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1804-2008
204 ANS D'INDÉPENDANCE
OÚ VA CE PETIT PAYS?
Extraits par: Jacques Dussek, Raymond
Dussek, Illitch Dussek, Eddy Dupiton, Bob Lemoine, Jean Souffrant, Jean H. Dupiton,
James Limages, Gislène Laforest, Jacqueline
O'Garro, Judith Jn-Louis, Fred Dupiton, Vertulie Vincent,
Jean Robert Saget, Jean Jr. Joseph, Frantz Reid, Esq,
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2008

ERICQ PIERRE PREMIER MINISTRE DESIGNE DU
GOUVERNEMENT HAITIEN.
Le président haïtien René Préval a fait choix de M. Ericq Pierre comme
nouveau Premier ministre.
Le choix a été fait de concert avec les présidents des deux chambres du
Parlement lors d’une rencontre dimanche au palais national. Le nouveau
Premier ministre devrait se présenter au Parlement pour être ratifié par les
sénateurs et les députés.
Le président René Préval a désigné ce dimanche,
M. Ericq Pierre, 64 ans, comme nouveau premier ministre en remplacement de
Jacques Edouard Alexis, renversé par un groupe de sénateurs le 12 avril
dernier.
Mais avant d'accéder à ce poste, M. Pierre, agronome
de profession, doit être ratifié par les deux chambres ainsi que son exposé
de politique générale
Ericq Pierre, originaire de Latibolière à Grande-Anse,
a travaillé pendant un certain temps comme expert de la Banque
interaméricaine de développement (BID) en Haïti, avant d'être nommé
représentant d'Haïti auprès de la BID en 1991 sous le gouvernement Aristide
Préval, poste qu'il occupe jusqu'à sa nouvelle nommination comme premier
ministre.
En effet, un premier choix de Ericq Pierre sous le
premier gouvernement de M. Préval en 1999, avait été rejeté par le parlement
à majorité OPL après que le premier ministre Rosny Smart issu de cette
formation eut été forcé à la démission.
Pour avoir fait campagne en faveur de René Préval lors
de la présidentielle de 2006, son nom avait été cité comme Premier Ministre
après la victoire de ce dernier, mais Jacques Edouard Alexis a été
désigné. On lui souhaite du succès dans sa nouvelle fonction
Ericq Pierre a fait ses études classiques à Jérémie
puis à Port-au-Prince où il entra à Damien pour ses études en Agronomie.
Sa désignation est intervenue après deux semaines de
discussions et consultations avec notamment des responsables politiques, des
membres de la société civile et du secteur des affaires, au cours desquelles
les deux autres prétendants au poste Jean-Max Bellerive et Jacquy Lumarque
ont par moment pris le dessus.
Le choix de Ericq Pierre a été également précedé d'une
balade de responsables étrangers dont le secrétaire d'´état francais à la
coopération, le secrétaire genéral de l'OEA à la tête d'une délégation de
haut niveau et le ministre espagnol des affaires etrangères, pour persuader
le président Préval de l'urgence de trouver une issue à la crise politique
née de la destitution de M. Alexis, sanctionné pour n'avoir pas trouvé
remède au coût de la vie et à la crise alimentaire, des problèmes mondiaux.
René Préval avait surtout insisté sur la question de
la stabilité politique après l'installation du nouveau gouvernement. Car
rien ne sert, disait-il, de nommer dans la précpitation un nouveau
gouvernement qui ne béneficie pas d'une majorité au parlement et incapable
d'amener la stabilité qui a prévalu pendant les près de deux ans du
gouvernement Alexis.
La population qui a manifesté récemment dans plusieurs
villes du pays attend beaucoup du gouvernement à venir pour aider à
l'amélioration de ses conditions de vie. Mais ce gouvernement pourrait lui
aussi avouer son incapacité à faire des miracles, puisque la hausse des prix
du carburant et des produits alimentaires ainsi que le coût de la vie en
général sont des realités mondiales que l'octroi de quelques centaines de
tonnes de nouriture ne peut résoudre en Haiti.
QUEENS, NEW YORK. AFFAIRE SEAN BELL. VERDICT DU TRIBUNAL
Trois policiers poursuivis après la mort en
novembre 2006 à New York d'un jeune Noir désarmé, tué d'une cinquantaine de
balles à la veille de son mariage, ont été acquittés vendredi par un
tribunal du quartier de New York. Le verdict a été accueilli avec stupeur,
aux cris de "meurtriers!", "honte à vous!", par plusieurs centaines de
personnes massées aux abords de la cour suprême du quartier de Queens,
quadrillé par d'importantes forces de police et survolé par des hélicoptères.
Les trois policiers Michael Oliver, Gescard Isnora
et Marc Cooper ont été bel et bien acquittés.Le révérend Jesse Jackson,
militant des droits des Noirs, a dénoncé depuis Chicago une "parodie de
justice".Le maire de New York, Michael Bloomberg, a pour sa part relevé dans
un communiqué que le juge chargé de l'affaire, Arthur Cooperman, avait pris
sa décision "sur la base des témoignages entendus durant le procès".
