mercredi 11 janvier, de
reloger les 5.000 familles, soit les 20. 000 personnes, vivant
dans le plus grand camp d'hébergement de la zone métropolitaine
de Port-au-Prince, le champ de mars. Outre le relogement des
personnes déplacées à la suite du séisme de janvier 2010, le
Canada entend également restaurer cette place publique, annonce
la ministre canadienne de la coopération internationale, madame
Beverly J. Oda en visite en Haïti à l'occasion du deuxième
anniversaire de la catastrophe meurtrière.
Accompagnée du président de la république, Michel Joseph Martelly,
la ministre canadienne a fait l'annonce solennelle au champ de mars
en présence d'une foule immense et apparemment satisfaite. Ce projet
d'un coût total de 19.9 millions de dollars et qui doit débuter dans
deux mois environ, contribuera à la création de 2 000 emplois dans
le domaine de la construction ainsi qu'à la formation de 50
entrepreneurs. Dans l'intervalle, ce même projet aidera à rétablir
et à enregistrer 500 entreprises informelles nées dans le camp.
P-AU-P. COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE. 12 JANVIER JOUR FERIE EN
HAITI.
Le Bureau de Communication de la Présidence annonce dans un
communiqué que par arrêté présidentiel en date du 4 janvier 2012,
l'administration publique, les écoles, le commerce et l'industrie
chômeront le jeudi 12 Janvier 2012, jour du deuxième anniversaire du
tragique séisme du 12 janvier 2010. Durant cette journée, le drapeau
national sera mis en berne devant tous les édifices publics ; les
boites de nuit, discothèques et autres établissements assimilés
resteront fermés ; Selon ce communiqué, les stations de radiodiffusion
et de télévision diffuseront des émissions et de la musique de
circonstance ; les différents cultes et religions sont invités à
organiser des cérémonies religieuses appropriées. Pplus de 222.500
morts, selon les dernières statistiques publiées par le Bureau des
Nations Unies pour les Affaires humanitaires, citant la direction de
la Protection civile haïtienne.
ONU
HAITI. DEUX ANS APRES LE SEIME, BEAUCOUP RESTE A FAIRE POUR
SAUVER LE PAYS.
Malgré de nombreuses difficultés et des défis structurels,
les signes de progrès et les résultats positifs se multiplient en
Haïti alors que le pays marque l'anniversaire du séisme dévastateur
qui a frappé le pays le 12 janvier 2010, a affirmé le Représentant
spécial adjoint du Secrétaire général de l'ONU dans ce pays, Nigel
Fischer.
« Ces réalisations sont réelles et leur impact ne devrait pas être
sous estimé. Elles ont été rendues possibles grâce à la contribution
d'innombrables Haïtiens, d'organisations de la société civile et
d'institutions gouvernementales ainsi que d'organisations
internationales », a déclaré M. Fischer qui est également
Coordonnateur humanitaire résident en Haïti.
Entre juillet 2010 et novembre 2011, le nombre de personnes
déplacées vivant dans les camps a chuté de 65%, et actuellement
520.000 personnes continuent de vivre dans ces camps. Plus de 5
millions de mètres cubes de débris ont été déblayés, ce qui représente
environs la moitié de ce que le séisme a généré. Aujourd'hui il y a
plus d'enfants scolarisés qu'avant le séisme et cela vaut aussi pour
le nombre d'enfants vaccinés.
Sous la direction du ministère de la santé d'Haïti, un système
d'alerte du choléra a été mis en place avec des programmes de
sensibilisation et un réseau de centres de traitement. Ce système a
permis de faire chuter considérablement le nombre de nouvelles
contaminations et le taux de mortalité causé par la maladie.
« Nous reconnaissons la réalité des progrès, mais nous ne pouvons
pas nous laisser distraire des tâches énormes à faire en Haïti. Des
grands efforts sont nécessaires et doivent se poursuivre », a rappelé
M. Fischer.
Selon le Représentant spécial adjoint, la crise politique qui a
suivi les élections entre mai et octobre l'année dernière constituait
un obstacle majeur qui a limité la capacité du gouvernement et de ses
partenaires à réaliser leurs objectifs pour 2011.
« Maintenant, avec un nouveau gouvernement en place, Haïti se
trouve à un moment d'opportunités. Même si les dirigeants politiques
du pays portent la responsabilité principale pour le développement
durable de leur pays, ils ne pourront pas tout faire sans
l'accompagnement des partenaires internationaux. Le système des
Nations Unies reste un partenaire engagé et continuera de travailler
aux côtés du gouvernement et du peuple d'Haïti », a souligné M.
Fischer.
De son côté, la Directrice générale de l'Organisation des Nations
Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina
Bokova a rappelé dans un message que deux ans après, le séisme et ses
conséquences continuent d'interpeller l'ensemble de la communauté
internationale. Des progrès importants ont été réalisés, et beaucoup
reste encore à faire.
« L'éducation est la clé de voûte d'une nouvelle Haïti, et je
souhaite saluer l'engagement du Président Michel Martelly à faire de
l'éducation une priorité nationale. Nous nous sommes mobilisés pour
accélérer la campagne d'alphabétisation, pour assurer la continuité
des enseignements et des examens et former les professeurs – plus de
2000 à ce jour – à l'appui psychosocial », a déclaré Mme Bokova.
La conférence des donateurs pour la culture en Haïti, en avril
2011, a marqué une étape importante dans ce plaidoyer en faveur de la
culture comme levier de développement. L'action de l'UNESCO auprès des
artisans du Carnaval de Jacmel, pour relancer la confection des
masques, des costumes, des produits d'artisanat, a d'ailleurs été
remarquée et est soutenue par l'Initiative mondiale de Bill Clinton.
« En ce jour du souvenir et de la commémoration, nous gardons comme
au premier jour notre conviction que l'éducation, la culture et les
sciences sont les socles de la renaissance. L'UNESCO reste totalement
mobilisée et continuera d'appeler à élargir le cercle de ceux qui
veulent soutenir Haïti sur ce chemin de la reconstruction », a conclu
Mme Bokova.
INTERNATIONAL
FRANCE. HAITI. DEUX ANS APRES LE SEISME:PROGRES ET DESESPOIR.
12 janvier 2010. À 16h53, heure locale, le pays est secoué par un
tremblement de terre de 7,3 degrés sur l'échelle de Richter. Le séisme
a fait au moins 200 000 morts et poussé à la rue 1.5 million de
personnes. Deux ans après, la situation s'est améliorée. Mais pour de
nombreux Haïtiens, elle reste critique. Selon l'Organisation
internationale pour les migrations (OMI), 100 000 abris provisoires en
dur ont été construits, 420 000 personnes y ont trouvé refuge. Si le
relogement de la population était l'une des priorités pour les
organisations humanitaires, il l'est aussi pour le nouveau président
haïtien, Michel Martelly. En août dernier, il a lancé avec les Nations
unies un programme ambitieux, baptisé « 16-6 ». Ce programme favorise
la reconstruction de maisons individuelles.
« Tout d’abord, il s’agit de former les personnes qui constituent
la chaîne de la construction, depuis les ingénieurs jusqu’au maçon,
jusqu’au propriétaire pour que chacun améliore la qualité de la
construction, qu’on fasse des maisons qui soient plus solides, plus
résistantes avec des matériaux de meilleur qualité », explique
Eléonore Labattut, architecte et auteur d'un rapport intitulé La
reconstruction de Port-au-Prince.
« Le plan 16-6 prévoit que chaque propriétaire établit son propre
projet de maison. Sur le budget initial, les propriétaires peuvent
rajouter leurs fonds propres afin de réaliser le projet qui leur
correspond le mieux, s’adapter à la taille de la parcelle, à la taille
de la maison, obtenir des prêts bancaires s’ils y ont accès, demander
de l’argent aux gens de la diaspora. Le projet 16-6 a démarré dans 16
quartiers, que le gouvernement haïtien et les Nations unies ont défini
comme étant prioritaires. Les personnes qui se trouvent encore sur six
grands camps à Port-au-Prince, viennent de ces 16 quartiers. Donc en
travaillant sur ces seize quartiers, on espère que les gens qui sont
dans ces camps vont pouvoir retourner vivre dans leur quartier
d’origine ».
Plus d’un demi-million de sinistrés vivent toujours dans la rue Les
projets de relogement existent. Mais leur mise en œuvre est jugée
beaucoup trop lente par la majorité des Haïtiens. Puisque plus d'un
demi-million de personnes sont toujours sans abri. Pour ces
populations démunies, le quotidien est toujours d'une extrême
précarité. Les sinistrés survivent sous les tentes, en proie aux
intempéries et à l'insécurité qui sévit dans les camps.
Les organisations humanitaires soulignent pourtant les avancées qui
ont été réalisées depuis le 12 janvier 2010. « Au lendemain du séisme,
1,3 million de personnes se sans trouvées sans logement. Aujourd’hui,
on est passé à 550 000 ce qui constitue tout de même un progrès »,
fait remarquer Grégory Rondeau. Le responsable géographique pour Haïti
de la Croix-Rouge française estime par ailleurs que la situation est
plus complexe qu’elle n’y paraît. « Avant la catastrophe du 12 janvier,
plusieurs dizaines voire centaines de milliers de personnes n'étaient
déjà pas logées ou mal logées à Port-au-Prince. Et aujourd’hui, ces
gens se retrouvent en partie également dans les camps qui existent
encore ».
Selon de nombreux experts il est illusoire de croire que tous les
camps vont disparaître dans le futur. « C’est un peu la façon dont
s’est construit Port-au-Prince : dès qu’il y a une opportunité de
terres, les gens tentent de s’y installer et développent ensuite leur
habitat », explique Eléonor Labattut. « Depuis toujours, les quartiers
informels, les bidonvilles, de Port-au-Prince se sont développés ainsi
: on part d’une petite tente, et petit à petit on la consolide et ça
devient un véritable habitat. Donc il y a une partie des camps qui va
certainement se transformer en quartiers dans la durée ».
Le palais présidentiel toujours un tas de ruines Les rues de
Port-au-Prince portent toujours les cicatrices de la catastrophe. 5
millions de m3 de débris jonchent encore les rues de la capitale et
des régions touchées par le séisme. Des tonnes de béton qui rappellent
à chaque instant aux Haïtiens le traumatisme qu'ils ont vécu.
Pour sortir la population de cette situation, il faut plus qu'un
toit pour chaque famille, estime Frantz Duval, rédacteur en chef du
journal Le Nouvelliste. « Les administrations publiques, les églises,
les grandes institutions, l’université, les principales écoles, rien
de tout cela n’a commencé à se reconstruire. Que le palais
présidentiel, deux ans après, soit encore un tas de décombres, ce
n’est pas un signe positif. C’est la partie emblématique de la
reconstruction qui nous manque », déplore le journaliste. « À titre
individuel, chaque Haïtien fait des efforts pour essayer d’améliorer
son quotidien. C’est aujourd’hui la responsabilité de ce gouvernement
et de l’élite haïtienne de transformer cette énergie qui existe en
autre chose ».
Le pari n'est pas gagné. Le président Michel Martelly n'a pas de
majorité au Parlement haïtien. Et l'ONU fait savoir que des 4,5
milliards de dollars, promis par la communauté internationale pour la
reconstruction d'Haïti, seule la moitié a été allouée pour l'instant
en tout cas.
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P-AU-P. HAITI. LA MORT DES 38 HAITIENS AU LARGE DE CUBA. LE
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES INFORME.
Port-au-Prince, lundi 26 Décembre 2011.- Le Ministère des
Affaires Etrangères et des Cultes a appris avec tristesse la mort de
38 Haïtiens qui ont péri dans la nuit du samedi 24 Décembre, lors du
naufrage de leur bateau, au large de Cuba. Le Ministre des Affaires
Etrangères, S.E. Laurent LAMOTHE, suite aux instructions du
Président Joseph Michel MARTELLY, a demandé à la Mission
Diplomatique d’Haïti à Cuba que toutes les dispositions soient
prises en vue d’assurer le suivi avec les autorités cubaines après
cette tragédie.
Le Ministre LAMOTHE signale que 87 compatriotes qui se trouvaient
à bord du bateau ont été secourus par la Garde Côtière cubaine et
que des mesures ont été adoptées en vue de leur prochain
rapatriement en Haïti, après les formalités diplomatiques qui sont
déjà en cours entre les deux Gouvernements. Suite à une intervention
immédiate du Président MARTELLY, le Ministre des Affaires Etrangères
et des Cultes, M. Laurent LAMOTHE, a présenté, au nom du Chef de
l'Etat, ses plus sincères condoléances aux parents de ceux qui ont
péri durant ce naufrage de la Noel, dont 17 femmes et 21 pères de
familles. Parmi les survivants, on compte un certain nombre
d’enfants.
Le Ministre LAMOTHE, à l'instar de la Présidence, encourage les
voyageurs clandestins à écouter la voix de la raison, à cesser
l’organisation de tels départs illégaux, couteux en vies humaines et
à suivre les procédures légales en matière de voyage auprès des pays
amis d’Haïti. Le Ministre déplore la tragédie survenue en cette nuit
de Noel et souhaite aux survivants ses vœux les meilleurs.
DIMINUTION DU CHOLERA EN HAITI
Des responsables d'organisations humanitaires ont confirmé hier
une forte diminution du nombre de cas de choléra en Haïti avec
l'arrivée de la saison sèche. La coordonnatrice médicale de Médecins
sans frontières, Wendy Lai, soutient que le nombre de cas a baissé à
une moyenne de 10 à 20 cas par jour dans deux centres de traitement
de Port-au-Prince, comparativement à une moyenne de 30 à 40 cas par
jour il y a un mois. La récente recrudescence des cas était
attribuable aux fortes pluies et aux inondations qui permettent à la
bactérie vibrio cholérae de se répandre plus facilement dans les
quartiers ne disposant pas d'installations sanitaires.
Dans un rapport diffusé mardi le Bureau de la coordination des
affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) avait noté le déclin
saisonnier des cas de choléra. Les autorités sanitaires haïtiennes
font état en moyenne de 300 nouveaux cas de choléra par jour à
travers le pays, comparativement à 500 cas il y a un mois, selon le
rapport. Ocha indique également que les décès liés au choléra
continuent de diminuer ou se stabilisent dans presque tous les
départements à l'exception du Sud-est, où le taux de mortalité lié
au choléra est passé de 2,2 pour cent en janvier à 2,4 pour cent en
novembre.
Le directeur général du ministère de la santé, Gabriel Timothée,
avait mis l'accent sur la nécessité pour que les citoyens
maintiennent la vigilance en respectant les mesures d'hygiène. Dans
le même temps les autorités sanitaires haïtiennes annoncent le
lancement prochain d'une campagne pilote de vaccination contre le
choléra.
LE PRESIDENT D'HAITI ENTEND RENFORCER LES INSTITUTIONS D'HAITI.
Le président de la république Michel Joseph Martelly a pris
l'engagement de mettre en place sous peu le conseil électoral
permanent, de compléter l'effectif des juges à la cour de cassation
et de publier la version corrigée de l'amendement de la
constitution. Le chef de l'Etat a pris ses engagements lors de la
clôturede la sixième mission de la délégation du club de Madrid en
Haïti.
Cette mission avait pour objectif de permettre aux différents
acteurs haïtiens de parvenir à un pacte national de gouvernabilité
en vue de remettre le pays sur les rails du développement. A la même
occasion, le président Michel Martelly a promis de faire tout ce qui
est en son pouvoir et ses attributions pour que se tiennent dans les
meilleurs délais les élections pour renouveler le tiers du sénat et
celles des collectivités territoriales. Félicitant les membres du
club de Madrid pour leur volonté manifeste d'aider les acteurs
haïtiens à gérer leur conflit par le consensus, le président Michel
Martelly promet par ailleurs de poursuivre des dialogues
démocratiques avec les partis politiques, les autorités religieuses,
le parlement, et la société civile entre autres, ce, pour résoudre
les différentes crises auxquelles le pays fait face.
Plusieurs personnalités dont les présidents des deux chambres,
des membres de la société civile, des représentants de la classe
politique, le président de la cour de cassation ont pris part à ces
assises tenues l'hôtel Montana, le mercredi 21 décembre.
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9 /24/11
P-AU-P. PROMULGATION DE LA VERSION CORRIGEE DES AMENDEMENTS
CONSTITUTIONELS.
Le président de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, a
indiqué jeudi avoir pris note de l’engagement du chef de l’Etat,
Michel Martelly, à promulguer la version corrigée des amendements
constitutionnels, sept mois après leur adoption par la 49e
législature en mai dernier. Le bureau de l’assemblée nationale
devait l’acheminer à la Présidence au plus tard vendredi. Le
ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, avait annoncé mercredi
que la parution du texte dans un numéro spécial du journal officiel
Le Moniteur n’était plus qu’une question d’heure.
Le Député de Moron/Chambellan précise que les travaux de
correction des erreurs qui s’étaient glissées dans la nouvelle
charte fondamentale, promulguée sous l’ancienne administration
Préval, ont été confiés à une commission composée de représentants
de la Présidence, du Parlement et de la société civile. Sorel
Jacinthe souligne que l’entrée en vigueur des amendements
constitutionnels favorisera la mise en place du Conseil électoral
permanent dont la première tâche sera l’organisation des prochaines
Sénatoriales partielles et élections locales.
Sans être précis, le parlementaire fait état des privilèges
qu’aura à bénéficier le Président Martelly en donnant seulement son
feu vert à la promulgation du nouveau texte constitutionnel qui
revêtira la signature de son prédécesseur, René Préval. Le Réseau
national de défense des droits humains (RNDDH) avait transmis au
Parlement l’intégralité des minutes de la séance au cours de
laquelle Députés et Sénateurs, réunis en assemblée nationale,
avaient opéré d’importantes modifications dans la constitution de
1987 portant notamment sur la reconnaissance de la double
nationalité, la formation du CEP permanent et une plus grande
représentativité des femmes dans la vie politique.
Le nouveau pouvoir avait longtemps refusé de répondre aux appels
de différents secteurs favorables à la promulgation, officiellement
en raison de graves erreurs matérielles ou d’actes de falsification
délibérés qui avaient dénaturé la version originale des amendements.
FORMATION DE 7 POLICIERS INSTRUCTEURS
Sept policiers instructeurs de l'Académie Nationale de Police
ont participé à un atelier de travail sur les droits de l'homme au
Parc Historique de la Canne à Sucre, dont l'objectif était «
notamment d'identifier les divers défis rencontrés par les
formateurs de l'Ecole de police en vue de proposer des pistes
d'action pour l'année 2012 ».
Cet atelier, une initiative de la Section des Droits de l'Homme (SDH)
de la Minustah, a permis d'aborder un nombre de thèmes, dont les
différents types de violations que peuvent commettre les policiers
haïtiens dans l'exercice de leur fonction, le dispositif de
formation en droits de l'homme, le statut du formateur en droits de
l'homme ou encore les droits des policiers haïtiens, dans une
perspective des droits de l'homme...
« Ce sont des échanges utiles et nécessaires qui doivent
permettre aux agents de la Police Nationale d'Haïti (PNH) de
surmonter les nombreux défis et combler les attentes relatives au
renforcement de l'Etat de droit », a déclaré Me Jean Miguelite
Maximé, Directeur de l'Académie de police ajoutant que le
renforcement « doit passer par des institutions républicaines
fortes, garantes des droits de la personne ». M. Maximé croit
également que les droits de l'homme sont un instrument universel qui
doit « être appris et transmis pour mieux garantir le respect des
droits humains et promouvoir chaque jour en Haïti la défense des
droits de la personne...
Michael Belliot Jacquet, Inspecteur principal de la Police
Nationale d'Haïti (PNH) fait remarquer que cette transmission ne se
fait pas sans difficultés, citant le manque de matériels, d'annexes
et de copies à distribuer aux apprenants...
Mais le problème n'est pas seulement au niveau de la théorie, M.
Belliot indique que pour bien remplir sa mission et éviter les
violations des droits de l'homme dans l'exercice de leurs fonctions
les officiers de police doivent disposer entre autres, d'un bâton,
de gaz lacrymogène ou encore de menottes, pour qu'en cas de légitime
défense par exemple, ils n'aient pas comme seul recours leur arme à
feu, mais il signale que ces types d'équipement font souvent défaut.
P-AU-P. RESEAU ELECTRIQUE D'HAITI ET LES HAITIENS VIVANT A
L'ETRANGER.
Les membres de la communauté haïtienne de l’étranger s’inquiètent
de l’accroissement des fraudes électriques sur le réseau de
l’électricité d’état d’Haïti. Ils exhortent le gouvernement Martelly/Conille
et les responsables de l’EDH à livrer une guerre sans répit contre
les escrocs. Les Haïtiens résidant notamment dans les quartiers
pauvres de la capitale sont de plus en plus nombreux à chercher des
moyens détournés pour ne pas payer leur bordereau électrique, ont
rapporté plusieurs compatriotes qui ont récemment visité le pays.
Pour Eddy, un ancien cadre de l’EDH résidant à Spring Valley
(New-York), « ces fraudes sont visibles et sont comptabilisés dans
un ensemble comprenant les pertes techniques (dues à la vieillesse
du réseau) et les pertes non techniques (dues aux fraudes). » «
Cette pratique semble être sans risque en Haïti. Quand il est
surpris, le fraudeur n’est pas contraint de rembourser », a-t-il
ajouté. « L’installation du compteur communicant Linky permettrait
de lutter contre ces fraudes, qui coûtent des millions de gourdes
par an », a recommandé pour sa part un jeune technicien haïtien
travaillant pour la compagnie NStar à Boston.
Il explique que ce nouveau compteur servira à « mesurer
exactement la consommation » et qu'en plus « le simple fait de
l’installer permettra d’identifier les lignes trafiquées ». « Ces
dernières années, la fréquence des fraudes repérées s’est accrue en
Haïti. Le taux des pertes commerciales est très élèvé pour l’EDH »,
a estimé un ancien cadre de la compagnie vivant aux Etats-Unis.
Selon lui, «ceux qui opèrent sur le réseau ne sont pas en général
des amateurs, mais aussi de techniciens expérimentés, utilisant du
matériel moderne et parfois de techniques de fraude importées ».
Dans tous les cas, il explique que le vol d'énergie cause des
dommages non seulement à la compagnie mais aussi aux abonnés. «
Beaucoup de clients non seulement payent pour le rationnement
électrique, mais aussi pour des fraudeurs dans plusieurs bidons
villes du pays». Les pirates non seulement prélèvent l'énergie
électrique mais ils endommagent également les équipements de l’EDH.
Ils s'exposent aussi à l'électrocution.
DEPLACEMENT DES REFUGIES DE LA PLACE BOYER.
Après le dernier recensement du mois d’octobre, la mairie de
Pétion-Ville en collaboration avec l’OIM (Organisation
internationale pour les migrations) avaient réussi à déplacer les
occupants sur le terrain de football et quelques autres endroits de
la place Boyer. Ceux qui n’étaient pas enregistrés attendent depuis
plusieurs semaines pour laisser les tentes, a constaté Haïti Press
Network. “On donne à chaque bénéficiaire le montant de 20 000
gourdes pour affermer une maison et 1 000 gourdes pour effectuer le
déplacement”, a déclaré un bénéficiaire de la place. “Une somme de 5
000 gourdes leur sera remise à la personne après avoir constaté que
le bénéficiaire avait vraiment loué la maison”, a-t-il avancé. “Les
20 000 gourdes sont remises directement au propriétaire qui va louer
sa maison. Au cas où la maison coûte moins chère la différence
restera au bénéficiaire”, a fait savoir un refugié de la place.
“Tous les bénéficiaires habitent dans les environs de Pétion-Ville”,
a-t-il ajouté. Par ailleurs les gens qui utilisaient le terrain de
football ont applaudit cet effort de la part de ces organisations.
“La vie reprenne sur la place”, dit un joueur de football.Mais les
autres personnes qui vivent encore sur la place n’aimeraient pas
voir le début de l’année 2012 à ce même endroit. “Le comité du camp
a déjà fait un enregistrement mais les processus tardent encore”, a
avoué une dame. Ceux qui ont déjà un terrain recevront un shelter,
ceux qui non pas encore d’espace pourront louer une maison.
LE CANADA
MONTREAL. ARRETE A MONTREAL ET SUSPECT DE MEURTRE EN ONTARIO.
Un adolescent de 16 ans, arrêté jeudi à Montréal pour un
présumé vol qualifié dans l'arrondissement de LaSalle, a été remis
aux autorités policières de Waterloo, en Ontario, relativement à une
affaire de meurtre. Le jeune Ontarien, qui a comparu pour taxage
vendredi, au Tribunal de la jeunesse de Montréal, est considéré
comme un suspect dans l'homicide d'un homme poignardé à mort.La
victime âgée de 22 ans, Joseph Batten, est morte le 17 décembre à
Cambridge. Le jeune homme a été tué lors d'une dispute en marge d'un
concert de hip-hop. Trois autres individus ont été arrêtés pour ce
meurtre. L'adolescent, originaire de Hamilton, était en visite à
Montréal avec sa famille lorsqu'il a été appréhendé par la police,
jeudi.
LA HAVANE, CUBA. LIBERATION DE MILLIERS DE PRISONNIERS PAR
RAUL CASTRO.
Près de 3000 prisonniers, dont certains sont détenus pour
«crimes contre la sécurité d'Etat» seront prochainement libérés et
amnistiés. Le président cubain Raul Castro vient d'annoncer,
vendredi 23 décembre, une vaste amnistie qui touche près de 3000
prisonniers, dont 86 étrangers. Libérés dans les prochains jours,
ces prisonniers -certains sont détenus pour « crimes contre la
sécurité d'Etat »- ne sont pas les premiers libérés: en 2010, le
régime cubain avait déjà laissé sortir de prison plus d'une centaine
de détenus à la suite de tractations entre Cuba et l'Eglise
catholique. Le régime cubain utilise largement ces libérations
pour montrer sa bonne volonté à la suite de rencontres avec des
personnalités étrangères.
Raul Castro entend promouvoir «lentement» une réforme de la
loi migratoire. Celle-ci allégerait les restrictions de voyage
imposées aux Cubains depuis une cinquantaine d'années. Pour le
dissident Elizardo Sanchez, président de la commission cubaine des
droits de l'homme et de la réconciliation nationale, le régime
castriste ne va pas assez loin : « Il s'agit de petits changements
qui arrivent tard. Je n'attends pas la moindre réforme de la part du
gouvernement des frères Castro parce qu'ils ont peur que les
réformes mènent à la fin du régime totalitaire.» « Une réforme
crédible de la politique migratoire, continue Elizardo Sanchez, ce
serait que des personnes comme la blogueuse et journaliste Joani
Sanchez, le journaliste Guillermo Farinas et d'autres qui ont recu
des prix internationaux en Europe, puissent aller recevoir ces prix.
Mais le gouvernement s'y oppose, et il refuse aussi de donner des
permis à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le régime et qui
simplement désirent voyager pour aller voir leur famille.» Il y a un
événement important, c’est la visite du pape Benoît XVI qui va
arriver au printemps 2012 à La Havane. C’est cet événement qui
explique ces mesures prises par le gouvernement.
MOSCOU. MANIFESTATION CONTRE VLADIMIR POUTINE SUR L'AVENUE
SAKHAROV
Une foule immense a participé ce samedi 24 décembre à Moscou à une
manifestation pour dénoncer le résultat des législatives du 4
décembre entâchées de fraudes. La police a évalué le nombre de
participants à 29 000. La manifestation de ce samedi a réuni encore
plus de monde que celle d’il y a 15 jours. Une foule immense s’est
pressée durant plus de trois heures sur l’avenue Sakharov, sous la
neige et dans le froid, pour exiger de nouvelles élections.
L’ambiance était détendue et festive… Au milieu des drapeaux
multicolores, des pancartes et des ballons blancs, certains avaient
même apporté leurs thermos et sirotaient du thé en écoutant les
orateurs défiler à la tribune. D'autres tenaient des ballons en
forme de préservatifs, en référence à la déclaration de Vladimir
Poutine, qui avait comparé le symbole des manifestants, un ruban
blanc, à un préservatif. Parmi les personnalités les plus applaudies
: l'écrivain Boris Akounine, qui a appelé à une « Russie sans
Poutine », un slogan repris en choeur par la foule, ou encore le
blogueur anti-corruption Alexei Navalny qui a promis de faire
descendre dans la rue un million de personnes pour le prochain
rassemblement. « L'année prochaine le pouvoir appartiendra au peuple
», a-t-il crié. « Nous reviendrons », ont scandé presqu'en écho, les
participants, à l’issue de la manifestation, qui s’est dispersée
dans le calme, sous l’œil attentif des forces de l’ordre. Les
organisateurs leur ont donné rendez-vous après les vacances du
Nouvel An.
NATIONS UNIES
PHILIPPINES. ONU RENFORCE SON SOUTIEN AUX VICTIMES DE WASHI.
Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de
l'ONU (OCHA) et ses partenaires humanitaires aux Philippines ont
lancé jeudi un appel de 28,6 millions de dollars pour soutenir le
gouvernement des Philippines dans la réponse aux besoins
humanitaires causées par la tempête tropicale qui a fait des ravages
dans le nord de la province de Mindanao. Le Plan d'action
humanitaire de 2012 pour les Philippines et pour Mindanao est
actuellement mis à jour afin de prendre en compte les besoins en eau
potable, nourriture, abris d'urgence, et des effets domestiques
essentiels pour 471.000 personnes les plus affectées dans les villes
de Cagayan de Oro et d'Iligan pendant trois mois. Le travail de
déblayage pour réduire les risques sanitaires et les services de
logistique sont également prioritaires.
Le Coordinateur humanitaire résident de l'ONU aux Philippines,
Dr. Soe Nyuant-U, a effectué une visite de deux jours dans ces deux
villes. Il s'est dit choqué par l'ampleur des destructions. « C'est
comme si un tsunami avait frappé les villes », a-t-il déclaré . «
Des quartiers entiers étaient complètement dévastés, seuls quelques
bâtiments solides restent debout et même ceux-là ont subis de grands
dégâts. Des débris de maisons, de bâtiments et d'autres structures
qui ont été détruits par la tempête, ont été emportés par la mer ce
qui a laissé des zones énormes sans traces d'habitation », a
expliqué Dr. Soe.
A ce jour, plus de 1.060 personnes sont mortes ou portées
disparus et 28.030 maisons ont été détruites ou endommagées selon le
gouvernement. Plus de 43.600 personnes sont abrités dans les 51
centres d'évacuation et quelques 266.000 ont trouvé refuge chez des
membres de leurs familles ou dans des structures de fortune. « La
grande générosité du peuple philippin contribue à sauver des vies.
L'ONU et ses partenaires humanitaires travaillent d'arrache-pied
pour soutenir les efforts menés par le gouvernement. Les besoins
sont accablants », a indiqué Dr. Soe.
Le gouvernement a déclaré un état de catastrophe nationale dans
les zones les plus touchées, et il a accepté l'offre d'aide des
Nations Unies. La réponse humanitaire donnée aux effets de la
tempête tropicale Washi sera revue dans six semaines pour prendre en
compte les besoins humanitaires qui évoluent.
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9 /21/11
P-AU-P. LE PRESIDENT MARTELLY RYTHME LE CHAMPS DE MARS ET FAIT
DES HEUREUX A L’OCCASION DE LA NOEL.
: Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, a
procédé, ce mardi 20 décembre, à une distribution de jouets à des
milliers d'enfants au Champ de Mars, à l'occasion de la Noël. Dans une
ambiance festive et conviviale, le Chef de l'État a tenu à remettre
personnellement ces présents à ces enfants, visiblement enthousiastes
d'approcher d'aussi près le Président de la République.
Accompagné, pour la circonstance, de proches collaborateurs et de
membres de son Cabinet, le Président MARTELLY n'a pas caché sa
satisfaction de pouvoir apporter un brin de sourire à ces enfants dans
ce contexte de fêtes. Des motocyclettes et un véhicule pick-up ont été
également distribués à des heureux participants à cette fête réussie
qui a également fait le bonheur de personnes du troisième âge, de
femmes enceintes et de jeunes à qui des enveloppes ont été distribuées.
Cette distribution de jouets et de cadeaux réalisée par le
Président Michel Joseph Martelly se circonscrit dans la logique de la
noël de cette année placée sous le signe de la solidarité. Le Champs
de mars est le troisième grand centre de distributions de présents du
Président de la République après Port-de-Paix et les cayes. Ce jeudi
22 décembre, c’est au Cap Haïtien que le Président se rendra toujours
dans le même objectif : se rapprocher de la population à l’occasion
des fêtes de fin d’année et partager avec de nombreuses familles
l’élan de solidarité qui en générale imprègne la noël.
NEW YORK. FERMETURE DU CONSULAT D'HAITI POUR LES FETES
DE NOEL.
Dans un communiqué de prese, le Consulat Général d'Haiti à
New York informe que ses bureaux seront fermés le Samedi 24
Décembre et le Lundi 26 Décembre à l'occasion des fêtes de Noël
CAYES. FIN DU PROCES DES POLICIERS ACCUSES DE MEURTRE DES
PRISONNIERS
Le verdict du procès, des policiers accusés d'avoir assassiné
des détenus lors d'une tentative d'évasion de la prison civile
des Cayes n'est toujours pas connu, Plusieurs jours après la fin
des audiences. Le procès s'est achevé mercredi dernier et selon
la loi pénale, le verdict doit être annoncé dans les 72 heures
qui suivent sa tenue. Le juge, Ezekiel Vaval, en charge de
l'affaire devait se rendre à New York durant le week-end afin de
rédiger le verdict. Il avait indiqué craindre pour sa vie s'il
demeurait en Haïti. On est depuis lors sans ses nouvelle. 32
policiers sont accusés d'avoir abattu une dizaine de prisonnier
le 19 janvier 2010 alors que ceux-ci tentaient de s'évader. 21
agents sont toujours en cavale et n'ont donc pas participé au
procès.
P-AU-P. RESEAU DE BYPASSING DEMANTELE PAR LA POLICE.
La PNH nationale de concert avec le Conatel, et la compagnie de
téléphonie mobile Voila a démantelé, le week-end, écoulé un réseau de
malfaiteurs qui piratait le réseau de la compagnie en faisant du by
passing. Lors de cette opération menée à Pétion-Ville, les policiers
ont saisi des appareils pouvant contenir 108 cartes SIM, 5 antennes
extérieures, une génératrice, des accumulateurs, 5 ordinateurs, un GPS
et 8 cameras de surveillance. Le consultant juridique au CONATEL a
fait remarquer que l'état haïtien a fait un déficit prés d'un million
de dollars américains par mois suite à ce piratage. Pour sa part,
l'avocat de Voila Gérard Laborde a indiqué que la Compagnie est
relativement satisfaite du démantèlement de ce réseau par la Police
nationale. Bypass est une technique qui consiste à faire passer des
appels internationaux pour des appels locaux.
INTERNATIONAL
CANADA
MONTREAL. PERQUISITION AUX BUREAUX DE L'AVOCAT DE TRABELSI DE LA
TUNISIE.
Des enquêteurs de la GRC ont fouillé les bureaux de l'avocat de
Belhassen Trabelsi, un ancien parrain du clan mafieux qui a dirigé la
Tunisie jusqu'à la révolution de l'hiver dernier. Donald Kattan
risque jusqu'à cinq ans de prison si les autorités démontrent qu'il a
administré les avoirs de M. Trabelsi, beau-frère du président déchu
Zine el-Abidine Ben Ali, tel que le stipule la Loi sur le blocage des
biens de dirigeants étrangers corrompus. L'avocat est soupçonné de
gérer les affaires de M. Trabelsi depuis son arrivée au Canada avec sa
famille, le 20 janvier. Les documents saisis lors de la perquisition
du 6 décembre à Westmount sont sous scellés. Me Kattan peut encore
s'opposer à leur ouverture en invoquant le secret professionnel. La
fortune de la famille Trabelsi est évaluée entre 7 et 10 milliards de
dollars. Belhassen Trabelsi, qui a perdu son statut de résident
permanent, demande le statut de réfugié. Il est sous le coup d'un
mandat d'arrêt international lancé le 27 janvier par Interpol et
visant six membres de la famille de l'ancien président tunisien. La
Tunisie a également demandé son arrestation au Canada.
TURQUIE ET LA FRANCE. BROUILLE DIPLOMATIQUE DANS LE GENOCIDE
ARMENIEN.
Malgré l'offensive diplomatique et les pressions à caractère
économique exercées par la Turquie, le Parlement français maintient
pour ce jeudi 22 décembre 2011 l'examen d'une proposition de loi qui
punit la négation des génocides, y compris du génocide arménien. Près
de 24 heures avant l'examen de la loi, le ministre turc des Affaires
étrangères, Ahmet Davutoglu, publie une tribune dans laquelle il
accuse le législateur français d'imposer un carcan à la liberté
d'expression, point d’orgue d’une escalade diplomatique. C'est au mois
d'octobre dernier, à Erevan, la capitale de l'Arménie, que le
président Nicolas Sarkozy a demandé à la Turquie de reconnaître le
génocide arménien. Sinon, a rajouté le chef de l'Etat français, il
proposerait l'adoption d'une loi punissant, en France, la négation des
génocides, y compris de ce génocide, qui a eu lieu entre 1915 et 1917
sur le territoire de l'actuelle Turquie.
Il faut dire que la France a reconnu le génocide arménien, par une
loi, dès 2001. Par ailleurs, la loi sur la pénalisation du
négationnisme, initiée déjà en 2006, s'était enlisée au Sénat et elle
n'avait pu être adoptée, le vote ayant été rejeté en début de cette
année par la majorité de droite. Or, la gauche française est devenue
entre temps majoritaire à la chambre haute du Parlement et ses ténors
avaient demandé la mise au vote de cette loi. Le président Nicolas
Sarkozy tient donc sa promesse faite à Erevan, ce qui irrite les
autorités turques. Depuis quelques jours elles ont déclenché une
véritable offensive diplomatique contre la loi punissant la négation
des génocides. Elles n'ont pas manqué de rappeler le poids des
français d'origine arménienne, notamment dans la perspective de
l'élection présidentielle de 2012. Une explication « électorale », que
Paris a fermement écartée.
La Turquie de 2001, c'est-à-dire quand le Parlement français avait
simplement reconnu le génocide de 1915, n’est pas la Turquie
d’aujourd’hui. Une puissance régionale reconnue et une force
économique montante, dont il vaut mieux éviter de se couper, au vu des
révolutions arabes, par exemple, ou de la crise financière européenne.
C’est le message instillé par les dirigeants turcs, que la presse
locale véhicule largement dans ses titres, tous consacrés à la crise
du génocide, comme elle est appelée ici. Pourtant à l’instar du
Premier ministre Erdogan, le gouvernement s’efforce de ne pas brandir
de menaces directes ou indirectes contre Paris. Le chef du
gouvernement préfère par exemple renvoyer les Français aux pages
sombres de leur propre histoire, en Afrique notamment, comme les
épisodes de la guerre d’Algérie, ou plus récemment du Rwanda, qu’il
qualifie lui aussi de génocide.
Le chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu évoque lui le reniement de
la France à ses propres idéaux, en premier chef celui de la liberté
d’expression. Pour le chef de l’opposition social démocrate Kemal
Kiliçdaroglu, le Parlement français s’apprête tout simplement à
enterrer les acquis de sa propre révolution. Mais la presse, unanime,
fustige surtout le président français Nicolas Sarkozy qui avait donné
sa parole en 2006 de ne pas laisser adopter un texte pénalisant la
négation du génocide. Une promesse aujourd’hui oubliée.
NATIONS UNIES.
PHILIPPINES.ONU ACHEMINE AIDE AUX VICTIMES DE LA
TEMPETE WASHI.
20 décembre 2011 – Les agences humanitaires des Nations Unies ont
commencé à acheminer mardi une aide d'urgence afin de secourir les
centaines de milliers de personnes affectées par la tempête tropicale
Washi qui a fait, selon le dernier bilan de l'ONU, au moins 957 morts.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus
de 338,000 personnes dans le nord de Mindanao sont affectées par la
tempête tropicale et ont besoin d'une aide humanitaire. Le Programme
alimentaire mondial (PAM) est en train d'acheminer des vivres, des
fournitures et un soutien logistique à l'intervention d'urgence du
gouvernement philippin.
« Le PAM achemine rapidement de la nourriture à partir de nos
entrepôts de Mindanao pour aider les personnes qui sont sans abri à
cause des inondations», a déclaré mardi le Directeur du PAM aux
Philippines, Stephen Anderson, dans un communiqué. « Nous travaillons
avec le gouvernement afin de fournir des rations alimentaires
d'urgence pour aider ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs biens
dans les zones les plus durement touchées par l'inondation », a-t-il
ajouté.
Le PAM achemine des biscuits à haute teneur énergétique,
suffisamment pour nourrir plus de 7.800 personnes dans les centres
d'évacuation des villes de Cagayan de Oro et Iligan. Des rations
supplémentaires de biscuits à haute teneur énergétique suffisantes
pour nourrir plus de 65.000 personnes sont actuellement en cours de
mobilisation. Des distributions ciblées de rations de produits
nutritionnels complémentaires prêts à la consommation (Plumpy'Doz)
auprès de 15.000 enfants de moins de 5 ans sont prévues. Le PAM
prévoit de déployer une tente de stockage mobile et des couvertures,
des réservoirs d'eau, des bâches et tentes pour les personnes qui ont
été déplacées par la tempête.
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)) a pour sa part
indiqué mardi qu'environ 200.000 enfants ont été affectés par les
inondations, et qu'environ 8.000 familles dans le besoin se trouvent
dans des centres d'évacuation. L'UNICEF prévoit de lancer un appel de
fonds de 4,2 millions de dollars afin d'assister les familles
affectées durant les six prochains mois. La réponse de l'UNICEF
comprend notamment d'acheminer des fournitures et du matériel en eau
et assainissement ainsi que la mise en place de projets de protection,
de santé et d'éducation pour les enfants.
Une porte parole d'OCHA, Vanessa Huguenin, a fait savoir mardi lors
d'une conférence de presse à Genève, en Suisse, que l'agence est en
train de revoir le plan d'action de l'appel de fonds humanitaire
prenant en compte l'aide post-catastrophe. Lundi, le Secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit particulièrement inquiet par
l'impact de la tempête tropicale Washi.
Le chef de l'ONU a exprimé « ses condoléances aux familles des
personnes affectées, au gouvernement et au peuple de la République des
Philippines », a fait savoir lundi son porte-parole dans un
communiqué. Le Secrétaire général a salué « la réponse prompte à la
crise » de la part des autorités.
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9 /19/11
HAITI. INVITATION A LA PRESSE
Le Bureau de Communication de la Présidence a l’honneur
d’inviter la presse parlée, écrite et télévisée à une session
d'informations sur le concept et les modèles de Partenariats Public/Privé
(PPP) qui se tient le lundi 19 Décembre 2011, à 2 :30 P.M., au Palais
National, à l’initiative du Conseil Consultatif Présidentiel pour le
Développement Economique et l'Investissement (CCPDEI), en
collaboration avec la Firme Merove-Pierre Cabinet d'Expert-Comptable
et la PricewaterhouseCoopers de la Jamaïque. Les responsables des
salles des nouvelles sont priés de soumettre avant 12:00 P.M. les noms
des reporters qui couvriront cet évènement afin de leur faciliter
l’accès au Palais.
P-AU-P. PROJET DE CONSTRUCTION DE L'UNIVERSITE ROI HENR
CHRISTOPHE EN MAIN MISE.
Le vice-recteur sortant à la recherche de l’Université d’État
d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes a révélé samedi que le projet de
construction de l’Université « Roi Henri Christophe » à Limonade (nord),
a fait l’objet de main mise de la part de politiciens haïtiens et des
dominicains qui le financent. Candidat à sa succession aux élections
pour le renouvellement du conseil exécutif de l’UEH prévues le 3
février 2012, M Deshommes a indiqué que le rectorat de l’UEH a été, à
un certain moment, totalement écarté des démarches de la construction
de cette nouvelle entité de l’UEH. Il a expliqué que le choix de la
région nord pour l’implantation de ce campus, a été fait par le
rectorat et se situe dans le cadre d’un plan stratégique d’action
visant à décentraliser la formation universitaire.
Présentant la gestion de l’Université d'Etat d'Haïti comme une
lutte permanente.Fritz Deshommes a fait savoir qu'il a fallu se battre
pour convaincre les présidents haïtien et dominicain René Préval et
Léonel Fernández d' agréer cette proposition », déplorant au passage
la sous- exploitation du terrain des 30 hectares consacrés au campus..
Des capois ont récemment dénoncé l’utilisation peu rationnelle du site
dédié à cette université dont l’inauguration est prévue le 12 janvier.
Des membres du conseil de l’université se sont plaints, quant à eux de
l’opacité des démarches entourant cette construction. « Nous ne sommes
même pas au courant des prévisions concernant les filières de
formation, a déclaré un professeur de la Faculté des Sciences Humaines.
A ce sujet, le vice recteur a informé que le conseil exécutif de
l’UEH a commandité une étude sur les besoins de développement de la
région Nord. « C’est sur la base de cette étude que nous déciderons
des formations à offrir », a-t-il souligné, rappelant que le
développement de l’université doit répondre aux nécessités de
développement des régions du pays.
L’université Roi Henri Christophe ouvrira ses portes à partir du
mois d’octobre 2012, selon le vice-recteur Deshommes qui n’a pas
écarté la possibilité que des activités « marginales » soient
organisées sur le campus, entretemps. La grande majorité des onze
entités de l’université d’Etat d’Haïti à Port-au-Prince fonctionne
dans des conditions déplorables près de deux ans après le séisme de
janvier 2010 qui a couté la vie de très nombreux étudiants,
professeurs et autres membres de son personnel d’administration et
détruit ou gravement endommagé leurs bâtiments.
RASSEMBLEMENT DES LAVALASSIENS A TABARRE EN SOUVENIR DU 16
DECEMBRE 1990.AHP
Des milliers de membres, sympathisants et amis de l'organisation
politique Fammi Lavalas, ont commémoré vendredi, le 21e anniversaire
des premières élections libres et démocratiques organisées le 16
decembre 1990 et qui ont permis l'accession du père Jean Bertrand
Aristide à la présidence d’Haïti.
A la publication des résultats de ces élections., M Aristide
obtenait 67, 48% des votes avec 1.102.000 votes sur quelque 2 miliuons
d'haïtiens en iage de voter à l'époque Pour marquer cet événement, des
milliers de cadres et militants de l'organisation se sont réunis au
local de la Fondation Docteur Aristide pour la Démocratie, à Tabarre.
Un des principaux cadres de Fanmi Lavalas, le docteur Maryse Narcisse,
a indiqué que la date du 16 décembre 1990 est un jalon imporant dans
la lutte du peuple haïtien assoiffé de justice sociale.
"Le 16 décembre 1990, le peuple a vu luire la lumière de l'espoir
d’un lendemain meilleur, d’une sociéte plus équitable, a indiqué
Maryse Narcisse qui se demande où en est ce rêve aujourd’hui. Maryse
Narcisse, l'une des personnalités ayant maintenu allumé le flambeau de
Fanmi Lavalas pendant les 7 ans d'exil forcé du president Aristide, a
fait remarquer qu’en plus des conditions infra-humaines dans
lesquelles sont plongés la plupart des citoyens, Haïti a aujourd’hui
perdu sa souveraineté et que des forces hostiles au changement" se
dressent constamment sur son chemin. Heureusement, se console-t-elle,
on a réussi à garder des acquis comme le droit de parole, le droit de
faire partie d’une organisation ou association et de choisir ses
représentants pour les postes électifs. Le Dr Narcisse appelle les
militants, partisans et sympathisants Lavalas à ne jamais oublier
l’idéal lavalassien de justice, transparence et participation, leur
rappelant que Fanmi Lavalas est une organisation qui a un rôle de
rassembleur dans la société. Elle reconnait toutefois que, seule,
Fanmi Lavalas ne pourra pas y arriver.Voilà pourquoi elle invite tous
les démocrates et les partisans de la paix à rester soudés en vue de
préserver les acquis démocratiques.
L’ancien président Jean Bertrand Aristide, de retour au pays en
mars dernier après avoir été victime d’un 2e coup d’Etat qui l’a
éloigné d’Haïti pendant environ 7 ans, jouant aujourd'hui un rôle de
conseiller au sein de Fanmi lavalas, n'etait pas présent à ce grand
rassemblement. Il s'est fait représenter par son épouse Mildred
Trouillot Aristide qui n'a pas manqué de verve et de chaleur, ayant de
qui tenir. L’ancienne première-dame a lancé un appel à la solidarité
patriotique en vue de la pérénnisation de la démocratie dans le pays.
"La Fondation Aristide où nous sommes aujourd’hui réunie existe pour
défendre la paix et la démocratie que les patriotes ont offertes à
travers les élections de décembre 1990", a souligné Mildred T.
Aristide qui rappelle que pour permettre à la démocratie de grandir,
Haïti a besoin de toutes ses filles, de tous ses fils et de tous ses
patriotes.
"Un Lavalassien est un patritote, un bon lavalassien est un bon
patriote", un slogan lavalas lancé par Mildred Trouillot Aristide et
repris en choeur par l'assistance nombreuse, sous des applaudissements
nourris .
Les militants Lavalas arrivés de plusieurs régions du pays ont
saisi l’occasion pour réaffirmer leur volonté de participer aux
prochaines compétitions électorales et cela, ont-ils dit, à tous les
niveaux.
L’un d’entre eux, Ansyto Félix a fait savoir qu’actuelement Fanmi
Lavalas est en train de mobiliser ses troupes et de se renforcer dans
la perspectives des prochaiens élections.
Un tiers du Sénat et les conseils municipaux sont en fin de mandat.
Le ministre de l'Intérieur Thierry Mayard Paul a assuré les maires
qu'il n'y aurait pas de révocation (sauf pour les conseils
dysfoncionnels) et qu'ils pourront rester en poste jusqu'aux
prochaines élections dont la date n'est toujours pas déterminée .
Ancyto Félix a indiqué qu'en décembre 1990, le peuple avait manifesté
sa volonté d’acceder à un meilleur avenir où ses enfents mangeraient à
leur fais, où les soins de santé leurs seraient accessibles, dit
Ansyto Félix, regrettant que beaucoup d’eau ait coulé depuis sous le
pont.
Il a rappelé que l'ancien président Aristide a pris le pouvoir à
deux reprises, mais n'est resté au pouvoir que 5 ans , ayant été
victime de deux coups d'état qui ont fait reculer le pays sur tous les
plans. . L’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis,
l’ex-ministre des affaires sociales Gérald Germain, les sénateurs
Moïse Jean-Charles, Piere Francky Exius, Evallière Beauplan et le
député Saurel Jacint sont entre autres personalités qui ont pris part
à l’évènement. Le député Jacinthe très remonté contre le pouvoir,
depuis l’arrestation arbitraire de son collègue Arnel Bélizaire,
estime qu’il est important pour tous les amis de la démocratie de
serrer les rangs pour barrer la route à tout éventuel retour de la
dictature. Les lavalassiens et les autres partisans de la democatie
ont également intérêt à s’unir car, a-t-il rappelé, tout royaume
divisé est appelé à disparaitre.
Les 1.102.000 votes obtenus par M.Aristide aux élections de 2010,
demeure le plus fort score obtenu par un président élu
democratiquement en Haïti. Aux présidentielles de 1995, le présient
René. Préval a bien obtenu un pourcentage de 89%, mais avec quelque
300,000 voix. Pour son 2ème mandat en 2006, il a obtenu 992.766 votes
(51.21%).
En 2011, au 2eme tour où il n'y avait que 2 candidats, le president
Michel Joseph Martelly a eu 67,57% de pourcentage mais avec 716.986
votes sur un total de plus de 4 millions de citoyens en âge de voter.
Mais, plus encore, les deux candidats au 2ème tour en 2011: Michel
Martelly et Myrlande H. Manigat ont cumulé 1.061.0 89 votes, score
additionné, mais inférieur au 1.102.000 obtenus par Aristide en 1990.
Reportage realisé par l;'Agence Haitienne de Presse
P-AU-P. PM CONILLE POUR UNE NOUVELLE FORME DE COOPERATION.
Le premier ministre Garry Conille, a plaidé pour l'instauration
d'un véritable partenariat entre le gouvernement et les principaux
bailleurs internationaux. Il a fait ces déclarations lors de sa
participation aux Journées européennes du développement (JED) qui
s'étaient déroulées les 15 et 16 décembre dernier à Varsovie en
Pologne. M. Conille dit souhaiter un transfert de responsabilité dans
la gestion de l'aide aux autorités haïtiennes via les institutions du
secteur public. Il suggère en outre la mise en place des indicateurs
du succès de ce transfert et des mécanismes de contrôle. Ces deux
journées qui ont été consacrées à la démocratie, aux droits de l'homme
et à la gouvernance ont été l'occasion pour le chef du gouvernement de
proposer un new deal en vue du renforcement de la capacité du
gouvernement à augmenter ses recettes et dépenses publiques.
Les Journées européennes du développement, étaient organisées cette
année par la Commission européenne et la présidence polonaise de
l'Union européenne. Ces deux journées étaient consacrées pour la
première fois, à la démocratie, aux droits de l'homme et à la
gouvernance.
P-AU-P. ARRIVEE DU CLUB MADRID EN HAITI.
Du 19 au 21 Décembre, les anciens Présidents Lagos du Chili,
Quiroga de Bolivie, Torrijos du Panamaet l'ancien Premier Ministre
Jospin de France, sont à Port-au-Prince dans le cadre de la VI
Mission de Haut Niveau du Club de Madrid en Haïti
• Cette mission fait partie du projet Leadership Global pour la
Reconstruction d'Haïti, une initiative du Club de Madrid réalisée avec
le soutien financier de l'Union européenne. Cette mission comptera
également sur la participation du Secrétaire Général du Club de Madrid
Carlos Westendorp et de l'expert international du Club de Madrid Juan
Gabriel Valdés.
• Les 19 et 20 décembre, la délégation du Club de Madrid tiendra
des réunions avec les représentants des trois pouvoirs, ceux des
collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des
partis politiques qui ont également été conviés, de façon conjointe,
par le Club de Madrid et la Présidence haïtienne, à une séance
plénière le 21 décembre.
Depuis 18 mois, le Club de Madrid accompagne les leaders haïtiens
face aux défis auxquels est confronté le pays depuis le tremblement de
terre de janvier 2010. Au moment du processus électoral agité qu'a
connu Haïti, lors de la proclamation des résultats présidentiels, à
l'occasion de la réforme constitutionnelle toujours incomplète, ou
encore lors du débat sur le futur de la CIRH, les membres du Club de
Madrid ont mis à disposition des leaders haïtiens de la 48ème et de la
49ème législature leur expérience politique et leurs bons offices
auprès de la communauté internationale.
Lors de cette nouvelle mission, le Club de Madrid souhaite apporter
sa contribution au consensus politique entre haïtiens et son soutien
aux différentes initiatives qui appellent, toutes, à la formation d'un
accord politique qui soit de nature à assurer la stabilité nécessaire
et à fournir une vision commune du futur d'Haïti pour faire face aux
défis qui perdurent. La délégation du Club de Madrid espère trouver en
Haïti un climat favorable à la tenue de cette rencontre, les accords
devant se construire sur l'espoir placé dans l'avenir et non sur les
divergences du passé.
Après la période de reconstruction, il faut désormais avancer sur
la voie du développement pour offrir aux haïtiens et haïtiennes de
meilleures conditions de vie et leur donner l'espoir d'un avenir
meilleur. La création d'emplois est une des priorités du gouvernement
du Président Martelly et la meilleure façon de libérer le pays de la
dépendance extérieure. Toutefois, l'investissement, à l'origine de
postes de travail, a besoin pour s'épanouir d'un climat dans lequel
prévalent la sécurité physique et juridique que, seule, peut
concrétiser la volonté politique. C'est pour cette raison qu'un
consensus constructif sur les thèmes clés pour le futur d'Haïti est
une condition nécessaire pour le développement du pays.
Afin d'apporter sa contribution à ce possible consensus, le Club de
Madrid se réunira les 19 et 20 décembre avec les représentants des
pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, avec les représentants
des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et
des partis politiques dans l'objectif de connaître leurs
préoccupations et leurs propositions. Le 21 décembre, le Club de
Madrid et la Présidence d'Haïti ont convié toutes les parties à
prendre part à une séance plénière au cours de laquelle il est prévu
d'identifier les domaines pour lequel un accord existe mais aussi les
questions et sujets qui requièrent davantage de discussions.
L'objectif est de contribuer à un processus conduisant à la formation
d'un pacte national concernant les thèmes alors identifiés comme
prioritaires pour la gouvernabilité du pays. Il s'agit d'un processus
et d'une démarche que seuls les haïtiens peuvent entreprendre, même
s'ils peuvent tirer profit de missions comme celle du Club de Madrid
et du soutien qu'ils peuvent recevoir de la communauté internationale.
Le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au
renforcement des valeurs et leadership démocratiques aux quatre coins
du monde. Elle fait appel à l'expérience unique de ses membres – 87
anciens Chefs d'Etat et Gouvernement de plus de 60 pays – qui
mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien
leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum
d'anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux
dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expérience
politiques.
INTERNATIONAL
CANADA
MONTREAL. INCENDIE MORTEL A JOLIETTE. DEUX SUSPECTS ARRETES.
Deux hommes dans la vingtaine doivent comparaître en journée
au palais de justice de Joliette relativement à la mort de deux
personnes, tôt jeudi matin, dans l'incendie d'un quadruplex de la rue
Sainte-Anne.
L'un des suspects, âgé de 20 ans, a été arrêté dimanche à
Sainte-Julienne et devrait répondre à des accusations de meurtre
prémédité pour la mort de deux locataires de l'immeuble soit
Marc-André Guérin-Bertrand, 18 ans, et David Deraspe, 24 ans. Un
deuxième homme, lui aussi dans la vingtaine, sera aussi accusé lundi
relativement à cette affaire. Le suspect serait actuellement traité à
l'hôpital pour des brûlures. On ne connaît pas pour l'instant la
nature des accusations qui seront portées contre lui.
Des fleurs et des témoignages ont été déposés près des lieux du
drame. Une enquête de la Sûreté du Québec avait conclu, au lendemain
du drame, à un incendie criminel. Le violent incendie s'est déclaré
jeudi dernier, au petit matin, dans l'immeuble à logement de la rue
Sainte-Anne, à Joliette. À leur arrivée sur les lieux, les pompiers
ont découvert les corps inanimés de deux jeunes hommes. Leur décès a
été constaté peu de temps après à l'hôpital. La structure du vieil
immeuble, modifié à plusieurs reprises au fil des années, a donné du
fil à retordre aux pompiers qui ont mis plusieurs heures pour
maîtriser le brasier. Des amis et des proches des victimes ont
accroché non loin des lieux du sinistre des photos et des fleurs à
leur mémoire.
.COREE DU NORD. MORT DE KIM JONG A 69 ANS.
La mort de Kim Jong-il, le président de la Corée du Nord, a été annoncée
ce lundi 19 décembre 2011 par la télévision d'Etat nord-coréenne. Il
est décédé d'une crise cardiaque samedi 17 décembre. C'est l'un des
fils du dictateur, Kim Jong-un, qui a immédiatement été désigné comme
son successeur. Les funérailles de Kim Jong-il ont été fixées au 28
décembre.
Selon l'annonce officielle, le président de la Corée du Nord serait
mort de fatigue il y a deux jours, d'un arrêt cardiaque, alors qu'il
voyageait en train à travers tout le pays. Une façon pour l'appareil
de propagande de dire qu'il est mort en travaillant pour son peuple.
Dès l'annonce de sa mort, les télévisions sud-coréennes ont interrompu
leurs programmes. Le gouvernement sud-coréen a aussi annoncé qu’il
mettait l’armée en état d'alerte.
Toute sa vie, Kim Jong-il a régné d'une main de fer sur son pays.
Né en 1942 – selon sa biographie officielle-, il est le fils de Kim
Il-sung, le fondateur du très autoritaire régime communiste
nord-coréen. A la mort de ce dernier en 1994, il prend sa succession.
Mais il n'a jamais relâché l'emprise du régime sur sa population, ni
ouvert son économie. Son bilan est catastrophique : dès les premières
années de son règne, une terrible famine touche le pays, qui a fait
près d'un million de morts. « Le grand leader », comme il était
surnommé, laisse un pays à l’économie en ruines, souffrant de pénuries
alimentaires chroniques, d’une corruption rampante. La Corée du Nord
est également l'objet de sanctions internationales pour son programme
nucléaire et ses tirs de missiles. On estime aussi que des centaines
de milliers de Nord-Coréens sont toujours détenus dans des camps de
concentration.
Très malade depuis 2008, il avait désigné son plus jeune fils, Kim
Jong-un, pour lui succéder. Mais celui-ci n’a même pas 30 ans, il
manque d’expérience, et beaucoup se demandent si cette succession
imposée sera accepté par les caciques du parti, la vieille garde
toujours au pouvoir, et en particulier la toute-puissante armée du
Nord. Le président sud-coréen a lancé un appel au calme ce lundi et a
demandé à chacun de continuer le travail. Il s’est entretenu au
téléphone avec le président américain, Barack Obama. Les Etats-Unis,
qui ont 28 500 soldats stationnés en Corée du Sud, sont en effet le
grand allié militaire de Séoul.
Le gouvernement du Sud a mis son armée en état d’alerte et a
renforcé les activités de surveillance de la frontière. Une cellule de
crise a été mise en place, notamment pour évaluer l’impact de mort de
Kim Jong-il et de la période d’instabilité qui s’annonce sur
l’économie. L’Assemblée nationale a aussi organisé une session
parlementaire d’urgence.
A la clôture, la bourse à Séoul a perdu 3,43%. Ici, c’est donc
surtout l’inquiétude qui règne, avec des télévisions qui ont
interrompu leurs programmes et qui ne parlent que de cela. Et personne
ne peut prédire ce qui va se passer dans les prochains jours au Nord
et quelles seront les conséquences pour l’économie sud-coréenne. Quant
aux associations des droits de l’homme, elles ont exprimé leur espoir
de voir la situation humanitaire s’améliorer au Nord. L’ONG
sud-coréenne NKnet a ainsi déclaré : « Nous n’avons pas pu envoyer Kim
Jong-il devant le tribunal pénal international. Ce sera donc
l’histoire qui le jugera ».
TCHECHOSLOVAQUIE. MORT DE VACLAV HAVEL
Une source d’inspiration », une « conscience morale », un « sage de
l’Europe ». Les formules dithyrambiques se sont multipliées à travers
le monde après le décès de Vaclav Havel, ancien président tchèque et
meneur de la Révolution de velours anticommuniste de 1989. Pour
beaucoup, l'Europe perd l’une des personnalités les plus importantes
du XXe siècle, et l’un de ses meilleurs ambassadeurs des droits de
l’homme. Décédé ce dimanche 18 décembre 2011 aux côtés de sa seconde
femme, Dagmara, Vaclav Havel a reçu, à titre posthume, les éloges de
toutes les grandes personnalités politiques européennes. Le Premier
ministre tchèque a fait part immédiatement de son émotion. « Il était
le visage et le symbole de notre République », a ainsi déclaré Petr
Necas à la télévision. Le président tchèque a, lui, reçu les
condoléances du président français Nicolas Sarkozy pour qui la
République tchèque a perdu « l’un de ses grands patriotes, la France
un ami et l’Europe l’un de ses sages ». Vaclav Klaus a également reçu
les hommages d'Angela Merkel. La chancelière allemande a ainsi déclaré
que ses compatriotes se souviendront de l’engagement de Vaclav Havel «
pour la liberté et la démocratie » et que les Allemands lui sont «
tout spécialement redevables ». Lech Walesa, qui mena un combat
similaire à celui de Vaclav Havel en Pologne, estime quant à lui que
le Tchèque mérite le prix Nobel de la paix que lui-même a reçu en
1983. « Tout n’est pas juste en ce monde », a-t-il regretté.
ONU
BAN KI-MOON ET LA MORT DE VACLAV HAVEL
19 décembre 2011 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a
exprimé dimanche sa tristesse après le décès de l'ancien Président de
la République tchèque, Vaclav Havel. Dans une déclaration de son porte-parole,
M. Ban Ki-moon a rappelé que « M. Havel était une voix morale pour son
pays et son époque ». « Il a vécu dans la vérité comme peu d'autres
dans sa position et son temps, c'était son crédo. Son humanisme, son
humilité et sa décence étaient exemplaire pour nous tous », a indiqué
le Secrétaire général dans la déclaration.
« Son courage nous servira d'inspiration face aux nombreux défis
actuels, qui mettront à l'épreuve les nouvelles générations », a-t-il
ajouté M. Havel qui avait 75 ans, était écrivain et ancien dissident
et il est devenu le premier Président de la Tchécoslovaquie après la
chute du communisme. Suite à la scission du pays en janvier 1993, il
est devenu Président de la République tchèque. Le Secrétaire général a
exprimé sa sympathie à la famille de M. Havel ainsi qu'au peuple de la
République tchèque.
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9 /17/11
HAITI
DELMAS. PLUSIEURS CAS D'AGRESSION DANS LA ZONE.Le Nouvelliste
:
Plusieurs cas d'agression et d'assassinat à Delmas 15 Décembre 2011
Depuis quelques semaines, l'insécurité bat son plein à Delmas. Ses
habitants, surtout ceux de Delmas B1 et Delmas 2, dans les parages de
la Banque nationale de crédit (BNC) - à proximité des anciens locaux
de l'école du pasteur Luc Nérée - vivent dans l'inquiétude et dans une
psychose de peur dès la tombée de la nuit, notamment en cette période
de fin d'année. Un collaborateur du journal nous confie que plusieurs
victimes ont été recensées ces derniers jours. Parmi elles figure un
de ses proches, qui a été grièvement blessé mardi après-midi d'une
balle à l'épaule, par des individus armés. Accompagné d'un ami, ce
dernier a été abattu sur-le-champ, et à rendu l'âme au moment où on le
conduisait à l'hôpital pour recevoir les soins que nécessitait son
état.
Presque tous les soirs, des individus malhonnêtes font le guet dans
les locaux délabrés et endommagés par le séisme du 12 janvier de
l'église du pasteur Luc Nérée. Les habitants du quartier sont la proie
des bandits qui utilisent de nuit l'espace comme cachette pour s'y
réfugier après avoir commis leurs forfaits sur les passants, les
habitants et les automobilistes qui empruntent cette artère à partir
de six heures du soir ou très tôt dans la matinée. La situation est
délétère et tout le monde vit dans une psychose de peur.
Selon des sources concordantes, ces bandits possèdent des tentes au
camp des sinistrés Jean-Marie Vincent, situé sur la piste de
l'aviation. Se sentant menacés, de nombreux habitants ont quitté la
zone pour aller ailleurs. Des domiciles sont constamment assiégés par
des hommes armés. La peur et l'angoisse sont le quotidien de ces
populations.
Cela ne s'arrête pas là. La semaine écoulée, un policier et
plusieurs personnes ont été tués dans le quartier de Delmas 2 par des
individus lourdement armés, avons-nous appris. Un septuagénaire assez
respectable a bien voulu s'entretenir avec nous sous le couvert de
l'anonymat, affirmant qu'il se passe des choses drôles et
inexplicables dans ce quartier. « Je réside ici depuis tantôt vingt
ans. Depuis le séisme, nous vivons dans une grande panique à cause de
ces individus qui nous rendent la vie dure, vu que les forces de
l'ordre n'arrivent pas à contrer ces bandits. Nous avons énormément
peur», a-t-il révélé, anxieux.
D'un autre côté, plusieurs députés et d'autres voix de la vie
nationale qui ont dénoncé lundi la nette détérioration du climat
sécuritaire dans plusieurs régions du pays et appelé le gouvernement à
agir promptement, face à la nouvelle vague d'insécurité ayant entraîné
la semaine dernière plusieurs cas d'assassinat, de vols à main armée
et d'enlèvement, qui prend des proportions alarmantes en cette fin
d'année 2011 dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince. Notre
confrère et caricaturiste de renom, Teddy Kesser Mombrun, étudiant en
médecine à l'Université Notre-Dame, a été attaqué lundi par des
malfrats devant les locaux de l'université, à Pacot (rue Sapotille).
Malgré ses gestes désespérés, notre confrère affirme que personne
n'est venu à son secours au moment de l'agression.
Mobilisées, les autorités policières n'entendent pas rester les
bras croisés face à cette situation qui compromet leur travail. C'est
en ce sens, précise le secrétaire d'État à la Sécurité publique,
Reginald Delva, cette semaine, que la Police nationale et la Mission
des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) s'étendent
pour contrecarrer le phénomène de l'insécurité. D'après M. Delva, un
plan stratégique s'élabore en vue de lutter de manière plus efficace
contre les actes de banditisme et le phénomène du kidnapping en hausse
dans la zone métropolitaine à l'approche des fêtes de fin d'année.
L'expert en sécurité affirme que l'un des problèmes rendant
difficile la tâche des policiers est le refus des proches de certaines
personnes enlevées de les contacter ou encore de leur fournir de
bonnes informations. Un facteur pourtant capital dans la lutte contre
l'insécurité, fait remarquer M. Delva. Selon le secrétaire d'État, la
police, à elle seule, ne peut pas combattre le phénomène de
l'insécurité, particulièrement le kidnapping, si les différents
acteurs concernés ne jouent pas leur partition pour aider les forces
de l'ordre à mettre les bandits hors d'état de nuire.
CONSEIL CONSULTATIF PRESIDENTIEL POUR L'INVESTISSEMENT.
COMMUNIQUE.
16 Décembre 2011.- Le Conseil Consultatif Présidentiel pour
l’Investissement (CCPI) a organisé à Pétion-ville, le jeudi 15
Décembre, une rencontre de deux heures d’horloge avec une vingtaine de
représentants du secteur des affaires, composé de membres des chambres
de commerce et des associations patronales. Cette réunion fait partie
des initiatives visant la mise en place des mécanismes destinés à
assurer le suivi du Forum organisé les 29 et 30 Novembre écoulés.
Le directeur exécutif du Conseil consultatif Présidentiel pour
l’Investissement, M. Karl JEAN-LOUIS, et les représentants du secteur
privé ont eu l'opportunité de s’entretenir sur la composition du CCPI,
les reformes institutionnelles, le fonctionnement du Centre de
facilitation des investissements (CFI), et le Partenariat secteur
privé/secteur public.
Le directeur exécutif du CCPI et les participants reconnaissent que
les défis sont énormes et qu’il y a nécessité de créer ensemble un
espace de dialogue entre le secteur des affaires et le Conseil
consultatif afin d'assurer un dialogue permanent et constructif entre
les deux secteurs pour promouvoir et faciliter l'investissement local
et étranger dans le pays. D'autres réunions du même type seront
organisées périodiquement afin de pencher sur les problèmes du secteur
des affaires.
TRANSFERTS A DELIVRER EN US DOLLARS.
Le gouverneur de la Banque de la République d'Haïti (BRH), Charles
Castel, nie toute velléité des autorités monétaires et financières
d'ordonner le paiement des transferts en gourdes. Il assure que les
paiements se feront en dollars et rejette toute intervention brutale
dans le système.
Dans une interview à la radio, M. Castel a révélé que la Banque
centrale a incité les maisons de transferts à accorder des taux de
change intéressants aux bénéficiaires des transferts. L'objectif visé
est d'encourager les bénéficiaires à réclamer eux-mêmes leurs
transferts en gourdes. Cette stratégie commence a porter des fruits,
ajoute t-il Selon une enquête de la BRH, 75 % des bénéficiaires
convertissent leurs transferts en gourde. M. Castel souligne que la
majorité des fonds reçus de l'étranger sont utilisés pour le paiement
de loyer, de l'écolage et l'achat de nourriture. Le secteur des
transferts de fonds en provenance de l'étranger préoccupent les
autorités monétaires qui s'évertuent à résoudre le problème de
liquidité sur le marché. M. Castel exhorte les acteurs économiques à
utiliser des méthodes de transaction autre que le cash. Il révèle que
le cash représente 2% des moyens au Etats-Unis alors qu'il avoisine
les 20% en Haïti. Les autorités monétaires annoncent la mise en
service en 2012 de la carte débit en vue de faciliter les transactions
entre les banques. Dans le même temps, le Service de Paiement
Interbancaire (SPI) mis en place il y a 3 ans devra être démocratisé.
Ces nouveaux outils offrent des avantages importants aux acteurs
économiques. Le délai de compensation pour le SPI et la Carte débit
sera réduit à 48 heures.
INTERNATIONAL
MONTREAL. DAVID WHISSELL QUITTE LA VIE POLITIQUE APRES 14 ANS.
L'homme de 44 ans en a fait l'annonce vendredi dans sa circonscription,
qu'il représente depuis qu'il y a remporté une élection complémentaire,
en 1998. Il y a été réélu à quatre reprises. David Whissell a confirmé
qu'après avoir discuté avec sa famille, il en est venu à la conclusion
qu'il était temps pour lui de passer à autre chose.
Nommé ministre du Travail en avril 2007, il a démissionné du
Conseil des ministres en septembre 2009, dans la foulée de révélations
sur des contrats gouvernementaux attribués sans appel d'offres à la
firme ABC Rive-Nord, dans laquelle il détient des actifs. Ces contrats,
accordés par le ministère des Transports du Québec, portaient sur des
travaux qui devaient être réalisés dans la circonscription
d'Argenteuil.
En conférence de presse, M. Whissell avait expliqué qu'il avait
placé ses intérêts dans ABC Rive-Nord dans une fiducie sans droit de
regard lorsqu'il a été nommé ministre. Il affirmait en avoir parlé à
l'époque avec le jurisconsulte de l'Assemblée nationale, qui avait
confirmé que cela le mettrait à l'abri de conflits d'intérêts en tant
que député. Le jurisconsulte avait cependant spécifié que des
directives différentes s'appliqueraient au Conseil des ministres et
qu'il avait donc le choix de liquider le patrimoine familial ou de se
retirer du Conseil des ministres.
M. Whissell avait choisi la deuxième option. Selon l'opposition, le
moment choisi par M. Whissell pour démissionner n'est pas un hasard. «
Là, aujourd'hui, il quitte la politique, au moment où le code
d'éthique vient en vigueur le 1er janvier prochain. Est-ce qu'il y a
un lien, encore, entre l'éthique et ses intérêts dans sa compagnie
d'asphaltage? Je pose la question », demande Bernard Drainville, le
député péquiste de Marie-Victorin, en se référant au code d'éthique et
de déontologie des élus de l'Assemblée nationale.
Ce code d'éthique proscrit les situations où l'intérêt personnel
d'un député pourrait influencer son indépendance de jugement dans
l'exercice de ses fonctions, ou celles où un député pourrait utiliser
de l'information obtenue en raison de ses responsabilités pour
favoriser son intérêt personnel ou celui d'un proche. Le code prévoit
aussi qu'un député ne peut, directement ou indirectement, participer à
un marché avec le gouvernement, un ministère ou un organisme public.
Auparavant, seuls les ministres étaient soumis à de telles règles.
L'adéquiste François Bonnardel évoque lui aussi un lien possible
entre l'entrée en vigueur du code d'éthique et les intérêts de M.
Whissell, mais il dit ne pas vouloir « émettre de soupçons » à ce
sujet. « Il a fait le choix de retourner auprès de sa famille, de se
concentrer sur l'entreprise, et on va lui souhaiter bonne chance pour
le futur », a-t-il dit vendredi.
Jean Charest a pour sa part tenu à saluer le « travail exceptionnel
d'un homme dévoué qui a servi avec exemplarité les Québécois pendant
près de 14 ans ». La circonscription d'Argenteuil étant désormais
libre, la vice-première ministre, Line Beauchamp, a quant à elle
invité le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault,
à s'y présenter. M. Legault a déjà indiqué qu'il voulait attendre les
prochaines élections générales pour se présenter, mais Line Beauchamp
le défie, arguant que « l'heure du courage est pas mal arrivée ».
Le chef de la CAQ a annoncé jeudi son intention de se présenter
dans la circonscription de L'Assomption aux prochaines élections
générales. Celles-ci pourraient ne survenir que dans plusieurs mois.
PHILIPPINES. TYPHON MEURTRIER.
Le typhon Washi qui s’est abattu sur les Philippines dans la
nuit de ce samedi 17 décembre 2011 a fait au moins 198 morts, 100 000
déplacés et près de 400 disparus, selon le dernier bilan établi par
l’armée et le gouvernement. Le nombre important de victimes
s’expliquerait par la soudaineté de la montée des eaux, en pleine nuit,
alors que les habitants de l’île de Mindanao dormaient. La tempête
tropicale Washi accompagnée de vents soufflant en continu à 90 km/h, a
durement frappé l’île de Mindanao située au sud de l’archipel des
Philippines. A Cagayan de Oro, un des principaux ports de l’île où
vivent 500 000 personnes, les services de secours ont retrouvé 97
corps, essentiellement ceux d’enfants morts noyés.
A Iligan, un autre port du sud, ce sont 75 victimes qui ont été
retrouvées noyées. Par ailleurs l’agence nationale des catastrophes
naturelles rapporte que cinq mineurs ont perdu la vie lors d’un
glissement de terrain près de Monkayo. Dans ces deux ports de l’île de
Mindanao, on dénombre également 100 000 déplacés. Les autorités
indiquent que ces rescapés ont pu trouver refuge dans une dizaine de
sites dans les villes de Cagayan de Oro et d’Iligan. Vingt mille
militaires ont été réquisitionnés pour porter secours aux survivants
et rechercher les victimes.
La brusque montée des eaux a surpris tout le monde comme le
rapporte le colonel Leopoldo Galon qui « ne peut pas expliquer comment
de pareilles choses arrivent, des villages entiers ont été balayés
vers la mer par des inondations rapides », a-t-il raconté tout en
ajoutant que le bilan final pourrait se chiffrer en centaines de
victimes.
La télévision montre des images de destruction où des cadavres
recouverts de boues, des amoncellements de voitures et des maisons
dévastées, témoignent de la violence des inondations, les pires que la
ville d’Iligan ait connues depuis des années a déclaré son maire,
Lawrence Cruz. Chaque année, une vingtaine de typhons balaie
l’archipel des Philippines ; en septembre dernier deux typhons ont
déjà causé la mort d’une centaine de personnes et en 2009, la tempête
tropicale Ketsana qui avait submergé Manille, avait fait 464 victimes.
CONGO. KABILA PROCLAME VAINQUEUR . UNE SURPRISE.
A 40 ans, Joseph Kabila a été proclamé vainqueur de l’élection
présidentielle en République démocratique du Congo. L’annonce a été
faite hier soir vendredi par la Cour suprême de justice, en avance sur
le calendrier prévu. Joseph Kabila est crédité de 48,95 % des voix. La
demande de l'opposition qui réclamait l'annulation des résultats a été
rejetée.
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/13/11
HAITI
PIERRE RAYMOND DUMAS: MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA
COMMUNICATION
Port-au-Prince, le 12 décembre 2011.- Le Premier ministre, Garry
CONILLE, a procédé ce lundi 12 décembre 2011, à l’installation du
nouveau ministre de la Culture et de la Communication, Pierre Raymond
DUMAS. Le chef du gouvernement dit espérer du nouveau titulaire du
ministère l’identification et l’application « de stratégies novatrices
afin de matérialiser le rêve haïtien d’une culture génératrice de
développement économique et social».
Faisant référence à son énoncé de politique générale, le chef de la
Primature a clairement exprimé la volonté de son gouvernement
d’utiliser la culture comme un puissant vecteur de solidarité, de
croissance économique durable et comme le support d’un engagement
collectif autour d’un projet national capable de propulser Haïti au
rang de pays émergent à l’horizon de l’an 2030.
Le chef du gouvernement a exhorté le nouveau ministre à mener une
véritable politique de communication et d’information. Il l’a mis en
garde contre toutes formes de « propagande plate et insignifiante, qui
insulte la majesté de la communication ». « Informer, lui
rappelle-t-il, c’est une exigence incontournable du jeu démocratique.
»
Bénéficiaire d’ores et déjà de l’appui des autres membres du
gouvernement et de celui du président de la République, le nouveau
ministre de la Culture et de la communication Pierre Raymond DUMAS a
annoncé les grandes lignes de sa politique axée sur la responsabilité
et le culte du résultat.
Aussi, promet-il de doter le ministère d’une loi organique ; de
mettre en place des équipements, des infrastructures culturelles et
des mécanismes de partenariat avec le secteur privé. Le nouveau
ministre s’engage également à mettre sur pied le comité organisateur
permanent du carnaval et à établir une communication permettant le
rapprochement entre son ministère et ceux des Affaires étrangères et
du Tourisme dans le but de favoriser la « commercialisation, la
standardisation des produits culturels haïtiens ».
Notons que Pierre Raymond DUMAS remplace à ce poste Choiseul
Henriquez, décédé le 11 novembre dernier des suites d’une attaque
cérébrale. Le successeur de feu Henriquez est journaliste, critique
littéraire, éditorialiste et analyste politique.
MICHEL BRUNACHE: MINISTRE DE LA JUSTICE
Lenouveau ministre de la Justice : Me Michel Brunache s’est
engagé à œuvrer pour le renforcement de l’Etat de droit. Il a
également promis de réformer le système judiciaire en le rendant
« plus judiciaire et plus accessible ». Le nouveau titulaire de
la Culture et de la communication a également pris ses fonctions
hier. Pierre Raymond Dumas entend résoudre le problème de
l’absence des infrastructures culturelles.
P-AU-P ET LA RECRUDESCENCE DES ACTES CRIMINELS
La recrudescence des actes criminels préoccupe les habitants
de Port-au-Prince. Plusieurs cas d’enlèvement sont enregistrés.
Des opérations policières dans plusieurs endroits de la capitale
se sont soldées par la saisie de plusieurs armes à feu
HAITI PLUS PROCHE DE CUBA ET DE CARICOM Le Matin
Le pays de Fidel Castro que le président haïtien Michel
Martelly a visité récemment, veut s’engager dans neuf domaines
en Haïti. Cuba promet d’aider à la reconstruction d’Haïti en
respectant les priorités fixées par les autorités haïtiennes. Il
interviendra notamment dans les secteurs de l’éducation, de
l’environnement, de l’énergie, du tourisme et de l’agriculture.
Le président Martelly et le chancelier Laurent Lamothe ont fait
ces annonces à leur retour au pays, le 9 décembre dernier, après
leur participation au sommet Caricom-Cuba, tenu à Trinidad et
Tobago.
Haïti a profité de sa participation à ce sommet pour défendre son
intégration effective dans la Caricom ; c’est le seul pays de la
région dont les ressortissants ont besoin d’un visa pour voyager dans
les autre pays caribéens. Le ministre haïtien des Affaires étrangères
Laurent Lamothe dit avoir fait un grand plaidoyer en faveur d’Haïti,
pour que finisse cette inégalité.