L'Amérique est une nation de lois, et même si tous ne seront pas d'accord
avec le verdict, nous acceptons son autorité", a poursuivi le maire, qui
s'est dit "convaincu qu'il n'y aurait pas de débordements". Sean Bell, 23
ans, est mort à la sortie d'une discothèque où il enterrait sa vie de garçon.
Son décès avait provoqué des tensions à New York et Michael Bloomberg avait
dénoncé un "usage excessif de la force". Les policiers Gescard Isnora, un
Hispanique noir, et Michael Oliver, un Blanc, inculpés le 19 mars 2007
d'homicide involontaire, risquaient jusqu'à 25 ans de prison. Un troisième
policier, Marc Cooper, un Noir, poursuivi pour "mise en danger d'une
personne par une conduite imprudente", ne risquait qu'un an de prison. Le 25
novembre 2006, cinq policiers en civil dont les trois inculpés surveillaient
la sortie d'une discothèque dans le Queens. Pour une raison inconnue, ils
avaient pris en chasse la voiture où se trouvaient Sean Bell et deux de ses
amis. Pensant que les occupants du véhicule étaient armés, les cinq
policiers avaient fait usage de leurs armes, tuant Sean Bell et blessant
grièvement l'un des deux passagers.
Le drame a rappelé celui d'Amadou Diallo, un jeune
homme d'origine guinéenne abattu d'une quarantaine de balles à New York en
1999. L'acquittement des policiers impliqués dans cette affaire avait
provoqué d'énormes manifestations dans la ville, et plusieurs centaines de
personnes avaient été arrêtées.
Vendredi, le juge Cooperman a estimé que les policiers
n'avaient pas de responsabilité criminelle dans la mort de Sean Bell: "les
témoignages n'ont pas suffi à démontrer que les policiers avaient eu tort
d'ouvrir le feu". Les témoignages des trois policiers étaient "plus
crédibles que ceux des victimes", a précisé le juge dans un communiqué.
Le ministère américain de la Justice a annoncé qu'il
travaillait avec le FBI et les autorités judiciaires new-yorkaises pour
effectuer un examen indépendant des "faits et circonstances entourant la
fusillade" et que les autorités "prendront les mesures appropriées si des
éléments indiquent une violation" de la législation.
Aux abords du tribunal, plusieurs jeunes Noirs
portaient des tee-shirts rouges avec des inscriptions "Sean Bell.
PARIS. ELIMANE FALL RÉDACTEUR DE JEUNE
AFRIQUE EST MORT CE 25 AVRIL.
Elimane Fall était ce que l'on appelle un « pro ». Il était un homme de
culture. Il avait fait les grands lycées : Gaston Berger à Kaolack,
Louis-le-Grand à Paris, puis des études de journalisme.
Son écriture était sûre et son coup d'œil exceptionnel,
notamment sur les hommes politiques africains. Il les connaissait tous. Avec
son humour plein de tendresse, il disait : « Tu vas voir, celui-là il va
faire ça ».
Surtout Elimane avait cette intelligence rare de ne
jamais attraper la grosse tête. Il fuyait les honneurs, sa fierté, c'était
le travail bien fait. A la rédaction de Jeune Afrique, rien ne lui échappait.
Combien de petites bêtises de ses confrères il a rattrapées à la dernière
minute avant le bouclage du vendredi soir et il n'en tirait aucune vanité.
Elimane Fall était un homme profondément bon.
Aujourd'hui beaucoup le pleurent à Dakar et à Ouagadougou, mais aussi à
Bamako, à Abidjan, à Libreville, sans parler de Paris. Il avait des amis
partout parce qu'avec lui la vie était simple. D'ailleurs on l'appelait tous
« Papa », il va sacrément nous manquer.
Le journaliste Elimane Fall, rédacteur en chef adjoint
de Jeune Afrique et l’une des figures de la presse africaine a été emporté
par un cancer foudroyant. Il laisse une veuve, quatre fils et beaucoup
d'amis, aussi bien sur le continent qu'en France.
P-AU-P. DANS L'ATTENTE DE LA DÉSIGNATION DU NOUVEAU
PREMIER MINISTRE.
Le nouveau premier ministre devant remplacer le chef du
gouvernement sortant Jacques Edouard Alexis pourrait ne pas figurer sur la
liste des noms qui circulent à Port-au-Prince depuis plus de deux semaines.
Les noms ayant été les plus cités étaient jusqu'ici ceux d'un haut cadre de
la Banque Interaméricaine de développement, Erick Pierre, du recteur d'une
universite privée de Port-au-Prince, Jacky Lumarque et de l'actuel ministre
de la coopération Jean Max Bellerive.
Les données semblent avoir changé, puisque le choix
devrait porter désormais sur un "jeune cadre, compétent, expérimenté
n'appartenant à aucun secteur politique, mais ayant des rapports avec
différents secteurs locaux et des ouvertures dans le monde international".
Toutefois, la communication officielle du choix pourrait se faire au cours
du week-end ou après, Entre temps, le chef de l'Etat poursuit ses
discussions avec les acteurs locaux. Il a rencontré ce vendredi des
représentants d'organisations paysannes sur le dossier de la production
nationale. Il a eu des discussions la veille avec une importante delégation
conduite par le secrétaire générale de l'OEA, José Miguel Insulza et ce
vendredi avec le ministre espagnol de la coopération, M Moratinos. Les
échanges ont porté notamment sur la crise alimentaire et sur la complexité
de la crise politique née du renversement par un groupe de sénateurs, du
premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Les étrangers auraient invité le président Préval à
faire vite pour doter le pays d'une nouvelle équipe gouvernementale pour
permettre à la communauté internationale et les bailleurs de fonds en
particulier d'avoir des interlocuteurs. René Préval aurait insisté sur la
question de la stabilité politique après l'installation du nouveau
gouvernement. Car rien ne sert de nommer dans la précpitation un nouveau
gouvernement qui ne béneficie pas d'une majorité au parlement et incapable
d'amener la stabilité procurée par le gouvernement sortant pendant perès de
deux ans, a déclaré une source proche des consultations. Entre temps, les
prix des produits de première nécessité restent inaccessibles.
P-AU-P. VISITEURS DE MARQUES EN HAITI.
Le maire de la ville de Montréal arrivé dimanche a précédé la visite de
lundi du ministre français de la Coopération et de la francophonie Alain
Joyandet.
« Je vais profiter de cette visite pour réaffirmer au
maire Jason la volonté de la Ville de Montréal de poursuivre les efforts que
nous avons amorcés dans le cadre du Protocole de coopération s’échelonnant
sur cinq ans que nous avons signé à Montréal, en décembre dernier », avait
dédlaré M. Tremblay avant d’arriver en Haïti. A son arrivée dimanche, il a
été accueilli par le maire de Port-au-Prine et l’ambassadeur du Canada en
Haïti Claude Boucher.
Au cours de sa visite, monsieur Tremblay
s’entretiendra notamment avec le président d’Haïti, M. René Préval. Il doit
également visiter les policiers canadiens membres de la Minustah.
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération et la
Francophonie, Alain Joyandet, est attendu ce soir pour une visite de deux
jours pendant lesquels il sera reçu par le président René Préval. « Cette
visite intervient après l'annonce par le président Nicolas Sarkozy du
doublement de l'aide alimentaire française en 2008 », selon un communiqué de
l'ambassade de France à Port-au-Prince.
M. Joyandet doit s'entretenir avec les autorités
haïtiennes de la situation politique du pays et des problèmes sociaux dus à
la hausse des prix des produits de premières nécessités qui avaient provoqué
des émeutes de la faim dans le pays.
La France et le Canada comptent organiser une
conférence sur l’aide internationale à Haïti. Cette conférence qui doit se
tenir à Port-au-Prince aura lieu dans les prochains mois.
FORT DE FRANCE. HOMMAGE A AIME CESAIRE.
Le chef de l’Etat Sarkozy, une partie du gouvernement et une foule
immense, ont assisté dimanche, dans le stade de Dillon de Fort-de-France,
aux obsèques d’Aimé Césaire. La cérémonie a consisté essentiellement en
lectures d’extraits d’œuvres du poète martiniquais par des acteurs connus.
Plusieurs milliers de personnes avaient pris place dans les tribunes du
stade de Dillon où un « hommage culturel » a été rendu au « poète de la
Négritude ». Beaucoup sont venus en famille, vêtus de blanc, pour dire adieu
à Aimé Césaire, décédé jeudi à l'âge de 94 ans. « C'est le père, assisté de
ses enfants et petits-enfants », soulignaient des Martiniquais. Un grand
portrait de Césaire, « prototype de la dignité humaine » ainsi que des
extraits de son œuvre, ont été exposés dans le stade, qui vibrait
régulièrement aux ovations du public. Une plaque de céramique portant le nom
d'Aimé Césaire (1913-2008) et les mots : liberté, identité, responsabilité,
fraternité, avait été posée sur le fauteuil destiné au président de la
République. Peu avant le début des cérémonies, une violente averse s'est
abattue sur Fort-de-France. Durant l'hommage, des extraits de textes d'Aimé
Césaire ont été dits par des comédiens antillais et africains : Et les
chiens se taisaient, .
WASHINGTON. LE PAPE BENOIT AUX ETATS UNIS.
Le pape Benoît XVI est arrivé mardi aux Etats-Unis pour une visite de
six jours. Il a été accueilli à sa descente d'avion peu avant avant 16H00
locales par le président George W. Bush, son épouse Laura et sa fille. C'est
la première fois qu’un président des Etats-Unis se déplace pour accueillir à
sa descente d’avion, un dignitaire étranger. A bord de l'avion en route pour
Washington, le pape a évoqué le dossier douloureux pour l'Eglise catholique
américaine du scandale des prêtres pédophiles, exprimant sa profonde « honte
». Cette visite de Benoît XVI aux Etats-Unis est son septième déplacement à
l’étranger et incontestablement le voyage le plus « politique » de son
pontificat : du 15 au 20 avril, le pape rencontrera le président américain
George W. Bush, s’exprimera devant les Nations unies, et priera au « Ground
Zero », le lieu des attentats du 11 septembre 2001. Ce parcours exigera de
Benoît XVI beaucoup de tact alors que ses prises de parole à caractère
politique n’ont pas toujours fait l’unanimité.