Plusieurs chefs d’État présents au sommet ont fait des promesses
d’aide à Haïti. Cuba doit signer très prochainement avec Haïti un
accord d’entretien mécanique. Des techniciens cubains prendront à leur
charge l’entretien mécanique des parcs automobiles du Centre national
d’équipement (CNE)), du Service métropolitain de collecte des résidus
solides (SMCRS) et des bus de transports scolaires « Dignité ».
Le nombre d’entreprises Trinidadiennes présentes en Haïti devrait
bientôt passer à 15, elles ne sont que trois jusqu’ici. A en croire M.
Lamothe, les autorités haïtiennes envisagent d’installer une ambassade
à Trinitad et Tobago et d’assurer une représentation diplomatique
haïtienne au sein de la Caricom et de l’Association des États de la
Caraïbes (AEC).
Déjà Haïti est appelée à jouer un rôle de premier rang au prochain
sommet de l’Association des États de la Caraïbe.
INTERNATIONAL
CANADA. LE CANADA SE RETIRE DU PROTOCVOLE DE KYOTO
NATIONS UNIES.
UNESCO. Le drapeau palestinien hissé à l'UNESCO
L'admission de la Palestine à l'UNESCO porte le nombre de
membres de cette organisation à 195.
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9 /12/11
HAITI
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES.
Le Secrétaire Général du Conseil Consultatif Présidentiel pour
l’Investissement, M. Karl JEAN-LOUIS, aux USA.
Port-au-Prince, vendredi 9 Décembre 2011.- Le Secrétaire Général
du Conseil Consultatif Présidentiel pour l’Investissement, M. Karl
JEAN-LOUIS, a rencontré, ce mardi 6 Décembre, à Atlanta aux Etats-Unis,
une vingtaine d’hommes d'affaires afro-américains qui sont intéressés
à venir visiter Haïti dans les semaines à venir pour explorer des
opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs. M. JEAN-LOUIS a
également participé, les mercredi 7 et jeudi 8 Décembre, à une
conférence sur la Reconstruction d'Haïti organisée par Florida
Enterprise, le Port de Miami, la BID et la Chambre de Commerce
Haïtiano-Américaine (HAMCHAM).
En cette occasion, M. JEAN-LOUIS a rencontré les représentants de
l’USAID, du Département D'Etat et le Commissioneur du District de
Miami Dade, M. Jean MONESTINE. Près de 150 hommes d’affaires sont
intéressés à participer dans les appels d'offres que la BID et l’USAID
comptent lancer dans les prochaines semaines. Ces investisseurs et
firmes de consultations ont eu l'opportunité, lors de cette conférence,
de s’enquérir des opportunités qu'offre Haïti en terme
d'investissement.
Le Directeur du Port de Miami visitera Haïti afin d'explorer les
pistes de collaboration. Aussi, avec le soutien de M. MONESTINE, M.
JEAN-LOUIS a annoncé une collaboration entre le Conseil Consultatif
Présidentiel et la ville de Miami afin de canaliser la participation
de la diaspora dans le renforcement des institutions du pays, et
encourager l'investissement et sa participation dans la reconstruction
du pays.
Pour faire suite au Forum que le Gouvernement haïtien et la BID ont
organisé les 29 et 30 Novembre écoulés à Port-au-Prince, M. Karl
JEAN-LOUIS a annoncé que Shirwin Williams, un des plus grands
producteurs mondiaux de peinture, viendra ouvrir une industrie en
Haïti, à Caracol dans le Nord-Est, en partenariat avec un homme
d'affaires haïtien.
M. JEAN-LOUIS a annoncé également le lancement, en Janvier, à
Jacmel, d'une tournée nationale sur l'investissement qui se fera en
collaboration avec le secteur des affaires haïtien. M. JEAN-LOUIS a
aussi informé que le rapport du Conseil Consultatif sur le forum qui
s'est tenu les 29 et 30 Novembre sera publié avant le 15 Décembre et
le document sera partagé avec les parlementaires lors d'une rencontre
qui se déroulera la semaine prochaine.
PARLEMENTAIRES HAITIENS ET ALLEMANDS ET LA COOPERATION
GERMANO-HAITIENNE.
Une délégation de parlementaires allemands séjourne actuellement
en Haïti afin d'évaluer la coopération germano-haïtienne. Hier jeudi
les parlementaires allemands ont eu des entretiens avec leurs
homologues haïtiens ainsi que le Premier Ministre Gary Conille.
La rencontre avec le groupe de parlementaires haïtiens, présidé par
le président du Sénat, Roudolph Joazile, a permis de considérer
l'impact de l'aide allemande. Le gouvernement d'Angella Merckel a
accordé plus de 500 millions d'euros d'aide à Haïti depuis le violent
séisme du 12 janvier 2010. Le sénateur Joazile a insisté auprès de ses
homologues allemands sur la nécessité pour que l'aide soit allouée au
budget de la république. Il rappelle que les législateurs n'ont aucun
contrôle sur les fonds transitant par les organisations non
gouvernementales et la commission intérimaire pour la reconstruction
d'Haïti. Les parlementaires allemands, représentants des partis
politiques différents, se sont engagés à œuvrer pour le renforcement
des relations avec Haïti. La présidente de la délégation a mis
l'accent sur l'importance d'une utilisation efficace des fonds alloués
sur le plan bilatéral ou a travers les institutions multilatérales.
Lors d'une rencontre avec le Premier Ministre Conille, les
parlementaires allemands ont également abordé le thème de l'efficacité
de l'aide. Au cours de cette rencontre M. Conille a présenté les
priorités du gouvernement pour favoriser le développement économique.
Qualifiant la rencontre de fructueuse le chef du gouvernement dit
espérer que les parlementaires allemands feront des plaidoyers auprès
du gouvernement de Merckel et de l'Union Européenne pour une
augmentation de l'aide à Haïti. La délégation a voulu explorer les
besoins d'assistance d'Haïti, a insisté M. Conille expliquant avoir
mis en évidence les axes prioritaires à renforcer dans le cadre de la
coopération germano-haïtienne. Les secteurs prioritaires devraient
être l'environnement, l'état de droit et la création d'emplois.
PRIMATURE. PM ANNONCE DES MESURES CONCERNANT LA LIQUIDITE DES
BANQUES.
Le Premier Ministre haïtien, Gary Conille, confirme qu'il existe
un problème de liquidité en dollars dans le système bancaire.
Préoccupé par cette situation le chef du gouvernement a eu au cours
des derniers jours plusieurs rencontres de travail avec des
spécialistes en monnaies et banques. Tout en lançant un appel au calme,
M. Conille affirme que la première disposition adoptée par le
gouvernement a été d'exiger le respect des procédures existantes dans
la gestion des devises. D'autres dispositions ont été adoptées de
concert avec les autorités monétaires.
Le gouvernement envisagerait d'autres mesures complémentaires,
révèle le Premier Ministre sans fournir plus de détails. Des
spécialistes indiquent que des cash obtenus à partir des banques
haïtiennes pourraient être utilisés pour l'acquisition de produits en
contrebande à partir de la frontière avec la république dominicaine.
Le Premier Ministre promet d'adopter des dispositions pour adresser ce
problème. Dans le même temps les autorités gouvernementales étudient
la possibilité de création d'un organe de surveillance pour mieux
comprendre le problème. En dépit de ce problème de liquidité le chef
du gouvernement assure que le système financier n'est pas
dysfonctionnel. Ce problème qui nuit à de nombreux acteurs économiques
ne remet pas en cause la stabilité macroéconomique, insiste M. Conille
faisant valoir que l'absence de liquidité est le résultat de
comportements dans les transactions économiques.
P-AU-P RARETE DE DOLLARS. TOUT EST SOUS CONTROLE SELON LE
PREMIER MINISTRE.
Le premier ministre haïtien Garry Conille a fait savoir jeudi que
la rareté du dollar constatée ces derniers jours dans le pays, est due
à un manque de liquidités et a annoncé des dispositions pour y
remédier. "Il s’agit d’un simple problème de liquidités" a-t-il tenté
de rassurer, reconnaissant que des avis contraires sont émis sur la
question.
En effet les rumeurs les plus folles circulent autour de cette
pénurie. Certains accusent des ONG étrangères d'avoir acheté des
centaines de milliers de dollars après avoir revendu en gourdes du
matériel et autres équipements obtenus pour être mis au service de la
population après le seisme. D'autres dénoncent un stockage du dollar
pour le revendre au prix fort. D'autres encore expliquent la rareté
par le fait que le pays n'exporte pas suffisamment de marchandises
pour faire des rentrées en dollars ou encore que ceux qui vendent des
biens en dollars cash ne font plus de dépot à la banque de peur que le
billet vert ne soit pas disponible au moment où ils en ont besoin.
La rareté de la devise américaine provoque aussi le mécontentement
des cambistes de rue qui évoquent un complot pour leur faire
abandonner le business. Des cambistes de la ville des Gonaïves (nord)
ont organisé mercredi un mouvement de protestation contre cette rareté
qu'ils croient artificielle. Ils ont pressé les plus hautes autorités
du pays d’intervenir, menaçant d’empêcher le fonctionnement des
banques si cette situation perdure. Très peu d’éclaircissement a
jusque là été apporté par les responsables de la Banque de la
République d’Haïti (BRH) accusés de manque de rigueur envers les
banques commerciales qui devraient être contraintes, selon eux, de
respecter la politique monétaire en vigueur.
Mais face à toutes ces reactions et interprétations qui causent
dejà la panique, le chef du gouvernement tente de rassurer: le
gouvernement a déjà adopté un ensemble de mesures capables d’éviter
pareille situation à l’avenir. Parmi les nouvelles dispositions, il a
évoqué le contrôle de l’application par les banques, des procédures
relatives à la gestion des devises et la mise en place d’un système de
surveillance afin d’éviter des dérapages dans le système. « Il n’y a
pas lieu de s’inquiéter, tout est sous contrôle » a lancé le premier
ministre, estimant que la situation économique du pays est « aussi
stable que possible ». Les autorités de la banque centrale ont promis
de faire le point sur le problème lors d’une rencontre ce vendredi
avec la presse
INTERNATIONAL.
CANADA.
MONTREAL. TRANSFERT DES PRISONNIERS AFGHANS AUX USA.
NATIONS UNIES.
JOURNEE DES DROITS DE L'HOMME.
9 décembre 2011 – A l'occasion de la Journée des droits de l'homme
qui sera célébrée officiellement le 10 décembre, le Secrétaire général
des Nations Unies Ban Ki-moon a rappelé vendredi que chaque personne
devait connaître ses droits et exiger qu'ils soient respectés. « Si
nous ne défendons pas nos droits et les droits d'autrui, ils ne seront
rien d'autre que des lettres mortes dans un vieux document », a
déclaré Ban Ki-moon dans un message. « C'est pourquoi nous célébrons
davantage que l'adoption de la Déclaration universelle des droits de
l'homme en 1948. Nous reconnaissons sa valeur permanente pour notre
propre époque. »
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5 /12/11
HAITI
NATIONS UNIES. 2/12/11 A L'OCCASION DU FORUM SUR L'ECONOMIE DE
LA DISPORA.
A l'occasion du forum 2011 sur la Diaspora, une importante
présence de plus de 200 invités a été remarquée à la salle de de
Conférence No. 1 aux Nations ce Vendredi 2 Décembre. Le Président de
l'Assemblée Générale en a fait part d'une déclaration délivrée par son
Chef de Cabinet, l'Ambassadeur MUTLAQ M. AL-QAHTANI. Dans cette
déclaration, il a remercié tous les participants et spécialement ceux
qui ont rendu possible cette conférerence, le Représenant de la
Mission du Bénin, Mr. Harvey Dupiton d'Haiti, organizateur du Forum et
ses collègues de la Compagnie Xen Pi .
BUREAU DE COMMUNICATION DE LA PRESIDENCE D'HAITI..
RETOUR DU PRESIDENT MARTELLY EN HAITI
Dimanche 4 Décembre 2011: Le Président de la République,
S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, accompagné de plusieurs Ministres et
des Sénateurs Jocelerme PRIVERT et Wencesclass LAMBERT, est revenu au
pays, ce dimanche 4 Décembre, après sa fructueuse participation au
premier Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté
des Etats Latino-américains et Caribéens (CELAC) qui s’est déroulé au
Venezuela les 2 et 3 Décembre.
Mis à part le Venezuela, Haïti a été le pays à l’honneur lors de ce
forum. Satisfait, le Chef de l’Etat, dans une conférence de presse
tenue au Salon diplomatique de l’Aéroport Toussaint Louverture, a
adressé ses remerciements à son homologue Hugo CHAVEZ et renouvelé la
gratitude du peuple haïtien au Président vénézuélien dont le pays
soutient beaucoup Haïti à travers particulièrement le programme
Petrocaribe. Président MARTELLY a aussi exprimé son optimisme quant
aux retombées positives que va engendrer à coup sûr ce premier sommet.
Il a informé que les 33 pays participant à cette rencontre ont voté
une résolution pour contribuer formellement et largement à la
reconstruction d’Haïti. Par exemple, l’Equateur promet d’intervenir en
Haïti dans plusieurs domaines dont la sécurité. Le Chili se dit prêt à
y construire une dizaine d’écoles. La Colombie manifeste aussi son
désir d’accompagner l’Etat haïtien dans les domaines de sécurité et
d’éducation. Des autorités colombiennes effectueront à cet effet une
visite d’exploration dans le pays mi-janvier 2012. De son côté, le
Panama, qui s’est excusé des mauvais traitements infligés aux
commerçants haïtiens, promet de réduire les frais d’obtention d’un
visa panaméen qui sont évalués actuellement à 1000 dollars.
Autres annonces importantes faites par le Président de la
République: • une importante délégation d’investisseurs de la région
sera en visite d’exploration dans le pays mardi prochain • les travaux
de construction de la centrale hydroélectrique (Artibonite 4C) seront
bientôt relancés avec l’aide du Brésil qui dispose de plus de 40
millions de dollars à ce sujet • le programme « Aba grangou »
démarrera en janvier prochain avec 100 000 mères de familles
vulnérables à assister au début. Le Gouvernement bénéficiera de
l’assistance technique de l’Equateur et de la CEPAL dans le cadre de
ce programme • l’Etat haïtien projette de créer la « Journée
Internationale de la solidarité des peuples latino-américains et
caribéens ». La première célébration est prévue le 12 mars 2013 à
Jacmel où devront se rendre plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement
de l’Amérique Latine et de la Caraïbe. D’importantes infrastructures
seront mises en place à cet effet.
Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, S.E. Laurent
LAMOTHE, qui en a profité, lui-aussi, pour faire la promotion d’Haïti
au Venezuela, a indiqué que la CELAC, instance politique et
multilatérale, est un important marché de 600 millions de personnes.
Le Chancelier a donné la garantie quant au suivi que devra assurer le
Gouvernement après les fructueuses rencontres ayant eu lieu à
l’occasion de ce sommet. Le Président MARTELLY, qui est convaincu que
les opportunités existent appelle tous les secteurs à travailler
ensemble dans la paix afin de démarrer l’année 2012 en beauté.
Le Président de la République reconnait que : le taux
d’analphabétisme est trop élevé dans le pays, les problèmes
environnementaux sont cruciaux avec une couverture végétale de 2% à
peine, la pauvreté est à un stade très critique avec 70% de la
population qui vivent avec environ deux (2) dollars par jour. « J’ai
pris donc l’engagement de changer tout ça…Il faut améliorer les
conditions de vie du peuple haïtien », a réaffirmé le Chef de l’Etat,
déterminé.
PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'INSECURITE ALIMENTAIRE.
Le président Michel Martelly annonce le lancement du projet pilote
d'un programme d'assistance aux populations vulnérables. Plus de 100
000 mères bénéficieront d'une subvention pour l'acquisition de
nourriture, explique le président Martelly révélant que les fonds
seront transmis grâce aux téléphones portables. Il estime que ce
programme est étroitement lié au programme éducation gratuite réalisé
dans 8 départements géographiques.
Le projet pilote réalisé dans le Nord Ouest au cours de cette
semaine précède le lancement officiel du programme Aba Grangou en
janvier 2012. Les autorités haïtiennes utiliseront une partie des
fonds de Pétrocaribe pour financer ce programme. Le ministre des
affaires étrangères, Laurent Lamothe, affirme que les membres du
gouvernement vénézuélien ont été informés de l'utilisation des fonds
générés par l'accord Pétrocaribe.
Pétrocaribe mis en place par le président vénézuélien, Hugo Chavez,
permet de différer une partie de la facture pétrolière sur le long
terme. Le gouvernement haïtien a obtenu l'appui d'autres organisations
internationales et états étrangers pour la réalisation de ce programme
de subvention directs aux couches vulnérables. L'Equateur et de Ceppal
apporteront un appui technique aux autorités haïtiennes dans le cadre
du programme Aba Grangou. Par ailleurs plusieurs sénateurs haïtiens
ont au cours des dernières semaines insisté sur la nécessité d'appuyer
ce programme du gouvernement.
MILITANTE SONIA PIERRE DECEDEE EN REPUBLIQUE DOMINICAINE.
La militante des droits des dominicains d’origine haitienne
et fondatrice du Mouvement des femmes dominico-haitiennes (MUDHA),
Sonia Pierre, 48 ans, est décédée dimanche dans un centre hospitalier
en République dominicaine suite à un arrêt cardiaque. Elle y avait été
transportée d’urgence suite à un malaise.
Sonia Pierre avait déjà subi deux interventions chirurgicales pour
les problèmes cardiaques dont elle souffrait depuis déjà quelque
temps. Elle portait un « pace maker », selon certains de ses proches
des milieux haitiens de défense des droits humains. La militante des
droits humains fut pendant longtemps la cible des milieux
conservateurs et anti-haitiens dominicains qui ont toujours refusé de
reconnaitre sa nationalité dominicaine et le bien-fondé de son
plaidoyer en faveur de la dominicanité de nombreux descendants
haitiens en territoire voisin.
Elle avait été récemment l’objet de sérieuses menaces de mort, à la
veille de la décision de la Cour Suprême dominicaine d’entériner une
décision du gouvernement refusant la nationalité dominicaine aux
enfants des descendants d’haïtiens nés en république dominicaine,
alléguant que leurs parents sont en transit dans ce pays. « Les
enfants d’étrangers de passage en République Dominicaine nés dans ce
pays, n’ont pas la nationalité dominicaine », selon la Cour suprême se
référant à l’alinéa 1 de l’article 11 de la constitution dominicaine.
Sonia Pierre est née en 1963 en République dominicaine de parents
haïtiens. Elle était une des treize enfants de sa famille installée
dans un batey.En 1976, à l’âge de 13 ans, elle organisa une
manifestation de cinq jours avec les travailleurs de la canne à sucre
dans un des bateyes de la République dominicaine, qui conduisit à son
arrestation. Toutefois, la manifestation attira suffisamment
l’attention du public pour que les revendications des travailleurs, à
savoir, des locaux d’hébergement peints, de meilleurs outils et des
augmentations de salaire, furent satisfaites.
En 2005, l’avocate Sonia Pierre demanda à la Cour interaméricaine
des droits de l’homme de statuer sur le cas de deux enfants d’origine
haïtienne qui se sont vu refuser un certificat de naissance dominicain.
La Cour interaméricaine a confirmé les lois régissant les droits de
l’homme et interdisant la discrimination raciale dans l’accès à la
nationalité et à la citoyenneté. Le tribunal a également ordonné au
gouvernement dominicain de fournir les certificats de naissance. En
2007, Sonia Pierre est elle-même menacée d’être déchue de la
nationalité dominicaine. Le département d’inspection de la junte
centrale électorale dominicaine ayant demandé par voie judiciaire
l’annulation pour vice de forme de l’acte de naissance de Solain
Pierre dite Sonia Pierre en raison de l’erreur relative à son
patronyme. En 1981, Sonia Pierre fonde le "Mouvement des femmes
dominico-haïtiennes" (MUDHA) (en espagnol "El Movimiento de Mujeres
Dominico-Haitiana"), une Organisation non gouvernementale qui
contribuera à éveiller la conscience de l’opinion publique dominicaine
et internationale sur le sort injuste et les conditions inhumaines
réservées aux membres de la communauté haïtienne vivant en République
dominicaine.
Pour son travail opiniâtre pour la défense de ses concitoyens
d’origine haïtienne et plus généralement pour son combat pour les
droits de l’homme, Sonia Pierre a reçu pour elle-même et pour son
organisation (MUDHA), le Prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme
en 2006. Le prix lui fut remis par feu le sénateur Ted Kennedy qui
déclara à cette occasion : "Avec certitude, je peux affirmer que Sonia
est l’une des plus dévouées, courageuse et compatissante des êtres
humains de ma génération. Sonia est tout en haut de ma liste
d’héroïnes".
INTERNATIONAL
CANADA
MONTREAL AU CASINO DE MONTREAL, CONFLIT DE TRAVAIL AVEC LES
CROUPIERS.
LA HAYE. COMPARUTION DE LAURENT GBAGBO DEVANT LA CPI.
NATIONS UNIES.
NATIONS UNIES. 2/12/11 A L'OCCASION DU FORUM SUR L'ECONOMIE DE
LA DISPORA.
A l'occasion du forum 2011 sur la Diaspora, une importante
présence de plus de 200 invités a été remarquée à la salle de de
Conférence No. 1 aux Nations ce Vendredi 2 Décembre. Le Président de
l'Assemblée Générale en a fait part d'une déclaration délivrée par son
Chef de Cabinet, l'Ambassadeur MUTLAQ M. AL-QAHTANI. Dans cette
déclaration, il a remercié tous les participants et spécialement ceux
qui ont rendu possible cette conférerence, le Représenant de la
Mission du Bénin, Mr. Harvey Dupiton d'Haiti, organizateur du Forum et
ses collègues de la Compagnie Xen Pi .
CLARIFICATION DE L'ONU DE LA RELATION ENTRE MILITAIRES ET
AGENCES HUMANITAIRES.
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Bureau de Communication de la Présidence
Le Président MARTELLY participera au 1er Sommet des Chefs d’Etat
et de Gouvernement de la Communauté des États Latino-Américains et
Caraïbéens les 2 et 3 Décembre prochains
Port-au-Prince, le mercredi 30 Novembre 2011 : Le Président de la
République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, laissera le pays, le
jeudi 1er Décembre, à destination de Caracas, au Venezuela, où il
participera, les 2 et 3 Décembre 2011, au premier Sommet des Chefs
d’Etat et de Gouvernement de la Communauté des États Latino-Américains
et Caraïbéens (CELAC). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du
suivi du 21ème Sommet annuel du Groupe de Rio qui s’était tenu à
Playa del Carmen (Mexique) en février 2010 et au cours duquel a été
annoncée la création de l’organisation «Communauté des Etats Latino-Américains
et Caraibéens ».
Le Chef de l’Etat est également invité par son homologue
vénézuélien, Hugo CHAVEZ, à un diner officiel offert à l’occasion de
la célébration du Bicentenaire de l’Indépendance du Venezuela.
Président MARTELLY croit que les relations entre Haïti et le
Venezuela revêtent un caractère particulier en raison notamment des
liens historiques particuliers de solidarité qui se sont tissés
entre les deux Etats et s’engage donc à les renforcer.
Le Président de la République en profitera pour s’entretenir avec
plusieurs personnalités de la CELAC sur la coopération entre Haïti
et d’autres pays du Sud. La CELAC est une instance politique
multilatérale dont l’objectif principal est de consolider
l’intégration et la complémentarité entre les 33 pays de l’Amérique
Latine et des Caraïbes.
Avant de prendre l’avion pour le Caracas, le Chef de l’Etat, qui
sera à la tête d’une importante délégation, donnera un point de
presse à 11 : 00 A.M. au Salon Diplomatique de l’Aéroport
International Toussaint Louverture. La presse parlée, écrite et
télévisé est cordialement invitée à couvrir cet évènement.
Message de la Première Dame de la République d’Haïti à
l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida
Port-au-Prince, le jeudi 1er Décembre 2011 : La Première Dame de
la République, Mme Sophia ST-REMY MARTELLY, a une pensée spéciale, à
l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, célébrée
ce 1er Décembre 2011 sous le thème «Objectif Zéro », à l’endroit de
tous les Haïtiens et Haïtiennes vivant aujourd'hui avec le VIH et
leur demande de ne pas baisser les bras. A ceux qui ne sont pas
infectés, Mme MARTELLY les appelle à la prudence et à la prévention.
En cette occasion, plusieurs activités sont organisées dans la
région métropolitaine afin de sensibiliser la population sur les
précautions à prendre pour éviter cette épidémie. La Première Dame
de la République salue donc le courage et l’apport des organisations
nationales et internationales impliquées dans l’éradication de ce
fléau.
Mme MARTELLY, qui s’est engagée à la tête du Comité de
coordination multisectorielle des projets du Fonds mondial en Haïti
(CCM-Haïti) à lutter contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme,
est déterminée à s’impliquer davantage dans cette lutte.
Consciente du niveau de vulnérabilité de la population haïtienne
face à cette maladie, Mme MARTELLY entend prendre toutes les
dispositions nécessaires, aux côtés du Président de la République,
afin de réduire considérablement au cours du quinquennat le nombre
de décès provoqués par le Sida en Haïti. Elle appelle donc à la
collaboration de tous les secteurs de la vie nationale.
P-AU-P.. CHANGEMENT AU CENTRE DE FACILITATION DES INVESTISSEMENTS.
Une nouvelle équipe va être appelée à la tête du Centre de
Facilitation des Investissements (CFI), a appris InfoHaïti.net de
sources proches de la présidence à la clôture de la conférence sur
les investissements en Haïti organisée du 29 au 30 novembre par la
Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Fondation
Clinton. M. André René, un compatriote qui travaille actuellement au
bureau de l'Agence américaine pour le développement International (USAID)
à Port-au-Prince devrait remplacer dans les prochains jours l'actuel
directeur du CFI, M. Guy Lamothe qui sera nommé ambassadeur au
Mexique.
Des mesures de restructuration du Centre de Facilitation des
Investissements (CFI) seront annoncées dans les prochaines semaines.
Des membres expériemntés du secteur privé haïtien des affaires
pourraient être appelés à titre consultatif au conseil de direction
du CFI, a-t-on appris de mêmes sources. "Le guichet unique annoncé
par la nouvelle équipe gouvernementale doit devenir une réalité" a
fait savoir , sous le couvert de l'anonymat, un cadre du ministère
du commerce et de l'industrie.
CANADA
MONTREAL. POLICIERS REFUSENT DE REPOUSSER L'AGE DE LEUR RETRAITE.
COTE D'IVOIRE. ARRESTATION DE LAURENT GBAGBO.
NATIONS UNIES
FIN DE L'EPIDEMIE DU SIDA, UNE POSSIBILITE SELON L'ONU
1 décembre 2011 –
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BUREAU DE COMMUNICATION DE LA PRESIDENCE.
LE PRESIDENT MARTELLY LANCE LE DEUXIEME FORUM SUR LES
INVESTISSEMENTS
Port-au-Prince, le mardi 29 Novembre 2011.- Le Président de la
République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, accompagné de l'ancien Président américain William J. CLINTON, qui co-préside, aux côtés du
Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes Laurent LAMOTHE, le
Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et
l'Investissement, et du Président de la Banque Interaméricaine de
Développement (BID) Luis Alberto MORENO, a donné officiellement, ce
mardi 29 Novembre 2011, le coup d'envoi du 2e Forum sur les
investissements en Haïti. Près de 900 hommes et femmes d'affaires
étrangers et haïtiens ont participé à ces assises qui se déroulent
pendant deux jours au Karibe Convention Center sous le thème "Haiti,
cleared to invest". C'est une initiative de la Présidence, supportée,
entre autres, par la Fondation Clinton et la BID.
Dans son discours de circonstance, le Chef de l'Etat a adressé ses
remerciements à tous les acteurs ayant contribué à la tenue de ce
forum dont l'un des objectifs est de permettre aux représentants des
diverses entreprises internationales d’identifier les fenêtres
d’opportunités en terme d’investissement dans le pays.
Le Président MARTELLY, qui a réitéré son engagement à apporter
d'importants changements au peuple haïtien au cours de son mandat, a
annoncé la création de nouveaux emplois avec l'arrivée des
investisseurs dans le pays.
Le Président de la BID, Luis Alberto MORENO, a déclaré, de son côté,
que ce forum est très important pour Haïti où de nouvelles
opportunités seront créées. Même point de vue de l'ex-Président Bill
CLINTON qui veut s'impliquer davantage dans les actions visant un
lendemain meilleur pour le pays.
Dans une conférence de presse tenue au Karibe à l'issue du
lancement du forum, le Premier ministre Garry CONILLE ainsi que le
Ministre du Commerce et de l'Industrie, Wilson LALEAU ont donné la
garantie quant aux mesures spécifiques devant être prises afin de
faciliter et sécuriser les investissements.
Le 2e forum sur les investissements prend fin ce mercredi 30
Novembre avec un panel qui interviendra sur l'emploi durable et
l'innovation. Au cours de la première journée, les hommes et femmes
d'affaires ont participé à des ateliers de travail sur le textile, le
tourisme, l'agro-industrie et l'infrastructure.
Encore une fois, le Président de la République appelle à la
collaboration et à la contribution de tous les secteurs de la vie
nationale dans le cadre des démarches qu'entreprend l'Administration
MARTELLY/CONILLE en vue d'améliorer les conditions de vie des
Haïtiens."Le signal vers le développement durable est lancé...Il faut
continuer à vendre les belles images d'Haïti", a insisté le Chef de
l'Etat, satisfait du succès annoncé à partir de ce 2e forum.
CONSTRUCTION D'UN PARC INDUSTRIEL DANS LE NORD D'HAITI.
Le Président de la République, Michel Martelly a procédé
officiellement, ce lundi 28 Novembre, à la pose symbolique de la
première pierre marquant le démarrage à des travaux de construction du
Parc industriel de Caracol Ce parc qui sera le plus grand et le plus
moderne de la Caraïbe s'étend sur 246 hectares de terre. La cérémonie
s'est déroulée en présence du Premier ministre Garry CONILLE, de
parlementaires, de l'ancien Président américain Bill CLINTON, de
l'Ambassadeur américain Kenneth H. MERTEN, du Président de la Banque
Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto MORENO, des
autorités municipales de Caracol et des entrepreneurs et investisseurs
qui manifestent vivement le désir d'investir dans le pays sous
l'Administration MARTELLY/CONILLE.
Le Chef de l'État, qui prenait la parole en présence de centaines
de personnes, a salué la coopération des Etats-Unis et de la Corée
dans la réalisation de ce projet, financé par la BID. Le Président
MARTELLY a adressé ses remerciements à tous les acteurs impliqués.
Renouvelant son engagement à travailler durement pour apporter le
développement durable au peuple haïtien, le Président MARTELLY a
affirmé que ce type de projet doit être exécuté dans d'autres
départements du pays. Il en a profité pour annoncer, par ailleurs, la
réhabilitation et le développement du port de Fort-Liberté.
Selon l'ex-Président CLINTON, co-président de la Commission
Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti, le démarrage des travaux
de construction du Parc industriel de Caracol est le résultat des
efforts accomplis par les Gouvernements haitien et américain, la BID
et la compagnie coréenne SAE-A Trading Co. Ltd. Il s'agit d'un pôle
industriel compétitif visant à changer les conditions de vie des
communautés du Nord. A travers ce projet, environ 65.000 emplois
seront créés en tout, dont 20.000 par la compagnie coréenne sur les
cinq (5) premières années. Sur le site du parc, une école sera
implantée au profit de la communauté. Plus de 5000 maisons seront
également construites dans différentes communes de la zone. « Le
Président de la République qui ne cesse de convaincre tout le monde
qu'Haiti est désormais ouvert aux affaires, s'engage davantage à
favoriser et maintenir un climat sécuritaire stable afin d'attirer les
investisseurs dans le pays », peut – on lire dans un communiqué de la
présidence
RECONSTRUCTION ET INAUGURATION DE LA ROUTE NATIONALE # 1.
La Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le
Gouvernement haïtien ont annoncé hier la remise de travaux de
réhabilitation du tronçon de Titanyen à Saint Marc de la Route
Nationale #1, et lancé une campagne pour la sécurité routière. La
Route Nationale #1 relie la capitale Port-au-Prince au département du
Nord, et plus d’un quart de la population haïtienne habite sur ce
corridor, en faisant l’une des voies les plus fréquentées du pays. La
réhabilitation de cette route nationale, permettra de réduire le temps
de déplacement de 50%, permettant aux personnes et aux commodités de
circuler plus rapidement. C’est la compagnie dominicaine Estrella qui
a exécuté les travaux de réhabilitation.
Le Président Michel Martelly présent à la cérémonie d'inauguration
a déclaré «... Je participe à cette cérémonie de réfection du tronçon
Titayen / Saint-Marc afin surtout de féliciter et de remercier pour un
travail bien fait, tous ceux qui d'une façon ou d'une autre, ont
permis de le réaliser. J’apprécie en effet, que tous les acteurs, au
niveau du financement, de l'élaboration et de l'exécution du projet,
aient souscrit aux obligations du cahier des charges et je considère
l’œuvre réalisée comme un exemple à suivre, si la coopération
multilatérale, se veut vraiment efficace et axée sur la satisfaction
des besoins des zones desservies. »
De son côté, Luis Alberto Moreno, le Président de la BID a déclaré
«...c'est avec un énorme plaisir que je suis ce matin parmi vous pour
la remise des travaux de la réhabilitation de la RN1 et pour le
lancement de la campagne de communication de la sécurité routière. Je
suis extrêmement fier que la BID soit un partenaire du gouvernement et
du peuple haïtien dans ces deux importantes initiatives pour le
développement du pays [...] financé grâce à une donation de 137
millions de dollars de la BID [incluant la collaboration du
gouvernement du Canada via ACDI] »
L’ingénieur Jacques Rousseau, Ministre des Travaux Public,
Transports, Énergie et Communications a apporté quelques précision sur
ces imposants travaux «... ce tronçon de la Route Nationale #1, qui va
de Titayen et arrive à Saint Marc, totalise 71 kilomètres. La largeur
de la chaussée est en moyenne de 7 mètres, il y a des accotements de
1.5 mètres de chaque côtés...Il y a eu également d’importants travaux
de drainages, environ 27 kilomètres de fossés maçonnés et environ
15,000 m3 de gabions, ont été posé dans les différentes rivières , il
y a eu des travaux de trottoirs qui ont été réalisés dans les villes
car contrairement à la RN2, la RN1 traverse des villes donc, environ
9,000 m2 de trottoir qui ont été réalisé en plus de la stabilisations
des talus [...] »
La BID est le premier donateur multilatéral d´Haïti. Les
infrastructures pour le transport représentent une des plus
importantes composantes du portefeuille de la Banque pour le pays,
lequel s'élève à 1 milliard de dollars.
RECONSTRUCTION DES BATIMENTS PUBLICS.
Une structure baptisée Unité de coordination pour la reconstruction (Ucr)
a été mise en place par le gouvernement afin de faciliter la
reconstruction des bâtiments administratifs publics détruits par le
séisme du 12 janvier 2010, selon des informations.. Israël Jacky
Cantave chargé de communication au bureau du premier ministre haïtien,
explique que cette Unité a pour mission de concilier les deux plans de
reconstruction de la capitale haïtienne et d’assurer la reconstruction
des édifices de l’administration publique. La fondation Prince Charles
et un groupe de 40 experts haïtiens ont chacun proposé un plan de
reconstruction de la capitale haïtienne. La fondation Prince Charles a
travaillé pour le compte du gouvernement haïtien et les 40 experts ont
réalisé leur travail sur la demande de la mairie de Port-au-Prince. «
L’unité est en train de recruter des membres en ce moment. Pour
l’instant il n’y a pas de projet défini…Rien n’est encore décidé »,
déclare Jacky Cantave. Il précise que cette unité ne remplace en rien
les autres structures de discussion sur la reconstruction d’Haïti. Les
édifices de l’administration publique seront placés sur un même
périmètre, réservé strictement à cela, a – t- il ajouté.
Près de 2 ans après la secousse de janvier 2010 certains bureaux de
l’Etat fonctionnent encore sous des tentes ou dans des bâtiments
provisoires, à l’image du ministère de la justice et du parlement. Une
situation qui n’est pas différente de celle de 600 mille haïtiens
privés de logement par la catastrophe. Une cérémonie de lancement de
l’Ucr s’est déroulée au local de la primature en présence du président
Michel Martelly et du premier ministre Garry Conille, des délégués des
principaux bailleurs de fonds internationaux et des ministres du
gouvernement, le 25 novembre dernier.
P-AU-P. COMMUNIQUE DU BUREAU DE LA PRESIDENCE.
LE PRESIDENT MARTELLY POSE LA PREMIERE PIERRE DU PARC INDUSTRIEL
DE CARACOL.
Port-au-Prince, le lundi 28 Novembre 2011: Le Président de la
République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, a procédé officiellement,
ce lundi 28 Novembre, à la pose symbolique de la première pierre
marquant le démarrage à Caracol (Nord-est) des travaux de construction
du Parc industriel de la région Nord. Ce parc qui sera le plus grand
et le plus moderne de la Caraïbe s’étend sur 246 hectares de terre. La
cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre Garry CONILLE,
de parlementaires, de l'ancien Président américain Bill CLINTON, de
l'Ambassadeur américain Kenneth H. MERTEN, du Président de la Banque
Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto MORENO, des
autorités municipales de Caracol et des entrepreneurs et investisseurs
qui manifestent vivement le désir d'investir dans le pays sous
l'Administration MARTELLY/CONILLE.
Le Chef de l'État, qui prenait la parole en présence de centaines
de personnes, a salué la coopération des Etats-Unis et de la Corée
dans la réalisation de ce projet, financé par la BID. Le Président
MARTELLY a adressé ses remerciements à tous les acteurs impliqués.
Renouvelant son engagement à travailler durement pour apporter le
développement durable au peuple haïtien, le Président MARTELLY a
affirmé que ce type de projet doit être exécuté dans d'autres
départements du pays. Il en a profité pour annoncer, par ailleurs, la
réhabilitation et le développement du port de Fort-Liberté.
Selon l'ex-Président CLINTON, co-président de la Commission
Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti, le démarrage des travaux
de construction du Parc industriel de Caracol est le résultat des
efforts accomplis par les Gouvernements haitien et américain, la BID
et la compagnie coréenne SAE-A Trading Co. Ltd. Il s'agit d'un pôle
industriel compétitif visant à changer les conditions de vie des
communautés du Nord.
A travers ce projet, environ 65.000 emplois seront créés en tout,
dont 20.000 par la compagnie coréenne sur les cinq (5) premières
années. Sur le site du parc, une école sera implantée au profit de la
communauté. Plus de 5000 maisons seront également construites dans
différentes communes de la zone.
Le Président de la République qui ne cesse de convaincre tout le
monde qu'Haiti est désormais ouvert aux affaires, s'engage davantage à
favoriser et maintenir un climat sécuritaire stable afin d'attirer les
investisseurs dans le pays.
P-AU-P. COMMUNIQUE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES
CULTES.
FORUM DE L'INVESTISSEMENT EN HAITI.
Port-au-Prince, lundi 28 novembre 2011.- Le Ministre des Affaires
Etrangères et des Cultes, S.E. Laurent LAMOTHE, porte à la
connaissance du Public en général et de la Presse en particulier que
la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti se tiendra à
Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, les 29 et 30 Novembre 2011. Une
trentaine de pays et environ 500 participants y prendront part. Ce
Forum sur l’Investissement sera co-présidé par le Président de la
République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, le président de la Banque
Inter-Américaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno et
l’ex-président américain Bill Clinton.
Ce Forum « Invest in Haïti » veut mettre l’accent sur certaines
opportunités qu’offre le pays notamment dans les domaines de la
fabrication de vêtements, du tourisme, de l’agro-alimentation et des
secteurs d’infrastructure. L’objectif de ce forum est de permettre aux
représentants des diverses entreprises internationales d’identifier
les fenêtres d’opportunités en terme d’investissement en Haïti, de
dialoguer avec les partenaires haïtiens, les clients et fournisseurs
potentiels, prendre connaissance des lois du marché et conclure des
accords profitables aux différents groupes. Le Ministre des Affaires
Etrangères souhaite la participation de tous les secteurs intéressés
en vue de la pleine réussite de cette activité.
PRIMATURE, HAITI. RENCONTRE DU PRESIDENT MARTELLY, LE PM ET LES
BAILLEURS DE FONDS.
Une importante rencontre s’est déroulée vendredi à la primature
entre le président Michel Martelly, le premier ministre Gary Conille,
des membres du gouvernement haïtien et des représentants de pays et
institutions bailleurs de fonds pour Haïti. Il s’agissait en fait
d’une séance de travail consacrée à l’accélération du processus de
reconstruction à travers l’application des procédures de décaissement
et des mécanismes de validation et de financement des projets, a
expliqué le président Michel Martelly à l’issue des discussions. Le
président Michel Martelly et le premier ministre Garry Conille leur
soumettront la semaine prochaine, un tableau de bord indiquant le
calendrier de démarrage des travaux de reconstruction des principaux
bâtiments publics à l’exception du Palais présidentiel qui ne figure
pas sur la liste des priorités. « Nous voulons avoir de grands
chantiers et si nous ne parvenons pas à obtenir tous les résultats
escomptés cela ne dépendra pas de nous », a affirmé M. Martelly qui a
fait appel à la compréhension des parlementaires afin qu’ils
renouvellent le mandat de la Commission Intérimaire pour la
Reconstruction d’Haïti (CIRH) dont le mandat a déjà pris fin.
Le Premier ministre Gary Conille a fait part quant à lui de la mise
sur pied d’un conseil technique formé, entre autres, des ministres,
charger du contrôle du processus de construction des édifices publics.
Par ailleurs, M. Conille espère un modus operandi avec les donateurs
en vue de faciliter le décaissement des fonds destinés à la
reconstruction.
P-AU-P. INVESTISSEURS ETRANGERS A S'INSTALLER EN HAITI.
Au moins 5 grandes entreprises internationales annonceront des
investissements immédiats en Haïti promet le secrétaire exécutif du
conseil consultatif, Karl Jean Louis. Les annonces coïncideront avec
le coup d'envoi du forum" Invest in Haïti " lancé à partir de ce mardi
par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Fondation
Clinton pour le développement. Plus de 400 entrepreneurs haïtiens et
étrangers participeront aux débats qui permettront de mettre en
évidence les potentialités d'Haïti dans plusieurs secteurs notamment
l'industrie textile, l'agroalimentaire, les infrastructures et le
tourisme. Karl Jean Louis ne se fait pas d'illusion. Tous les
participants au forum ne sont pas prêts à investir à court terme en
Haïti. Certains d'entre eux n'ont fait le déplacement que dans le
cadre d'une tournée d'exploration. Si une quinzaine de grand projets
d'investissements sont annoncés après le forum ce sera un succès,
prévient M. Jean Louis.
Le secrétaire exécutif du conseil consultatif est optimiste tout en
étant conscient que de nombreux obstacles se dressent face aux
investisseurs étrangers et haïtiens. Il soutient que tous les acteurs
de l'exécutif et du législatif doivent contribuer notamment à réduire
le temps pour la création d'une entreprise. Des membres du secteur
privé haïtien déplorent une certaine mise à l' ecart par le comité
organisateur. Le président de la chambre de commerce et d'industrie
d'Haïti, Hervé Denis et le président de la chambre haitiano-canadienne
de commerce, Frantz Liautaud, indiquent que leurs associations
patronales ne participeront pas au forum. Le ministre du commerce et
de l'industrie, Wilson Laleau, explique cette situation par l'absence
de gouvernement pendant plusieurs mois. Le gouvernement étant
l'interlocuteur privilégié des organisateurs. Toutefois des
entrepreneurs membres de la CCIH et de la chambre haitian0-canadienne
participeront en tant qu'observateur au forum.
PROJET DE CONSTRUCTION EN HAITI D'UN HOTEL MARRIOTT A TURGEAU
La compagnie de téléphonie mobile, Digicel, en partenariat avec
l'hôtel Marriott de renommé international, a annoncé, ce lundi 28
novembre, la construction prochaine d'un hôtel de standard
international à Port-au-Prince, plus précisément dans la zone de
Turgeau. Ce grand hôtel financé par la compagnie Digicel à près de 50
millions de dollars, sera disposé de plus de 170 chambres et
favorisera la création d'environ 180 emplois directs, selon le
directeur exécutif de la Digicel en Haïti, Maarten Boute. Précisant
que la construction de cet hôtel est un pas décisif vers le
renforcement du secteur touristique en Haïti, monsieur Boute indique
par ailleurs que la gestion de ce bâtiment sera confié aux
responsables de Marriott Hotels and Resorts Brand. Présent à cette
cérémonie ayant lieu à l'hôtel Karibe Convention Center, le
Président-Directeur-General de la Digicel, le milliardaire irlandais,
Denis O'Brien, a tenu à souligner que les travaux de construction de
cet hôtel de luxe seront démarrés d'ici l'année prochaine et prendront
fin en 2014. Une construction qui s'étend donc sur deux ans Mise à
part, la construction de cet hôtel, la Digicel s'est déjà engagée dans
l'édification de plusieurs écoles Haïti.
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27/11/11
HAITI
COMMISSION CIVILE POUR LE RETABLISSEMENT DE L'ARMEE FORMEE.
L’arrêté de nomination des membres de la commission civile chargée de
plancher sur le rétablissement de l’armée sera publié samedi avec le
même mandat de 40 jours qu’avait fixé, le 18 novembre dernier, le
Président Michel Martelly, a annoncé vendredi le Premier ministre
Garry Conille.
Composée de sept membres, cette entité comprendra un ou deux
anciens militaires en raison du travail technique qu’elle aura à
accomplir, selon le chef du gouvernement qui s’exprimait en compagnie
de M. Martelly en marge d’une rencontre avec les donateurs sur le
processus de reconstruction post-séisme. M. Conille rappelle que la
commission civile devra travailler à la mise en place du cadre de
fonctionnement de la nouvelle armée allant de sa mission à son
effectif en passant par son organisation et son budget. L’ensemble des
recommandations produites le seront après des consultations avec le
Parlement et différents secteurs de la société civile incluant les
partis politiques, le secteur privé et le monde religieux.
Vendredi dernier, à l’occasion du 208e anniversaire de la bataille
de Vertières -la dernière de la guerre de l’indépendance haïtienne en
1803- Michel Martelly avait annoncé le processus de rétablissement de
l’institution militaire dissoute en 1994 par Jean-Bertrand Aristide,
après un long cycle de coups d’Etat et de graves violations des droits
humains. spp/Radio Kiskeya
HIMMLER REBU ET LA REMOBILISATION DE L'ARMEE. DESACCORD AVEC LE
PRESIDENT
L'ancien colonel Himmler Rébu estime que la reconstitution de
l'armée telle que proposée par le président Martelly, n'a pas été bien
pensée. Le leader du GREH qui était l'invité ce vendredi, de la
rubrique le point sur Métropole, regrette également que le président
ne soit pas entouré d'une belle équipe qui définirait les grandes
orientations de la politique nationale et qui l'assisterait. Par
ailleurs l'ex haut gradé des forces armées d'Haïti, se dit prêt à
prêter main forte au gouvernement pour reconstituer l'armée. Il
indique qu'il le ferait à titre personnel, pour le bien du pays et
qu'il ne revendique ni titre, ni fonction, ni distinction. Le
président, Michel Martelly, avait annoncé la création d'une commission
civile devant travailler sur la création de la nouvelle force publique,
lors de son discours prononcé à l'occasion de la célébration du 208e
anniversaire de la bataille de Vertières, le vendredi 18 novembre
dernier.
CIRH ET SON REMPLACEMENT PAR UNE AUTRE STRUCTURE
Le mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction
d'Haïti (CIRH) est arrivé à terme en octobre suite à l'échec des
autorités haïtiennes à la renouveler ou à créer une nouvelle agence
pour coordonner les efforts de reconstruction. Des responsables
haïtiens affirment que 120 projets soumis à la CIRH restent en suspens.
Les experts craignent que sans une commission pour superviser la
reconstruction, les dons internationaux cessent ou que l'argent déjà
promis ne soit pas versé parce que les donateurs craindront qu'il soit
dilapidé. «Sans la CIRH, les donateurs vont revenir sur leur parole,
j'en ai peur», a dit Raoul Pierre-Louis, un ingénieur qui représentait
Raoul Pierre-Louis, un ingénieur qui représentait les autorités
municipales au sein du conseil d'administration de la CIRH. Une
responsable la Fondation Clinton, Laura Graham, a indiqué que l'ancien
président américain continuerait de demander aux donateurs d'honorer
leurs engagements. «Sans la CIRH ou une plateforme similaire, nous
craignons que les donateurs ne soient plus présents», a indiqué Mme
Graham lors d'une interview téléphonique. «C'est la principale
préoccupation de M. Clinton: que les donateurs ne se détournent pas
d'Haïti.»
KELLY BASTIEN APPUIE LES SENATEURS AUTOUR DU VOTE DE 22 NOVEMBRE.
-Le sénateur Kély C. Bastien, a aporté jeudi son appui au groupe
de sénateurs qui défend la légalité du vote du 22 novembre en dépit
des réverves de plusieurs collègues.
11 senateurs sur 21 ou 22 avaient voté en faveur du retrait d'un
point du rapport d'une commission senatoriale qui réclamait
l'interpellation du ministre de l'Intérieur Le parlementaire a fait
savoir que, selon les règlements intérieurs du Sénat, le vote d'un
rapport se fait à la majorité absolue des membres présents. Il a
toutefois souligné l'importance de savoir avec certitude combien de
sénateurs étaient présents. Certains disent 21 d'autres 22, a relevé
Kély Bastien. Cependant, le senateur Moïse Jean-Charles a souligné que
même dans le cas où le nombre de senateurs presents étaient 21, ll
faudrait trouver 12 votes favorables, soit la moitié plus 1. Or
precise-t-il, 10 n'est pas la moitié de 21. Pour ces raisons, Moïse
Jean-charles affirme que le vote du 22 novembre est nul.
SENATEUR KELLY BASTIEN ET LE MESSAGE DU PRESIDENT MARTELLY SUR
LA CRISE.
Le sénateur Kély C. Bastien a salué jeudi l'appel lancé par
le chef de l'Etat suite à la séance du 22 novembre déroulée au Grand
Corps. Lors de cette séance autour de l'arrestation illégale du député
Arnel Bélizaire, le Sénat a décidé de ne plus interpeller le ministre
de l'intérieur, Thierry Mayard-Paul alors que celui de la justice
avait sous pression, présenté sa démission. Pour le chef de l'Etat,
les senateurs ont pris la bonne décision, en privilégiant ls intérêts
de la nation et en évitant du coup d'aggraver la crise. Il a appelé
les députés à emboiter le pas aux senateurs. Selon Kély C. Bastien,
l'appel du président Michel Martelly est opportun, vu que depuis près
d'un mois, le Parlement est bloqué à cause de cette affaire, ce qui
paralyse plusieurs dossiers d'intérêt national L'ancien président de
l'Assemblée nationale a fait savoir que la population souhaite voir le
dossier Bélizaire bouclé. Il appelle cependant le chef de l'Etat à
dialoguer avec les chefs de file des différents groupes à la chambre
basse ainsi qu'avec les membres du bureau,de manière à s'assurer que
les députés aillent dans le même sens que les sénateurs pour un
apaisement de la situation. Il a prévenu que si les députés devaient
prendre une décision contraire à celle du Sénat, la crise ne ferait
que commencer. Mais tout dépend de ce que le chef de l'Etat choisira
de faire.
-INTERNATIONAL
CANADA. QUEBEC POUR FACILITER LA VIE DES DIVORCES.
SYRIE. SANCTIONS DE LA LIGUE ARABE.
=RABAT, MAROC. ISLAMISTES EN TETE AUX ELECTIONS.
Dès l'annonce des résultats définitifs, prévue ce dimanche, le roi
Mohamed VI doit désigner le chef du gouvernement au sein du parti
vainqueur du scrutin, comme le veut la nouvelle Constitution. Le
nouveau chef du gouvernement sera chargé de former un gouvernement de
coalition, comme le veulent les usages politiques.
TOMBOUCTOU, MALI. TROIS TOURISTES ENLEVES ET UN TUE.
NATIONS UNIES.
EGYPTE. VIOLENCE EN EGYPTE. PREOCCUPATION DE BAN KI- MOON
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26/11/11
COMMUNIQUÉ DU BUREAU COMMUNICATION DE LA PRESIDENCE
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE POSE DES ACTIONS CONCRÈTES VERS LA
RELANCE DES ACTIVITÉS CULTURELLES À TRAVERS LE PAYS
Port-au-Prince, le vendredi 25 Novembre 2011: Le Président de la
République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, accompagné, entre autres,
de la Première Dame, Sophia MARTELLY et de la Secrétaire d’État à la
Jeunesse et à l’Action Civique, Carline MONTAS, a assisté à la
présentation magistrale de la pièce de théâtre intitulée «Les
Monologues du Vagin », vendredi soir à Le Villate, à Pétion-Ville.
Cette présentation a été réalisée sous le haut patronage de la
Présidence au profit de la communauté estudiantine. La présence du
Chef de l'État à cette activité socio-culturelle, à l’occasion de la
Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des
femmes, confirme son attachement à contribuer à l'émancipation totale
des femmes haïtiennes et son vif intérêt pour la relance des activités
socio-culturelles dans le pays.
Dans ses propos, le Président MARTELLY a félicité l’Atelier Théâtre
et Eclosion pour l'adaptation et la mise en scène de cette pièce et
salué le talent des actrices qui ont offert un superbe spectacle à des
centaines d’étudiants haïtiens. Selon le Chef de l’Etat, cette pièce
théâtrale est porteuse de leçons capables de faire évoluer les
consciences et changer les mentalités vers une nouvelle conception de
la société fondée sur l’égalité entre l’homme et la femme. Conscient
des problèmes auxquels sont confrontés les étudiants haïtiens, le
Président de la République a, par ailleurs, annoncé que le
Gouvernement est instruit de prendre des dispositions nécessaires en
vue de réaliser des formations et des stages sur l’entreprenariat en
vue de promouvoir l’esprit d’initiative chez les jeunes et les femmes.
« La femme, c’est la vie et la jeunesse, l’avenir. Il nous faut
continuer à ouvrir l’accès à l’éducation aux jeunes et aux femmes
d’Haïti en vue d’imprimer dans la réalité, le droit pour tous, à
chances égales, de se construire un avenir en toute dignité », croit
dur comme fer le Président de la République.
P-AU-P. LE CHOLERA EST SOUS CONTRÔLE.
La ministre de la santé, Florence Duperval Guillaume, invite
la population à continuer de respecter les consignes d'hygiène
de base, pour prévenir le choléra qui a déjà fait plus de 6
mille morts. « L'épidémie de cholera est sous contrôle », a
déclaré la ministre de la santé publique, alors qu'elle
effectuait ce jeudi une visite dans la commune de Croix des
Bouquets. Tout en faisant remarquer que le gouvernement haitien
va adopter de nouvelles dispositions pour faire face à la
maladie Madame Duperval indique par ailleurs que les autorités
entendent favoriser l'accès à l'eau potable et augmenter le
nombre de latrines à travers le pays en vue de diminuer la
propagation de la maladie. Rappelons que selon un haut
responsable onusien, Haïti est aujourd'hui le pays le plus
touché par le choléra dans le monde. La proportion de personnes
à avoir contracté la maladie est de 5%. Le choléra est sur le
point de devenir endémique dans le pays.
CAYES. LA MINUSTAH ET LES CAPACITES DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES.
La Minustah a procédé cette semaine à l'inauguration d'un
centre polyvalent à Cayes Jacmel, une commune située dans le
département du sud' Est. La cérémonie de remise des clefs, s'est
déroulée en présence de l'adjoint du secrétaire général de l'ONU,
ainsi que des autorités locales et départementales du Sud-est.
Selon Eliana Nabaa, Chef du bureau de la Communication et de
l'Information de la MINUSTAH, ce projet financé à hauteur de plus d'un
million de dollars par la section de « réduction de la violence
communautaire » de la Minustah, vise le renforcement des capacités des
collectivités locales. Madame Nabaa a de plus indiqué que
l'établissement des ces différentes structures a caractère
multidimensionnel dans le sud-est, va être utile à d'autres fins, en
cas de catastrophe naturelle. Ce projet exécuté par l'organisation
internationale de la migration (OIM) entre dans le cadre d'un
programme de la section de la réduction de la violence communautaire,
visant à renforcer les capacités de sept des dix communes du
département du sud-est, gravement affectées par le tremblement de
terre de janvier 2010. La population de cette commune était
estimée en 2009 à 36 693 habitants
P-AU-P. PROTESTATION DES RÉVOQUÉS A L'ONA.
Les activités étaient paralysées pendant la journée de mercredi à
l’Office national d’assurance vieillesse (ONA) où les responsables du
service de sécurité ont eu maille à partir avec des agents qui
affirmaient avoir été remerciés. Les protestataires ont dénoncé la
décision de l’ex-major Kernisant de les remplacer par des anciens
militaires depuis mardi soir au siège social de l’institution, à
Delmas 17 .
Cependant, le nouveau directeur général de l’ONA, Bernard
Degraff, a attribué à un déficit de communication l’incident ayant
affecté le fonctionnement de l’administration. Démentant les rumeurs
de révocation de contractuels, il précise avoir seulement décidé de
renforcer le système de sécurité avec l’arrivée de quatre nouveaux
agents sur la base d’un contrat signé avec une compagnie spécialisée.
L’incident était regrettable, mais tout est rentré dans l’ordre,
conclut M. Degraff.
INTERNATIONAL
AFGHANISTAN. OTAN ET SON ATTAQUE DANS LA REGION. BAVURE ET CRISE
NATIONS UNIES.
NATIONS UNIES ET LA TORTURE EN SYRIE..
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23/11/11
AFFAIRE BELIZAIRE. COMMISSION SENATORIALE A IDENTIFIÉ LES
IMPLIQUÉS.
Huit personnalités, dont des membres du gouvernement, des hauts
fonctionnaires de l'administration publique et des hauts gradés de la
police, sont accusés par la commission sénatoriale spéciale
d'implication dans l'arrestation du député Arnel Bellizaire. Le
rapport de la commission indique que le degré de responsabilité varie
d'une forte implication à une passivité dans le processus ayant
conduit à une violation de la constitution. Le chef du Parquet,
Félix Leger, et le ministre de la justice, Josué Pierre Louis,
sont tenus pour responsables de l'ordre illégale d'appréhender un
parlementaire en fonction sans la levée de l'immunité. Les membres de
la commission rejettent l'argumentaire du ministre Pierre Louis
faisant croire qu'il attendait une correspondance de la chambre basse
pour intervenir dans le dossier. Les parlementaires sont très remontés
contre le commissaire du gouvernement qui n'a pas voulu répondre aux
questions de la commission arguant de son statut de juge. La
commission réclame des poursuites judiciaires contre M. Leger qui est
déjà l'objet de mesures conservatoires. Le ministre de l'intérieur,
Thierry Mayard Paul, est également accusé d'avoir eu une part
active dans l'arrestation du député Bellizaire. M. Mayard Paul n'a pas
convaincu les sénateurs qu'il n'avait joué aucun rôle dans cette
affaire. Des témoins ont confié aux parlementaires que le ministre de
l'intérieur aurait tenté en vain de différer le retour du député
Bellizaire afin d'éviter l'arrestation. Le rapport de la commission
sénatoriale a conclu également à l'implication du directeur général de
la Police, Mario Andrésol, et du directeur central de la police
judiciaire, Godson Orelus, dans la violation de la
constitution. Les explications de Andrésol n'ont pas convaincu les
sénateurs qui s'étonnent que le chef de la police ait la capacité de
mobiliser seul plusieurs unités spécialisées des forces de l'ordre. Le
directeur de l'aéroport, Pierre André Laguerre, est également
accusé de n'avoir rien fait pour empêcher l'arrestation du député sur
le tarmac de l'aéroport Toussaint Louverture. Le Premier Ministre même
s'il n'est pas accusé formellement, est tenu pour responsable des
actes de son gouvernement. Gary Conille a fait preuve de
lâcheté en se retranchant dans son mutisme, explique la commission
sénatoriale.
COMMUNIQUE DE PRESSE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES.
Port-au-Prince, le mardi 22 Novembre 2011.- Le Ministre des
Affaires Etrangères et des Cultes, S.E. Laurent LAMOTHE, a appris,
avec beaucoup de satisfaction, l’élection au nom d’Haïti, ce mardi 22
Novembre, de l’Ambassadeur Jean Wesley Cazeau comme Membre du Corps
Commun d’Inspection (CCI) de l’Organisation des Nations Unies (ONU)
pour la période 2013-2017 en obtenant 96 voix. L’arrivée du
Représentant d’Haïti au sein de cette importante instance vise à
combler le siège vacant réservé au Groupe d’Etats de l’Amérique latine
et des Caraïbes. Six Membres au total ont été élus au niveau du CCI en
cette occasion. Cette structure de l’ONU, qui est composée de 11
Membres, est habilitée à effectuer des enquêtes et des inspections, et
d'apporter un point de vue indépendant dans le but d’améliorer la
gestion et les méthodes, et d’assurer une plus grande coordination
entre les organisations du Système des Nations Unies.
AFFAIRE BELIZAIRE. LES SENATEURS MODIFIENT LES RECOMMANDATIONS
DE LA COMMISSION.
L'assemblée des sénateurs a décidé avec 11 voix pour, 6 contre et
4 abstentions, le retrait du point f des recommandations de la
commission sénatoriale d'enquête sur l'arrestation arbitraire du
deputé Arnel Bélizaire, sur proposition du sénateur Joseph Lambert.
Cet article recommandait non seulement l'interpellation du ministre de
la justice, Josué Pierre-Louis qui a demissionné avant la séance du
jour, mais encore celle du ministre de l'Intérieur, Thierry Mayard-Paul,
pour qu’il réponde lui aussi de l'acte arbitraire du 27 octobre.
L'ancien chef de cabinet du president Matelly est accusé de s'être
introduit arbitrairement dans l'espace sterile de l'Aeroport et
d'avoir brutalisé des agents de sûreté. Le vote est intervenu après
plus de 7 heures de discussions, au cours desquelles, les sénateurs
ont mis l'accent sur le rôle joué par les plus hautes autorités du
pays dont le président de la République, le premier ministre, le chef
de la police, le directeur de la police judiciaire, le directeur
général de l'Aeroport international et des proches du gouvernement,
dans l'arrestation et l'incarcération du député.
Selon des sénateurs comme Moïse Jean-Charles, Jean William Jeanty,
Steven Benoit, Francky Excéus, tout avait été ficelé à l'avance avec
de nombreuses mises en place, dont la mobilisation d''un tiers des
forces armées du pays. Des sénateurs ont même fait savoir que le
président de la République, lors de rencontres avec des parlementaires,
s'est refusé à renoncer à l'arrestation du deputé, dont il aurait même
sollicité la photo au moment où il serait conduit au pénitencier
national. La Commission ainsi que d'autres sénateurs exigent des
excuses publiques du chef de l'Etat pour le rôle de premier plan joué
dans le scandalede l'arrestation du parlementaire
Quant au premier ministre dont l'interpellation avait eté
recommandée dans un premier draft du rapport, il est accusé d'avoir
failli à ses responablités et d'avoir fait preuve de laxisme, en
laissant commettre un acte anti-constitutionnel, sous prétexte qu'il
craignait d'être accusé d'obstruction à la justice. Selon le senateur
Jeanty, l'attitude du chef du gouvernement pourrait suggerer qu'il a
tout laissé faire pour en tirer des dividendes.
Mais pour le sénateur Youri Latortue, le ministre de la justice est
avec le chef du Parquet les principaux responsables de l'arrestation
du député. Les autres responsabilites se situent selon lui au second
degré. N'empêche que le sénateur Kély Bastien estime que les
recommandations faites par la commission étaient nettement en-deça des
actes reprochés aux uns et aux autres. Selon lui, les sénateurs se
devraient d'être en phase avec la résolution votée par les députés le
28 octobre, qui réclamait entre autres la démission des ministres de
la justice et de l'Intérieur.
Le premier a démissionné suite aux pressions exercées contre lui et
le second a bénéficié mardi soir du retrait de l'article f des
recommandations de la commission spéciale qui réclamait son
interpellation. Suite à ce vote, le senateur Joseph Lambert qui a
proposé le retrait dudit article avec le soutien de son colègue
latortue, a fait savoir qu'il etait tant de dépasser le dossier
Bélizaire et d'aller de l'avant pour se mettre au travail, en abordant
le dossier de la reconstruction et du relogement de la population des
tentes. Il estime que l'exécutif a fait un grand pas en offrant la
démission de son ministre de la justice.
Mais pour le senateur Annick François, rapporteur de la commission
d'enquête, la ruse a une fois de plus gagné et la population a perdu.
Chacun a cherché à proteger ses petits intérets, a-t-il déploré,
estimant que le vote aurait dû se faire à la majorite absolue, soit 16
sénateurs sur 30. Le secretaire d'Etat aux affaires étrangères, Michel
Brunache a egalement echappé à l'interpelation. La commission spéciale
ayant estimé qu'il n'avait aucune implication dans l'arrestation du
député, le senateur Latortue a recomande qu'il soit blanchi. Ce qui a
été fait.
Les autres Recommandations de la Commission a) Que le sénat de la
république demande au gouvernement de la république que des sanctions
administratives et disciplinaires soient prises à l’encontre de
certains cadres de l’administration publique comme par exemple le
directeur de l’AAN qui a servi comme facilitateur à la commission
d’une infraction qui aurait pu coûter à la nation la fermeture de son
aéroport principal. b) Que le sénat de la république demande au
gouvernement de la république que des sanctions administratives
conservatoires soient prises à l’encontre du commissaire du
gouvernement, Me Félix Léger. c) Que le Sénat de la République d’Haïti
intente une action auprès des tribunaux haïtiens pour demander que des
mesures conservatoires soient adoptées pour empêcher que Me Félix
Léger n’échappe à la justice haïtienne. d) Que le Sénat de la
République d’Haïti intente une action auprès d’un tribunal compétent
pour que l’action initiée par Me Félix Léger du Parquet de
Port-au-Prince soit déclarée illégale et arbitraire. e) Toutes autres
actions en justice soient entreprises par devant un tribunal compétent
pour obtenir que la justice haïtienne prononce des sanctions pénales à
l’encontre de Me Félix Léger pour violation de la Constitution en ses
articles 114 et 115 et de l’article 90 du Code Pénal haïtien.
g) Que le CSPN soit convoqué pour expliquer son laxisme, sa
faillite dans la gestion de cet événement qui a mis á nu les
faiblesses de l’état et l’absence de tout contrôle des autorités
civiles sur les structures de sécurité du pays. h) Que des mesures
disciplinaires soient prises á l’encontre du Directeur Général de la
PNH qui a outrepassé ses droits en mobilisant toutes les structures
spécialisées dans le but de déjouer le piège « qu’on lui aurait tendu
». i) Que des dispositions soient adoptées rapidement afin de limiter
la capacité d’un Directeur Général de la Police á mobiliser les Unités
spéciales de la dite institution sans l’aval des autorités civiles
compétentes. j) Que le sénat de la république obtienne du CSPN que des
mesures disciplinaires soient adoptées afin de freiner les dérives
observées dans le comportement du directeur de la police judiciaire.
INTERNATIONAL
CANADA
MONTREAL LA VILLE NE VEUT PAS QUE LES INDIGNES
CAMPENT AU SQUARE VICTORIA.
FRANCE.
PARIS. MANUEL ORTEGA SERA EXTRADE VERS LE PANAMA.
EGYPTE. ATMOSPHERE IRRESPIRABLE.
NATIONS UNIES
YEMEN. ONU SE FELICITE D'UN ACCORD SUR UN TRANSFERT DE POUVOIR.
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22/11/11
DEMISSION DU MINISTRE DE LA JUSTICE JOSUE PIERRE-LOUIS.
Le Ministre de la justice Josué Pierre Louis, interpellé par les
sénateurs a remis ce mardi sa démission au premier ministre Garry
Conille. Dans une correspondance adressée au Chef du gouvernement,
Monsieur Pierre Louis a expliqué qu'il a pris cette décision compte
tenue de la conjoncture actuelle qui l'empêche de mettre en œuvre son
plan d'action. Le garde des sceaux de la République a été interpellé
par les sénateurs de la République qui l'avait accusé d'être l'un des
responsables de l'arrestation du député Arnel Belizaire le 27 octobre
dernier. Les députés en réaction, avaient adopté une résolution dans
laquelle, plus de 70 d'entre eux, avaient exigé la démission de Josué
Pierre Louis, qui a toujours nié son implication dans l'arrestation du
député Delmas-Tabarre. On apprend qu'une copie de la lettre de
démission du ministre a été acheminée au Sénat de la République
quelques heures avant la tenue de sa séance d'interpellation. Pour sa
part, le premier ministre Garry Conille informe les sénateurs qu'il
assurera l'intérim au ministère de la Justice, suite à cette démission.
LE MINISTRE DE LA JUSTICE JOSUE PIERRE-LOUIS CONTRAINT DE
DEMISSIONNER Signal FM:
Classé parmi les principaux responsables de l’arrestation du député
Arnel Bélizaire le 27 Octobre 2011, le ministre de la justice et de la
sécurité publique, Arnel Bélizaire subirait des pressions au sein même
du gouvernement pour qu’il démissionne. Lundi, Josué Pierre-Louis
avait démenti les rumeurs faisant état de sa décision de quitter son
poste pour anticiper un vote de censure au Sénat de la République où
il est interpelé ce 22 Novembre. Le sénateur Youri Latortue, président
de la commission justice, sécurité et défense au Sénat haïtien estime
que Me Josué Pierre-Louis ferait mieux de claquer la porte. Car, selon
le principal responsable de Latibonit an Aksyon, le ministre sortirait
avec les honneurs s’il optait pour un retrait volontaire. Selon toute
vraisemblance, le rapport de la commission sénatoriale d’enquête sur
les événements du 27 Octobre 2011 ne contredit pas les accusations
portées par les parlementaires contre le Garde des Sceaux de la
République. La commission aurait sollicité que les noms d’autres
responsables gouvernementaux soient inscrits sur la liste des
interpellés. La démission de Me Pierre-Louis contribuerait à sauver la
tête d’autres ministres pointés du doigt notamment par la Chambre des
Députés. Le Président du Sénat, Rodolph Joazil a en tout cas confirmé
lundi le dépôt du rapport de la commission d’enquête ainsi que la
tenue de la séance d’interpellation pour aujourd’hui.
INTERPELLATION. JOSEPH LAMBERT POURRAIT VOTER CONTRE JOSUE
PIERRE-LOUIS. Vision 2000:
Le ministre de la Justice Josué Pierre Louis et le secrétaire d’Etat
aux affaires étrangères Michel Brunache devraient recevoir une motion
de censure lors de la séance d’interpellation d’aujourd’hui. Le groupe
des 16, majoritaire au grand corps a, en tout cas annoncé sa décision
de voter contre le garde des sceaux de la République. Son chef de
file, le sénateur Joseph Lambert, met toutefois en garde contre toute
idée de démembrer le gouvernement. Par ailleurs, le 3e sénateur du
Sud’Est affirme n’avoir pas bénéficié des largesses du ministre Pierre
Louis. Aucun de mes proches n’a été nommé à un poste quelconque au
sein de l’appareil judiciaire dans le département du Sud’Est, se
défend le sénateur Lambert. « Une démission de Me. Josué Pierre Louis
témoignerait de sa bonne foi et pourrait raffermir les liens entre
l’Exécutif et Législatif », a indiqué Joseph Lambert joint au
téléphone par Marie Lucie Bonhomme ce mardi matin.
INTERNATIONAL
FRANCE.
DECES DE DANIELLE MITTERAND
CANADA
QUEBEC. JEANNINE POLON D'ORIGINE FRANÇAISE MENACEE D'EXPULSION
POUR VOL.
CAIRE. DETERMINATION A OBTENIR LE DEPART DES MILITAIRES.ONU CONDAMNE LA REPRESSION SYRIENNE.
NATIONS UNIES.
PROCUREUR DE LA COUR PENAL INTERNATIONALE LUIS MORENO-OCAMPO EN
LIBYE.
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21/11/11
LE PARLEMENT DEMENAGE. Signal FM:
Le parlement haïtien prend logement dans un nouveau local. Ce
nouvel édifice construit grâce au financement de l’Agence Américaine
pour le Développement International (USAID) est inauguré ce 21
Novembre 2011, au Bicentenaire, dans le centre de la capitale. « Le
nouveau bâtiment, dont le cout s’élève à 1.9 million de dollars, est
financé et construit par le Bureau des Initiatives de Transition de
l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID). Cet
espace pourra abriter le parlement pendant plusieurs années, en
attendant la construction d’une structure permanente devant abriter
l’Assemblée Nationale », indique un communiqué de l’Ambassade des
États-Unis à Port-au-Prince. Érigé sur 22 mille mètres carrés, ce
nouveau Palais Législatif comprend deux bâtiments reliés par une salle
destinée aux réunions en Assemblée.
REPRISE MARDI DE LA SEANCE D'INTERPELLATION. Signal FM:
La séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué
Pierre-Louis et du Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, Pierre
Michel Brunache reprend ce mardi 22 Novembre 2011. Bien avant cette
reprise, l’Assemblée des Sénateurs statuera sur le rapport de la
commission sénatoriale d’enquête sur les événements du 27 Octobre 2011
où le député Arnel Bélizaire avait été arrêté en dépit de son immunité
et conduit en prison sans être entendu par un juge. La commission doit
déposer son rapport ce lundi au Bureau du Grand Corps. Elle a
auditionnée une vingtaine de personnalités dont des membres du
gouvernement, des parlementaires et d’autres témoins comme l’ancien
chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant. Selon des membres
de la commission, cette enquête, qui s’est échelonnée sur la période
du 12 au 28 Octobre, a permis de faire de curieuses découvertes. Le
Secrétaire – rapporteur, Annick François Joseph se dit prêt à dire
toute la vérité à la nation sur ce qui s’est passé depuis
l’altercation entre le député Bélizaire et le Président Michel
Martelly au Palais National et la libération du parlementaire. Rien
n’a filtré des recommandations formulées par la commission. Mais, plus
d’uns s’attendent à ce qu’elle préconise l’élargissement de la liste
des interpellés. La Chambre des Députés, dans une résolution adoptée
le 28 Octobre avait pointé du doigt, outre le ministre de la justice,
Josué Pierre-Louis et le secrétaire d’État aux Affaires Étrangères
Pierre Michel Brunache, ceux de l’Intérieur, Thierry Mayard Paul, des
Affaires Étrangères, Laurent Lamothe. En tout cas, un vote de censure
semble imminent. A preuve, le bruit d’un remaniement
COMMISSION D'ENQUETE DE LA PRIMATURE FAIT DES RECOMMANDATIONS./Le
Matin:
Le rapport de la Commission d’enquête de la primature sur l’affaire du
député Arnel Bélizaire a été remis au Premier ministre Garry Conille.
Le rapport recommande aux trois pouvoirs de respecter la loi et
n’accuse personne selon Me René Julien. Il explique par ailleurs que
la Commission aurait rencontré et interroger 90 pour 100 des personnes
concernées.
INTERNATIONAL
CANADA. LES INDIGNES INVITES A QUITTER PLACE VICTORIA.
EGYPTE UNE AUTRE REVOLUTION
BELGIQUE. DEMISSION D'ELIO DI RUPO. LA CRISE SE POURSUIT.
C
NATIONS UNIES
ONU SIDA. RESULTATS TANGIBLES DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA.
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P-AU-P. RETABLISSEMENT DE L'ARMEE SELON MARTELLY.
A l’occasion du 208e anniversaire de la bataille de Vertières,
le President Michel Martelly, a annoncé vendredi la création d’une
commission civile chargée d’assurer le rétablissement de l’armée
qui, a-t-il promis, à travers un appel à la réconciliation et au
pardon, sera différente de l’institution disparue il y a dix-sept
ans et s’inspirera des idéaux du 18 novembre 1803, à l’origine de
l’émergence du premier Etat noir du monde.
« Dix-sept ans déjà, dix-sept ans de trop. Cette situation doit
cesser. Haïti doit assurer l’intégrité de son territoire et sa
sécurité nationale », a lancé avec véhémence sous des vivats le chef
de l’Etat qui a tenu un discours aux accents très nationalistes
devant des officiels, des invités spéciaux et une foule de plusieurs
dizaines de spectateurs, dont des militaires démobilisés, réunis au
Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) à l’occasion de la
commémoration du 208e anniversaire de la bataille de Vertières.
Désavoué par une partie de l’opinion publique et les principaux
pays donateurs dans son projet unilatéral de réhabilitation de
l’armée, renvoyée en 1994 en raison de ses méthodes ultra-répressives
et antidémocratiques, Michel Martelly accorde un délai de 40 jours à
la commission civile pour définir, en consultation avec différents
secteurs l’agenda du processus de création de la nouvelle armée. Une
fois franchie cette étape, dit-il, le retrait progressif des troupes
de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), déployées sur le
territoire national depuis 2004, sera amorcé à travers la mise en
place d’un calendrier à cet effet.
Outre l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, le Premier
ministre Garry Conille, les membres du gouvernement, les présidents
du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Cour de cassation, Anel Joseph,
et le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol,
assistaient à la cérémonie de même que l’ex-Président militaire, le
général Prosper Avril et l’ancien chef d’Etat intérimaire, Boniface
Alexandre
RETOUR AU PAYS DE LA DELEGATION HAITIENNE AYANT SEJOURNE A CUBA.
Port-au-Prince, le 17 novembre 2011.
La délégation haïtienne, présidée par S.E.M. Michel Joseph MARTELLY,
qui a séjourné à Cuba du 15 au 17 novembre, est rentrée au pays ce
jeudi. La visite des officiels haïtiens à la Havane et Santiago est
qualifiée d’historique et d’inoubliable par le Chef de l’État. Au
salon diplomatique de l’Aéroport Toussaint Louverture, cette
délégation, composée de membres du gouvernement et de parlementaires,
a présenté un bilan positif de sa tournée, marquée par le
renforcement et la dynamisation des relations entre Haïti et Cuba.
Cette visite a permis, en plus d’une promesse de cinq (5)
millions de dollars américains pour la construction de cinq cents (
500) maisons pour les sinistrés du 12 janvier, des engagements pour
réaménager les aéroports de Port-de-Paix, de Jérémie et de Hinche.
Elle a aussi permis, entre autres, d’élargir la coopération
bilatérale en médecine vétérinaire, de combler les carences du
système sanitaire haïtien en ressources humaines, d’étendre le
programme d’alphabétisation, d’obtenir une assistance technique pour
les compagnies telles : CNE, SMCRS et Dignité. Wencesclas Lambert et
Altès Toussaint, Présidents des Commissions des Affaires Étrangères
et des Cultes, respectivement au Sénat de la République et à la
Chambre des Députés, qui faisaient partie de la délégation, ont
lancé un appel solennel à leurs collègues parlementaires afin de se
dépasser dans l’intérêt de la population qui croupit dans la misère
sous les tentes. C’est la première visite du Président MARTELLY à
Cuba depuis son élection à la tête du pays.
CROIX DES BOUQUETS. INCENDIE AU MARCHE.
Un septième marché publique a été incendié mardi soir. Il s'agit
cette fois ci du marché publique de la Croix des Bouquets .
Plusieurs centaines de marchandes du secteur informel sont les
principales victimes de ce sinistre dont l'origine n'est inconnue.
Le commissaire du gouvernement de cette juridiction a ouvert une
enquête pour savoir l'incendie était d'origine criminelle. Plusieurs
membres du gouvernement s'était rendu sur place quelques heures
après l'incendie. Le secrétaire d'Etat à l'intérieur, Fritz Jean
Louis, annonce qu'un programme d'appui au secteur informel est
envisagé. Un recensement devra être réalisé afin d'identifier à l'
avance les opérateurs se trouvant sur un site ce qui devra faciliter
la concrétisation des mesures d'accompagnement a fait valoir M. Jean
Louis.
Des magasins de vêtements, chaussures et tissus sont partis en
fumée causant le désarroi des marchandes. Selon les autorités
municipales environ 200 marchandes ont enregistré des pertes lors de
ce sinistre. 12 % du marché publique ont été détruit par les flammes rapportent les autorités qui ne dispose pas d'une estimation des
pertes. La ministre a la condition féminine, Yanick Mezile, s'était
également rendue sur place afin de réaliser une première évaluation
de la situation. Elle annonce la formation d'une commission devant
aider à recapitaliser les marchandes. Les autorités municipales
auront la charge d'identifier les vraies victimes devant bénéficier
de prêts avec des taux bonifiés. Ces programmes d'accompagnements
sont réalisés après chaque incendie de marché. Rarissime avant 1986
les incendies de marché public se multiplient tandis qu'aucun
résultat d'enquête n'a été publié par les autorités.
INTERNATIONAL
BENIN. COTONOU. LE PAPE EN VISITE DANS CE PAYS D'AFRIQUE.
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PREMIERE JOURNEE DE TRAVAIL DE LA DELEGATION HAITIENNE A CUBA
Port-au-Prince, le 15 novembre 2011. Le Président de la République,
S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, est arrivé à la Havane ( CUBA), ce
mardi 15 novembre. Le Chef de l’État préside une importante délégation
composée entre autres des ministres des Affaires Étrangères, de la
Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Éducation, de la
Jeunesse et des Sports et du Plan ; du président de la Commission des
Affaires Étrangères du Sénat et de celui de la Commission des Affaires
Étrangères de la Chambre des députés.
La délégation haïtienne a été accueillie à sa décente d’avion par
l’Ambassadeur haïtien accrédité à Cuba, M. Jean Généus et le vice-
ministre cubain des relations extérieures Rogelo Sierra. Dans l’après
midi, les ministres Laurent Lamothe, Hébert Docteur, Florence Duperval
Guillaume et Ronald Toussaint ont eu une séance de travail avec
l’ambassadeur norvégien accrédité en Haïti avec résidence à la Havane,
M. John Petter Opdahl. Les discussions ont tourné notamment autour de
la création de sources alternatives d’énergie, de manière à freiner le
phénomène de la déforestation.
Dans la soirée, le Président MARTELLY et le Chancelier LAMOTHE,
assistés du sénateur Wencesclas LAMBERT et du député Alteste TOUSSAINT
ont eu une fructueuse réunion de travail avec 17 ambassadeurs
accrédités en Haïti, avec résidence à la Havane. Cette rencontre était
l’occasion pour le ministre des Affaires Étrangères d’exposer la
vision du Président MARTELLY aux diplomates. M. Lamothe a demandé aux
ambassadeurs d’inciter les investisseurs de leurs pays à s’installer
en Haïti, rappelant que le pays est ouvert aux investisseurs étrangers.
La visite de la délégation haïtienne à Cuba s’inscrit dans le cadre
du renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays et
l’exploration de nouvelles pistes de coopération.