MARTINIQUE. LA MORT D'AIMÉ CÉSAIRE,
Le poète et homme politique martiniquais s’est éteint ce 17 avril 2008 à
l’âge de 94 ans. Aimé Césaire s'était retiré de la vie politique depuis
quelques années, mais il reste une figure incontournable de l'Histoire
martiniquaise et l'un des derniers fondateurs vivants de la pensée de la
négritude. Retour sur l’itinéraire de l’un des plus grands poètes du 20e
siècle, dont la vision du monde et l’énergie créatrice ont marqué à jamais
la littérature antillaise et mondiale.
Son père, instituteur, disait de lui, déjà à l’époque,
enfant : « Quand Aimé parle, la grammaire française sourit. » Et c’est
auréolé du prix de l’élève le plus méritant qu’il débarque, le bac en poche,
à Paris, en 1931, au lycée Louis-le-Grand puis ensuite à l’Ecole normale
supérieure. C’est dans les couloirs du lycée qu’il croise Léopold Sédar
Senghor et Léon Gontran Damas. Ensemble, ils vont fonder la revue L’Etudiant
Noir en 1934. Césaire déposera sur un cahier d’écolier les mots de la
révolte, de la colère, et de la quête identitaire, donnant ainsi naissance à
son œuvre poétique majeure : Le cahier d’un retour au pays natal publié en
1939, un pamphlet à la forme d’un long poème écrit au vitriol, un cri de
révolte et de désespoir, un texte qui va accélérer la prise de conscience et
les luttes pour les indépendances en Afrique. Il s’engage en politique dans
les rangs du Parti communiste français, qu’il quittera en 1956 pour fonder
deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais, le PPM. Il sera
député de la Martinique et maire de Fort-de-France pendant plus de 50 ans.
Sa pensée se trouve au carrefour de trois influences :
la philosophie des Lumières, le panafricanisme et le marxisme. Son combat
peut se résumer dans cette phrase, qui est de lui : « Je suis un
Martiniquais, un Africain transporté, mais je suis avant tout un homme, et
un homme qui veut l’accomplissement de l’humanité de l’homme. » Une vision
du monde et un idéal auxquels il est resté fidèle jusqu’au bout. Et jusqu’au
bout il a gardé l’esprit vif, la mémoire alerte, le verbe choisi. Une vie
magistrale jusqu’« au bout du petit matin », comme le dit si bien son poème.
Nous sommes à la fin des années 20, dans ce quartier
du 6e arrondissement de Paris, le quartier latin. Des étudiants noirs
originaires d’Afrique, d’Amérique, des Antilles s’y retrouvent pour faire
des études ; des jeunes qui souffrent d’un mépris de la part de leurs
camarades qui n’ont aucune connaissance des cultures de tous ces Noirs.
C’est dans ce contexte plus ou moins hostile de racisme que Senghor
rencontre Césaire. Puis, ensemble, ils vont croiser le guyanais Damas, le
malgache Rabemanajara. Ils vont prendre l’habitude se voir, de discuter et
de consigner leur révolte dans une revue qui s’appelait L’Etudiant noir.
C’est dans les colonnes de cette revue qu’est apparu le mot « négritude »
pour la 1ère fois sous la plume de Césaire en 1932. Pour lui, négritude
signifiait le simple fait d’être noir et d’accepter son destin de colonisé
et d’opprimé.
Son Cahier d’un retour au pays natal sera le
texte fondateur de la négritude, mais c’est le recueil Pigments de Léon
Gontran Damas qui est considéré comme l’œuvre du mouvement de la négritude.
On pense que c’est Damas qui est le précurseur et que Césaire, et ensuite
Senghor, vont s’inspirer de cette contestation circonstancielle pour créer
un vrai concept, théorisé par Senghor, qui va utiliser à son tour la
négritude comme un néologisme identitaire. La négritude est donc une œuvre
collective qui appartient à chacun des trois mousquetaires. Sans l’esprit de
tous, le mot n’aurait sans doute jamais germé de la pensée de Césaire.
Le feu sacré avait donc plusieurs tisons : la
négritude combattive de Damas et Césaire, celle plus humaniste de Senghor,
une négritude plus intellectuelle qui concerne tous les peuples. Ce concept
en mouvement va d’ailleurs évoluer vers l’arabité, la judaïté, et le
métissage universel.
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MENACES DE MORT CONTRE LES SÉNATEURS ANTI ALEXIS.
Le sénateur Evallières Beauplan a lancé lundi une sévère mise en garde
au premier ministre démissionnaire Jacques Edouard Alexis et à ses ministres
contre toute intention de leur part d’attenter à sa vie et à celle des 15
autres sénateurs qui, comme lui, avaient décerné samedi dernier une motion
de censure contre le gouvernement. « De sérieuses rumeurs courent au sujet
de la mission qui aurait été confiée à des tueurs à gage d’exécuter certains
des 16 sénateurs qui ont renvoyé le gouvernement », a déclaré le sénateur du
Nord-Ouest élu sous la bannière du parti politique PONT dirigé par l’ex-premier
ministre d’Aristide Jean Marie Chérestal. Evallières Beauplan informe avoir
arrêté toutes les dispositions en vue d’assurer sa défense et celle de ses
gardes du corps. Il en est de même des autres sénateurs concernés, a-t-il
fait savoir. « Au cas où l’un d’entre nous tombe, les autres feront en sorte
que les auteurs de l’acte soient identifiés et jetés en prison »,
déclare-t-il. Le sénateur du Nord-Ouest estime que les membres du
gouvernement démissionnaire doivent réaliser qu’il leur avait été accordé
suffisamment de temps pour qu’ils délivrent. « Le peuple est descendu dans
la rue et nous n’aurions pas pu ne pas entendre sa voix », a ajouté Beauplan.
Il a lancé un appel aux membres des organisations populaires des bidonvilles
de la capitale haïtienne pour qu’ils refusent de se laisser manipuler « par
des gens qui, conformément à la tradition, les lâcheront avant de se
réfugier à l’étranger »
UNITED NATIONS United Nations Stabilization Mission in
Haiti
MINUSTAH NATIONS UNIES
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en
Haïti
PIO/PR/359/FR/2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
Port-au-Prince, le 12 avril 2008 – La Mission des
Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) prend note de la
motion de censure adoptée aujourd’hui par le Sénat. La MINUSTAH espère la
formation rapide d’un nouveau gouvernement, avec lequel elle souhaite
développer une collaboration aussi constructive que celle qu’elle a
entretenue avec le gouvernement dirigé par le Premier Ministre Jacques-Edouard
Alexis.
Les événements récents ont démontré les conséquences
désastreuses du recours à la violence et au vandalisme. Il convient
maintenant de conjuguer tous les efforts pour essayer d’effacer sans tarder
l’impact regrettable de ces événements sur la situation sécuritaire,
l’économie et l’image du pays.
Le processus de réforme doit se poursuivre. Dans le
même temps les Haïtiens doivent travailler ensemble pour consolider la
stabilité et les progrès qui ont été réalisés. La MINUSTAH a souligné à
plusieurs reprises l’importance fondamentale d’un partenariat entre toutes
les couches de la population, qui doit être complété par un partenariat
entre les haïtiens et la communauté internationale.
Au-delà des mesures immédiates annoncées aujourd’hui
pour alléger les souffrances de la population, la MINUSTAH partage la vision
du Président Préval, selon laquelle la paix et la stabilité constituent deux
conditions essentielles pour le développement économique et social, ainsi
que pour promouvoir l’investissement et la création d’emplois qui sont, à
terme, les meilleurs moyens de lutter contre « la vie chère ».
Le mandat de la MINUSTAH est précisément de contribuer
à la stabilité. La Mission souhaite assurer le peuple haïtien et les
autorités haïtiennes qu’elle continuera à faire tout ce qui est en son
pouvoir pour les accompagner dans cet effort.
HAITI. VIVE TENSION APRÈS 10 JOURS
D'ÉMEUTES. PREMIER MINISTRE DESTITUÉ.
Les autorités haïtiennes ont annoncé un plan d'urgence destiné à faire
baisser le prix du riz de 15%. La situation est toujours tendue après plus
d'une semaine d'émeutes contre la hausse des prix qui ont fait au moins six
morts et deux cents blessés. Ce sont ces manifestations qui ont emporté le
Premier ministre haitien, Jacques Edouard Alexis, renversé ce samedi par une
motion de censure. Un casque bleu a été tué alors qu'il allait ravitailler
ses collègues à un poste de police de Port-au-Prince. Ses assassins ont volé
la nourriture qu'il transportait. C'est la preuve que la situation est
toujours très tendue après les « émeutes de la faim », comme on les a
appelées. Les pauvres ont violemment protesté contre la forte hausse des
denrées alimentaires. Suite à ces manifestations parfois violentes, le
président haïtien a décidé de baisser le prix du riz de 15%. Un sac de 23kg
va ainsi passer de 51 à 43 dollars. C'est la principale mesure annoncée ce
samedi par René Préval, lors d'une conférence de presse au palais
présidentiel, ce même palais qui avait été la cible de manifestants en
colère mercredi dernier. Cette mesure va être financée en partie par le
secteur privé - les importateurs ont accepté de réduire temporairement leurs
marges - en partie par des donateurs internationaux. Le chef de l'Etat veut
aussi relancer la production locale : 80% du riz est actuellement importé,
c'est ce qui rend Haïti particulièrement vulnérable à la hausse des cours
mondiaux. Pour cela, René Préval a annoncé qu'il demanderait de l'aide au
Venezuela, notamment pour fournir de l'engrais aux paysans haïtiens. De son
côté, le Sénat a destitué le Premier Ministre. Jacques Edouard Alexis pour
les émeutes de la faim. Seize sénateurs sur trente ont voté sa destitution
samedi, pour son incapacité à enrayer la flambée des prix. Un renversement
que le président Préval estime injuste. « Le gouvernement n'est pas
responsable de la hausse des prix sur le marché mondial » explique le chef
de l'Etat. Il va maintenant devoir trouver un sucesseur à Jacques Edouard
Alexis, Premier ministre depuis bientôt deux ans et qui avait déjà survécu à
plusieurs motions de censure. « Des centaines de personnes vont mourir de
faim » La tâche s'annonce particulièrement délicate. D'abord parce qu'il n'y
a pas de majorité claire au Parlement. Ensuite parce que la situation reste
très instable après les émeutes de cette semaine, comme en témoigne la mort,
samedi, d'un policier nigérian de l'ONU. C'est la sixième victime des
violences qui ont commencé il y a dix jours. Ce qui se passe en Haïti semble
être l'illustration d'un mal beaucoup plus vaste dans le monde. Haïti, mais
aussi l'Egypte, le Pakistan, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, il ne se passe
plus une journée sans manifestaitons contre la vie chère à travers le monde.
Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, prévoit des
conséquences terribles. « Des centaines de personnes vont mourir de faim »
si la tendance actuelle se poursuit, a-t-il lancé, samedi, lors des
assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale. L'ONU de son
côté, redoute que son système d'aide alimentaire ne soit pas capable de
faire face à la situation. La flambée des prix des denrées alimentaires a
des causes complexes. Elle est liée notamment à la hausse du cours du
pétrole, mais aussi indirectement, à la crise des marchés financiers.
P-AU-P-PREMIER MINISTRE ALEXIS RENVOYÉ
PAR LE SÉNAT.
16 sénateurs ont voté samedi pour renvoyer le Premier ministre Jacques-Edouard
Alexis lors d’une séance d’interpellation boycotée par les sénateurs du
parti lespwa du président René Préval. Sur 16 sénateurs présents dont le
président de l’assemblée nationale Kelly Bastien qui ne vote pas, 16 ont
voté une motion de censure contre le Premier ministre Alexis. Cette décision
doit conduire au choix dans les prochains jours d’un nouveau Premier
ministre par le président de la République de concert les présidents des
deux chambres du Parlement. Les 8 sénateurs du parti Lespwa n’ont pas pris
part à la séance et ont critiqué la décision de leurs collègues.
PRESIDENT PREVAL A ANNONCÉ LA BAISSE DU
PRIX DU RIZ.
Le président René Préval a annoncé samedi la baisse du prix sac du riz
lors d’une conférence de presse donnée au Palais nationale en compagnie
d’importateurs de riz et d’un représentant d’une organisation paysanne. Le
sac de riz devait ainssi passer de 51 à 43 dollars, a indiqué M. Préval. Il
a précisé que cette décision a été prise de concert avec les importateurs du
produit dont certains se trouvaient aux côtés du chef de l’Etat. « C’est un
sacrifice qui a été consenti par les importateurs qui acceptent de perdre 3
dollars. Pour sa part, l’Etat va mettre 5 dollars grâce à une aide de la
coopération internationale », a expliqué le président Cependant, M. Préval a
indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une subvention de l’importation. « C’est
un effort pour répondre à une crise de prix est mondiale et pas seulement
haïtienne », a-t-il indiqué. Il a dans le même temps annoncé des mesures
pour encourager la production nationale en subvention des engrais pour les
agriculteurs nationaux.
LE BRÉSIL ENVOIE 14 TONNES D'AIDE
ALIMENTAIRE A HAITI.
Un avion militaire du Brésil est attendu vendredi à Port-au-Prince
avec plus de 14 tonnes d’aide alimentaire pour venir en aide au gouvernement
haïtien, a annoncé le premier secrétaire de l’ambassade à Port-au-Prince.
Selon le premier secrétaire de l’ambassade, Carlos Liborio, le gouvernement
brésilien est très concerné par les récents développements de la situation
en Haïti. En réponse à un appel du gouvernement haïtien, le Brésil a décidé
de faire un don de plus de 14 tonnes d’aide alimentaire à Haïti. Un avion
militaire de l’armée de l’air du Brésil est arrivé vendredi avec 6 tonnes de
haricot, 4 tonnes de sucre et 3.000 litres d’huile de cuisine. La
représentation permanente du Brésil à la FAO en Italie doit coordonner
l’arrivé de l’aide avec le Programme alimentaire mondiale. « Il est
important que la communauté internationale s’engage dans le carde de l’ONU,
à promouvoir les efforts en vue d’une amélioration de la qualité de vie en
vue de garantir la stabilité en Haïti », estime-t-on à Brasilia. Par
ailleurs, l’ambassade a annoncé que le Brésil va apporter une contribution
de 200.000 dollars dans le cadre d’une assistance humanitaire immédiate du
PAM à Haïti.
LA FRANCE A DONNÉ 800.000 EUROS A
HAITI.
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé jeudi l'octroi à
Haïti d'une aide d'1 million d'euros dont 800.000 euros d'aide alimentaire.