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE
LA DEFENSE NATIONALE
Accompagnement des victimes de l’incendie du marché de la
Croix-des-Bouquets
Port-au-Prince, le 16 novembre 2011 : Le Ministère de l’Intérieur,
des Collectivités territoriales, de la Défense Nationale (MICTDN)
présente ses sympathies aux victimes du marché de la
Croix-des-Bouquets suite à l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit
du mardi 15 novembre 2011, et profite de l’occasion pour remercier
tous ceux-là, notamment la Minustah et la Police Nationale d’Haïti,
qui sont rapidement intervenus pour limiter les dégâts et empêcher
toute perte en vie humaine.
Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales, et de
la Défense Nationale prend acte de l’ampleur de la situation et entame,
de concert avec la Mairie de la Croix-des-Bouquets et la Direction de
la Protection Civile, un processus d’évaluation du sinistre en vue
d’aboutir aux modalités de mise en œuvre de l’action gouvernementale
pour venir en aide aux victimes.
Le MICTDN s’active de manière à ce que les commerçants victimes de
l’incendie du marché de Croix-des-Bouquets, puissent reprendre leurs
activités. Le Ministère souhaite déjà bon courage aux populations
victimes et réitère sa volonté de les accompagner.
Le Ministère de l’Intérieur des Collectivités Territoriales et de
la Défense Nationale œuvre à la matérialisation de la vision du
Président de la République à créer le développement soutenable par des
initiatives apportant à la population l’aide et l’assistance civique
auxquelles elle a légitimement droit.
CANADA.CONCERNANT LA REMOBILISATION DE L'ARMEE
Le porte-parole du ministre d'État des Affaires étrangères chargée de
l'Amérique latine et des affaires consulaires, John Babcock a déclaré
que le canada n'envisage pas de supporter financièrement les Forces
armés d'Haïti que le président Martelly entend remobiliser. Dans un
courriel transmis à l'Associated Press monsieur Badcork affirme que la
décision d'Haïti de rétablir l'armée était un droit souverain, mais
que cela semblait «prématuré» compte tenu des conditions difficiles
dans lesquelles vivent encore de nombreux Haïtiens après le séisme.
Le Canada craint que la création d'une deuxième force de sécurité
en Haïti réduise considérablement les ressources disponibles pour les
autres priorités importantes dans le pays, notamment celle de
renforcer la police nationale, a écrit M. Babcock. Le président Michel
Martelly a l'intention d'aller de l'avant dans son projet de rétablir
l'armée haïtienne, démantelée en 1995. Il devrait bientôt annoncer le
recrutement d'une force initiale de 500 hommes qui devrait coûter 25
millions $US, selon les informations obtenues par l'Associated Press.
M. Babcock a indiqué que le Canada ne paierait pas pour une
deuxième force de sécurité en Haïti, faisant écho à la position de
plusieurs diplomates, qui ont annoncé à M. Martelly qu'ils ne
verseraient pas d'argent pour la nouvelle armée. Mais dans la pratique,
les gouvernements étrangers sont presque certains de participer à ce
projet même s'ils ne le veulent pas. Entre 60 et 70 pour cent du
budget du gouvernement haïtien provient de sources extérieures, et les
différents ministères seront appelés à verser entre un et cinq pour
cent de leur budget à la nouvelle armée.
CONFIRMATION DE L'INTERPELLATION POUR MARDI.
L’interpellation de mardi confirmée, selon Rodolphe Joazile
Affirmant que ses pairs sont prêts à se prononcer pour le renvoi ou le
maintien du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du
secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, soupçonnés
d’implication dans l’affaire Bélizaire, le président du Sénat exprime
toutefois un certain agacement face à l’attente que suscite la séance
d’interpellation au détriment, juge-t-il, de grands dossiers comme
l’éducation, la CIRH ou le budget Publié le mercredi 16 novembre 2011
Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, a confirmé mercredi que la
séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis,
et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, se
tiendra bien mardi prochain (22 novembre), dans le cadre de l’affaire
Arnel Bélizaire.
Le bureau de l’assemblée attend ce jeudi la remise du rapport de la
commission spéciale ayant auditionné divers officiels sur
l’arrestation arbitraire, le 27 octobre dernier, du Député de Delmas/Tabarre
(banlieue est-nord de Port-au-Prince), incident à l’origine d’une
grave crise politique. Le numéro un de la Chambre haute ne cache pas
son étonnement devant l’ampleur de l’intérêt que suscite dans
l’opinion publique l’interpellation, un exercice, dit-il, auquel le
pays a déjà assisté à plusieurs reprises. « Tous les regards
convergent vers l’interpellation », a-t-il noté en donnant l’assurance
que les Sénateurs -loin de fuir leurs responsabilités- trancheront
dans un sens ou dans un autre.
De l’avis de M. Joazile, les différentes composantes de la société
civile devraient plutôt focaliser leur attention sur des dossiers
autrement plus importants tels l’avancement du programme d’éducation
gratuite, la situation de la Commission intérimaire pour la
reconstruction d’Haïti (CIRH), le budget de l’exercice 2011-2012 et
l’agenda législatif. Soulignant au micro des journalistes que toute
séance d’interpellation doit déboucher sur un vote de confiance ou une
motion de censure, le parlementaire du nord-est a aussi tenu à
rappeler que les deux cas de figure se sont déjà présentés par le
passé.
Tout compte fait, les jeux restent ouverts autant pour les
interpellateurs que pour les interpellés si l’on doit lire entre les
lignes. En suspension continue depuis deux semaines et objet de deux
reports qui ont considérablement alimenté la confusion et les
suspicions sur les motivations des Sénateurs, la séance
d’interpellation décidera du sort du ministre Josué Pierre-Louis et du
secrétaire d’Etat Michel Brunache, deux membres du gouvernement
Martelly/Conille investi il y a tout juste un mois.
INTERRNATIONAL
LIGUE ARABE DONNE 3 JOURS POUR LA SYRIE DE METTRE
FIN A LA REPRESSION.
NATIONS UNIES
APPEL DE L'ONU AU RESPECT DES DROITS DE L'HOMME
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P-AU-P. PM GARRY CONILLE, MINISTRES THIERY MAYARD PAUL LAURENT
LAMOTHE DANS UN ATTERISSAGE D'URGENCE D'UN HELICOPTERE A PETION-VILLE.
12/11/11
Ce Samedi 12 Novembre, dans la soirée , l'helicoptere qui
transportait le Premier ministre Garry Conille et les ministres de
l’intérieur, Thierry Mayard Paul, et des affaires étrangères, Laurent
Lamothe, a fait un atterissage f'urgence dans la zone de
Petion-Ville4, comme l'a confirmé le bureau de communication de la
Primature. Ils s'en sont sortis sain et sauf.
La navigation nocture était difficile et l'appareil a du se poser
en urgence sont sortis indemnes samedi soir de l’atterrissage
d’urgence de leur hélicoptère dans les hauteurs de Pétion-Ville. Selon
le bureau de presse, les trois responsables gouvernementaux venaient
de quitter l’hôtel Le Montcel à Belot, Kenscoff, où ils s’étaient
entretenus avec le Président Michel Martelly de l’évolution de la
situation particulièrement à la frontière haïtiano-dominicaine,
théâtre de graves incidents meurtriers depuis 48 heures. Au moins cinq
compatriotes ont été exécutés dans une section communale de Cornillon
en représailles contre le meurtre d’un ressortissant dominicain qu’un
haïtien avait provoqué.
Après l’incident technique, Garry Conille, Thierry Mayard Paul et
Laurent Lamothe ont regagné Port-au-Prince en voiture afin de pouvoir
se rendre dimanche matin à la cérémonie de clôture d’une retraite de
deux jours organisée sur la côte des arcadins'
Considérés comme deux super ministres, MM. Mayard Paul et Lamothe
ont fait la navette par voie aérienne entre la capitale et le club
Indigo où se tient le séminaire gouvernemental. .
La Primature a aussi informé que le ministre de la Culture et de la
Communication, Choiseul Henriquez, est décédé ce vendredi soir au
Canada d’une hémorragie cérébrale.
POUR LA TRANQUILITE A CORNILLON.
Le bureau du Premier Ministre informe que des unités de la Police ont
été dépêchées sur place afin de protéger les résidents. Le Premier
Ministre répond ainsi à l'appel lancé par le député de Cornillon,
Lamarre Baptiste, qui avait fait état de rumeurs persistantes
relatives à une incursion des dominicains dans la zone. Dans le même
temps le ministre des affaires étrangères, Laurent Lamothe, a
sollicité de l'ambassadeur haïtien en République Dominicaine, Alix
Cineas, un rapport sur les circonstances dans lesquelles ces incidents
ont éclatés. Le gouvernement haïtien réclame également des autorités
dominicaines des dispositions pour venir accompagner les parents des
victimes. Selon le maire de Cornillon, Alix Bien Aimé, des groupes de
dominicains ont fait irruption et ont assassiné au moins 4
compatriotes en représailles au décès d'un dominicain. Le
ressortissant dominicain a été tué par un tir accidentel lors d'un
marché bi national de Savanne Bob. Seuls deux policiers sont affectés
au commissariat de Cornillon informe le maire Bien Aimé qui craint que
d'autres haïtiens n'aient été tués par des dominicains. Le maire
aurait eu des entretiens avec les hauts gradés de l'armée dominicaine
en vue de trouver de ramener le calme dans la région.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES ET L'AFFAIRE
CORNILLON.
Port-au-Prince, lundi 14 Novembre 2011.- Le Ministère des
Affaires Etrangères et des Cultes, Son Excellence Laurent LAMOTHE,
informe, avoir, aujourd’hui encore, poursuivi des pourparlers
diplomatiques avec les autorités de la République Dominicaine,
exigeant de leur part des mesures de protection des Haïtiens vivant
dans la région de Descubierta, suite aux actes de violence
enregistrés dans cette communauté.
Le Ministre des Affaires Etrangères d’Haïti s’est entretenu à ce
sujet avec l’Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, M.
Ruben Silié Valdez, et a rappelé l’urgence d’adopter des
dispositions adéquates pour arrêter cette escalade inopportune de
crimes à la frontière haïtiano-dominicaine.
Le Ministre LAMOTHE continuera d’intervenir auprès de ses
homologues dominicains afin de ramener la paix dans la commune de
Cornillon, proche de la commune voisine de Descubierta.
La Chancellerie haïtienne a dépêché sur les lieux le responsable
du Consulat d’Haïti à Barahona et a requis de l’Ambassadeur haïtien
en République Dominicaine un rapport pressant sur les circonstances
entourant ces évènements malheureux et ordonné à la Mission de
prendre les mesures les plus appropriées pour accompagner les
familles des victimes.
Le Ministre Laurent LAMOTHE signale qu’il a reçu des instructions
du Président de la République, S.E.M. Joseph Michel MARTELLY, afin
de mettre en œuvre toutes les ressources diplomatiques en vue de
résoudre cette situation et d’intervenir systématiquement partout où
un Haïtien serait en difficulté ou en danger.
CANADA. DECES DU MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA
COMMUNICATION:CHOISEUL HENRIQUEZ.
Le décès samedi matin à Ottawa du ministre de la Culture et
de la Communication, Choiseul Henriquez (51 ans), a jeté beaucoup de
consternation parmi les membres de sa famille et ses proches. Rentré à
la demande de hauts cadres de la plateforme Inite pour occuper le
poste de ministre de la Culture, le ministre, originaire des Gonaïves,
marié et père de 3 enfants, n'a même pu paticiper à la cerémonie
d'investure du gouvernement au Palais national, voire être installé
dans ses fonctions. Une semaine après son arrivée au pays il y a 1
mois, M. Henriquez, ressentait un grave malaise. Interné
successivement dans deux centres hospitaliers à Frères puis à Petion-Ville,
son état de santé n'a fait qu'empirer. C'est pourquoi, à l'initiative
du gouvernement, le ministre était parti il y a un peu lus de 8 jours
à bord d'un-avion ambulance, se faire soigner au Canada où il résidait
depuis quelques années. Mais là encore, son etat de santé s'est
gravement deterioré jusqu'a ce qu'il décède dans la matinée de samedi.
Un proche de Choiseul Henriquez, Bélande Cayo, marié à une soeur de
son epouse, a assuré que tout a été tenté pour sauver la vie du
ministre. Il a toutefois souligné que bien que ce dernier souffrait de
diabète et de tension, c'est, semble-t-il, plutôt une hémorragie au
niveau du cerveau qui l'aurait emporté. Ce qui vient alimenter les
rumeurs selon lesquelles, M. Henriquez avait fait une grosse colère au
cours d'une rencontre. M. Cayo a indiqué qu'il ne savait pas encore si
le corps sera rapatrié en Haïti ou inhumé au Canada, ni quel type de
funerailles, il aura. Le Gouvernement de la République se déclare
affecté par le départ du Ministre de la Culture et de la
Communication. Une note du bureau de commuication de la Primature a
fait savoir que "miné par une pathologie chronique, l’état de santé de
Monsieur Henriquez s’est rapidement détérioré au lendemain des séances
de ratification du Gouvernement au Parlement haïtien".
"Le Gouvernement regrette profondément la perte prématurée de l’un
de ses membres. Il se courbe humblement devant ses dépouilles et
présente à son épouse, à ses enfants et à sa famille l’expression
sincère de ses condoléances", indique la note. Le choix de M.
Henriquez pour occuper le poste de ministre de la Culture, etait
consideré comme une réparation par des senateurs de Inité. De fait. M
Henriquez, qui avait éte responsable de communication dans le premier
gouvernement de Rene preval en 1996, avait ete appele à plusieurs
reprises par ce dernier dans le cadre du 2ème mandat, sans jamais être
reçu. Choiseul Henriquez venait d'accomplir une maitrise en sciences
politiques à l'Universite d'Ottawa où il etudiait pour un master.
ASSASSINAT DE BRIEL LAGRANDEUR DU CABINET PARTICULIER DU
PRESIDENT MARTELLY.
Me Briel Lagrandeur, membre du cabinet particulier du president de
la republique, a été tué par balles, vendredi soir, à Gerald Bataille,
non loin de l'Aéroport International de Port-au-Prince.Il rentrait
d'une formation en Guadeloupe Deux autres avocats, dont Samuel
Madistin, se trouvaient a bord du véhicule qui a été encerche par des
bandits armes qui ont ensuite oiuvert le feu et abattu Me Lagrandeur.
Maitre Madistin qui est sorti indemne de l'attaque, s'interroge sur
les mobiles de ce nouveau crime. Si les passagers n'ont pas été
dépossédés de leur portefeille, les bandits sont partis avec certains
de leurs effets. Me.Camille Leblanc qui travaillait dans le même
cabinet que M.Lagrandeur deplore que des bandits puissent paisiblement
continuer d'endeuiler les familles. L'ancien ministre de la justice a
fait l'eloge de la victime, un originaire de l'Ile de la Gonave, "un
homme determine,discipliné, qui a le sens de la responsabilité", a-t-il
dit. Deux autres personnes ont aussi ete abattues vendredi soir, a
Port au Prince, l'une a l'entrée de Cite soleil , l'autre tout pres de
l'aeroport Toussaint Louverture Ces assassinats viennent allonger la
longue liste des victimes de l'insecurite dans la région
metropolitaine de Port au Prince. Tot,jeudi matin,des individus armés
ont investi ,dans la region de Santo, le domicile d'un inspecteur de
police et l'ont laissé pour mort apres lui avoir logé plusieurs
projectiles. Joel Coffy allait, peu après, rendre l'iame dans un
centre hospitalier de la capitale.
AFFAIRE CORNILLON: LE GOUVERNEMENT VEUT RAMENER LA TRANQUILITE
DANS LA ZONE.
Le bureau du Premier Ministre informe que des unités de la
Police ont été dépêchées sur place afin de protéger les résidents.
Le Premier Ministre répond ainsi à l'appel lancé par le député de
Cornillon, Lamarre Baptiste, qui avait fait état de rumeurs
persistantes relatives à une incursion des dominicains dans la zone.
Dans le même temps le ministre des affaires étrangères, Laurent
Lamothe, a sollicité de l'ambassadeur haïtien en République
Dominicaine, Alix Cineas, un rapport sur les circonstances dans
lesquelles ces incidents ont éclatés. Le gouvernement haïtien
réclame également des autorités dominicaines des dispositions pour
venir accompagner les parents des victimes. Selon le maire de
Cornillon, Alix Bien Aimé, des groupes de dominicains ont fait
irruption et ont assassiné au moins 4 compatriotes en représailles
au décès d'un dominicain. Le ressortissant dominicain a été tué par
un tir accidentel lors d'un marché bi national de Savanne Bob. Seuls
deux policiers sont affectés au commissariat de Cornillon informe le
maire Bien Aimé qui craint que d'autres haïtiens n'aient été tués
par des dominicains. Le maire aurait eu des entretiens avec les
hauts gradés de l'armée dominicaine en vue de trouver de ramener le
calme dans la région.
INTERNATIONAL
CANADA.
TONY MASSI, ANCIEN MINISTRE DE LA FAMILLE ACCUSE DE FRAUDE ET D'ABUS
DE CONFIANCE.
ITALIE. MARIO MONTI PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN. BERLUSCONI
S'EN VA.
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DIPLOMATIE. MINISTRE LAMOTHE ET LA VISION DE LA DIPLOMATIE
HAITIENNE.
Le ministre haïtien des affaires étrangères Laurent Lamothe a
présenté mardi aux diplomates étrangers accrédités en Haïti la
nouvelle vision de la diplomatie haïtienne axée sur l’accroissement de
l’investissement. Lors d’une rencontre avec les ambassadeurs et les
représentants d’organisations internationales chez-lui à
Port-au-Prince, Laurent Lamothe a sollicité de ses interlocuteurs
qu’ils encouragent les entrepreneurs de leur pays à venir implanter
leurs entreprises en Haïti. Il leur a aussi demandé d’encourager la
communauté internationale à renforcer l’appui budgétaire octroyé au
pays tout en saluant la volonté des partenaires à œuvrer en faveur de
l’amélioration des conditions de vie des Haïtiens. Depuis son élection
à la tête d’Haïti en Mars dernier, le président Michel Martelly a
toujours défendu les arguments « investissement et le Tourisme »
l’espace public national et international.
CONSTITUTION. RNDDH SOUHAITE PUBLICATION DE L'AMENDEMENT DE LA
CONSTITUTION. 9/11
Le réseau National de défense des droits humains (RNDDH) demande
au président de la république et aux parlementaires de corriger et de
publier la version amendée de la constitution 1987. L'organisme de
défense des droits humains a rendu public le résumé de la séance du 9
mai dernier tenue au parlement sur le autour de l'amendement de la
constitution.
L'un des responsables du RNDDH, Marie Yolaine Gilles, a fait
remarquer que la loi Constitutionnelle portant Amendement de la
Constitution de 1987 a été publiée dans le journal officiel du pays,
sous l'instigation du Président de la République d'alors, René PREVAL.
Toutefois, de nombreuses erreurs se sont glissées dans la Loi amendée,
ce qui a porté le Président Michel Joseph MARTELLY à ordonner le
retrait du texte publié. Rappelons que des parlementaires avaient
conditionné le vote du premier ministre désigné d'alors Garry Conille
par la publication de la version corrigée de l'amendement de la loi
mère.
VISITE DU PRESIDENT MARTELLY A LA DIRECTION GENERALE DE LA PNH.
LE MATIN 9/11/11
Question de rassurer la Police Nationale suite aux rumeurs
persistantes laissant croire que les unités spécialisées devront
rendre leurs armes automatiques aux membres de la nouvelle force
publique, le président Michel Martelly a effectué une visite à la
direction générale de la PNH le lundi 7 novembre dernier. Il faut dire
qu’à la fin du mois d’octobre des rumeurs avaient fait état de
pressions qui seraient exercées sur Mario Andrésol pour qu’il
démissionne de son poste. Après avoir discuté avec le directeur
général de l’institution policière, Mario Andresol, le chef de l’état
dit vouloir renforcer la Police Nationale. D’ailleurs il dit
reconnaitre la PNH comme étant l’unique force légale existant sur le
territoire national arguant la remobilisation des forces armées
d’Haïti doit passer par le renforcement de l’institution policière. Il
affirme en outre que la formation d'une nouvelle force de défense
n'implique pas un démantèlement de la Police mais plutôt son
renforcement. Le président Michel Martelly, lève le voile sur le
projet de formation des Forces Armées d'Haïti (FAD'H). Quelques jours
avant la publication d'un calendrier de mise en place de cette force
de défense, le chef d'Etat a tenu à rassurer le commandement, les
officiers et les membres des unités spécialisées de la Police de
l'appui de son gouvernement. Il fait savoir que la mise sur pied de
cette nouvelle force publique ne s’effectuera pas dans le désordre. Le
18 novembre j’annoncerai les différentes mesures en ce qui a trait à
la manière de procéder.
Au cours de cette séance de travail à la Direction générale de la
PNH, le chef d'Etat a sollicité l'appui de la police dans la formation
des recrues. La PNH devrait bénéficier de l'appui de la Mission des
Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) pour former
plusieurs promotions d'environ 400 militaires. Plusieurs milliers de
jeunes pourront être recrutés pour la police et les forces armées au
cours des deux prochaines années informe le chef d'Etat. M. Martelly a
également expliqué que sa démarche ne vise par à remobiliser des
anciens militaires des FAD'H. Le chef de l’état assure que le plan
consiste en un recrutement de jeunes dans un cadre défini par le
gouvernement. Aujourd'hui il n'y a qu'une seule force nationale c'est
la police a-t-il insisté mettant en garde contre les initiatives en
dehors du plan d'action gouvernemental. Ceux qui prennent des
initiatives personnelles veulent créer le désordre, a précisé le
président haïtien. Le 18 novembre prochain le président Martelly devra
présenter au grand public les contours de ce projet de formation d'une
nouvelle force publique.
Dans la même veine un faux arrêté présidentiel circulait sur
internet faisant état de la décision du président de la république de
remobiliser les forces armées d’Haiti. Un démenti formel a été apporté
rapidement par le Président de la République Michel Joseph MARTELLY,
dans un communiqué en indiquant que des individus malintentionnés font
circuler sur internet un prétendu « arrêté remobilisant la composante
militaire de la force publique. Il ne fait aucun doute que les auteurs
de ce trac cherchent manifestement à semer le trouble au sein de la
population » peut-on -lire dans ce communiqué.
Le Président MARTELLY précise qu'il n'a jamais pris une quelconque
décision autorisant la remobilisation des Forces Armées D'Haïti. Aussi
demande t-il au peuple haïtien de ne céder aux manipulations d'aucun
secteur. « Le Président de la République, tout en réitérant sa
détermination, conformément à la constitution haïtienne, de doter le
pays d'une force armée, invite tous les citoyens en général et ceux
que la question intéressent en particulier à rester calmes. Le 18
novembre 2011, la Présidence informera officiellement la nation des
dispositions arrêtées, dans le cadre de la mise sur pied de la
nouvelle force de sécurité publique », conclut le communiqué. De son
coté le porte-parole de la présidence avait fait remarquer qu’aucune
décision ne sera prise pas avant cette date. Selon Lucien Jura, des
pourparlers sont en cours vue de la mise sur pied de cette nouvelle
force publique.
SENAT. AFFAIRE BELIZAIRE.COMMISSION SENATORIALE AUDITIONERA 19
PERSONNES 9/11/11
Selon le premier sénateur de l'Artibonite, François Anick Joseph ces
séances d'audition qui débutent, ce mercredi prendra fin le lundi 14
novembre. De son coté, le président de la commission sénatoriale
d'enquête, le sénateur Jean William Jeanty, promet que la commission
ne manquera pas de sanctionner les acteurs impliqués dans l'affaire
Bélizaire. François Anick Joseph qui n'a pas voulu dévoiler les noms
des personnes à interroger, précise toutefois que des membres du
gouvernement seront également entendus.
L'EXECUTIF ENTAME SON ENQUETE SUR L'ARRESTATION DE BELIZAIRE.
9/11/11.
La commission indépendante mise en place par l'exécutif est à pied
d'œuvre en vue de faire la lumière sur les conditions entourant
l'arrestation et l'emprisonnement du député Arnel Belizaire, a annoncé
le premier ministre, Garry Conille. Cette commission d'enquête
indépendante formée par le gouvernement contient 3 membres : l'ancien
sénateur Amos André, Maitre René Julien et Maitre Kedler augustin, un
proche du président michel Joseph Martelly. Selon le chef du
gouvernement cette commission est constituée en vue de fournir au
parlement plus d'informations sur l'arrestation de l'élu de Delmas/Tabarre
en cas de besoin.
A en croire le premier ministre Garry Conille, cette entité
gouvernementale une fois parvenue aux vraies causes de l'arrestation
arbitraire et illégale du député en fonction, fixera les
responsabilités et établira des lois d'application pour éviter qu'un
tel acte ne se reproduise plus.
« L'affaire Belizaire a pris toute cette ampleur par défaut de
procédures », regrette l'ancien fonctionnaire de l'ONU qui indique par
ailleurs que la commissaire du gouvernement, Me Félix Leger est mise
en disponibilité question de calmer les esprits en attendant que la
commission gouvernementale produise le rapport de son enquête.
Garry Conille a tenu a précisé que cette mesure conservatoire prise
à l'encontre du chef du parquet n'est pas une sanction finale,
toutefois si la conclusion de l'enquête prouve que ce dernier est
impliqué dans l'affaire par erreur professionnelle, le gouvernement
n'entend pas lésiner sur les décisions à prendre.
PRIM,ATURE. COMMISSION D'ENQUETE SUR L'ARRESTATION DE BELIZAIRE.
La composition de la commission devant enquêter sur les
circonstances dans lesquelles le député Arnel Bélizaire avait été
arrêté est connue. Le bureau du Premier ministre Garry Conille l’a
rendu publique mardi. Cette commission est dirigée par le juriste René
Julien. La Primature informe que la formation de cette commission est
conforme à l’engagement pris par le Premier ministre Conille devant le
Sénat au cours de la séance du samedi 5 novembre 2011. La Commission
indépendante est chargée de « faire toute la lumière autour des
circonstances entourant l’emprisonnement du Député Arnel BELIZAIRE».
Les deux autres commissaires sont l’ancien sénateur Amos André et
l’homme de loi Kedlair Augustin. Ils ont jusqu’au 11 Novembre 2011
pour remettre leur rapport. « La Commission a pour mission de
rechercher tous les éléments susceptibles d’éclairer l’événement,
d’analyser des données y relatives, de fixer les responsabilités et de
faire éventuellement des recommandations en vue de l’élaboration de
lois d’application, d’ordonnances et de procédures afin de prévenir à
l’avance de tels incidents », lit-on dans le communiqué du Bureau du
Premier Ministre.
INTERNATIONAL
CANADA
MONTREAL. COMMISSION CHARBONNEAU ET SES PLEINS POUVOIRS.
GRECE. NOUVEAU GOUVERNEMENT APRES LA DEMISSION DE PAPANDREOU.ts à assumer la politique d'austérité
actuelle, à quatre mois d'élections anticipées.
ONU
RDC. ONU S'ALARME DES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME AVANT LES
ELECTIONS.
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MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES. NOTE DE
PRESSE 7/11/11
Le Chancelier haïtien, M. Laurent LAMOTHE, participe à une
soirée de levée de fonds à New-York au profit de l’éducation
Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, S.E.
Laurent LAMOTHE, a assisté au gala de levée de fonds de l’organisation
Happy Hearts Fund au Metropolitan Pavillon, le samedi 5 novembre, à
New-York où il en a profité pour entretenir l’assistance de
l’ambitieux programme d’éducation gratuite du Président de la
République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY. Les fonds recueillis au
cours de cette soirée sont destinés à construire dix (10) écoles
supplémentaires en Haïti.
Cette activité, initiée par la top model Petra Nemcova, a permis de
collecter des fonds au profit des écoles haïtiennes. L’organisation
Happy Hearts Fund a déjà construit plus de trente-quatre (34) écoles
et touche plus de trente-quatre mille enfants à travers le monde dans
les régions dévastées par les catastrophes. Elle avait inauguré, le 16
mai dernier, sa première école en Haïti, « Ecole Nouvelle Zoranje » au
Village La Renaissance à la Croix-des-Bouquets en présence du
Président MARTELLY.
Ont pris part également à ce gala, le Consul Général a.i. d’Haïti à
New York, M. Charles A. Forbin, l’Ambassadeur Wyclef Jean, la styliste
Donna Karan et des représentants de la Banque Interaméricaine de
Développement (BID). L’engagement de l’acteur américain Sean Penn dans
la relocalisation des sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier
2010 à travers son ONG JP/HRO a également été honoré en cette
occasion.
Le Ministre LAMOTHE a mis l’accent, en présence d’une assistance de
plus de quatre cents (400) invités de marque, sur l’important travail
de Happy Hearts Fund ainsi que les autres organisations impliquées. «
Petra Nemcova, votre détermination et votre amour pour mon pays font
que nous, Haïtiens, avons une place très spéciale dans nos cœurs pour
vous », a déclaré le Chancelier avant d’ajouter : « Les objectifs du
Président MARTELLY en matière d’éducation sont ambitieux. Les enfants
d’Haïti méritent l’opportunité d’aller à l’école ».
Les contributions de cette mémorable soirée de levée de fonds
permettront de renforcer le programme d’éducation gratuite initiée par
le Président MARTELLY qui ambitionne d’envoyer à l’école plus d’un
million d’enfants d’ici la fin de son mandat.
Le Ministre LAMOTHE s’était rendu la veille au siège de
l’Organisation des Nations Unies (ONU) où il a rencontré l’Assistant
Secrétaire Général pour les Opérations de maintien de la paix, M.
Edmond Mulet, autour de la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et d’autres thèmes liés à la
sécurité.
P-AU-P. PALAIS NATIONAL. -LA PRESIDENCE NIE LA PUBLICATION
D’UN ARRETE SUR LA REMOBI LISATION DES FAD’H. 5/11/11
Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY,
constate que des individus malintentionnés font circuler sur internet
un prétendu « arrêté remobilisant la composante militaire de la force
publique ». Il ne fait aucun doute que les auteurs de ce trac
cherchent manifestement à semer le trouble au sein de la population.
Le Président Michel Joseph MARTELLY tient à préciser qu’il n’a jamais
pris une quelconque décision autorisant la remobilisation des Forces
Armées D’Haïti. Aussi demande t-il au peuple haïtien de ne céder aux
manipulations d’aucun secteur. Le Président de la République, tout en
réitérant sa détermination, conformément à la constitution haïtienne,
de doter le pays d’une force armée, invite tous les citoyens en
général et ceux que la question intéressent en particulier à rester
calmes. Le 18 novembre 2011, la Présidence informera officiellement la
nation des dispositions arrêtées, dans le cadre de la mise sur pied de
la nouvelle force de sécurité publique.
AFFFAIRE ARNEL BELIZAIRE. REPORT DE LA SEANCE D'INTERPELLATION
Le président de l'assemblée nationale, le sénateur Rodolphe
Joazile, informe avoir suspendu la séance d'interpellation du ministre
de la justice, maitre Josué Pierre-Louis et le secrétaire d'Etat aux
affaires étrangères, maitre Pierre-Michel Brunache, pour une période
de 10 jours francs. . Ce nouveau report de la séance d'interpellation
est une demande de plusieurs sénateurs, dont les sénateurs Joseph
Lambert, Jean William Jeanty, Andrice Riché, entre autres.
Apres les informations recueillies de certains membres du conseil
supérieur de la police nationale (CSPN), ces parlementaires estiment
que le ministre de la justice n'est pas le seul qui aurait sa main
trempée dans l'arrestation illégale et arbitraire du députe Arnel
Belizaire. Pour arriver à trouver les vrais coupables de cet acte et
fixer les responsabilités dans ce dossier, l'assemblée des sages a mis
sur pied une commission composée de cinq sénateurs-membres : François
Anick Joseph, Andrice Riché, Simon Dieuseul Desra, Joseph Joël John,
Jean William Jeanty.
En marge de la séance d'interpellation du garde des sceaux et du
secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, les sénateurs avaient
entendu certains membres du CSPN parmi lesquels le directeur de la
police nationale, Mario Andrésol, qui a révélé que c'est sur l'ordre
de maitre Josué Pierre-Louis que l'élu de Delmas/Tabarre a été conduit
au pénitencier national après son arrestation à l'aéroport
International Toussaint Louverture, le jeudi 27 octobre dernier.
Rappelons que peu avant la suspension de la séance, les sénateurs
Moise Jean Charles et Jean Baptiste Bien-aimé, insatisfaits du nouveau
report de la séance d'interpellation, ont dû quitter la salle en
qualifiant de honte pour la nation haïtienne en général et pour le
grand corps en particulier qui hésite sur une sanction à prendre
contre certains membres du gouvernement impliqués dans l'affaire
Belizaire qui est, selon eux, une dérive de trop du gouvernement
Martelly/Conille.
USA
LA MORT DE MICHAEL JACKSON: DR. MURRAY RECONNU COUPABLE
D;HOMICIDE INVOLONTAIRE
Le Dr Conrad Murray a été reconnu coupable de l'homicide
involontaire du chanteur Michael Jackson. La peine sera rendue le 29
novembre. Le Dr Murray risque jusqu'à quatre ans de prison. Il restera
en prison jusqu'à ce qu'il connaisse sa peine, le juge a refusé de le
libérer sous caution. Les 12 jurés sont parvenus à un verdict au
deuxième jour de leurs délibérations. Ils ont délibéré pendant
seulement neuf heures. Le Dr Murray, 58 ans, a accueilli le verdict
avec stoïcisme et est demeuré calme alors que les agents lui passaient
les menottes et l'emmenaient en dehors de la salle d'audience. À
l'extérieur du tribunal de Los Angeles, des dizaines de personnes ont
applaudi à l'annonce du verdict.
Michael Jackson est mort le 25 juin 2009 d'une « grave intoxication
» au propofol, un puissant anesthésiant, selon le rapport de
l'autopsie. Au cours du procès, les procureurs ont décrit le Dr Murray
comme un médecin négligent ayant abandonné le chanteur seul dans sa
chambre alors qu'il était sous l'effet du propofol. Les avocats du
médecin ont pour leur part fait valoir que le chanteur était dépendant
du médicament et qu'il s'était lui-même administré la dose fatale
après que le Dr Murray eut quitté la pièce. Le Dr Murray n'a pas
témoigné lors de son procès, mais a admis aux policiers qu'il avait
donné du propofol et d'autres sédatifs à Michael Jackson le matin de
sa mort.
CANADA
A VANCOUVER ET VICTORIA, DES INDIGNES DEFIENT LES
AUTORITES
Les indignés ne semblent pas vouloir démanteler les campements
qu'ils ont érigés au cours des dernières semaines, comme le leur
demandent les autorités, même si certaines municipalités commencent à
prendre les grands moyens. À Vancouver, les autorités ont fait
parvenir lundi un avis officiel aux manifestants pour qu'ils mettent
fin immédiatement à l'occupation du site du Musée des beaux-arts,
situé dans le centre-ville. Loin de plier, les organisateurs du
mouvement Occupons Vancouver prévoyaient de leur côté une
manifestation à 13 h, heure locale. Ils auraient même érigé un plus
grand nombre de tentes. L'avis qui leur a été envoyé officiellement
par la directrice générale de la Ville, Penny Balam, invoque des
raisons de sécurité.
Une jeune femme a été retrouvée morte dans l'une des tentes samedi
après-midi, à la suite de ce qui pourrait être une surdose d'héroïne.
L'hypothèse n'a cependant pas encore été confirmée. Deux autres
manifestants ont toutefois été traités pour des surdoses, auxquelles
ils ont survécu. Les services d'incendie de Vancouver avaient aussi
dit s'inquiéter des risques d'incendie. Jusqu'ici, les responsables
municipaux espéraient pouvoir négocier avec les campeurs pour
organiser leur départ rapide du site, sans toutefois leur donner
d'ultimatum. Les protestataires ont de leur côté toujours dit qu'ils
étaient là pour rester et qu'ils n'avaient pas d'ordres à recevoir de
la Ville ou du service des incendies.
À Victoria, les manifestants ont défié l'ultimatum de midi, heure
locale, qui leur avait été lancé. Plusieurs ont obtempéré en défaisant
leurs tentes, mais une centaine d'autres ont formé une chaîne humaine
autour du camp établi au Centennial Square. Les autorités de la
capitale britanno-colombienne ont indiqué qu'elles n'entendaient pas
fermer le camp pendant la journée, préférant plutôt tenter d'obtenir
auparavant une injonction auprès du tribunal. Dimanche, une note émise
par la municipalité demandait aux occupants de quitter le terrain afin
de laisser place aux préparatifs de Noël pour l'illumination annuelle
du séquoia qui s'y trouve. Tenir des manifestations et installer des
tentes au Centennial Square sans permis contreviennent aux règlements
municipaux, y ajoutait-on.
Les indignés de Québec se transporteront au conseil municipal À
Québec, les indignés résistent eux aussi aux pressions de la Ville,
qui souhaite le démantèlement de leur camp installé dans le parc de
l'Université du Québec. Ils reprochent à la ville de les harceler.
Dans la journée, des employés municipaux accompagnés de policiers sont
intervenus pour saisir des matériaux qu'ils jugeaient non sécuritaires.
Les manifestants ont annoncé qu'ils seraient présents au conseil
municipal, qui débute à 17 h (HNE). Loin d'envisager d'abandonner leur
campement, ils ont plutôt l'intention de demander au maire Labeaume
d'améliorer leurs conditions de vie. Un porte-parole de la Ville a par
ailleurs indiqué que la municipalité n'était pas contre l'idée que des
manifestants occupent quotidiennement la place de l'Université du
Québec, mais qu'il ne s'agissait pas d'un endroit pour camper.
Les indignés d'Halifax obtempèrent temporairement Dans les
Maritimes, les dizaines de manifestants qui campaient devant l'Hôtel
de Ville d'Halifax se sont affairés dimanche à nettoyer le site. Ils
seront temporairement déménagés dans le parc Victoria d'ici mardi afin
de laisser la place aux festivités du Jour du Souvenir. Le principal
monument commémoratif de guerre est situé sur la place publique Grand
Parade, en face de l'hôtel de ville. Les manifestants affirment qu'ils
seront de retour le 12 novembre.
Le maire d'Halifax Peter Kelly a déclaré qu'il était satisfait de
voir les participants quitter temporairement la place. Il est
toutefois resté vague sur ce qu'il adviendrait des protestataires
lorsqu'ils tenteront de revenir sur la place de la mairie. À London,
en Ontario, les autorités municipales ont aussi demandé officiellement
vendredi à la quarantaine de manifestants anticapitalistes qui campent
depuis deux semaines dans un parc du centre-ville de quitter les lieux.
Le maire de London, Joe Fontana, indique que le mouvement ne respecte
pas le règlement municipal, qui interdit à qui que ce soit de passer
la nuit dans un parc.
Montréal laisse faire Malgré les incidents survenus ailleurs au
Canada, Montréal continue d'appliquer sa politique de tolérance. La
municipalité n'exigera pas des protestataires qu'ils quittent le
square Victoria, si tant est qu'ils se conforment au règles de
sécurité en matière d'incendie. « Les militants ont toujours respecté
les demandes pour améliorer la sécurité du camp et aucun incident
majeur n'y a été rapporté », a expliqué Gonzalo Nunez, un porte-parole
de la ville. Le campement, qui affiche complet, est inspecté
quotidiennement, a-t-il signalé.
LIBERIA. ELECTION PRESIDENTIELLE. VIOLENCE A LA VEILLE DU
SECOND TOUR.
Le rassemblement des partisans de Winston Tubman a dégénéré
ce lundi 7 novembre dans la capitale Monrovia au Liberia. Winston
Tubman, c’est le candidat à la présidentielle qui s’est retiré du
second tour et qui appelle à boycotter le scrutin. Le second tour de
l'élection devait l’opposer, mardi 8 novembre, à la chef de l’Etat
sortante, Ellen Johnson Sirleaf, qui se retrouve donc seule en lice.
La marche était censée être pacifique. Elle a fait au moins deux morts.
Quelques centaines de militants du CDC (Congrès pour le changement
démocratique) s'étaient assemblés au siège du parti à Monrovia. Le
rassemblement se voulait pacifique. Certains chantaient « on veut la
paix et la justice » et en même temps, les esprits s’échauffaient
parmi les militants : « Si la police ou les casques bleus touchent à
un seul d’entre nous, ce sera un désastre », dit un militant. « Il
faut reporter le scrutin en respectant nos exigences », dit un autre
militant.
Tout a dégénéré à la mi-journée. Les militants du CDC, beaucoup de
jeunes hommes très remontés contre la présidente sortante ont commencé
à envahir la rue, devant le siège du parti, encadrant les voitures de
leurs candidats, Winston Tubman et George Weah. Mais un peu plus loin,
une rangée de casques bleus et de policiers anti-émeutes libériens
bloquaient la rue. La tension est montée. Des jets de pierre ont eu
lieu. Et la police anti-émeute libérienne a répliqué, d’abord avec des
gaz lacrymogènes. Puis des tirs à balles réelles ont été entendus
quand la police a pénétré dans le QG du CDC. Bilan : deux morts au
moins, vus par des journalistes. George Weah, le footballeur candidat
du CDC à la vice-présidence parle, lui, de trois ou quatre morts et de
nombreux blessés. La mission de l’ONU confirme, elle, un décès. La
mission de l'ONU confirme aussi que ses casques bleus se sont
interposés ensuite entre la police libérienne et les militants. Ceci
pour tenter d’apaiser la situation. Trois casques bleus ont d’ailleurs
été légèrement blessés. Trois heures plus tard, les blindés et troupes
de l’ONU gardaient effectivement le siège du parti, tandis que des
policiers continuaient de mener des arrestations parfois musclées. Un
second tour sous haute surveillance
Ces accrochages interviennent donc à la veille d'un second tour,
assez singulier, puisqu'il n'y aura qu'un seul candidat en lice, la
présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Depuis l’annonce du boycott
du second tour de l’élection par Winston Tubman, la Commission
électorale a annoncé que le vote aurait bien lieu, conformément à la
Constitution. D’ailleurs les bulletins avaient bien été imprimés avec
les noms des deux candidats. Ces deux derniers jours, Ellen Johnson
Sirleaf exhortait les Libériens à aller voter pour consacrer « la paix
revenue il y a 8 ans au Liberia ».
Arrivée en tête au premier tour avec près de 44% des voix contre
près de 33% pour Winston Tubman, elle a aussi reçu des soutiens de
poids : ceux de Prince Johnson et Charles Brumskine arrivés troisième
et quatrième lors du premier tour. Ellen Johnson Sirleaf accuse son
adversaire de boycotter la suite du processus de peur de perdre. Le
CDC, lui dénonce des fraudes et ne se satisfait pas de la démission du
président de la Commission electorale la semaine dernière. Le premier
tour s’était déroulé dans le calme, ce dont tout le monde s’était
félicité. Un scrutin salué et qualifié par les quelque 4 000
observateurs nationaux et internationaux comme « libre et transparent
» avec 71% de participation. A la veille de ce second tour dans un
pays traumatisé par 14 ans de guerre civile, c’est la tension qui
inquiète. Des casques bleus prévoient des patrouilles dans les rues de
Monrovia.
NATIONS UNIES.
CONSEIL DE SECURITE APPELLE LES LIBERIENS A PARTICIPER AU 2EME
TOUR DU SCRUTIN
7 novembre 2011 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies a
exhorté dimanche tous les acteurs impliqués dans l´organisation du
deuxième tour de l´élection présidentielle au Liberia de travailler
ensemble pour assurer le bon déroulement du scrutin, suite à des
appels au boycott de la part d´un candidat.
Le deuxième tour qui oppose la Présidente actuelle Ellen Johnson-Sirleaf
à Winston Tubman qui est arrivé en deuxième position lors du premier
tour de l´élection le 11 octobre, est programmé pour mardi. Selon la
presse, M. Tubman aurait appelé au boycott parce qu´il craint que le
scrutin ne sera pas équitable.
Dans un message destiné à la presse, les 15 membres du Conseil de
sécurité ont fait part de leur inquiétude par rapport aux appels au
boycott et aux menaces que certains membres du personnel de la
commission électorale nationale auraient reçues.
« Les membres du Conseil de sécurité appellent toutes les parties
prenantes au Liberia de faire preuve d´une retenue maximale et de
travailler ensemble pour maintenir la confiance dans le processus
électoral », a indiqué la déclaration qui a appelé à ce que tous les
différends éventuels soient résolus par les mécanismes nationales
appropriés déjà en place.
Le Conseil de sécurité a également exprimé son soutient aux efforts
de la Communauté économique des Etats de l´Afrique de l''Ouest (CEDEAO)
pour promouvoir le dialogue au Liberia. La CEDEAO a fait appel à « ne
pas manquer une occasion historique de consolider la démocratie et la
paix dans le pays » dans une déclaration récente.
Le Conseil de sécurité a aussi exprimé son soutient à la Mission
des Nations Unies au Liberia (MINUL) qui assiste les autorités
libériennes en accord avec son mandat. l´ONU a maintenu des casques
bleus au Liberia depuis 2003 pour surveiller l´accord de cessez-le-feu
qui a mis fin à une guerre civile qui a fait presque 150.000 morts,
dont la plupart étaient des civils.
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PAP. HAITI. SENAT INTERPELLE MINISTRE DE L'INTERIEUR ET CONVOQUE LE
PM
La séance d'interpellation du ministre de la justice, Josué
Pierre Louis, a été suspendue hier soir au Sénat. Après plus de 5
heures de débat public et à huit clos, les pères conscrits étaient
divisés sur l'opportunité de reporter ou non la séance
d'interpellation. Le sénateur Steven Benoît, qui avait rédigé la
motion de censure du garde des sceaux, a révélé que 14 sénateurs
étaient prêts limoger le ministre Pierre Louis qui n'avait pas
répondu à la demande d'interpellation. Sur proposition du sénateur
Benoît, le président du sénat, Roudolph Joazile, a décidé de
convoquer le Premier Ministre, Gary Conille, ainsi que le ministre
de l'intérieur, Thierry Mayard Paul, le samedi 5 novembre 2011 afin
de fournir plus d'informations sur les incidents liés à
l'arrestation du député Arnel Bellizaire. La convocation du Premier
Ministre Conille précédera de quelques heures l'interpellation du
ministre de la justice. M. Pierre Louis n'a pas obtenu un report à
la huitaine de l'interpellation comme il l'avait sollicité. Les avis
des sénateurs étaient partagés sur la demande de report du garde des
sceaux. Si les sénateurs Steven Benoît et Jean Baptiste Bien Aimé
étaient favorable à une motion de censure, le sénateur Latortue
avait mis l'accent sur la nécessité de respecter le principe de
report. Faisant remarquer que M. Pierre Louis accepte le principe de
l'interpellation Youri Latortue avait précisé que l'objectif premier
du Sénat est de faire jaillir la vérité et non de renvoyer un
ministre. La suspension de séance a permis d'éviter un vote couperet.
MINUSTAH ET SON OPERATION HOPE EN HAITI
Du 25 au 28 octobre, les troupes militaires de la Mission
des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), des
officiers de police et les unités de police constituées (FPU) de la
composante de la police des Nations Unies (UNPOL) ont appuyé la Police
nationale haïtienne (PNH) dans une opération conjointe anti crime dans
les quartiers sensibles de Martissant et de Bel Air, dans la capitale
haitienne, Port-au-Prince. Cette opération a été suivie d’activités
civilo-militaires en faveur des populations de ces quartiers. En appui
au personnel de la PNH, plus de 2100 Casques bleus de la force
militaire, 120 policiers et 480 éléments (16 pelotons) de la police
constituée (FPU) ont participé à cette opération. Les bataillons basés
à Port au Prince ont été renforcés par des troupes d’unités venues
d’autres régions du pays. L’opération a mobilisé d’importants
équipements d’infanterie et moyens aériens de la Mission.
Le but de l’opération était de mettre fin aux activités criminelles
dans ces zones et de doner un signal fort aux criminels et aux
habitants de Port-au-Prince que le Gouvernement d’Haïti et la MINUSTAH
demeurent fermement engagées à lutter contre le crime. L’un des
principaux objectifs poursuivis était de cibler des criminels connus
et de mettre fin à leurs activités dans ces zones, ainsi que de
prevenir de nouvelles activités criminelles dans ces quartiers, afin
de faciliter et d’accélérer leur stabilisation. L’opération a
notamment permis aux autorités haïtiennes d’appréhender sept suspects
recherchés pour activités criminelles dont certains évadés de prison.
Pendant l’opération, afin de pas perturber les activités de protection
quotidiennes menées à Port au Prince, des forces de police constituée
(FPU) de la Mission basées dans des zones voisines ont été redéployées
temporairement dans la capitale, en particulier dans et aux alentours
des camps de déplacés.
8900 casques bleus, 1351 officiers de la police et 2940 éléments de
police constituée (FPU) de la composante de la police des Nations
unies (UNPOL) sont actuellement déployés en Haïti en appui des
institutions haïtiennes. La MINUSTAH continuera d’appuyer la police
nationale dans ses actions anti crime et le Gouvernement à renforcer
l’Etat de droit dans le pays.
AFFAIRE DEPUTE BELIZAIRE. CONVOCATION AU CABINET D'INSTRUCTION.
Le dossier du député Arnel Belizaire n'est pas clos comme certains
le pensaient. En effet le juge instructeur Bernard Saint-Vil a décidé
de convoquer au cabinet d'instruction, le député de Delmas Tabarre.
Dans une correspondance adressée au président de la chambre basse,
Sorel Jactinthe, le magistrat instructeur Bernard Saint-Vil informe ce
dernier que son collègue Arnel Belizaire doit se présenter au cabinet
d'instruction le mardi 8 novembre prochain. Selon cette correspondance
le parlementaire doit être entendu au cabinet d'instruction sur
accusations de faux, usage de faux, association de malfaiteurs et
évasion. Rappelons que l'élu de Delmas Tabarre a été arrêté par des
agents de la police nationale le jeudi 27 octobre dernier, à sa
descente d'avion, à l'aéroport international Toussaint Louverture,
pour être finalement libéré le lendemain.
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LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES D'HAITI A LA CLOTURE DU
SOMMET IBERO-AMERICAIN Le Ministre des Affaires Etrangères,
Laurent Lamothe, s'est réuni samedi au Paraguay avec son homologue
dominicain Carlos Morales Tronconso en marge du 21ème Sommet
Ibéro-Américain. La question migratoire et l'impact de la nouvelle
loi sur la nationalité des communautés haïtiennes étaient au centre
des discussions entre les deux hommes.
Le chancelier haïtien a profité de cette 21ème édition du Sommet
Ibéro-Américain pour solliciter officiellement le Statut d'observateur
pour Haïti. Ce qui permettra au pays de participer de plein droit aux
rencontres des Ministres des Affaires Etrangères et aux réunions
techniques et activités de coopération multilatérale de cette entité
internationale. Le Sommet Ibéro-Américain est une rencontre annuelle
qui regroupe la plupart des Chefs d'Etat d'Amérique latine et de la
péninsule Ibérique qui ont un héritage culturel en commun, notamment
linguistique, suite à la colonisation de l'Amérique latine par
l'Espagne et le Portugal.
AFFAIRE ARNEL BELIZAIRE. LE DEPUTE EST EN LIBERTE.
Le député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire a été libéré ce vendredi
moins de 24 heures après son arrestation par une équipe de la police
judiciaire, sur ordre du commissaire du gouvernement de
Port-au-Prince, Me Félix Léger, mais les deputés ont affirmé ne pas
vouloir en rester là. 69 deputés ont en effet approuvé une resolution
demandant la démission des ministres de la justice et de l'Interiur,
du secrétaire d'Etat aux Affaires etrangères et du commissaire du
gouvernement, faisant savoir qu'ils ne reconnaissent pas leur autorité.
Dans le cas où ils refuseraient de demissionner, les deputés se
proposent de les interpeller à la rentrée parlementaire de janvier.
Ce sont des agents de l'Administration pénitentiaire nationale (APENA)
qui ont conduit le député à la chambre, où ils ont eté mal accueillis
par des membres de la population présents sur les lieux et qui les ont
pratiquement chassés de l'enceinte de l'Institution. Arnel Bélizaire
avait été appréhendé sur la piste de l'aéroport international
Toussaint Louverture au pied de l'apareil à bord duquel il était
rentré d'un voyage officiel a Paris.
Me Félix Léger allait par la suite se réjouir du fait que ses
ordres aient été scrupuleusement respectés par des agents de la DCPJ
qui l'ont arrêté pour ensuite le déposer à la prison centrale, tel
qu'il le voulait. Mais, ce vendredi, alors que les députés
s'apprêtaient à se réunir pour définir la réponse à donner aux actes
arbitraires de l'Exécutif, les agents de l'administration
pénitenciaire se sont présentés avec le député de Tabarre. Déjà, la
veille, des autorites avaient promis de libérer le deputé et de
revoquer le chef ai du parquet, pour tenter de fermer le dossier.
Plusieurs parlementaires notamment Me Danton Léger et Wanick Pierre
ont salué la remise en liberté du député Bélizaire mais ont promis que
le dossier n'allait pas s'arrieter là, puisque les personnes qui se
sont rendues coupables de l'insulte faite au parlement, devront payer.
Il faut donner au pouvoir Exécutif une réponse proportionnelle à
l'affront qu'il vient de faire à l'institution parlementaire, ont fait
savoir les deputés.
Le Représentant spécial du Secrétaire général Ban Ki-moon et Chef
de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah),
Mariano Fernández Amunátegui s'est dé inquiet du climat de tension
politique créé par l’arrestation du député Bélizaire. Une tension
qu'il qualifie de nuisible aux intérets supérieurs d'Haiti et qui
risque de freiner la mise en œuvre du programme du gouvernement. M.
Fernandez a invité les autorités à clarifier la procédure légale ayant
conduit à l’arrestation d'Arnel Bélizaire dans un souci de restaurer
la bonne coopération entre les deux pouvoirs. Mais, la MINUSTAH avait
auparavant été accusée d'avoir pris parti pour l'Exécutif en raison du
fait que des casques bleus se trouvaient jeudi soir aux côtés d'agents
de la police nationale pour empêcher des députés d'avoir accès au
bâtiment l'Aéroport. Le Quai d'Orsay a dénoncé pour sa part le
non-respect des procédures dans le cadre de l'arrestation du
parlementaire. Une arrestation effectuée sur la base d’un mandat
d’arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire", peut-on
lire dans une note du Ministère francais des affaires étrangères.
Le France a exigé du gouvernement et du parlement le respect des
procédures prévues par la constitution haitienne en matière de
séparation des pouvoirs et d’immunité parlementaire.
Le premier ministre Gary Conille qui s'était rendu jeudi soir a la
prison pour évaluer les conditions de l'incarcération d'Arnel
Bélizaire et s’assurer de l’intégrité de sa personne, s'est dit
préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonction. Dans un
communiqué, Garry Conille informe avoir convoqué en urgence le Conseil
Supérieur de la Police Nationale (CSPN) en vue de recueillir toutes
les informations utiles au traitement de ce cas. Il a également eu des
entretiens avec les présidents du Sénat et de la Chambre des Députés.
Invitant les acteurs à la sérénité et a l'esprit de dépassement, Garry
Conille a fait savoir qu'il continuait à explorer toutes les voies et
procédures en vue de faciliter une issue conforme aux prescrits
constitutionnels dans le respect absolu des prérogatives et privilèges
dévolus à chacun des grands pouvoirs de l’Etat. En début de soirée,
les sénateurs étaient en séance pour voter une résolution sur le
dossier Bélizaire. Mais, ils ont adopté une proposition demandant au
bureau de former une commission pour enquêter sur la nationalité des
membres du gouvernement y compris celle du président Michel Martelly.
FRANKLIN GUERRIER, UN CANADIEN, BLESSE PAR BALLES A P-AU-P.
Franklin Guerrier c'est le nom d'un avocat montréalais à la retraite
également Directeur d'une organisation humanitaire Ayiti Dwa Moun, qui
a été victime d'une agression par balles à Port-au-Prince. Francklin
Guerrier a été blessé à la clavicule alors que son ami, dont
l'identité n'a pas été révélée a succombé à ses blessures. Beverley J.
Oda, la ministre de la Coopération internationale du Canada, a fait
savoir dans un communiqué, que le gouvernement canadien « offre un
soutien à la famille de M. Guerrier [...] Mes pensées et mes prières
sont avec la famille Guerrier, qu'elle se remette de cet incident
tragique [...] Je suis heureuse d'entendre que M. Guerrier est dans un
état stable et j'offre mes condoléances à la famille de son ami. Notre
gouvernement travaille avec les responsables consulaires, afin
d'assurer que la famille, reçoive un soutien dans ce moment de besoin.
» D'après des témoins, les deux hommes ont été attaqués par des
individus à moto. Les raisons de cette agression demeurent, jusqu'à
présent, inexpliquées.
CANADA
MONTREAL. GELE DE LA CONTRIBUTION DU CANADA A L'UNESCO
Le ministre des Affaires étrangères John Baird (archives) Au
lendemain de l'admission de l'Autorité palestinienne comme membre à
part entière au sein de l'Organisation des Nations unies pour
l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Canada a décidé de
geler les fonds versés à l'organisme.
« Nous sommes très préoccupés par la décision de l'UNESCO », a
déclaré mardi le ministre fédéral des Affaires étrangères, John Baird.
Réitérant la position adoptée par le gouvernement Harper depuis
plusieurs mois, il a répété que la reconnaissance d'un éventuel État
palestinien « devrait faire l'objet de négociations » entre Israël et
le leadership palestinien. Le Canada fait partie, aux côtés des
États-Unis, des 14 pays ayant voté contre l'adhésion de l'Autorité
palestinienne à l'UNESCO.
« La décision de l'UNECO n'est pas dans le meilleur intérêt de la
paix au Moyen-Orient. Et nous sommes, vous le savez, extrêmement déçus.
Nous avons voulu signaler notre déception. » — Le ministre John Baird
Si le Canada continuera de verser la part qu'il est tenu de verser en
tant qu'État membre, il cessera toutefois toute nouvelle contribution
volontaire à l'UNESCO, a précisé le ministre Baird. Sa contribution
annuelle obligatoire totalise présentement 10 millions de dollars,
auxquels s'ajoutent 2 millions supplémentaires pour la Commission
canadienne pour l'UNESCO. Cette année, sa contribution volontaire,
elle, a atteint jusqu'à ce jour 1,3 million de dollars, selon le
bureau du ministre Baird. Le Canada versera à l'agence les montants
qu'il s'est déjà engagé à verser, mais il ne financera aucune nouvelle
initiative, a précisé le ministre. « Il va y avoir un gros trou dans
le budget de l'UNESCO », a-t-il constaté, évoquant la suspension de la
contribution annuelle américaine, qui s'élève à 60 millions de dollars
par année et qui privera l'agence de 22 % de son budget.
« Les gens de l'UNESCO ne doivent pas se tourner vers le Canada
pour combler ce manque à gagner. Ils vont devoir se tourner vers les
pays qui ont soutenu cette résolution, à l'origine du manque à gagner.
» — Le ministre John Baird Le Canada avait fait campagne auprès des
pays membres de l'UNESCO pour qu'ils votent contre la reconnaissance
de l'Autorité palestinienne. Dans une lettre envoyée la semaine
dernière à la quasi-totalité de ses homologues, le représentant
permanent du Canada à l'UNESCO, André Bachand, avait tenté de les
rallier à sa cause.
Depuis les débuts de l'offensive diplomatique palestinienne, le
Canada s'oppose à ce qu'il décrit comme une stratégie unilatérale de
la part de l'Autorité palestinienne, faisant ainsi écho à la position
israélienne. Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou a par ailleurs
annoncé des mesures de représailles à l'endroit de l'Autorité
palestinienne. Cela n'empêche pas le leadership palestinien de croire
que son accession à part entière à l'UNESCO lui offre une occasion
sans précédent d'adhérer à d'autres agences de l'ONU.
L'Autorité palestinienne estime en outre que cette victoire
diplomatique mettra davantage de pression sur l'ONU, qui doit se
prononcer en novembre sur sa demande d'adhésion pleine et entière,
déposée en septembre dernier. Washington, qui détient un veto au
Conseil de sécurité de l'ONU, a cependant déjà fait savoir qu'il s'y
opposerait.
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HAITI. INTERPELLATION AU SENAT DU MINISTRE DE LA JUSTICE ET DU
SECRETAIRE D'ETAT AUX AFFAIRES ETRANGERES.
Le Sénat a adopté vendredi soir une résolution prévoyant
l’interpellation le 3 novembre du ministre de la justice et de la
sécurité publique, Me Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat
aux affaires étrangères, Michel Brunache, pour leur responsabilité
dans l’arrestation jugée illégale du Député Arnel Bélizaire et les
incidents enregistrés jeudi à l’aéroport de Port-au-Prince.
AUX AFFAIRES ETRANGERES, LAURENT LAMOTHE EN SERVICE LUNDI 31
OCTOBRE.
Le nouveau ministre des affaires étrangères et des cultes a pris
officiellement ses fonctions lundi, une semaine après les autres
membres du cabinet ministériel, lors d’une cérémonie que coprésidaient
le chef de l’Etat, Michel Martelly, et le Premier ministre, Garry
Conille. Fraîchement rentré de voyage, Lamothe, 39 ans, successeur de
Marie-Michèle Rey, a promis, comme le réclame le Président, de changer
l’image d’Haïti à travers une diplomatie dynamique et efficace. Les
Haitiens vivant a l'etranger connaitront sous peu leurs nouveaux
Ambassadeurs et Consuls .
NATIONS UNIES HAITI. COMMUNIQUE
Port-au-Prince, 28 octobre 2011 - Le Représentant spécial du
Secrétaire général et Chef de la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Mariano Fernández Amunátegui, est
inquiet du climat de tension politique créé par l’arrestation, hier
soir, à Port au Prince, du Député Arnel Bélizaire. Cette tension,
nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation, risque de freiner la
mise en œuvre du programme du Gouvernement, au détriment de la
population haïtienne qui est impatiente de voir se concrétiser les
promesses de ses élus. Dans le souci de préserver le climat propice à
la stabilisation démocratique du pays et de renforcer l’État de Droit,
le Représentant spécial encourage le dialogue et invite les autorités
à clarifier la procédure légale, conforme à la Constitution, qui a
mené à l’arrestation du Député Bélizaire, et ce afin de restaurer la
bonne coopération entre l’Exécutif et le Législatif.
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P-AU-P. DEPUTE ARNEL BELIZAIRE ARRÊTÉ A SON RETOUR EN HAITI.
La Police Nationale ra procédé comme prévu a l'arrestion du
Député Arnel Bélizaire à son arrivée à l'aéroport d'Haiti ce Jeudi
27 Octobre.BPlizaire a été conduit au Pénitencier National
Malgré la présence d'une délégation de parlementaires, les autorités
policières et judiciaires ont procédé à l'arrestation de l'élu de
Delmas Tabarre. Le président de la chambre des députés Sorel
Jacinthe qui était venu apporter son soutien à Arnel Belizaire
qualifie d'insulte au parlement l'arrestation de son collègue.
Toutefois il a fait remarquer que le député n'est pas au dessus de
la loi mais la formule utilisée pour l'arrêter n'est pas légale. Un
important déploiement des agents de la Police Nationale était
visible aux abords de l'aéroport International Toussaint Louverture,
dont tous les accès étaient bloqués. Un fourgon noir, un blindé et
plusieurs unités spécialisées de la police nationale avaient pris
position en face de l'aéroport. Ces nouvelles dispositions avaient
été prises en prévision du retour annoncé, du député Arnel Belizaire,
considéré par la justice haïtienne comme un évadé de prison.
Nullement effrayé par la détermination affichée par le chef du
Parquet, le député Arnel Belizaire avait annoncé son retour à
Port-au-Prince ce jeudi. Dans des interviews accordées à des medias
locaux, M. Belizaire s'était réjoui de la solidarité de plusieurs
députés qui ont fait part de leur intention de l'accueillir à
l'aéroport Toussaint Louverture. Le commissaire du Gouvernement,
Felix Leger qui intervenait sur les onde de radio Métropole confirme
que le député de Delmas Tabarre a été conduit au Pénitencier
national
RENOUVELLEMENT DE LA COMMISSION INTERIMAIRE POUR LA
RECONSTRUCTION D'HAITI
Le sénateur Jean William Jeanty s'est prononcé mercredi
contre la prorogation du mandat de la Commission Intérimaire pour la
Reconstruction d’Haïti à moins qu’elle implique, a-t-il dit, le
rapatriement de cette institution. Le premier ministre, Garry Conille
s’apprête à déposer au parlement un document prévoyant la prorogation
du mandat de la CIRH, principale instance chargée de reconstruire
Haïti après le sanglant séisme du 12 janvier 2010 qui a dévasté la
capitale et causé plus de 300.000 morts. Mr Jeanty estime que la CIRH
a échoué pour n’avoir pas pu résoudre même des problèmes mineurs de la
période post-séisme. « Comment la commission pourra-t-elle atteindre
en un an des objectifs qu’elle n’a pu réaliser pendant un an et demi>>,
s’est demandé le parlementaire connu pour ses positions nationalistes
et anti-impérialistes ». L’élu des Nippes déplore que plus de 80 % des
fonds alloués à la reconstruction d’Haïti soient remis à des
organisations internationales et non à des institutions étatiques. De
ce fait, il conditionne son vote favorable à la prorogation du mandat
de la CIRH à un document prévoyant le rapatriement de cette
institution.
Le sénateur des Nippes n’est pas la première personnalité à se
positionner aussi ouvertement contre la reconduction de la CIRH dont
le mandat arrive à terme ce mois octobre. Le président de
l’association des économistes haïtiens Eddy Labossière a, dans une
interview accordée à l'AHP considéré la commission comme une
institution obsolète qui n’a jamais servi les intérêts du peuple
haïtien. M Labossière critique la façon dont la CIRH a été imposée et
estime qu’elle n’a pas de grandes réalisations à son actif. «
Seulement quelques mètres cube de déblais ont été ramassés, les
quelques emplois créés n’ont aucun impact réel sur l’économie
haïtienne », a déclaré l’économiste qui déplore l’aggravation de
l’insécurité alimentaire en dépit des milliards de dollars dépensés.
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a été
créée par arrêté présidentiel le 21 avril 2010. Elle a pour mandat de
procéder rapidement à la planification, la coordination et la
facilitation des projets et des priorités du pays dans le domaine du
développement, notamment l’examen et l’approbation des projets et
programmes financés par les bailleurs de fonds bilatéraux et
multilatéraux, les ONG et le secteur privé. Elle est co-presidé par
l'anciren president américain, Bill Clinton et le prtemier miistre
haïtien
CANADA
MONTREAL. LOI SPECIALE SUR LES REGIMES DE RETRAITE.
Michael Applebaum, président du comité exécutif de la Ville
de Montréal Si elle ne parvient pas à s'entendre avec ses employés, la
Ville de Montréal envisage de demander à Québec une loi spéciale pour
réduire le coût de plus en plus élevé des régimes de retraite
municipaux. Le président du comité exécutif de la Ville, Michael
Applebaum, a évoqué cette possibilité jeudi après avoir entendu les
directeurs des finances et des ressources humaines de la Ville, devant
une commission chargée d'étudier le budget 2012. La Ville estime que
les régimes de retraite lui coûteront l'an prochain 578 millions de
dollars, soit 128 millions de dollars de plus que cette année. Ce
montant prévu pour 2012 est trois fois plus élevé qu'en 2008.
Pour Michael Applebaum, l'augmentation des dépenses de la Ville est
directement liée au coût grandissant des caisses de retraite. « Nos
coûts augmentent de 5% et dans le 5%, il y a 3% qui vont directement
dans les régimes de retraite des travailleurs de la Ville de Montréal.
» — Michael Applebaum, président du comité exécutif de la Ville de
Montréal L'administration municipale souhaite diminuer sa contribution
aux caisses de retraite et la faire passer de 70 % à 50 % des
cotisations. Les employés devraient alors verser l'autre moitié des
cotisations. La Ville veut aussi convaincre les policiers et les
pompiers de retarder leur retraite après le seuil minimum de 25 ans de
service ou d'accepter une réduction de leurs versements de retraite.
La Ville négocie depuis juin avec les syndicats d'employés municipaux
pour modifier les régimes de retraite. Mais Michael Applebaum lance un
avertissement aux syndicats des employés. « Ça va prendre une loi
spéciale si les syndicats ne sont pas prêts à négocier et à en arriver
à une entente. »
BRUXELLES. ACCORD ZONE EURO A EVITE UNE CATASTROPHE MONDIALE
Intervention de Sarkozy était attendue. Le jour de
l'accord crucial signé lors du Sommet européen de Bruxelles, le 27
octobre 2011, le président français, Nicolas Sarkzoy s'est exprimé
en simultané sur TF1 et France 2. Une heure d'émission spéciale pour
expliquer aux Français les décisions prises par l'Union européenne,
ainsi que les futures mesures d'austérité qui seront appliquées en
France pour sortir de la crise de la dette. Le président Nicolas
Sarkozy voulait une intervention « pédagogique ». Il a donc fait en
sorte d'expliquer tous les termes des décisions signées au Sommet
européen. « On a évité la catastrophe ». Dès le début de son
intervention, le chef de l'Etat est clair. Il a encore du travail. «
Faut savoir être humble et dire la vérité, nous entrons à peine dans
un monde nouveau. » Il réaffirme l'implication de la France dans le
sauvetage de la Grèce.
NATIONS UNIES.
CONSEIL DE SECURITE A MIS UN TERME AU MANDAT DE L'OTAN EN LIBIE.
27 octobre 2011 – Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de
mettre un terme au mandat de l'Organisation du Traité de l'Atlantique
Nord (OTAN) en Libye en rendant caduques les dispositions prises en
mars dernier pour instaurer une zone d'interdiction de vol au-dessus
de ce pays afin de protéger les populations civiles menacées
d'attaques par les forces du régime de Mouammar Qadhafi.
Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil a décidé de
rendre caduques certaines dispositions de la résolution 1973 (2011),
notamment l'autorisation octroyée aux Etats membres « de prendre
toutes mesures nécessaires » pour « protéger les populations et zones
civiles menacées d'attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris
Benghazi, tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation
étrangère ». Le Conseil a aussi rendu caduque la décision «
d'interdire tous vols dans l'espace aérien de la Jamahiriya arabe
libyenne afin d'aider à protéger les civils ». Ces décisions prendront
effet le 31 octobre à 23 h 59, heure libyenne.
Avec la chute du régime de Mouammar Qadhafi, les membres du Conseil
se sont félicités « de la tournure prise par les événements en Libye,
qui améliore les perspectives du pays en ce qui concerne un avenir
démocratique, pacifique et prospère ». Ils ont indiqué attendre « avec
espoir qu'un gouvernement de transition libyen sans exclusive et
représentatif soit mise en place » et ont affirmé de nouveau « qu'il
faut que la période de transition se déroule sous le signe de
l'attachement à la démocratie, à la bonne gouvernance, à l'état de
droit, à la réconciliation nationale et au respect des droits de
l'homme et des libertés fondamentales de tous en Libye ».
Les membres du Conseil ont souligné « la responsabilité qui incombe
aux autorités libyennes de protéger leur population y compris les
étrangers et les migrants africains » et leur ont demandé « de prendre
toutes les mesures nécessaires pour empêcher les actes de représailles,
d'incarcération abusive et d'exécution extrajudiciaire ». Le Conseil
de sécurité a demandé instamment « à tous les Etats Membres de
coopérer étroitement avec les autorités libyennes dans l'action
qu'elles mènent pour mettre fin à l'impunité des auteurs de violations
du droit international des droits de l'homme et du droit international
humanitaire ».
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P-AU-P. PROJET DU RETOUR DE L'ARMEE CRITIQUE, DECISION
IRREVERSIBLE POUR MARTELLY.
Le premier ministre Gary Conille et le ministre de l’intérieur,
des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry
Mayard Paul sont invités mercredi à fournir des explications à un
groupe de sénateurs sur le projet du chef de l’Etat de remobiliser
les forces armées d’Haïti. L’arrêté présidentiel prévoyant la
remobilisation des forces armées d’Haïti devrait être publié avant
le 18 novembre 2011, selon les déclarations faites par le ministre
de l’intérieur lors de la cérémonie de son installation. Le sénateur
Jean Baptiste Bien-Aimé informe que la lettre d’invitation a déjà
été acheminée au président du grand corps qui transmettra
l’invitation aux concernés. "Nous avons besoin de précisions sur les
rumeurs autour de la mise en place de la nouvelle armée", a-t-il-
dit, évoquant entre autres des séances d’entrainement qui seraient
en cours dans plusieurs régions du pays. La formation d’une armée
implique l’achat d’armes, d’uniforme… nous devons être informés des
moyens qui seront utilisés pour le financement de c projet, a
déclaré le sénateur Bien Aimé. Le député de Mirebalais-Boucan Carré,
Abel Descolines, estime fondée mais prématurée la démarche de ses
collègues de la chambre haute. Il estime que les premières semaines
de travail d’un gouvernement sont généralement consacrées à la prise
de connaissance des dossiers. Le député a dit toutefois espérer que
le parlement sera édifié sur les points relatifs à l’orientation de
la nouvelle force et aux moyens qui seront mobilisés pour sa mise en
place. L’annonce de la remobilisation des forces armées d’Haïti
suscite aussi des réactions au sein de la classe politique et de la
société civile. Des étudiants de l’université d’état d’Haïti
interrogés lundi par l'AHP ont déclaré ne pas s’opposer à l’idée de
la reconstitution de l’armée dont la constitution reconnait encore
l’existence, mais ont expliqué que ce projet doit faire l’objet de
débats entre plusieurs secteurs. Ils avancent qu’une nouvelle armée
devrait être une force professionnelle qui ne reproduira pas les
mêmes exactions des anciennes FADH disoutes de fait
D’autres ont vivement critiqué le chef de l’état qui selon eux n’en
fait qu’à sa tête en s’accrochant à cette idée jugée secondaire par
rapport aux multiples priorités du pays. 95 millions de dolars
devraient être mobilisés dans le cadre du retour de l'Armée dont un
premier groupe de 3500 hommes devraient être bientôt constitué.
GOUVERNMENT DE GARRY CONILLE EN ACTION.
La nouvelle équipe gouvernementale conduite par le premier
ministre Garry Conille entame ce lundi sa première semaine de travail,
dans un contexte socio-économique difficile La semaine dernière a été
entièrement consacrée à l'entrée en fonction de ce nouveau
gouvernement. En effet cela fait cinq mois que le pays attendait
l'arrivée d'une nouvelle administration. Une équipe en laquelle la
population haïtienne semble placer beaucoup d'espoirs. Avec un cabinet
ministériel tout à fait particulier, issu d'intenses négociations avec
les différents blocs au parlement, le président Michel Martelly peut
commencer à travailler et foncer vers les objectifs qu'ils s'étaient
fixés lors de la campagne électorale. On se rappelle que le chef de
l'état l'avait dit tout haut que le tandem Martelly/Conille se doit
d'être un duo gagnant. Et déjà cette semaine la mise à l'épreuve
débute pour la nouvelle équipe gouvernementale. A peine entrée en
fonction le premier ministre Garry Conille et son ministre de
l'intérieur sont convoquée au sénat de la république. Ils devront tous
les deux s'expliquer sur la remobilisation des forces armées d'Haïti
selon ce qu'a annoncé le sénateur Moise Jean Charles. Certains
ministres sont déjà à pied d'œuvre. Si le ministre de l'environnement
s'était rendu dans le sud du pays, son homologue des affaires sociales
visitait le site où se tenait la 5e édition de la foire « Artisanat en
Fête ». Ils ont tous les deux sollicité l'aide du parlement dans le
cadre de leurs efforts visant à redresser la barre dans leur domaines
respectifs. Une semaine qui s'annonce importante pour les nouveaux
ministres qui doivent effectuer des prises de contact et des mises en
place. Et a bien entendre et comprendre le chef de l'état sa nouvelle
administration a un devoir de résultats.
DEPUTE BELIZAIRE SUR LA LISTE D'EVADES DE PRISON RECHERCHES
Le chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger, ordonne à la
police judiciaire d’arrêter n’importe où et de conduire en prison le
parlementaire et huit autres individus recherchés pour meurtre,
kidnapping, viol et vol ; en voyage en France, le représentant de la
circonscription de Delmas/Tabarre rejette en bloc les accusations du
parquet qui seraient fondées, selon le Réseau national de défense des
droits humains (RNDDH) Publié le mardi 25 octobre 2011 Le commissaire
du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Me Félix Léger, a transmis à la
direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), avec ordre de les
arrêter immédiatement, une liste très sélective de neuf individus
identifiés comme des « évadés de prison » parmi eux, le Député Arnel
Bélizaire dont le parquet réclame parallèlement la levée de l’immunité
parlementaire. Clairement identifié par ses anciens numéros d’écrou PN
04-10-100 et PN 05-07-020, Arnel Bélizaire est accusé de meurtre et
détention illégale d’armes à feu, selon une correspondance adressée en
date du 21 octobre au chef de la DCPJ, Godson Aurélus. Me Léger, qui
affirme que l’offensive lancée vise à capturer tous ceux qui se sont
évadés du Pénitencier National, la prison civile de la capitale, les
29 février 2004, 19 février 2005 et 12 janvier 2010, en relation avec
la « perpétration de nouveaux crimes » et la « réévaluation des
dossiers des condamnés, inculpés et prévenus » en cavale, exige de la
police judiciaire qu’ils soient « recherchés, appréhendés et déposés
en prison ». Outre M. Bélizaire, on retrouve sur la première liste du
parquet de Port-au-Prince -qui devrait être suivie d’une seconde ce
jeudi- huit autres individus accusés ou déjà reconnus coupables de
meurtres, viol, séquestration et enlèvement et vol à mains armées et
association de malfaiteurs. Les autres noms mentionnés sont ceux de
Yves Jean Charles, Michel Jean, Sergot Charléus, Jean Pierre Rilien
Jules, Robenson Mervil, Edzaire Bellabe, Bourjo Jordany, Dubuisson
Bien-Aimé et de Valdo Jean.
Ce dernier avait été condamné en août 2008 aux travaux forcés à
perpétuité pour l’assassinat de la jeune présentatrice de télévision
et actrice de cinéma, Ginoue Mondésir, massacrée en 2006 par le
forcené qui n’était autre que son petit ami fou de jalousie. En
conflit ouvert avec le Président Michel Martelly, le Député Bélizaire,
qui séjourne actuellement en France, a catégoriquement rejeté lundi
sur les ondes de Radio Kiskeya les accusations portées contre lui et
soutenues par une organisation haïtienne des droits humains, le Réseau
national de défense des droits humains (RNDDH).
Le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, et plusieurs
autres Députés ont dénoncé une tentative de mainmise du pouvoir sur
l’appareil judiciaire dans cette affaire et écarté l’idée de donner
suite à la procédure engagée en vue de faire lever l’immunité de leur
collègue. Au lendemain d’une réunion orageuse avec des parlementaires
et qui avait dégénéré en invectives contre Arnel Bélizaire, Michel
Martelly avait menacé de devenir cynique et annoncé son intention de
traquer les repris de justice et évadés de prison qui, dit-il, se sont
réfugiés au Parlement. spp/Radio Kiskeya
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P-AU-P DEPUTE ARNEL BELIZAIRE AU BANC DES ACCUSES.
Selon des informations de sources digne de foi, le commissaire du
gouvernement de Port-au-Prnce a écrit au bureau de la chambre des
deputés pou lui demander de l'autoriser à interroger le député Arnel
Belizaire.
Le président de la Republique avait la semaine dernière presenté
le parlementaire comme un prepris de justice suite à une altercation
entre les deux hommes, lors d'ne reconre au palais national, qui
devait favoriser la ratificaon de l'énoncé de politique générale du
premier ministre Garry Conille.
Selon des informations fournies par plusieurs deputes, le chef de
l'Etat et le deputé auraient pu en venir aux mains, suite à de vifs
echanges émaillés de propos grivois, si des agents de securite ne
s'etaient pas interposés.
Le president Martelly qui vantait ses bonnes relations avec le
deputé, dans le cadre d'opérations pour aider des victimes
d'inondatons, ne tolérait pas que le député le " fende" dans la
presse. Il a accusépar la suite le parlementaire de l'avoir insulté
en plein palais national et a juré que cela ne se reproduirait plus,
d'autant que, selon lui, M. Belizaire est en contraventon avec la
jutsice.
Toutefois, des deputes ayant temoigné lors de la seance de
ratification ont également accusé le chef de l'Etat d'avoir débité
des propos obcènes et menaçants.
Pour mettre le deputé à la disposition de la justice, la chambre
devrait au préalable lever son immunité parlementaire.
Le bureau de la chambre des députés n'a pas encore réagi
officiellement sur le dossier, mais certains parlementaires qui ont
réági sous couvert d'anonymat, ont fait savoir que si un tel dossier
était ouvert, il pourrait difficlement se refermer et même déboucher
sur d'autres encore plus compliqués.
Selon eux, la justice devrait alors interroger de nombreux autres
citoyens qui occupent des fonctions dans l'Etat, pour ds motifs
divers et non moins serieux.
Pour un senateur, de nombreux responsables seraient alors
interroges pour nationalite etrangère presumee, pour accusation de
trafic de drogue ou encore pour s'être evadés de prison ou pour
crimes.
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ONU ATTEND LE VERDICT DE LA JUSTICE URUGUAYENNE
-La porte- parole de la MINUSTAH, Sylvie Van Den Wildenberg a
déclaré jeudi qu’aucun nouvel élément n’a été signalé aux autorités
des Nations Unies sur l’enquête conduite par la justice uruguayenne
sur le viol collectif de casques bleus aux dépens d’un adolescent
haïtien à Port-salut (sud).
Ce fait d’actualité qui a fait la une de la presse nationale
pendant plusieurs semaines a brusquement été mis entre parenthèses au
profit d’autres sujets de la vie politique dont le retour annoncé des
forces armées d'haïti, alors que l’affaire est pendante et
l’indignation encore grande dans les communautés haïtiennes.
Mme Wildenberg affirme que les responsables de l’ONU sont dans
l’attente d’un rapport des autorités uruguayennes qui ont envoyé une
équipe d’investigateurs en Haïti rencontrer l’avocat de la victime.
Elle a rappelé que les présumés violeurs dont le dossier était devant
une cour militaire ont été mis en détention et que l’affaire a été par
la suite transférée à la justice civile pour les poursuites pénales.
« Nous en sommes maintenant dans processus pénal et nous attendons
des nouvelles … le procès est toujours en cours, je n’ai pas
d’information supplémentaire à ajouter » a déclaré la porte-parole de
la mission onusienne dans une interview exclusive à Radio Solidarité.
Les Nations Unies pratiquent une politique de tolérance zéro et
s’engagent à faire en sorte que la vérité des faits soit établie, a-t-elle
assuré.