"La France soutient les efforts du gouvernement (du président René) Préval
pour apporter des réponses concrètes aux difficultés liées à l'augmentation
du prix des produits alimentaires (relance de la production agricole, appui
aux cantines populaires, lancement d'activités à haute intensité de main
d'oeuvre)", a fait savoir le Quai d'Orsay dans un communiqué. La communauté
française en Haïti est "appelé à limiter ses déplacements" et, "par mesure
de précaution, l'institut culturel français et le lycée ont été
temporairement fermés"à Port-au-Prince, la capitale. Paris suit "de très
près la situation de la communauté française". "Nous comprenons les grandes
difficultés auxquelles la population fait face dans sa vie quotidienne, mais
le peuple haïtien n'a rien à gagner à un retour du désordre et des violences",
soulignent les Affaires étrangères. "Nous déplorons les agressions contre la
MINUSTAH, Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti, qui joue
un rôle essentiel en faveur de l'amélioration de la sécurité et du
renforcement de l'Etat de droit".
LE CANADA A RÉITÉRÉ SON SOUTIEN AU
GOUVERNMENT DE PRÉVAL.
Le chef de la diplomatie canadienne Maxime Bernier s'est dit préoccupé
jeudi par les violences en Haïti et a réitéré sa confiance dans le
«leadership» du président René Préval. «Nous avons observé avec
préoccupation les événements des derniers jours en Haïti. Nous respectons le
droit du peuple haïtien de manifester de manière pacifique, mais nous
déplorons la violence, la destruction et les pertes de vie qui sont
survenues», a déclaré M. Bernier dans un communiqué. La capitale haïtienne
Port-au-Prince est secouée depuis une semaine par des manifestations contre
la hausse des prix des denrées alimentaires qui ont fait cinq morts et plus
de 60 blessés dans ce pays considéré comme le plus pauvre du continent
américain. Jeudi, au lendemain d'un appel au calme du président René Préval,
la situation semblait moins chaotique. «Haïti a réalisé des progrès
considérables sous le leadership du président Préval, et le Canada demeure
déterminé à aider le pays à poursuivre ses efforts en matière de stabilité,
de reconstruction et de démocratie», a souligné M. Bernier. Haïti est le
plus important bénéficiaire de l'aide du Canada pour l'ensemble des
Amériques. Le programme quinquennal d'Ottawa se chiffre à quelque 555
millions de dollars. «Le Canada est résolu à respecter les engagements qu'il
a pris envers le peuple haïtien et qu'il continuera d'apporter l'aide
nécessaire pour atténuer les incidences de la hausse du prix des aliments»,
a assuré la ministre canadienne de l'aide internationale, Bev Oda.
A PROPOS DU RENVOI DU PREMIER MINISTRE D'HAITI,
JEAN ERICH RENÉ A ÉCRIT:
ALEXIS N'IRA PAS SEUL
La crise politique actuelle loin de se dénouer va connaître d'autres
décours. Jacques Edouard Alexis tôt dans la matinée du mercredi 9 avril
2008avait donné sa démission verbalement au Président René Préval. Mais le
dernier mot revenait à Mme Alexis qui était en voyage et qui a éclaté de
colère en apprenant cette nouvelle de la bouche de son mari au téléphone.
Aussi s'est elle empressé de regagner le pays en fustigeant vertement le
Premier Ministre qui était venue l'accueillir à l'aéroport. Après une
conciliabule entre Me et Mme Alexis, un ministre et le secrétaire général de
la Primature, on a fini par convaincre Alexis de ne pas remettre sa
démission. D'où le retard qu'a pris René Préval pour prononcer son discours
d'apaisement. Mais il a loupé le plus gros morceau qui était l'annonce de la
démission de Jacques Édouard Alexis.
Mme Alexis est une vraie Marie Jeanne. A l'instar de
Mademoiselle Sandrine de la Croix des Bossales, un beau matin elle n'a pas
hésité à descendre au Ministère de l'Éducation nationale pour tirer sa
rigoise de son sac et rouer de coups une secrétaire qu'on accuse d'être la
maîtresse de son mari. Elle ne lésine pas devant les moyens à prendre pour
sauvegarder ce qu'elle a acquis à la sueur de son front. D'un juste courroux
elle vole au secours du Premier Ministre en lui demandant de ne plus signer
sa lettre de démission. Le 28 février 2008 la Chambre des députés avait
donné un vote de confiance au Chef du Gouvernement. Il n'y a plus de
provisions légales pour accorder un vote de censure à son mari. Il s'agit
d'un abus de pouvoir et
d'un affront qu'on veut faire à son mari qui s'est
tant fatigué pour faire de René Préval ce qu'il est devenu. Aujourd'hui il
est payé en monnaie de singe. Les arguments de Mme Alexis sont judicieux.
S'il est vrai que la destitution du Premier Ministre
est un acte illégal et inconstitutionnel mais le renvoi du Sénateur Rudolph
Boulos l'est aussi. Il s'agit d'un antécédent malheureux que Jacques Édouard
Alexis devait éviter. La sociologie haïtienne nous enseigne qu'il ne faut
jamais apprendre à un singe à lancer des pierres. Vous serez sa première
victime. En effet Alexis ne s'attendait pas à se retrouver aussi vite sur le
banc des accusés, devant les mêmes macaques qui viennent de manger sa banane
et qui se réjouissent de lui casser froidement la tête. En Haïti le pouvoir
qu'il soit économique ou politique est attaché à un fil d'araignée. Dans
l'espace d'un cillement on peut tout perdre, maison, voiture, magasin etc.