Reconnaissant que certaines déclarations d’officiels uruguayens et
de l’avocat des accusés pouvaient choquer les Haïtiens, Mme Wildenberg
a dit faire confiance à la justice uriguayenne dont les plus hautes
autorités ont donné l’engagement que toute la lumière sera faite sur
le dossier et que les dispositions appropriées seront adoptées.
Une vidéo du viol mis en circulation sur internet avait soulevé la
colère des Haïtiens du pays et de l’étranger qui ont organisé des
marches en signe de protestation et pour demander le retrait des
casques bleus accusés de participer à d’autres types d’exaction sur la
population du pays.
Ce scandale est venu accroitre l’hostilité des Haïtiens aux agents
de la MINUSTHA tenus pour les principaux responsables de
l’introduction de l’épidémie de choléra qui a tué plus de 6 000
personnes à travers les 10 départements du pays déjà à genoux après le
séisme de 2010.
Le renouvellement du mandat de la MINUSTHA la semaine dernière par
le conseil de sécurité des Nations Unies est considéré par plusieurs
organisations de la société civile comme une gifle à l’ensemble de la
population qui en a marre, selon elles, des exactions des casques
bleus.
INTERNATIONAL
LIBYE. MOUAMMAR KADHAFI EST MORT. REACTIONS INTERNATIONALES
Les nouvelles autorités libyennes du CNT ont annoncé ce jeudi 20
octobre 2011 la mort du leader déchu Mouammar Kadhafi. Celui-ci aurait
succombé à ses blessures après que son convoi, fuyant Syrte, a été
atteint par un bombardement de l'Otan. Alors que la mort de Kadhafi
n'était encore confirmée par aucune source indépendante, les
dirigeants du monde entier ont réagi à cette disparition.
« C'est un moment historique, c'est la fin de la tyrannie et de la
dictature. Kadhafi a rencontré son destin », a déclaré le porte-parole
officiel du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi, Abdel
Hafez Ghoga, confirmant officiellement la mort de l'ancien leader
libyen. « Sa mort va mettre fin au bain de sang et au martyre de notre
jeunesse ». Cette annonce a donné lieu à des scènes de liesse dans
Syrte, à Benghazi et à Tripoli, avec des concerts de klaxons, des tirs
de joie et des embrassades.
« La guerre est finie » en Libye, a affirmé également ce jeudi le
chef du gouvernement italien, moins d’une heure après les premières
dépêches évoquant la disparition de Mouammar Kadhafi. « Sic transit
gloria mundi », a commenté Silvio Berlusconi, un ancien proche allié
du raïs ; une expression latine qui signifie « Ainsi va la gloire du
monde ».
Peu après, le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy,
et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont
salué « la fin d'une ère de despotisme » en Libye. « Le décès annoncé
de Mouammar Kadhafi marque la fin d'une ère de répression au cours de
laquelle le peuple libyen a souffert pendant trop longtemps.
Aujourd'hui, la Libye peut tourner une page de son histoire et
embrasser un nouvel avenir démocratique », ont affirmé les deux
dirigeants dans un communiqué commun.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est réjoui de
l'annonce de la mort du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi, y
voyant « une transition historique pour la Libye ». Cependant, « le
chemin à parcourir pour la Libye et son peuple va être difficile et
rempli de défis », a-t-il ajouté.
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AMBASSADE USA SALUE INVESTITURE DE L'EQUIPE GOUVERNEMENTAL.
19/10/11
L'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique en Haïti félicite les 16
membres du nouveau cabinet ministériel, qui ont prêté serment le
mardi 18 octobre 11 lors d'une cérémonie spéciale organisée au
Palais National. « L'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique félicite
les 16 hommes et femmes qui ont prêté serment hier en tant que
ministres du gouvernement du Premier ministre Garry Conille et nous
leur adressons nos meilleurs vœux de succès. » peut –on lire dans un
communiqué de l'ambassade. Les ministres font face à de nombreux
défis qui nécessiteront une grande coopération pour atteindre le
niveau de confiance que le peuple haïtien a placé en eux. Les
Etats-Unis sont prêts à travailler en partenariat avec le nouveau
gouvernement en vue de répondre aux défis urgents du processus de
reconstruction. « Les Etats-Unis restent engagés à supporter le
peuple et le gouvernement haïtiens sur le long terme dans la
construction d'un avenir plus stable, plus prospère et plus
démocratique » conclut le communiqué.
MINUSTAH SALUE INSTALLATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT HAITIEN.
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH)
salue le vote de confiance accordé par les parlementaires de la 49e
législature au Premier ministre Garry Conille et à sa Déclaration de
politique générale. Elle félicite le Premier Ministre et les membres
de son Gouvernement investis, ce jour, au cours d'une cérémonie
officielle. Dans un communiqué lamission onusienne La MINUSTAH formule
le vœu que l'Exécutif, le Parlement haïtien ainsi que les autres
forces vives du pays continuent à œuvrer ensemble en vue de renforcer
les institutions démocratiques, promouvoir l'Etat de droit et
faciliter un climat favorable au développement social et économique du
pays. « Cette étape essentielle franchie, la MINUSTAH invite toutes
les forces de la nation à s'unir dans la mise en œuvre du programme de
politique générale afin de reconstruire, ensemble, une Haïti nouvelle,
pleinement respectueuse des valeurs démocratiques », poursuit le
communiqué. La MINUSTAH et toute la famille des Nations-Unies
s'engagent enfin résolument à accompagner le peuple haïtien, le
Président de la République, le Premier ministre et son Gouvernement
ainsi que le Parlement dans leur mission qui consiste à relever les
immenses défis auxquels le pays fait face et à poursuivre la mise en
œuvre des grands chantiers en cours de réalisation.
P-AU-P. MANIFESTATIONS CONTRE LA MINUSTAH PREVUES POUR CE
MERCREDI.
Plusieurs activités, notamment des mobilisations anti-Minustah,
marqueront cette semaine, le premier anniversaire de l'introduction du
choléra en Haiti. A Port-au-Prince, une manifestation sera organisée
ce mercredi, un an jour pour jour après la découverte des premiers cas
dans le département de l'Artibonite, le 19 octobre 2010. Cette
manifestation sera organisée a l'initiative du Collectif de
Mobilisation pour le Dédommagement des victimes du choléra dont les
membres continuent de réclamer entre autres, le départ des casques
bleus de l'ONU accusés d'avoir introduit la maladie dans le pays,
apres plus d'un siecle d'absence.
L'un des chef de file de cette organisation qui regroupe
différentes associations de la société civile, David Oxygene a fait
savoir que la manifestation partira du quartier populaire de
Fort-National pour aboutir devant le cimetiere de Port-au-Prince ou le
message sera délivvré. M. Oxygene ppelle tous les citoyens haitiens et
particulierement les patriotes a faire le déplacement en vue de
prendre part en masse a cette manifestation. Il informe que les
principales revendications des protestataires seront le départ des
soldats de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation d'Haiti
(Minustah) du pays, le dédommagement des victimes du choléra et
d'autres forfaits des casques bleus notamment les viols, a-t-il
précisé.
La manifestation du 19 avril a le soutien de la Plateforme
Haitienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (Papda) dont
le secrétaire exécutif, Camille Charlmers, appelle les différents
secteurs de la vie nationale a investir les rues' D'autres
mouvevements seront organisés tout au long de cette semaine, a
Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province en vue de
continuer de réclamer le départ des casques bleus et éparation en
faveur de leurs victimes, annonce Camille Charlmers.
Il critique également la décision du conseil de sécurité de l'ONU
de renouveler, le mandat de la Minustah pour une année suppplémentaire
et cela, ajoute-t-il, en dépit des protestations en Haiti et a
l'étranger pour réclamer le départ des soldats onusiens. Le député de
Croix-des Bouquets/Thomaseau, Jean Tholbert Alexis, s'est dit
scandalisé de voir les Nations Unies continuer de parler d'Haiti comme
une menace pour la paix et la sécurité internationale dans la
résolusion qui a prolongé le mandat des casques bleus dans le pays.
De tels propos ne visent qu'à saper les efforts du président Michel
Martelly pour attirer les investisseurs. Ces derniers, fait remarquer
le parlementaire, ne sont nullement interessés a venir s'installer
dans un pays qui est une menace pour ses voisins et le reste du monde.
Les Nations Unies auraient pu progoger le mandat de la Minustah mais
en changeant les termes de référence.
Meme si le mandat de la Minustah a été récemment renouvelé pour une
année supplémentaire, de plus en plus d'Haitiens sont antipathiques
aux casques bleus, accusés d'avoir introduit le choléra dans le pays
et d'avoir commis d'autres actes répréhensibles notamment des viols.
L'ONU n'a jamais reconnu clairement l'implication de ses soldats dans
l'introduction du choléra dans le pays meme si plusieurs études
concordent sur la provenance onusienne de l'épidémie. L'organisme
onusien dit s'en tenir au rapport d'une mission d'experts dits
indépendants mandatés par Ban Ki-moom pour enqueter sur l'origine de
la maladie qui a déja tué plus de 6000 haitiens. Selon l'étude des
"experts independantrs", l'introduction de l'épidémie est due a un
ensemble de facteurs notamment l'insalubrité.
CANADA
MONTREAL. ROUTES DE LA MONTEREGIE: DEUX MORTS.
Deux personnes ont perdu la vie mardi sur les routes de la Montérégie
à la suite de graves accidents. Mardi après-midi, un petit garçon de 4
ans a perdu la vie à la suite d'une collision frontale sur le chemin
des Patriotes, à Richelieu. L'enfant, qui était en arrêt
cardiorespiratoire à l'arrivée des secouristes, a pu être réanimé
avant de sombrer de nouveau. Son décès a été constaté à l'hôpital. Sa
mère et le conducteur de l'autre véhicule ont aussi été hospitalisés.
L'un des deux conducteurs pourrait s'être endormi au volant. Des
pompiers éteignent les flammes dans le véhicule de l'automobiliste de
23 ans, à Saint-Pie.
Toujours en Montérégie, un automobiliste de 23 ans a péri la nuit
dernière dans un accident de la route à Saint-Pie, au sud de
Saint-Hyacinthe. L'homme roulait seul à bord de son véhicule
utilitaire sport sur le rang Haut-Rivière-Sud, lorsqu'il a raté une
courbe. Son véhicule a fait une violente sortie de route et a percuté
un rocher avant de prendre feu. Aucun autre véhicule n'a été impliqué
dans l'accident.
MONTREAL. COMMISSION D'ENQUETE SUR L'INDUSTRIE DE LA
CONSTRUCTION.
Jean Charest annoncera vraisemblablement aujourd'hui la tenue
d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction, comme
le réclament depuis deux ans et demi les partis d'opposition et de
larges pans de la société civile. Les députés libéraux étaient
convoqués à 9 h pour une réunion du caucus, suivie à 10 h de la
période de questions, et l'on s'attend à ce que l'annonce soit faite
après le Conseil des ministres qui débute à 11 h. Pour déclencher une
commission d'enquête, le gouvernement doit adopter un décret à cet
effet, ce qui se fait au Conseil des ministres.
C'est le leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, qui
a vendu la mèche mardi, à la sortie d'une réunion d'un caucus spécial
des libéraux au cours de laquelle ils ont discuté de la meilleure
façon de combattre la corruption dans l'industrie de la construction.
Lorsqu'on lui a demandé s'il y aura bel et bien une commission
d'enquête sur l'industrie de la construction, Henri-François Gautrin a
répondu : « Oui, mais ce n'est pas à moi de vous le dire ».
Le député de Verdun, qui est partisan d'une commission d'enquête,
n'a pas donné de détails sur la forme que celle-ci prendrait, mais il
s'est dit satisfait de la proposition du premier ministre. Le chef de
l'ADQ, Gérard Deltell, a saisi la balle au bond, lors de la période de
questions à l'Assemblée nationale, en demandant à Jean Charest de
nommer un juriste « neutre » pour définir quel serait le mandat de la
commission d'enquête, à l'instar de ce qu'avait fait Stephen Harper
pour l'enquête sur l'affaire Mulroney-Schreiber. Cela tiendrait lieu
de « pare-feu entre la politique et cette commission », selon
l'adéquiste.
La chef de l'opposition officielle Pauline Marois répète quant à
elle que la commission d'enquête doit être « complètement indépendante
des intérêts du Parti libéral et avec un mandat qui ne protège
personne ». Selon le quotidien La Presse, Jean Charest a déjà établi
une liste de personnes qui pourraient se voir offrir le poste de
commissaire. Les noms de l'ex-vérificatrice générale du Canada Sheila
Fraser, celui de Guy Breton, ex-vérificateur général du Québec, et
celui du juge retraité Pierre Michaud y figureraient. L'équilibre
entre le volet des audiences publiques qui sera public et celui qui
sera à huis clos reste inconnu, mais Jean Charest a déjà cité
l'extrait du rapport Duchesneau qui préconise une commission d'enquête
comportant une importante partie à huis clos.
Le premier ministre a aussi dit à maintes reprises que la
commission ne devait pas nuire à la réputation d'entreprises
innocentes. Il martèle que trois principes doivent prévaloir :
protéger la preuve et s'assurer que ceux qui commettent des crimes
soient amenés devant les tribunaux; permettre le dépôt d'accusations
et protéger les témoins. Stéphane Bergeron, le porte-parole du Parti
québécois en matière de Sécurité publique, a réitéré mercredi que son
parti ne s'opposait pas à une commission d'enquête comportant un volet
à huis clos, comme cela s'était vu pour la commission Gomery. Ce qu'il
revendique, c'est que ce soit le commissaire qui détermine quelle
partie de la commission sera à huis clos. « Ce n'est pas au
gouvernement de déterminer à l'avance ce qui sera à huis clos et
surtout pas de déterminer que la majeure partie sera à huis clos »,
a-t-il expliqué.
GRECE. GREVES ET MANIFESTATIONS.
En Grèce, les écoles, les musées mais aussi de nombreux
commerces sont fermés. Il n’y a plus aucun avion ni taxi. Une grève
générale de 48 heures a commencé ce mercredi matin 19 octobre à
l’appel des deux grands syndicats du pays. A Athènes, plus de 70 000
personnes ont manifesté, selon la police, 200 000, selon les syndicats.
Dans tout la police évoque le chiffre de 125 000 manifestants.
C’est une marée humaine qu’on a pu voir dans le centre d’Athènes.
Ce matin, avant même l’heure annoncée du rassemblement, l’avenue
Patission au nord du centre était pleine de monde. Et lorsque le
cortège a démarré vers midi, ce sont en réalité plusieurs cortèges qui
se sont mis en mouvement, qui ont gagné toutes les artères du centre
jusqu’à la place Syntagma devant le Parlement, qui est noire de monde.
Des Grecs en colère, évidemment des Grecs à qui on ne la fait plus
puisque ici plus grand monde ne croit à la menace de faillite que
brandit sans cesse le gouvernement pour faire passer des mesures. Ce
jeudi en effet, c’est une nouvelle série de mesures d’austérité qui
doit passer devant le Parlement parmi lesquelles le licenciement de 30
000 employés du secteur public d’ici à la fin de l’année.
Mais le secteur public n’est pas le seul à faire grève aujourd’hui.
Pour la première fois depuis le début de la cure d’austérité il y a un
an et demi, de nombreux petits commerçants avaient les rideaux baissés
ce mercredi matin, preuve que même dans des secteurs qui mobilisent
peu habituellement, le ras-le-bol est significatif, ras-le-bol
confirmé par les sondages puisque le Pasok, le parti de Georges
Papandréou au pouvoir, est en chute libre dans les intentions de vote
depuis cet été.
En marge de la manifestation d'Athènes contre l'austérité, des
affrontements, qui se poursuivaient en début d'après-midi, ont opposé
des groupes de jeunes et des policiers. Le centre d'Athènes était noyé
sous les gaz lacrymogènes de la police et les fumées de nombreux
incendies de poubelle. Des groupes de manifestants vêtus de noirs et
masqués se sont massés devant le Parlement où doit être voté le
nouveau projet de loi d'austérité, lançant des bouts de marbre et
autres projectiles sur la police. Un peu plus tôt dans la journée,
environ 200 jeunes, avaient commencé à bombarder de cockails molotov
et de pierres une barrière installée par la police pour fermer l'accès
au Parlement.
FRANCE. OTAGE FRANCAISE MARIE DEDIEU DECEDEE
Le Quai d'Orsay a annoncé ce mercredi 19 octobre 2011 la
mort de l'otage française détenue en Somalie. Marie Dedieu, 66 ans
était handicapée et souffrait d'un cancer. Elle avait été enlevée
début octobre au Kenya où elle résidait depuis de nombreuses années.
Le président français Nicolas Sarkozy s'est déclaré « très ému » après
le décès de l'otage. Le décès de Marie Dedieu a été confirmé ce matin
par le Quai d’Orsay. Des rumeurs sur sa mort circulaient depuis hier
mardi à Mogadiscio parmi les autorités du gouvernement de transition
somalien. Les ravisseurs n’avaient emporté ni médicaments, ni sa
chaise roulante. Les Français ont tenté de lui faire parvenir des
médicaments par des intermédiaires somaliens pendant sa détention.
Mais le communiqué dit que les ravisseurs ont probablement refusé de
lui remettre les médicaments.
Pour le moment, les circonstances de sa mort et même la date ne
sont pas encore connues. Selon des sources somaliennes, Marie Dedieu
serait morte des suites de sa maladie. Quelques jours après sa
capture, un enregistrement téléphonique circulait où elle réclamait de
pouvoir se faire soigner. Elle disait notamment que personne ne
s’occupait d’elle.
Marie Dedieu a été d’abord emmenée à Ras Kamboni, à la frontière
entre le Kenya et la Somalie, par ce groupe de pirates qui l’a
capturée pendant la nuit du 1er octobre 2011, puis à Kismayo qui est
la ville portuaire et le fief des shebabs, les insurgés islamistes.
Des négociations étaient en cours en vue de sa libération. Le ministre
des Affaires étrangère Alain Juppé réagit à la mort de Marie Dedieu
C'est un acte d'une barbarie et d'une violence inqualifiable Le
ministère français des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole
Bernard Valero, demande la restitution du corps de la victime.
AFGHANISTAN.-FRANCE. 200 MILITAIRES FRANCAIS LAISSENT
L'AFGHANISTAN.
La France entame son retrait d'Afghanistan. Parmi les 200
militaires qui partent, l'essentiel sont des légionnaires du deuxième
régiment étranger de parachutistes. Ils avaient rejoint l'Afghanistan
au mois de juillet, pour compenser la réduction du nombre de
formateurs qui travaillaient auprès de l'armée afghane. Sur la base de
Tora, la relève doit en principe arriver à partir de novembre. Mais on
devrait assister à un changement dans le dispositif militaire français
dans ce district, car d'ici là le gouvernement Karzaï doit lancer la
transition dans cette région, à savoir la passation de témoin entre la
force internationale et l'armée afghane qui devra assurer la sécurité
de manière autonome. Il y aura donc 200 soldats français en moins dans
ce district d'ici la fin de l'année, des effectifs prévus qui
finalement ne seront pas envoyés en Afghanistan. Il ne s’agit donc pas
réellement d’un retrait à proprement parler, mais mathématiquement
d'ici la fin de l'année les effectifs français auront fondu de 400
millitaires, soit 10% des effectifs actuels. Après le retrait de
Surobi, les nouveaux venus seront certainement basés à quelques
kilomètres de là, dans le sud de la vallée de Tagab, en partie sur la
base avancée de Gwan, afin de renforcer la présence militaire
française dans la province de Kapisa où les insurgés sont toujours
très actifs. Mais l'Etat major des armées précise qu'une force de
réaction rapide restera en Surobi, sur la base de Tora qui
progressivement deviendra une base afghane.
NATIONS UNIES.
YEMEN. PREOCCUPATION DE L'ONU DE LA NOUVELLE FLAMBEE DE
VIOLENCE.
18 octobre 2011 – Le Haut commissariat des Nations Unies aux
droits de l'homme (HCDH) a vivement condamné mardi les meurtres de
plusieurs manifestants majoritairement pacifiques par les forces de
l'ordre yéménites à Sana'a et Taëz depuis samedi 15 octobre. Des
centaines de personnes auraient également été blessées par l'usage
disproportionné de la force contre des manifestants non armés. « Nous
sommes très préoccupés par le fait que les forces de sécurité
continuent d'utiliser une force excessive dans un climat d'impunité
totale avec des lourdes pertes en vies et de nombreux blessés, malgré
des promesses répétées du gouvernement de cesser la violence aveugle.
Nous réitérons notre appel pour une enquête internationale
indépendante et transparente afin de rétablir la responsabilité et la
justice, » a déclaré le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors
d'un point de presse à Genève.
« Ceux qui sont responsables des centaines de morts depuis le début
du mouvement de protestation au Yémen il y a plus de huit mois doivent
rendre des comptes, quelle que soit leur rang ou leur titre, » a-t-il
poursuivi. Le HCDH a également demandé aux opposants armés au
gouvernement à retirer les armes de l'espace public utilisé par des
manifestants pacifiques et de cesser les attaques armées à partir de
zones densément peuplées. « Nous sommes troublés par les conditions de
vie des résidents de Sana'a et de Taëz qui ne cessent de se dégrader,
en particulier pour les plus pauvres, » a indiqué le porte-parole du
HCDH. M. Colville a rappelé que la législation internationale interdit
l'octroi d'amnisties qui empêcheraient les poursuites judiciaires
contre des individus suspectés de crimes de guerre, de crimes contre
l'humanité ou de violations graves des droits de l'homme.
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P-AU-P. INSTALLATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT CE MARDI..
Le Premier Ministre Garry Conille, sera installé dans ses
fonctions ce mardi. Tout en saluant le vote favorable de l'énoncé de
Politique Générale de son Premier Ministre, par les sénateurs et les
députés, le président de la république rappelle aux membres du
nouveau cabinet ministériel les défis qui les attendent, invitant
chaque Ministre à s'acquitter de sa tâche avec efficacité. Il dit
vouloir se mettre au travail avec son équipe pour apporter le
changement dont il a fait mention pendant la campagne électorale.
Après 5 mois sans cabinet ministériel le président de la république
a enfin un premier ministre et un gouvernement fonctionnel dès ce
mardi.
Garry Conille et les membres du cabinet ont bénéficié d'un vote de
confiance de la part de 82 députés et de 16 sénateurs à la fin de la
semaine dernière. L'entrée en fonction de cette nouvelle équipe met un
terme à 5 mois d'attente au cours desquels l'équipe de Jean Max
Bellerive ne liquidait que les affaires courantes.Cette nouvelle
équipe gouvernementale doit faire face à de nombreux défis, notamment
le problème des sans abri vivant sous des tentes.
PONT ROUGE. PRESIDENT MARTELLY PRESENT AU PONT ROUGE:ASASSINAT
DE DESSALINES.
0 Lundi 17 octobre, à l'occasion des cérémonies de commémoration
du 205ème anniversaire de la mort du Père Fondateur de la patrie,
l'empereur Jean-Jacques Dessalines (Jacques 1er), le Président de la
République Michel Martelly, accompagné d'officiels du gouvernement,
de ministres, sénateurs.s'est rendu à 7 heures du matin à Pont Rouge
(Chancerelles) pour le dépôt de la gerbe de fleurs au pied du
monument de Dessalines. Ensuite à 9h30 du matin le Chef de l'État
assistera à une messe de requiem suivi d'un Te Deum qui sera chanté
à l'église Marchand-Dessalines. À la Place d'Armes de
Marchand-Dessalines il délivrera un message de circonstance. Une
réception sera également offerte en l'honneur du Président de la
République à l'École Sainte-Claire.
Jean-Jacques Dessalines est né le 20 septembre 1758, tout d'abord
esclave à Saint-Domingue. Puis, durant les troubles qui mènent à
l'indépendance de l'île, il devient lieutenant de Toussaint Louverture
et organise en octobre 1802 la mutinerie de l'armée de Saint-Domingue
contre l'expédition napoléonienne. Il a combattu le général mulâtre
André Rigaud et le général français Charles Leclerc. En 1803 il réussi
à vaincre les Français à la bataille de Vertières, et le 1er janvier
1804 Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti. Il se fait d'abord
gouverneur général à vie, puis premier Empereur d'Haïti (1804-1806)
sous le nom de Jacques 1er. Le 17 octobre 1806, Jean-Jacques
Dessalines fût assassiné à Pont-Rouge.
DESORDRE DANS LA CIRCULATION AUTOMOBILE.
Le president a aussi critique au cours de ce point de presse, lors de
son retour de la République dominicaine, l'anarchie regnant dans la
circulation automobile où chacun fait ce qu'il veut, méprisant les
sens uniques, doublant un véhicule qui attend le feu vert et tournant
sans crier gare… bref, c'est un veritable cauchemar la conduite
automibile dans notre pays Le Président a donc critique le désordre
regnant et en a profité pour critiquer la corruption regnant au sein
de l'administration publique. La justice qui fonctionne à deux
vitesses, des gens volent des terres. Autant de choses auxquelles le
president annonce qu'il va mettre de l'ordre.
POUR GUY GERARD GEORGE, DEPUTE, MARTELLY TERNIT IMAGE DU
PARLEMENT.
Le député Guy Gérard Georges qualifie d'irresponsables les
déclarations faites par le président de la république d'Haïti, Michel
Joseph Martelly, selon lesquelles des repris de justice, des évadés de
prison se sont refugiés au parlement.
« Je demande à la justice d'ouvrir l'œil sur les repris de justice,
les évadés de prison qui se refugient au parlement », a lancé Michel
Martelly qui pointe du doigt le CEP de Gaillot Dorsainvil ainsi que le
gouvernement de Préval qui, selon lui, ont permis à ces gens de se
retrancher au corps législatif. Des propos qui étonnent l'élu de
Chantal-Torbeck qui rappelle au chef de l'Etat qu'il est le garant de
la bonne marche des institutions. « Cette déclaration prouve encore
une fois l'irresponsabilité du président Martelly qui semble ne pas
être conscient de l'immensité de sa tâche en temps que numéro un de la
république », estime le député Guy Gérard Gorges précisant que
monsieur Martelly aurait mieux fait de mener des investigations en
toute discrétion s'il détient vraiment des preuves que certains
parlementaires ont des démêlées avec la justice. Michel Martelly
avait fait ces déclarations suite à l'incident qui s'était produit au
palais national le mercredi 12 octobre dernier entre lui et le député
Arnel Bélisaire où les deux hommes ont échangé des propos menaçants et
orduriers.
INTERNATIONAL
CANADA
PREMIER JEAN CHARET AU CAUCUS LIBERAL.
La rumeur d'un déclenchement d'une commission d'enquête sur la
construction et le financement des partis politiques a été évoquée
plus tôt cette semaine, et alimentée par le fait que le caucus ait été
convoqué à 8 h, plutôt que vers midi, comme d'habitude.
Après moins de deux heures de rencontre, le premier ministre est
retourné à son bureau en compagnie de la vice-première ministre, Line
Beauchamp, des ministres de la Justice, Jean-Marc Fournier, de la
Sécurité publique, Robert Dutil, et des Transports, Pierre Moreau. On
sait très bien que la population veut faire la lumière sur ces
problèmes. On le comprend. Mais on veut aussi s'assurer que les
criminels seront punis. Charest n'a fait aucun commentaire à son
arrivée et au départ du caucus. Les députés libéraux devraient
continuer leurs discussions à 13 h, avant la période des questions à
l'Assemblée nationale à 14 h. M. Charest pourrait donc faire une
annonce en après-midi, ou attendre la réunion de son conseil des
ministres, demain, avant de rendre sa décision publique.
Dans les médias, tandis que certains soutiennent que le
déclenchement d'une commission d'enquête sur l'industrie de la
construction est imminent, d'autres font état de craintes que
l'éventuelle annonce de M. Charest sera plutôt une solution de moindre
envergure pour atténuer la grogne à quelques jours du congrès du Parti
libéral. Selon le quotidien La Presse, « il y aura une commission
d'enquête sur l'industrie de la construction, mais à la tête du
gouvernement de Jean Charest, [lundi], on travaillait toujours à
trouver le commissaire "au-dessus de tout soupçon" et les adjoints
susceptibles de satisfaire l'opinion publique ». Le quotidien
montréalais ajoute que « dans les milieux libéraux, on indique aussi
que la partie à huis clos des audiences sera importante, Jean Charest
étant préoccupé par les risques que comportent ces opérations
médiatisées pour la réputation de firmes et de dirigeants d'entreprise
».
Lundi, le député péquiste Stéphane Bergeron, porte-parole de
l'opposition officielle en matière de sécurité publique, s'inquiétait
toutefois que le gouvernement n'accouche d'une proposition en deçà des
attentes, d'autant plus, dit-il, que le gouvernement Charest n'a pas
communiqué avec l'opposition officielle sur ce qu'il entend faire.
Israël : Gilad Shalit a retrouvé sa famille
Avant de retrouver sa famille, Gilad Shalit, en tenue de soldat,
salue le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu sur la base de
Tel Nof. REUTERS/GPO/HandoutPar RFI L’échange a eu lieu comme prévu ce
mardi 18 octobre 2011 et jusqu’à maintenant, il n’y a eu aucun
incident. Des bus rejoignent la Cisjordanie et la bande de Gaza avec à
bord des centaines d’ex-détenus palestiniens. Gilad Shalit est lui
rentré au pays après cinq années de captivité aux mains du Hamas à
Gaza. Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que cette
libération était un immense soulagement et que le jeune Franco-Israélien
serait bientôt reçu à Paris. Avec notre correspondant à Jérusalem,
Nicolas Falez.
Côté israélien, Gilad Shalit est passé devant les médecins avant de
retrouver sa famille. Etat de santé satisfaisant pour l'ex-détenu,
selon l’armée israélienne qui a publié un communiqué après la première
série d’examens. Des contrôles médicaux pratiqués sur le soldat, juste
après son arrivée en territoire israélien sur la base d'Amitaï, près
de la frontière égyptienne.
Gilad Shalit a ensuite été transporté en hélicoptère sur la base de
Tel Nof. C’est là qu’il a retrouvé sa famille, ses parents, son frère,
avec lesquels il a déjà pu s’entretenir par téléphone un peu plus tôt
en matinée. Sur cette base de Tel Nof, l'attendaient aussi pour
l'accueillir officiellement, le Premier ministre israélien Benyamin
Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak.
ISRAEL-PALESTINE. ECHANGES DE PRISONNIERS.
Gilad Shalit a répondu aux questions de la télévision
égyptienne juste après sa libération. Il a dit à quel point sa famille
lui manquait. Le jeune homme de 25 ans a expliqué avoir eu peur de
rester captif encore de longues années. Il a aussi souhaité que
l’accord d’échange des prisonniers permettant sa libération facilite
la paix entre Israéliens et Palestiniens.
L’armée israélienne a annoncé que le transfert des anciens détenus
palestiniens était terminé. Il a été effectué en coordination avec le
Comité international de la Croix-Rouge (CICR). En tout, 1 027
Palestiniens ont ou vont retrouver la liberté dans le cadre de cet
échange : 477 aujourd’hui et 550 dans les prochaines semaines. Les
Palestiniens libérés ont été conduits en Cisjordanie, à Jérusalem-Est
ou dans la bande de Gaza. Plus de 300 d’entre eux avaient Gaza pour
destination, mais tous n’en sont pas originaires puisque l’accord
prévoit le bannissement dans ce territoire de certains Palestiniens
qui viennent de Cisjordanie ou de Jérusalem. Gaza se prépare à fêter
le retour de ces ex-prisonniers palestiniens et 200 000 personnes sont
actuellement rassemblées pour la cérémonie d’accueil que leur a
préparée le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.
PARIS, FRANCE. RETOUR DE PATRICE EN FRANCE APRES AFFAIRE DE VIOL
AU BURUNDI.
Le Français Patrice Faye, qui avait été condamné à 25 ans de
prison pour viol sur mineures au Burundi, a été remis en liberté pour
des raisons de santé. Paris a obtenu son rapatriement mardi 18 octobre
2011. Il était détenu depuis avril. « Patrice Faye est libre ! » C'est
ce que l'on peut lire sur le blog de son comité de soutien, géré par
son fils Gaël. « C'est le procureur général de la République qui a
décidé d'accorder la liberté provisoire à Patrice Faye avec
autorisation de sortir du territoire pour aller se faire soigner », a
affirmé de son côté le porte-parole de la Cour suprême du Burundi,
Elie Ntungwanayo. Patrice Faye a quitté le Burundi dans la nuit de
lundi à mardi. Rapatrié par avion, il est attendu en France dans la
soirée.
« La France remercie les autorités burundaises pour avoir tenu
compte de la dégradation de l'état de santé de Patrice Faye et
diligenté les expertises médicales ayant conduit à cette décision, a
déclaré lors d’un point presse Bernard Valero, porte-parole du Quai
d’Orsay. Nous sommes intervenus à de nombreuses reprises pour que son
état de santé précaire soit pris en compte. » Patrice Faye était
hospitalisé depuis le 23 septembre, en accord avec l'administration
pénitentiaire burundaise, dans le service du médecin conseil de
l'ambassade de France dans un hôpital de Bujumbura.
Ayant passé la moitié de sa vie au Burundi, ce Français est une
véritable célébrité locale. Il est connu pour ses actions humanitaires,
notamment la création d'écoles. Alors qu’il n’avait cessé de plaider
son innocence, il avait été condamné en première instance à vingt-cinq
années de prison pour le viol de cinq jeunes filles, dont plusieurs
mineures. Le procès avait été fortement critiqué par le gouvernement
français qui dénonçait une enquête bâclée et de faux témoignages.
Un second procès en appel s’était ouvert le 19 septembre mais avait
été interrompu au bout d’une heure à peine d’audience. Aujourd’hui,
qu’en est-il des poursuites judiciaires ? Pour l’instant, le porte-parole
de la Cour suprême du Burundi a estimé ne pas avoir « suffisamment
d'éléments pour répondre à cette question ». « Ce qui va se passer
pour la suite de son procès n'est pas très clair en ce moment », a
renchéri une source diplomatique française.
NATIONS UNIES
ONU APPELLE POUR ELIMINER LA PAUVRETE
17 octobre 2011 – A l'occasion de la Journée internationale pour
l'élimination de la pauvreté, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,
a appelé lundi à agir face à la crise économique, au changement
climatique et à la hausse des prix des produits alimentaires et de
l'énergie, autant de facteurs qui menacent les plus vulnérables.
« Depuis des décennies, les Nations Unies agissent pour libérer les
hommes de la pauvreté. Nous avons fait de grands progrès dans ce sens,
mais aujourd'hui, ces progrès sont compromis. Trop de gens vivent dans
la peur. La peur de perdre leur emploi. La peur de ne pas pouvoir
nourrir leur famille. La peur que le piège de la pauvreté se referme à
jamais sur eux et les prive du droit fondamental de vivre en bonne
santé, dans la dignité et l'espoir », a déclaré le chef de l'ONU dans
un message adressé à l'occasion de la Journée. « Face aux épreuves –
la crise économique, le changement climatique, la hausse des prix des
produits alimentaires et de l'énergie et les conséquences des
catastrophes naturelles – nous pouvons agir », a-t-il ajouté.
Pour Ban Ki-moon il est possible de surmonter ces obstacles en «
plaçant l'être humain au centre de notre action ». « Trop souvent,
dans les débats décisifs pour notre avenir, trois groupes manquent à
l'appel : les pauvres, les jeunes et la planète. Comme nous nous
employons à éviter un effondrement mondial dans le domaine de la
finance, employons-nous à en éviter un autre dans le domaine du
développement », a dit le Secrétaire général de l'ONU. « Nous ne
pouvons pas, au nom de la rigueur budgétaire, renoncer à investir dans
le capital humain, au mépris du bon sens », a-t-il martelé.
Le chef de l'ONU a rappelé qu'il est possible d'éradiquer le
paludisme, de faire reculer le sida, d'empêcher des millions de mères
de mourir à l'accouchement et de créer des emplois et de la croissance
en investissant dans l'écologie. « Ensemble, soyons à l'écoute des
gens, et battons-nous pour leurs espoirs et leurs aspirations. C'est
ainsi que nous parviendrons à bâtir un monde libéré de la pauvreté »,
a-t-il conclu.
L'initiative « Debout contre la pauvreté : agissez pour mettre un
terme à la pauvreté », a mobilisé durant le weekend des citoyens et
des associations de la société civile du monde entier afin de
sensibiliser les populations sur la nécessité d'agir. Par exemple, au
Soudan, au Népal et à Madagascar, des groupes de musiques locaux ont
été mobilisés pour attirer l'attention sur les Objectifs du Millénaire
pour le développement (OMD).
Le seuil de pauvreté est établi à 1,25 dollar par jour. Selon l'ONU,
1,4 milliard de personnes vivent dans le monde sous le seuil de
pauvreté. Le pourcentage de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar
par jour a été réduit de moitié, régressant de 52 à 26 % entre 1981 et
2005. Malgré les progrès, environ un milliard de personnes vivront
encore sous le seuil de pauvreté d'ici à 2015, selon la Banque
mondiale.
La première célébration d'une journée internationale pour
l'élimination de la pauvreté remonte au 17 octobre 1987. Ce jour-là,
une centaine de milliers de personnes se sont rassemblées au Trocadéro
à Paris, où la Déclaration universelle des droits de l'homme a été
signée en 1948, pour honorer les victimes de l'extrême pauvreté, de la
violence et de la faim. Elles ont proclamé que la pauvreté était une
violation des droits de l'homme et affirmé la nécessité d'une action
commune pour faire en sorte que ces droits soient respectés. Par une
résolution adoptée le 22 décembre 1992, l'Assemblée générale a déclaré
le 17 octobre Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté
et invité tous les États à consacrer cette journée à la présentation
et à la promotion, en fonction de leur contexte national, d'activités
concrètes visant à éliminer la pauvreté et la misère.
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HAITI. PREMIER MINISTRE GARY CONILLE RATIFIÉ PAR LE SENAT
AVEC 16 VOTES SUR 20.
Garry Conille a été ratifié Premier Ministre ce
vendredi 14 Octobre par ble Sénat Haitien vers les 3
heures du matin à l'issue d'une séance marathon qui a duré
plus de 10 'heures. 16 sénateurs ont voté en faveur de son
énoncé de politique générale. 4 ont voté contre et 5 ont fait
abstention.
Dans son exposé de 86 pages qui a eté l'objet de nombreuses
critiques, Garry Conille a bien pris soins de promettre de donner
suite aux revendications des senateurs issus des différentes régions
du pays, en termes d'infrastructures routières, constructions
d'écoles et d'universités, de centres hospitaliers et autres. Il a
promis de travailler à l'amélioration des conditions de vie de la
population, avec la créáton de 2.5 millions d'emplois directs et indirects, de donner un nouvel élan à la reconstruction du pays
encore dans les décombres 20 mois après le séisme. Il a promis
300.000 logements, une promesse questionnée, compte tenu de ce qui a
été fait depuis le 12 janvier 2010
Les performances de la Commission dite de reconstruction d'Haïti (CIRH)
dont le mandat arrive à terme cette fin de semaine ont été vivement
denoncées. Mais Garry Conille a promis de la réorienter et de la
dynamiser.
Le premier ministre se présentera ce Vendredi devra à la chambre
basse.
Le Dr Conille était accompagné au Sénat des 17 membres de son
cabinet ministériel nommés par arrêté presidentie
Le Cabinet Ministérielo est ainsi formé::
Thierry Mayard-Paul (Intérieur, Collectivités Territoriales et Défense
Nationale),
Josué Pierre Louis (Justice et Sécurité Publique),
Laurent Lamothe (Affaires Etrangeres et Cultes),
André Lemercier Georges (Economie et Finances).
Réginald Paul (Education et Formation Professionnelle),
Ebert Docteur (Agriculture, Ressources Naturelles et Développement
Rural),
Florence Duperval Guillaume (Santé Publique et Population).
Stephane Balmir Vildouin (Tourisme),
Jacques Rousseau (Transport, Energie et Communication),
Choiseul Henriquez (Culture),
Francois Richel Lafaille (Affaires Sociales et Travail).
Joseph Ronald Toussaint, ministre de l'environnement,
Marie Yanick Mézile a la condition féminine et aux droits des femmes,
Wilson Laleau au commerce
René Jean Roosvelt à la jeunesse, aux sports et à l'action civique,
Ralph Ricardo Théano a été nommés ministre délégué aupres du premier
ministre et chargé des relations avec le parlement,
Daniel Supplice ministre à la présidence et chargé des Haitiens vivant
à l'étranger
Le premier Ministre garde le ministère de la planificatioon et de la coopération externe.
CHARLES CASTEL APPROUVÉ PAR LE SENAT COMME GOUVERNEUR DE LA
BANQUE NATIONALE
Le Sénat a approuvé jeudi le conseil d'administration de la
Banque de la République d'Haiti (BRH) tel que proposé par le président
Michel Martelly. Le gouverneur Charles Castel garde son poste pour les
3 prochaines années. Il sera assisté par Georges Henry Fils (Vice-gouverneur),
Jean Badin Dubois, Georgette Jean-Louis et Fritz Duroseau, membres.
Charles Castel et Fritz Duroseau, membres sont les deux seuls rescapés
de l'ancien conseil dont le mandat était arrivé a échéance depuis plus
d'un an. La commission finances et budget du Sénat a présenté un
rapport favorable suite à l'analyse des pièces des nouveaux membres du
conseil d'administration de la banque centrale.
Sur les 23 parlementaires présents lors de la séances, 20 ont voté
en faveur du rapport et 2 se sont abstenus. Le chef de l'Etat avait,
dans un premier temps, manifesté son désir de garder tous les membres
du conseil sortant, avant de faire marche-arrière en remplacant
Phillipe Lahens (ancien-vice gouverneur), Henry Volmar et Marc-Hébert
Ignace. Une décision qualifiée, à ce moment, d'incohérente par le
président de la commission finances et budget du Grand Corps,
Jocelerme Privert.
NATIONS UNIES, NY
RENOUVELLEMENT DU MANDAT DE LA MINUSTAH POUR 15 OCTOBRE
2012
Avec cette information, certains parlementaires continueront le
lancement des boulets rouges sur la presence de la MINUSTAH en
Haiti.
Le Conseil de sécurité a décidé, ce matin, de proroger d’un an,
jusqu’au 15 octobre 2012, « dans l’intention de le renouveler
encore », le mandat de la Mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Par la résolution 2012 (2011), adoptée à l’unanimité de ses 15
membres, le Conseil de sécurité a également décidé que l’effectif de
la MINUSTAH pourra s’établir à « 7 340 soldats de tous rangs » et
que la composante policière de la Mission pourra atteindre 3 241
membres, répondant ainsi aux recommandations que le Secrétaire
général a formulées dans son rapport. « Le retrait partiel des
renforts militaires et policiers de la Mission, fait-il remarquer,
n’empêchera pas la MINUSTAH de s’acquitter de ses tâches en Haïti. »
Depuis le tragique séisme du 12 janvier 2010, Haïti a en effet
fait d’énormes progrès, constate M. Ban Ki-moon dans son rapport,
notant que le pays connaît « pour la première fois de son histoire »
la passation pacifique des pouvoirs d’un président démocratiquement
élu à un autre appartenant à l’opposition. M. Michel Joseph Martelly
a prêté serment en tant que successeur de M. René Préval le 14 mai
2011. M. Garry Conille a, quant à lui, été nommé, le 5 octobre,
Premier Ministre d’Haïti. Aux termes de la résolution adoptée
aujourd’hui, le Conseil affirme qu’à l’avenir « tout aménagement de
la configuration de la force devrait reposer sur l’état général de
la sécurité sur le terrain, compte tenu du développement continu des
capacités des autorités publiques, notamment par le renforcement en
cours de la Police nationale d’Haïti ».
Pour que la MINUSTAH soit la « dernière » mission de maintien de
la paix déployée en Haïti, affirme également M. Ban dans son
rapport, les autorités du pays doivent assumer de plus en plus la
responsabilité de sa stabilité, ce qui suppose une présence plus
forte de l’État dans tout le pays. La MINUSTAH ainsi reconfigurée
est encouragée à « aider le Gouvernement, en coopération avec les
acteurs internationaux compétents, à faire face au risque de
résurgence de la violence en bande, de la criminalité organisée, du
trafic de stupéfiants et de la traite d’enfants ». La MINUSTAH est
également encouragée à continuer d’aider le Gouvernement haïtien à
offrir une protection adéquate à la population civile, notamment les
femmes et les enfants, y compris en mettant en place des dispositifs
conjoints de police de proximité dans les camps de personnes
déplacées et en renforçant les mécanismes de lutte contre les
violences sexuelles et sexistes.
De son côté, le Secrétaire général est prié d’élaborer, en
étroite consultation avec les autorités haïtiennes, avec les pays
fournisseurs de contingents, « un plan global pour la protection des
civils ». Enfin, le Gouvernement haïtien est engagé à accorder la
priorité, avec le soutien de la MINUSTAH, à l’élaboration et à la
mise en œuvre du prochain plan quinquennal de développement de la
Police nationale d’Haïti, le plan de réforme actuel venant à
expiration en décembre 2011.
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HAITI. PM LE NOUVELLISTE. A chacun ses revendications
Après plusieurs jours de discussions, de négociations avec le
Groupe des 16 sénateurs sur la formation du cabinet ministériel,
le Premier ministre Garry Conille présentera jeudi l'énoncé de
sa politique générale devant le Sénat, sur fond de
mécontentement des uns et d'insatisfaction des autres. Les
interventions incessantes de la plupart des sénateurs du Groupe
des 16 ainsi que d'autres parlementaires laissent croire que
Garry Conille aura beaucoup de difficultés à convaincre les
pères conscrits de sa volonté de former un gouvernement inclusif
capable de lancer le pays sur la voie d'une véritable
reconstruction. L'arrêté présidentiel nommant Garry Conille
Premier ministre après la ratification de son choix par les deux
Chambres lui permet de gravir les tribunes du Parlement pour
défendre sa politique générale devant les parlementaires et du
même coup choisir les membres de son cabinet ministériel en
accord avec le président de la République, selon le voeu de
l'article 158 de la Constitution. Cependant, depuis l'élection
de Leslie François Manigat à la présidence de la République en
janvier 1988, jusqu'à celle de René Préval en février 2006,
aucun Premier ministre n'avait pu jouir de ce privilège,
nonobstant les Premiers ministres de transition : Jean- Jacques
Honorat, Marc Louis Bazin et Gérard Latortue. Leslie François
Manigat, Jean-Bertrand Aristide et René Préval avaient eux-mêmes
choisi la majorité des membres de leur cabinet ministériel. Ils
n'avaient pas laissé une grande marge de manoeuvre à leurs
Premiers ministres dans la formation du gouvernement. Cela
s'explique en raison du fait que ces Premiers ministres
n'étaient pas issus d'un parti majoritaire, mais de la liberté
et de la volonté de ces présidents de les choisir aux fins
d'exécuter leurs programmes politiques. Le cas de Garry Conille
est similaire aujourd'hui puisqu'il ne vient d'aucun parti
politique disposant d'une majorité au Parlement. Il n'y a aucun
inconvénient que Martelly choisisse les membres du cabinet
ministériel comme l'avaient fait Aristide et Préval au cours de
leurs deux mandats et Manigat pendant les quatre mois de sa
gouvernance. La complexité de cette conjoncture où Martelly
conduit la politique de la nation réside dans cette opposition
parlementaire qu'il ne peut pas ignorer. Comment Conille va-t-il
pouvoir satisfaire tous ces blocs politiques où chaque membre
d'un bloc va poser les problèmes de sa circonscription, de son
département qui sont des besoins primaires visibles aux yeux de
n'importe quel observateur ?
RADIO VISION 2000. Tête-à- tête entre Michel Martelly
et Prosper Avril Mardi 11 octobre
Le président de la République, Michel Joseph Martelly, a
rencontré ce mardi le Général et ancien président d’Haïti,
Prosper Avril en la résidence privée de ce dernier. Ce
tête-à-tête entre ces deux hommes s’inscrit dans le cadre d’une
série de rencontres prévues entre Michel Martelly et les
ex-chefs d’Etat haïtiens vivant dans le pays. Cette rencontre a
été l’occasion pour l’ancien président d’Haiti de conseiller à
l’actuel chef d’Etat de réconcilier les fils et les filles du
pays et d’oeuvrer au développement réel du pays. Quant au
président Martelly, il en a profité pour inviter l’ancien homme
fort de 1988-1990 de rejoindre son équipe afin de l’aider à
matérialiser l’entente entre tous les haïtiens. Né le 12
décembre 1937 à Thomazeau (Est d’Haïti), Prosper Avril, fut
membre du Conseil National de Gouvernement, CNG, la junte
civilo-militaire Constituée après la chute de Jean Claude
Duvalier en 1986. Il a passé la plus grande partie de sa
carrière militaire au Palais national, où il s’occupait de
l’approvisionnement en équipements et armements et conseillers
du président Jean-Claude Duvalier. Il a présidé le pays du 17
septembre 1988 suite à un coup d’État contre le général Henry
Namphy, jusqu’au 10 mars 1990 où il était obligé de partir en
exil sous la pression des opposants politiques appuyés par les
gouvernements français et américain. Revenu au pays en 1993, il
mena une existence discrète jusqu’à son arrestation en 2001, peu
de temps après l’élection de Jean Bertrand Aristide à la
présidence, pour conspiration contre l’Etat. Il resta en prison
pendant trois ans, en dépit de décisions judiciaires rendues en
sa faveur. Il a été libéré quand le président Aristide a été
obligé lui aussi de quitter le pays le 29 février 2004. Prosper
Avril est aujourd’hui écrivain. Parmi ses oeuvres, on peut citer
: Haiti 1995-2000 : Le Livre Noir de l’Insécurité et L’Armée
d’Haiti : Bourreau ou Victime?
CANADA. AIR CANADA: MENACE DE GREVE
Le syndicat qui représente les 6800 agents de bord d'Air
Canada estime avoir toujours le droit de déclencher la grève
comme prévu, dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les
agents de bord, affirme ne pas avoir reçu d'avis contraire. Il
se dit d'ailleurs disponible pour une reprise des négociations.
Le gouvernement du Canada a transmis une demande au Conseil
canadien des relations industrielles (CCRI) pour qu'il se penche sur
le conflit; Ottawa estime que le Conseil peut émettre une ordonnance
pour empêcher les employés de faire la grève. Ottawa demande au CCRI
de considérer la possibilité d'imposer un contrat de travail entre
les deux parties ou de renvoyer les parties devant un arbitre.
D'après la ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, une grève des
agents de bord d'Air Canada est inacceptable, car elle aurait des
effets néfastes sur l'économie canadienne. Avant de recourir au CCRI,
Mme Raitt avait menacé de faire adopter une loi spéciale. Selon Air
Canada, l'examen du dossier par le CCRI empêche automatiquement le
déclenchement d'une grève, ce que nie le syndicat.
LE SCFP a fait savoir: Nous sommes scandalisés par la tentative
de la ministre Raitt, qui cherche à utiliser le Conseil canadien des
relations industrielles pour contourner les droits de nos membres.
La raison qu'elle a invoquée pour expliquer son geste est factice,
et recourir de la sorte au Code canadien du travail et au CCRI est
indéfendable.
DETROIT. USA. NIGERIAN UMAR FAROUKABDUMUTALLO A PLAIDE
COUPABLE.
Nigérian, âgé de 24 ans et a été surnommé « le plastiqueur en slip
». Umar Farouk Abdulmutallab est jugé par un tribunal de Détroit,
aux Etats-Unis, depuis le début du mois d'octobre. Il est accusé
d'avoir tenté de faire exploser le vol Amsterdam-Détroit du jour de
Noël 2009 en cachant des explosifs dans ses sous-vêtements. L'homme
avait finalement été maitrisé par les passagers et l'équipage alors
que sa bombe artisanale prenait feu. A la surprise générale,
Abdulmutallab a décidé de plaider coupable. Ce mercredi matin 12 octobre, la juge Nancy Edmunds a lu les 8
chefs d'accusation qui pèsent contre Umar Farouk Abdulmutallab. Et
par huit fois, l'accusé à répondu « je plaide coupable ».
C'est effectivement une surprise dans la mesure où le jeune
Nigérian aurait pu engager une procédure de « plaider coupable » dès
le début de l'enquête après son arrestation. Cela lui aurait permis
de négocier une peine de prison moins lourde directement avec le
parquet et d'éviter un procès. C'est un peu moins une surprise
lorsque l'on sait que, depuis l'ouverture des débats, mardi dernier,
Umar Farouk Abdulmutallab s'est livré à quelques sorties
incendiaires. « Les moudjahidines balaieront les Etats-Unis, ce
cancer », a notamment déclaré l'accusé qui a également salué la
mémoire d'Anwar al-Awlaqi cet imam radical tué à la fin du mois
dernier par les forces américaines. Le jeune Nigérian a visiblement
décidé d'utiliser son procès pour en faire une tribune politique et
exprimer ses idées extrémistes. D'ailleurs, lorsque la juge lui a
demandé si quelqu'un lui avait conseillé de plaider coupable pour
obtenir sa clémence. Umar Farouk Abdulmutallab a simplement répondu
« non ». Il risque donc la prison à vie pour cet attentat raté dans
lequel 279 personnes auraient pu être tuées.
LIBERIA. VOTE DANS LE CALME A MONROVIA.
Le dépouillement a commencé mardi 11 octobre au soir au Liberia
dès la fermeture des bureaux de vote. Huit ans après la fin de la
guerre civile, six ans après un premier scrutin organisé par l’ONU
qui avait porté Ellen Johnson Sirleaf au pouvoir, il s’agissait
cette fois d’élections présidentielles, sénatoriales et législatives
entièrement organisées par la Commission électorale nationale. Les
Libériens se sont rendus aux urnes dans le calme. « Le peuple
libérien préfère les urnes aux armes ». C’est la conclusion que
tirait mardi soir le président de la Commission électorale nationale
à Monrovia. La mission de l’ONU le confirme : il n’y a eu aucun
incident de sécurité majeur à l’occasion du vote à travers le pays.
« En 2005, c’était plus tendu, sans doute parce que nous sortions
de la guerre », estimait de son côté hier le jeune représentant d’un
parti d’opposition dans un bureau de vote de la capitale,
impressionné par le calme des électeurs pour ce deuxième scrutin
post guerre civile. La plupart des 4 500 bureaux de vote ont fermé
comme prévu à 18h selon la Commission électorale. Le dépouillement a
commencé dans la foulée, et les premiers résultats officiels seront
donnés à partir de jeudi. Les équipes d’observateurs préparent leurs
rapports. D’après leurs premières indications, il semble qu’il y ait
eu ici ou là des irrégularités de procédure, par exemple des
isoloirs qui manquaient. Mais globalement, ils ne parlent pas de
problème sérieux de fraude. Et dans les QG des partis, on s’active
pour le vérifier, certains préférant réserver leurs commentaires.
Les Libériens se sont mobilisés en nombre pour ce scrutin. Pour eux,
c'est un moyen de préserver la paix, chèrement acquise, et de
construire l'avenir de leur pays où beaucoup reste à faire :
ONU
HAITI. DES CASQUES BLEUS AIDENT A SAUVER DES VICTIMES
D'INONDATIONS.
12 octobre 2011 – Des casques bleus des Nations Unies en Haïti
ont évacué des dizaines de personnes de leurs maisons et les ont
installées dans des abris temporaires alors que le niveau des eaux
montait suite aux inondations causées par plus de quatre jours de
pluies torrentielles dans le sud du pays.
Selon un porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haïti (MINUSTAH), les casques bleus ont participé
avec les autorités locales au sauvetage de 70 personnes, dont 30
enfants, dans des villages à proximité de la ville des Cayes dans le
sud-ouest d'Haïti.
Les personnes évacuées ont rejoint des centaines d'autres qui
sont venues chercher un abri alors que les eaux ont envahi et
endommagé leurs maisons. La MINUSTAH a confirmé qu'elle restait
mobilisée pour assister les autorités dans la région affectée s'il
s'avérait nécessaire d'effectuer d'autres évacuations ou de
distribuer de l'aide humanitaire.
Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires
humanitaires (OCHA) a indiqué mardi qu'au moins deux personnes
étaient portées disparues depuis le début des fortes pluies, et l'on
craint que les inondations entraînent une nouvelle épidémie de
choléra.
Haïti est durement frappé par une épidémie de choléra depuis un
an, avec près de 6.500 personnes décédées. Avant ces inondations, le
taux de mortalité dû à la maladie avait commencé à chuter.
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HAITI. LE PM GARY CONILLE A LA CHAMBRE DES DEPUTES CE MARDI 11
AVEC SA DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE ACCOMPAGNE DE SES MINISTRES.
En présentant sa déclaration aux législateurs M. Conille doit se
faire accompagner de ses ministres. Autant que les grands axes de la
politique du prochain gouvernement les parlementaires doivent être mis
au parfum en ce qui concerne les secteurs représentés au sein du
gouvernement. Le groupe majoritaire à la chambre basse ne sollicite
pas de poste ministériel en échange de leur vote. Cependant les
membres du G 58 sont intéressés a avoir un œil sur les ministres
pressentis.
Ces derniers jours M. Conille s'est évertué à présenter aux
différents acteurs politiques les futurs membres du gouvernement. Le
sénateur Edwin Zeny, proche du chef d'Etat refuse de dévoiler les noms
de quelques membres du cabinet ministériel arguant que ceci ne serait
pas convenable. Le groupe majoritaire au Sénat devrait hériter des
portes feuilles de la culture et du commerce. Le sénateur Desras
Dieuseul Simon estime que l'offre de partage des responsabilité est
insignifiante et préconise un retrait du gouvernement. Cependant le G
16 semble accepter les propositions mais n'envisage pas de designer
des sénateurs pour occuper ces fonctions.
Dans le Matin , Le président Martelly et le Premier Ministre
Garry Conille ont travaillé le week-end écoulé à la formation du
prochain gouvernement Selon une liste non officielle, des proches du
président comme Thierry Mayard Paul, Daniel Supplice, Georges
Lemercier seraient affectés respectivement au ministère de l’Intérieur
et des collectivités territoriales, au ministère des Affaires
étrangères et au ministère de l’Economie et des finances. Le décret de
nomination devrait être publié dans les prochaines heures. Donc il ne
s'agit que d'attendre.
PAP. NOMINATION DE ARNEL ALEXIS JOSEPH NOMMÉ PRESIDENT DE LA
COUR DE CASSATION CONTESTATION.
Me Gervais Charles conteste la nomination du nouveau président de
la Cour de cassation L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de
Port-au-Prince Me Gervais Charles estime que la nomination de Me Arnel
Alexis Joseph comme président de la Cour de cassation ne respecte pas
les principes de carrière qui caractérisent la magistrature. L’ancien
bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince Me Gervais Charles
estime que la nomination de Me Arnel Alexis Joseph comme président de
la Cour de cassation ne respecte pas les principes de carrière qui
caractérisent la magistrature.
En passant directement de la Cour d’appel à la présidence de la
Cour de cassation sans y avoir été juge préalablement, Me Alexis a été
« parachuté », de l’avis de Me Charles qui craint que le nouveau
président de la Cour de cassation ne soit trop soumis à la présidence
qui l’a nommé
PETION-VILLE. GLORIA GUZMAN, UNE DOMINICAINE ASSASINEE EN
HAITI.
Une ressortissante dominicaine, Gloria Guzman qui a été enlevée
par des bandits a été retrouvée morte en dépit du versement de la
rançon exigée par les kidnappeurs. Elle avait été enlevée par des
inconnus armés qui faisaient irruption dans son domicile dans la
soirée du 29 septembre dernier à Pèlerin 5. Une rançon de 12 mille
dollars aurait été versée et en dépit de cela les bandits l'ont
abattu de sang froid selon une source policière. Gloria Guzman, 55
ans, résidait dans le pays depuis 20 ans et était propriétaire d'un
studio de Beauté. Une enquête est ouverte sur ce dossier par la
cellule anti-enlèvement et le bureau des affaires criminelles de la
PNH.
P-AU-P. DESENCHANTEMENT DU GROUPE DES 16 APRES LA RATIFICATION DE
CONILLE.
Le sénateur Simon Dieuseul Desras appelle ses pairs à ne
pas participer au prochain gouvernement.
Le sénateur du Centre Simon Dieuseul Desras qui avait présidé la
commission de ratification ayant recommandé de voter favorablement
au candidat à la Primature Garry Conille, a appelé vendredi ses
collègues du « Groupe des 16 » dont 14 avaient voté en faveur de ce
dernier, à ne pas prendre part au prochain gouvernement compte tenu
de l’insignifiance des portefeuilles ministériels qui ont été
proposés au groupe. « Il faut laisser toute la latitude au président
Martelly et au premier ministre Conille pour qu’ils forment leur
gouvernement », a-t-il déclaré, révélant que, lors d’une rencontre
avec le président Martelly à l’issue de la ratification du premier
ministre désigné, les portefeuilles de la Culture, du Commerce et 2
Secrétaireries d’Etat « dont l’Exécutif n’a vraisemblablement pas
besoin » ont été offerts au Groupe des 16.
Simon Dieuseul Desras précise que son groupe parlementaire avait
plutôt souhaité une bien meilleure pactole qui inclurait, entre
autres, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités
territoriales. A la Chambre basse où Conille avait bénéficié d’un
vote unanime, le député de Dame-Marie (Grand’Anse, Sud-Ouest),
Arcluche Louis-Jeune, élu sous la bannière de l’Alternative, a
prévenu que tout n’est pas réglé pour Conille. Il doit s’attendre à
un échec si sa déclaration de politique générale ne comporte pas
certains points prioritaires.
D’intenses tractations sont en cours en vue de la formation du
gouvernement dont les membres doivent accompagner le premier
ministre ratifié lors de la présentation de son énoncé de politique
générale au parlement. Le président Michel Joseph Martelly a déjà
présenté plusieurs de ses conseillers comme les prochains titulaires
de portefeuilles ministériels régaliens. Plusieurs d’entre eux ont
d’ailleurs déjà été appointés à titre de conseillers spéciaux auprès
des ministres du gouvernement démissionnaire. D’un autre côté, le
chef de l’Etat a déjà nommé et installé des délégués départementaux
et des directeurs généraux de plusieurs organismes autonomes de
l’Etat en dehors du prescrit constitutionnel qui lui fait obligation
de procéder à de telles nominations par arrêté pris en conseil des
ministres
CANADA
JEAN CHAREST EN ESPAGNE. VISITE AU PARLEMENT DE CATALOGNE A
BARCELONE.
Il a rencontré la présidente du parlement, Nuria de Gispert, qui
est la première femme à occuper ce poste. Mme de Gispert a demandé à
M. Charest quel était le « secret » de la résilience économique du
Québec malgré l'incertitude mondiale. À la blague, il lui a répondu
que c'était grâce à lui. Puis, redevenu sérieux, il a évoqué le
caractère diversifié de l'économie québécoise et l'abondance des
richesses naturelles.
Considérée comme un moteur économique de l'Europe, la Catalogne
est aujourd'hui secouée par les profondes difficultés économiques de
l'Espagne. Le taux de chômage atteint désormais 19 % dans la région
semi-autonome, contre à peine 6 % en 2006. Aux journalistes
québécois qui accompagnent le premier ministre, Nuria de Gispert a
affirmé que le nationalisme catalan se porte très bien. Comme au
Québec, toutefois, les Catalans sont profondément divisés sur la
question de l'indépendance.
Dans une entrevue à un quotidien barcelonais parue dimanche, Jean
Charest a assuré qu'il était « nationaliste », tout en soutenant que
la débâcle du Bloc québécois aux dernières élections fédérales
traduisait « une certaine fatigue d'un débat qui dure depuis
plusieurs années » et « un désir de renouveau ». Il a tout de même
tenu à préciser que de nombreux Québécois continuent de croire en
l'indépendance même s'ils sont fatigués d'en parler.
En point de presse à Barcelone, où il effectue une mission
destinée notamment à faire la promotion du Plan Nord, M. Charest a
soutenu que l'objectif de protéger 50 % du territoire situé au nord
du 49e parallèle était ambitieux et que ses modalités restaient
encore à définir. Il n'a pas exclu que de l'exploitation forestière
puisse se faire dans la zone des 50 %, comme l'a affirmé la semaine
dernière Léopold Gaudreau, sous-ministre au ministère de
l'Environnement. Jean Charest a en revanche rejeté la possibilité
d'autoriser l'exploitation minière dans cette zone, une éventualité
pourtant évoquée la semaine dernière par son ministre de
l'Environnement, Pierre Arcand.
Dans une présentation devant des gens d'affaires catalans, lundi,
M. Charest n'a pas manqué de citer des propos émanant de
l'International Boreal Conservation Campaign (IBCC). En mai, les
responsables de cette initiative américaine avaient qualifié le Plan
Nord de « plus importante politique de conservation du territoire de
l'histoire ». Or, indignés par ce qu'ils considèrent être une
volte-face du gouvernement dans ce dossier, l'IBCC et son pendant
canadien, l'Initiative boréale canadienne, viennent d'écrire à M.
Charest pour le presser de maintenir l'exclusion de toute activité
forestière dans la zone des 50 %.
ONU
AFGHANISTAN. ONU ET LA TORTURE DANS LES PRISONS
10 octobre 2011 – La Mission d'assistance des Nations Unies en
Afghanistan (MANUA) a publié lundi un rapport révélant l'usage
répandu de la torture et de mauvais traitements contre des détenus
dans les centres de détention de la Direction nationale de la
sécurité et de la Police nationale afghanes à travers le pays. Le
rapport rassemble des informations collectées entre les mois
d'octobre 2010 et août 2011. Les experts ont conduit des entretiens
avec 379 détenus dans 47 centres de détention de 22 provinces. Cette
étude approfondie qui s'est achevée en septembre 2011 a constaté
l'utilisation de techniques d'interrogatoire qui constituent des
actes de torture. Selon l'étude, près de la moitié des détenus
interviewés par les équipes de la MANUA ont été victimes de torture.
« Les conclusions de la MANUA indiquent que les mauvais
traitements ne sont pas une politique gouvernementale ou
institutionnelle », a toutefois déclaré lundi le Représentant
spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, Staffan de Mistura, dans un
communiqué. « Le fait que la Direction nationale de la sécurité et
le Ministère de l'Intérieur coopèrent avec la MANUA sur un programme
d'observation des conditions de détentions suggère que la réforme
est à la fois possible mais aussi souhaitable, le gouvernement ayant
annoncé des mesures pour mettre un terme à ces pratiques abusives »,
a-t-il ajouté. Le rapport fait des recommandations pour la Direction
nationale de la sécurité, le Ministère de l'Intérieur, le
gouvernement afghan, les institutions judicaires afghanes et la
Force internationale d'assistance à la sécurité. La MANUA s'est dite
prête à assister le gouvernement afghan et la population pour
atteindre les plus hauts standards des droits de l'homme en matière
de détention.
« La torture est l'une des violations des droits de l'homme les
plus graves selon le droit international, un crime selon le droit
afghan, et strictement prohibé dans les deux droits », a déclaré la
Directrice des droits de l'homme de la MANUA, Georgette Gagnon.
Selon elle, les auteurs de torture doivent être poursuivis et les
autorités afghanes doivent prendre toutes les mesures nécessaires
afin de prévenir et mettre un terme à de tels actes à l'avenir.
Suite aux conclusions du rapport, la Force internationale
d'assistance à la sécurité a arrêté de transférer les détenus dans
les 16 installations identifiées par la MANUA comme des centres où
des preuves d'actes de tortures et de mauvais traitements ont été
rapportées
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PORT-AU-PRINCE, HAITI. JEAN ROBERT LOUIS DU PALAIS BLESSE PAR
BALLES.
Jean Robert louis alias Ti frère a été attaqué par des bandits
lourdement armés alors qu'il était au volant de son vehicule. Une
Toyota de couleur blanche affectée au palais national a été criblée
de balles. La victime qui sortie blessée lors de cette attaque est
actuellement soignée dans un centre hospitalier de la capitale.
Selon un médecin qui voulait garder l'anonymat, cet homme présenté
comme un proche du président Michel Martelly a été atteint de
plusieurs projectiles et son état de santé est plutôt stable, suite
à des interventions chirurgicales. On a appris également que le
président de la République s'était rendu à l'Hôpital où il avait
assisté à l'intervention chirurgicale réalisée sur le patient. Jean
Robert Louis est dans l'entourage du chef de l'état depuis plus de
vingt cinq ans.
P-AU-P. PRESIDENT MARTELLY POUR UN GOUVERNEMENT INCLUSIF.
Le président Michel Martelly, désormais secondé par un Premier
Ministre légitime, s'attaque à sa tache prioritaire, la formation de
son gouvernement. Il promet un gouvernement représentatif, ouvert et
inclusif. Le Premier mandataire de la nation réitère son engagement
d'œuvrer pour concrétiser le changement réclamé par la population.
Dans sa première conférence conjointe avec son Premier Ministre, M.
Martelly a plaidé pour une concertation entre tous les secteurs de
la vie nationale. Il indique toutefois que tous les secteurs ne
pourront pas être représentés au sein d'un cabinet de 18 ministres,
mais assure qu'il entend faire appel aux compétences. Interrogé sur
le nombre de porte feuilles ministériels réservés au bloc
majoritaire du Sénat, M. Martelly s'est refusé à tout commentaire
tout en annonçant la poursuite des négociations avec les acteurs
politiques.
Le Premier Ministre Gary Conille a utilisé pratiquement les mêmes
mots pour décrire les contours de son gouvernement. Nous sommes
prêts à travailler pour le changement, a promis M. Conille toujours
discret sur le déroulement des négociations. L'ex fonctionnaire de
l'ONU est également peu bavard. Il veut en faire une qualité
estimant que le peuple a été gavé de paroles sans effets au cours
des dernières années. L'heure est à l'action insiste M. Conille. Il
promet de tenir compte des propositions et remarques des acteurs
politiques dans l'énoncé de sa politique générale. Cependant la
ligne directrice du document sera les 4 E prioritaires de Martelly,
Education, création d'emplois, Etat de Droit et environnement.
LE CANADA
QUEBEC. ARRESTATION DU BANDIT SAMUEL JEAN-BAPTISTE.
Samuel Jean-Baptiste était sur la liste des 10 criminels les
plus recherchés du Québec. La police de Montréal a arrêté jeudi
après-midi l'un des 10 criminels les plus recherchés du Québec.
Samuel Jean-Baptiste va comparaître aujourd'hui au palais de justice
de Montréal pour faire face à deux accusations de meurtre non
prémédité. Le suspect a été arrêté vers 15 h 30 dans le quartier
Ahuntsic, dans le nord de Montréal. Samuel Jean-Baptiste était sous
le coup d'un mandat d'arrêt pancanadien pour son rôle présumé dans
un double meurtre commis le 2 août 2010 dans un logement du
boulevard Décarie, dans le quartier Côte-des-Neiges. Samuel Jean-Baptiste,
alors âgé de 25 ans, aurait assassiné Pascal Leu, 44 ans, et Yassine
Chnaiti, 26 ans, après une transaction de drogue qui a mal tourné.
Ses deux présumés complices, Musset St-Cyr et Gabriel Georges,
avaient été arrêtés dans les mois suivant le crime. Ils font face
eux aussi à deux accusations de meurtre non prémédité. Des
informations non confirmées voudraient faire croire que le bandit
serait originaire d'Haiti
OSLO, NORVEGE. PRIX NOBEL DE LA PAIX HONORE TROIS FEMMES.
Le prix Nobel de la paix est allé à trois femmes : les
Libériennes Ellen Johnson Sirleaf - la présidente en exercice du
pays - et Leymah Gbowee, et la Yéménite Tawakkul Karman. Trois
militantes du droit des femmes qui influencent leur société chacune
à son niveau. Défendre le droit des femmes par temps de guerre. Un
défi éminemment difficile à relever, tant la paix n’est déjà pas
gage d’équité des genres. C’est pourtant à ce combat que les membres
du comité du prix Nobel de la paix ont voulu rendre hommage. Trois
consécrations pour une seule cause : « la lutte non violente en
faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer aux
processus de paix », selon les propres mots du président du comité
Nobel, Thorbjoern Jagland.
L’une des lauréates était pressentie : le nom de la présidente du
Liberia Ellen Johnson Sirleaf circulait depuis plusieurs jours, même
si une nomination collective pour tous les acteurs du « printemps
arabe » avait les faveurs de bookmakers. Première présidente d’un
pays africain - elle accède au pouvoir en 2006 - Ellen Johson
Sirleaf, 72 ans, fut d’abord ce symbole, en Afrique, que la femme
avait toute sa place dans les hautes sphères d’un Etat. En odeur de
sainteté du côté des institutions internationales, cette ancienne
élève d’Harvard est aussi la marque d’une Afrique moderne, au fait
des réalités internationales tout autant que de celles du continent.
Cadre à la Banque mondiale, responsable régionale du Programme des
Nations unies pour le développement, ministre des Finances au
Liberia, elle a su multiplier les responsabilités. Elle fut aussi
emprisonnée à plusieurs reprises sous le régime de Samuel Doe, dans
les années 1980.
Certains de ses opposants ne manqueront pas de souligner qu’au
sujet de la paix, justement, tout est encore à construire au
Liberia. Panser les plaies de 14 années de guerre civile (1989-2003)
est une tâche délicate et la consécration en Norvège d’Ellen Johnson
Sirleaf, à quatre jours de l’élection présidentielle pour laquelle
elle remet son mandat en jeu, peut être également perçue comme une
incitation de la communauté internationale à poursuivre sa tâche. Et
cela malgré un rapport de la Commission Vérité et Réconciliation de
2009 qui préconisait que l’actuelle présidente ne tienne pas les
rênes du pays pendant au moins trente ans, pour avoir soutenu
l’ancien président Charles Taylor lors du déclenchement de la guerre
en 1989.
Leymah Gbowee, l’autre lauréate libérienne du prix Nobel de
la paix 2011. « Red », telle qu’on l’a surnommée dans son enfance
pour son teint clair, est une femme de terrain, loin des sommets
politiques que tutoie sa compatriote. Une autre façon de s’attaquer
aux maux de son pays. Par le bas. Elle s’occupa notamment de ces
enfants-soldats que les généraux de tous bords enrôlaient de force
pour les envoyer au feu, drogués et fanatisés. Elle organisa en 2003
la « grève du sexe » pour forcer Charles Taylor à associer celles-ci
aux négociations. Une arme redoutable en forme de pied de nez à la
perception machiste du rôle de la femme qui sera reprise dans
plusieurs pays, comme au Kenya. Leymah Gbowee ajoute également toute
une symbolique religieuse à son action : pas de combat sans prière,
elle exhorte les femmes de son pays à se tourner vers Dieu pour
faire avancer la paix.
Tawakkol Karman, médiatiser pour révolutionner La religion est
également l’affaire de Tawakkol Karman. Membre du parti d’opposition
islamiste al-Islah, cette journaliste de 32 ans, originaire de la
province de Taëz est aussi la première femme arabe à se voir
décerner le prestigieux prix. Pour être sûr de la trouver, il faut
se rendre à Sanaa, la capitale, où elle a sa tente, place du
Changement, le sanctuaire des opposants au régime du roi Abdallah
Saleh.
En mars dernier, elle s’y est installée pour fuir la pression des
autorités à son domicile. Et si le soulèvement populaire a laissé
place à une sanglante guerre tribale, elle n’a jamais cessé
d’entretenir la flamme de la contestation, appelant par SMS ses
compatriotes à toujours plus de résistance. Pasionaria des médias,
elle avait créé, en 2005, « Femmes journalistes sans chaînes » pour
défendre la liberté d’expression. Et fut l’une des premières à
sentir, en janvier, que le vent des révoltes tunisienne et
égyptienne irait jusqu’à toucher la pointe de la péninsule arabique.
Ce prix Nobel de la paix est d’abord pour elle une « victoire pour
la révolution ».
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COMMUNIQUE DE PRESSE RATIFICATION DU PREMIER MINISTRE GARRY
CONILLE
Port-au-Prince, le 5 octobre 2011 - Le Représentant spécial
du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, M. Mariano
Fernández Amunátegui salue le vote du Sénat et, par conséquent,
la ratification, le 4 octobre 2011, du Premier ministre désigné,
Garry Conille, par le Parlement de la 49e législature.
Le Représentant spécial du Secrétaire général tient également à
rendre hommage aux efforts du Président de la République, son
Excellence M. Michel Joseph Martelly, ainsi que du Président du
Sénat, Honorable Rodolphe Joazile et du Président de la Chambre
basse, Honorable Sorel Jacinthe, qui ont abouti à l’ouverture d’un
dialogue positif et constructif entre l’Exécutif et le Législatif,
permettant d’atteindre un accord en vue d’installer un Premier
ministre et un nouveau gouvernement.
M. Fernández formule par ailleurs le vœu que le programme de
gouvernement du Premier ministre obtienne l’aval des deux Chambres
afin que les grands chantiers de la reconstruction nationale soient
lancés sans plus tarder, dans l’intérêt prioritaire de l’ensemble du
peuple haïtien.
Le Représentant spécial du Secrétaire général invite enfin tous les
secteurs de la vie nationale à intensifier le dialogue vers
l’établissement d’un Pacte de Gouvernabilité pour fortifier les
institutions de la démocratie, assurer la paix et la sécurité de
même qu’un développement social et économique durable de la nation
haïtienne.
CANADA. QUEBEC. PREMIER FORUM MONDIAL DE LANGUE FRANÇAISE EN
2012.
Le premier Forum mondial de la langue française se tiendra à
Québec du 2 au 6 juillet 2012. Le premier ministre Jean Charest et
le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, en ont
dévoilé les détails mercredi à Paris. Le forum veut rassembler un
millier de personnes, des jeunes surtout, issues de la société
civile pour réfléchir à l'avenir de la langue française. En marge de
cette réflexion, l'événement comportera également un volet festif,
pour témoigner de la richesse des expressions culturelles
francophones. L'événement, ont promis MM. Charest et Diouf, sera «
populaire, créatif, innovant et festif ». Il se tiendra en effet au
même moment que le Festival d'été de Québec, critiqué depuis
plusieurs années pour sa programmation qui fait une large place à
des artistes anglophones. Le premier ministre espère, à demi-mot,
qu'elle le sera moins l'été prochain.
HAITI, LE GOUVERNEMENT USA ET LA RATIFICATION DU PREMIER
MINISTRE CONILLE. L'Ambassade des Etats-Unis en Haïti a salué
dans un communiqué la Ratification Garry Conille au poste de Premier
Ministre par les sénateurs . « Nous saluons la ratification par le
Parlement haïtien du Dr. Gary Conille au poste de Premier Ministre.
Le gouvernement des Etats-Unis se tient prêt à travailler en
partenariat avec le Premier Ministre et son gouvernement en vue de
répondre aux défis urgents du processus de reconstruction », peut
‘on lire dans ce communiqué rendu public par l'ambassade américaine.
« Nous souhaitons que, considérant que plus de quatre mois se sont
écoulés sans un gouvernement ratifié par le Parlement, le Président
Martelly et le Premier Ministre Conille vont agir rapidement en vue
de rattraper le temps perdu en accomplissant la tâche importante qui
est de gouverner. Les Etats-Unis sont prêts à travailler de concert
avec ses partenaires dans la poursuite de cet objectif », poursuit
le communiqué. Les Etats- Unis affirment qu'ils restent engagés à
supporter le peuple haïtien et le gouvernement haïtien sur le long
terme dans la construction d'un pays plus stable, plus prospère et
plus démocratique.
DR. GARRY CONILLE PASSE L'ETAPE DE LA RATIFICATION DU SENAT?
Le Sénat a ratifié mardi soir après des heures de débats le choix du
Dr Garry Conille au poste de premier ministre par 17 voix pour, 3
contre et 9 abstentions
Les débats ont surtout porté sur les doutes entourant la
nationalité haïtienne du premier ministre désigné, son lieu de
résidence au cours des 5 années ayant précédé sa nomination et sur
sa non-détention de la carte d'identification nationale, alors qu'un
décret pris sous le régime intérimaire Alexandre/Latortue faisait
obligation à tout citoyen candidat à un poste politique de posséder
cette carte. Bien que des problèmes techniques aient été relevés
dans le dossier du PM désigné, sa ratification était prévisible en
raison d'un ensemble de facteurs dont le soutien dont il dispose
auprès d'un secteur important de la comunauté internationale et le
support du Groupe des 16 avec lequel il a eu de très intenses
négociations.
Le vote des senateurs du groupe des parlementaires pour le
renouveau (GPR) a en effet et une nouvelle fois été déterminant,
même si 2 membres du Groupe Moïse Jean-Charles et Westner Polycarpe
ont voté contre. Cependant, la Commission spéciale d'évaluation du
dossier de M. Conille, présidée par un autre de ses membres, Simon
Dieuseul Desras, en depit des failles relevées, a appelé à " prendre
une chance et à penser d'abord à Haïti". Ratifié il y a plus de 3
semaines par la chambre des députés, le Dr Garry Conille, 45 ans,
fils d'un ancien ministre duvaliériste (Serge Conille), ancien chef
de cabinet de l'ancien président Bill Clinton comme envoyé spécial
de l'ONU pour Haïti, ancien représentant résident du PNUD au Niger ,
devrait être sans délai autorisé par le chef de l'Etat, à présenter
l'énoncé de sa politique générale devant les deux chambres du
Parlement, de façon séparée. Garry Conille finalisera au préalable
avec le président Martelly la listes des membres du cabinet
ministeriel qui l'accompagneront aau Parlement.
Avant Garry Conille, la chambre des députés et le Senat avaient
rejeté respectivement les choix de l'homme d'Affaires Daniel Rouzier
et de l'ancien ministre de la justice Bernard Gousse. Avant
l'arrivée de Garry Conille, le chef de l'Etat a nommé tous les
délegués departementaux et la plupart des directeurs généraux des
organismes déconcentrés de l'Etat
SOMALIE, MOGADISCIO. ATTENTAT SUICIDE. PLUS DE 70 MORTS.
L’explosion d’un camion piégé non loin d'un bâtiment officiel,
qui a fait pus de 70 morts le mardi 4 octobre 2011 à Mogadiscio est
l’attentat-suicide le plus meurtrier de ces dernières années en
Somalie. Ce qui prouve que la capacité de déstabilisation des
islamistes shebab demeure intacte malgré leur retrait de la
capitale. Lorsqu'ils ont quitté Mogadiscio le 6 août 2011, les
shebabs avaient annoncé qu'ils reviendraient avec de nouvelles
méthodes. Deux mois plus tard, le 4 octobre, les habitants de
Mogadiscio ont eu un aperçu de ce changement de tactique.
L'attentat au camion piégé -dans la droite ligne des techniques
d'al-Qaïda- révèle à quel point l'influence des jihadistes venus de
l'étranger s'est affirmée dans le mouvement. Si en août les shebabs
semblaient affaiblis par les querelles internes et les problèmes
financiers, le retrait de Mogadiscio leur a permis de se refaire une
santé ou tout au moins de se regrouper. Le 30 septembre, des
centaines de combattants shebabs ont investi la localité de Dhobley,
près de la frontière kenyane. Le 4 octobre, ils étaient à Dusamareb
dans le centre du pays, où des combats les ont opposés à une milice
locale. Il semble donc que les radicaux qui contrôlent toujours
l'essentiel du sud somalien soient en phase de recomposition.
Mais si l'attentat de Mogadiscio sonne comme un avertissement
clair, il peut aussi être interprété comme le geste désespéré d'une
milice qui doit désormais se battre sur plusieurs fronts et contre
plusieurs ennemis. Depuis quelques mois des milices soutenues par le
Kenya ou l'Ethiopie font la police aux frontières, les drones
américains attaquent les leaders shebabs et les forces alliées au
gouvernement ne relâchent pas la pression.
NATIONS UNIES
ONU REND HOMMAGE AUX ENSEIGNANTS DU MONDE.
5 octobre 2011 – A l'occasion de la Journée mondiale des
enseignants qui est célébrée chaque année le 5 octobre, les Nations
Unies ont rendu hommage mercredi aux millions d'éducateurs qui, dans
le monde entier, consacrent leur vie à enseigner aux enfants, aux
jeunes et aux adultes.
« Nous exprimons une nouvelle fois notre gratitude et notre
reconnaissance, pour leurs efforts et leur dévouement, aux
enseignantes et aux enseignants qui portent la responsabilité
d'éduquer les générations futures et d'édifier ainsi des sociétés
fondées sur le développement durable, la paix, la démocratie, les
droits de l'homme et l'égalité », déclarent dans un message commun
les dirigeants de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation,
la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, du Programme des
Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, du Fonds
des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)), Anthony Lake, de
l'Organisation internationale du travail (OIT), Juan Somavia, et de
l'Internationale de l'éducation, Fred van Leeuwen.
Le thème de cette année, « Les enseignants pour l'égalité des
genres », rappelle qu'il faut accorder une attention particulière à
la question des genres dans l'enseignement pour réaliser les
objectifs de l'Éducation pour tous (EPT) et les Objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD), en s'intéressant en premier
lieu à l'accès des filles à l'école.
Dans de nombreuses régions du monde, une faible proportion
d'enseignantes signifie moins de filles scolarisées, et encore moins
d'enseignantes pour demain. L'éducation des filles et des femmes
bénéficie pourtant au développement humain à de nombreux niveaux :
moins de décès pendant l'accouchement ; plus d'enfants en bas âge en
bonne santé ; plus d'enfants scolarisés ; une meilleure protection
des enfants et des femmes contre le VIH et le SIDA, la traite et
l'exploitation sexuelle ; et l'autonomisation économique et
politique des femmes, ce qui conduit à un développement plus solide
et inclusif.
Les Nations Unies estiment qu'il faut élaborer des politiques et
des stratégies qui attirent et motivent des femmes et des hommes
capables d'enseigner, tout en leur donnant les moyens de mettre en
place des environnements d'apprentissage respectant l'égalité des
genres.
« Le développement et l'amélioration de l'éducation pour tous
exigent de bons enseignants et des mesures incitatives destinées à
attirer les enseignants et les enseignantes dans tous les domaines
de l'enseignement, tous niveaux confondus. Les garçons et les filles
pourront ainsi avoir un modèle positif à suivre tout au long de leur
scolarité », écrivent les chefs de l'UNESCO, du PNUD, de l'UNICEF,
de l'OIT et de l'Internationale de l'éducation.
Les femmes constituent la majorité du corps enseignant dans le
primaire : elles représentent 62% du corps enseignant au niveau
mondial, mais ce taux peut atteindre 99% dans certains pays.
Cependant, avec la féminisation croissante de la profession, les
conditions d'emploi, les salaires et le statut se sont dégradés.
« Si l'on veut que les enseignants servent de modèles en matière
d'égalité des genres aux garçons et aux filles, dans tous les
domaines et à tous les stades de leur scolarité, il faut s'attaquer
aux inégalités existant au sein de la profession. Nous devons
promouvoir l'égalité des chances si l'on veut que les femmes
puissent accéder à des postes de chef d'établissement, de
responsable d'institution et de décideur au sein des ministères de
l'éducation, et soient plus nombreuses à enseigner les sciences, les
mathématiques et la technologie, et que plus d'hommes soient
recrutés comme éducateurs aux niveaux préscolaire et primaire »,
souligne le message des Nations Unies.
Par ailleurs, l'ONU estime qu'il faut élucider les raisons de la
pénurie d'enseignantes dans les régions où elle sévit. Elle juge
notamment qu'il est indispensable de prendre des dispositions
appropriées en matière de protection de la maternité et de congé
parental, ainsi que des mesures de protection efficace contre les
violences et les sévices sexuels.
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HAITI-PREMIER MINISTRE. UN VOTE POLITIQUE ATTEND GARRY
CONILLE.
Le sénateur Moise Jean Charles (Inité) a annoncé jeudi que
le vote en vue de la ratification du premier ministre désigné,
Garry Conille, sera éminemment politique par le simple fait que
bon nombre des pièces déposées, par devant la commission
sénatoriale spéciale, ne répondent pas aux exigences faites par
la constitution en son article 157. " J'étais chargé de vérifier
l'authenticité de certaines pièces soumises par M. Conille,
comme sa carte d'identification nationale et son certificat de
résidence émis par la mairie de Pétion-ville. Arrivé à l'ONI,
j'ai pu remarquer que le premier ministre désigné n'a jamais
participé aux élections ", a déclaré le sénateur Moise Jean
Charles qui a préféré garder le silence sur la question de
résidence.
Le parlementaire a fait ses déclarations en marge d'une rencontre
entre le groupe majoritaire au sénat et Garry Conille. De son coté
le prétendant à la primature qui était à sa première rencontre avec
le groupe des 16 s'est dit très confiant en ses chances de
ratification au sénat de la république. Lors de cette réunion de
travail, plusieurs points ont été abordés parmi lesquels le partage
des responsabilités. Un aspect des négociations que les sénateurs du
G 16 considèrent comme prioritaire.
CE SAMEDI CEREMONIES POUR LES FUNERAILLES DE MGR CONSTANT.
Deux cérémonies religieuses marqueront samedi les funérailles de
Monseigneur Hubert Constant, décédé le 23 septembre dernier a
Port-au-Prince. De la Congrégation des Oblats de Marie Immaculé
(OMI), le prélat est décédé d'une complication cardiaque dans un
centre hospitalier de Port-au-Prince, à l'âge de 80 ans . Il était
né le 13 septembre 1931 à Camp-Perrin.
Une première cérémonie aura lieu à l'Eglise du Sacré-Coeur de
Turgeau à Port-auPrince. Une 2ème cérémonie sera organisée à
l'Eglise Sainte-Anne de Camp-Perrin et l'inhumation au cimetière du
Petit-Séminaire/Collège de Mazenod dans sa ville natale. Le
président de la Conférence Episcopale d'Haiti, Monseigneur Louis
Kébreau, a fait savoir que les préparatifs vont bon train en vue de
l'organisation des deux cérémonies et de l'accueil aux délégations
qui viendront de plusieurs régions du pays, notamment du diocèse de
Fort-Liberté qu'il a fondé en 1991 et de l'Archidiocèse du
Cap-haitien où il a été nommé archevêque en 2003.
Monseigneur Louis Kébreau a souligné que Mgr Constant a eu un
parcours remarqueable dans toutes les régions où il a travaillé . Il
a aussi rappelé que le prélat a joué un rôle important dans le
développement social et religieux du pays à travers les differents
postes qu'il a occupés notamment comme directeur d'institutions
scolaires et comme professeur de litterature, de philosophie, de
latin et de grec.
Mgr Hubert Constant a contribué en effet à la formation de
plusieurs générations de professionnels qui se retrouvent
aujourd'hui à différents niveaux dans les secteurs public et privé
en Haïti et à l'étranger. Directeur des etudes au Petit Séminaire de
Mazenod (où il a lui-même fait ses études secondaires), il a ensuite
été le Fondateur et Directeur du Collège Saint-Jean des Cayes, deux
des meilleures écoles secondaires du pays. Il était détenteur d'une
licence ès-lettres de la Sorbone où il a aussi fait des études en
théologie.
Ses funérailles seront une occasion de témoigner de la gratitude de
l'Eglise pour les services rendus, a souligné Monseigneur Kébreau,
ajoutant que Mgr Constant a servi l'Eglise jusqu'aux derniers moment
de sa vie. Archevêque émérite depuis 2008, après avoir atteint l'âge
canonique de 75 ans, il était conseiller de la Conférence épiscopale
C’était un homme sensible, amoureux de son pays, passionné de son
Eglise et apprécié du pape Jean-Paul II (qui l'a nommé évêque le 31
Janvier 1991), particulièrement pour ses dons de communicateur.
PROJET DE RETABLISSEMENT DE L'ARMEE D'HAITI ACCUEILLI AVEC
INQUIETUDE.
Le président de la commission anti-corruption du Sénat, Francois
Lucas Sainvil a dit craindre mercredi que la nouvelle force armée
que le president Michel Martelly veut créer ne soit pire que celle
démantelée en 1995 après le retour d'exil du president Jean Bertrand
Aristide.
Selon lui, l'idée de mettre sur pied une nouvelle force de sécurité
en appui à la Police Nationale d'Haiti (PNH) n'est pas en soi une
mauvaise chose car, la constitution haitienne reconnait l'existence
de deux forces de sécurité dans le pays: la police et de l'armée.
Cependant, le parlementaire estime que la façon dont la question est
abordée par le président Martelly laisse augurer de la mise en place
d'une armée qui risque d'être pire que les ex-FAd'H (Forces Armées
d'Haiti) dissoutes. Il dit craindre que cette armée n'heberge des
éléments à moralité douteuse, s'étant rendus coupables par le passé
d'actes répréhensibles. En effet, selon des sources dignes de foi,
des militaires ayant servi sous Duvalier et sous le Conseil national
de gouvernement de Henri Namphy ont eté appelés par le président
Martelly dans le cadre de ce projet.
Le sénateur Lucas a fait savoir qu'il n'est pas normal que seuls
les membres du clan du président Martelly soient impliqués dans le
dossier du retour de l'Armée, alors que c'est une question qui
devrait intéresser l'ensemble des forces vives du pays. Il a
egalement souligné que l'idée de créer une armée pour réduire le
taux de chomage dans le pays n'est pas une option, estimant qu'être
membre d'une telle institution, devrait etre une question de
vocation. Il a dit souhaiter que le chef de l'Etat fasse le
nécessaire pour permettre aux différents secteurs de la société de
reagir sur ce délicat projet.
"De plus, il faut une loi cadre pour cette éventuelle nouvelle
armée et des balises pour permettre de prévenir les dérives", a
prévenu le parlementaire. Pour ce qui est des sources de financement
de la nouvelle armée, Francois Lucas Sainvil dit ne pas trop s'e
inquiéter, soulignant que la Minustah (Mission des Nations Unies
pour la Stabilisation d'Haiti) très budgétivoire, joue actuellement
le rôle de l'armée.
Le sécrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations
haïtiennes de Défense se Droit Humains (POHDH), Anthonal Mortimé,
estime lui aussi que l'élaboration du plan de sécurité incluant la
mise sur pied d'une nouvelle armée devrait être le fruit d'un
consensus entre les différentes forces vives du pays. La question de
la sécurité avec ses différentes dimensions sociales économiques et
politiques ne doit pas être la seule affaire du chef de l'Etat et de
son équipe, a fait savoir le responsable de la POHDH.
M Mortimé croit également qu'il n'y a en Haïti aucune situation qui
justifie la présence d'une armée. Il a fait savoir que trouver des
solutions aux graves problèmes économiques et sociaux confrontés par
la population, est plus susceptible de changer la face des choses en
Haïti. Il a demandé que des débats publics soient organisés dans la
presse, au Parlement et au sein des associations de la société,
avant l'éventuelle élaboration d'un quelconque plan de retour de
l'Armée.
Dans un document qu'il affirme avoir obtenu mardi, l'Associated
Press informe que le président Martelly a l'intention de rétablir
l'armée démantelée en 1995 peu après le premier retour d'exil de
l'ancien président Jean Bertrand Aristide suite a un sanglant coup
d'Etat militaire. La nouvelle armée, "forte dans un premier temps de
3500 hommes, aurait pour mission de surveiller les frontières,
maintenir l'ordre en temps de crise et fournir des possibiilités
d'emplois aux jeunes, mais comprendraqit aussi, un «service national
de renseignement», une unité spéciale qui s'occuperait "des menaces
terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafics
illégaux". Ce service surveillerait aussi les "organisations
extrémistes» et les «mouvements destinés à répandre l'anarchie». La
première cohorte de soldats serait recrutée entre les mois de
novembre et janvier.
95 millions de dollars américains devraient etre consacrés à la
formation et à l'équipement de cette force dans la perspective d'un
départ des casques bleus du pays. Bien que la présence de la
MINUSTAH soit contestée par de nombreux secteurs de la population
haïtienne pour les exactions de toutes sortes commises par certains
de ses membres, le projet de retour de l'Armée pour remplacer les
12.000 casques bleus rentrés en Haïti à la demande du president
interimaire Boniface Alexandre après le départ forcé du president
Aristide en fevrier 2004, donne des sueurs froides en raison du
caractère anti-démocratique des FADH dissoutes Selon des sources, le
projet de retour de l'Armée compterait des amis au Parlement.
Si les secteurs de la communasuté internationale qui avaient appuyé
la dissolution des FADH, n'ont encore fait aucune réaction publique
au projet du président Martelly, toutefois, le New-York Times
dénonçait récemment dans un éditorial, le fait que les plans post
séisme visant à recruter et entrainer de nouveaux policiers tardent
à entrer en application, en raison du fait que le nouveau président
haïtien se montre plus intéressé à la création de forces armées ce
dont Haïti n’a pas besoin.
Le quotidien de New-York ajoutait que si "Martelly veut voir plus
d’Haïtiens sous les uniformes, il n’a qu’à travailler à mettre sur
pied des institutions chargées de faire appliquer la loi, des unités
de police communautaire, une police des mœurs, une police
frontalière et des garde-côtes".
P-AU-P. PRESIDENT MARTELLY EN DIALOGUE AVEC MANIGAT, ARISTIDE,
DUVALIER ETC...
Le Président Michel Martelly a annoncé jeudi qu’il allait, dans
le cadre de la promotion du dialogue et de la réconciliation
nationale, rendre visite, dans les jours à venir, à tous les anciens
dirigeants haïtiens encore vivants.
Reconnaissant lui-même qu’aucun contact n’était encore établi avec
les intéressés en vue de leur faire part de son projet, le locataire
du Palais National a déclaré en direct sur Télé Ginen qu’il
souhaitait rencontrer successivement, dans deux semaines, les
ex-Présidents Leslie Manigat (fév-juin 1988), Prosper Avril
(1988-1990), Jean-Bertrand Aristide (1991-1996 et 2001-2004),
Jean-Claude Duvalier (1971-1986), René Préval (1996-2001 et
2006-2011) et Boniface Alexandre (2004-2006).
Le chef de l’Etat, qui précise avoir déjà parlé, dans d’autres
circonstances, à l’ancienne Présidente provisoire, Ertha Pascal
Trouillot (1990-1991), a également exprimé l’intention de
s’entretenir avec Me Gérard Gourgue, grande figure nationale et
ancien membre du Conseil national de gouvernement (CNG), au
lendemain de la chute de la dictature des Duvalier en 1986.A l’ordre
du jour, figurent également des réunions avec les chefs de parti.
Parlant du tête-à-tête projeté avec M. Leslie Manigat, le sourire
aux lèvres, Martelly a souligné qu’il y inviterait aussi sa rivale
malheureuse aux dernières élections et épouse du professeur,
Mirlande Hyppolite Manigat. Ces différentes rencontres sont
toutefois sujettes à des modifications en fonction de la réaction
des personnalités susmentionnées.
Michel Martelly qui, dans ses multiples déclarations, s’est
présenté comme un « bandit », a expliqué qu’il avait dû récemment
user de son autorité et de toute la fermeté nécessaire pour
contraindre des habitants de la localité de Laffiteau (nord de la
capitale) à trouver un terrain d’entente avec la direction de
l’entreprise mixte Cimenterie nationale (CINA), suite à un conflit
concernant la distribution du courant électrique. Sans citer son
nom, le Président de la république a égratigné à plusieurs reprises
le premier Sénateur de l’ouest, Steven Benoît, passé avec fracas,
cette semaine, à l’opposition en dénonçant les dérives autoritaires
et anticonstitutionnelles de Martelly. Très condescendant, il a
minimisé le bilan de son ancien ami et allié qui, soutient-il, en
tout et pour tout, n’a à son actif -peut-être par accident- que la
loi sur le salaire minimum.
De confession catholique, M. Martelly a aussi évoqué sa visite dans
la journée à l’église St-Michel à Fontamara pour la fête
paroissiale. A son initiative personnelle, un comité ayant à sa tête
l’ancien Premier ministre désigné Daniel Rouzier a été créé afin de
recueillir des fonds pour la reconstruction de l’église touchée le
12 janvier.
Rendant une visite de courtoisie à Radio-Télé Ginen à l’occasion de
l’inauguration de son nouveau bâtiment, un an et demi après avoir
été victime du séisme, le chef de l’Etat a longuement plaisanté avec
les Sénateurs Kély Bastien, Mélius Hyppolite et Yvon Buissereth
autour d’un match pour la paix devant opposer la Présidence au
Parlement, au stade Sylvio Cator. « Je vais leur infliger un
cinglant 5-0 », a répété Michel Martelly qui chaussera ses crampons
ce vendredi.
CANADA
QUEBEC. MAROIS CONTRE LEGAULT AU CONSEIL NATIONAL DU PARTI
QUEBECOIS.
La chef du Parti québécois a mené une charge à fond de train
contre François Legault et sa Coalition pour l'avenir du Québec
(CAQ), samedi, devant quelque 400 militants réunis en conseil
national à Drummondville. Pauline Marois, qui s'est moquée du
caractère « fantôme » de cette coalition, a demandé à M. Legault de
mieux préciser son projet.
« Par exemple, c'est quoi la différence entre le Parti libéral et
votre coalition ? Je vous avoue que pour moi, ce n'est pas très
clair », a-t-elle lancé. Elle a aussi critiqué la position de M.
Legault sur une éventuelle commission d'enquête publique sur
l'industrie de la construction, alors que ce dernier ne ferme pas la
porte à sa tenue à huis clos. « Soyons clair, nous ne voulons pas
d'une commission à l'abri du regard du public et derrière des portes
closes », a-t-elle expliqué en considérant que « malheureusement,
François Legault tend surtout à louvoyer ». En demeurant dans le
flou, M. Legault commet une erreur. Il fait le jeu du gouvernement,
car Jean Charest essaie justement de nous diviser là-dessus. —
Pauline Marois
Sur la question de la souveraineté aussi, Pauline Marois a attaqué
l'ancien ministre péquiste qu'elle juge « défaitiste ». Il faut être
cohérent François. Ce n'est jamais une bonne idée, en politique, de
mettre de côté ses convictions et de virevolter au gré du vent. —
Pauline Marois
La chef souverainiste a par ailleurs souligné comme se traduira
dans les faits le projet de gouvernance souverainiste du PQ, s'il
accède au pouvoir. « Nous allons poser des gestes qui sont
nécessaires pour l'avenir de notre peuple. Il y aura une citoyenneté
québécoise. Il y aura une charte de la laïcité. Et nous allons
ramener l'histoire nationale dans nos écoles », a-t-elle fait
valoir.
Les députés avaient d'ailleurs entériné plus tôt en journée le
programme sur la « gouvernance souverainiste », adopté au congrès
d'avril. Ce programme établit des normes sur la manière d'agir « en
gouvernement souverainiste » et vise notamment à rapatrier diverses
compétences d'Ottawa. Mme Marois a d'autre part accusé le premier
ministre de « vendre à rabais » les ressources québécoises, se
référant aux voyages de Jean Charest à l'étranger pour faire la
promotion du Plan Nord.
La chef du PQ veut faire du dossier des ressources naturelles une
priorité pour un futur gouvernement péquiste, en considérant les
potentielles retombées économiques et la portée politique de leur
exploitation. Drainville appelle à réformer de l'intérieur sur fond
de nouvelle démission
Les propositions de réformes démocratiques mises de l'avant par les
députés Bernard Drainville, Sylvain Pagé et Pascal Bérubé ont été
exclues de l'ordre du jour. Elles feront l'objet d'un autre conseil
national, à la fin du mois de novembre. Entre temps, un comité
d'élus étudie les suggestions. Bernard Drainville dit accepter la
décision de repousser à plus tard le débat qu'il souhaite de tous
ses voeux, mais espère que le parti sera alors capable de trancher
la question.
Le député de Marie-Victorin déplore par ailleurs les démissions en
série qui affligent le PQ depuis quelques mois et appelle les
militants à rester pour mener, comme lui, de l'intérieur la réforme
du parti. Le conseil s'ouvre en effet sur une nouvelle démission. Le
président de l'association montréalaise de Mercier, Philippe
Leclerc, un des partisans de Mme Marois à la course à la direction
de 2007, a annoncé dans une lettre aux médias qu'il se ralliait à
Option nationale, parti indépendantiste créé par le député
démissionnaire Jean-Martin Aussant. Le leader parlementaire de
l'opposition officielle, Stéphane Bédard, a tenté de minimiser ce
nouveau départ en soulignant que le PQ est constitué de presque 100
000 membres.
PARIS. JEAN-PIERRE BEL, LE SOCIALISTE ELU PRESIDENT DU SENAT.
Comme prévu depuis la victoire de la gauche dimanche dernier 25
septembre aux élections sénatoriales, c’est le sénateur PS de
l'Ariège, Jean-Pierre Bel, qui a été élu président de la Haute
assemblée. Il a devancé le président sortant UMP, Gérard Larcher, et
la centriste Valérie Létard, ancienne secrétaire d'Etat du
gouvernement Fillon. C’est la première fois qu’un socialiste accède
au « plateau ».
Le doyen du Sénat l'avait annoncé en ouvrant la séance : « Nous
éprouvons le sentiment de vivre un moment exceptionnel dans
l'histoire de la Ve République, nous ressentons le cœur battant de
la démocratie ». Effectivement, un peu plus tard ce samedi 1er
octobre 2011, la présidence du Sénat est revenue à un homme de
gauche pour la première fois depuis le début de la Ve République.
Le nouveau président du Sénat s’appelle donc Jean-Pierre Bel. Ce
sénateur socialiste de 59 ans a été élu par ses pairs. Il a obtenu
la majorité absolue dès le premier tour avec 179 voix alors qu’il ne
lui en fallait que 172 pour être élu. Gérard Larcher, le président
UMP sortant, n’a recueilli pour sa part que 134 suffrages, la
dernière candidate Valérie Létard, sénatrice du Nord et ancienne
secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon qui défendait les couleurs
centristes, enregistrant les 29 voix restantes.
L’inconnue avant ce vote était de savoir si l’écologiste
Jean-Vincent Placé, tout nouvel élu, allait lui aussi se présenter,
ce qui aurait pu provoquer un deuxième tour et bousculer la donne.
Finalement, il ne s’est pas présenté après avoir mené des
tractations avec les socialistes. Après avoir basculé à gauche la
semaine dernière, le Sénat a donc un nouveau présent socialiste cet
après-midi. C’est historique car cela n’était jamais arrivé dans
toute l’histoire de la Haute assemblée. On peut imaginer la joie de
la toute nouvelle majorité ce soir au Sénat.
KENYA. DECES DE WANGARI MAATHAI, PRIX NOBEL DE LA PAIX 2004
La Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004 pour son
engagement en faveur de l'environnement, est décédée dimanche à
l'âge de 71 ans des suites d'un cancer, a annoncé le Green
Belt Movement, le mouvement qu'elle avait fondé. En 2006,
Wangari Maathai évoquait la déforestation comme facteur de
sécheresse et de famine.
Un communiqué sur le site de son organisation le Green Belt
Movement, le Mouvement de la ceinture verte, déclare : « C’est avec
une grande tristesse que la famille de Wangari Maathai annonce sa
mort après une longue lutte courageuse contre le cancer. » Cette
mort fait la Une des journaux au Kenya.
En juillet de l’année dernière, les médecins avaient diagnostiqué
la maladie, et Wangari Maathai a depuis fait des séjours très
fréquents à l’hôpital. Elle avait réduit ses déplacements à
l’étranger, mais son état de santé fragile a très peu filtré dans
les médias. Née dans un village des environs de Nyéri, elle est
fille de modestes fermiers mais, fait rare à l’époque pour une
fille, elle étudie dans des écoles catholiques au Kenya avant d’être
envoyée aux Etats-Unis faire des études supérieures. Elle revient
enseigner à l’université de Nairobi la médecine vétérinaire pour une
courte période. En 1977, elle créé le Mouvement de la ceinture verte
qui défend les forêts, la conservation, mais aussi le droit des
femmes. La déforestation est un sujet délicat au Kenya qui touche
l’accès à la terre et la spéculation immmobilière.
Sous le règne de Moi, elle mène des actions non violentes, et se
retrouve à plusieurs reprises emprisonnée, battue par la police avec
les militants de son mouvement. Elle est qualifiée d’hystérique par
ses détracteurs au sein du régime. Et par ses supporters elle est
surnommée affectueusement « mama miti », la maman des arbres en
swahili. En 2002, elle décide de tenter sa chance comme députée.
Elle devient vice-ministre de l’Environnement. En 2004, elle
décroche le prix Nobel de la paix, c’est la première fois que le
prix distingue une militante pour l’environnement. Elle devient de
plus en plus critique envers le gouvernement de Mwai Kibaki,
notamment après les violences post électorales.
Elle était impliquée dans les négociations sur le changement
climatique et faisait partie de nombreuses fondations sur
l’environnement à travers le monde et est l’auteur de quatre
ouvrages sur l’environnement. Le Green Belt Movement a planté depuis
1977 près de 40 millions d'arbres sur le continent africain.
ATHENES. GRECE AUTORISE LA CIGARETTE DANS LES LIEUX PUBLICS.
La Grèce autorise à nouveau la cigarette dans les lieux
publics pour mieux la taxer
Alors que les lois anti-tabacs se multiplient en Europe, les
Grecs décident, eux, d'assouplir la leur. La cigarette,
interdite depuis un an dans tous les lieux publics, va faire son
retour dans certains d'entre eux... en échange d'une nouvelle
taxe. L'objectif est clair : renflouer les caisses de l'Etat.
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COUP D'OEIL SUR HAITI, LE
CANADA, EUROPE, AFRIQUE, ONU
SEPTEMBRE 2011
HAITI: OÙ VA CE PAYS?
CE QUE DIT LA PRESSE HAITIENNE
NEW YORK-HAITI. PRESIDENT MARTELLY EN ROUTE
POUR HAITI 25/9/11
Le président d'Haiti Michel Martelly a pris l'avion
d'American Airlines à destination d'Haiti à partir de l'aéroport
Kenneduy.
Il a eu l'occasion de rencontrer la communauté Haitienne Jeudi
soir à l'auditorium de York College. Aux dires des invités à
cette affaire, la présence de Martelly a été un succès et les
applaudissements nourris l'ont prouvé. Selon les membres de la
délégation qui l'avaient accompagné pour l'occasion, ils ont
révélé que le President a été trtès satisfait de l'accueil reçu
des Haitiens présents à cette soirée au York College de Jamaica,
Queens, ce Jeudi 22 Seprembre.
Le Vendredi 23, Martelly a été introduit au podium des Nations
Unies pour son discours face à la communauté internationale. Sa
prestation a été bien accueillie par les diplomates du monde
présents dans l'enceinte des Nations Unies. Comme tous les chefs
d'Etat , Martelly a eu sa rencontre avec le Secrétaire Général
de l'ONU Ban-ki-Moon. Il était aux environs de 5:00 pm quand il
a été introduit sur le podium.
Il a déclaré notammenmt: " Monsieur le Président.
.
Je peux vous dire que quand, hélas, dans un pays du Sud, dont
l'indice de développement humain est déjà préoccupant, survient
une catastrophe majeure, alors se reposent très brutalement
toutes les questions de responsabilité: qu'elle soit locale en
termes de gouvernance, ou qu'on la veuille quelque part
imputable à l'ordre mondial.
Le monde d'aujourd'hui et les Nations Unies particulièrement,
seront de plus en plus sollicités, car ces situations post
catastrophes regroupent aussi bien celles consécutives aux désastres
naturels, que celles d'ordre conjoncturel ou tout simplement
induites par la folie des hommes.
Quand, de surcroit, dans certains cas, tous ces facteurs se
conjuguent, les réponses se doivent d'être encore plus mûrement
réfléchies, plus responsables, plus concertées, plus audacieuses et
plus déterminées.
Je crois fermement qu'il appartient d'abord, aux pays concernés,
de rechercher et de trouver des pistes de solutions; car toutes
celles imposées, généreuses ou non, ne produiront à moyen terme que
des effets adverses.
Il appartient aux peuples du Sud de décider de leurs richesses,
de leurs matières premières et de leur destin.
Dans le cas d'Haïti, je dois dire que la communauté
internationale, par le biais des Nations Unies, en accompagnant 6
mois après le séisme, des élections présidentielles à risques, en a
compris l'urgence. Qu'elle en soit remerciée"
Michel Martelly a été ovationné avec ferveur. Maintenant la
communauté internationale et les bailleurs de fonds sont dans
l'attente de la ratification du Premier Ministre désigné pour aider
Haiti autant que faire se peut.
.
CANADA
OTTAWA, CANADA. MESURES DECISIVES UNE PLAIDOIRIE DE HARPER
25/9/11
Les leaders mondiaux doivent prendre des mesures décisives pour
rétablir la confiance des entreprises s'ils souhaitent empêcher une
nouvelle récession internationale de se produire, a soutenu le
premier ministre Stephen Harper dimanche lors de son passage sur un
plateau télévisé américain. Ses propos faisaient écho à la position
défendue par le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui
a pressé les leaders européens de doubler la somme prévue pour leur
fonds d'urgence. M. Carney a également grondé la communauté bancaire
internationale pour s'être montrée récalcitrante face aux nouvelles
règles qui pourraient éviter au secteur de se ruiner.
M. Harper a affirmé, lors d'une entrevue accordée au réseau NBC et
diffusée dimanche matin, être convaincu qu'il est possible de
maintenir la croissance économique et d'éviter une récession si les
leaders prennent les bonnes décisions. Il a ajouté que si la
récession survenait, ce serait seulement dû à une accumulation d'un
manque de confiance dans la gestion de « certains gros problèmes ».
Le premier ministre conservateur a aussi souligné que les
entreprises qui ne font pas confiance aux gestionnaires de
l'économie mondiale étaient assises sur une mine d'or en matière de
capitaux non investis. Cet argent pourrait être injecté pour
maintenir un bon roulement des finances mondiales, a-t-il plaidé.
Les marchés financiers ont chuté au cours des derniers jours
partout à travers le monde, même au Canada, alors que les signes de
récession augmentent. L'Europe fait face à une crise de la dette
souveraine, tandis que la Grèce pourrait se retrouver en défaut de
paiement et que l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie sont
eux aussi confrontés à de sérieux défis en ce qui a trait à leur
dette. Les États-Unis sont de leur côté aux prises avec un taux de
chômage croissant et de lourds déficits.
Mark Carney avait par ailleurs abordé dimanche l'une des questions
les plus délicates et controversées relatives au système financier
américain, rejetant du revers de la main les préoccupations - ou les
excuses -, entourant la réforme bancaire. À l'occasion d'un discours
prononcé à l'Institute of International Finance, à Washington, M.
Carney s'est porté à la défense des nouvelles règles
internationales, et il a qualifié ceux qui y résistent de
fatalistes.
Le gouverneur de la banque centrale a observé que le fatalisme de
certains critiques avait mené aux abus et à la prise de risques
excessifs ayant provoqué l'effondrement du système il y a quatre
ans, ce qui a entraîné la récession qui hante encore l'économie. «
Il y a quatre ans, des déficiences manifestes aux plans de
l'adéquation des fonds propres, des volants de liquidité et de la
gestion des risques ont entraîné l'effondrement de firmes parmi les
plus prestigieuses du monde de la finance et provoqué la plus grave
crise financière depuis la Grande Dépression », a-t-il dit. « Les
pertes de production de quelque 4000 milliards de dollars et la
destruction de près de 28 millions d'emplois lors de la récession
qui s'est ensuivie constituaient alors un argument éloquent en
faveur de la réforme et ils le restent aujourd'hui », a ajouté M.
Carney.
L'allocution du gouverneur de la Banque du Canada faisait suite à
deux journées de rencontres dans la capitale américaine lors
desquelles des décideurs du monde entier se sont penchés sur les
conséquences de la récession et ont tenté de trouver des solutions
devant empêcher les économies de traverser de nouveau une période de
ralentissement. M. Carney a estimé qu'il ne fallait pas oublier ce
qui a provoqué la crise ayant secoué le monde. « On est en droit de
se demander en quoi un recul serait productif, a-t-il dit. Par
ailleurs, à un moment où la conviction des décideurs publics sur de
nombreux enjeux est remise en question, il semble bien peu opportun
d'entretenir cette inquiétude. »
Le Canada et certains autres pays qui n'ont pas souffert d'un
effondrement de leur système bancaire estiment que les banques se
soumettront entièrement aux exigences des nouvelles règles
relativement tôt dans la période de transition, qui commencera en
janvier 2013, a-t-il affirmé. M. Carney a ajouté que certains États
adopteraient même des règles plus rigoureuses.
Sans parler de façon spécifique des États-Unis, le gouverneur a
parlé des principales préoccupations entourant la réforme et s'est
appliqué à démontrer qu'elles n'étaient pas fondées.
ONU
218 MILLIONS DE DOLLARS D'AIDE PROMIS A L'AFRIQUE.
25 septembre 2011 – Au moins 218 millions de dollars d''aide
supplémentaires ont été promis dimanche lors d''un mini-sommet sur
la Corne de l''Afrique destiné à rechercher des fonds pour financer
des opérations humanitaires et répondre à la sécheresse et la faim
affecte plus de 13 millions de personnes dans la région. Les
Représentants de 13 pays - la Norvège, la République de Corée,
l''Australie, la Suisse, le Japon, l''Irlande, La Finlande,
l''Italie, la Belgique, la Russie, le Luxembourg, le Chili et la
Hongrie - ont contribué aux financements additionnels.
Il reste 500 millions de dollars à récolter pour atteindre l''appel
de fonds humanitaire pour la Corne de l''Afrique de 2,48 milliards
de dollars. A l''occasion du mini-sommet a débuté samedi au siège
des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l''ONU, Ban
Ki-moon, a estimé que l''assistance de la communauté internationale
face à la crise alimentaire et la sécheresse dans la région n''était
pas suffisante et a lancé un appel à la générosité.
« La Corne de l''Afrique est en crise, et cette crise devient de
plus en plus profonde chaque jour. En Ethiopie, au Kenya, en Somalie
et à Djibouti, plus de 13 millions de personnes ont besoin d''aide.
En Somalie, la famine s''est propagée à de grandes parties du sud »,
a dit Ban Ki-moon dans un discours. Le Président de l''Assemblée
générale de l''ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, le Président de
Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, le Premier ministre du Kenya, Raila
A. Odinga, le Premier ministre de Somalie, Abdiweli Mohamed Ali, le
Vice Premier ministre et Ministre des affaires étrangères
d''Ethiopie, Hailemariam Desalegn, participaient également à ce
mini-sommet qui était présidé par la Secrétaire générale adjointe
des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos.
Ban Ki-moon a rappelé que les Nations Unies et leurs partenaires
fournissaient de la nourriture, des soins de santé et d''autres
formes d''assistance à plus d''un million de personnes de la région
et que des progrès avaient été faits pour aider ceux dans le besoin
en Somalie. « Mais ce n''est pas encore suffisant. Nous pourrions
sauver davantage de vies si nous étions autorisés à avoir accès aux
zones sous le contrôle des Al-Shabaab. Ce n''est pas par hasard que
ces districts sont ceux où la crise est la plus sévère. La Somalie
ne sera jamais libérée de la menace de la famine tant qu''il n''y
aura pas de paix et de stabilité », a déclaré le Secrétaire général.
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P-AU-P. TROIS DES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATIION DE LA
BRH REMPLACES.
Le président de la commission économie et budget du Sénat,
Jocelerme Privert a qualifié jeudi d'incohérente la décision du
président Michel Martelly d'évincer 3 des 3 membres du conseil
de la Banque de la République d'Haiti (BRH) alors qu'il avait
accepté en juillet dernier de reconduire le conseil dans sa
composition actuelle. Dans une lettre adressée au Sénat de la
République, Michel Martelly propose les noms de Georgette Jean
Louis, Georges Henry Fils et Jean Badin Dubois comme remplaçants
respectifs de Marc Hebert Ignace, directeur general, Phillipe
Lahens vice-gouverneur et Henry Volmar, membre. Le président a
decidé de garder à leur poste, le Gouverneur Charles Castel et
Fritz Duroseau, membre
Le sénateur Privert estime qu'il y a dans cette nouvelle
position, une absence de cohérence car, ajoute-t-il, M. Martelly
s'était ouvertement prononcé en faveur du maintien du conseil
sortant, le sénat étant en train de finaliser son rapport qui doit
être bientot soumis à l'assemblée. A présent, nous allons analyser
les dossiers des membres nouvellement introduits par M. Martelly et
recommander à l'Assemblée ces décisions qui, seront examinées,
a-t-il dit, de manière souveraine. Le parlementaire a fait remarquer
qu'actullement, les membres du conseil sortant de la BRH sont aux
Etats Unis dans le cadre de leur participation aux assemblées du FMI
et de la Banque Mondiale. Il a fait savoir que ces membres évincés
par Michel Martelly n'ont aucune légitimité pour engager
l'institution.
Radio Métropole : Les sénateurs William Jeanty
et Anacacis Jean Hector s'accordent pour s'opposer à Conille
Jeudi, 22 Septembre
Les sénateurs Anacacis Jean Hector et William Jeanty se sont
toujours opposés lors des débats importants au Grand corps. M.
Jeanty qui avait combattu ardemment le gouvernement de l'Inité est
sur la même longueur d'ondes avec le sénateur Jean Hector dans le
cadre du processus de ratification du choix du Premier Ministre
désigné. C'est la défense de la constitution qui semble rapprocher
provisoirement ces deux élus qui ont toujours eu une évolution aux
antipodes. Les sénateurs Jean Hector et Jeanty sont visiblement
hostiles à l'ex représentant du système de l'ONU au Niger. Ils
expriment tous deux leur colère en raison du vote favorable accordé
par la chambre des députés au Premier Ministre désigné, Gary
Conille. Qualifiant ce vote de dérive les sénateurs Jeanty et Jean
Hector font valoir que les députés ont été influencés par les avis
des experts en relations internationales.
L'élu des Nippes se méfie des experts en relations
internationales et assure qu'ils peuvent argumenter sur une chose et
son contraire selon les intérêts. Dans ce contexte c'est l'opinion
d'un législateur contre un autre, dit-il rappelant que l'arbitre
doit être la constitution. Le sénateur Jeanty rappelle que la loi
mère définit clairement les conditions d'éligibilité d'un Premier
Ministre. Il veut prendre en compte notamment les preuves fiscales
de la résidence. C'est également l'avis de M. Jean Hector. Il
rappelle que la constitution en son article 52 identifie les devoirs
civiques et politiques inhérents au titre de citoyen. Entres autres
le paiement des redevances au fisc et l'exercice du droit de vote.
Interrogé sur leur capacité à provoquer un changement de cap de
leurs collègues, M. Jeanty et M. Jean Hector ne se font pas
d'illusion. Le sénateur Jeanty fait remarquer que le Sénat a
pratiquement la même configuration politique que la chambre basse.
Cependant M. Jean Hector dit avoir noté une certaine prise de
conscience. La situation ne sera pas facile pour M. Conille au
Sénat, prédit l'ex candidat à la présidence. Tout en admettant
l'urgence de former un gouvernement les deux parlementaires
soutiennent que cette situation ne nous oblige pas à ratifier un
Premier Ministre dans n'importe quelle condition.
Radio Métropole : Les sénateurs ne veulent plus
de la Minustah
Jeudi, 22 septembre 2011 10:59 Les sénateurs haïtiens ont, dans
une résolution adoptée mardi, réclamé la fin des opérations de la
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).
Dans cette résolution les sénateurs souhaitent que les derniers
casques bleus quittent le pays au plus tard le 15 octobre 2012. Les
pères conscrits ont réitéré leur attachement à la souveraineté, à
l'indépendance et au respect de l'intégrité d'Haïti. Ils estiment
que le prochain renouvellement du mandat de la Minustah, prévu le 15
octobre, devrait être le dernier.
La résolution des sénateurs haïtiens n'a aucune force
contraignante mais elle entrainera des conséquences politiques
importantes. C'est un signal envoyé au secrétaire général de l'ONU,
Ban Ki-moon et au chef d'Etat Michel Martelly. Un sénateur influent
a fait valoir que la résolution reflète l'opinion de la société
haïtienne. Aujourd'hui les parlementaires haïtiens sont en quête de
support de la part de leurs homologues latino-américains en vue de
provoquer un départ des soldats onusiens. Le président du Sénat,
Roudolph Joazile, informe que la résolution sera acheminée aux
Parlements des pays amis. Ancien officier des forces armées, M.
Joazile et ses collègues pressent les autorités haïtiennes de mettre
en place les embryons d'une nouvelle armée.
Un autre ex officier des Forces armées, le sénateur Youri
Latortue, a débuté lundi à Brazilia, une campagne en vue de
sensibiliser les législateurs des pays contributeurs de troupes. La
tache ne devrait pas être trop difficile pour l''initiateur de cette
résolution puisque le ministre brésilien de la défense, Celso
Amorim, s'était déjà dit favorable à un retrait des soldats
étrangers. Le Brésil est le plus grand contributeur de troupe de et
assure le commandement militaire de la Minustah. Le vote des
parlementaires haïtiens a été motivé notamment par le viol d'un
jeune homme par 4 casques bleus uruguayens.
Radio Signal FM : Haïti – Corruption –
Administration publique : un directeur poursuivi pour détournement
de fonds
Jeudi, 22 Septembre 2011 17:06 Le directeur du bureau régional de
l’Office National d’Assurance Vieillesse à Jacmel est le principal
suspect dans le détournement des 13 (près de 140 000 dollars
américains) millions de gourdes disparues de cette institution. Le
directeur général de l’ONA, Jean Alix Boyer entend mettre l’action
publique en mouvement afin que la lumière soit faite. Un audit mené
dans le bureau de l’ONA à Jacmel a conclu à l’indisponibilité de 13
millions de gourdes du compte de l’institution alors que les reçus
de transactions sont disponibles. Certaines de ces transactions
suspectes sont effectuées par le directeur général, Ernaude Jeudi
lui-même ou par ses proches collaborateurs, a expliqué M. Boyer.
« Des opérations de dépôt ont été effectuées par le directeur
Jeudi et ses proches collaborateurs. Les fiches de dépôt sont
disponibles et visibles. Mais dans la réalité le montant n’a pas été
affiché sur le compte, a expliqué Jean Alix Boyer qui parle de crime
financier. Un acte qui ne restera pas impuni », a promis le
responsable.
Un employé du bureau de l’ONA à Jacmel est déjà en garde à vue
dans le commissariat de la ville dans le cadre de cette affaire.
HPN : Haïti-ONU : Michaëlle Jean pour "un
investissement sur les jeunes"
L’ancienne gouverneure générale du Canada et Envoyée spéciale de
l’UNESCO en Haïti, Michaëlle Jean, a indiqué que le pays peut
beaucoup offrir aux investisseurs qui veulent miser sur une main
d’œuvre de la jeunesse haïtienne, a appris Haïti Press Network.
"Haïti a tant à offrir aux investisseurs qui veulent miser sur une
main d'œuvre jeune et dynamique", a affirmé Michaëlle Jean qui
participe actuellement au sommet de l’ONU. Mme Jean a été invitée
par le président Martelly à joindre le Comité consultatif sur la
croissance économique et l'investissement. Le lancement de ce
conseil consultatif sur l’investissement s’est déroulé mardi soir
lors d’un diner organisé par le président Martelly avec la
participation de plusieurs dignitaires. Selon des indicateurs
publiés par l’UNFPA sur la taille de la population au cours de cette
année, les jeunes de 10 à 24 ans représentent 32% de la population
totale du pays.
Amnesty International France (Communiqué de
presse) : Haïti. Il faut traduire Jean-Claude Duvalier en justice
Amnesty International exhorte ce jeudi 22 septembre les
autorités haïtiennes à déférer à la justice l'ancien président
Jean-Claude Duvalier – surnommé « Bébé Doc » – pour les violations
des droits humains commises sous son régime entre 1971 et 1986. Cet
appel coïncide avec la publication par Amnesty International d'un
nouveau rapport contenant des témoignages de détentions arbitraires,
de torture, de morts en détention, d'homicides et de disparitions
survenus durant les années de présidence de Jean-Claude Duvalier. «
Il existe suffisamment d'éléments permettant de poursuivre en
justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention
arbitraire, de torture, de mort en détention, d'homicide et de
disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains
s'apparentent à des crimes contre l'humanité, a déclaré Javier
Zúñiga, conseiller spécial d'Amnesty International. « Il importe que
la nouvelle équipe dirigeante d'Haïti manifeste la volonté politique
de respecter ses obligations internationales et d'accomplir son
devoir envers toutes les victimes de ces atteintes aux droits
humains. » Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti en janvier
2011, après 25 ans d'exil en France. Il a été inculpé par les
autorités haïtiennes de détournement et de vol de fonds publics
ainsi que de crimes contre l'humanité commis au cours de sa
présidence.
Pendant cette période, Amnesty International avait fourni au
procureur de Port-au-Prince, le commissaire au gouvernement, des
éléments qui établissaient la preuve que des atteintes aux droits
humains avaient été commises sous Jean-Claude Duvalier. Ces éléments
d'information ont été versés au dossier à l'appui de l'enquête.
Entre 1971 et 1986, des dirigeants politiques, des journalistes, des
syndicalistes et des personnes soupçonnées d'être des opposants au
gouvernement risquaient tout particulièrement d'être victimes de
détention arbitraire, de torture, d'homicide à caractère politique
et de disparition forcée. Il était courant que des prisonniers
politiques meurent en détention, tout comme il était courant qu'ils
soient torturés et souffrent de maladies et d'un manque de
nourriture et d'installations sanitaires. La justice n'est
intervenue que dans les très rares cas qui ont largement attiré
l'attention de la communauté internationale, mais le gouvernement de
Jean-Claude Duvalier n'a jamais reconnu l'existence de prisonniers
politiques.
Augustin Auguste, membre d'un parti d'opposition, aurait été
arrêté le 28 janvier 1986 à Port-au-Prince par des membres de la
milice armée appelée les « tontons macoutes ». Il a été vu à
l'hôpital militaire puis emmené à la prison de Fort Dimanche, où il
aurait été tué par balle le 3 février. On ne l'a plus jamais revu,
et sa famille n'a jamais reçu aucune explication officielle de ce
qui lui est arrivé. Augustin Auguste avait déjà été arrêté
auparavant, à plusieurs reprises, en raison de son appartenance au
Parti démocrate-chrétien haïtien (PDCH). Il a été l'une des milliers
de victimes du régime Duvalier.
Un ancien prisonnier politique a décrit les conditions de
détention en janvier 1973 : « Les cellules individuelles ont en
général 7 pieds de long, 7 de haut et 3 de large [2 mètres de long,
2 mètres de haut et 1 mètre de large]. Certaines sont des niches où
le prisonnier peut rester allongé ou recroquevillé, mais il lui est
impossible de s‘y tenir debout. Les cellules collectives de trois
mètres par trois, logent parfois jusqu'à 15 prisonniers. On doit
dormir à tour de rôle, accroupi ou debout. Il n'existe aucune
ouverture pour l'aération de la cellule. La lumière du jour n'y
entre pas. Une ampoule de forte intensité y est allumée jour et
nuit. Aussi un grand nombre de prisonniers souffrent de la vue. »
« Il est probable que les affaires de violations des droits
humains sur lesquelles nous avons rassemblé des informations ne
constituent qu'une faible proportion des cas réels survenus pendant
que Jean-Claude Duvalier était au pouvoir. Nous ne connaîtrons
probablement jamais la véritable étendue de l'horreur, mais le fait
de mener des enquêtes en bonne et due forme permettra de faire un
grand pas vers la justice, a dit Javier Zúñiga.
« Le gouvernement haïtien actuel, dirigé par le président Michel
Martelly, est tenu, aux termes du droit international, de traduire
en justice les responsables présumés des crimes contre l'humanité
commis pendant les années Duvalier. « L'ouverture d'une enquête pour
crimes contre l'humanité après le retour de Jean-Claude Duvalier
constitue non seulement la première étape vers une garantie de
justice et de réparations pour les victimes de violations des droits
humains, mais aussi une occasion historique de commencer la
construction d'un État haïtien qui protège et défende, enfin, les
droits humains en Haïti », a déclaré Javier Zúñiga.
LE CANADA
MONTREAL-QUEBEC. MANIFESTATION A MONTREAL ET QUEBEC:
CONSTRUCTION.
Une manifestation réclamant notamment la tenue d'une enquête
publique sur l'industrie de la construction se tient samedi
après-midi devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean
Charest et devant l'Assemblée nationale à Québec.
À Montréal, quelques centaines de personnes ont répondu à
l'appel. Parmi elles, on a notamment reconnu Françoise David et le
député Amir Khadir, de Québec solidaire, les députés indépendants
Lisette Lapointe, Louise Beaudoin et Pierre Curzi, le député Bernard
Drainville, du Parti québécois, ainsi que des personnalités comme le
chanteur et comédien Dan Bigras.
À Québec, toutefois, une dizaine de personnes seulement, la
plupart des employés gouvernementaux, se sont regroupées devant
l'édifice du Parlement. L'appel à la mobilisation avait été lancé
par le « Mouvement du 24 septembre », un collectif citoyen qui s'est
formé sur les réseaux sociaux à la suite de la publication du
rapport Duchesneau et qui se dit non partisan.
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération
des femmes du Québec (FFQ) avaient aussi annoncé leur intention de
prendre part à la manifestation. En tout, quelque 1300 citoyens
avaient confirmé leur présence sur Facebook, mais cet engagement ne
semblait pas se manifester de manière concrète en milieu
d'après-midi. Le « Mouvement du 24 septembre » dénonce «
l'incapacité des élites politiques à régler les problèmes importants
et urgents depuis plusieurs années », peut-on lire dans un
communiqué. Outre la tenue d'une enquête publique sur l'industrie de
la construction, le groupe exige la démission du premier ministre
Jean Charest et le déclenchement d'élections générales dans la
foulée. Quant aux manifestants de Québec, ils dénoncent aussi le
manque de financement des programmes sociaux et le recours du
gouvernement à la sous-traitance.
EUROPE
PARIS. TRISTANE BARON JOUE LE ROLE DE PORTE-PAROLE DES
VICTIMES D'AGRESSION.
Tristane Banon s'en est pris à l'attitude de la France envers
les victimes d’agression sexuelle lors d'un rassemblement de soutien
samedi 24 septembre 2011 à Paris. Un rassemblement de soutien à
Tristane Banon a eu lieu samedi 24 septembre à Paris. La jeune
femme, qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'une tentative de viol
commise en 2003, a dit attendre avec impatience la confrontation
judiciaire avec DSK programmée la semaine prochaine. Elle a
également fustigé la façon dont la France traitait les victimes
d’agression sexuelle.
BRUXELLES. FORMATION D'UN PROCHAIN GOUVERNEMENT
Le pays est toujours sans gouvernement quinze mois après les
élections législatives. Ce gouvernement tant attendu pourrait
finalement voir le jour prochainement. Un accord a en effet été
conclu ce samedi 24 septembre 2011 après une longue nuit de
négociations sur l'un des principaux points d'achoppement jusque-là
: la réforme du financement des régions. Les partis flamands et
francophones se disent très satisfaits de l’accord obtenu après
dix-huit heures de négociations.
D’un côté, ils donnent une plus grande autonomie aux régions
comme le réclame la communauté flamande. De l’autre, la communauté
francophone maintient l’assise d’un Etat fédéral. Dans le détail,
les régions pourront désormais lever elles-mêmes une partie de
l’impôt sur le revenu. La Flandre obtient donc une certaine
autonomie fiscale, une autonomie toutefois très encadrée afin de ne
pas créer une trop grande concurrence entre les régions comme le
souhaitent les francophones.
L’autre point important concerne Bruxelles. La région
bruxelloise, en grande difficulté financière, recevra de nouveaux
moyens. En 2015, elle touchera ainsi 461 millions d’euros, contre
134 millions prévus l’année prochaine. Si cet accord marque un grand
pas, il ne sonne cependant pas la fin de la crise politique. Les
huit partis présents à la table des négociations doivent encore
définir quelles compétences supplémentaires seront transférées aux
régions. Ils devront ensuite s’accorder sur le programme
socio-économique du prochain gouvernement
AFRIQUE.
ZAMBIE. NOUVEAU PRESIDENT: LEADER DE L'OPPOSITION.
La Zambie s'apprête à connaître l'alternance pour la deuxième
fois de son histoire depuis l'indépendance en 1964. Michael Sata, le
chef de l'opposition, qui a remporté la présidentielle, organisée le
20 septembre 2011, a prêté serment aujourd'hui devant la Cour
suprême. Il a promis de lutter contre la misère et de mieux
redistribuer les ressources tirés des mines de cuivre du pays. Selon
la commission électorale, Michael Sata du Front patriotique (FP) a
recueilli 43% des suffrages contre 36% pour le président sortant
Rupiah Banda, après le dépouillement des bulletins de vote dans 143
des 150 circonscriptions du pays.
Rupiah Banda a prononcé un discours d'adieu ce matin,
reconnaissant les résultats de l'élection tombés tard dans la nuit
de jeudi à vendredi. « Nous sommes un parti démocratique et nous ne
connaissons pas d'autres voies », a déclaré l'ancien président, dont
le parti, le Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD)
gouverne la Zambie depuis 20 ans. Vieux routier de la politique, son
rival, Michael Sata surnommé le « roi Cobra », se présentait pour la
quatrième fois à la magistrature suprême.
Michael Sata, principal opposant au président sortant a fait de
la lutte contre la pauvreté le coeur de son combat électoral (64 %
de Zambiens vivant toujours avec moins de 2 dollars par jour). Âgé
de 74 ans comme son adversaire, le président sortant Rupiah Banda,
Michael Satal assure être capable de transformer le pays en trois
mois. Il a, durant la campagne, critiqué vigoureusement son
adversaire l'accusant notamment de corruption et d'avoir laissé les
investisseurs étrangers faire main basse sur le cuivre, la
principale richesse du pays.
Il a promis une meilleure répartition des ressources et des
règles plus strictes en matière de législation du travail. Il a
aussi adopté dans les premiers temps de sa campagne un ton
résolument antichinois, même si son parti, le FP, promet aujourd'hui
qu'il travaillera avec les Chinois qui sont omniprésents dans le
pays, surtout dans le secteur minier. La Zambie est au 2e rang
mondial pour la production de cobalt, et au 7e rang pour la
production de cuivre.
L'attente des résultats s'est déroulée dans une ambiance
extrêmement tendue. Hier jeudi des émeutes ont éclaté dans le
centre-nord de la Zambie, faisant deux morts selon la police. Mais
ces incidents n'ont pas compromis le vote. En 2008, lors d'un
scrutin organisé peu après le décès brutal du président Levy
Mwanawasa, Rupiah Banda, alors vice-président sortant, avait battu
Michael Sata par un écart de deux points. Un résultat qui avait été
violemment contesté à l'époque.
SOMALIE. EXPLOSION DANS L'ENCEINTE DE DEMINAGE DE L'ONU.
Une personne a été tuée ce samedi 24 septembre 2011 à
Mogadiscio après une puissante explosion survenue dans les locaux de
Mine Action, l'agence de déminage des Nations unies. D’après les
premiers éléments de l’enquête, il s’agit d’une explosion
accidentelle et non d’un attentat dirigé contre l’ONU.
NIGER. CRAINTE D'UNE DESTABILISATION DE LA REGION SAHELIENNE.
Dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies
à New York vendredi 23 septembre 2011, Mahamadou Issoufou, le
président du Niger a attiré l'attention sur la crise en Libye qui
risque, selon lui, de « déstabiliser toute la sous-région ».
Mahamadou Issoufou appelle au règlement de ce conflit au plus vite.
Mahamadou Issoufou, président du Niger Des dépôts d’armes ont été
pillés en Libye. Ces armes sont aujourd’hui disséminées dans toute
la zone sahélo-saharienne, avec le risque d’échouer entre des mains
des terroristes…Les risques de déstabilisation de toute la
sous-région dont certains des pays connaissent des rebellions
récurrentes ne devant pas être sous-estimés, nous souhaitons une
sortie rapide de la crise qui a sur le Niger des conséquences non
seulement sécuritaires, mais aussi économiques et sociales...
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P-AU-P. HAITI. GARRY CONILLE A LA CHAMBRE DES DEPUTES: 89 SUR
89. VOTE DE RECORD.
Après ce vote record ayant évacué tout débat contradictoire sur
les questions de fond, fort de sa note parfaite, le Premier
ministre désigné devrait passer avec succès et peut-être autant
de facilité l’épreuve du Sénat ; les Députés reconnaissent le
statut de diplomate au fonctionnaire international et justifient
le fait qu’il ne soit pas détenteur de la carte d’identification
nationale Publié le vendredi 16 septembre 2011 La Chambre des
Députés a ratifié vendredi après-midi par 89 voix pour, 0 contre
et 0 abstention la désignation du Dr Garry Conille au poste de
Premier ministre, lors d’une séance plénière très expéditive qui
réunissait 90 élus. Conformément aux règlements intérieurs, seul
le président de l’assemblée, Sorel Jacinthe, n’a pas voté.
Après cette première étape du processus franchie au pas de charge,
celui qui fait désormais figure de plus en plus comme le successeur
probable du chef du gouvernement sortant, Jean-Max Bellerive, doit
soumettre ses pièces, dès la semaine prochaine, à l’examen du Sénat
où il a toutes les chances d’obtenir également un vote favorable. En
un temps record, sans le moindre débat contradictoire, les
parlemenataires ont approuvé à l’unanimité le rapport de la
commission spéciale ayant recommandé la ratification du choix du
haut fonctionnaire onusien après l’analyse de son dossier. Dans les
conclusions du rapport, les commissaires ont développé un
argumentaire juridique qui leur a permis d’accorder le statut de
diplomate et les privilèges du principe de l’extraterritorialité à
Garry Conille dont le dossier ne répondait pas, apparemment, à
certaines exigences constitutionnelles.
Selon l’article 157 de la charte fondamentale, pour être éligible,
tout candidat à la Primature doit avoir cinq années consécutives de
résidence en Haïti. Autre écueil rapidement contourné par une habile
stratégie d’évitement, l’absence de la carte d’identification
nationale (CIN) dans les 26 pièces versées par l’intéressé qui n’a
fourni qu’un certificat retiré, ce mois-ci à l’ONI, en lieu et place
dudit document.
"S’il est constaté l’absence de la carte d’identification nationale
au dossier du Premier ministre désigné, il n’en demeure pas moins
que ce défaut de formalité est couvert par un certificat délivré par
l’Office national d’identification (ONI) en date du 7 septembre 2011
attestant que M. Garry Conille a produit une demande d’inscription
au registre national d’inscription", soutient le rapport ajoutant
"Il ne lui sera pas possible de générer rapidement le numéro
d’identification nationale en raison des difficultés d’ordre
technique au niveau du système de comparaison des empreintes".
Jugeant le candidat apte à exercer ses droits civils et politiques,
la commission affirme qu’il "ne saurait être responsable de la
défaillance des institutions de l’Etat.
Enfin, le titre de propriété soumis par le Premier ministre désigné
concerne un terrain situé au morne l’Hôpital, aire protégée et
principal bassin versant de Port-au-Prince. Agé de 45 ans, Garry
Conille vient tout juste de cesser temporairement d’exercer ses
fonctions de coordonnateur résident du PNUD au Niger après avoir été
le chef de cabinet de l’ex-Président américain Bill Clinton,
co-président de la commission intérimaire pour la reconstruction
d’Haïti (CIRH). Il pourrait former le premier gouvernement de l’ère
Martelly après les échecs successifs de l’entrepeneur Daniel Rouzier
et de l’ancien ministre de la justice, Bernard Gousse, dont le choix
avait été rejeté par le Parlement faute d’accord politique avec le
chef de l’Etat resté alors sur la corde raide.
Au pouvoir depuis maintenant quatre mois, Michel Martelly, dont la
campagne électorale débordait de promesses mirobolantes, commence à
faire face à des revendications sociales potentiellement
génératrices de crises, une économie en récession et l’impatience
d’une population à bout de souffle, plus d’un an et demi après le
séisme de 2010 ayant notamment dévasté Port-au-Prince
HAITI-PREMIER MINISTRE. GARRY CONILLE APPROUVÉ PAR LES DÉPUTÉS
89 SUR 89.
Garry Conille remporte la première manche à la chambre des députés
ce Vendredi. En effet, La chambre des députés a ratifié ce le
choix de Garry Conille comme premier ministre désigné. 89
parlementaires sur 89 présents ont voté en faveur de Mr.Conille.
Lors de cette séance plénière, la commission qui a été chargée
d'étudier, le dossier de Monsieur Conille avait présenté un rapport
favorable à ce dernier. Après son succès au niveau de la chambre
basse, Garry Conille doit se présenter au Senat de la république en
vue de sa ratification. Si les sénateurs lui accordent un vote
favorable, il aura à présenter la déclaration de sa politique
générale lors d'une séance en assemblée nationale. Dans le cas où
monsieur Conille échouerait au grand corps, les procédures devront
recommencer, le président de la République, Michel Martelly aura à
choisir un autre premier ministre. Le président de l'assemblée
nationale Rodolphe Joasil avait annoncé cette semaine que le sénat
pourrait statuer sur le dossier de Garry Conille dès mardi prochain.
LE CANADA
QUEBEC. 3000 MEDECINS EN GREVE
Les quelque 3000 médecins résidents du Québec ont déclenché une
grève générale illimitée samedi matin. Malgré ce débrayage, les
négociations se poursuivent avec le gouvernement. L'attachée de
presse de la Fédération des médecins résidents, Johanne Carrier, a
expliqué à la Presse Canadienne que 90 % des services seront
assurés, conformément à la Loi sur les services essentiels. Les
facultés de médecine craignent par ailleurs que les stages des
étudiants soient perturbés. Les médecins résidents exigent notamment
un rattrapage salarial sur leurs collègues des autres provinces. Ils
veulent aussi faire passer leurs tours de garde obligatoires de 24 à
16 heures.
MONTREAL. SOMMATION A CHAREST DE DEMISSIONNER .
Les partis d'opposition ont tous réagi avec virulence aux propos tenus
par le premier ministre Jean Charest lors de sa conférence de presse
sur le rapport de l'Unité anticollusion. Non seulement les
dirigeants péquiste, adéquiste et solidaires ont-ils répété leur
appel pour la tenue d'une commission d'enquête sur le milieu de la
construction, certains ont même réclamé le départ du premier
ministre. Se disant « profondément dégoutée » par l'attitude du
premier ministre, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a
d'ailleurs jugé que Jean Charest devait quitter ses fonctions. On va
arrêter de se faire des cachettes. Il protège le Parti libéral. Et
en protégeant le Parti libéral, M. Charest protège la mafia et
protège le crime organisé. Je suis profondément dégoûtée de
l'attitude du premier ministre du Québec. — Pauline Marois
Si elle était aux États-Unis, poursuit Mme Marois, elle entamerait
une procédure de destitution contre le premier ministre afin de le
démettre de ses fonctions. Cette procédure, si elle existait dans le
système politique québécois, entraînerait la destitution de M.
Charest « d'ici quelques semaines », estime-elle. La chef de
l'opposition officielle se dit « outrée » que le premier ministre
décide de ne rien changer aux pratiques actuelles alors que, de son
propre aveu, il n'a pas pris la peine de lire le rapport en entier.
Il me semble que la décence aurait exigé qu'il lise le rapport avant
de dire « Je ne change rien. Je continue comme avant. » Or, c'est
très grave ce qui est dévoilé dans le rapport. — Pauline Marois
Elle juge qu'un chef d'État responsable, confronté comme maintenant
à une population unanime en faveur d'une commission d'enquête sur
l'industrie de la construction, devrait écouter les citoyens. Elle
invite d'ailleurs les députés libéraux à « cesser d'être les
complices du premier ministre » et à réclamer, eux aussi, une
commission d'enquête publique. Mme Marois, qui rappelle que son
parti n'a pas cessé de talonner le gouvernement sur des cas
litigieux depuis deux ans, réitère sa promesse d'instaurer une
commission d'enquête dans les 100 premiers jours d'un éventuel
gouvernement du Parti québécois. Elle ajoute qu'une telle commission
n'hésiterait pas à se pencher sur les actions du précédent
gouvernement péquiste et que quiconque aurait commis des gestes
répréhensibles serait sanctionné.
Québec solidaire appelle à la suspension des grands chantiers Les
codirigeants de Québec solidaire réitèrent eux aussi leur appel à la
tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction.
En entrevue à Radio-Canada, Françoise David a qualifié la conférence
de presse de Jean Charest « d'insulte à l'intelligence », alors
qu'il aurait dû reconnaître la gravité de la situation. Amir Khadir
a pour sa part annoncé que son parti demanderait, dès la rentrée
parlementaire, la suspension des grands chantiers comme ceux de
l'échangeur Turcot et la mise sur pied d'un comité parlementaire
pour réexaminer les coûts.
Au premier ministre, qui soutient que jamais gouvernement n'a fait
autant dans l'histoire récente, Mme David réplique que « jamais
aucun gouvernement dans l'histoire récente n'a autant nourri la
corruption ». Le premier ministre, estime Québec solidaire, doit
démissionner, voire déclencher des élections, s'il persiste dans son
refus d'une commission. La formation politique de gauche appelle
entre-temps la population à se mobiliser de toutes les façons
possibles.
NATIONS UNIES. MAHMOUD ABBAS POUR UN ETAT PALESTINIEN A L'ONU.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vendredi qu'il
présenterait la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU
pour qu'elle soit soumise au Conseil de sécurité, une option
catégoriquement combattue par les Etats-Unis. Le président
palestinian Mahmoud Abbas s'exprime dans un discours télévisé le 16
septembre 2011 à Ramallah. Le président palestinien Mahmoud Abbas a
affirmé vendredi qu'il présenterait la demande d'adhésion d'un Etat
de Palestine à l'ONU pour qu'elle soit soumise au Conseil de
sécurité, une option catégoriquement combattue par les Etats-Unis.
Israël a rejeté sans surprise cette annonce, le bureau du Premier
ministre Benjamin Netanyahu déclarant dans un bref communiqué que
"la paix ne s'obtiendra pas par une démarche unilatérale à l'ONU".
Les Etats-Unis, qui ont promis d'opposer leur veto au Conseil de
sécurité, ont réaffirmé leur opposition au projet palestinien. "Tout
mouvement à New York dans ce sens serait contre-productif vis-à-vis
de la vraie priorité, qui est une négociation directe entre les
parties", selon le département d'Etat.
"Nous allons au Conseil de sécurité", a déclaré M. Abbas devant la
direction palestinienne à Ramallah en Cisjordanie. "Après mon
discours (devant l'Assemblée générale le 23 septembre), je
présenterai la demande d'adhésion au secrétaire général afin qu'il
la transmette au président du Conseil de sécurité".
"Notre option est le Conseil de sécurité", a-t-il insisté,
adressant ainsi une fin de non-recevoir aux demandes des émissaires
américains, de l'Union européenne et du Quartette sur le
Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE, ONU) qui se sont succédé pour
le dissuader d'emprunter cette voie.
"C'est notre droit légitime de demander l'adhésion à part entière
de l'Etat de Palestine à l'ONU", a-t-il dit, assurant vouloir ainsi
"mettre fin à une injustice historique en accédant à l'indépendance
comme tous les autres peuples de la Terre, dans un Etat palestinien
sur les lignes du 4 juin 1967".
"Après cela, nous pourrons revenir aux négociations sur des bases
claires approuvées par tous sur les questions de statut final:
Jérusalem, les réfugiés, l'eau, la sécurité et les colonies et nos
valeureux prisonniers", a expliqué M. Abbas.
"Nous n'allons pas à l'ONU pour isoler ou délégitimer Israël mais
l'occupation israélienne", a-t-il assuré. "Il n'y a pas de plus
grand intérêt palestinien que l'unité nationale et la fin de la
division", a-t-il ajouté, en référence au processus de
réconciliation avec le Hamas, qui contrôle Gaza. Sami Abou Zouhri,
un porte-parole du Hamas à Gaza, a cependant critiqué la démarche de
M. Abbas, la qualifiant de "solitaire". Elle "comporte de nombreux
risques et peut constituer une violation des droits nationaux comme
le droit au retour, notre droit à la résistance et à
l'autodétermination", a-t-il dit en allusion aux craintes que
l'avènement d'un Etat ne mette en péril les droits des réfugiés hors
des territoires palestiniens.
Alors que se profile une confrontation à l'ONU, le président
américain Barack Obama doit rencontrer le Premier ministre israélien
la semaine prochaine à New York. M. Netanyahu devrait s'adresser à
l'Assemblée générale vendredi, le même jour que M. Abbas, a indiqué
à l'AFP un responsable gouvernemental. Auparavant, une réunion du
Quartette est prévue dimanche à New York. Israël et les Etats-Unis
s'opposent à la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine, arguant
que la paix ne peut être le résultat que d'un retour à des
négociations directes totalement gelées depuis un an.
Les Palestiniens estiment au contraire que cette accession au
statut d'Etat permettrait de refonder les négociations de paix sur
de meilleures bases en corrigeant le déséquilibre des forces avec
Israël. La France, qui n'a toujours pas dit si elle soutiendrait ou
non la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU,
s'est bornée à prendre note de l'annonce de M. Abbas, alors que les
pays de l'Union européenne sont divisés sur le sujet. Le Premier
ministre Stephen Harper, connu pour son soutien inébranlable à
Israël, a quant à lui dit que son pays s'opposerait au projet
palestinien.
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P-AU-P. HAITI. POINT DE PRESSE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT
MARTELLY.
Le porte-parole du président Joseph Michel Martelly, Joseph
Lucien Jurat, a reconnu mercredi les difficultés qui
caractérisent les 4 premiers mois de pouvoir du chef de l’état
et dit espérer qu’une issue sera bientôt trouvée au blocage
politique auquel le pays est confronté.
M. Jurat qui donnait son premier point de presse depuis son
investiture la semaine dernière, a fait savoir que la présidence est
satisfaite de l’atmosphère de cordialité entre l’exécutif et le
parlement, dans le cadre du processus de ratification du troisième
premier ministre désigné, le Dr Garry Conille. " "La mise en place
d’un gouvernement fonctionnel est la condition sine qua non à la
réalisation des promesses de campagne de Michel Martelly", a-t-il
fait savoir, reconnaissant que la population vit dans des conditions
assez difficiles.
Le porte-parole du chef de l’état a salué le travail de la
commission chargée d’analyser les pièces du premier ministre désigné
et dit espérer qu’un pas gigantesque « sera franchi d’ici la fin de
cette semaine » dans ce dossier. Il a fait état du sentiment de
confiance éprouvée par la présidence, en évoquant ce qu’il considère
comme la bonne volonté des parlementaires à travailler pour le bien
du pays.
Entretemps, la présidence a annoncé officiellement certains
changements dans l’administration publique. M Jurat a fait savoir
que les noms des nouveaux directeurs généraux du Conseil National
des Télécommunications (CONATEL), de l’Office National d’Aviation
civile (OFNAC), du Centre National des Equipements (CNE) et du
Service Métropolitain de Collecte de Résidus Solides ont déjà été
publiés dans le journal officiel Le Moniteur. Ce sont respectivement
Jean Marie Guillaume, Yves Germain, Jean Marc Flambert et Donald
Paraison. M. Jurat a mis en avant des critères tels la compétence et
l’honnêteté qu'il dit avoir guidé le chef de l’état dans le choix de
ces nouveaux fonctionnaires. Il a aussi rappelé que le président a
récemment procédé à la nomination des délégués départementaux et
assure que ces changements sont motivés par le souci de bien faire,
loin du principe traditionnel du « ôte toi que je m’y mette ».
P-AU-P . MANIFESTATION CONTRE LA PRESENCE DE LA MINUSTAH.
Des agents du Corps d'Intervention et de Maintien d'Ordre (CIMO)
ont dispersé mercredi à coups de matraque et de gaz lacrymogènes,
une manifestation d'une groupe d'organisations de la société civile
et du secteur etudiant pour réclamer le départ des casques bleus du
pays. Les manifestants lançaient sur leur parcours des slogans
hostiles à la mission onusienne et accusaient les casques bleus
d'être responsables de beaucoup de malheurs qui frappent le pays
notamment l'épidémie de choléra.
Arrivés dans l'aire du Champ-de-Mars qui abrite un vaste camps de
réfugiés, mais où les protestataires avaient été interdits d'accès,
non loin du palais presidentiel, les agents de la police ont recouru
à l'usage de matraques et de gaz lacrymo pour les disperser. Ils ont
en retour essuyé des jets de pierre lancés par les manifestants, une
ambiance explosive a alors régné dans la zone. Plusieurs personnes
ont été blessées par la police dont deux journalistes: David
François de Canal 11 et Lerette Johanne de radio Scoop FM Les
manifestants ont quand même affirmé leur détermination d'aller
jusqu'au bout de leur combat contre la presence en Haïti ds casques
bleus.
"Ce sont eux qui ont introduit le choléra dans le pays, il violent
nos filles et nos garcons, se livrent à des actes de pédophilie et
ils volent aussi, c'est un bilan nettement négatif qu'on peut
dresser de la présence de la Minustah dans le pays, ont scandé des
manifestants. D'autres ont fait savoir que c'est une force de
destabilisation qui n'a plus sa place dans le pays, tout en appelant
les différents secteurs de la société à rejoindre la lutte en faveur
du départ de la Minustah. Ils ont demandé au president Michel
Martelly de faire un choix entre la Minustah et la population
Hervé Saintilus, l'un des chefs de file du mouvement, a lancé un
appel à tous ceux qui sont conscients du fait que la Minustah n'a
plus sa place dans le pays à rejoindre les rangs de la protestation.
Il a dénoncé le comportement des agents de la Police Nationale
d'Haiti (PNH) qui, dénonce-t-il, ont fait un usage abusif de gaz
lacrymogenes dans un espace occupé par des sans-abris, notamment des
femmes enceintes et des enfants. Les sinistrés ont également été
très critiques vis-a-vis des policiers. Certains d'entre eux
estiment que l'usage abusif de gaz lacrymogenes peut avoir de graves
conséquences sur la santé des personnes vivant sous les tentes.
Le porte-parole du chef de l'Etat Lucien Jurat, a confirmé que la
Présidence avait recommandé que la manifestation ne passe pas au
Champ-de-Mars, cela, dit-il, dans un souci de préserver les vies et
les biens des victimes du 12 janvier qui y vivent.
Il y a toujours des risques de dérapage durant les manifestations
et nous savons ce que cela représente pour les personnes qui vivent
dans les camps. Voila pourquoi, il était prévu que la manifestation
évite l'aire du champ-de-Mars", a dit Lucien Jurat, qui reconnait
cependant que tout citoyen a le droit de manifester mais dans un
cadre légal bien défini.
Pour ce qui est du départ des casques bleus que ne cessent de
réclamer différentes organisations de la société civile, Lucien
Jurat a fait savoir que c'est une volonté exprimée par M. Martelly
depuis qu'il était en campagne. Il a toujours dit que les soldats
onusiens ne doivent pas rester indéfiniment au pays, mais il ajoute
que cela doit se faire de manière ordonnée et organisée.
Lucien Jurat a dit également reconaitre que, pour tout haitien, la
présence de soldats étangers sur le sol national constitue un
affront à l'orgeuil national. Il a aussi précisé que pour arriver au
départ de la Minustah, il faut avoir dans le pays, une force
nationale de défense, rappelant que, malgré les efforts consentis
par la PNH, ces agents éprouvent des difficultés a faire leur
travail.
Parallèlement, des anciens soldats des ex-Forces Armées d'Haiti
(FAd'H) ont paradé mercredi a Port-au-Prince en tenue militaire en
vue d'exiger la remobilisation de l'armée. Ils ont rappelé que le
chef de l'Etat avait promis, durant sa campagne, qu'il allait
travailler à la mise sur pied d'une force de défense nationale dans
la perspective d'un départ des soldats onusiens.
Des soldats des anciennes forces armées dont feu Ravix Rémicinthe,
avaient fait une douloureuse expérience sur la qiuetion du retour de
l'Armée d'Haïti, promesse qui leur avait été faite lors des
mouvements violents anti-Aristide de 2004..
Au lieu de la remoblisation de l'Armée, Ravix et d'autres anciens
militaires qui comencaient à devenir embarrassants, ont plutôt été
expédiés ad patres dans des circonstance aujourd'hui encore
confuses, sous le régime intérimaire de Gérard Latortue.
Autre manifestation ce mercredi a Port-au-Prince. Celle-là a été
organiséepar des membres de la BMJM (Base de Michel Joseph Martelly)
qui avaient gagné les rues pour exiger leur part du gateau national.
Ils ont demandé leur intégration dans l'administration publique,
notamment au niveau des délégations départementales.
Le coordonateur de la BMJM, Sauveur Gay, a justifié ce mouvement
par le fait que les membres de la base, aurait pris une part active
à la campagne electorale de Michel Martelly. Les manifestants, qui
étaient quelques dizaines, exhibaient pour la plupart, un bagde a
l'effigie de Michel Martelly.
P-AU-P. HOSTILITE VIS A VIS DES CASQUES BLEUS DE L'ONU EN
HAITI.
L'hostilité vis-à-vis de la Mission des Nations-Unies pour la
stabilisation en Haïti ( MINUSTAH) se renforce à environ un mois de
la fin de son mandat le 15 octobre.
Dejà très contestée depuis l'éclatement de l'épidémie de choléra en
Haïti dont le contingent népalais est accusé de responsabilité, la
mission onusienne fait face depuis 2 semaines à une salve de
critiques et à des manifestations pour réclamer son depart, suite au
viol par 5 soldats uruguayens d'un jeune garçon de 18 ans, dans la
commune de Port-Salut (sud).
Lors d'une manifestation mardi à Port-au-Prince pour réclamer la
publication de loi sur les frais scolaires, les participants ont
exigé le départ des casques bleus accusés de viol, pédophilie et
d'autres formes de violence. Pour eux, les déclarations concernant
une diminution de 15% de l'effectif de la force onusienne et un
retrait progressif, à partir de 2012, ne vise qu'à faire de la
diversion.
Cependant, le président Michel Martelly tente de rassurer et de
calmer le jeu. " Il ne faut pas prendre tous les soldats uruguayens
ou de la MINUSTAH pour des violeurs, a-t-l lancé lundi lors d'une
réunion avec le No 2 de la MINUSTAH et le premier ministre designé.
Il a promis qu'une fois ratifié, Garry Conille se penchera avec
celérite sur la question du retrait de la MINUSTAH.
Michel Martelly a declaré toutefois comprendre les frustrations de
la populaion suite aux violences sexuelles exercées contre le jeune
Johnny Jean. Il en serait tellement conscient qu'il dit avoir
personnelement "supporté" la manifestation organisée la semaine
dernière à Port-Salut contre les Uruguayens. Pour l'instant, les 5
violeurs seraient toujours en Haïti, plus précisément en isolement à
Port-au-Prince. Et les membres du contingent uruguayens se trouvent
tojours à Port-Salut, même s'ils sont moins visibles, dans les rues
et sur la plage de Pointe-Sable, en tenue légère, à draguer les
jeunes filles et jeunes garçon, a fait savoir le responsable d'une
organisation locale, Ernso Valentin.
Une manifestation composée en grande partie d'etudiants pour
réclamer le retrait des casques bleus, a éte violemment dispersée
par la police. Des journalistes ont reçu de mauvais traitements de
la part d'agents de la police nationale qui avait interdit toute
manifestation dans l'aire du Champ-de-Mars non loin du palais
presidentiel. Des manifetants sont egalement accuses de s'être
livrés à des lancers de jets de pierres. Entre temps, les
représentants de la Faculté des Sciences humaines au Conseil de
l'Université d'Etat reclament le début du retrait des casques bleus
dans les 90 jours.
-AMNISTIE INTERNATIONALE ET SES PREOCCUPATIONS FACE AU VIOL
COMMIS PAR LES URUGUAYENS.
Amnistie Internationale préoccupée par le viol collectif commis par
des militaires uruguayens sur un jeune haïtien: le gouvernement
uruguayen pressé de favoriser des enquêtes impartiales et
indépendantes
L'organisation de droits humains, Amnistie Internationale a exprimé
mecredi ses préoccupations face au viol collectif commis par des
militaires uruguayens de la Minustah sur un adolescent haïtien, à
Port Salut La Minustah a été déployée en Haïti en vue, entre autres,
de protéger la population civile en proie à la violence physique,
appuyer les institutions et organisations haïtiennes dans leurs
efforts de promotion et de protection des droits humains.
"La commission d’actes comme celui impliquant les casques bleus
uruguayens porte atteinte non seulement a la dignité humaine mais
est contraire aux règles des droits humains en vigueur en Uruguay,
contraire aux engagements pris par ce pays en envoyant ses troupes
en Haïti", a souligné Amnistie internationale. Elle a fait savoir
que c’est en période de crise, en situation d’urgence que les droits
humains sont le plus vulnérables.
"C’est aussi dans ces circonstances que tous les acteurs y compris
les casques bleus doivent redoubler d’efforts pour empêcher les
violations des droits humains et garantir le respect de ces droits
tels que le requièrent les institutions internationales œuvrant dans
ce domaine, souligne encore Amnistie.
D’autre part, a-t-elle fait remarquer les acteurs impliqués dans la
distribution de l’aide alimentaire doivent intégrer dans leur
programme, la prévention de toutes les formes de violence, en
particulier, la violence sexuelle et les réponses à y apporter. Les
fonctionnaires et tout autre employé opérant pour le compte des
nations unies doivent éviter à tout moment de commettre des actes
s’apparentant à l’exploitation ou à des abus sexuels, à des
activités sexuelles avec des personnes de moins de 18 ans en échange
d’argent, d’emploi, de biens ou services.
Amnistie Internationale souligne qu'il est interdit aux soldats des
nations unies de porter atteinte à la dignité physique, sexuelle ou
psychologique de la population locale, spécialement les femmes et
les enfants. Elle appelle les autorités uruguayennes à faciliter
l’ouverture d’enquêtes indépendantes, impartiales et exhaustives
nécessaires pour faire le jour sur cette affaire.
"S’il est prouvé que le jeune Johnny Jean a été violé par des
casques bleus uruguayens, le gouvernement uruguayen doit s’assurer
que les auteurs du viol répondent de leurs actes devant un tribunal.
Une fois le viol confirmé et les responsabilités établies, l’état
uruguayen doit s'assurer que la victime reçoive un dédommagement
pour les préjudices subis, termine Amnistie Internationale.
NATIONS UNIES, NY. HAÏTI: LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE
GÉNÉRAL DÉCRIT DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ UNE SITUATION « CALME
MAIS FRAGILE »
Le Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies
pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), M. Mariano Fernández, a
affirmé, ce matin devant le Conseil de sécurité, que la situation
dans le pays demeurait « calme mais fragile », nécessitant ainsi la
poursuite de l’« indispensable appui » dont a besoin Haïti la part
de la communauté internationale.
Haïti se trouve à une « croisée des chemins », a déclaré M.
Fernández, qui présentait au Conseil le rapport du Secrétaire
général sur la Mission. « Des reculs pourraient provoquer une
nouvelle crise », a-t-il prévenu.
Dans son rapport, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon,
recommande au Conseil de sécurité de proroger d’un an, jusqu’au 15
octobre 2012, le mandat de la MINUSTAH, compte tenu du retrait
partiel proposé des renforts envoyés à la Mission après le séisme
qui a frappé Haïti au début de l’année.
« Avec leur réduction, écrit-il, la Mission fera porter ses efforts
sur l’appui au processus politique et à la consolidation de
l’autorité de l’État, ainsi que sur le renforcement des capacités et
de la responsabilisation des institutions de l’État haïtien. »
Au cours de son exposé, le Représentant spécial a expliqué que,
pour la première fois dans son histoire, Haïti avait connu une
passation pacifique des pouvoirs entre un président démocratiquement
élu et un autre issu de l’opposition. M. Fernández a néanmoins
souligné que l’impasse politique actuelle entre le Président et le
Parlement, qui pose un obstacle à la nomination d’un premier
ministre, risquait de saper les progrès politiques accomplis et
d’aggraver l’état de la sécurité, ainsi que de constituer un
obstacle majeur à l’accomplissement des tâches dont est chargée la
MINUSTAH.
Le Représentant spécial a également indiqué que le pays continuait
de faire face à d’importantes difficultés sur le plan humanitaire et
qu’un grand nombre de personnes déplacées dépendent toujours de
l’aide qui leur est fournie pour survivre. En juin 2011, a-t-il
précisé, environ 634 000 personnes déplacées vivaient dans 1 001
sites d’hébergement.
M. Fernández a par ailleurs fait le point des activités de la
MINUSTAH au cours de la période à l’examen, abordant notamment les
domaines de l’appui aux élections et au processus politique, l’appui
aux institutions publiques, les affaires militaires et de police, la
protection des groupes vulnérables, la lutte contre la violence
militaire, le renforcement des capacités en matière d’état de droit,
la justice, le système pénitentiaire, ou encore, les droits de
l’homme.
Les délégations qui ont pris part au débat ont appuyé les
recommandations du Secrétaire général en faveur d’un renouvellement
du mandat de la MINUSTAH et d’un retrait partiel de ses renforts
militaires et policiers consécutifs au séisme.
Le représentant d’Haïti a estimé qu’un retrait brutal de la
MINUSTAH serait contreproductif et créerait un « vide incalculable,
surtout que les conditions propices à l’investissement massif et au
développement durable ne sont pas encore totalement réunies ». «
S’agissant du maintien de la paix, il faut adapter la présence des
Nations Unies en Haïti en fonction des besoins existant sur le
terrain », a jugé son homologue du Canada.
La délégation du Brésil a appuyé pour sa part le renouvellement du
mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti
en estimant que la création d’emplois demeurait la question la plus
urgente. La représentante du Brésil a souhaité une vision plus
stratégique des efforts de reconstruction et une mise en œuvre plus
expéditive des projets approuvés.
De même, les délégués, s’ils se sont réjouis de la passation
pacifique des pouvoirs qui a eu lieu à l’issue de l’élection
présidentielle, ont appelé les autorités politiques du pays à faire
tout ce qui en leur pouvoir pour sortir Haïti de l’impasse actuelle
liée à l’absence de premier ministre et de gouvernement. « La
communauté internationale a besoin de stabilité politique et d’un
gouvernement en place en Haïti pour poursuivre son effort en faveur
de la stabilisation et de la démocratie », a ainsi observé le
représentant de la France.
Au nom du Groupe des Amis d’Haïti, l’Uruguay a jugé indispensable
de promouvoir l’état de droit, de renforcer les institutions
haïtiennes, et de réaffirmer la responsabilité qu’a la MINUSTAH
d’appuyer l’État haïtien dans les domaines du droit, de la bonne
gouvernance, de l’extension de l’autorité de l’État et de la
protection des droits de l’homme, conformément à son mandat.
À titre national, le représentant de l’Uruguay a exprimé la « honte
profonde » ressentie par son gouvernement et son peuple à l’égard de
la mauvaise conduite et des abus sexuels dont se seraient rendus
coupables cinq membres du contingent uruguayen à Port-Salut.
LA QUESTION CONCERNANT HAÏTI
Rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies pour
la stabilisation en Haïti ( S/2001/540 )
Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, rend compte, dans ce
rapport, des principaux événements survenus entre le 24 mars 2011,
date de la parution de son rapport précédent sur Haïti (S/2011/183),
et le 31 août 2011, tout en décrivant les activités de la Mission
des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Le Secrétaire général recommande au Conseil de sécurité de proroger
d’un an, jusqu’au 15 octobre 2012, le mandat de la MINUSTAH, compte
tenu du retrait partiel proposé des renforts envoyés à la Mission
après le séisme. Avec leur réduction, la Mission fera porter ses
efforts sur l’appui au processus politique et à la consolidation de
l’autorité de l’État ainsi que sur le renforcement des capacités et
de la responsabilisation des institutions d’État, écrit-il.
Depuis le tragique séisme du 12 janvier 2010, Haïti a fait
d’énormes progrès, constate le Secrétaire général. Haïti a connu
pour la première fois de son histoire la passation pacifique des
pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre appartenant
à l’opposition, souligne-t-il, précisant qu’à l’issue de sa victoire
au second tour de l’élection présidentielle qui a eu lieu le 20 mars
2011, M. Michel Joseph Martelly a prêté serment en tant que
successeur de René Préval le 14 mai 2011.
M. Ban dit cependant qu’il s’inquiète encore de ce que la formation
du gouvernement marque le pas et de ce que les pouvoirs exécutif et
législatif ne s’entendent pas. Il est regrettable aussi,
souligne-t-il, que l’on ne sache pas où en est le processus de
réforme constitutionnelle.
Selon le Secrétaire général, pour que la MINUSTAH soit la dernière
mission de maintien de la paix déployée en Haïti, il faudra que les
autorités du pays assument de plus en plus la responsabilité de sa
stabilité. Cela suppose une présence plus forte de l’État dans tout
le pays, que ce soit la Police nationale, la magistrature et
l’administration. Cela implique aussi la progression de l’éducation,
des prestations de services essentiels, du logement, et de la
protection de ceux qui restent déplacés depuis le séisme. Cela veut
dire aussi la mise en place d’un conseil électoral crédible et
permanent et la prise de mesures pour réduire la dépendance d’Haïti
envers l’appui international pour la tenue d’élections libres et
justes.
Dans ce contexte, ajoute le Secrétaire général, les préparatifs des
élections législatives et locales prochaines devraient commencer
sans tarder. Le Gouvernement, la MINUSTAH, et les autres parties
électorales prenantes devraient convenir du rôle revenant à la
communauté internationale pour aider à la tenue d’élections dans les
années qui viennent et recenser les jalons menant Haïti à
l’autonomie en matière électorale.
Déclarations
M. MARIANO FERNÁNDEZ, Représentant spécial et Chef de la Mission
des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a
présenté le rapport du Secrétaire général, soulignant d’emblée que
le pays avait, depuis le tragique séisme du 12 janvier 2010, fait
d’énormes progrès. Pour la première fois dans son histoire, Haïti a
connu une passation pacifique des pouvoirs entre un président
démocratiquement élu et un autre issu de l’opposition, a noté M.
Fernández. Il a félicité le peuple haïtien pour ce progrès
remarquable.
Le Représentant spécial a néanmoins fait état de la paralysie
politique qui règne dans le pays. Les premiers mois du mandat de M.
Michel Joseph Martelly, le nouveau Président d’Haïti, ont été
marqués par deux tentatives infructueuses pour nommer un premier
ministre et par l’enlisement de la réforme constitutionnelle.
L’impasse politique actuelle entre le Président et le Parlement
risque de saper les progrès politiques accomplis et d’aggraver
l’état de la sécurité, ainsi que de constituer un obstacle majeur à
l’accomplissement des tâches dont est chargée la MINUSTAH, a prévenu
M. Fernández.
M. Fernández est également revenu sur la controverse soulevée en
mai au sujet des amendements constitutionnels présentés par le
Président René Préval durant son dernier mandat. Les allégations au
sujet des différences qui existeraient entre le texte publié de la
Constitution modifiée et les amendements votés au Parlement ont
conduit à des débats houleux sur leur légalité. Le 13 juin, le
Président Martelly a annulé le décret publié par l’ancien Président
Préval qui promulguait les amendements et a annoncé que la
Constitution de 1987 restait en vigueur. À ce jour, aucune décision
n’a été prise en ce qui concerne le sort de ces amendements.
Par ailleurs, le Représentant spécial a indiqué que la situation
humanitaire demeurait préoccupante. Haïti continue de faire face à
d’importantes difficultés sur le plan humanitaire et un grand nombre
de personnes déplacées dépendent toujours de l’aide fournie pour
survivre. En juin 2011, a-t-il dit, environ 634 000 personnes
déplacées vivaient dans 1 001 sites d’hébergement.
Malgré la reprise du choléra, les taux de mortalité ont diminué
régulièrement dans tous les départements, passant de 5,62% depuis le
début de l’épidémie à 1,4% en août 2011. Les activités de relèvement
et de reconstruction progressent, bien que lentement. Au 23 juin,
les donateurs internationaux du secteur public avaient décaissé
37,8% (soit 1,74 milliard de dollars) des contributions promises
pour soutenir les efforts de relèvement après le tremblement de
terre durant la période 2010-2011. M. Fernández a ainsi lancé un
appel aux bailleurs de fonds pour qu’ils honorent leurs promesses.
La situation en matière de sécurité est, elle, calme et fragile, a
poursuivi le Représentant spécial. Des troubles civils ont éclaté
sporadiquement dans tout le pays à la suite du processus électoral.
La sécurité pourrait néanmoins se détériorer en cas d’impossibilité
de sortir rapidement de l’impasse politique actuelle au moyen d’un
accord politique fondamental.
M. Fernández a ensuite fait le point des activités de la MINUSTAH
au cours de la période à l’examen, abordant notamment les domaines
de l’appui aux élections et au processus politique, l’appui aux
institutions publiques, les affaires militaires et de police, la
protection des groupes vulnérables, la lutte contre la violence
militaire, le renforcement des capacités en matière d’état de droit,
la justice, le système pénitentiaire, ou encore, les droits de
l’homme.
Concernant le retrait des renforts consécutifs au séisme, M.
Fernández a rappelé la recommandation du Secrétaire général au
Conseil de sécurité d’envisager de réduire de 1 600 personnes les
effectifs militaires autorisés pour la MINUSTAH en retirant deux
bataillons d’infanterie des zones à risque minimum et de remanier
d’autres unités militaires sans compromettre les moyens primordiaux.
Le Secrétaire général recommande de même de réduire d’environ 1 150
agents de police constituée les effectifs de police autorisés pour
la MINUSTAH. Ceci devrait porter les effectifs militaires à 7 500
éléments, et ceux des fonctionnaires de police à 2 300.
En matière de paix, de sécurité et de développement, la MINUSTAH et
l’équipe de pays des Nations Unies ont accru leurs efforts pour
mettre au point et exécuter des programmes communs. L’équipe a
recensé et présenté des propositions pour quatre autres projets à la
Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti. Ainsi, a-t-il
dit, sur les 18 propositions de projet présentées depuis juin 2010,
8 ont reçu un financement du Fonds pour le relèvement d’Haïti et des
ressources de donateurs bilatéraux ont été trouvées pour trois
autres. De plus, l’équipe de pays des Nations Unies a progressé pour
améliorer l’efficacité de l’aide.
Pour renforcer la capacité de ses institutions garantes de l’état
de droit et de la sécurité, Haïti aura besoin de l’appui constant de
la MINUSTAH et des donateurs internationaux. L’engagement constant
de la communauté internationale et l’investissement accru dans le
développement, notamment par l’augmentation des ressources fournies
à l’équipe de pays des Nations Unies, seront aussi d’une grande
importance pour que toute réduction future de la MINUSTAH ne crée
pas un vide, a indiqué M. Fernández.
Le Représentant spécial a admis que la situation dans le pays
demeurait fragile et que des reculs pourraient provoquer une
nouvelle crise. Haïti et la MINUSTAH se trouvent à une croisée des
chemins, a-t-il conclu, estimant que la communauté internationale
pouvait être fière de la solidarité dont elle a fait preuve avec le
pays. M. Fernández a mis l’accent sur l’indispensable appui à Haïti
du Conseil de sécurité et de la communauté internationale dans son
ensemble.
Mme MARIA LUIZA RIBEIRO VIOTTI (Brésil) s’est félicitée qu’Haïti a
connu pour la première fois de son histoire la passation pacifique
des pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre venant
de l’opposition. Si la situation humanitaire a connu des
améliorations considérables, comme en témoigne la baisse
significative du nombre de personnes vivant sous des tentes, un
engagement international fort est toujours nécessaire pour nous
permettre de répondre à tous les besoins humanitaires, de nous
préparer aux catastrophes naturelles ou encore de prévenir tout
risque d’épidémie de choléra, a indiqué Mme Ribeiro Viotti.
La représentante du Brésil a également appuyé le renouvellement du
mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti
en estimant que la création d’emplois demeurait la question la plus
urgente. Elle a souhaité une vision plus stratégique des efforts de
reconstruction et une mise en œuvre plus expéditive des projets
approuvés. Elle a salué la mise en place par le Président Martelly
d’un Conseil consultatif pour le développement économique et les
investissements, en espérant que cette initiative contribuera à
renforcer la coordination de la coopération internationale afin de
tirer parti du potentiel économique d’Haïti, et de son attractivité
en matière d’investissement. Elle a mis l’accent sur les questions
d’énergie et d’infrastructure, en jugeant que la construction de la
centrale hydroélectrique d’Artibonite 4C était un projet crucial
pour promouvoir l’activité économique et la création d’emplois. Mme
Ribeiro Viotti a mis l’accent sur des initiatives particulières de
la MINUSTAH en citant l’opération « Phoenix », conduite en juillet
dans des zones défavorisées de Port-au-Prince pour démanteler des
gangs et des groupes criminels, qui sont nombreux, et l’installation
au mois d’août de 208 pôles d’éclairage public à Cité Soleil qui,
outre leur impact économique, contribueront à l’amélioration de la
sécurité, notamment celle des femmes.
M. NÉSTOR OSORIO (Colombie) a salué le succès du récent processus
démocratique mené en Haïti en y appelant à la formation d’une union
nationale pour la mise en œuvre du développement économique et
social du pays. Dans le domaine des défis à relever, il a mis
l’accent sur celui de la sécurité en insistant que la consolidation
de la paix exigeait l’aide de la MINUSTAH à Haïti. « Si le
Secrétaire général estime qu’il existe des conditions pour commencer
à réduire les effectifs de la Mission au niveau antérieur au
tremblement de terre, nous devons réfléchir aux moyens de gagner en
efficacité, notamment en matière de reconstruction », a dit M.
Osorio.
Notant que 125 demandes de projet de génie civil à l’appui du
relèvement et de la reconstruction ont été reçues depuis le 1er
avril, il a jugé essentiel de continuer à apporter une contribution
à l’État haïtien pour qu’il soit en mesure de mener tous ces projets
aussi vite que possible. Il a évoqué l’appui de la Colombie dans la
formation de la Police nationale haïtienne et notamment dans la
lutte contre le trafic de drogues. Il a indiqué que sa délégation
s’associait à la position exprimée par le Conseil de sécurité au
mois d’avril, selon laquelle le retour à la sécurité devait être
associé à un véritable développement économique et social. Il a
insisté sur l’importance de la coordination conjointe entre Haïti,
les Nations Unies et la Commission intérimaire pour la
reconstruction d’Haïti. Il est nécessaire de maintenir vivant le
message de solidarité de la communauté internationale avec Haïti, a
ajouté le représentant de la Colombie.
M. DOCTOR MASHABANE (Afrique du Sud) a déclaré que l’antagonisme
entre les différents partis politiques haïtiens risquait de remettre
en cause les succès démocratiques récents et le retour à la
stabilité. Nous sommes toujours préoccupés par les niveaux de
criminalité élevés que connait Haïti, a-t-il ajouté, en souhaitant
que les efforts de la Police nationale soient élargis à toutes les
régions. Il a noté que la criminalité a baissé partout où la Police
nationale haïtienne a mené, en collaboration avec la MINUSTAH, des
opérations contre la criminalité. Il a jugé important que la
communauté internationale continue d’appuyer les efforts d’Haïti
pour lui permettre de réussir son relèvement. Il a appuyé la
recommandation du Secrétaire général de renouveler pour un an le
mandat de la Mission.
M. MARTIN BRIENS (France) s’est félicité de la transition pacifique
et historique qui a eu lieu en Haïti entre deux présidents
démocratiquement élus. Il a appelé les autorités de ce pays à faire
preuve de responsabilité et permettre la formation d’un
gouvernement. La communauté internationale a besoin de stabilité
politique et d’un gouvernement en place en Haïti pour poursuivre son
effort en faveur de la stabilisation et de la démocratie, a déclaré
M. Briens. Outre sa participation à la MINUSTAH, l’apport de la
France se monte à plus de 326 millions d’euros pour la période
2010/2011.
« Nous allons poursuivre cet effort, non pas pour garder ce pays
sous perfusion indéfiniment mais dans l’objectif de renforcer les
capacités de l’État et du peuple haïtien », a dit M. Briens.
S’agissant de la MINUSTAH, le représentant de la France a souligné
que les circonstances avaient évolué. « Nous pouvons aujourd’hui
réduire le nombre de personnels militaires et civils sans mettre en
péril ni la capacité de la Mission à remplir son mandat, ni la
stabilité du pays », a-t-il estimé.
M. KIO S. AMIEYEOFORI (Nigéria) a affirmé que le Gouvernement
haïtien devait renforcer ses efforts de relèvement de la société
haïtienne. L’appui du peuple haïtien demeure essentiel à cet égard.
La voie qui mène à la paix, à la stabilité, à la sécurité et au
développement passe par la fin de l’instabilité, et donc par la
nomination d’un premier ministre. Répondre aux recommandations du
Secrétaire général fera beaucoup pour ramener la paix et la sécurité
dans le pays, a dit le représentant. Il a estimé que la situation
humanitaire avait enregistré des progrès, bien qu’il reste beaucoup
à faire pour retrouver la situation que connaissait le pays avant le
séisme. La communauté internationale ne doit oublier Haïti, a-t-il
dit. Les efforts bilatéraux et multilatéraux doivent être
poursuivis, et les bailleurs de fonds doivent honorer leurs
engagements et répondre aux appels consolidés de 2011, a-t-il
ajouté. Il a enfin soutenu la recommandation du Secrétaire général
en faveur d’un renouvellement du mandat de la MINUSTAH.
M. IVAN BARBALIĆ (Bosnie-Herzégovine) s’est félicité qu’Haïti ait
connu pour la première fois de son histoire la passation pacifique
des pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre, issue
de l’opposition. Néanmoins, il s’est dit préoccupé de l’impasse
politique qui s’est créée entre le Président et le Parlement et qui
risque de saper les progrès politiques accomplis en Haïti,
d’aggraver l’état de la sécurité, et de menacer la stabilité. Il a
appelé les parties à parvenir un compromis politique pour sortir de
l’impasse et à s’entendre sur un moyen concret pouvant leur
permettre de faire des avancées par rapport à la situation actuelle.
M. Barbalić s’est dit préoccupé par les tendances criminelles qui
ont vu le jour en Haïti après le tremblement de terre, dont des
enlèvements et des actes de violences sexistes. Il a demande au
Gouvernement haïtien de prévenir ces violences et de s’assurer que
ceux qui en sont responsables soient traduits en justice. Tout en
saluant le renforcement des capacités de la Police nationale
haïtienne, il a jugé essentiel d’appuyer encore plus sa formation.
Il a rappelé que 630 000 personnes déplacées vivaient encore dans
des camps à travers le pays. Il a exprimé de l’inquiétude face à la
résurgence du choléra, bien que le taux de mortalité baisse
régulièrement, et a lancé un appel pour que des progrès soient faits
dans le domaine des infrastructures d’eau et d’assainissement. Il a
appuyé la proposition du Secrétaire général de prolonger pour un an
le mandat de la MINUSTAH.
M. JOSÉ FILIPE MORAES CABRAL (Portugal) a salué la transition
démocratique qui a eu lieu en Haïti. Il a espéré que l’impasse
politique actuelle sera très vite surmontée afin que le pays puisse
se consacrer à la réalisation de ses priorités. Les efforts menés
par les autorités d’Haïti sont louables, mais des efforts
supplémentaires seront nécessaires dans le domaine du renforcement
de l’état de droit, a-t-il estimé. Il est important que la
communauté internationale continue d’apporter sa solidarité à
l’égard du peuple d’Haïti, la MINUSTAH devant jouer un rôle central
dans ce contexte, a dit M. Moraes Cabral. Le représentant a enfin
exprimé le soutien du Portugal aux recommandations du Secrétaire
général, en particulier celle ayant trait au renouvellement du
mandat de la MINUSTAH.
M. ALFRED MOUNGARA MOUSSOTSI (Gabon) a encouragé toutes les forces
politiques haïtiennes à poursuivre la concertation en vue
d’accélérer la formation d’un nouveau gouvernement, et d’engager la
réforme institutionnelle nécessaire à l’instauration d’un état de
droit et d’un climat politique et social apaisé.
Évoquant la situation sécuritaire, le représentant a souligné que
le Gabon restait préoccupé par le nombre d’enlèvements et
d’assassinats de personnalités et de membres de la MINUSTAH. C’est
en cela qu’il est disposé à soutenir le maintien au niveau actuel
des effectifs militaires et de police de la MINUSTAH, pour appuyer
la Police nationale haïtienne et veiller à la protection des
personnes déplacées et des groupes vulnérables.
Par ailleurs, M. Moungara Moussotsi a exhorté le Parlement haïtien
à tout mettre en œuvre pour aider le Gouvernement à s’atteler
rapidement à la mise en place de nouvelles initiatives créatrices
d’emplois. Préoccupé également par la situation des personnes
déplacées vivant dans des camps, il a salué le lancement par le
Président Martelly du projet susceptible de reloger les déplacés des
six principaux camps de Port-au-Prince.
M. NIKITA Y. ZHUKOV (Fédération de Russie) a jugé indispensable le
maintien de l’appui de la communauté internationale à Haïti pour que
les tendances au redressement et les progrès observés deviennent
irréversibles. Si la situation de la sécurité s’améliore
progressivement, la situation socioéconomique et humanitaire demeure
quant à elle fragile et difficile, a dit le représentant, en
estimant que les forces de sécurité haïtiennes ne disposent pas
encore des moyens dont elles ont besoin pour s’acquitter de leur
mission. Il a jugé indispensable la poursuite de l’appui de la
communauté internationale à Haïti afin de garantir le relèvement et
le développement durable du pays. Il a insisté que toute aide à
Haïti doit être fournie dans le respect de la souveraineté nationale
haïtienne.
M. JEFFREY DELAURENTIS (États-Unis) a appuyé le renouvellement pour
un an du mandat de la MINUSTAH. Il a jugé essentiel le rôle que joue
la MINUSTAH pour appuyer le processus politique en Haïti, y
consolider l’autorité de l’État et y renforcer les capacités et de
la responsabilisation des institutions d’État. Il a mis l’accent sur
l’importance des prochaines élections locales partielles. Il a
appuyé la proposition de retrait de deux bataillons d’infanterie et
la réduction, de 1 150 personnels, des effectifs de la police
constituée. Il a souhaité que toute détermination future des
effectifs de la MINUSTAH tienne compte de la réalité de la situation
sécuritaire. Bien que la Police nationale haïtienne ait fait des
progrès, il semble qu’elle ne soit pas encore en mesure de prendre
en charge pleinement la sécurité interne, a-t-il constaté. Il a
souhaité que tout soit fait pour lutter contre les cas
d’indiscipline de certains personnels de la MINUSTAH et a demandé
instamment au Gouvernement haïtien de lutter contre l’impunité et
les abus de pouvoir. Il a appuyé la proposition du Secrétaire
général de maintenir sur place les unités de génie envoyées en Haïti
après le tremblement de terre.
M. PETER WITTIG (Allemagne) a observé qu’Haïti demeurait confrontée
à une situation difficile. Haïti est paralysée par l’incertitude
politique, a-t-il ajouté, demandant aux acteurs politiques de sortir
de toute urgence de cette impasse. Il a mis l’accent sur la
nécessité de renforcer l’état de droit en Haïti. Il a également
souligné le rôle vital joué par la MINUSTAH. Il s’est par ailleurs
dit rassuré de constater que des efforts sérieux ont été entrepris
par les pays fournisseurs de contingents et le Secrétariat en vue
d’appliquer la politique de tolérance zéro concernant tout abus
commis par des membres de leur personnel.
M. WANG MIN (Chine) a déclaré qu’Haïti continuait à faire face à de
grands défis dans le domaine de la stabilité et de la reconstruction
après catastrophe. Il a mis l’accent sur la nécessité que plus
d’efforts soient déployés dans le domaine politique, et il a appelé
les différents acteurs politiques haïtiens à dialoguer. La
communauté internationale, a-t-il dit, doit continuer à se
concentrer sur les priorités du pays et à honorer ses engagements
envers Haïti. Il a espéré que les recommandations pertinentes du
Secrétaire général pourront être mises en œuvre le plus rapidement
possible.
M. PHILIP PARHAM (Royaume-Uni) a demandé au Président et au
Parlement d’Haïti de faire preuve d’esprit de compromis, afin qu’un
premier ministre puisse être nommé dans l’intérêt du relèvement
d’Haïti. Il a jugé que le maintien de contingents de Casques bleus à
Haïti n’est peut-être pas le moyen le plus approprié d’y assurer le
développement économique et social. Il a dit que le maintien
d’ingénieurs militaires de la MINUSTAH ne faisait que ralentir le
transfert de cette responsabilité vers le secteur privé. Notant que
certains Haïtiens considèrent la MINUSTAH comme une force
d’occupation, le représentant du Royaume-Uni s’est dit déçu que le
Secrétaire général ne recommande qu’un retrait partiel des forces
supplémentaires appelées à la suite du tremblement de terre. Il a
estimé que la clef du progrès est la capacité des autorités
nationales haïtiennes de faire respecter l’ordre et la justice dans
leur pays. Il a dit que la formation de la police demeure l’épine
dorsale de la stratégie de retrait de la mission
M. HARDEEP SINGH PURI (Inde) s’est particulièrement inquiété de la
difficulté de nommer un premier ministre en Haïti. Il a dit que
l’impasse politique actuelle entre le Président et le Parlement
risque de saper les progrès politiques et d’aggraver l’état de la
sécurité. S’agissant de la situation humanitaire, il a rappelé que
634 000 personnes déplacées vivaient encore dans des camps, et que
seulement 47 000 déplacés ont pu regagner leur domicile depuis mars
2011. Il a dit qu’il était essentiel d’accélérer les efforts de
promotion d’un environnement propice aux retours des déplacés.
Par ailleurs, le représentant de l’Inde s’est inquiété de la
persistance de l’épidémie actuelle de choléra, de l’extrême
vulnérabilité d’Haïti aux catastrophes naturelles, et de la hausse
régulière des prix des produits alimentaires et du carburant qui ont
accru les difficultés auxquelles doit faire face la population. Si
la présence et l’appui de la MINUSTAH demeurent indispensables pour
assurer la stabilité et la sécurité, nous sommes cependant heureux
de constater que les institutions nationales prennent en charge des
responsabilités croissantes, a-t-il dit. Il a appuyé la proposition
du Secrétaire général de réduire partiellement le niveau des forces
envoyées en Haïti après le tremblement de terre et de prolonger d’un
an le mandat de la MINUSTAH. L’appui de la communauté
internationale, et une bonne gouvernance sont indispensables pour
aider le peuple d’Haïti et l’assister dans sa quête de la
prospérité, a-t-il insisté.
M. NAWAF SALAM (Liban) a constaté qu’il y avait des éléments
encourageants dans la situation politique d’Haïti, saluant notamment
la passation pacifique du pouvoir qui a eu lieu à l’issue de
l’élection présidentielle. Le représentant a néanmoins lancé un
appel à toutes les parties pour qu’un premier ministre soit
rapidement nommé. Il s’est en outre félicité des efforts déployés
par la MINUSTAH, et il a exprimé l’appui du Liban à la prorogation
du mandat de la Mission. Il a indiqué que le Liban se trouvait aux
côté de la communauté internationale dans ses tentatives de
reconstruction d’Haïti et d’établissement de partenariats
stratégiques pour l’avenir du pays.
M. JEAN WESLEY CAZEAU (Haïti) s’est félicité de la rapidité de
réaction du Secrétaire général face aux actes « innommables » qui
font peser des suspicions sur certains éléments de la MINUSTAH. Il
s’est aussi félicité du fait qu’un troisième premier ministre vient
d’être désigné et que les formalités au niveau des deux Chambres du
Parlement vont bon train, ce qui laisse présager une suite heureuse.
Il a salué le travail de la Mission dans le domaine de la police
face à une question sécuritaire qui n’est pas encore totalement
jugulée.
Il a aussi salué le travail de la Mission dans la création
d’emplois en faveur des jeunes et aux différents ministères et
institutions gouvernementales, même si « l’espoir serait de la voir
plus engagée dans le développement ». Sur le point social, le
représentant a relevé des efforts considérables, en particulier en
matière d’éducation. Il a conclu en soulignant qu’un retrait brutal
de la Mission serait contre productif et créerait un vide
incalculable surtout que les conditions propices à l’investissement
massif et au développement durable ne sont pas encore totalement
réunies.
M. OCTAVIO ERRÁZURIZ (Chili) a constaté que des progrès et des
réussites avaient été enregistrés en Haïti, même si on peut être
préoccupé par les défis qui y subsistent, notamment dans le domaine
de l’état de droit. Le représentant a lancé un appel aux autorités
politiques pour qu’elles mettent un terme à l’impasse actuelle. Par
ailleurs, il est urgent de mettre en œuvre des programmes qui
permettent d’atténuer les niveaux de pauvreté, a-t-il dit,
soulignant en particulier la nécessité de s’attaquer au problème du
chômage. Il a souligné l’engagement constant de l’Amérique latine en
faveur d’Haïti. Il est important de maintenir un dialogue fluide
avec les autorités haïtiennes, a-t-il recommandé. Le représentant a
soutenu les recommandations du Secrétaire général relatives à la
réduction des effectifs de la MINUSTAH et au renouvellement du
mandat de la Mission.
M. GERT ROSENTHAL (Guatemala) a déclaré qu’Haïti méritait un appui
de la communauté internationale pour que sa population puisse se
libérer d’une spirale d’échecs. Il ne faut pas que la MINUSTAH
abandonne Haïti prématurément. Car il faut s’assurer que les Nations
Unies ne seront pas obligées de revenir dans ce pays au cours de la
prochaine décennie, a dit le représentant. Les défis à relever
exigent une présence internationale constante, a-t-il insisté, en
souhaitant que la Mission se concentre sur des domaines prioritaires
sur la base d’indices et d’objectifs clairs, et qu’elle ait une
stratégie de sortie clairement définie. Le représentant
guatémaltèque a dit que la stabilité politique d’Haïti devait
constituer un élément des objectifs de la communauté internationale.
Bien qu’Haïti ait connu pour la première fois de son histoire la
passation pacifique des pouvoirs d’un président démocratiquement élu
à un autre appartenant à l’opposition, il s’est inquiété de
l’impasse politique actuelle entre le Président et le Parlement, et
de leur incapacité à s’entendre sur la nomination d’un premier
ministre. Il a dit que cette situation risquait de saper les progrès
politiques et d’aggraver l’état de la sécurité en Haïti. Il a jugé
indispensable que le Gouvernement d’Haïti et la société civile
prennent graduellement en charge les tâches jusqu’ici effectuées par
la MINUSTAH. Il s’est félicité que la MINUSTAH continue d’aider les
autorités haïtiennes à élaborer le prochain plan quinquennal de
développement de la Police nationale d’Haïti, qui fera suite au plan
de réforme actuel quand celui-ci viendra à expiration en décembre
2011.
M. GUILLERMO RISHCHYNSKI (Canada) a estimé qu’il fallait examiner
avec la plus grande attention les changements à apporter à la
composition ou au mandat de la Mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haïti (MINUSTAH), changements qui pourraient être
envisagés, afin de préserver la stabilité en Haïti et de surmonter
les obstacles politiques. Ainsi, a dit le représentant, le Canada
appuie le renouvellement du mandat de la MINUSTAH pour une autre
année. « S’agissant du maintien de la paix, il faut adapter la
présence des Nations Unies en Haïti en fonction des besoins existant
sur le terrain », a poursuivi M. Rishchynski. Il a estimé que la
Mission pouvait commencer à réduire ses effectifs, pour les ramener
à ce qu’ils étaient avant le séisme.
Le Canada contribue à la MINUSTAH par le déploiement d’un
contingent maximal de 150 policiers, 25 agents correctionnels et 10
officiers militaires. Le représentant s’est dit convaincu que les
efforts de son pays contribueront à la mise en place d’une force de
police efficace en Haïti, condition essentielle au retrait de la
Mission. « Force est d’admettre que le soutien qui est apporté par
le Canada, la MINUSTAH et d’autres partenaires de la Police
nationale haïtienne, ne donnera de résultats que si le Gouvernement
haïtien a la volonté de renforcer ses propres forces de police », a
toutefois insisté M. Rishchynski.
M. JUAN PABLO DE LAIGLESIA (Espagne) s’est félicité de la
transition politique pacifique qui a eu lieu en Haïti, déplorant
toutefois l’impasse issue du fait qu’aucun premier ministre n’ait
pu, depuis quatre mois, être nommé. En matière de sécurité, le
représentant a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la Police
nationale haïtienne. Il a également évoqué avec préoccupation les
situations humanitaire et en matière de reconstruction. Le
représentant a appuyé également la recommandation du Secrétaire
général de renouveler pour un an le mandat de la MINUSTAH et de
réduire graduellement les effectifs de la Mission. La poursuite de
la présence de la MINUSTAH à moyen terme est nécessaire, a-t-il
insisté.
M. JORGE ARGÜELLO (Argentine) a réaffirmé l’engagement ferme de son
pays en faveur du renforcement institutionnel d’Haïti. La MINUSTAH
continue d’être un élément essentiel de maintien de la sécurité et
de la stabilité en Haïti, a-t-il estimé. L’Argentine appuie
également la recommandation du Secrétaire général de renouveler pour
un an le mandat de la MINUSTAH, dont la présence demeure nécessaire
pour le Gouvernement haïtien. De même, l’Argentine soutient la
recommandation visant à réduire les renforts de la MINUSTAH afin que
la Mission puisse porter ses efforts sur l’appui au processus
politique et à la consolidation de l’autorité de l’État ainsi que
sur le renforcement des capacités et de la responsabilisation des
institutions d’État.
Intervenant au nom du Groupe des Amis d’Haïti -comprenant
l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, la France,
le Pérou, les Etats-Unis et l’Uruguay, M. JOSÉ LUIS CANCELA
(Uruguay) a jugé essentiel de poursuivre la collaboration entre la
communauté internationale et Haïti en rappelant que 600 000 haïtiens
vivaient encore dans près d’un millier de camps de déplacés. Il
s’est inquiété de la persistance de violences sexuelles et sexistes
durant la période à l’examen, en appelant à une action concertée et
continue contre ce fléau, en particulier dans les quartiers
marginalisés de Port-au-Prince et dans les camps de personnes
déplacées. Le Groupe des Amis d’Haïti estime que la sécurité et le
développement sont intimement liés et se renforcent mutuellement,
a-t-il dit, en insistant que c’est une nécessité sécuritaire
d’accompagner le développement économique et social en Haïti. Il a
dit qu’il ne pourra y avoir de stabilité et de développement durable
en Haïti sans renforcement des institutions démocratiques du pays.
M. Cancela a jugé indispensable de promouvoir l’état de droit, de
renforcer les institutions haïtiennes et de réaffirmer la
responsabilité qu’a la MINUSTAH d’appuyer l’État haïtien dans les
domaines du droit, de la bonne gouvernance, de l’extension de
l’autorité de l’État et de la protection des droits de l’homme,
conformément à son mandat. Le Groupe des Amis d’Haïti réaffirme
qu’il est nécessaire que les États Membres continuent de soutenir
les autorités haïtiennes et le renforcement des institutions de base
du Gouvernement, dont la mise en œuvre du plan d’action du
Gouvernement pour le relèvement et le développement national, a-t-il
dit. Il a appuyé le renouvellement du mandat de la MINUSTAH pour une
nouvelle période d’un an et a estimé que la réduction additionnelle
des effectifs militaires et de police proposée ne nuira pas aux
progrès réalisés jusqu’à présent dans le domaine de la sécurité et à
la capacité de la Mission d’exécuter les fonctions qui lui sont
confiées.
Poursuivant son intervention, cette fois au nom de sa propre
délégation, M. JOSÉ LUIS CANCELA (Uruguay) a déclaré que l’Uruguay
avait actuellement 1 124 hommes et femmes au sein de la MINUSTAH. Il
a précisé que depuis la création de la Mission en 2004, près de 10
000 Uruguayens et Uruguayennes ont contribué aux efforts de la
MINUSTAH, dont huit ont payé leur dévouement de leur vie. Le
représentant de l’Uruguay a indiqué que le Gouvernement et le peuple
uruguayens ressentaient « une profonde honte » pour la mauvaise
conduite et les abus sexuels dont se seraient rendus coupables cinq
membres du contingent uruguayen à Port-Salut.
Il a dit que le Gouvernement de l’Uruguay avait reconnu cette
lamentable situation de manière rapide, drastique et sans la moindre
ambigüité et désigné un militaire de haut rang pour mener les
enquêtes nécessaires. Il a précisé que le Gouvernement a exprimé sa
volonté de mener une enquête complète en collaboration avec le
Bureau des services de contrôle interne (BSCI) de l’ONU en ajoutant
qu’il avait décidé de transférer cette affaire à la justice pénale
de l’Uruguay. M. Cancela a regretté cet évènement, qui porte
atteinte à l’image de l’Uruguay et des Nations Unies, en assurant de
la volonté du Gouvernement de l’Uruguay de donner à cette affaire
toute la suite judiciaire qu’elle mérite.
M. PEDRO SERRANO, Chef par intérim de la délégation de l’Union
européenne, a jugé regrettable que plusieurs mois après les
élections, les négociations politiques n’aient pas pu aboutir à la
nomination effective d’un nouveau premier ministre et à la formation
d’un nouveau gouvernement. Il a poursuivi en estimant qu’en matière
de sécurité, le transfert d’expertise, le renforcement des
institutions censées faire appliquer l’état de droit ainsi que
celles en charge de veiller à une meilleure protection des personnes
déplacées et des groupes vulnérables constituent des priorités
auxquelles il faut s’atteler immédiatement avec l’appui
indispensable de la MINUSTAH. Il a déploré les actes présumés d’abus
sexuels et appelé les Nations Unies à faire part des résultats de
son enquête le plus rapidement possible quels que soient les
coupables du délit.
Le représentant a assuré que l’Union européenne continuera
d’apporter en 2012 une aide humanitaire substantielle en faveur de
la population haïtienne. Il a appuyé le principe du transfert
progressif du rôle de coordination de la Commission intérimaire pour
la reconstruction d’Haïti vers le Gouvernement haïtien. Ce
transfert, a-t-il précisé, doit aller de pair avec un renforcement
des capacités institutionnelles de l’administration haïtienne. En
attendant, il a appuyé la prorogation du mandat de la Commission, ce
qui n’empêche pas de réfléchir dès à présent aux moyens nécessaires
de rendre plus efficace le fonctionnement de cette dernière.
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HAITI -PREMIER MINISTRE. GARRRY CONILLE AIGMENTE SES CHANCES
DE RATIFICATION.
Le premier ministre désigné, Garry Conille, s'est entretenu
le week-end dernier avec une commission constituée d'une
quinzaine de députés issus du groupe des parlementaires pour le
renouveau (GPR), à propos de sa ratification en tant que premier
ministre. « Cet entretien était l'occasion pour Garry Conille de
solliciter formellement l'appui des parlementaires du groupe
majoritaire à la chambre basse en vue d'un accompagnement allant
au-delà de la simple question de ratification», a expliqué le
député Guy Gérard Georges. Il a annoncé, par ailleurs, que le
GPR n'a pas encore arrêté une position concernant la candidature
du Docteur Conille au poste de premieri ministre, mais
toutefois, précise-t-il, le GPR est disposé à contribuer à
l'installation, au plus vite, d'un nouveau gouvernement.
« La position du GPR sera connue sous peu, mais en ce qui me
concerne, je conserve la position que j'avais au tout début en ce
qui a trait aux deux précédents choix de Michel Martelly. Si les
pièces du fonctionnaire de l'ONU sont correctes, je lui accorderai
un vote favorable », a laissé entendre le parlementaire de l'INITE.
Depuis le dépôt de ses pièces devant le bureau de la chambre des
députés le jeudi 8 septembre, Garry Conille multiplie les rencontres
avec les différents blocs au parlement en vue de sa ratification.
AFFAIRES DE PRESSIONS SUR LE PREMIER MINISTRE DESIGNE.
-Les pressions qu’auraient exercées des proches du président
Martelly au premier ministre désigné pour qu'il signe une lettre de
démission non datée avant même qu’il soit ratifié, suscite de vives
réactions au sein du parlement haïtien. Le deuxième sénateur du
Centre, Francisco Delacruz juge qu’une pareille démarche de la
présidence serait une décision légère et peu calculée et dit douter
qu’elle ait eté entreprise uniquement par de simples proches du chef
de l’état agissant selon leurs propres intérêts.
M. Delacruz estime aussi que cette affaire met à nu les problèmes
existant dans le fonctionnement de la présidence et invite le
président à mettre de l’ordre dans sa demeure. Soulignant que le
président de la république ne peut révoquer son premier ministre, le
parlementaire a fait remarquer que le chef de l'Etat aurait dû
plutôt avoir le courage de conditionner la désignation de Garry
Conille à la signature de cette lettre, une sorte d’ « accord homme
a homme ». Une telle démarche viserait à avoir un certain contrôle
sur le potentiel chef de gouvernement et à le porter à se courber
aux vœux du chef de l’état.
Le député de Lascahobas, Markens Sigué condamne cette démarche
contraire à la constitution, qu’il qualifie de très grave et alerte
le chef de l’état sur de sérieux problèmes au sein de son équipe. Il
invite le chef de l'Etat, s'il n’en est pas partie prenante, à ne
pas minimiser ces irrégularités, mais à prendre des décisions de
nature à redresser cette dérive. Le député qui se garde d’être
affirmatif, partage aussi l’idée que cette intervention des proches
du président auprès de Garry Conille laisserait comprendre que ce
choix serait imposé par un secteur quelconque dans la mesure où elle
permet d’entrevoir une certaine animosité entre son entourage et le
premier ministre désigné.
Des rumeurs circulaient bien avant la désignation de l’ex chef
cabinet de l’ancien president Bill Clinton autour de divergences que
ce choix risquait de provoquer parmi les membres de l’équipe du
président qui etaient en majorité favorable à la désignation du
professeur Wilson Laleau. Selon des sources, l'agacement vient aussi
du fait que le Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR)
majoritaire au parlement et qui a déjà rejeté deux premiers
ministres désignés par le président Martelly, n'affiche aucune
hostilité à l'égard de Garry Conille dont on dit qu'il est soutenu
par des secteurs importants de la communauté internationale.
Dans les grandes missions diplomatiques à Port-au-Prince et dans
certaines capitales qui ont ouvertement soutenu l'arrivée au pouvoir
du president Martelly, les informations du week-end ont donné de la
sueur froide, dans la mesure où les proches du président accusés
d'avoir harcelé le premier ministre designé, ne peuvent avoir agi
seuls, vu leur proximité avec le chef de l'Etat. Le sénateur du
Nord, Moïse Jean-charles en arrive à la conclusion que chef de
l'Etat ne souhaite pas la ratification d'un premier ministre,
surtout s'il n'en n'a pas le plein contrôle.
Le president Martelly doit quitter le pays la semaine prochaine
dans le cadre de la 66ème session de l'assemblée générale des
Nations-Unies. Dejà très critiqué par la presse americaine à
l'occasion de ses 100 premiers jours au pouvoir, le chef de l"Etat
risque une 2ème salve, s'il arrive à l'ONU sans un premier ministre.
Dejà, l'intervention jugée maladroite et anti-constitutionnelle de
ses proches auprès de Garry Conille ne lui a pas rendu service
Toutefois, il n'est pas sûr qu'un premier ministre soit ratifié par
les deux chambres avant son interventuion à la tribune de l'ONU
probablement entre le 23 et le 26 septembre. Le rapport de la
commission spéciale de la chambre des députés ne devrait pas être
prêt avant le vendredi 16 septembre et la séance de ratification ne
devrait pas intervenir avant le mardi 20.
CANADA. INCENDIES MAJEURES A MONTREAL.
Les pompiers de Montréal ont eu à combattre deux incendies mardi
matin à Montréal. Le premier a complètement ravagé une ancienne
église située au coin des rues Bercy et de Rouen dans le quartier
Hochelaga-Maisonneuve. Plus de 150 pompiers ont été appelés sur les
lieux pour contenir le brasier. L'immeuble, qui abritait une
garderie, une friperie et une salle communautaire, a été gravement
endommagé. Personne n'a été blessé. Le deuxième incendie a quant à
lui fait d'importants dégâts à trois immeubles du quartier de la
Petite-Bourgogne. Cinq personnes ont dû être hospitalisées après
avoir été incommodées par la fumée.
AFGHANISTAN. KABOUL. ATTAQUE DES TALIBANS A LA CAPITALE.
Des talibans ont lancé, ce mardi 13 septembre, une attaque
d’ampleur à Kaboul. Les insurgés qui ont visé le quartier des
ambassades, ont pris pour cibles plusieurs complexes
gouvernementaux. Le quartier général de l’Otan et l'ambassade
américaine feraient aussi partie des bâtiments visés. L’attaque a
commencé à 13h00 . De fortes explosions, provenant notamment de tirs
de mortier et de tirs de roquettes, ont retenti dans le
centre-ville. Au moins quatre kamikazes auraient pris part à cette
attaque. L’un d’entre eux s’est fait exploser à l’intérieur d’un
taxi, sans doute par erreur. Des coups de feu, provenant de
différents endroits ont été entendus.
Selon un responsable de la police afghane, cinq assaillants sont
impliqués dans l’attaque. L’ambassade américaine a été prise pour
cible : une roquette a atterri juste à côté du bâtiment. Le
personnel s’est réfugié dans des abris. Le quartier général de
l’Otan, voisin de l’ambassade pourrait avoir été ciblé aussi. Selon
des témoignages, les assaillants seraient retranchés dans un
bâtiment en construction situé à 300m de l’ambassade américaine. Mir
Mohammad Amin Farang, ancien ministre afghan, croit savoir, quant à
lui, que les assaillants visaient en fait le ministère de lutte
contre les drogues.
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Radio Kiskeya : Viol collectif contre un haïtien par des
soldats uruguayens : 7 septembre 2011
Le président de l’Uruguay, Jose Mujica, et le ministre
uruguayen de la défense, Fernández Huidobro, ont adressé le 6
septembre au président haïtien Michel Joseph Martelly, une
lettre d’excuse du peuple et du gouvernement uruguayens suite au
viol collectif perpétré contre un jeune haïtien par des casques
bleus uruguayens. Les deux responsables de la République
orientale de l’Uruguay assimilent l’outrage causé par leurs
compatriotes à une atteinte à la conscience du peuple frère
d’Haïti. De ce fait, ils compatissent à la douleur ressentie par
le peuple et les dirigeants haïtiens.
Le président et le ministre de la défense de l’Uruguay disent
s’exprimer au nom du peuple noble, hospitalier et solidaire de leur
pays qui reconnait en Haïti une nation sœur, dont la fraternité
s’est exprimée au moment de la lutte pour l’indépendance des pays
sud-américains. Ils déclarent s’exprimer également au nom des forces
armées uruguayennes, soulignant le fait que celles-ci ont enduré des
pertes énormes en vies humaines, en blessés et en personnel mutilé
dans de nombreuses missions de paix des Nations Unies. Nous savons
que les dommages causés sont irréparables, mais nous vous assurons
de notre volonté de mener l’investigation jusqu’à ses extrêmes
conséquences et d’adopter les sanctions les plus rigoureuses contre
les auteurs de l’acte incriminé, conclut la lettre du président et
du ministre de la défense de l’Uruguay.
Selon le rapport d’enquête du Réseau National de Défense des Droits
Humains (RNDDH), le jeudi 28 juillet 2011, aux environs de quatre
(4) heures de l’après-midi, la victime du viol collectif, Johny
JEAN, revenait d’un match de football et passait près de l’Uruguay
Batallion Naval Task Group, situé à quelques mètres de chez lui,
lorsqu’il a été violemment agrippé par un des agents de la Mission
des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) connu
sous le nom de Kolke. Ce dernier l’a introduit de force dans une
chambre située sur la base où se trouvaient déjà deux (2) autres
agents répondant aux noms de Léo et Nicolas CASARIEGO. Ils ont fait
appel à un autre agent, connu pour sa part, sous le nom de Rodriguez
qui sortait nu de son bain.
Les quatre (4) agents ont maltraité à coups de poing le jeune Johny
JEAN. De plus, ils l’ont contraint à s’allonger sur un matelas
préalablement placé à même le sol. Son pantalon a été déchiré du
côté de l’enfourchure. Retenu mains au dos, l’agent Rodriguez a été
le premier à le sodomiser, suivi dans son forfait par Léo. Ces
agents n’ont pas utilisé de préservatif pour commettre le viol qui,
selon toute vraisemblance, a été bien planifié, rapporte le RNDDH.
Radio Métropole : Deux présumés kidnappeurs arrêtés par la PNH
Mercredi, 7 septembre 2011
Le directeur général de la PNH Mario Andrésol annonce
l'arrestation de deux importants chefs de gangs ont été arrêtés
suite à un coup de filet de la police sur la route de l'aéroport. Le
numéro un de l'institution policière déplore le fait que des bandits
appréhendés aient été relâchés rapidement par la justice. Toutefois
Il réitère la volonté de la PNH à combattre l'insécurité dans le
pays. Par ailleurs le directeur général de la Police Nationale
rejette les informations selon lesquelles le policier Hudson
Jacinthe avait été tué lors d'une altercation avec un agent de
sécurité de la BRH. Selon ce qu'a révélé Mario Andrésol, les images
filmées par les caméras de surveillance de la banque ont disparues,
quelques instants après l'incident.
Agence Haïtienne de Presse : La chef de cabinet de Hillary
Clinton attendu cette semaine à Port-au-Prince 6 septembre
Cherryl Mills, chef de cabinet de la secrétaire d'Etat américaine
Hillary Clinton est attendu dans les prochaines 48 heures à
Port-au-Prince. Selon des sources généralement informées, cette
visite n'est pas sans rapport avec la désignation du nouveau premier
ministre. Mme Mills doit rencontrer entre autres les plus hautes
autorités du pays ainsi que les blocs parlementaires
HAITI. PREMIER MINISTRE. SELON MARTELLY PROBLEME DE RESIDENCE
POUR GARRY CAMILLE OK.
Le président Michel Martelly qualifie de dilatoires les
déclarations de tous ceux-là qui évoquent la question de résidence
en ce qui concerne le dossier du premier ministre désigné Garry
Conille. Le Chef de L'état qui intervenait lors d'une conférence de
presse au Palais National a indiqué que le problème de résidence ne
se pose pas pour monsieur Conille, puisqu'il est un fonctionnaire
des Nations Unies. Le chef de l'état affirme qu'il a jeté son dévolu
sur le Dr Garry Conille parce que ce dernier a la capacité
nécessaire pour occuper un tel poste. Monsieur Martelly croit que
l'intéressé peut l'aider à appliquer son programme axé notamment sur
l'éducation, la santé et le tourisme. Le sénateur du département de
l'Ouest, Anacacis Jean Hector avait annoncé qu'il accordera un vote
défavorable au premier ministre désigné, il estime que le candidat à
la primature ne satisfait pas aux exigences de l'article 157 de la
constitution relatif à la question de résidence.
PREMIER MINISTRE DÉSIGNÉ GARRY CAMILLE ET LA FINALISATION DE
SES PIÈCES.
2 jours après la désignation officielle du docteur Garry Conille
l'habilitant à briguer le poste de premier ministre, le haut cadre
de l'ONU qui a dû abandonner le poste de coordonnateur résident du
systeme des Nations Unies qu'il occupait au Niger, s'affaire la
finalisation de son dossier qu'il devra d'abord déposer a la chambre
des députés, selon une entente trouvée entre les presidents du Sénat
et de la Chambre des députés Garry Conille se trouvait ce mecredi à
la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) pour retirer
son certificat de bonnes et vies et moeurs, selon un de ses proches
qui a fait savoir qu'il devrait pouvoir soumettre ses pièces ce
vendredi ou au plus tard lundi.
Parallèlement, des pourparlers sont en cours entre le PM désigné et
des secteurs parlementaires. Un cadre du GPR (Groupe des
Parlementaires pour le Renouveau) a assuré que le bloc reste soudé,
solidaire et majoritaire au Sénat comme à la Chambre Basse et que
rien n'a changé. C'est, selon lui, dans l'autre camp réputé proche
du président Mrtelly qu'il y aurait des effritements après, a-t-il
dit, l'évincement du professeur Wilson Laleau qui avait également
été préssenti pour le poste de PM et appuyé par le groupe
minoritaire à la chambre. Selon les mêmes informations, au moins 12
membres du groupe des 16 seraient favorables au choix de M. Conille,
les autres évoquent des problèmes d'ordre constititutionnels ou
réclament des négociations avec le premier minisre désigné avant de
lui accorder un quelconque soutien. En fait, l'une des plus grandes
exigences du Bloc majoritaire est que le president Joseph Michel
Martelly laisse toute la latitude nécesaire et les coudées franches
au Dr Conille pour discuter et négocier en vue d'arriver à dégager
une majorité fonctionnelle.
Un autre membre membre du GPR a jugé etrange que c'est du côté du
Bloc minoritaire qui avait appuyé l'ancien minisre de la justice
Bernard Gousse et supposé proche du président Martelly que
lopposition au Premier ministre designé se manifste le plus, du
moins dans les discours publics. Car, dit-il, on peut faire des
déclarations intempestives pendant qu'on négocie sous la table. Les
interêts du bl;oc minoritaire semblaient se confondre avec ceux des
proches du président Martelly, en raison du fait que ds deux côtés,
on etait putôt en faveur du choix du vice-recteur de l'Université
d'Etat, le professeur Laleau.
Ce qui fait dire que ceux qui ont soutenu Benard Gousse n'étaient
pas forcément des pro-Martelly. Alors, quel est l'avenir de la
ratification du nouveau premier ministre designé.Un haut cadre du
GPR repond: au parlement, seul le Groupe des p[arlementaires pour le
Renouveau (16 senateurs et 53 deputés), est capable de faire la
difference dans un sens ou dans l'autre au Parlement. Il promet que
le groupe donnera prochainement la preuve de son unité et de sa
majorité. Entre temps, le débat fait rage entre les pro et les
contre Conille. Au centre, le point 5 l'article 157 de la
constitution qui stipule que pour être nommé premier ministre "il
faut résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives".
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P-AU-P, PREMEIR MINISTRE OFFICIELLEMENT DÉSIGNÉ. GARRY CONILLE
45 ANS.
Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly, a fait choix
officiellement de Garry Conille comme candidat à la primature après
l'échec, de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse au parlement. Lors
d'une rencontre tenue hier au palais national avec le groupe des 58
députés, le chef de l'Etat a dévoilé son choix, en précisant que
Monsieur conille a toutes les compétences pour occuper ce poste.
Selon le deputé Abel Descolines qui a pris part à cette réunion, le
Chef de L'état a fait savoir que L'expérience de travail de Garry
Conille avec les bailleurs de fonds internationaux est la principale
raison qui a motivé son choix. Le premier ministre désigné doit dans
un premier temps déposer ses pièces au parlement qui aura à analyser
son dossier pour le ratifier où bien le rejeter comme, prévu par la
constitution de 1987. Le chef de file du Groupe des 16 au sénat,
Joseph Lambert avait clairement indiqué que monsieur Conille
pourrait bénéficier d'un vote favorable au grand corps moyennant que
ce dernier respecte les prescrits de la loi mère.
Selon les rumeurs à partir des USA, Gary Conille serait en voyage à
New Yorkce Jeudi nsoir.
Radio Vision 2000 : Haïti/Désignation : Gary Conille, nouveau
candidat pressenti à la Primature mardi
30 août 2011
Sauf coup de théâtre, le premier ministre désigné devra être
Gary Conille. Le président de la République, Michel Martelly,
devrait, dans les prochaines heures, communiquer le nom aux
présidents des deus chambres du Parlement. Une rencontre, en ce
sens, est prévue ce mardi entre Joseph Michel Martelly, Rodolphe
Joazile et Sorel Jacynthe. Docteur en médecine, Gary Conille, 45
ans, est le fils de Serge Conille, ancien ministre de la santé
sous le régime de Jean Claude Duvalier. Gary Conille est, depuis
le 19 juin 2011, le nouveau coordonnateur résident du Système
des Nations Unies et représentant résident du PNUD Niger,
Afrique. Avant son accession à ce poste, monsieur Conille était
conseiller technique de pays auprès du ministère de la santé
d’Éthiopie de 2004 à 2005, puis Conseiller en matière de
politiques de la santé détaché au Projet Objectifs du Millénaire
des Nations Unies en 2006 et 2007. De 2007 à 2008 il était
Conseiller régional du programme Sécurité d’approvisionnement en
produits de santé en matière de procréation et planification
familiale. Puis, Coordonnateur du Fonds d’affectation pour la
sécurité d’approvisionnement en produits de santé en matière de
procréation en 2008. Il est détenteur d’une maîtrise en
politique et administration de la santé de l’Université de la
Caroline du Nord, aux Etats-Unis d’Amérique. Calme, réputé pour
sa capacité de travailler en équipe, technicien expérimenté,
haut fonctionnaire du système des Nations-Unies, cet homme de 45
ans sera sous peu le troisième premier ministre nommé par le
chef de l’exécutif haïtien. Sauf coup de théâtre.
Radio Métropole : Gary Conille, Premier Ministre pressenti,
est au centre des négociations Mardi, 30 août 2011
Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly multiplie les rencontres
avec des acteurs politiques dans le cadre des négociations avant la
désignation d'un nouveau Premier Ministre. Outre sa rencontre avec
les présidents des deux branches du Parlement, M. Martelly s'est
entretenu hier également avec d'autres leaders de groupes politiques
au Parlement. Le président du Sénat Roudolph Joazile avait mis
l'accent hier sur l'impérieuse nécessité de conclure un pacte de
gouvernabilité devant être mis en œuvre par le Premier Ministre.
Selon le sénateur Joazile il faut tenir compte des problèmes
structurels qui pourraient annuler l'action du gouvernement.
Cependant plusieurs législateurs confirment que Gary Conille
pourrait être le prochain Premier Ministre désigné avant même la
conclusion d'un accord. Les rencontres entre le chef d'Etat et les
parlementaires ne concernent donc pas uniquement le pacte de
gouvernabilité mais aussi le profil du Premier Ministre. Des
sénateurs de la majorité et ceux du groupe minoritaire ont déjà été
informés de manière informelle du choix de chef d'Etat.
Gary Conille, qui occupe depuis 2 mois le poste de Coordonnateur
résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du
PNUD Niger est un médecin formé aux Etats-Unis. Chef de cabinet de
Bill Clinton, Envoyé spécial de l'ONU en Haïti, M. Conille avait
pris une part active à la conférence des bailleurs de New York après
le violent séisme du 12 janvier 2010
HPN : Haïti-sécurité : les autorités annoncent de nouvelles
dispositions Lundi, 29 Août 2011
Face à la montée des cas d’insécurité à Port-au-Prince ces
derniers temps, le Secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Aramick
Louis, a annoncé que la police haïtienne a pris des mesures fermes
en vue de multiplier ses opérations et de protéger la population. A
l’issue d’une réunion le weekend dernier entre les autorités
policières et le président Martelly, des dispositions ont été prises
pour rendre plus visibles les agents de la PNH dans les rues de la
capitale et de renforcer des unités luttant contre le kidnapping, a
expliqué Aramick Louis. D’un autre côté, le Secrétaire d’Etat à la
sécurité appelle à la collaboration de tous les citoyens pour
combattre l’insécurité dans le pays. Le porte-parole de la police
nationale, M. Frantz Lerebours, a lui aussi sollicité le soutien
d’autres secteurs comme la mairie, la douane, l’université pour
venir à bout du phénomène de l’insécurité qui inquiète la population
ces derniers temps.
Selon M. Lerebours, la sécurité est transversale et que tout le
monde doit prendre sa responsabilité. Le commissaire appelle à la
fin des aménagements particuliers pour combattre réellement le
phénomène de l’insécurité. D’un autre côté, le porte parole de la
PNH a rassuré que le banditisme ordinaire est régulièrement
combattu. Il a fait part d’un ensemble de mesures dans des zones
sensibles comme le Centre-ville, Cité Soleil, Champs de mars etc.
De son côté, le Président de la commission Justice et sécurité au
Sénat, Youri Latortue, a évoqué la faiblesse de la structure
sécuritaire et l’absence de gouvernement et de leadership comme
cause de la recrudescence de l’insécurité dans différents coins de
la capitale. Le Sénateur Latortue a suggéré pour combattre ces cas
d’insécurité la mise en place d’une autre force publique, un système
général de l’intelligence et une police professionnelle. Ces trois
structures une fois mises sur pied permettront des opérations plus
efficaces de la PNH visant à décourager les bandits. Durant le
weekend écoulé, le corps d'Emile Giordanni, un notaire public très
connu, a été retrouvé après avoir été kidnappé. Un citoyen américain
d'origine haïtienne a également été enlevé.
Radio Métropole : Latortue prône la mise en place d'un système
national de sécurité Mardi, 30 août 2011
Le président de la commission sénatoriale justice et sécurité, Youri
Latortue, préconise l'adoption de dispositions en vue de trouver une
solution structurelle au problème de l'insécurité. L'ancien officier
des Forces Armées d'Haïti (FADH) recommande la professionnalisation
de la police, la mise en place d'une nouvelle force de sécurité et
d'un système général d'intelligence. Il estime que l'action combinée
de ces 3 entités garantira une réaction immédiate en cas d'acte de
violence et dissuadera les criminels.
Rappelant que la structure de sécurité est très faible en Haïti, le
chef de file de AAA soutient que cette faible structure est
pratiquement inexistante en période de transition politique. En
dépit de leur bonne volonté l'effectif réduit des policiers privés
de matériels adéquats ne peut répondre convenablement aux agressions
des criminels prévient le parlementaire. Ajouté aux insuffisances de
la PNH, l'absence de leadership favorise une reprise des activités
des bandits. Dans le même temps le président de la commission
sécurité critique les autorités policières qui n'ont pas modifié le
déploiement dans la région métropolitaine depuis 6 mois. Il rappelle
qu'un redéploiement doit être réalisé chaque trimestre.
Le parlementaire note également qu'il y a une recrudescence de
l'insécurité à mesure qu'on s'approche de la fin du mandat de la
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).
Interrogé sur le rôle de la Minustah le sénateur Latortue a fait
remarquer que les règles d'engagement limitent l'action de cette
mission. En raison de ces contraintes le sénateur Latortue croit que
le retrait de la Minustah et la mise en place d'une nouvelle force
publique est un élément clé dans les efforts consolidation du climat
sécuritaire.
Radio Signal FM : Sauveur Pierre Etienne nouveau coordonnateur
général de l’OPL Mardi, 30 Août 2011
Les 296 délégués de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) réunis
à Laborde aux Cayes le week-end écoulé ont élu le politologue
Sauveur Pierre Etienne, coordonnateur général du parti. L’élection a
eu lieu à l’occasion du 4e congrès national tenu les 26, 27 et 28
Aout 2011 au même endroit. Fraichement revenu du Canada où il vécu
les huit dernières années, Sauveur Pierre Etienne a été élu à la
tête d’un comité de 13 membres. Le nouveau coordonnateur de l’OPL
s’engage à développer « un leadership collectif au sein de l’OPL,
seul moyen d’arriver à remplir la mission que les délégués nous a
confiés à l’occasion du 4e congrès ». A en croire Sauveur Pierre
Etienne, l’équipe solide qui vient de prendre les rênes de l’OPL se
donne pour mission de travailler à la restructuration du parti, de
renouveler son leadership, de résoudre le problème de financement.
Le nouveau responsable a aussi évoqué le renforcement des quatre
piliers du parti : la formation, l’organisation, la réflexion
stratégique et la communication politique.
Le comité exécutif est ainsi composé de : Sauveur Pierre Etienne,
coordonnateur national ; Andris Riché (sénateur), vice-coordonnateur
général ; Pierre Paul dit Harry Marsan, coordonnateur à
l’organisation ; François Anick Joseph (sénateur), coordonnateur à
la formation ; Elourne Doréus (député) coordonnateur à la
communication ; William Kenel Pierre, coordonnateur aux relations
internationales ; Vasco Ternelan, coordonnateur au Finances et au
budget ; Morissaint Jean Yvelt Chéry, Secrétaire Exécutif ;
Baudelaire Noelsaint, Secrétaire Exécutif Adjoint ; Rony
Smart(ancien premier ministre), membre-conseiller ; Ackluche
Louis-Jeune (députés), membre-conseiller ; Mélius Hyppolyte
(sénateur), membre-conseiller et Jean-Claude Bernard,
membre-conseiller.
INTERNATIONAL
PARIS, FRANCE. SARKOZY ET L'AFFAIRE BETANCOURT.
Isabelle Prévost-Desprez, l'une des juges dans l’affaire
Bettencourt, aujourd’hui dessaisie, révèle qu’un témoin a vu Nicolas
Sarkozy se faire remettre de l’argent en liquide par la
milliardaire. Dans un ouvrage à paraître demain, jeudi 1er septembre
2011, la magistrate dit aussi avoir été frappée par la peur des
témoins qu’elle a eu à entendre au cours de l’instruction. L’Elysée
récuse ces accusations alors que le Premier ministre, François
Fillon, dénonce des « allégations » sans fondement. Le livre signé
par deux journalistes et intitulé Sarko m’a tuer revient un an après
sur l’affaire Bettencourt, un scandale politico-financier autant que
familial, qui a fait les unes de toute la presse française durant
l’été 2010. Une des juges qui a instruit un volet du volumineux
dossier, Isabelle Prévost-Desprez, y relate, sans retenue, ce
qu’elle a pu entendre au cours des audiences des témoins. Ainsi,
elle rapporte qu’un témoin, l'infirmière de la milliardaire, a dit à
sa greffière, après son audition, « avoir vu des remises d’espèces à
Nicolas Sarkozy » en 2007 avant qu’il ne soit élu président de la
République.
’Elysée a formellement démenti : « Ce sont des allégations
scandaleuses, infondées et mensongères ». Déjà à l’été 2010, un
autre témoin entendu dans le cadre du dossier Bettencourt, la
comptable de la milliardaire cette fois, avait évoqué avoir assisté
à des remises d’enveloppes à des hommes politiques et le nom de
Sarkozy avait alors circulé. Quelque temps après, rapporte le
quotidien Libération, la comptable de Liliane Bettencourt s’était
rétractée en affirmant « n’avoir jamais dit que des enveloppes
étaient remises régulièrement à M. Sarkozy ». La juge
Prévost-Desprez insiste également sur la peur qu’elle a perçue chez
les témoins qu’elle a pu entendre : « La peur de parler sur
procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy »… La juge Isabelle
Prévost-Desprez, alors vice-présidente au tribunal de grande
instance de Nanterre, raconte également ses démêlés avec le
procureur Philippe Courroye ainsi que les pressions répétées dont
elle a été l’objet avant de se voir retirer le dossier à l’automne
2010.
Selon la magistrate, « ce procès représentait pour l'Elysée un
risque majeur, il y avait 90% de chances pour que ce soit
déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens.
Il était impératif de me débarquer ».
La socialiste Martine Aubry, candidate à la primaire de son parti
en vue de la présidentielle de 2012, a immédiatement dit souhaiter
l'ouverture d'une enquête sur les propos de la juge alors que
François Hollande déplorait qu'il y ait « trop de pression » de
l'Elysée sur la justice. De son côté, la porte-parole du
gouvernement Valérie Pécresse a estimé que « quand on a des
accusations à porter, on ne les porte pas dans un livre ou dans la
presse, on les porte devant la justice ». Le patron du parti
présidentiel UMP, Jean-François Copé, a pour sa part relevé que l'«
on est à quelques mois de l'élection présidentielle » et a estimé
qu'« il ne faut être dupe de rien ».
LIBYE. ONU ET SON ROLE DANS LE PAYS.
A la veille de la conférence internationale de Paris sur la Libye,
jeudi 1er septembre 2011, les Nations unies s’interrogent sur le
rôle que peut jouer l’organisation dans la période de
l’après-Khadafi, alors que le Conseil national de transition a déjà
rejeté la présence de casques bleus en Libye.
Si le rôle exact de l’ONU en Libye reste encore à déterminer, une
chose est claire, les rebelles libyens ne veulent pas d’une force
internationale sur leur sol. L’ONU avait envisagé l’envoi de quelque
400 observateurs militaires et policiers. Une option rejetée dans la
journée de ce mardi 30 août par le Conseil national de transition
qui veut assurer seul l’ordre et la sécurité. L’ONU pourrait en
revanche participer à la formation des policiers libyens. Les
Nations unies seront également mises à contribution pour organiser
des élections. Tout est à faire, puisque de mémoire d’homme jamais
des élections n’ont eu lieu en Libye.
Ban ki-moon, secrétaire général des Nations unies, souhaite envoyer
une première mission «aussi rapidement que possible» en Libye.
L’accent sera mis sur la réconciliation afin d’éviter les erreurs
commises en Irak : l’épuration des partisans de Saddam Hussein dans
l’administration et la police n’avait contribué qu’à alimenter la
guerre civile.
WASHINGTON. LES USA ACCUSENT WIKILEAKS. DANGER DES SOURCES
DIPLOMATIQUES.
Plus de 250 000 nouveaux documents non expurgés ont été récemment
publiés sur WikiLeaks.s Le site internet WikiLeaks est accusé par
les Etats-Unis d’avoir divulgué près de 134 000 câbles diplomatiques
américains qui mettent en danger la sécurité des informateurs.
WikiLeaks, qui dément avoir dévoilé l’identité des sources, déclare
faire l'objet d'une cyberattaque. Cet épisode met en lumière
certains dysfonctionnements dans la gestion du site.
La « fuite » est d’abord venue de l’hebdomadaire allemand Der
Freitag. Dans son édition datée du 26 août 2011, le périodique
berlinois a révélé avoir eu facilement accès sur internet à un
fichier de WikiLeaks contenant la totalité des 251 000 câbles
diplomatiques détenus par le site rendu célèbre mondialement en 2010
pour avoir ébranlé le département d’Etat américain en publiant des
documents sensibles sur la guerre en Afghanistan et en Irak.
Pour accéder à ces câbles ultraconfidentiels, les journalistes de
Der Freitag affirment avoir simplement trouvé par eux-mêmes et sans
trop de peine le mot de passe permettant d’accéder au précieux
fichier de WikiLeaks. Pris en défaut, WikiLeaks s’est alors empressé
de mettre en ligne une grande partie de ces câbles sans prendre le
temps, d’après les autorités américaines, d’en expurger l’identité
des sources qui ont fourni les informations à caractère
confidentiel.
Au 30 août, plus 134 000 documents avaient été rendus accessibles
sur WikiLeaks, mettant du même coup en danger quantité
d’informateurs jusqu’alors anonymes. La faute paraît impardonnable
et grossière mais elle pourrait résulter - si elle était avérée -
des dysfonctionnements qui existent depuis plusieurs mois au sein de
WikiLeaks, notamment en raison des désaccords entre son patron
Julian Assange et l’un de ses anciens associés, l’Allemand Daniel
Domscheit-Berg, parti à l’automne 2010.
Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, qui fut l’un des partenaires de
WikiLeaks en Allemagne, les câbles diplomatiques auraient simplement
été mis en ligne par erreur il y a plusieurs mois par des membres de
WikiLeaks qui croyaient avoir affaire à des archives déjà publiées.
Selon une autre version, guère convaincante, Julian Assange aurait
confié le mot de passe à une tierce personne qui l’aurait diffusé
sur le net par inadvertance.
D’après Le Monde, autre média ayant collaboré avec WikiLeaks,
Daniel Domscheit-Berg avait annoncé début août avoir détruit
lui-même 3 500 fichiers provenant de WikiLeaks arguant que si Julian
Assange les avait récupérés, il aurait pu trahir l’anonymat de leurs
sources. Certains des fichiers en question contenaient une liste de
personnes à bannir des transports aériens établie par les autorités
américaines. Pris de cours, les experts américains tentent
actuellement d’évaluer l’ampleur du problème qui pourrait mettre en
péril un nombre indéterminé de leurs informateurs.
« Les Etats-Unis condamnent fermement toute divulgation illégale
d’informations secrètes », a déclaré Victoria Nuland, porte-parole
du département d’Etat. « En plus de mettre en cause nos efforts
diplomatiques, cela met en danger la sécurité des personnes, menace
notre sécurité nationale et sape nos efforts pour travailler avec
des pays à résoudre des problèmes communs ». Reste à savoir si,
effectivement, le secret des sources n’a pas été respecté ou s’il
s’agit d’une opération visant à discréditer WikiLeaks.
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FORMATION D'UN GOUVERNEMENT. MARTELLY ET LAMBERT EN DISCUTENT
Le premier tête-à-tête entre le président Michel Martelly et le
chef de file de l'Inité, sénateur Joseph Lambert, a eu lieu vendredi
26 août au Palais National. Les deux hommes se sont entretenus seuls
pendant plus de 4 heures d'horloge autour de la nécessité de former
un gouvernement. La séance de travail s'est déroulée dans une
ambiance de cordialité, rapporte le sénateur Lambert pour qui il
s'agissait d'échanges fructueux. Le chef d'Etat et le leader de la
majorité au Sénat ont convenu de la nécessité de mettre en place
dans le meilleur délai un gouvernement. La première étape
consisterait en la mise en place d'une majorité fonctionnelle et
durable. La définition de cette majorité, devant être un préalable à
la désignation d'un nouveau Premier Ministre, doit être l'objet de
négociations. Le sénateur Lambert révèle que le président Martelly a
mis l'accent sur la nécessité d'une entente entre les élus. Nous
avons parlé franchement, insiste le chef de file de l'Inité pour qui
une majorité fonctionnelle garantira la stabilité politique. Au
cours de la rencontre le président Martelly a une fois de plus
manifesté le désir de trouver conclure un accord avec tous les blocs
parlementaires avant la formation du gouvernement. D'autres
rencontres sont prévus au cours de cette semaine dans le cadre des
négociations politiques devant conduire à un pacte de gouvernabilité
et la désignation d'un Premier Ministre. Selon le sénateur Lambert
il faudra rétablir la confiance entre les deux parties pour
faciliter le bon déroulement des négociations.
P-AU-P. VIOLENCE DANS LA CAPITALE. ASSASSINAT DU NOTAIRE
GIORDANI.
L'assassinat du notaire public, Emile Giordani, vendredi dernier fait
craindre une recrudescence de l'insécurité. Enlevé à son étude à
Lalue, quartier de Port-au-Prince, vendredi après midi par 4
individus armés, M. Giordani, a été tué par des ravisseurs. Son
corps a été retrouvé dans un ravin au Canapé Vert samedi par une
patrouille de la police. Selon les premières informations fournies
par les enquêteurs le corps ne portait pas de trace de projectiles.
Les témoins rapportent que M. Giordani, 62 ans, a été encagoulé et
ligoté avant d'être jeté dans le coffre arrière de son véhicule. Les
bandits avaient auparavant fouillé le bureau afin de retrouver un
montant de 80 000 dollars. Un cousin de la victime, Emmanuel
Giordani, présent au moment de l'attaque assure que les criminels
ont mis 45 minutes pour rechercher le montant. Il indique avoir
supplié les agresseurs de ne pas frapper le notaire qui est
diabétique. Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Sonnel Jean
François, qui s'était rendu sur place a ordonné à la police
judiciaire d'ouvrir une enquête sur ce crime. Le juge Jean François
assure que des empreintes digitales des agresseurs ont été
retrouvées sur le cadavre et le véhicule. Au moins 4 personnes ont
été enlevées au cours des derniers jours dans la région
métropolitaine. Le porte parole de la police, Frantz Lerebours a
confirmé l'enlèvement d'un Américain d'origine haïtienne qui
travaille dans une école américaine. Pour sa part, le commissaire
François-Henry Dossous, responsable de la cellule de la police
haïtienne chargée des affaires d'enlèvements, concède qu'aucune
indication n'a été obtenue à ce jours par les enquêteurs qui
poursuivent les recherches.
VIOLENCE A L'ESTÈRE.
Une personne a été tuée ce lundi dans la Commune de Lestère (nord-
Artibonite) lors d'une nouvelle manifestation de la population pour
réclamer l'électricité. Les habitants ont accusé des policiers du
commissariat d'avoir abattu un passant Serené charles (41 ans) au
moment d'accrochages entre les deux camps. La mort de M. Charles
allait compliquer la situation. Les manifestants ont en effet envahi
le commissariat de police qu'ils ont mis à sac. Les policiers ont
vite fait de s'enfuir, avec eux, les détenus. A Port-au-Prince, le
porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours, a indiqué que que des
individus armés se trouvaient parmi les manifstants. Mais il a
souligné que la situation commençait à revenir à la normale, suite à
l'arrivée sur place de policiers nationaux et d'agents de la mission
onusienne. M.Lerebours a fait savoir que des individus armés se
trouvaient parmi les manifestants. Mais le maire de la ville, Alexis
Fortunat, a dit, pour sa part, craindre que les violences ne
rebondissent, vu que les revendications qui ont provoqué les
manifestations, ne sont toujours pas satisfaites.
VERS UN PACTE DE DE GOUVERNABILITE
Le président de l’assemblée nationale Rodolphe Joazile a fait
savoir une nouvelle fois lundi qu’aucune consultation n’a jusqu’ici
été entamée par le chef de l’Etat auprès des présidents des deux
chambres concernant la nomination d’un autre premier ministre près
d’un mois après le rejet de Me Bernard Gousse par le sénat le 2 aout
dernier. Le sénateur Joazile a informé parallèlement avoir entrepris
une série de rencontres avec plusieurs secteurs de la vie nationale
sur des dossiers relatifs a l’économie, l’éducation et la
réorientation des mandats de la Commission Intérimaire pour la
Reconstruction d’Haïti (CIRH) et de la MINUSTAH. Les discussions
engagées autour de ces différents poits pourraient déboucher sur un
pacte de gouvernabilité, a-t-il indiqué. Ces points figurent
également dans un document remis par le groupe des 16 sénateurs
majoritaires au Sénat au president Joseph Michel Martelly comme
conditions prealables au deblocage politique et à la formation d'un
nouveau gouvernement Trois mois et demi après son accession au
pouvoir le président Michel Martelly n’arrive toujours pas encore à
former son gouvernement faute d’accord politique avec le parlement.
Les deux ex premiers ministres désignés, l’homme d’affaire Gérard
Daniel Rouzier et l’ex ministre de la justice sous le gouvernement
intérimaire de Gérard Latortue, Me Bernard Gousse, ont été rejetés
respectivement à la chambre basse et au Sénat de la République. Si
les noms de Wilson Laleau, et de Daniel Supplice, deux proches du
president Martelly sont cités comme d'éventuels
"premierministrables", d’autres sources évoquent une possible
reconduction du premier ministre sortant Jean Max Bellerive, mais
aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet.
GREVE A L'HOPITAL GENERAL.
Des dizaine de membres du personnel de soutien de l'Hopital de
l'Université d'Etat d'Haiti (HUEH) ont pris part lundi à un sit-in
devant les locaux du Ministere de la Sante Puplique et de la
Population (MSPP) pour reclamer une nouvelle fois la mise a pied du
mirecteru médical de l'instituion, le docteur Alix Lassegue et de la
responsable des opérations, Marlène Tompson. Les manifstants
répondaient ainsi àune nvitation des responsables du syndicat du
petit personnel de l'HUEH dont les membres sont en grève depuis près
de deux mois, paralytsant toutes les activités dans le plus grand
centre hospitalier public du pays. Le président du syndicat Milot
Levy Felix a fait part de la volonté ds grevists de poursuire le
mouvement jusqu'a satisfaction de leurs revendications. Il en a
egalement exigé que l'HUEH, sérieusement endommagé par le
tremblement de terre de janvier 2010, soit reconstuit de manière
graduelle. Actuellement deux propositons sont a l'etude: la
reconstruction paretape de l'HUEH ou sa destruction complete en vue
d'une reconstruction d'un trait. Milot Levy Felix affirme que depuis
la signature de l'accord tripartite Haiti/USA/France pur la
reconstruction de cet hopital uniersitaire, il a toujours été
question d'une reconstruction partielle. L'Union Nationale des
Normaliens Haitiens (UNNOH), branche Josué Mérilien et le Groupe de
Reflexion sur les Problèmes Sociaux (GREPS) ont pris part au sit-in
en signe de solidarité avec les employés syndiqués du l'HUEH. Leurs
responsables, Josué Mérilien et Billy Marcuny ont appelé les
autorités sanitaires notamment le MSPP à mettre fin a cette nouvelle
crise qui ronge l'hopital général. La crise doit être résolue pour
sauver des malades en grande difficulté parce que privés de soins,
ont-ils fait savoir. De fait, la situation s'aggrave à l'HUEH
notamment à la salle d'urgence et à la maternité. Les patients y
sont gardés dans des conditions dégradantes et inhumaines. Et la
pestilence y règne en maître et seigneur, dans l'indifférence ou
l'impotence des autorités sanitaires.
CANADA
MONTREAL. FERMETURE DE LA VOIE DE SERVICE DE LA METROPOLITAINE.
La voie de service de l'autoroute Métropolitaine vers l'est a été
fermée à la hauteur du centre commercial Rockland, en raison d'un
important incendie sur la voie. Un camion remorque qui transportait
un chargement de couches-culottes a pris feu à la suite d'un bris
mécanique. Le chauffeur du camion a pu sortir à temps de son
véhicule et n'a pas été blessé. Il faudra plusieurs heures aux
équipes de Transports Québec pour dégager le camion et rouvrir cette
voie de service, qui permet normalement aux véhicules de s'engager
sur le boulevard L'Acadie ou la rue Saint-Laurent.
QUEBEC. SURETE DU QUEBEC RECHERCHE UN AUTOMOBILISTE DANS
LA RIVIERE YAMASKA.
Les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) sont toujours à la
recherche, mardi matin, de Réal Nadeau, un chauffeur de taxi dont la
voiture a plongé lundi dans la rivière Yamaska, près de Sorel.
L'incident s'est produit à la suite de l'effondrement d'un tronçon
de la route dans la rivière. Vers 5 h 00 lundi, un morceau de 30 m
sur 15 m de la route du Grand-chenal s'est affaissé pour une raison
encore inconnue, emportant deux voitures qui transportaient au total
trois personnes. L'incident s'est produit lors de fortes pluies qui
s'abattaient sur la région. Un des conducteurs, qui voyageait seul,
a réussi à sortir de l'eau malgré des blessures aux jambes. Le
passager du taxi a aussi survécu à l'accident. Mais Réal Nadeau,
lui, aurait disparu dans les eaux de la rivière. La Sécurité du
Québec, qui a demandé l'aide de la garde côtière pour l'appuyer dans
ses recherches, a retrouvé lundi soir la voiture taxi de Réal
Nadeau, mais l'homme âgé d'une soixantaine d'années ne s'y trouvait
pas. Entre-temps, trois résidences situées près de la crevasse ont
été évacuées par mesure de précaution.
LIBYE-ALGERIE. DEMANDE D'EXTRADITION DE LA FAMILLE KADHAFI
D'ALGERIE
Algérie a confirmé qu’elle avait accueilli l’épouse de Mouammar
Kadhafi, accompagnée de trois de ses enfants, lundi 29 août .
Le gouvernement des insurgés a aussitôt manifesté son intention de
demander leur extradition. Parallèlement, la rébellion annonçait la
mort de l’un des plus jeunes fils du leader en fuite, Khamis
Kadhafi, âgé de 28 ans. L'épouse du colonel Mouammar Kadhafi et
trois enfants de l'ex-chef de la révolution libyenne sont entrés en
territoire algérien dans la matinée du lundi 29 août . Il s’agit de
Safia Kadhafi et de trois des enfants du colonel : Aïcha, Hannibal
et Mohammed. L'information est tombée en fin d'après-midi. Un
communiqué laconique de la diplomatie algérienne qui indiquait
simplement avoir prévenu le chef des rebelles et le secrétaire
général des Nations Unies de la présence des membres de la famille
Kadhafi sur son territoire.
Aucune indication n’a été fournie sur le lieu où ils ont franchi la
frontière, ni sur le moyen de transport utilisé. Selon des sources
locales, une trentaine de personnes au total, dont certaines
grièvement blessées, ont passé la frontière en plein Sahel, à
l'extrême frontière sud de l'Algérie, à hauteur de Djanet. Elles
auraient été pourchassées par les insurgés. Depuis, le Comité
national de transition (CNT) a réagi. Il va demander à Alger de «
ramener » les membres de la famille Kadhafi en Libye. Cette affaire
risque de tendre un peu plus les relations entre les deux parties.
En fin de semaine dernière, une colonne de Mercedes avait été
aperçue quittant la Libye pour l'Algérie. Plusieurs sources rebelles
pensaient alors que ces véhicules transportaient des membres du clan
Kadhafi. L'Algérie avait opposé un démenti catégorique quelques
heures plus tard. Alger qui n'a pas reconnu le CNT applique une
position de « stricte neutralité » dans le conflit mais plusieurs
responsables rebelles soupçonnent le voisin algérien de soutenir
Mouammar Kadhafi. Signe de la tension entre les deux parties : les
rebelles libyens veulent prendre la ville frontalière de Ghadamès
dans le sud. Et selon le quotidien algérien El Watan, Alger a fermé
sa frontière avec la Libye ce lundi après avoir décrété une alerte
générale.
Par ailleurs, la rébellion a annoncé le décès de l’un des fils de
Mouammar Kadhafi, Khamis, dont la mort avait été annoncée à
plusieurs reprises depuis le début du conflit sans jamais être
confirmée. Il aurait été tué à environ 80 kilomètres au sud de
Tripoli et enterré là-bas, a déclaré lundi le gouvernement rebelle
Agé de 28 ans, Khamis Kadhafi commandait l'une des brigades réputées
les plus efficaces des forces fidèles à l'ancien dirigeant libyen.
En ce qui concerne Mouammar Kadhafi lui-même, certaines sources
annoncent qu’il se trouverait à 100 kilomètres au sud-est de Tripoli
avec deux autres de ses fils.
TRIPOLI. REOUVERTURE DE L'AMBASSADE DE FRANCE.
La France a rouvert ce lundi 29 août 2011 son ambassade à Tripoli
a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Une équipe est en
place pour remettre en état de fonctionner l'ambassade qui avait été
fermée le 26 février dernier en raison de problèmes de sécurité.
Pour Bernard Valéro, porte-parole du ministère français des Affaires
étrangères, cette réouverture n'est pas seulement symbolique.
Bernard Valéro : la France est le premier pays à rouvrir son
ambassade en Libye Porte-parole du ministère des Affaires étrangères
Cette réouverture, qui est la première, la France est la première à
rouvrir son ambassade dans la capitale libyenne- a plusieurs
significations : elle traduit l’engagement de la France dans la
nouvelle phase qui s’ouvre en Libye actuellement, la phase de
l’après-Kadhafi, tournée vers l’avenir… nous étions les premiers à
Benghazi auprès du CNT et nous sommes les premiers aujourd’hui à
rouvrir à Tripoli… quel sera l’avenir, c’est naturellement aux
Libyens de le décider, ce qui nous importe c’est de continuer à être
en première ligne pour aider les Libyens à reconstruire leur pays
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Radio Métropole : Des organisations de la société civile
déplorent l'absence d'un gouvernement 24 août 2011
Une quinzaine d'organisations de la société civile dont l'ISC se
disent préoccupées par rapport à la situation socio-politique
actuelle du pays. Dans une note rendue publique cette semaine,
ces organisations déplorent le manque de gouvernance et de
leadership dont fait montre les dirigeants haïtiens. Ces 15
Organisations de la société civile ont également, exprimé leurs
préoccupations face à l'absence d'un nouveau gouvernement cent
jours après l'investiture du président Martelly. Selon ces
organisations, les parlementaires et le président doivent faire
montre de dépassement afin de trouver un compromis politique.
Dans cette déclaration ces organisations invitent le président
Martelly à arrêter ses différents voyages à l'étranger et de se
concentrer, sur les négociations avec le parlement pour choisir
un nouveau premier ministre.
HPN : Haïti:la société civile très critique envers Martelly 23
Août 2011 21:04
Des organisations de la société civile ont appelé le président
Michel Martelly a former un gouvernement et a promulguer la
constitution amendée dans une note de réaction marquant les 100
jours du chef de l'Etat. Ces organisation ont exprimé leurs
préoccupations face à la dégradation de la situation sociale,
politique et économique du pays "en raison d’un déficit de
gouvernance et de leadership de la part des dirigeants actuels".
Elles énumèrent les graves problèmes sociaux et économiques auxquels
fait face le pays : stagnation des dossiers de la reconstruction et
du relogement des personnes vivant sous les tentes, recrudescence de
l’insécurité, vulnérabilité de la population face aux menaces de
désastres naturels, régression accrue de l’économie, persistance de
l’extrême pauvreté, incapacité et incertitude de la grande majorité
des parents face aux exigences de la rentrée scolaire. "Jusqu’ici,
aucun mécanisme clair et transparent n’a été présenté à la
population sur les facilités relatives à la scolarisation gratuite
et obligatoire", disent-elles. Ces organisation estiment plus loin
que "le président se disperse dans des voyages à retombées
hypothétiques" alors qu'"il devrait se concentrer en priorité sur
les négociations avec le Parlement pour choisir un Premier Ministre
et sur le dialogue avec les forces économiques et sociales du pays,
en vue de promouvoir la croissance, créer la confiance et mettre en
œuvre, de façon efficace et harmonieuse, les actions relatives aux
grands dossiers de la Nation". "Ce que le pays attend en priorité du
Chef de l’Etat, c’est la formation d’un Gouvernement, la
promulgation de la Constitution amendée, l’installation du Conseil
Supérieur du Pouvoir Judiciaire et du Conseil Electoral Permanent,
la nomination des juges manquant à la Cour de Cassation, la tenue
des élections en Novembre pour le renouvellement du tiers du Sénat
et des élus des Collectivités Territoriales" notent-elles. Elles
estiment que la plupart de ces responsabilités auraient pu être
assumées même en l’absence d’un Gouvernement. En conclusion les 13
organisations qui ont signé cette déclaration croient que "les cent
premiers jours sont loin d’être un succès". Le Président doit éviter
au pays de s’enliser dans une crise politico-institutionnelle, qui
ne manquera pas d’aggraver une situation sociale et économique déjà
très précaire. Les Parlementaires de leur côté doivent faire preuve
de modération, de discernement et de patriotisme dans l’exercice de
leur pouvoir et se rappeler que co-dépositaires de la souveraineté
nationale, ils seront aussi co-responsables d’un fiasco national.
Agence haitienne de presse : Vice-president du Sénat confirme
que le chef de l'Etat cherche à nommer des ministres
23 août 2011 - Le vice-president du Senat, Jean Hector Anacacis a
confirme mardi l'intention du chef de l'Etat de nommer des ministres
dans l'actuel gouvernement demissionnaire que dirige Jean Max
Bellerive. Le president Michel Martelly qui n'a toujours pas réussi
à faire voter un premier ministre au Parlement, plus de 3 mois après
son investiture, voudrait également nommer des directeurs généraux
et des délégués et vice-délégués departementaux de manière a ce
qu'il puisse avoir plus de marge de manoeuvre. Cette possibilite, a
dit le parlementaire, a été évoquée par le chef de l'Etat lors d'une
reunion le 19 aout dernier avec le chef du gouvernement Jean Max
Bellerive et les president des deux chambres Roudolphe Joazile et
Sorel Jacinthe Le senateur Jean Hector Anacacis estime qu'il
s'agirait là d'une décision inconstitutionnelle mais n'écarte pas
qu'elle se matérialise dans le cadre d'un consensus. Pour Jean
Hector Anacacis, les différentes convocations par le parlement des
membres de l'actuel gouvernement demissionnaire confère à ces
derniers une certaines légitimité. "S'ils n'etaient pas légitimes on
ne les convoqueeait et on attendrait que la nouvelle equipe soit
constituee puis installée." Voilà pourquoi le parlementaire refuse
de parler de gouvernement demissionnaire mais de gouvernement
sortant. M. Anacacis affirme que si Michel Martelly est tenté de
reconduire le PM sortant il n'a qu'a envoyer son dossier au
Parlement sinon, il faut qu'il procede à la designation d'un nouveau
premier ministre. La rencontre de vendredi dernier etait egalement
l'occasion pour les présidents des deux chambres d'evoquer des
violations de la constitution dont le chef de l'Etat se serait rendu
coupable, rapporte M. Anacacis. A titre d'exemple, il a cité le fait
que Michel Martelly ait mandaté une commission pour negocier avec
les parlementaires dans la perspective de la designation d'un
nouveau chef de gouvernement. Il s'agit d'un cas flagrant de
violation de la constitution, selon Anacacis Jean Hector, qui
rappelle qu'en son article 137, la loi mère prevoit que le president
designe son premier ministre en concertation avec les presidents des
deux chambres si'il n'a pas de majorité au Parlement. De son côté,
la porte-parole du parti Repons Peyizan (qui avait présenté la
candidature de Michel Martelly), Evelyne Cesar, encorage le
president Martelly a nommer dans le meilleur delai le prochain chef
du gouvernement. Mme César croit que cela permettrait au pays
d'avoir un gouvernement dûment responsable par devant le Parlement,
et un interlocuteur pour l'international. Elle demande egalement au
president Martelly de prendre des dispositions pour renforcer les
institutions et d'assurer la promotion d'un Etat de droit. Agence
haitienne de presse : La Commission Finance du Sénat se propose de
rencontrer cette semaine le Conseil de la Cour des Comptes et et les
membres du Conseil de la BNC
22 aout 2011 - (AHP) -La commission finance et budget du
sénat prévoit des réunions de travail mercredi et jeudi avec le
conseil de la cour supérieure des comptes et du contentieux
administratif et des membres du conseil de la Banque Nationale de
crédit sur le fonctionnement de ces institutions. Le président de
cette commission, le sénateur Jocelerme Privert , a expliqué que
l’invitation lancée aux membres du conseil de la cour supérieure des
comptes et du contentieux administratif se situe dans le cadre de la
recherche d’informations sur certains problèmes qui affectent cette
institution. Il dit espérer que les responsables de la CSC-CA feront
la lumière sur des questions relatives notamment à l’octroi de
décharges aux anciens fonctionnaires publics. Le sénateur a
poursuivi que la réunion de jeudi concernera le rapport en
préparation sur le processus de reconduction des conseils de la BNC
et de la BRH. Il affirme que ce sera l’occasion d’analyser les
dossiers de trois membres en passe d’intégrer le conseil de la BNC
ou d’être promus à d’autres postes. Il s’agira, a-t-il dit, de faire
l’évaluation des capacités des concernés afin de compléter la
procédure d’analyse des dossiers, étape importante à l’élaboration
du rapport qui sera soumis à l’appréciation de l’assemblée du grand
corps. M. Privert fait remarquer la nécessité que les travaux
avancent vite étant donné, a-t-il dit, la caducité depuis septembre
2010 des deux conseils mais a assuré que la commission prendra le
temps qu’il faut pour préparer un rapport équitable.
Le Nouvelliste : Martelly est prisonnier des mots 23 Août 2011
Michel Joseph Martelly compte déjà 100 jours au pouvoir. Invité à
faire le bilan des cents jours au pouvoir du chef de l'Etat sur les
ondes de Magik 9 ce mardi, Evans Paul pense que ce dernier s'est
enfermé durant cette période importante de son mandat dans ce qu'il
appelle une prison de mots. Michel Martelly a eu un mauvais
héritage, celui de la mauvaise gouvernance, reconnaît le leader de
l'Alliance démocratique. Evans Paul cite le mot "système" qui est
revenu à chaque fois dans les interventions du chef de l'Etat, qui
s'est toujours exprimé en faveur du changement. « Le président n'a
ni la méthode, ni les moyens politiques de changer le système comme
il pense pouvoir le faire. De plus, on ne peut prétendre réaliser
une telle prouesse sans une véritable révolution », a fait remarquer
Evans Paul, qui a aussi parlé de la rupture, un autre mot cité
constamment par le chef de l'Etat qui ne veut pas s'inscrire dans la
continuité. Rupture: comment? Rupture par rapport à quoi? se demande
Evans Paul, pour qui la continuité fait partie intégrante de la vie
politique. L'ancien maire de Port-au-Prince dit relever également un
ensemble de contradictions, voire d'ambiguïtés, dans les
déclarations du président et dans les actes qu'il a posés. Le
président avait dénoncé la dépense de 4 milliards de dollars
américains des fonds promis pour la reconstruction d'Haïti depuis le
12 janvier 2010 dans des conditions non élucidées. Peu de temps
après, il a décoré Grand croix plaqué or de l'ordre national Honneur
et Mérite, l'une des plus hautes distinctions de l'Etat haïtien,
celui qui a autorisé ces dépenses », a dit Evans Paul faisant
référence à Bill Clinton, coprésident de la CIRH. « Il y a plusieurs
semaines, Michel Martelly avait promis un gouvernement au pays.
Jusqu'à présent nous ne sommes pas encore là », indique l'homme
politique, qui regrette que certaines fois le président ne pèse pas
ses mots. La dictature parlementaire dénoncée par le chef de l'Etat
lors d'une interview accordée à Radio Canada la semaine écoulée est
la manifestation même de la démocratie. Contrairement à ce qu'on
reproche au groupe des 16 sénateurs, ils apportent un équilibre à la
vie politique haïtienne, selon Evans Paul, qui croit que le
président, conformément aux exigences de la démocratie, a un devoir
de consensus. 100 jours dans la nuit
Le président a l'air trop fatigué pour ses 100 premiers jours,
estime Evans Paul, qui rappelle au chef de l'Etat qu'il lui reste 1
700 jours à passer au pouvoir. « C'est peut-être à cause de
l'accumulation de fatigue que le président ne tient pas toujours
compte du poids des mots qu'il utilise». L'ancien homme de théâtre
conseille à Michel Martelly d'économiser ses forces en évitant le
plus possible de travailler très tard le soir et de prendre parfois
un peu de temps pour lui-même en vue de se ressourcer. Evans Paul
conseille aussi au chef de l'Etat de faire très attention aux «
ayants droit » qui l'entourent. « Ce sont ses amis ou ceux qui ont
financé sa campagne électorale et qui croient qu'ils peuvent tout
contrôler. Dans leur excès de zèle, ces gens peuvent constituer un
obstacle à la bonne gestion de l'Etat », a fait remarquer le
responsable de la plateforme Alternative, pour qui il y aurait un
flou et une absence de vision dans le cadre du programme d'éducation
gratuite prôné par Michel Martelly. Le président ferait mieux de
s'excuser auprès de la population en lui avouant qu'il s'est trompé,
recommande Evans Paul. Selon l'ancien maire de Port-au-Prince, les
chefs d'Etat qui se sont succédé au pouvoir depuis notre
indépendance ont toujours eu des projets d'éducation du genre. Mais
ils ne se sont jamais réalisés par manque de moyens et d'une absence
de vision politique rationnelle, a-t-il fait savoir. « La nouvelle
ne m'emballe pas ni ne m'obsède », répond Evans Paul à propos des
rumeurs relatives à son éventuelle désignation au poste de Premier
ministre. Même s'il n'écarte pas la possibilité d'accepter une telle
proposition, le responsable de la plateforme Alternative confie
qu'il préfère donner des conseils de façon bénévole au président de
la République.
Radio Vision 2000: Haïti : Décès d’un casque bleu rwandais
quatre jours après une attaque d’inconnus armés 24 août 2011
Un soldat rwandais de la mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haïti (MINUSTAH) est décédé mardi à l’hôpital
quatre jours après avoir été blessé par balles dans sa maison de
Port-au-Prince, avons-nous appris. Âgé de 46 ans, le sergent
Ndagijimana Serge Kamari est mort des suites de ses blessures à
l’hôpital Cedimat en République dominicaine, où il avait été
immédiatement évacué après avoir été blessé par des tirs lors d’une
agression chez lui à Port-au-Prince, le vendredi 19 août. Marié et
père de trois enfants, le sergent Kamari avait rejoint la force de
l’ONU le 7 avril et faisait partie de l’équipe en faction au camp
Jean Marie Vincent, où vivent des réfugiés du séisme de janvier
2010.
P-au-P, 24 août 2011 [AlterPresse] Lors du passage de
l’ouragan Irène sur Haïti, les départements du Nord, Nord-Est et
Sud, considérés comme des départements à risque, n’ont pas
enregistré de dégâts majeurs, selon les informations recueillies par
AlterPresse auprès de ses correspondants. Irène n’a pas causé de
dégâts au Cap-Haïtien, constate la correspondante sur place
d’AlterPresse. Les pluies, qui tombaient depuis le lundi 22 août
dans divers endroits du Nord d’Haïti, et la montée des eaux n’ont
pas eu d’incidences fâcheuses dans le département. La pluie s’est
arrêtée, même si le temps reste encore couvert. Les vents violents
ont, sur leur passage, détruit quelques plantations de bananes et de
maïs à Vallières dans le département du Nord-Est. Les rivières qui
étaient en crue n’ont pas causé de dommages. Plusieurs centaines de
personnes avaient été évacuées dans les régions Nord par les
autorités, alors que la directrice de la protection civile, Alta
Jean Baptiste, signalait des glissements de terrain mardi dans le
secteur. Aucun décès n’est enregistré. Par ailleurs, dans le Sud, où
des précipitations sont encore attendues ce 24 aout, le temps est au
beau fixe. L’ouragan Irène ne menace plus Haïti, alors qu’il est
passé à la catégorie 3. L’alerte rouge décrétée sur le pays est
passée au niveau orange.
CANADA
LE CANADA EN DEUIL. DES MILLIERS DE CANADIENS
ET LEURS ADIEUX A JACK LAYTON.
Le public pourra encore aujourd'hui rendre un dernier
hommage à Jack Layton, au parlement d'Ottawa. Sa dépouille sera
exposée dans le foyer de la Chambre des communes de 9 h à 13 h
30. Les citoyens pourront ensuite lui rendre hommage à l'hôtel
de ville de Toronto, toute la journée vendredi, et en matinée
samedi, avant les funérailles nationales qui auront lieu à 14 h
au Roy Thomson Hall. Des milliers de personnes lui font un
dernier adieu Mercredi, quelque 3000 personnes se sont déplacées
pour rendre un dernier hommage au chef néo-démocrate, décédé
lundi d'un cancer. L'affluence était telle, que les portes du
parlement sont restées ouvertes au-delà de 20 h, l'heure normale
de fermeture C'est Olivia Chow qui s'est avancée la première,
mercredi matin, vers le cercueil de son époux, rejointe par les
enfants de M. Layton, Michael et Sarah, enceinte de 5 mois, sa
petite-fille Beatrice et d'autres membres de sa famille. Ils ont
eu droit à quelques moments seuls pour se recueillir. Mme Chow a
d'abord eu du mal à retenir ses larmes, mais s'est ressaisie,
accueillant ensuite pendant quelques heures les membres de la
classe politique venue saluer une dernière fois le chef
néo-démocrate et offrir leurs condoléances à la famille. Tour à
tour, ministres, diplomates, députés de tous horizons politiques
et membres de l'équipe néo-démocrate ont défilé devant la
dépouille.
Le gouverneur général David Johnston a ouvert le cortège des
dignitaires. Sa prédécesseure Michaëlle Jean a elle aussi rendu ses
hommages, tout comme la femme de Stephen Harper, Laureen,
accompagnée du ministre Christian Paradis. Le premier ministre était
en visite officielle dans le Grand Nord canadien. Ont ensuite défilé
Ed Broadbent, ancien chef néo-démocrate et mentor de Jack Layton,
son attaché de presse de longue date, Karl Bélanger, ainsi que
députés néo-démocrates et rivaux, dont le chef intérimaire du Parti
libéral, Bob Rae. Les chefs adjoints du NPD, Thomas Mulcair, le
lieutenant politique du NPD au Québec, et Libby Davies sont entrés
ensemble, retenant difficilement leurs larmes devant la dépouille de
leur ancien chef. Plusieurs de leurs collègues, dont la chef
intérimaire, choisie par M. Layton lui-même pour lui succéder,
Nycole Turmel, ou encore le vétéran avaient eux aussi du mal à
réprimer leur tristesse. La femme de M. Layton a d'ailleurs
réconforté certains de ses collègues députés, visiblement anéantis
par la perte subite de leur chef.
USA. LES
ETATS UNIS ET LE PASSAGE D'IRENE.
L'ouragan Irene déferle jeudi sur les Bahamas, avec des vents
d'environ 185 km/h et d'abondantes précipitations. D'importants
dommages sont d'ores et déjà signalés sur les îles Acklins et
Crooked, dans le sud de l'archipel.
Selon le National Hurricane Centre (NHC) des États-Unis,
l'ouragan de catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson devrait
gagner de la puissance jeudi et passer à la catégorie 4, avec
des vents pouvant atteindre 210 km/h. À 5 h, heure de l'Est,
Irene se trouvait à 130 kilomètres au sud-est de Nassau,
capitale des Bahamas, et à 180 kilomètres au sud de Cap Hatteras
en Caroline du Nord. Elle se déplaçait à une vitesse d'environ
19 km/h.
Le NHC prévoit que le niveau de l'eau augmentera de 2 à 3 mètres
autour des Bahamas, un phénomène qui s'observera aussi dans le
sud-est des États-Unis. L'organisme prévient que les surfeurs qui
s'aventureront en mer risquent d'y laisser leur vie. Irene pourrait
devenir le premier ouragan majeur à toucher les États-Unis depuis le
passage d'Ike au Texas, en 2008, et le premier à frapper la côte est
américaine en sept ans. Le NHC a annoncé jeudi une veille d'ouragan
pour les Caroline du Nord et du Sud, mais toute la côte est
américaine est déjà sur un pied d'alerte.
Les prévisionnistes du NHC croient qu'Irène va longer la côte est
de la Floride vendredi pour frapper les rives de la Caroline du Nord
samedi après-midi. L'ouragan remonterait ensuite la côte est des
États-Unis, en déversant des pluies abondantes sur la Virginie et la
ville de New York. Il perdrait ensuite de l'intensité au Connecticut
avant de s'estomper au Maine, lundi. À New York, les autorités ont
commencé à se préparer en vue d'une évacuation des citoyens qui
résident dans les zones les plus susceptibles d'être inondées. La
ville croit que les précipitations pourraient inonder des stations
de métro. Le réseau pourrait être fermé en prévision de la tempête,
afin de minimiser les dommages anticipés. Au Maryland, les autorités
ont inspecté les ponts et d'autres infrastructures en prévision du
passage d'Irene. En Virginie, les plans d'évacuations sont revus. À
Long Island, dans l'État de New York, des autobus scolaires ont été
transportés dans un secteur situé en hauteur, en vue d'une
éventuelle évacuation.
Fortes pluies et évacuations en République dominicaine et Haïti
Irene a déjà causé de fortes pluies et entraîné des dizaines de
milliers d'évacuations lors de son passage en Haïti et en République
dominicaine, où une personne a été portée disparue. Des gens à la
recherche de leurs biens après le passage d'Irene, à San Cristobal,
en République Dominicaine, le 24 août 2011 Selon le Centre des
opérations d'urgence (COE) de République dominicaine, plus de 25
localités ont été isolées après les crues de cours d'eau dans l'est
et le sud-est du pays. La tempête a aussi privé un million de
personnes d'électricité à Porto Rico, territoire américain où le
président Barack Obama a déclaré l'état d'urgence. L'ouragan y a
fait une victime lundi : une femme, dont la voiture a été emportée
alors qu'elle franchissait un pont. Il s'agit de la première
dépression majeure de la saison 2011 dans l'Atlantique.
INTERNATIONAL
LIBYE. DES ETATS AFRICAINS ET LA LEGITIMITE DU CNT
LIBYEN
En quelques jours, sept pays africains ont reconnu la légitimité du
Conseil national de transition libyen. L'appel de l'Éthiopie, ce
mercredi 24 août 2011, à faire de même, porte un nouveau coup au
colonel Kadhafi : Addis-Abeba abrite le siège de l'Union africaine.
Le Nigeria, l'Éthiopie, le Tchad et le Burkina Faso sont les quatre
derniers États à avoir reconnu le CNT. Il y a deux mois, le Burkina
Faso annonçait être en contact avec la rébellion libyenne et le
Conseil national de transition. Informé, le colonel Kadhafi avait
vite réagi en dépêchant à Ouagadougou un émissaire, le second après
un premier reçu le 21 avril par Blaise Compaoré, en avril dernier.
Toutefois, le Guide libyen ne se doutait pas qu'il pouvait
difficilement compter sur le président burkinabè, son ancien ami,
autrefois habitué de Tripoli et de Syrte, celui qui avait violé en
1998, l'embargo onusien contre la Libye. En fait, la brouille
déclenchée par la visite de Blaise Compaoré en Israël à l'occasion
de la commémoration des 60 ans de son indépendance, en 2008, était
plus profonde. Le Guinéen, Alpha Condé, l'un des derniers chefs
d'État africains, à être reçu officiellement à Tripoli, avant le
déclenchement de la rébellion, avait tenté, comme d'autres avant
lui, une médiation entre les deux hommes mais sans succès. Il n'est
pas étonnant qu'aujourd'hui le Burkina Faso soient parmi les
premiers pays africains à reconnaître le CNT.
Djibril Yipènè Bassolé, ministre burkinabè des Affaires étrangères
a annoncé ce mercredi que le gouvernement reconnaissait le Conseil
national de transition comme seul et unique représentant légitime du
peuple libyen et était disposé à renforcer les relations qui lie le
Burkina Faso à la Libye. Les autorités se sont néanmoins déclarées
prêtes à accueillir le colonel Kadhafi si celui-ci le demandait.
Depuis le 27 février 2011, date de sa création, le Conseil national
de transition libyen a été reconnu par 11 États africains : Gambie
(22 avril), Sénégal (28 mai), Maroc (une première fois lors d'une
réunion du groupe de contact, le 15 juillet à Istanbul puis
reconnaissance confirmée ce 22 août par le roi Mohammed VI),
Botswana (11 août), Gabon (12 août), Tunisie (21 août), Égypte (22
août), Nigeria et Tchad (23 août), Burkina Faso et Éthiopie (24
août). La France a reconnu le CNT le 10 mars 2011. À la date
d'aujourd'hui, 34 pays ont reconnu la « représentation légitime du
peuple libyen » du Conseil national de transition.
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LIBYE. TRIPOLI. LES HEURES DU COLONEL KADHAFI SEMBLENT
COMPTÉES. TRIPOLI SOUS SOUS SIÈGE.
La bataille de Tripoli fait t rage. De violents combats se
déroulent autour de la résidence de Bab al-Aziziya où serait
retranché le dirigeant libyen. Les rebelles ont pris dimanche,
21 août 2011, le contrôle de plusieurs quartiers de la capitale
et ont investi la place Verte, ce lieu symbolique où les
partisans du régime avaient coutume de se rencontrer. La
situation sur le terrain à Tripoli est toujours extrêmement
mouvante. Les forces kadhafistes ne contrôleraient plus que 15 à
20% de la ville selon le ministre des Affaires étrangères
Italien Franco Frattini.
Seule la zone du complexe de Bab al-Aziziya, la résidence de
Mouammar Kadhafi, est encore totalement aux mains des forces
loyalistes, annoncent les rebelles. Le colonel est probablement
retranché dans l'un des nombreux bunkers de sa résidence. Le
complexe de plusieurs hectares a été violemment bombardé par
l'Otan et les principaux bâtiments ont été rasés.
Des combats extrêmement violents sont en cours dans cette zone et
ils montent en intensité depuis le début de la matinée de ce lundi
22 août ce qui pourrait indiquer que les rebelles sont déterminés à
mener l'assaut jusqu'au bout.
Des affrontements ont également lieu dans d'autres endroits de la
capitale où des tireurs embusqués favorables au régime sont toujours
présents sur les toits de plusieurs immeubles. Ces snipers obligent
les rebelles à progesser maison par maison.
Dans le sud de la ville près de l'hôtel Rixos où est rassemblée la
presse internationale, des tirs à l'arme lourde et légère sont
entendus. L'hôtel est entouré de soldats pro-Kadhafi en armes. Les
combats auraient aussi repris près de la place Verte, prise par les
insurgés dans la nuit de dimanche à lundi. Des témoins ont fait état
d'affrontements dans plusieurs quartiers du centre-ville, notamment
du côté du port. L'aéroport de la ville serait lui désormais
totalement contrôlé par les rebelles. En dehors de la capitale, les
affrontements se poursuivent également sur le front de Brega, à
l'est de la Libye : la rébellion invite les pro-Khadafi à déposer
les armes et à se retirer vers Ras Lanouf puis Syrte. Une brigade
dirigée par Khamis Kadhafi, un des fils du Guide libyen, se dirige
vers le centre de Tripoli.
CE QUIE DIT LA PRESSE HAITIENNE
CONSENSUS POUR DOTER HAITI D'UN PREMIER MINISTRE Radio
mMetropole
Le bilan des trois mois de la présidence de Michel Martelly se
résume en des activités de bonne volonté du chef de l'état. C'est ce
qu'a affirmé l'économiste Jean Claude Paulvin. Intervenant à la
rubrique le point de Radio et Télé Métropole Jean Claude Paulvin
soutient que ces activités de bonne volonté déjà réalisées par le
président Martelly, sont encore loin d'avoir des incidences sur la
vie des Haïtiens. Par ailleurs l'économiste a fait remarquer
qu'Haïti fait l'expérience effective de l'apprentissage réelle du
jeu démocratique après, le rejet de deux premiers ministres. Il
pense qu'au terme du mandat de cinq ans de monsieur Martelly cette
expérience pourra se révéler positive voire fructueuse pour le pays.
Monsieur Paulvin rappelle que c'est pour la première fois que la
présidence haïtienne depuis vingt cinq ans n'a pas le contrôle du
parlement. « Cette expérience aidera les pouvoirs a jouir de leurs
prérogatives respectives », déclare l'économiste. Interrogé sur
l'absence d'un nouveau gouvernement trois mois après l'investiture
de Michel Martelly, Monsieur Paulvin affirme que les différentes
acteurs doivent trouver un consensus afin qu'ils puissent doter le
pays d'un nouvelle équipe gouvernementale
RENCONTRE MARTELLY ET LES DEUX PRESIDENTS DE LA CHAMBRE Radio
Kiskeya
Le patron du Sénat Rodolphe Joazile estime que Michel Martelly devrait
être en mesure de révéler, la semaine prochaine, le nom de son
nouveau candidat à la Primature moyennant la poursuite de la
recherche d’un consensus politique autour de sa ratification
Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, et son collègue de la
Chambre basse, Sorel Jacinthe, ont eu vendredi leur première
rencontre avec le chef de l’Etat, Michel Martelly, dans le cadre des
consultations devant aboutir à la désignation d’un nouveau Premier
ministre. Interrogé par Radio Kiskeya, le Sénateur du nord-est a
fait savoir que cette réunion, d’une durée de trois heures, s’est
déroulée dans la résidence officielle du chef du gouvernement
sortant, Jean-Max Bellerive.
Outre le choix d’un autre Premier ministre après les échecs
successifs de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse, les discussions
ont porté sur d’autres sujets d’intérêt national, a poursuivi le
Sénateur Joazile qui souligne que le nom d’aucun Premierministrable
n’a été évoqué. Il dit espérer que le Président Martelly fera
connaître la semaine prochaine sa décision conformément aux
prescrits de la constitution. Parlant du profil idéal du candidat
recherché, le parlementaire insiste sur le fait qu’il doit être
honnête, compétent, ouvert au dialogue, capable de minimiser les
risques de polarisation politique de la société et de conduire des
politiques publiques répondant aux besoins et aspirations de la
population. Rodolphe Joazile affirme que le vœu du Parlement est la
formation rapide d’un nouveau gouvernement qui aura pour tâche de
relever les grands défis de l’heure. Dans ce sens, le numéro un du
Grand Corps appuie la nouvelle approche de Michel Martelly
consistant à discuter avec les différents blocs parlementaires dans
le but de constituer une majorité qui assurera la ratification du
successeur potentiel de Jean-Max Bellerive. Arrivé au pouvoir il y a
trois mois, le chef de l’Etat n’a pu profiter de la traditionnelle
période de grâce et mettre en place son gouvernement après s’être
révélé, par deux fois, incapable de trouver un consensus avec les
forces politiques représentées au Parlement.
HAITI EN ALERTE ROUGE EN RAISON DE LA TEMPETE IRENE. AHP
Le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres
et la Direction de la protection civile demandent à la population
des zones à risques d'inondation, déboulements, de glissement de
terrain de respecter les consignes suivantes : * Se tenir à l'écoute
des messages météo; * Mettre hors d'eau tout ce qui peut être
endommagé en cas d'inondation; * Consolider les toitures en tôles et
la mise à la terre des tentes dans les camps; * Constituer les
réserves alimentaires; * Se préparer à évacuer si nécessaire les
zones exposées aux inondations et glissements de terrain : plaines
inondables, bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes,
ect.; * Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.
* S'abriter en lieux sûrs à l'intérieur des maisons, loin des
fenêtres lors des orages violents.
PROJET PRESIDENTIEL D'EDUCATION GRATUITE EN IMPASSE. AHP
L’ex candidate à la présidence d’Haïti, le Dr. Josette Bijou a attiré
samedi l’attention du chef de l’état sur un ensemble de problèmes du
système éducatif et le presse de prendre des décisions de nature à
faire de la prochaine rentrée des classes une réussite. La femme
politique qui participait samedi au grand journal du samedi matin de
radio Solidarité s'est positionnée en faveur du report à octobre de
la rentrée des classes moyennant, précise-t-elle, une bonne
planification prévoyant entre autres des dispositions capables
d'atténuer l’ampleur des problèmes qui, selon elle, « se révèlent
plus aigus cette année ». Elle a évoqué entre autres des difficultés
liées à la situation financière des parents et au traitement des
enseignants.
L’ancienne ministre de la santé qui conseille à Michel Martelly
d’ouvrir son équipe technique de l’éducation à des acteurs du
système, propose une rencontre avec les directeurs départementaux
afin que ces derniers puissent présenter l’état de la situation dans
leur région respective. Selon elle, cela devrait conduire les
responsables à établir un calendrier pour la mise en application des
mesures envisagées. Le projet présidentiel d’éducation gratuite est
loin d’être à la hauteur des défis du système notamment en termes de
qualité de l’enseignement, estime Dr Bijou qui, dans une lettre
ouverte adressée à Michel Martelly au début du mois, lui a déjà fait
savoir que la prochaine rentrée des classes sera son plus grand
test.
Concernant le blocage politique auquel le pays fait face
actuellement, elle affirme que le dialogue et la non-violence
pourraient mettre les protagonistes sur un terrain d’entente.
Faisant référence à des déclarations d’activistes se présentant
comme des proches du pouvoir, elle a mis le président en garde
contre tout recours à la violence et conseillé à ce dernier de
sortir de l'étau de son petit clan. La candidate indépendante aux
présidentielles qui a abandonné la lutte pour l’annulation des
élections pour endosser la candidature de l’actuel chef de l’état,
regrette que les signaux de changement tardent à apparaitre plus de
trois mois après l’investiture du 14 mai.
Le président Martelly qui a annoncé un éventuel report de la
rentrée des classes, aurait déjà pris cette décision lors d’une
réunion avec des responsables du Ministère de l’éducation Nationale
et de la Formation Professionnelle, selon un haut cadre dudit
ministère.
MINUSTAH CASQUES BLEUS ET LES EXCREMENTS DANS L'ARTIBONITE.
METROPOLE
La Minustah dément les informations faisant croire que le
Contingent Népalais cantonné dans le plateau Central continue de
déverser des excréments humains dans le fleuve Artibonite. Lors de
la conférence de presse hebdomadaire, le Porte parole adjoint de la
Mission onusienne Vincenzo Pugliese, a indiqué qu'une délégation
composée des membres du gouvernement et ceux de la Minustah s'était
rendue sur place, et elle a pu constater que les informations qui
circulent sont complément fausses. Toutefois le porte-parole adjoint
de la Minustah n'était pas en mesure de fournir de amples
explications en ce qui à trait à l'identité de ces autorités
locales. Rappelons que les casques bleus népalais sont pointé du
doigt dans le cadre de la propagation de l'épidémie de choléra dans
le pays, toutefois l'ONU avait toujours démenti l'information et
réclament une enquête indépendante.
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INTERVENTION MINUSTAH 19/8/11
To all recipients of the MINUSTAH Press clippings
Kindly find attached 2 articles which figured in our today's Press
review, and respectively published by Haiti Press Networket Radio
Vision 2000on18 August 2011, misquoting statements made respectively
by the Deputy Spokesperson, Vincenzo Pugliese and the Deputy
Military Spokesperson Claire Berthiaume, during yesterday's press
conference and below the Verbatim of what in fact was said during
yesterday's press conference. It is regrettable to acknowledge the
deep discrepancies between what was said, and what was reported by
our colleagues from the Haitian Media, in addition to the fact that
the Verbatim of the press conference is distributed to all media, to
avoid such discrepancies. Our Media Relation Unit will send this
message to all the national media to encourage them to demonstrate
more accuracy and professionalism in their reporting.
Haiti Press Network, 18 août - La Minustah ouvre une enquête sur
le contingent uruguayen à Port-Salut, 18 Août 2011 14:45 Le
porte-parole adjoint de la Minustah, Vincenzo Pugliese, a annoncé
l’ouverture d’une enquête sur l’affaire du contingent uruguayen
accusé notamment de prostitution de mineurs à Port-Salut, au Sud
d’Haïti, a appris HPN. La mission prend le dossier très au sérieux,
a déclaré Vincenzo Pugliese qui annonçait l’ouverture de cette
enquête sur le comportement des soldats du contingent uruguayen dans
la commune de Port-Salut. La semaine dernière, une organisation
locale ( CREDOP) avait dénoncé des exactions des agents onusiens
dans la région. Ils sont accusés de prostituer des mineurs, d’avoir
créé un système d’évacuation des eaux usées qui dégagent une odeur
nauséabonde dans la zone, ou encore de se débarrasser de leurs
déchets et ordures ménagères aux abords du littoral. La Mission
onusienne enquête et « ne tolèrera aucun comportement qui va à
l’encontre des principes adoptés par les Nations-Unies », soutient
Eliane Nabaa, chef de la communication et de l’information de la
Minustah. La Mission compte même appliquer la politique de «
tolérance zéro » à l’encontre des Casques bleus coupables dans cette
affaire.
Radio Vision 2000, 18 août - Haïti/Incident aéroport : Des
casques bleus brésiliens sanctionnés, Jeudi 18 août 2011 Cinq
militaires brésiliens de la mission onusienne en Haïti (MINUSTAH)
ont été refoulés dans leur pays pour avoir pointé leurs armes sur
des agents douaniers à l’aéroport International Toussaint
Louverture, de Port-au-Prince, le 5 juin dernier, avons-nous appris.
Des agents douaniers procédaient, le 5 juin dernier, à des
vérifications de routine de bagages de plusieurs voyageurs en
provenance de Miami. Selon des témoins, les personnes contrôlées
auraient pu être des militaires. Les agents douaniers avaient
constaté que ces passagers transportaient des objets taxables. Du
coup, un groupe de militaires armés de la MINUSTAH a fait irruption
dans l’aéroport, pour interrompre le travail de vérification des
douaniers, prendre les bagages et repartir avec leurs « collègues »
avant de rejoindre leur véhicule blindé. Une fois à l’extérieur, des
militaires ont tiré des coups de feu en l’air avant de repartir. Une
enquête a donc été ouverte par la mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haïti (MINUSTAH) afin de faire lumière sur la
question. Les résultats de l’enquête ont permis à la mission
onusienne de prendre les dispositions nécessaires, selon Claire
Berthiaume, porte-parole adjointe militaire. Mme Berthiaume informe
que la mission a décidé d’interdire à son personnel militaire le
port d’arme dans l’enceinte de l’aéroport. « Aucun personnel
militaire de la MINUSTAH n’est autorisé à porter une arme dans
l’enceinte de l’aéroport à moins qu’il ait une autorisation expresse
du commandant de la force militaire », a-t-elle déclaré.
Intervention de la porte-parole adjointe de la composante
militaire de la minustah
Aujourd’hui, nous sommes en mesure de faire le point sur le résultat
des investigations qui ont suivi l’incident qui s’était produit à
l’aéroport Toussaint Louverture le 5 juin dernier, l’altercation
entre les agents douaniers de l’aéroport et le personnel de la
MINUSTAH.Après une investigation, impliquant les deux parties à
l’incident, la MINUSTAH a recommandé certains changements dans ses
directives pour éviter que ce genre d’incidents ne se reproduise.
Plus précisément, nous avons mis en application le règlement suivant
:
Aucun personnel militaire de la MINUSTAH n’est autorisé à porter
une arme dans l’enceinte de l’aéroport à moins qu’il ait une
autorisation expresse du commandant de la force militaire. Le
commandant de la force militaire a rappelé lui-même à tout le
personnel militaire de la MINUSTAH qu’ils sont les invités du peuple
haïtien et sont soumis aux lois en vigueur dans le pays et qu’ils
doivent respecter ces lois, ainsi que les personnes en charge de
l’application des lois.
Par ailleurs, récemment des allégations concernant la conduite du
contingent de la MINUSTAH à Port Salut, ont été portées à notre
connaissance. Les Nations Unies prennent au sérieux toutes
allégations contre son personnel, qu’il soit civil ou militaire en
fonction de sa politique de tolérance zéro en matière de conduite.
C’est ainsi que la MINUSTAH a aussitôt ouvert une enquête interne.
Suite à cette enquête et aux réunions avec les autorités locales,
ainsi qu’avec la population de Port-Salut, un rapport préliminaire
vient d’être finalisé. Les enquêteurs ont établi que ces allégations
de mauvaise conduite étaient dénuées de tout fondement. Aucune
évidence n’a pu être fournie par quiconque, et les autorités locales
ont également confirmé que ces allégations étaient dénuées de tout
fondement.
J’ai mentionné tout à l’heure que les Nations Unies attendent de
leur personnel qu’ils s’en tiennent à un code de conduite du plus
haut standard. Dans ce cadre, des séminaires sont régulièrement
organisés à leur intention, pour rappeler et renforcer les
directives sur des sujets tels le code de conduite et de discipline,
l’abus et l’exploitation sexuels, le respect du genre, la protection
de l’enfance, les droits de l’homme ainsi que la réduction de la
violence communautaire.
Questions – Réponses :
2- J’ai besoin d’une toute petite précision à propos de l’incident
qui s’était produit à l’aéroport Toussaint Louverture. Les résultats
de l’investigation révèlent quoi ? Est-ce que les soldats brésiliens
de la MINUSTAH avaient effectivement pointé leurs armes sur les
agents douaniers ? Claire : Selon l’investigation, non, il n’y a pas
eu d’armes pointées en direction de personne. Tout ce que je peux
vous dire, c’est que les soldats brésiliens impliqués dans cette
affaire ont été rapatriés suite à l’investigation et les mesures
disciplinaires relèvent maintenant de l’armée brésilienne. Pour ce
qui est des détails, il y a eu une investigation menée des deux
côtés avec les douaniers. Tout le monde a été approché et de là, ils
ont tirés les conclusions. Je n’ai pas d’autres détails à ajouter.
Intervention du porte-parole adjoint de la MINUSTAH, Vincenzo
Puglieze
3- Ma question concerne les accusations répétées des autorités du
Plateau central, particulièrement de la ville de Hinche. Des
représentants de la population, en particulier, le maire principal
de Hinche et le sénateur Francisco Delacruz, accusent la MINUSTAH
les soldats de déverser des déchets humains à proximité des rivières
de la zone. Comment réagissez-vous à ces allégations ?
Vincenzo : Cette allégation était en fait basée sur des
informations qui n'avaient pas été vérifiées. Une délégation de la
MINUSTAH, accompagnée des autorités locales, a constaté que ces
allégations n’avaient aucun fondement. Ils ont interviewé des gens
de la population avoisinante. Ils n’ont rien trouvé et n’ont rien
vu. Je veux juste ajouter que le camp de Hinche est doté maintenant
d’une usine de traitement des eaux usées qui peut être aisément
constatée sur place.
REVUE DE PRESSE D'HAITI
Le Matin : Martelly doit absolument réviser ses notes
Le dirigeant du PNDPH, Turneb Delpé, a dressé un triste bilan des
trois premiers mois du président Martelly. Selon Delpé, le «
Président se montre très mobile. Il se déplace à tout bout de champ
pour aller inaugurer les projets de son prédécesseur dont il avait
juré de rompre avec les pratiques ». 19/08/2011 Le dirigeant du
PNDPH, Turneb Delpé, a dressé un triste bilan des trois premiers
mois du président Martelly. Selon Delpé, le « Président se montre
très mobile. Il se déplace à tout bout de champ pour aller inaugurer
les projets de son prédécesseur dont il avait juré de rompre avec
les pratiques ».
Cependant, pour l’économiste Jean Claude Paulvin qui intervenait
sur les ondes d’une station de radio de la capitale, « si on doit
parler de bilan, il s’agirait d’un bilan de bonne volonté, de
”peaufinement ” des grandes lignes de ce que le Président aurait
bien aimé faire. Mais on n’en est pas encore là. On vient de perdre
trois mois ». « C’est la conclusion de presque tous les secteurs de
la vie nationale sur la gestion des trois mois de présidence de
Michel Joseph Martelly en qui ils voient un chef d’orchestre plein
de vigueur, de bonne volonté », , mais qui ne sait pas comment
utiliser cette fougue pour aider au développement réel du pays »,
ajoute Paulvin. Michel Martelly vient de passer trois mois dans un
bras de fer futile avec le pouvoir législatif. Il avait donné le ton
avec le sénateur du Nord, Moïse Jean Charles, à qui il avait promis
de le recevoir au Palais national à sa prochaine visite. Une manière
pour le sénateur de cesser de jaser sur le Président, disait Michel
Martelly. C’est comme une réplique de Sweet Micky à Mizik Mizik ou à
T-Vice. Pour Fégens Lamy, responsable de relations publiques
duKolektif sitwayen pou reveye Taba, on ne peut pas parler de bilan,
puisque Martelly n’a rien réalisé. « Le candidat de Repons Peyizan
disait avoir 30 000 maisons et qu’il fallait l’aval du président
Préval pour avoir accès aux terrains où les implanter. Je les
attends jusqu'à date », nous dit Lamy. La population aussi.
Patrick Charlestin, maire assesseur de la commune de Cabaret,
impute cet échec à l’immaturité du Président. « Il s’est engagé dans
une voie pour laquelle il n’était que spectateur, et aujourd’hui, il
en est un acteur de premier rang. C’est pourquoi il a tant erré. Ses
promesses l’ont trahi », opine le maire. Pour lui, les promesses de
Michel Martelly ne sont rien d’autre que des vœux pieux. Témoin,
cette histoire de gratuité de l’éducation pour tous les enfants du
pays, idéal impossible à réaliser à la prochaine rentrée scolaire.
Turneb Delpé, refuse d’imputer la déroute de l’équipe Martelly à
l’immaturité politique de ce dernier. Il croit plutôt que le
Président veut installer dans le pays son propre style, la même
gestion qui lui a servi pendant vingt ans à la tête de Sweet Micky,
groupe construit autour d’un personnage central et unique : Michel
Martelly, dit Sweet micky. Comme ce fut le cas pour le groupe Sweet
Micky, Martelly veut veut centrer le pays autour de sa propre petite
personne, affirme Delpé.
« Martelly est un chef d’orchestre, le sien, à l’intérieur duquel
il n’y avait pas de démocratie. Il y imposait sa loi, fixait
l’horaire des répétitions, choisissait le lieu, les musiciens,
organisait, avec sa femme-manager, la paye. Et tout le monde
obéissait. Une méthode autoritariste », nous dit encore le sénateur
Delpé. « S ak pa kontan, anbake ! » « Il fait preuve, poursuit
Delpé, d’une incapacité manifeste à mettre sur pied un gouvernement,
alors que l’énergie qu’il est en train de dépenser, s’il l’avait
investi dans un dialogue franc avec les autres pouvoirs, il aurait
pu faire voter son gouvernement et conduire le destin du pays. » Le
dirigeant du PNDPH pense que l’échec de Martelly durant les trois
premiers mois de sa présidence est dû, en fait, à l’absence d’une
équipe gouvernementale.
Pour l’économiste Jean Claude Paulvin, l’absence de gouvernement
projette une image d’incertitude du pays et, par voie de
conséquence, décourage les investisseurs étrangers. « Est-ce que
c’est un pays dans lequel je dois venir avec mes sous ? Est-ce que
j’aurai la tranquillité qu’il faut ? Est-ce que j’aurai la paix et
la sécurité qu’il faut ? Ce sont autant de questions que se pose
chacun des potentiels investisseurs étrangers », nous dit Paulvin.
Malheureusement, on peut difficilement répondre à ces questions par
l’affirmative. En témoignent les actes de banditisme perpétrés dans
le pays depuis le début du mandat de Martelly. Michel Martelly a
lancé, au cours de ses trois mois au pouvoir, les semaines du
tourisme, de la reconstruction, de la technologie et de la bonne
gouvernance. Mais que peut-on attendre de ces semaines spéciales,
s’interroge encore Turneb Delpé ? La question reste pendante.
Cependant, pour le secrétaire générale de la POHDH, Antonal Mortimé,
la Constitution trace la voie de la bonne gouvernance. Si quelqu’un
veut bien diriger, il n’a qu’à suivre à la lettre la loi-mère de
1987.
Michel Martelly semble sous-estimer le poids des opposants ou
ignorer totalement le régime dans lequel évolue Haïti :
semi-parlementaire, semi-présidentiel. Autrement, il composerait
avec le pouvoir législatif. Turneb Delpé voit en Martelly la volonté
d’incarner un pouvoir personnel. Ce que ne démentent pas les
travailleurs de la presse qui, en réponse au fameux « Taisez-vous !
» du Président, lors du lancement de Magique Haïti, avaient déclaré
: « La presse ne se taira pas ! » Michel Martelly doit s’arranger
pour passer les mois à venir dans une atmosphère autre que celle
dans laquelle il vient de régner pendant le précédent trimestre.
Trouver un consensus pour faire voter et ratifier un nouveau
gouvernement, mettre sur pied une équipe réelle devant l’accompagner
dans ses initiatives pour le bien-être du peuple haïtien, faire la
paix avec tous, tels devraient être ses objectifs prioritaires.
Haïti est un échec collectif, affirme Delpé, et Martelly doit s’en
rendre compte afin de prendre les décisions qui s’imposent. Il faut
qu’il établisse un plan de gestion au lieu d’improviser « des
semaines » comme bon lui semble. Le Président doit apprendre de ses
erreurs et réviser ses notes.
Radio Métropole : Les casques bleus n'ont pas déversé des
excréments dans le Fleuve Artibonite 19 août 2011
La Minustah dément les informations faisant croire que le
Contingent Népalais cantonné dans le plateau Central continue de
déverser des excréments humains dans le fleuve Artibonite.
Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le Porte parole
adjoint de la Mission onusienne Vincenzo Pugliese, a indiqué qu'une
délégation composée des membres du gouvernement et ceux de la
Minustah s'était rendue sur place, et elle a pu constater que les
informations qui circulent sont complément fausses. Toutefois le
porte-parole adjoint de la Minustah n'était pas en mesure de fournir
de amples explications en ce qui à trait à l'identité de ces
autorités locales. Rappelons que les casques bleus népalais sont
pointé du doigt dans le cadre de la propagation de l'épidémie de
choléra dans le pays, toutefois l'ONU avait toujours démenti
l'information et réclament une enquête indépendante.
Radio Métropole : Coup d'envoi des négociations entre le chef
d'Etat et les sénateurs minoritaires 19 août 2011
Le président haïtien Michel Martelly a lancé hier les négociations
préalables à la désignation d'un Premier Ministre avec les sénateurs
minoritaires. Le groupe des 12 sénateurs minoritaires et le vice
président du Sénat Anacacis Jean Hector (Inité) se sont entretenus
avec le président Martelly autour d'un accord politique. Le sénateur
William Jeanty (Konba) révèle que la désignation et la ratification
d'un Premier Ministre figure parmi les 5 points proposés par les
sénateurs minoritaires. Il s'agit de la rénovation de la Commission
Intermaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), la formation d'un
nouveau Conseil Electoral Provisoire, la modification de la loi
électorale et le mandat de la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation en Haïti (Minustah).
Les sénateurs minoritaires attirent l'attention sur la nécessité de
trouver un accord sur ces thèmes avec le chef d'Etat et les 16
sénateurs majoritaires. Même si la désignation d'un Premier Ministre
est prioritaire, les sénateurs du groupe des 12 n'ont pas voulu
définir un "deadline". Lors de la rencontre le président Martelly
n'a évoqué aucun nom avec les sénateurs minoritaires. Il fait
remarquer que l'important est de trouver un consensus afin de
s'assurer de la ratification de cette personnalité. Le sénateur
Jeanty signale que les sénateurs ne s'étant pas opposés au choix de
Bernard Gousse ne doivent pas être considérés comme des " pro
Martelly". Selon le chef de file de Konba les membres du groupe des
12 ont forgé leur cohésion au cours des deux dernières années dans
le cadre de la lutte contre la CIRH.
Radio Métropole : Youri Latortue annonce que le Sénat planchera
bientôt sur la formation du CSPJ 19 août 2011 09:46
Le Sénat haïtien planchera dans les prochains jours sur la
formation du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). Le
président de la commission sénatoriale de justice, Youri Latortue,
annonce que l'assemblée des sénateurs devra selon les prescrits
constitutionnels soumettre une liste de 18 personnalités pour les 6
sièges vacants.
La première étape du processus consiste en une épuration de la
liste des 28 prétendants par les membres de la commission justice.
Plusieurs personnalités importantes dont l'ex ministre de la justice
Henry Marge Dorleans, l'ex sénateur de AAA François Fouchard
Bergrome, le juge instructeur de Port-au-Prince Jean Perez Paul,
Frantzie Philemon, commissaire du gouvernement près de la Cour de
Cassation, Kesner Michel Thermezy, substitut du commissaire du
gouvernement a la Cour de Cassation et Paul Yves Joseph, conseiller
à la Cour des Comptes, figurent dans cette première liste. Plusieurs
juges et commissaires du gouvernement des Cours d'appel tels Jean
Joseph Lebrun, Stenio Bellevue, Joseph Mecene Jean Louis, Prosper
Theismé, Mme Wendell Cocktello, René Sylvestre, Auguste Georges
Dukerne, Florence Mathieu, Pierre Flis Calixte Patrick, Nora Amilcar
Jean François, Louis Pressoir Jean Pierre et Jean Sainclair Joassin
souhaitent également gravir l'échelon supérieur.
Le sénateur Latortue assure que la commission réalise une
investigation sur le parcours de ces personnalités. Le président de
la commission justice souhaite que le chef d'Etat puisse dans les 6
semaines nommer les 6 juges et le président de la cour de cassation.
A ce jour seulement 6 juges sont en place à la plus haute instance
judiciaire du pays. Le retard dans la nomination du président de la
Cour de Cassation entraîne un retard dans la mise en place du
Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.
Radio Métropole : Le groupe des 16 entend se pérenniser
Vendredi, 19 août 2011
Le groupe des 16 sénateurs, proches de la mouvance lavalas qui
avaient rejeté le choix du Premier Ministre désigné Bernard Gousse,
ne va pas se dissoudre. Une rencontre prévue ce vendredi entre les
membres du bloc majoritaire doit permettre de définir les grandes
lignes d'une nouvelle stratégie. Le sénateur Moise Jean Charles
(Inité) critique le comportement du chef d'Etat qui selon lui ne
veut pas réellement doter le pays d'un Premier Ministre. Il fait
remarquer qu'aucun nom n'a été proposé par le président Martelly
lors de sa rencontre hier soir avec les sénateurs minoritaires.
15 jours après le rejet du choix de Bernard Gousse le président
Martelly n'a pas eu de rencontre avec les sénateurs majoritaires. M.
Jean Charles annonce que le groupe des 16 accompagnera le peuple
haïtien sur une longue période. Il y a tout de même un bémol puisque
plusieurs d'entre eux sont arrivés en fin de mandat. Le groupe
hétéroclite au départ a pu se solidifier au cours du processus ayant
conduit au rejet de Bernard Gousse. Les 16 avaient reproché à l'ex
ministre de la justice son implication dans les poursuites contre
les hauts cadres et les militants lavalas après le 29 février 2004.
M. Jean Charles soutient que 30 % des parlementaires ont été
victimes directs ou indirects ou avaient du fuir à l'étranger sous
le gouvernement de transition. Le sénateur Evalière Beauplan (Pont)
entend continuer la route avec ses collègues de l'Inité qu'il avait
combattu sous le gouvernement Préval. M. Beauplan avait au début de
cette législature bénéficié de l'appui du groupe majoritaire pour
décrocher le siège de Questeur du Sénat.
Radio Signal FM : Haïti : Reformer la justice puisqu’une
nouvelle gouvernance est indispensable Jeudi, 18 Août 2011
Le président haïtien Michel Martelly a annoncé mardi tout un
ensemble de dispositions visant à la réforme du système judiciaire
et de la modernisation de l’Etat à l’occasion du lancement de sa
Semaine de la Gouvernance à l’Ecole de la Magistrature, à Frères,
localité de Pétion-ville. En faisant ces annonces en présence d’une
vingtaine d’élèves magistrats, le chef de l’Etat a voulu montrer le
rôle que la justice doit jouer dans la question de la Gouvernance.
Mais pour qu’elle puisse remplir pleinement sa fonction, le système
a besoin d’être reformé. Michel Martelly a même insisté sur le fait
qu’une nouvelle gouvernance est incontournable en Haïti. En ce sens,
il a placé au cœur de ses priorités l’établissement d’un système
judiciaire plus juste, équitable, au service des citoyens. Et le
chef de l’Etat s’est mis à citer des mesures « la reconstruction et
l’amélioration du cadre de fonctionnement des tribunaux, le
renforcement des capacités des ressources humaines disponibles au
ministère de la justice, le renouvellement du personnel judiciaire,
la nécessité de lutter contre la détention préventive prolongée, les
réhabilitation ou reconstruction des tribunaux touchés par le
tremblement de terre, la reconstruction du Palais de Justice de
Port-au-Prince, l’équipement et l’accompagnement des juges, la lutte
contre la corruption dans la justice, la formation des juges, des
magistrats et du personnel judiciaire, le renforcement de l’Ecole de
la Magistrature. « Cette école doit être au centre du processus de
modernisation du système judiciaire haïtien », a ajouté Michel
Martelly qui a plaidé pour que la Cours de Cassation puisse jouer
totalement son rôle. Michel Martelly a annoncé qu’il va œuvrer à ce
que soit fonctionnel le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire et
au renforcement du Corps des Sections Judiciaires.
Le Nouvelliste : A quand la prochaine rentrée scolaire ? 18 Août
2011
Beaucoup de parents souhaitent le report de la prochaine rentrée des
classes, fixée pour le lundi 5 septembre 2011. Ce souhait est aussi
partagé par le président de la République, Michel J. Martelly, qui
va entreprendre des démarches auprès du ministère de l'Education
nationale pour reporter la rentrée scolaire. Jusqu'à aujourd'hui, a
indiqué un cadre dudit ministère, la date du 5 septembre est
maintenue.
Des parents se cassent la tête pour préparer la prochaine rentrée
scolaire, d'autres attendent du chef de l'Etat l'éducation gratuite
au niveau primaire qu'il n'a cessé de promettre durant sa campagne
électorale et après son investiture comme président de la
République. De leur côté, les élèves ayant pris part aux examens
officiels, notamment les bacheliers, continuent d'attendre les
résultats de la session ordinaire que l'on n'arrive pas encore à
proclamer à deux semaines de la rentrée des classes. Avec une telle
réalité, une ombre de confusion plane sur la prochaine rentrée des
classes qui s'annonce difficile.
« Je viens de payer 1 200 gourdes comme frais d'inscription de ma
fille dans une école de la capitale. Une fois payés les frais
d'inscription que je juge trop chères, elle doit subir un concours
d'admission. Si elle réussit, je dois verser environ 15 000 gourdes
comme frais scolaires et près de 5 000 gourdes par mois.
Franchement, je ne serai pas prête pour le lundi 5 septembre », a
confié Nicole, qui venait d'inscrire dans une école privée de
Port-au-Prince sa fille de 11 ans ayant subi avec succès les examens
de 6e année fondamentale. Ce n'est plus un secret pour personne: la
question des frais scolaires, qui fait l'objet de débat depuis
quelques années, n'est pas encore réglementée, quand on sait que
plus de 85% des écoles appartiennent au secteur privé. Donc les
responsables d'école augmentent chaque année à leur gré les frais
scolaires.
En fait, l'inquiétude des parents pour la prochaine rentrée des
classes, comme chaque année d'ailleurs, est grande. En ce sens,
Michel Martelly a indiqué qu'il va discuter avec le ministère de
l'Education nationale pour décider si la rentrée sera maintenue ou
reportée. Avec son programme d'éducation gratuite, le président
souhaiterait que la rentrée soit reportée au mois d'octobre.
L'espoir de beaucoup de parents repose sur ce programme prôné par le
chef de l'Etat. Plus d'un pensait que ce projet allait toucher tous
les enfants indistinctement, comme l'avait indiqué Michel Martelly
pendant sa campagne électorale. Pour le moment, il est question des
enfants qui ne sont jamais allés à l'école, issus notamment des
quartiers défavorisés.
100 000 enfants à l'école dès la prochaine rentrée scolaire En
difficulté pour monter son gouvernement, le chef de l'Etat croit
toujours en son programme d'éducation gratuite, même s'il ne s'agit
pas vraiment d'une éducation gratuite pour tous les enfants du
primaire, comme le prescrit la Constitution haïtienne de 1987. Grâce
au Fonds national d'éducation (FNE), le président a indiqué que 100
000 enfants, de 6 à 12 ans, iront à l'école dès la prochaine rentrée
scolaire.
« Les mesures sont en cours, tout est prêt, nous avons de l'argent,
il y aura de nouveaux enfants dans les classes et de nouveaux
établissements », s'est réjoui Michel Martelly, de retour du Chili
dimanche. Ces écoliers, a souligné le président, sont sélectionnés à
travers le pays. Et, en ce qui a trait à la gestion du FNE, le chef
de l'Etat, confiant dans l'aboutissement de son projet, a assuré que
l'argent collecté dans le cadre de ce programme sera utilisé à bon
escient. Validation de la liste des enfants nécessiteux... A en
croire le directeur du ministère de l'Education nationale et de la
Formation professionnelle (MENFP), Pierre Michel Laguerre, selon
HPN, des équipes dudit ministère sont actuellement dans huit
départements du pays afin de valider la liste des enfants vraiment
nécessiteux et leur trouver des places dans les établissements
scolaires disponibles.
Des experts en éducation, notamment des pédagogues et des
inspecteurs, a souligné M. Laguerre, sont en train de travailler sur
un contenu pédagogique qui conviendrait mieux aux besoins
didactiques réels de ces enfants de 6 à 12 ans qui feront partie de
ce programme d'éducation gratuite. Si des parents et des
responsables d'écoles attendent le dernier mot des autorités sur la
date de la rentrée scolaire, les bacheliers se montrent encore plus
impatients, notamment ceux qui devront subir cette fois les épreuves
de la session extraordinaire. « A partir de la semaine prochaine,
tous les résultats seront publiés », a confié un responsable du
MENFP ce jeudi au Nouvelliste.
Le Nouvelliste: Les handicapés 18 Août 2011
Il est de bon ton, en ce moment, d'évaluer la gestion du pays et,
à ce titre, de dénoncer l'absence prolongée d'un gouvernement
légitime. En élargissant le débat, certains accusaient l'ancien
président d'être incapable d'assumer ses responsabilités ou de
prendre des décisions au bon moment. Cette position était courante
et réductrice. Toutes sortes de critiques fusaient en ce sens.
Réductrice parce que, sur le dossier sensible mais marginal des
handicapés physiques et mentaux, René Préval a pris une initiative
heureuse en créant une secrétairerie d'Etat y afférente. C'est un
début encourageant, face à tant d'obstacles épouvantables. En disant
cela, je pense immédiatement au dévouement et à cette énergie
inébranlable qui animent le secrétaire d'Etat à l'intégration des
personnes handicapées sortant, le Dr Michel Péan.
Personne ne sait encore très bien sur quoi l'on va déboucher. Mais
le mouvement de sympathie que nous voyons se développer se
résume-t-il à ce seul acte du pouvoir made in Préval ? Ce serait le
rétrécir alors qu'il est potentiellement bien plus ambitieux et
stimulant. Ces efforts doivent être démultipliés, mobilisant
l'ensemble des acteurs publics et privés. La marge est importante
entre ceux qui plaident pour un travail en profondeur qui soit une
sorte de politique nationale agissante relative à la défense des
droits des personnes à besoins spéciaux et ceux qui imaginent
seulement une sorte d'instance officielle de représentation.
Bien entendu, il y a une différence fondamentale avec le passé :
l'institutionnalisation de la problématique de cette catégorie
sociale discriminée répond (à mon sens) à ce souci d'affirmer haut
et fort que l'exclusion n'est pas seulement réductible au sexe ou à
la famille, mais que c'est une communauté de valeurs et de destin
qui se joue. Une autre société où solidarité et intégration
deviennent le ciment collectif, tel est le sens qu'il faut donner à
cette initiative qui doit s'appliquer dans toute son ampleur.
Comment pourrait-il en être autrement ? Il y a un aspect du problème
plus grave : l'inégalité socioéconomique. En effet, les plus pauvres
sont les plus touchés dans notre société bloquée. La vraie réponse à
la situation actuelle se trouve dans un changement de comportement
de chacun d'entre nous. L'engagement de tous les secteurs et de
toutes les compétences est nécessaire, et sa réussite exige de faire
mûrir la conscience et la volonté d'autres énergies, d'autres
solutions, pour prendre en compte la détresse des nombreuses
victimes estropiées du séisme du 12 janvier 2010. Une véritable
armée de rescapés, miraculeux mais frappés du sceau de la mort,
survivants sortis des décombres. Additionnées aux 800 000 personnes
en situation de handicap identifiées avant la terrifiante
catastrophe, ces dernières, issues de toutes les couches sociales,
sont, avec les familles pauvres anba tant, les principales prises
d'otages post-sismiques.
Il y a là un chaos, une immense tragédie que seule l'horreur arrive
à décrire. Force est de constater que les mesures envisagées à cet
égard n'ont pas été exécutées jusqu'à présent. La loi sur les droits
et devoirs des personnes handicapées en est une. L'opinion ne donne
pas la priorité aux problèmes de société ; elle porte même un regard
très indifférent sur les gestes de compassion à l'égard des groupes
happés par le malheur, écroulés ou figés dans un fatalisme
séculaire. Il est temps d'engager une politique publique sur les
grands choix d'intégration et d'esquisser en conséquence un
consensus national qui réduise les vulnérabilités, combatte
l'exclusion et protège les faibles.
Haïti Press Network : Haïti : E-gouvernement, les lois font
obstacle Jeudi, 18 Août 2011 21:48 "La législature haïtienne ne
reconnait pas l’administration électronique", a martelé jeudi le
juriste Bernard Gousse, ex-candidat au poste de Premier ministre, au
moment où l’exécutif prône la gouvernance électronique. Il a proposé
pour y parvenir une reforme des lois haïtiennes. “Le droit haïtien
oppose un obstacle insurmontable à la transmission du document
électronique et la modernisation des affaires”, a déclaré Me Gousse
qui intervenait au lancement du programme "transmission électronique
sécurisée" du journal Le Moniteur.
La signature électronique n’est pas reconnue aujourd’hui alors que
les pays voisins d’Haïti, ses concurrents sur le marché
international occupent des places significatives dans l’indice de
développement technologique. Haïti est à la dernière place dans la
région avec un indice de 0,01 sur 1. “Il nous faut arriver à une
reforme légale”, a soutenu Me. Gousse, afin dit-il d’assurer aux
documents électroniques les qualités reconnues aux documents
papiers. L’homme de loi avance la nécessité de légiférer sur la
signature et le commerce électroniques.
Selon Me Gousse, une telle décision aiderait à la sécurité,
l’intégrité et l’authentification du contenu et de l’émetteur du
document. "Toutes ces conditions doivent être réunies afin
d’accorder une force légale aux documents numériques". Cette
nouvelle législation sur l’administration électronique devrait tenir
compte des procédures administratives et les transmissions de
documents électroniques entre entités publiques, les télés
procédures. Des avants projets de lois traitant de l’administration
et du commerce électroniques sont devant le parlement haïtien et
n’attendent que la sanction des parlementaires pour entrer en
fonction.
Le Nouvelliste : oui« Seuls des élus remplacent des élus » 18
Août 2011
La FENACAH presse le président Martelly de négocier avec les
parlementaires afin de trouver la voie à un nouveau gouvernement.
Comme s'ils se sentaient piqués par une quelconque mouche, les élus
locaux réaffirment leur attachement à l'alternance politique en
criant : « Seuls des élus remplacent des élus ». « Les conseillers
communaux doivent être élus et non nommés », a martelé ce mercredi
Paul André, le président de la Fédération nationale des Casec
d'Haïti (FENACAH). Le patron des élus des sections communales
n'estime pas juste que l'exécutif s'évertue à remplacer les conseils
municipaux et des sections communales (CASEC) par de simples
citoyens, exigeant que des élections soient organisées avant la fin
de l'année afin de renouveler le tiers du Sénat et les collectivités
locales.
Selon M. André, certaines informations laissent croire que
l'exécutif serait en train de travailler sur le choix des
conseillers à nommer. « Cette disposition est contraire à la
Constitution haïtienne du 29 mars 1987 », soutient le président de
la fédération des élus locaux. « Seuls des élus remplacent des élus
», a, pour sa part, souligné le directeur exécutif de la FENACAH,
Jean Julmé Alexandre, qui exige que ces élus restent en poste
jusqu'aux élections municipales et locales sans mentionner ce que
doit être le sort des 10 sénateurs dont le mandat arrive à terme.
Conscient de l'état de dénigrement dans lequel se trouve l'actuel
Conseil électoral provisoire (CEP), M. Alexandre recommande au
président Michel Joseph Martelly d'appliquer les prescrits de la
Constitution pour constituer un nouveau conseil électoral habilité à
organiser ces élections. « Personne n'oserait aller aux élections
avec des conseillers électoraux aussi décriés, dit-il. Mais il y a
des procédures constitutionnelles pour monter un CEP. » Jean Julmé
Alexandre souligne avoir adressé, de concert avec la Fédération
nationale des maires haïtiens (FENAMH), une correspondance au
président de la République avec à l'appui un document de support
pour lui expliquer les dangers que pose une décision autre qu'un
processus électoral.
Afin de rendre réalisables ces élections, la FENACAH demande que la
présidence trouve, dans un bref délai, un compromis politique à
travers un dialogue franc avec les parlementaires en vue de
l'établissement d'un gouvernement. Le renouvellement des conseils
municipaux et locaux devait avoir lieu depuis mars avec l'expiration
du mandat de quatre ans des conseillers, fait remarquer M.
Alexandre. Investis en avril 2007, les élus locaux avaient bénéficié
du fait que les élections furent complètement reléguées au second
plan par l'administration Préval/Bellerive.
Haiti Press Network : Haïti : L’électronique pour réduire le
délai de publication dans Le Moniteur Jeudi, 18 Août 2011
Les Presses nationales d’Haïti en partenariat avec L’Ecole supérieure
d'infotronique d’Haïti (ESIH) le Ministère du tourisme et de
l’industrie ont présenté ce jeudi le Programme Transmission
Electronique sécurisée pour réduire le délai de publication dans Le
Moniteur, a appris HPN. Ce Programme poursuit comme objectif
principal de réduire le délai de publication des dossiers de société
dans le journal officiel Le Moniteur de façon significative pour
contribuer au classement d’Haïti dans le « Doing Business », une
façon d’offrir une autre image de l’environnement des affaires en
Haïti. D’après le Doing Business qui publie chaque année sur
l’environnement des affaires dans différents pays, Haïti occupe la
162e place sur 183 pays. Ce mauvais classement est dû au trop long
délai qu’il faut à une nouvelle entreprise pour avoir l’autorisation
de fonctionner ainsi que la publication de son dossier dans le
Journal Officiel le Moniteur.
Ce programme élaboré par Lavitola Patrice Estriplet et Alain David
Lescouflair, deux étudiants en 3e année de l’ESIH, a été réalisé sur
une période de 6 mois. Le Programme a comme autre objectif
d’accélérer le processus de publication pour arriver, à court terme,
à un délai de publication ne dépassant pas 7 jours. Le parcours
administratif des dossiers de société étant de 45 jours calendaires
pour le moment. Ce programme va permettre aux avocats de transférer
par mail aux Presses nationales d’Haïti des dossiers déposés
préalablement au ministère du Commerce et de l’Industrie, a expliqué
le Directeur général du PNDH. Cette solution technologique ne vise
pas à remplacer les procédures en vigueur mais de renforcer les
capacités de l’Etat pour mieux servir les citoyens, a-t-il ajouté.
Les messages transmis seront sécurisé par un système de
cryptographie qui les rendra inintelligibles au cas où ils seraient
interceptés. Grâce à ce système, seuls les vrais récepteurs du
message pourront les lire, a expliqué le vice-recteur de l’ESIH.
Selon la ministre du Commerce et de l’industrie, Mme Jocelyne
Colimon Féthière, cette initiative participe des efforts de l’Etat
haïtien à fournir de meilleures réponses aux besoins des
investisseurs et du coup réduire la misère en Haïti par la
facilitation de création d’emploi. Me Bernard Gousse, qui
intervenait sur les enjeux juridiques de la transmission
électronique sécurisée, a fait part des accrocs posés par le Droit
haïtien au développement des transmissions des documents
électroniques dans la mesure où ces lois ne reconnaissent que les
papiers. De ce fait, le juriste plaide pour une reforme légale de la
loi haïtienne pour que celle-ci puisse reconnaitre l’authenticité et
l’intégrité la signature électronique. L’ancien Premier ministre
désigné prône une reforme de l’administration électronique. Mais
tout cela doit passer par un reforme de la mentalité qui s’attache
trop aux papiers, soutient l’ex-Premier ministre désigné.
Radio Signal FM: Haïti : poursuite des opérations de
déguerpissement des trottoirs de Pétion-ville Jeudi, 18 Août 2011
Les opérations de déguerpissement des trottoirs et du site de l’ancien
marché public de Pétion-ville se poursuivent. Des agents de la
mairie encadrés par des membres d’une unité spécialisée de la Police
Nationale d’Haïti et des agents de la Minustah ont sillonné les rues
mercredi et pour contraindre les étalagistes, les affairistes et les
techniciens de téléphone à vider les lieux. Des tentes et des
tréteaux ont été mis à feu sur le terrain où se trouvait l’ancien
cimetière communal. Des mesures dénoncées par les petits marchands
et autres citoyens et citoyennes qui menaient une activité
quelconque sur les trottoirs. Ils pointent du doigt le caractère
arbitraire de la décision. Ces occupants d’espace public à des fins
économiques exigent un espace où étendre leurs tentes. Mardi, ils
avaient manifesté dans certaines rues espérant que leurs
revendications touchent éventuellement les responsables.
Haiti Press Network : Haiti-FIFA-Corruption : Yves Jean-Bart
clame son innocence Vendredi, 19 Août 2011
Le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves Jean
Bart, a clamé son innocence une semaine après la publication du
communiqué de la FIFA dressant une liste de 16 dirigeants caribéens,
dont celui d'Haïti, soupçonnés de corruption. "Je suis clean. Tout
le monde le sait, et même ceux qui me haïssent", a déclaré Yves
(Dadou) Jean Bart, président de la FHF actuellement sous enquête de
la commission d’éthique de la FIFA pour cause de corruption
présumée. M. Jean-Bart figure sur une liste de 16 dirigeants
caribéens de football qui auraient reçu des pots-de-vin (40 000 U$)
au cours de la dernière campagne présidentielle de la Fédération
internationale de football, en violation du code d'éthique de la
FIFA. L’homme fort de la FHF se dit innocent et rappelle que «
certains haut gradés de la FIFA avaient fait dans le passé l'objet
d'une enquête, tels Joseph Blatter, Julio Grondona, Ricardo Texeira,
Jérôme Valcke et autres ». « A l'arrivée, l'enquête a révélé qu'ils
ont été exempts de tout reproche » a ajouté le médecin qui se dit
cependant prêt à collaborer avec la commission d’éthique de la FIFA
pour la réussite de l’enquête".
INTERNATIONAL
USA-NEW YORK AFFAIRE STRAUSS KHAN. LE PROCUREUR
S'INTERROGERAIT SUR UNE TENTATIVE DE REGLEMENT FINANCIER..
Le procureur de New York enquête sur des allégations selon
lesquelles la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn
aurait offert de retirer sa plainte en échange d'argent, affirment
vendredi deux journaux américains. Kenneth Thompson, l'avocat de
Nafissatou Diallo, a catégoriquement démenti ces informations. Le
bureau du procureur Cyrus Vance et Benjamin Brafman, l'un des
avocats de M. Strauss-Kahn, n'ont fait aucun commentaire. Selon le
Daily Beast, qui cite des sources proches du dossier, Me Thompson se
serait secrètement entretenu en juin avec la défense de l'ancien
patron du FMI en vue de conclure un arrangement financier. Les
pourparlers n'auraient toutefois pas abouti. Le procureur Vance a
demandé à Me Thomson de lui transmettre toute information sur ces
tractations, rapporte quant à lui le Wall Street Journal, citant
également des sources proches du dossier.
Dans l'éventualité où ces allégations étaient confirmées, elles
pourraient peser lourd lors de la prochaine audience qui doit se
tenir le 23 août. Elles porteraient un nouveau coup à la crédibilité
de Mme Diallo qui accuse Dominique Strass-Kahn de l'avoir agressée
le 14 mai dans une suite de l'Hôtel Sofitel de New York. Doutant de
la crédibilité de Mme Diallo après qu'elle eut menti sous serment,
les avocats de M. Strauss-Kahn espèrent un non-lieu. Dominique
Strauss-Kahn a été arrêté le 16 mai à bord d'un vol d'Air France qui
s'apprêtait à décoller en direction de Paris. Le 6 juin, il a plaidé
non coupable de sept chefs d'accusation, notamment de tentative de
viol, d'acte sexuel illégal et de séquestration.
M
MARTELLY ET LA DESIGNATION DE SON PREMIER MINISTRE
Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly affiche désormais une
extrême prudence dans le processus de désignation de son Premier
Ministre. Rentré au pays dimanche après une visite au Chili, le
président Martelly a mis l'accent sur la nécessité d'éviter toute
précipitation. " Les quatre membres de la commission travaillent, je
sais qu'ils travaillent mais on ne peut pas forcer d'avancer, on
attend d'avancer, on espère avancer, mais on ne peut pas forcer", a
déclaré M. Martelly. Il faisait référence aux 4 membres de la
nouvelle commission, présidée par Calixte Valentin, chargée de
réaliser les consultations préalables à la désignation d'un Premier
Ministre. Aucune information officielle n'a été communiquée sur les
noms des premiers ministrables. Il y aurait 5 personnalités encore
en lice. Entre temps, le président Martelly a annoncé des
dispositions pour faire fonctionner l'exécutif en attendant la
formation d'un gouvernement légitime. " On met sur pied d'autres
façons de fonctionner en attendant d'arriver là où on voudrait
arriver qui est la mise en place d'un gouvernement", a-t-il précisé.
Le Premier Ministre Jean Max Bellerive, dont le nom figure dans
toutes les listes de premier ministrables depuis 5 ans, avait fait
état de la nécessité de mobiliser des fonds pour concrétiser
certaines promesses du chef d'Etat. Le président n'a pu faire
approuver un Premier Ministre alors qu'il s'approche des 100
premiers jours de son administration. Cependant M. Martelly ne cesse
d'afficher un certain optimisme. " Au niveau de notre satisfaction
personnelle, nous pensons que nous avançons très bien, le président
est en bonne santé. Il y a des gens qui voudraient nous conduire
dans une guerre des nerfs mais ça ne marche pas jusqu'à présent",
conclut-il.
OEA ET HAITI. FORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT
Le Secrétaire général de l'Organisation des États Américains
(OEA), José Miguel Insulza, a dans un communiqué exhorté les
dirigeants politiques haïtiens à redoubler d'efforts pour former un
nouveau gouvernement. « Le Secrétaire général de l'Organisation des
États Américains (OEA), José Miguel Insulza, constate avec grande
préoccupation la persistance des difficultés rencontrées dans la
ratification et la désignation d'un nouveau premier ministre en
Haïti, après que le Parlement de ce pays a rejeté le deuxième
candidat à la Primature proposé par le Président Michel Martelly »,
peut-on lire dans ce communiqué. Le Secrétaire général Insulza
reconnait la responsabilité constitutionnelle qui incombe au
Parlement de ratifier ou de rejeter le candidat désigné par le
président pour occuper le poste de premier ministre. Par conséquent,
il lance un appel aux dirigeants politiques d'Haïti pour qu'ils
redoublent d'efforts en vue de parvenir au consensus qui aboutira à
la formation d'un nouveau gouvernement dans les plus brefs délais,
tout en prenant note que ce pays est dépourvu d'un gouvernement
entièrement opérationnel depuis l'investiture du Président Martelly
le 14 mai 2011. "Compte tenu de la nécessité urgente de poursuivre
les efforts de reconstruction (après les dévastations causées par le
séisme du 10 janvier 2010 en Haïti) et de l'importance cruciale de
consolider et de renforcer la démocratie dans cet État membre
fondateur de l'OEA, il faut parvenir à un consensus pour ratifier le
choix du premier ministre", a déclaré le dirigeant de l'organisation
continentale. Le Secrétaire général Insulza a précisé que, pour le
peuple haïtien, la présence d'un gouvernement opérationnel est
impérative pour s'attaquer aux divers problèmes que connait le pays
à l'heure actuelle. En renouvelant son appel au consensus et à un
dialogue national réunissant tous les Haïtiens, le dirigeant de
l'OEA a affirmé que les partenaires internationaux d'Haïti
souhaitent continuer de soutenir la prestation d'aide au
développement dont ce pays a tant besoin.
MARTELLY AU CHILI.
Son homologue chilien « partage » son idée de transformer la
MINUSTAH en mission de développement Publié le lundi 15 août 2011 Le
chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, a dressé dimanche le bilan
de son voyage au Chili, apportant des explications sur le report «
sine die » de sa vite en Argentine. Il a repris en ce sens la
version officielle relative au « problème familial » qui a porté la
présidente Cristina Fernandez De Kirchner à annuler toutes ses
activités. Le chef de l’Etat explique avoir dû, sous la
recommandation de ses conseillers, prendre la décision d’annuler le
voyage, tout en déléguant à Buenos Aires des membres de son équipe
pour des discussions importantes qui devaient s’y tenir. Son
conseiller en diplomatie, Daniel Supplice, a conduit la délégation
qui s’y est rendue et a fourni aux journalistes des détails sur les
rencontres, reprenant au passage la thèse officielle de l’annulation
de la visite en Argentine du chef de l’Etat haïtien.
Sur un ton compatissant, M. Supplice a noté que la présidente
argentine, qui a récemment perdu son mari, attendait sa première
petite fille. D’où, l’ampleur du drame qu’elle vit suite à l’annonce
de l’avortement de sa belle-fille, a noté celui qu’on présente comme
le futur chancelier haïtien. Michel Martelly s’est pour sa part
félicité d’avoir eu des entretiens fructueux avec son homologue
chilien, Sebastian Piñera, qui a soutenu son idée de transformation
de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti
(MINUSTAH) en mission de développement. L’éventualité de mettre à
contribution le contingent chilien de la MINUSTAH a été évoquée à ce
sujet, a fait savoir le président Martelly. Les discussions avec les
autorités chiliennes ont porté sur divers domaines de coopération,
dont le logement, la reconstruction, l’élaboration de code de
construction et du bâtiment incluant les dernières données en
para-sismologie, la formation de cadres-policiers. L’effectif des
boursiers-policiers haïtiens sera augmenté sous peu. C’est
d’ailleurs dans ce cadre qu’arrive la semaine prochaine à
Port-au-Prince le ministre chilien de la défense. Une mission du
Ministère chilien du logement doit également effectuer une visite au
pays en vue d’aider à la structuration de l’institution haïtienne
chargée du logement, annonce M. Martelly.
Le chef de l’Etat a d’autre part apporté des précisions sur les
discussions qu’il a eues avec la Commission Economique pour
l’Amérique Latine (CEPAL) qu’il présente comme « pratiquement la
maison des Nations Unies en Amérique Latine ». Garantissant à Haïti
des appuis non-financiers, la CEPAL a tout de même jugé prioritaire
un nouveau recensement de la population haïtienne. L’organisation
s’est engagée par ailleurs à apporter son appui au renforcement des
PME haïtiennes, promettant de dépêcher une mission à Port-au-Prince
en novembre prochain. Le chef de l’Etat haïtien qui s’est entretenu
avec des hommes d’affaires chiliens, a enfin annoncé l’invitation
qui lui a été faite de se rendre à nouveau au Chili, pour participer
à une conférence sur la régulation du secteur des télécoms.
QUEBEC-CANADA. OPTION QUEBEC POUR JEAN MARTIN AUSSANT
Le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, ne sait
toujours pas s'il va fonder un nouveau parti politique
souverainiste, mais il a tout de même réservé un nom pour cette
éventuelle formation auprès du directeur général des élections :
Option Québec. Ce nom trouve sa source dans le titre de l'essai que
René Lévesque a écrit avant de fonder le Parti québécois. « Je
trouve que ça dit tout. Il y a le mot Québec et il y a le mot
option, c'est-à-dire le choix de décider ce qu'on va devenir
nous-mêmes. Et pour faire ça, il faut devenir souverain », a
expliqué M. Aussant sur les ondes du Réseau de l'information. «
C'est un rappel de ce qui doit être fait et n'a pas encore été fait.
Et c'est intemporel la souveraineté. Les raisons de faire la
souveraineté sont les mêmes. C'est les contextes, peut-être, qui
changent, manifestement. » La réservation d'un nom constitue une
étape nécessaire pour la création d'un parti politique, mais M.
Aussant précise que cela n'implique « pas nécessairement » la
création d'une nouvelle formation. « Si on veut devenir un parti à
la fin de nos réflexions, il va falloir un nom, et il faut donc le
réserver si on veut être sûr qu'il soit disponible, mais ça ne mène
pas nécessairement à la formation d'un parti », précise-t-il.
L'autre condition préalable consiste à recueillir 100 signatures en
appui à la création d'un nouveau parti, une étape que Jean-Martin
Aussant considère comme une formalité. Ces signatures, dit-il,
pourraient être recueillies en « quelques heures ». « Moi,
personnellement, je vois l'utilité d'un nouveau parti, mais comme
vous le savez sans doute, c'est une tâche herculéenne, c'est un
travail de fou de fonder un parti », fait valoir celui qui a claqué
la porte du Parti québécois le 7 juin. « C'est à ça qu'on est en
train de réfléchir. On discute avec bien des gens pour voir s'il y a
la possibilité d'en faire. Mais l'intérêt y est, ça, c'est certain
», assure-t-il. Jean-Martin Aussant a quitté le PQ en raison d'un
désaccord avec la chef Pauline Marois sur la stratégie d'accession à
la souveraineté. Il affirme encore aujourd'hui que « si un parti est
souverainiste, il doit être élu en parlant de souveraineté et non en
évitant la question » et en disant « les choses franchement, sans
avoir peur d'une défaite ». Monter le parti, faire les structures,
l'étendre à la grandeur du Québec, c'est une tâche herculéenne, et
ça, il faut vraiment y penser avant de se lancer là-dedans.
LIBYE ET TUNISIE.
L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Abdoul Ilah al Khatib, semble
s'être fait rappeler à l'ordre. Hier, il déclarait avoir fait le
déplacement en Tunisie « pour se joindre aux pourparlers avec les
deux parties libyennes » mais un peu plus tard, un porte-parole de
l'ONU à New York, assurait qu'il n'y avait « aucune information
concrète concernant de telles discussions en Tunisie »
L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye a régulièrement
rencontré les représentants du régime et des insurgés ces derniers
mois. Il a fait plusieurs fois la navette entre Tripoli et Benghazi.
On sait que Abdel Ilah al-Khatib tente de faire adopter son plan de
sortie de crise qui comprend un cessez-le-feu et une transition
politique mais de nombreux points doivent être négociés : l'avenir
du colonel Mouammar Kadhafi, de sa famille et la récupération des
biens amassés au cours de ses années au pouvoir.
Si à Tripoli, le régime a déjà évoqué des contacts, des entretiens,
avec des membres du Conseil national de transition. La politique du
CNT a toujours été de démentir de tels contacts. « Il n'y a pas
d'émissaires du Conseil national de transition à Djerba », a assuré
ce mardi matin, le représentant du CNT en France, Mansour Saif
al-Nasr, invité de RFI. Ce sont des personnalités indépendantes
libyennes qui ne sont pas du côté du gouvernement et qui ne sont pas
membres du CNT qui ont rencontré l'envoyé de l'ONU, Abdel Ilah
al-Khatib à Djerba ». Pourtant, plusieurs sources indiquent que des
pourparlers se sont bien ouverts ce dimanche 14 août, sur l'île
tunisienne de Djerba entre représentants des insurgés et du régime,
avec entre autres, la participation du ministre libyen des Affaires
étrangères, Abdelati Obeidi. Une délégation envoyée par le président
du Vénézuela serait également présente : Hugo Chavez est un grand
ami de Mouammar Kadhafi.
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LE MATIN Reconstruire Port-au- Prince coûtera 3,3
milliards de dollars 10/08/2011
Ce mercredi 10 juillet, le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean
Yves Jason, accompagné des autres maires de la zone métropolitaine,
a présenté un nouveau plan de reconstruction de la capitale.
Ce mercredi 10 juillet, le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean
Yves Jason, accompagné des autres maires de la zone métropolitaine,
a.
P-AU-P. AU SENAT, COMMISSION DES TP ET LE BLUFF DES REALISATIONS
DE LA CIRH.
La commission des travaux publics du sénat a reçu jeudi le
titulaire du Ministère des Travaux publics transports et
comnications (MTPTC), Jacques Gabriel autour de plusieurs projets en
cours inscrits au bilan de la Commission Intérimaire de la
Reconstruction d’Haïti (CIRH) et d’autres dossiers importants. Le
président de la commission, Jean William Jeanty a fait savoir que
l’entretien avec le ministre Gabriel a permis de faire le jour sur
ce qu’il appelle « les bluffs » de la CIRH.
« Un ensemble de projets que la commission Intérimaire pour la
reconstruction d’Haïti prétend avoir financé pour le MTPTC, ont été
plutôt approuvés par des bailleurs comme l’Union Européenne et la
BID bien avant la formation de la commission », a dit comprendre le
2eme sénateur des Nippes à l’issue de la réunion. Le sénateur accuse
la CIRH de s’approprier les projets de plusieurs ministères pour les
ajouter à son bilan. Selon lui, la présence de l’ancien président
américain Bill Clinton qu’on fait passer pour le facilitateur des
financements à la CIRH, n’est pas aussi importante qu’on tente de le
faire croire.
D’autres sujets tels le fonctionnement de l’Electricité d'Haïti
(EDH), l’interconnexion des opérateurs de téléphonie, le Centre
national ds équipements (CNE) ont aussi été abordés, a affirmé
l’ingénieur Jeanty sans donner plus de détails. Le ministre des
Travaux Publics Transports et Communication indique avoir founi des
clarifications sur certains projets mentionnés dans des documents de
la CIRH dont les recherches de financement remontent à « bien
longtemps », a-t-il souligné. Il s’agit surtout, a-t-il dit, des
projets de construction de routes mentionnés dans les documents de
la commission sous la rubrique « Appui au Transport » citant par
exemple le tronçon Gonaïves- Ennery, Croix des Bouquets- Malpasse,
Petit trou -Petite Rivière de Nippes.
« Nous avons fait le point sur ces projets et discuté des
possibilités de lancer les chantiers déjà approuvés ou d’entamer les
études d’
INTERNATIONAL
INTERNATIONAL
C
RADIO METROPOLE. : Le sénat analysera le dossier du Premier
Ministre désigné promet Roudolph Joazile Mardi,
Alors que la commission sénatoriale spéciale s'apprête à analyser le
dossier du Premier Ministre désigné aucune évolution n'a été
enregistré dans la position du groupe majoritaire. Le président du
Grand corps, Roudolph Joazile, n'entend proposer aucun remaniement
de cette commission déjà hostile à M. Gousse. Si le président de
cette commission William Jeanty (Konba) affiche une certaine
neutralité, la majorité des autres membres avaient signé la pétition
réclamant le retrait de la candidature de Bernard Gousse à la
Primature. Les sénateurs Lucas Saint Vil, Nenel Cassy, Jean Baptiste
Bien Aimé, Yvon Buissereth, et Wenceslas Lambert affirment qu'ils
n'accorderont pas leur vote à M. Gousse.
Tout en admettant qu'il s'agit d'un problème le président du sénat
croit qu'il n'existe pas de solution. Il fait remarquer qu'à
l'inverse on pourrait considérer les sénateurs n'ayant pas signé la
pétition comme favorable à M. Gousse donc également inapte à
analyser le dossier sereinement. De nombreux parlementaires attirent
l'attention sur cette étape de la ratification estimant qu'elle est
à la fois technique et politique. M. Joazile n'a pas donné de suite
à la pétition des 16 sénateurs mais prévient que cette décision aura
une conséquence politique. Dans le même temps, les membres du groupe
minoritaire préconisent l'élaboration d'un pacte de gouvernabilité
pour sortir de l'impasse. Le sénateur Youri Latortue (AAA) invite
ses collègues à recevoir le dossier de M. Gousse avant de se
prononcer. Il assure que la note des sénateurs ne peut être
qualifiée de pétition et n'a aucune force légale. Il dénonce les
accusations de certains élus contre M. Gousse faisant valoir que les
autres gouvernements n'avaient pas agi différemment. Selon le chef
de file de AAA un pacte de gouvernabilité pourra être envisagé lors
de la préparation de l'énoncé de politique générale. Radio Métropole
: Gregory Mayard Paul estime que les 16 sénateurs œuvrent en
fonction de leurs ressentiments personnels Mardi, 12 juillet 2011
08:25 Le chef de cabinet du président haïtien, Gregory Mayard Paul,
exhorte les parlementaires à privilégier les intérêts supérieurs de
la nation et non leurs ressentiments personnels. Le juriste
réagissait à la pétition de 16 sénateurs réclamant le retrait de la
candidature de Bernard Gousse. Ces élus formant la majorité au sénat
sont notamment des membres du parti Inité. Dans une interview
exclusive à radio Métropole, Gregory Mayard Paul a révélé que le
chef d'Etat n'avait pas communiqué une liste officielle de 10
personnalités aux parlementaires. Les noms de ces personnalités ont
été dictés par le président Martelly lors d'une rencontre avec les
présidents des deux chambres insiste t-il. M. Mayard Paul confirme
que trois noms avaient été retenus par les parlementaires. Il
s'étonne du comportement des élus qui avaient pris part aux
négociations avec la commission de liaison. Le juriste attire
l'attention sur la démarche " très démocratique" du chef de l'Etat
qui selon les prescrits de la constitution doit designer son Premier
Ministre. Interrogé sur la réaction de l'exécutif, M. Mayard Paul a
mis l'accent sur la nécessité pour que le processus de ratification
se poursuive. La loi trace la route à suivre, on ne peut rejeter un
choix sans avoir analyser son dossier, déclare le chef de cabinet du
président de la république. Il estime que la pétition des sénateurs
prouve une certaine prédisposition à rejeter sur des critères
personnels le choix de M. Gousse.
Mettant en garde contre une violation de la constitution, M. Mayard
Paul invite les parlementaires à se ressaisir. Plusieurs
parlementaires signataires de la pétition dénoncent des violations
des droits humains dans le cadre de la lutte des forces de l'ordre
contre auteurs d'actes de violence dans le cadre de l'opération
Bagdad.
ALTER PRESSE : Haïti-Choléra :
Les habitants de la Chaine des Chaos lancent un appel au secours lundi
11 juillet 2011 P-au-P., 11 juil. 2011 [AlterPresse] --- La
coordonatrice de la Solidarité des Femmes Haïtiennes (SOFA) dans la
5e section communale de Marchand Dessalines (Artibonite / nord),
Eliane Datilus, appelle à une intervention urgente du pouvoir
central au niveau de cette localité en vue de la réduction du taux
élevé des cas de choléra. On récence plus de cent cas par jour dans
la localité, indique cette militante pour la défense des droits des
femmes. Plusieurs régions du pays en proie à des conditions
sanitaires précaires, sont fortement touchées par l’épidémie de
choléra, et voient les cas augmenter de plus en plus ces derniers
mois. Une grande partie de la Chaine des Chaos, dans le département
de l’Artibonite offre cet exemple d’une progression alarmante de
l’épidémie de cholera à la faveur de structures sanitaires
inadéquates. « L’État est totalement absent dans la zone de Chenot
qui est, quasiment, livrée à elle-même et ne dispose d’aucune
structure ni infrastructure en bon état. Faute de moyens nécessaires
la situation des malades du choléra se complique constamment »,
témoigne Eliane Datilus, Les résidents de Chenot doivent marcher
durant 8 heures avant de trouver un centre de santé, mal équipé et
dépourvu de matériels, déplore-t-elle. Selon Eliane, l’accès
difficile à l’hôpital, dû au manque d’infrastructures routières
reliant toutes les zones de la Chaine des Chaos, complique beaucoup
plus la situation des personnes touchées par l’épidémie dans cette
zone. « Plusieurs quartiers de la Chaine des Chaos manquent encore
cruellement d’infrastructures de base. Ces manques sont constitués,
entre autres, par l’absence structure d’adduction d’eau potable mais
surtout celle de santé, et cela a de graves conséquences sur la vie
de la population », regrette Eliane Datilus. Des citoyens de la
région se montrent particulièrement inquiets eux aussi face à la
montée de l’épidémie de choléra dans plusieurs communes de la Chaine
des Chaos. Pour Nicolas, originaire de Chenot, les responsables
locaux doivent redoubler d’efforts, notamment pour améliorer les
conditions de vie de la population de cette région. Depuis son
apparition en Haïti en octobre 2010, l’épidémie du choléra a connu
au moins deux pics, et fait déjà environ 5 mille 500 morts parmi
plus de 300 mille personnes infectées. Une dernière étude
scientifique identifie la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) comme responsable de l’introduction
du choléra dans le pays, à partir de matières fécales jetées dans le
fleuve de l’Artibonite qui traverse les régions de l’est et du nord
d’Haïti.
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11 Juillet 2011
HAITI. PRESIDENT MARTELLY ET LES RUMEURS DE SA DEMISSION.
Le président Joseph Michel Martelly entré en fonction il y a
moins de 2 mois, a donné samedi un sens aux rumeurs laissant
croire qu'il aurait l'intention de quitter le pouvoir, en raison
de la situation de blocage politique.
" Mais non, je n'ai pas l'intention de démissionner, j'entends
accomplir mon mandat de 5 ans", a voulu rassurer le président qui
reconait toutefois qu'il serait plus facile de le faire. Le chef de
l'Etat qui rentrait d'un séjour officiel en Espagne où il était
parti " à la recherche d'opportunités pour Haïti", est venu se
heurter à l'hostilité d'une majorité de sénateurs à la nouvelle
personnalité ( Bernard Gousse) qu'il a récemment désigné pour être
son premier ministre, quelques jours après le rejet par la chambre
des députés de l'homme d'affaires Daniel Gérald Rouzier. En effet,
16 sénateurs ont signé vendredi une résolution pour faire part de
leur ferme intention de rejeter la candidature de M. Gousse qu'il
considère comme un violateur de droits humains pour "assassinats et
répression politique" commis du temps où il était ministre de la
justice sous le gouvernement de Gérard Latortue, après le départ
forcé du président Jean Bertrand Aristide (29 février 2004).
Mais le president a voulu persuader que 18 senateurs seraient prêts
à voter en faveur de Gousse, comme si le Sénat comptait 34 membres
au lieu de l'effectif constitutionnel de 30. Pendant tout le
week-end, des rumeurs ont circulé, selon lesquelles des démarches
seraient en cours pour provoquer des manifstaions contre les
parlementaires qui réclament une personalité non conflictuelle pour
occuper le poste de premier ministre. Mais, la population semble
aujourd'hui peu encline à se laisser entrainer dans la rue. Des
rumeurs ont également fait état d'un appel du premier ministre
désigné au sénateur Jocelerme Privert (ancien ministre de
l'intérieur) pour lui demander pardon de l'avoir fait arrêter en
pleine nuit et l'avoir mantenu en prison pendant plus d'un an. "
L'appel n'était pas de demande de pardon mais pour lui expliquer les
circonstances de son arrestation", aurait fait savoir Bernard
Gousse. Après avoir renouvele sa confiance à Me Bernard Gousse, le
président Martelly a fait le compte-rendu de son voyage en Espagne.
Il s'est rejoui d'être, a-t-il dit, le premier chef d'Etat haïtien à
être reçu par un roi d'Espagne Il a également indiqué que des hommes
d'affaires qu'il a rencontrés lui ont fait la promesse de venir
investir en Haïti. Le president a aussi été en mesure d'annoncer que
l'Espagne octroiera via la BID une aide de 50 millions d'euros qui
serviront à la fourniture de crédits aux PME et à la formation de
professeurs pour l'année scolaire 2011/2012.
P-AU-P. DES ONG SUR LA SELLETTE.
En Haïti, plus de 18 mois après le séisme dévastateur, on se
demande toujours à quand la reconstruction du pays, annoncée à
grands renforts de publicité et de promesses, lors des diférentes
réunions des bailleurs à New-york, Punta Cana (RD) et ailleurs. La
question se pose aujourd'hui plus que jamais, puisque, malgré les 2
à 3 milliards de dollars dont on dit qu'ils ont été décaissés en
faveur de la reconstruction, on n'en voit pourtant jusqu'ici aucune
véritable trace, sinon quelques centaines de baraques qui auraient
pu être des abris provisoires 1 ou 2 mois après le séisme.
La verité, celle qui crève les yeux aujourd'hui, est que le pays
croule et gémit encore sous les déblais. La plupart des rescapés du
12 janvier vivent encore dans des tentes déchirées. Et
Port-au-Prince étouffe de la pestilence dégagée par les fatras
nauséabonds qui investissent littéralement les quartiers. De plus,
un véhicule ne peut rouler 10 mètres sans tomber dans une crevasse
ou une tranchée. Cette situation de promesses non tenues, n'est pas
limitée à la seule reconstruction. C'est malheureusement la même
réalité dans beaucoup d'autres secteurs: la presse, par exemple.
Savez-vous combien de fois les directeurs de médias ont été invités
par de grandes organisations internationales, au lendemain du
séisme, avec comme réfrains: il faut renforcer la presse haïtienne,
il faut donner des moyens aux médias et de la formation aux
journalistes pour les rendre plus performants et mieux à même de se
mettre au service de la population, après toutes les épreuves subies
pendant le tremblement de terre. Et lors des différentes rencontres,
argent, équipement et formation ont en effet été promis. Mais le
temps a passé. Et les faiseurs de promesses se sont rendus compte
qu'il y avait là une source de business, un véritable tresor. Et ils
ont monté leur propre boutique sur le dos de la presse haïtienne.
Et sur le dos de la presse haïtienne, au nom de son renforcement,
ils sont partis mendier des fonds qu'ils ont bien sûr trouvés- mais
pour eux seuls- ,griace à la grande sympathie dont Haïti et les
Haïtiens étaient l'objet. Et ...pan! La première grande preuve de ce
renforcement, c'est de mettre en place des sructures parallèles
d'information, de se payer des salaires faramineux... et de
dépouiller les medias particulièrement les radios de leurs meilleurs
journalistes et reporters, avec les miettes des centaines de
milliers de dollars quémandés, mais qui représentent quand même le
double voire le triple de ce qu'ils percevaient. Les promesses
s'envolent en fumée. Et ce sont les ONG de la presse qui
s'enrichissent avec l'argent reçu pour les médias qui se retrouvent
confrontés à bien plus de difficulté qu'avant, face à ces concurents
indécents et malhonnêtes qui tirent leur fortune du séisme, alors
que des centains de milliers de gens gens pataugent dans la boue.
Aujourd'hui, c'est une autre ONG qui fait son apparition, décidée
plus que jamais à faire, elle aussi, son beurre. Son objectif
officiel: fournir une formation à de jeunes haïtiens dans le domaine
de l'enquête et de l'investigation.
Objectif on ne peut plus noble, si la première démarche des
rsponsables de cette ONG créée par la journaliste américaine kathie
Klarreich n'était de destabiliser les médias en faisant une
véritable razzia dans les salles de nouvelles, avec en main un sac
de gourdes tirées des centaines de milliers de dollars obtenus, là
encore, au nom du renforcement des médias haïtiens. Comble
d'indécence, interdiction formelle est faite aux journalistes
recrutés: "pas question de donner une période de préavis aux médias
que l'on vous fait quitter. On en a pas le temps" Malheureusement,
cette nouvelle ONG bénéficie de la collaboration d'un petit groupe
de directeurs de médias grâcement payés, dans la mise en place de
son entreprise malfaisante dont le seul appât est l'argent.
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10 Juillet
CANADA, MONTREAL. EFFONDREMENT D'UN BATIMENT
Un bâtiment s'est effondré dimanche à l'intersection des
rues Villeneuve et de Bullion, dans l'arrondissement du
Plateau-Mont-Royal, à Montréal. Un travailleur, qui a été coincé
sous les décombres pendant près d'une heure, a subi des
blessures mineures. On ne craint pas pour sa vie. Deux autres
travailleurs s'en sont sortis indemnes. Les trois ouvriers
effectuaient des travaux dans le sous-sol du bâtiment. Un
périmètre de sécurité a été établi dans le secteur. La rue de
Bullion est fermée entre les rues Villeneuve et Mont-Royal.
L'électricité a été coupée dans le secteur. L'immeuble voisin du
bâtiment qui s'est affaissé a été condamné par mesure de
sécurité. Les résidents de l'immeuble ont été évacués. Des
inspecteurs sont en route pour vérifier l'état du bâtiment.
HAITI. CE QUE DIT LA PRESSE
Haiti Press Network : Tension à Pétion-ville Une vive
tension a régné tôt dans la matinée du vendredi 8 juillet à
Pétion-ville. Des marchands protestaient contre la destruction
durant la nuit d’une partie du marché de la commune par la mairie.
Des équipes de la mairie de Pétion-ville ont détruit les tréteaux et
marchandises dans la partie du marché située dans la rue dans la
nuit de jeudi à vendredi. Mécontents, les petits détaillants ont
protesté contre la manière forte utilisée par l’administration
communale en lançant des jets de pierre dans toutes les directions.
Des barricades enflammées étaient allumées dans plusieurs points de
la commune.
Le Nouvelliste : Haïti: A la recherche d'une majorité de
passage
Le Premier ministre désigné, Bernard H. Gousse, est attendu mardi
prochain au Sénat de la République en vue de faire le dépôt de ses
pièces. Me Gousse cherche entre-temps à dégager une majorité au
Parlement où il n'est pas le bienvenu. C'est le président du bureau
du Sénat, Rodolphe Joazile, qui a annoncé le dépôt des pièces du
Premier ministre désigné pour mardi prochain. « On a écrit au
Premier ministre désigné pour lui demander de venir faire le dépôt
de ses pièces », a précisé le sénateur. Les parlementaires étaient
prêts à recevoir M. Gousse dès vendredi, mais l'intéressé a préféré
se présenter mardi prochain. Le Sénat de la République semble
vouloir aller vite sans perdre de temps avec le processus de
ratification du choix de Bernard H. Gousse qui est très contesté par
les parlementaires de INITE et leurs alliés. Hier mercredi, le jour
même de la désignation officielle de Bernard Gousse au poste de
Premier ministre par le président Michel Martelly, le Sénat a décidé
de créer une commission spéciale pour étudier ses pièces. La
commission de neuf membres est composée des sénateurs Jean William
Jeanty (président), Lucas Sainvil (secrétaire-rapporteur), Jean-
Baptiste Bien-Aimé, Edo Zenny, Yvon Bussereth, Nènèl Cassy, Jean
Willy Jean-Baptiste, Wenceslas Lambert et Francisco Delacruz,
(membres). Avant même que Me Bernard Gousse effectue le dépôt de ses
pièces au Parlement, les têtes de pont du Groupe Parlementaire pour
le Renouveau (GPR), le groupe majoritaire dans les deux Chambres,
affichent leur volonté de ne pas ratifier son choix. Présenté comme
un homme de caractère certains disent autoritaire, M. Gousse va
tenter de réussir là où Daniel Gérard Rouzier avait échoué.
Le Nouvelliste : Haïti: Gousse: un élément, pas l'ensemble
7 Juillet 2011
Cheveux roux passablement dégarnis, regard pénétrant, voix
"d'anchorman" et une force de caractère perceptible dès le premier
contact: c'est Bernard Gousse. A 52 ans, il s'est taillé un nom
comme juriste en Haïti. Mais, de la toge à la rue, dans les manifs
d'étudiants contre le régime de Jean-Bertrand Aristide entre 2003 et
2004, l'homme s'était fait connaître. Sa persistance à affronter les
gaz lacrymogènes et les pierres l'a catapulté au ministère de la
Justice dans le premier cabinet du gouvernement de transition mis en
place après la chute d'Aristide.
"GNB pur et dur, il était taillé pour le boulot", disait-on à
l'époque de ce technocrate en qui les militants de la mouvance
lavalas, bien embusqués au Parlement, voient un ennemi. Ils veulent
s'offrir une revanche dorée sur l'ex premier flic de Latortue. Comme
toujours en Haïti, on est simpliste et on aime les boucs-émissaires,
au point de faire croire que Bernard Gousse est, à lui tout seul,
responsable de ces années de folie de l'opération Bagdad, des
centaines de morts de civils, de policiers, des opérations commandos
et des carnages dans les bidonvilles réputés favorables à
Jean-Bertrand Aristide, où il y avait effectivement une guérilla
urbaine formée, alimentée et financée. Ceux qui avaient décidé de
l'opération de résistance et qui avaient promis "les ténèbres jour
et nuit si la flamme de la démocratie s'éteignait", devront
aujourd'hui s'expliquer sur ces années sombres, troubles, difficiles
au cours desquelles des Haïtiens se sont entre-tués. "L'armée du
Nord" de Guy Philippe et de Louis Jodel Chamblain a existé, les
exactions contre des commissariats et des infrastructures ont bien
été perpétrées aux Gonaïves et dans le Plateau central. Dans un camp
comme dans l'autre, c'était la folie. Hideuse. Malsaine. Honteuse.
Gérard Latortue n'est pas questionné. Lui qui avait dit vouloir
chercher des armes et des munitions au marché noir pour contourner
l'embargo des États-Unis. Il n'est pas non plus inquiété d'avoir
confessé, comme un gamin : "yo tire sou nou, nou tire sou yo tou
wi". Au ministère de la Justice à l'époque et étant supérieur direct
du chef de la PNH, Bernard Gousse était aux premières loges. Pour
savoir ce qui se passait et aussi pour prendre des décisions
aujourd'hui passées au peigne fin. Son obstination à maintenir en
prison, selon ce qu'on dit, l'ex-premier ministre Yvon Neptune,
contre l'avis des tenants des officines décidant de vie et de mort,
a effectivement fait de l'avocat une bête aussi noire que le noir de
sa toge de disciple de St-Yves, défenseur des faibles, de la veuve
et de l'orphelin. Un avocat qui se rebiffe face à l'obligation de
respecter les droits humains, cela fait désordre. Il n'y a pas
photo, mais Gousse est la caricature parfaite du bourreau. Mais
aussi, comment demander à un militant, à un manifestant GNB de
transcender face à l'ennemi d'hier. Erreur de calcul, s'il en était.
Toujours est-il, c'est important de rappeler que la configuration du
gouvernement après 2004 a été en grande partie décidée par les
Américains. Gérard Latortue était sorti dans les manches du "Blanc"
comme on dit. Et personne ne voyait venir Boniface Alexandre,
président de la Cour de Cassation, un homme tranquille, loin des
combines politiciennes. La facture salée de ces moments difficiles
doit être collective, endossée par tous les concernés et Bernard
Honorat Gousse ne peut pas et ne doit pas être un élément retiré de
l'ensemble.
Entre-temps, Julian Assange et son fameux site Wikileaks révèle
bien des secrets. Qui et quand décidera-t-on de revenir sur le passé
des uns et des autres dans un pays qui va de rebondissement en
rebondissement disons depuis 1957 pour ne pas remonter au déluge. Là
encore, on exposera, analysera, dans chaque cas, une partie de la
réalité sans souligner des subtilités, des tenants et des
aboutissants. On voudra destabiliser aujourd'hui celui-ci, demain
celui-là. Sans prendre le temps de comprendre ce qui s'est passé, et
le jeu des acteurs. Comme aujourd'hui, un certain Bernard Gousse,
dans ses pérégrinations afin de devenir Premier ministre d'un pays
encore plus exsangue après le séisme, va être mis à nu avant d'être
porter aux nues. Ou l'inverse.
Alter-Presse : Haïti-Politique : La plateforme politique
Alternative en faveur de la ratification de Bernard Gousse Fanmi
Lavalas se garde d’opiner et le parti Inite est determiné à rejeter
ce choix vendredi 8 juillet 2011 P-au-P, 7 juil. 2011 Des acteurs de
la vie politique haïtienne apprécient diversement la désignation de
l’avocat et ex ministre de la justice Bernard H. Gousse comme
prochain premier ministre. La plateforme Alternative, ancienne
opposition à l’administration de l’ex président René Préval,
approuve le choix fait par le président Michel Martelly et prône
l’établissement d’un pacte de gouvernabilité. « Gousse nous disons
qu’il est bon », déclare à AlterPresse, Serge Gilles, membre du
directoire de l’Alternative. « Nous avons demandé a nos
parlementaires de voter » en faveur de la ratification de Gousse,
confie-t-il. Toutefois, il souligne que la ratification du premier
ministre désigné ne représente pas la solution des problèmes du
pays. « S’il est ratifié tant mieux, mais cela ne va pas résoudre la
crise ; c’est le pacte de gouvernabilité qu’il faut établir »,
préconise Gilles. Selon lui, cet accord devrait permettre aux divers
secteurs de s’entendre sur des perspectives d’avenir et de trouver
des réponses aux besoins fondamentaux de la population. De leur
coté, les membres de la direction du parti Fanmi Lavalas de l’ancien
président Jean Bertrand Aristide , disent se garder « d’opiner sur
la désignation de quiconque comme premier ministre, puisque le parti
a été exclu du processus électoral ». « Nous n’avons pas de position
sur les différentes désignations de premier ministre », précise à
AlterPresse Ansyto Félix, responsable de la commission de
mobilisation du parti. Toutefois, Fanmi Lavalas déplore des «
pressions du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif » pour
parvenir à imposer un premier ministre, selon Félix qui critique le
comportement du chef de l’État qui và « à l’encontre de la
démocratie ». Le bloc majoritaire au parlement, composé
essentiellement des élus issus du parti Inite, ne cachent pas leur
intention de voter contre la ratification de Gousse, jugée
inacceptable. Le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur du parti
INITE, déclare que « pour lui c’est un choix qui est déjà rejeté »
et « le président Martelly doit adopter les dispositions
constitutionnelles pour désigner un autre premier ministre ». « Le
vote sera éminemment politique », avertit-il. Bernard Gousse est la
deuxième personnalité désignée premier ministre par Michel Martelly.
Le choix de l’homme d’affaires Gérard Daniel Rouzier a été rejeté
par la chambre des députés le mardi 21 juin dernier.
Le Matin : Le président Martelly toujours face aux attentes des
ménages vulnérables
Le lundi 4 avril 2011, le Conseil électoral provisoire a proclamé
les résultats de la présidentielle qui avait mis face à face le
chanteur Michel Joseph Martelly et Mme Mirlande Hyppolite Manigat. À
l’issue de ce résultat Michel Martelly est sorti vainqueur avec un
score de près de 67.0% des voix. Une frange importante de la
population haïtienne, en liesse, a regagné les rues de la capitale
haïtienne en vue de manifester sa joie consécutivement à cette
victoire. Près de deux mois après, la population, dans sa grande
majorité, attend toujours de voir les premiers signes du changement
promis.
« Aujourd’hui, je me sens heureux du fait que le vote populaire a
été respecté et que M. Martelly a été élu président de la République
malgré tout ce qu’on raconte à propos de lui», a déclaré un citoyen
à Carrefour Fleuriaut. Quant à Benjamin, âgé de 28 ans, cette
victoire marque un vote de sanction de la classe politique
traditionnelle qui n’a rien fait pour sortir la population haïtienne
du cercle vicieux de la pauvreté. Ainsi souhaite-t-il que l’équipe
du nouveau président se démarque totalement de l’ancienne forme de
gouvernance basée sur la corruption et le mensonge et aménage un
climat propice a l’amélioration des conditions de vie de la
population.
D’un air plutôt réservé, M. Jocelyn, père de 4 enfants et habitant
d’un camp d’hébergement situé non loin de carrefour Marassa, espère
que « Martelly ne sera pas le nouveau Préval ». Jocelyn souhaite
voir la concrétisation des promesses faites par M. Martelly à la
population, notamment celle ayant rapport à l’éducation de tous les
enfants en âge d’aller à l’école. « L’un des plus grands défis qu’il
devra relever est celui de la relocalisation des victimes du 12
janvier », estime Jocelyn. « Le gouvernement de M. Préval n’a rien
fait pour nous doter d’un abri permanent et M. Martelly nous a
promis qu’il nous sortira de ce trou à rat et j’ai confiance en lui
et c’est pour cette raison que je lui ai donnée ma voix et je sais
qu’il ne me décevra pas comme cela a été le cas avec M. Préval », a
poursuivi Jocelyn.
Le contexte politico-économique ne risque-t-il pas de compromettre
la concrétisation de telles promesses et détériorer davantage le
sort d’un pourcentage considérable de la population ? Qu’en est-il
de la faisabilité de telles promesses ? En outre, il convient de
rappeler que M. Martelly a hérité d’un pouvoir dans un contexte on
ne peut plus critique, caractérisé par une économie en berne et
l’accentuation de la misère du peuple haïtien.
À rappeler qu’avant l’accession de M. Martelly au pouvoir, les
recettes fiscales, au terme d’une année 2010 marquée par un terrible
tremblement de terre, ont été les plus mauvaises depuis ces 15
dernières années. En effet, selon l’Institut haïtien de Statistique
et d’Informatique (IHSI), en volume, le Produit intérieur brut a
contracté de 5%. Un triste record vu que l’économie haïtienne n’a
jamais enregistré de tels chiffres sombres depuis l’embargo de 1993.
De plus, au terme de cette même année, le commerce en gros de
certains biens de consommation, les articles et appareils
d’équipement domestiques et le commerce en détail ont connu une
tendance à la baisse.
S’il est encore tôt pour se questionner sur la réalisation des
promesses faites par le président Martelly lors de sa campagne
électorale, il est opportun cependant de se demander si le
Législatif et l’Exécutif finiront par s’entendre pour offrir au
peuple des opportunités d’améliorer ses conditions de vie. Dans ce
bras de fer qui se dessine entre ces deux pouvoirs, les grands
perdants seront toujours les plus vulnérables dont le pouvoir
d’achat a chuté de plus de la moitié depuis 1980.
«Le Matin : Rigolades ! Par Daly Valet Le Matin : 8 au 14
juillet 2011 Il y avait l’Haïti de Jean-Bertrand Aristide.
C’était celle de l’anarchie et des gangs de rue aux ordres. Elle
charriait ses rebelles en armes. Ses policiers guérilleros. Ses
criminels en treillis. Sa soldatesque délinquante. Ses voyous
endimanchés. Le grand désordre comme principe d’ordre. Des
oppositions politiques boiteuses paradaient avec, pour seules
perspectives, le bout de leur nez. C’est cette Haïti balkanisée et
indigente de leadership social et politique digne qui nous a valu
cette tutelle internationale et ses semences mortelles comme le
choléra. Il y eut, récemment, l’Haïti de René Préval. Ce fut celle
du cynisme au pouvoir. De la dignité mise au placard. Des courants
centripètes minaient l’État jusque dans ses fondements. Implosion.
Vide institutionnel. La République devenait ce bateau ivre qui
allait dans toutes les directions. Des ambitions de pouvoir des plus
sordides servaient de carburant à sa dérive. Les frontières
s’estompaient. Plus d’intimités nationales. L’étranger finançait
jusqu’au ramassage d’ordures au seuil de nos demeures. L’indignité
d’État comme vertu civique. Être président, c’est faire du Palais
national un casino. Gouverner, c’est jouer au poker. Dialoguer,
c’est ruser. Les Premiers ministres devaient être des Jean-Max
Bellerive. Capables, mais sans profondeur. La dignité diluée dans le
carriérisme et la soumission servile au Prince. Ce dernier, fût-il
débonnaire ou démissionnaire. De l’absence dans la présence. Les
têtes altières des Michèle D. Pierre-Louis furent à proscrire. Les
forces politiques, elles-mêmes, furent à disloquer de l’intérieur.
Il ne restait rien, à part cette stabilité politique de façade, et
les calculs triviaux d’un régime élu par la loi, mais qui voulait se
pérenniser au pouvoir par des pratiques hors-la-loi. Un sentiment de
dégoût et de révolte agitait jusqu'à nos zombies. C’est justement
cette Haïti, cette proie des insensés, ce Titanic naufragé, qui a
permis au char carnavalesque tout en rose de Sweet Micky de déborder
de son parcours traditionnel pour aller s’engouffrer jusqu’au siège
de la présidence au Palais national. Liesse populaire. Choc
élitaire. Bonjour, les dégâts ! Micky au Palais. Martelly au
Pouvoir. Quelle Haïti ? C’est déjà celle de la grande rigolade.
Piano-bar. Sérénades. Déhanchements publics d’ensorcelés. Ici comme
ailleurs. Les frontières se brouillent à nouveau entre le permis et
le proscrit. Comme sous l’Haïti de Préval. Bis repetita ! Cette
fois, c’est plutôt sur le mode du burlesque. Comédies de boulevard.
Des blagues sucrées, salées et pimentées. Les dignitaires de la
presse en ont eu pour leurs comptes. Il fallait briser la glace en
riant. À la bonne franquette. Et dans le voisinage grivois de
l’interdit. Les parlementaires ? Des empêcheurs de faire du Micky à
la ronde et auxquels les actuels maestros du Palais servent de temps
en temps des coupes débordantes d’insanités. Il y a une part
d’innocence et de naïveté bon enfant dans cette nouvelle Haïti qui
se dessine sous nos yeux. Cette façon « guédé » d’être au pouvoir
semble participer de la difficulté à faire la transition rapide
entre le statut d’amuseur public et celui de haut détenteur de
pouvoirs publics. La forte polarisation Exécutif-Parlement, ainsi
que cette insoutenable légèreté qui caractérise, du côté de
l’entourage présidentiel, la gestion du dossier des premiers
ministres désignés, relève tout bonnement de l’immaturité.
Immaturité politique. Mais, aussi, immaturité intrinsèque des
décideurs. Trop de charges, trop de défis, trop de subtilités et de
complexités pour tant d’hommes et de femmes si peu préparés et si
dominés par leurs émotions. L’impréparation se pose également pour
les acteurs du Parlement. Leur sens de l’État et de l’intérêt
collectif est assez lacunaire. La République en pâtit péniblement.
Surtout, le peuple des tentes. Le président Martelly doit réaliser
qu’il lui faudra apprendre à s’asseoir pour bien gouverner. Près de
cinq voyages à l’étranger en moins de deux mois de présidence, c’est
du luxe pour un pays grabataire. S’il nous a promis de la modestie
au pouvoir, qu’il nous épargne, alors, ce retour au jeanclaudisme
ostentatoire, fêtard et dépensier. Les atouts d’Haïti méritent,
certes, d’être mieux vendus à l’extérieur. Cependant, ses misères et
besoins sont assez connus du reste du monde. Il y a surtout lieu, à
présent, d’organiser le pays de l’intérieur, de renforcer les
institutions et de mettre sur pied une équipe gouvernementale
compétente et efficace. C’était un mauvais départ que Daniel Rouzier
n’ait pas été considéré avec plus de sérieux au Palais national et
plus de conscience citoyenne au Parlement. Que Bernard Gousse ait
été désigné Premier ministre comme on joue au loto, ce n’est point
rassurant. Car, le choix et la méthode renseignent très mal sur les
visées réelles du pouvoir et ses convictions profondes. On pourrait
même en rigoler si l’avenir immédiat du pays n’en dépendait.
Pourtant, il parait qu’il faudra s’attendre à tout dans cette Haïti
de la rigolade. Même à des excursions répétées à l’étranger quand le
Chef de l’État devrait s’asseoir pour apprendre le métier de
gouverner. Et constituer, autour de lui, au moins une équipe qui
fonctionne.
INTERNATIONALES
SYRIE. MANIFESTATIONS ANTI-FRANCAISES
Dans les villes d’Alep et de Damas, en Syrie, des manifestants s’en
sont pris, samedi 9 juillet 2011, aux représentations françaises, à
la suite de la visite de l’ambassadeur de France dans la ville
d’Hama assiégée par l’armée. Paris a convoqué la représentante du
régime syrien dans l’Hexagone, au lendemain des manifestations, pour
avoir des explications. Tout a commencé le jeudi 7 juillet. Eric
Chevallier, ambassadeur de France à Damas se rend dans la ville de
Hama, dans le nord du pays, encerclée par les forces de sécurité
syriennes, et rejoint le lendemain par son homologue américain,
l’ambassadeur Robert Ford, afin de montrer le soutien occidental au
« droit de manifester librement » du peuple syrien. Une initiative à
laquelle Damas n’a que très peu goûté. La veille, l’ambassade de
France à Damas, et le consulat à Alep, ont été la cible de
dégradations. Le Quai d’Orsay rapporte ainsi que « des drapeaux
français ont été brûlés », des pierres lancées sur les bâtiments et
que des voitures ont été détruites. Le ministère des Affaires
étrangères reproche surtout l’inaction des autorités durant les
saccages, et a convoqué, en début de soirée, l’ambassadrice de Syrie
en France, Lamia Shakkour. Selon le porte-parole du Quai d’Orsay,
Bernard Valéro, cette entrevue est « l’occasion de redire de la
manière la plus solennelle que ce qui s’est produit au cours des
derniers mois en Syrie n’est pas acceptable ». La Syrie, comme la
France, invoquent la Convention de Vienne sur les relations
diplomatiques (1961) : la première pour condamner l’ingérence
française dans les affaires syriennes, la seconde pour dénoncer le
fait que Damas n’a pas assuré la protection d’une représentation
diplomatique, et affirmer que l'ambassadeur français peut se
déplacer librement dans le pays hôte.
SENEGAL. ORDRE D'EXPULSION D'HISSENE HABRE VERS LE TCHAD.
A propos de l'extradition du Sénégal de l'ancien président
tchadien, Hissène Habré « En tout état de cause, le Sénégal devrait
obtenir des garanties d'un procès équitable par les autorités
tchadiennes avant toute extradition dans les circonstances
actuelles, dans lesquelles ces garanties ne sont pas encore en
place, l'extradition de Hissène Habré pourrait constituer une
violation du droit international. » Au sommet de Malabo, en Guinée
équatoriale, l’Union africaine (UA) avait déjà envisagé l'option du
transfert d’Hissène Habré au Tchad. Les documents de travail
indiquaient, dans les grandes lignes, comment le procès de l'ancien
président tchadien pourrait s’organiser : mise en place de chambres
africaines extraordinaires au sein de la justice tchadienne,
nomination d’une majorité de magistrats autres que tchadiens,
signature d’un accord entre l’UA et le Tchad. La Belgique avait
envoyé un mandat d'arrêt international à charge pour l'Etat du
Sénégal d'extrader Hissène Habré.
Mais ces documents énuméraient également des conditions auxquelles
« l’option tchadienne » pouvait être envisageable : il aurait fallu,
selon l’UA que les garanties d’un procès équitable soient données
par le gouvernement tchadien, de même que des garanties sur la
sécurité d’Hissène Habré. L’Union Africaine préconisait notamment
que le Tchad annule la condamnation à mort qui a frappé l’ancien
président par contumace en 2008. Dakar n’aura mis que quelques jours
après la fin du sommet pour formaliser le transfert d’Hissène Habré.
Les autorités sénégalaises ont-elles pu obtenir toutes les garanties
recommandées en si peu de temps ? Pourquoi, sinon, cette volonté si
rapide de se débarrasser du dossier ? Les causes réelles restent
mystérieuses, mais il faut tout de même noter une coïncidence : le
11 juillet, date annoncée de l’expulsion d’Habré vers le Tchad est
également la date limite qui avait été fixée au Sénégal pour
répondre à la Belgique devant la Cour de justice internationale de
La Haye. Or, la Belgique demande qu’Habré soit jugé par le Sénégal
ou que les Sénégalais le lui remettent.
NATIONS UNIES
NATIONS UNIES ET SES PROMESSES DE SOUTIEN AU SUD SOUDAN.
Le Sud-Soudan a proclamé officiellement samedi son indépendance lors
de cérémonies à Juba, la capitale de la nouvelle nation, en présence
du Secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon, et du Président de
l`Assemblée générale de l`ONU, Joseph Deiss, qui ont promis le
soutien des Nations Unies au nouvel Etat.
"Au nom des Nations Unies. Au nom de l`ensemble de la communauté
internationale, je félicite les huit millions de citoyens de la
République du Sud Soudan et en cette grande et capitale occasion,
j`adresse à cette toute nouvelle nation en Afrique, à cette toute
nouvelle nation sur Terre, mes meilleurs voeux d`un avenir
pacifique, prospère et heureux ", a déclaré Ban Ki-moon dans un
discours lors des cérémonies marquant l`indépendance. "La naissance
de cette nouvelle nation est l`aboutissement d`une longue lutte. Une
lutte qui a vu des violences terribles. Une lutte qui a détruit de
nombreuses vies, pendant de nombreuses années. Aujourd`hui, nous
ouvrons un nouveau chapitre", a-t-il ajouté. Le Secrétaire général
de l`ONU a salué le Président du Sud-Soudan, Salva Kiir, et le
Président du Soudan, Omar Al-Bachir, d`avoir su prendre les
décisions difficiles et faire des compromis. Il a rappelé que la
nouvelle nation était confrontée à des défis énormes : l`extrême
pauvreté, le manque d`infrastructures de base et d`institutions
gouvernementales, l`insécurité politique. Il a toutefois estimé
qu`il ne fallait pas sous-estimer le potentiel remarquable du Sud
Soudan, notamment ses ressources naturelles abondantes, ses vastes
terres arabes et le Nil coulant en son centre.
Selon lui, le Sud-Soudan ne peut pas relever ces défis tout seul et
il a particulièrement besoin du soutien de son voisin dont il vient
de se séparer, le Soudan. "Un Sud viable aura besoin d`un Nord
viable. Et vice versa", a-t-il dit. Le Secrétaire général a rappelé
que des aspects du processus de paix entamé en 2005 entre le Nord et
le Sud n`avaient pas encore été réglés, notamment le référendum de
la zone d`Abyei et les consultations populaires dans les Etats du
Sud-Kordofan et du Nil-Bleu. Il a appelé le Soudan et le Sud-Soudan
à déclarer sans équivoque qu`ils restaient déterminer à régler les
aspects inachevés de l`Accord de paix global de 2005 qui avait mis
fin à la guerre civile.
Le Secrétaire général de l`ONU a réaffirmé l`engagement des Nations
Unies à aider le nouvel Etat à faire face à ses nombreuses
responsabilités en tant que nation. Le Conseil de sécurité de l`ONU
a créé vendredi la Mission d`assistance des Nations Unies en
République du Sud-Soudan (MANURSS). "Notre mandat : aider le
Sud-Soudan à mettre en place des institutions de gouvernance
efficaces et répondre aux grands espoirs de sa population", a
souligné Ban Ki-moon. Le Président de l`Assemblée générale de l`ONU,
Joseph Deiss, a également salué ce moment historique. "Un nouveau
pays déclare formellement son indépendance et ce nouvel Etat va
devenir membre des Nations Unies", a-t-il dit. M. Deiss a précisé
que l`Assemblée générale procéderait rapidement pour accueillir le
nouvel Etat membre, le 193e, après avoir reçu la recommandation du
Conseil de sécurité en la matière. "En tant que Président de
l`Assemblée générale, ce sera un grand privilège et un honneur pour
moi d`accueillir le Sud-Soudan comme membre des Nations Unies. En ce
jour, l`écho du marteau durera longtemps. En ce jour, à New York, au
siège des Nations Unies, le drapeau adopté par le Sud-Soudan
flottera haut et fier comme tout autre drapeau", a-t-il ajouté.
Pour sa part, le Haut commissaire des Nations Unies pour les
réfugiés, Antonio Guterres, a rappelé qu`environ 350.000 anciens
réfugiés sont retournés au Sud-Soudan au cours des six dernières
années et qu`ils joueront un rôle clé dans la prospérité future du
nouvel Etat. "Je suis particulièrement content que le Parlement du
Sud-Soudan ait récemment adopté une Loi sur la nationalité, qui
devrait aider à empêcher l`apatridie alors que le nouvel Etat
émerge. J`espère que le gouvernement du Soudan adoptera pareillement
des politiques minimisant le risque d`apatridie pour les individus
restant au nord et continuera sa longue tradition de générosité à
l`égard de réfugiés d`autres pays", a dit M. Guterres dans un
communiqué.
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6
La famille Mevs pense qu'au-delà de toute appartenance politique ou
sociale, il est souhaitable que tous les enfants d'Haïti se mettent
ensemble pour travailler pour le bonheur et le progrès de la patrie
commune. La famille Mevs tient à témoigner son respect envers tous
ceux qui s'engagent dans la vie publique ou dans des activités
civiques. La nation leur doit solidarité et gratitude pour leur
engagement.
Le Nouvelliste : Haïti: Fritz Mevs écrit à Youri Latortue
Port-au-Prince, le 5 juillet 2011
M. Youri Latortue Sénateur de la République En ses Bureaux
Monsieur le Sénateur,
Ce n'est qu'après avoir pris connaissance de l'article intitulé «
La police, une milice privée de la bourgeoisie haïtienne » paru dans
le journal Haïti Liberté, Vol. 4 -No. 49 du 22 juin 2011, que j'ai
réalisé l'ampleur des préjudices qui vous ont été causés par le
contenu d'un entretien que j'ai eu avec un représentant de
l'Ambassade Américaine au cours du mois de mai 2005. Sans vouloir
m'écarter du but de cette lettre, permettez-moi de situer cette
entrevue dans le contexte d'insécurité pendant lequel elle s'est
déroulée. Les violences quotidiennes dont j'étais le témoin, les
meurtres et enlèvements dont des amis proches étaient victimes
m'avaient, je dois le reconnaître, durement déstabilisé. Loin de
chercher de l'aide, je me suis sans doute laissé emporté par des
réflexes de préemption et j'avoue que les mots que j'aurais pu avoir
prononcés ne reflètent aucunement ma pensée. En fait, ce qui aurait
dit et rapporté ne reflète en rien la vérité. Force est donc de
reconnaître que cette entrevue a causé des torts à beaucoup de
personnes dont certaines me sont pourtant très chères. De plus, à ma
connaissance, vous n'avez jamais été impliqué, de prêt ou de loin à
aucune sorte de tractation ou de pratique illicite.
Aussi, c'est avec humilité et une simplicité dénuée de tout
artifice que je veux vous présenter mes excuses les plus sincères.
Je vous reconnais les qualités d'un fervent patriote, serviteur
infatigable des intérêts de votre pays. Je me tiens prêt à faire
amende honorable en rectifiant publiquement toute atteinte à votre
réputation. Espérant qu'il soit encore possible de rétablir les
faits, je reste à votre entière disposition pour toute suite utile
et vous prie de recevoir, monsieur le Sénateur, avec toute ma haute
considération, l'expression de mon profond regret.
Le Nouvelliste : Haïti: Le passé rattrape le changement
06 juillet 2011
Avant de partir pour l'Espagne mercredi, le président a présenté au
pays son choix: Bernard Gousse. Le Premier ministre pressenti a été
désigné. Rarement, un probable futur Premier ministre aura entendu
contre lui une telle levée de boucliers avant de prendre le chemin
des Chambres pour faire le dépôt de ses pièces. Les parlementaires
qui contrôlent la majorité dans les deux branches du pouvoir
législatif ne s'en cachent pas: Gousse est un mauvais choix de la
part du président Martelly. Dans les moeurs politiques haïtiennes,
cet hallali annoncé est cependant une bonne chose. Pas de surprise
pour Gousse qui sait à l'avance à quoi s'attendre de la part des
parlementaires qui font la pluie et le beau temps politique au
Bicentenaire, où sont logées les bâtisses qui accueillent les
séances du pouvoir législatif. Gousse, ancien ministre de la Justice
et de la Sécurité publique, a aussi l'expérience rare d'avoir vu et
vécu de près la mécanique de l'échec mise en place pour broyer
Daniel Rouzier à qui il a eu à prodiguer des conseils lors de sa
course vers la Primature. Gousse a tout et presque tous contre lui.
Il devra en faire une force et se souvenir que dans l'histoire
d'Haïti un homme, Faustin Soulouque, est parvenu à la présidence
puis fut couronné empereur en dépit du fait qu'il avait le plus
petit nombre de voix à l'élection au second degré à laquelle il
participait... Pendant que le pays tente de se doter d'un
gouvernement fonctionnel, l'ONU propose de créer une commission pour
gérer le passé duvaliériste du pays. La haute-commissaire adjointe
aux droits de l'homme de l'ONU, Kyung-wha Kang, rapporte
Radio-Canada, propose la création d'une commission de vérité et de
réconciliation pour aider les Haïtiens, qui ont souffert sous la
dictature de Jean-Claude Duvalier, à panser leurs plaies.
La haute-commissaire adjointe précise toutefois que la commission
ne remplacerait pas les efforts qui sont déployés pour traduire M.
Duvalier, devant la justice de son pays. Depuis son retour en
janvier dernier, après 25 ans d'exil, plus de 20 plaintes ont été
déposées contre lui, allant de la tentative de meurtre au
détournement de fonds. Le président Michel Martelly, avant de
prendre l'avion pour l'Espagne ce mercredi, a présenté Bernard
Gousse comme « un monsieur qui sait travailler et qui va établir
l'ordre et la discipline ». Fils de duvaliériste, Bernard Gousse
aura sur son bureau le dossier Duvalier. Comment le juriste de 52
ans, respecté pour ses compétences, mais craint pour son
intransigeance, va-t-il gérer ce délicat dilemme? En Haïti, le passé
est toujours embusqué au premier coin de rue et dicte sa loi à
l'avenir. Martelly élu sous le signe du changement commence à s'y
confronter.
Alter-Presse : Haiti-Justice : Le Haut Commissariat de l’Onu
favorable à des poursuites contre Duvalier jeudi 7 juillet 2011
La haut-commissaire adjoint aux droits de l’homme de l’Onu,
Kyung-Wha Kang, juge nécessaire de poursuivre en justice,
l’ex-dictateur haïtien, Jean Claude Duvalier, pour les exactions
commises sous son régime. « Je pense que c’est nécessaire de
poursuivre monsieur Duvalier pour ce qui a été une période assez
sombre de l’histoire de ce pays », déclare Kyung-Wha Kang lors de sa
récente visite en Haiti. Jean Claude Duvalier a succédé en 1971 à
son père Francois qui avait passé 14 ans au pouvoir. Il a maintenu
un régime de fer jusqu’à sa fuite en France en 1986 suite à une
insurrection populaire. L’ancien tyran est rentré de manière
inopinée en Haiti en janvier 2011. Au cours d’une conférence de
presse, le 5 juillet à Port-au-Prince, la haut-commissaire adjoint,
affirme avoir rencontré durant sa visite « un groupe de plaignants »
contre Duvalier. Plusieurs victimes du régime duvaliériste ont porté
plaintes contre l’ancien dictateur par devant la justice haïtienne
pour crime contre l’humanité. Kang, qui dit n’avoir pas «
spécifiquement touché cette question avec le président (Michel)
Martelly », rappelle que les autorités haïtiennes sont dans «
l’obligation d’enquêter sur les graves crimes qui ont eu lieu durant
le règne de Jean Claude Duvalier ». Selon le haut commissariat de
l’Onu, il n’y a pas de « délai de prescription » en matière de droit
international. La prescription est une notion juridique stipulant
que, passé une certaine durée, une action en justice pénale ou
civile est jugée irrecevable. Kyung-Wha Kang réitère l’appui du haut
commissariat aux droits de l’homme de l’ONU à la justice haïtienne
et souhaite la mise en place d’une commission de vérité.
NOUVELLES INTERNATIONALES
YEMEN. PRESIDENT ALI ABDALLAH SALEH A LA TV.
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est exprimé à la
télévision yéménite jeudi 7 juillet 2011. Il présentait des traces
de brûlures au visage et portait des bandages aux bras et aux mains.
ReutersPar RFI Pour la première fois depuis son hospitalisation en
Arabie Saoudite le 4 juin, Ali Abdallah Saleh est apparu ce jeudi 7
juillet 2011 à la télévision, le visage brûlé et les mains
recouvertes de bandages. Le président du Yémen a appelé au dialogue,
sans faire mention de son éventuel retour au pays. L'opposition
yéménite réclame la mise en place d'un conseil intérimaire pour
empêcher son retour aux affaires. C’est un président méconnaissable
qui est apparu sur les écrans. A l’évidence, Ali Abdallah Saleh a
subi plusieurs opérations de chirurgie esthétique. Revêtu d’une robe
blanche et d’un foulard rouge vissé sur la tête, seul son visage
était en mouvement, ses deux bras étant immobilisés dans des plâtres
et ses mains recouvertes de bandages.
A Sanaa, impossible de passer à côté de l’événement. Dès les
premières secondes de la diffusion de l’enregistrement vidéo sur la
chaine nationale, le ciel de la capitale s’est enflammé. Feux
d’artifice multicolores et tirs en l’air à l’arme automatique
pendant près de quatre heures, les Yéménites ont tenu à fêter la
bonne santé de leur leader. Et c’est d’ailleurs le message principal
de cette intervention. Ali Abdallah Saleh est vivant. Sur le fond,
le chef de l’Etat n’a en effet pas fait de grandes annonces. Il a
appelé au dialogue et n’a pas évoqué un possible retour dans son
pays ni son éventuelle intention de démissionner.
FRANCE. QUATRE HOMMES CONDAMNES POUR LE MEURTRE DU FILS DU
PRESIDENT DEBY.
Les jurés ont rendu leur verdict ce jeudi 7 juillet 2011 dans le
procès des auteurs de l'agression de Brahim Déby, le fils du
président tchadien, mort à 27 ans dans son parking, en région
parisienne, le 2 juillet 2007. Quatre hommes étaient poursuivis pour
« vol avec violence ayant entraîné la mort », et un cinquième homme
était jugé pour « complicité ». Des peines bien en-dessous de celles
requises par l'avocat général. A l'issue de dix jours de procès, les
jurés ont tranché : 12 et 13 ans de réclusion criminelle pour Dan
Batoua et Marin Cioroianu, le loueur de voitures de luxe et son
employé, dont l'avocat général avait confié lors de son réquisitoire
« ne pas savoir lequel est le mauvais génie de l'autre ». Neuf ans
d'emprisonnement pour Jaime de Carvalho Vaz, et 5 ans pour Messi
Ntsama, celui qui a parlé de la victime, Brahim Déby, à Dan Batoua,
jugé pour complicité. Quant à Najèbe Oumouldène, qui comparaissait
libre et nie depuis le début avoir été présent le soir de
l'agression, il a été acquitté. Ce verdict sonne comme un désaveu
pour l'avocat général, maître Bernadeaux, qui avait requis de 16 à
20 ans de réclusion criminelle pour les 4 accusés et 10 ans pour le
complice. a famille du président Déby est effondrée; et maître
Padaré, leur avocat, parle d'un « coup de poignard », et d'une « 2e
mort de Brahim Déby. » La défense s'est dite, elle, satisfaite de ce
verdict qu'elle qualifie d'« équilibré ».
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1er JUILLET 2011
CANADA
CANADA. OTTAWA. FETE NATIONALE VISITE ROYALE
Sous le thème « Canada : un passé glorieux, un avenir brillant! », les
cérémonies commenceront à midi en présence du prince William et de
son épouse Kate Middleton, qui ont entamé jeudi un séjour de neuf
jours au Canada. Les autorités s'attendent d'ailleurs à une foule
record en raison de la présence du couple princier. En avant-midi,
le duc et la duchesse de Cambridge assisteront à une cérémonie
d'assermentation de nouveaux citoyens canadiens au Musée des
civilisations. Ils se rendront par la suite à la cérémonie
protocolaire à midi, à laquelle participeront également le
gouverneur général David Johnston, le premier ministre Stephen
Harper et le ministre du Patrimoine canadien James Moore. Un défilé
aérien des CF-18 et des Snowbirds suivront la cérémonie. En soirée,
un spectacle regroupera des artistes de partout au pays :
•Great Big Sea (Terre-Neuve-et-Labrador) •Kumpa''nia (Québec)
•Dehli 2 Dublin (Colombie-Britannique) •Corb Lund (Alberta) •Dan
Mangan (Colombie-Britannique) •Elisapie Isaac (Nunavik) •Florence K
(Québec) •Sam Roberts (Québec) •Quartuor Orphée (Québec) •Soul
Influence (Ontario) •Jenn Grant (Île-du-Prince-Édouard) •Pierre
Lapointe (Québec) •Maria Aragon (Manitoba) •Frannie et Fab de Random
Recipe (Québec) •Oumou Soumaré (Nouveau-Brunswick) •Les 7 doigts de
la main (Québec) •Zogma (Québec) .
HAITI
NOUVEAU PREMIER MINISTRE A DESIGNER PAR PRESIDENT MARTELLY.
Dans la phase des négociations politiques préalables à la
formation d'un gouvernement le chef de l'Etat s'était impliqué
directement. Une rencontre avec les sénateurs doit avoir lieu avant
le prochain déplacement du chef de l'Etat. Outre son implication
personnelle, le président Martelly a également changé de stratégie
en proposant plusieurs personnalités pouvant éventuellement occuper
la fonction de chef de gouvernement. Plusieurs législateurs ont
confirmé que Bernard Gousse, Jean Henry Céant et Jean Max Bellerive
figurent parmi les personnalités encore en lice. Le Premier Ministre
démissionnaire devra à partir de ce vendredi convaincre les
sénateurs de l'opposition minoritaire. Le sénateur Steven Benoît,
président de la commission anti corruption, confirme que M.
Bellerive répondra à une invitation en vue de fournir des
informations sur l'utilisation des 163 millions de dollars de Pétro
caribe et l'état d'avancement des projets de la Commission
Intérimaire pour la Reconstruction (CIRH). De son coté, l'ex
candidat a la présidence Jean Henry Céant, silencieux depuis
l'investiture de Martelly espère favoriser un consensus entre
l'Inité et l'opposition. Le 3 eme candidat, l'ex ministre de la
justice, Bernard Gousse, semble effrayer une frange de l'Inité,
proche de la mouvance lavalas. Le sénateur Moise Jean Charles et le
député Polly Faustin, accusent le juriste d'avoir été l'instigateur
de violations de droits de l'homme durant le gouvernement de
transition. Le chef de l'Etat pourrait tenir compte des réactions
des parlementaires avant de designer officiellement son Premier
Ministre.
GONAIVES. NOUFRAGE DU VOILIER BELLE GOAIVIENNE. 7 CADAVRES
REPECHES.
Le bilan du naufrage de, la "Belle Gonâvienne continue..8 morts et
plus d'une dizaine de disparus, selon les derniers chiffres
communiqués par les autorités haïtiennes. 11 autres personnes se
trouvant à bord du voilier, ", ont été repêchées par la protection
civile haïtienne. Parmi les survivants figure un petit garçon de 8
ans qui s'est servi d'un sac de charbon pour gagner le littoral. Le
corps de la mère du garçon et de 4 autres femmes ont été retrouvés
lors des recherches. La coordonnatrice régionale de la Protection
civile, Nadia Lochard, a indiqué que le voilier a chavirer en raison
des rafales de vents ayant provoqué d'énormes vagues dans la baie de
Port-au-Prince. Selon un rescapé âgé de 15 ans et qui a sauvé la
plupart des survivants, le bateau transportait 34 personnes,
notamment des petits commerçants, ainsi que des sacs de charbon et
d'autres marchandises. Les techniciens de la Protection civile
poursuivaient les recherches mais estiment que les chances de
retrouver d'autres survivants sont extrêmement minces. De nombreux
résidents d'Anse à Galets étaient angoissés puisqu'ils sont sans
nouvelles de leurs proches se trouvant à bord du petit bateau.
EUROPE
PARIS, NEW YORK. AFFAIRE KHANE. POSSIBILITE D'EFFONDREMENT DE
L'ACCUSATION.
Selon le New York Times, les accusations qui pèsent contre l'ancien
directeur du FMI seraient sur le point de s'effondrer. Le journal
cite deux enquêteurs non identifiés selon lesquels le procureur en
charge de l'affaire doute désormais de la crédibilité de la femme de
chambre du Sofitel. Ces informations interviennent alors qu'on
apprend qu'une comparution surprise de DSK est prévue ce vendredi
1er juillet 2011 au tribunal de Manhattan.
Le New York Times a obtenu des indiscrétions auprès du bureau du
procureur selon lequel le témoignage de la jeune femme, de
l’accusatrice de Dominique Strauss-Kahn, ne serait pas aussi fiable
qu’on l’avait pensé. Les enquêteurs qui travaillent pour le
procureur de New York ont découvert des éléments accablants sur
cette jeune femme et notamment sur ses relations et son entourage
qui font beaucoup douter le bureau du procureur. Ils ont découvert
qu’elle aurait menti à plusieurs reprises, notamment pour obtenir
l’asile politique aux Etats-Unis, qu’elle aurait des liens avec des
activités criminelles : trafic de drogue et blanchiment d’argent.
Ils ont découvert des versements d’un montant total de 100 000
dollars sur son compte en banque. Enfin, ils disposeraient d’une
conversation enregistrée un jour après le viol supposé au Sofitel
dans laquelle la jeune femme évoque ses accusations contre DSK et le
profit qu’elle peut en tirer. Conversation qu’elle a eue au
téléphone avec un trafiquant de drogue incarcéré en prison. Depuis
le début de cette affaire, le procureur s’appuyait sur la
crédibilité de cette jeune femme et sur le témoignage qui avait
convaincu le grand jury. Certes, il y a des tests ADN qui attestent
d’une relation sexuelle mais cela ne suffit pas à prouver le viol.
Sa parole est en train de vaciller et le procureur Cyrus Vance Jr
pourrait abandonner certaines charges au moins les charges les plus
graves qui pèsent contre Dominique Strauss-Kahn à la lumière de ces
nouveaux éléments.
LIBAN. AFFAIRE HARIRI. NOUVEAUX MANDATS D'ARRETS.
Le Tribunal spécial pour le Liban a remis le 30 juin l'acte
d'accusation dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier
ministre Rafic Hariri le 14 février 2005. Quatre mandats d'arrêt ont
aussi été remis au procureur général de Beyrouth. Il s'agit de
quatre membres du Hezbollah : Moustapha Badreddine, Salim Ayache,
Assad Sabra et Hussein Anaissi. Les mandats d'arrêt émis par le
tribunal de l'ONU ont été délivrés sous scellés. Voilà ce que
précise jeudi une source judiciaire libanaise. Les noms ont d'abord
étaient tenus secrets avant d'être finalement confirmés par le
ministre libanais de l'Intérieur. Dès le jeudi soir, certains médias
libanais comme la télévision LBC, une chaîne généraliste chrétienne,
ont annoncé qu'au moins deux des quatre mandats d'arrêt ont été émis
contre des membres du Hezbollah. Finalement ce sont quatre membres
du Hezbollah concernés par le mandat. Il s'agit de Moustapha
Badreddine, membre de la plus haute instance dirigeante du
Hezbollah, le conseil consultatif, gendre du chef militaire
historique du parti Imad Moghniyé qui a été assassiné à Damas en
2008. Moustapha Badreddine serait actuellement un des plus hauts
dirigeants militaires du Hezbollah.
Les trois autres accusés sont Salim Ayache, également un haut
responsable du parti qui détient la nationalité américaine, Assad
Sabra et Hussein Anaissi. Le parti chiite libanais s'est toujours
défendu d'une implication dans la mort de l'ancien Premier ministre
sunnite. Depuis les dernières élections, il est l'un des piliers de
la coalition au gouvernement. L'implication de certains de ses
membres rendrait la situation particulièrement tendue dans le pays.
Le Premier ministre Najib Mikati a annoncé que son gouvernement
agirait de manière responsable et réaliste. Le Liban a désormais 30
jours pour exécuter ses mandats d'arrêt. Sinon le Tribunal spécial
pour le Liban convoquera lui-même les suspects devant le tribunal.
Roger Nabaa, figure libanaise, craint que cet acte d'accusation
reste lettre morte. Selon le philosophe, le réalisme voudrait de ne
pas donner suite à l'acte d'accusation.
ONU
ONU POUR LA PROTECTION DES MINEURS DANS LES CONFLITS ARMES.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi à
améliorer la protection des enfants dans les conflits notamment en
ajoutant les entités qui attaquent les écoles et les hôpitaux sur la
liste noire des groupes qui recrutent et utilisent les enfants pour
combattre lors de conflits.
« Sur 22pays en conflit, 15 ont fait état d'attaques ciblant des
hôpitaux et des établissements éducatifs. De plus, les menaces et
les attaques par des acteurs non-étatiques ont contraint les écoles
à fermer », a déploré jeudi Ban Ki-moon à l'occasion d'une réunion à
la Mission allemande auprès des Nations Unies à New York. « Les
écoles et les hôpitaux doivent être considérés comme des zones de
paix. Ce principe doit être respecté par toutes les parties »,
a-t-il martelé.
Au début du mois de juin, le Secrétaire général a publié un rapport
sur la situation des enfants dans 22 pays en conflit : Afghanistan,
République Centrafricaine, Tchad, Colombie, Côte d'Ivoire,
République démocratique du Congo, Haïti, Inde, Iraq, Liban, Myanmar,
Népal Territoires occupes palestiniens/Israël, Pakistan, Philippines
Somalie, Sri Lanka, Soudan, frontière sud de la Thaïlande, Ouganda,
et Yémen.
Sur ces 22 pays, les écoles et les hôpitaux de 15 d'entre eux ont
fait l'objet d'attaque. La destruction de ces bâtiments semble être
l'attaque la plus récurrente. Fait relativement nouveau, de
nombreuses fermetures d'écoles et de centres de santé motivées par
la menace et l'intimidation ont été relevées dans un nombre
croissant de pays. Les écoles sont souvent utilisées pour le
recrutement des enfants dans les groupes armés, souligne le rapport.
L'une des principales recommandations du document est d'ajouter les
entités qui attaquent les écoles et les hôpitaux sur la liste noire
des groupes qui recrutent et utilisent les enfants pour combattre
lors de conflits. « Je salue les efforts du Conseil de sécurité pour
négocier la résolution qui permettra d'ajouter les attaques d'écoles
et d'hôpitaux comme un critère de listing dans mon rapport annuel
sur les enfants et les conflits armés », a souligné Ban Ki-moon. «
Les efforts proactifs des Nations Unies, des gouvernements, de la
société civile et des organisations non gouvernementales sur les
listes des violations, comme le recrutement et l'utilisation des
enfants dans les conflits, ont donné des résultats positifs », a
plaidé le chef de l'ONU soulignant « la valeur ajoutée de la
dénomination et de la honte ».
Aux Philippines, au Soudan et en Somalie, le recrutement et
l'utilisation d'enfants dans les conflits a diminué, indique le
rapport. Cette année, aucun groupe n'a été retiré de la liste noire
des entités recrutant et utilisant les enfants pour combattre dans
les conflits. Quatre nouvelles entités ont été ajoutées, deux
provenant d'Iraq et deux autres opérant au Yémen. Al-Qaida en Iraq,
y compris sa faction jeunesse armée dénommée « Oiseaux de paradis »
et État islamique d'Iraq ont été ajoutés à la Liste des parties qui
recrutent ou utilisent des enfants, tuent ou mutilent des enfants,
et/ou commettent des viols et d'autres formes de violences sexuelles
contre des enfants dans des situations de conflit armé dont le
Conseil de sécurité s'est saisi. Le Secrétaire général de l'ONU a
par ailleurs salué la récente adoption de plans d'action par les
autorités du Tchad et d'Afghanistan afin de lutter contre
l'utilisation d'enfants dans les conflits. « Continuons la pression
sur tous ceux qui violent les droits des enfants dans les conflits,
qu'ils enrôlent des enfants soldats ou qu'ils menacent des écoles et
des hôpitaux. Ensemble construisons un monde plus sûr », a conclu
Ban Ki-moon.
Le directeur géneral sortant du Conatel, Marcelin
Montaigne a lui salué la collaboration dont il a bénéficié du
personnel de l’institution mais également des acteurs du système que
sont entre autres les operateurs locaux et les medias. Il a dit
souhaiter que son successeur bénéficie de cette même collaboration
qui, dit-il, devra permettre au secteur de continuer à se
développer. Un nouveau directeur général a également été installé à
l'Autorité aéroportuaire nationale (AAN). Le specialiste en droit
aérien Karl Ferrailleur, ancien directeur admisnistratif de la
Minoterie, ancien directeur des postes d'Haïti et ancien Directeur
general du Ministère du Commerce, remplace l'ingenieur Lyonel Isaac.
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COUP D'OEIL SUR LE CANADA,
HAITI, EUROPE, AFRIQUE
20 Fevriuer
CANADA. QUEBEC. ORGANISME VEUT BRANCHER TOUS VILLAGES DU
CENTRE QUEBEC.
Armés de leurs ordinateurs portables ou de leurs téléphones
intelligents, on voit de plus en plus de gens à la recherche
d'une connexion internet sans fil dans les lieux publics. Dans
bien des villages toutefois, les accès gratuits sont carrément
inexistants. Mais cela pourrait bientôt être chose du passé au
Centre-du-Québec, où un organisme s'est donné l'objectif de
créer des points d'accès publics à internet sans fil dans tous
les villages et villes. Pour le moment, le Centre-du-Québec
compte 34 zones d'accès publiques à internet, surtout
concentrées à Drummondville. L'organisme « Centre-du-Québec sans
fil », qui a contribué à l'implantation de ces points d'accès,
veut maintenant concentrer ses efforts dans les plus petites
municipalités. À l'heure actuelle, bien des petits villages ne
disposent d'aucun accès gratuit à internet sans fil, même pas
dans les bibliothèques. Cette situation est intenable, aux yeux
des membres de « Centre-du-Québec sans fil », qui s'inquiètent
des répercussions sociales et économiques d'une telle absence.
HAITI. P-AU-P. MANIFESTATION DES LAVALASSIENS POUR LE
RETOUR D'ARISTIDE.
L’organisation politique Fanmi Lavalas a organisé vendredi
une manifestation a Port-au-Prince en vue de commencer à
célébrer le retour annoncé imminent, de l’ancien président Jean
Bertrand Aristide qui vit en exil en Afrique du Sud depuis qu’il
a été contraint de quitter le pouvoir en février 2004.
Partie du quartier de Bel Air, l’un des fiefs de l’ancien
président Aristide, pour aboutir au Champs-de mars où se trouve
le palais présidentiel, (en ruine depuis le tremblement de terre
de janvier 2010), cette manifestation qui a rassemblé des
milliers de partisans et de sympathisants de l’organisation,
s’est déroulée dans une ambiance festive et s'est terminée sans
incident. Pancartes en mains, les manifestants ont fait le
parcours en scandant le nom du président Aristide dont le retour
après plus de 7 ans d’exil, est attendu avec beaucoup de fièvre,
l'ancien president étant reste très populaire, malgré 7 ans
d'exil. Les manifstants scandaient« Bon retour président
Aristide, Titide nous t’aimons, Titide nous t’attendons, nos
prières se sont exhaucées ». Ils en ont egalement profité pour
exprimer une fois de plus leur désaccord avec la façon dont le
premier tour des présidentielle et législatives élections ont
été organisées, dans une fraude généralisée. Ils ont réclamé la
tenue d'élections ouvertes à toutes les formations politiques.
Fanmi Lavalas a été a deux reprises exclu du processus electoral
par le CEP accusé d'avoir eté jusqu'au 28 novembre 2010 à
la solde du président René Préval. Le porte-parole du président
Aristide, le docteur Maryse Narcisse, a délivré le message de
Fanmi Lavalas, sur la place Dessalines au Champ-de-Mars.
Dans ce message, l'organisation a demandé au fondateur de
l'Independance, Jean Jacques Dessalines d’accorder son pardon
aux Haïtiens qui, en raison de deals obscurs avec l’étranger,
ont contribué ternir l’image du pays sur la scène internationale
et a plonger Haïti dans une misère atroce. Ils ont également
denoncé ce qu'ils appellent l’ingérence arrogante de la
communauté internationale dans les affaires haïtiennes notamment
dans le processus électoral.
Maryse Narcisse en a également profité pour exiger
l’annulation du scrutin controversé du 28 novembre et
l’inclusion dans le processus électoral de tous les partis
politiques y compris Fanmi Lavalas. Avec elle, les milliers de
manifstants ont scandé: "sans le retour , il n'y aura pas de
2ème tour". De son coté, le porte-parole de la commission de
mobilisation permanente de Fanmi Lavalas, Ansyto Félix, a
indiqué que le retour de Jean Bertrand Aristide dans le pays
n’est qu’une question de jours. D’ailleurs, a-t-il promis, très
bientôt, le public saura par voie de presse, la date arrêtée
pour ce retour qu'il estime imminent.
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