Tout le monde est passible du supplice du collier. Même Palais National est
sujet au déchouquage . Vaut mieux faire preuve de sagesse dans l'exercice
des fonctions publiques en observant les codes de loi.
La résistance de Mme Alexis et sa farouche
détermination à porter son mari à garder son poste sont justifiées par le
fait qu'elle dirige une Fondation financée à même les caisses de l'État.
Elle sera très embarrassée si on lui demande compte de sa gestion. Elle doit
surtout éviter de faire le gros dos puisque sa moustache est encore blanche
du lait de la Primature. Mimi est un très beau nom mais c'est ainsi qu'on
nomme tous les voleurs. Si la Prima Dona insiste et persiste, le Commissaire
Claudy Gassant si prompt au devoir bientôt lui décernera un mandat de
comparution afin de donner des explications sur cette caisse noire de la
Primature qui devrait servir au lancement de la candidature de Jacques
Edouard Alexis. Ce
même Pot de Chambre qui lui avait donné un vote de
confiance le 28 février et qui vient de le renvoyer le samedi 12 avril va
dresser une mise en accusation en bonne et due forme. Le PM se présentera
devant la Haute Cour de Justice. Il n'y a pas de demi-mesures en politique
haïtienne ou bien on est IN ou bien on est OUT.
Le refus de Jacques Edouard Alexis de laisser la Villa
d'Accueil va compliquer la situation. Jacques Edouard Alexis n'est pas un
enfant de chœur. Il fut l'artificier de la bombe qui avait paniqué le
cortège
présidentiel dans les environs de la Cathédrale peu de
temps avant le départ de Jean Claude Duvalier. Il est impliqué avec Paul
Déjean dans l'explosion qui a eu lieu en décembre 1990 sur la route de
Pétion-Ville
lors des campagnes de Jean Bertrand Aristide. Pyromane
il l'est! Il est l'auteur intellectuel de la prise de l'hôtel Montana pour
exiger du CEP la publication des résultats des élections et déclarer René
Préval vainqueur avec les votes blancs interdits par la loi. La Constitution
de 1987 est-elle un accordéon que l'on ouvre et ferme à volonté pour écouter
la musique que l'on désire. Aujourd'hui il revient au Premier Ministre de
récolter ce qu'il a lui-même semé c'est-à-dire l'inconstitutionnalité des
décisions politiques.
Fort de son passé d'activiste et doublé d'une femme
qui n'a pas froid à l'œil, Jacques Edouard Alexis refuse de jeter ses gants.
Ce n'est pas l'argent qui lui manque ni des sicaires. Son alliance avec les
diplomates du béton n'est un secret pour personne. Cette accalmie apparente
de ce week-end est encore plus dangereuse. S'agit-il d'un retrait
stratégique? Il est un fait certain qu'il y aura du grabuge. La
confrontation est inévitable. Les Ambassades américaine, française et de
presque tous pays accrédités en Haïti ont émis un communiqué annonçant la
fermeture des services consulaires jusqu'à nouvel ordre. Elles demandent à
leurs ressortissants de surseoir leurs voyages sur la terre volcanique
d'Haïti. Pourquoi toutes ces précautions si elles n'avaient pas flairé
l'odeur d'un éclatement au TNT ou Trinitrotoluène?
Le torchon brûle entre Jacques Edouard Alexis, René
Préval et Jean Bertrand Aristide. Le Premier Ministre déposé n'entend pas
avaler cette couleuvre. C'est l'effondrement total de son projet de
succession. Le Président proclamé René Préval qui avait fait pourtant la
promesse formelle au Club de Bourdon de faire d'Alexis son dauphin a
maintenant son propre candidat. Les hommes politiques sont le plus souvent
sincères mais sous la pression des circonstances ils se voient obligés de
changer d'attitude, affirme
Toussaint Louverture pour expliquer son revirement
dans le camp des Français. Le Président kidnappé Jean Bertrand Aristide ne
s'en remet pas encore de sa blessure et entend jouir de son droit d'aînesse.
De son
lointain exil africain par remote control il dirige
les événements politiques haïtiens. Les manifestations contre la faim ont
vite pris une vitesse turbo sous la patine de ses lieutenants : Père Jean
Juste et Sô Anne. En un temps record cette puissante machine de destruction
a réduit en masure la résidence du PM, les maisons avoisinantes et certains
magasins. Les cyclones qui frappent ordinairement Haïti n'ont jamais eu une
telle ampleur ni commis de tels dégâts dans un délai aussi court.
Le fauteuil présidentiel devient une chaise musicale
autour de laquelle rodent avec astuce les prétendants qui se bousculent. Le
premier qui y aura déposé son séant sera le vainqueur. Dans leurs sarabandes
ils ne se
rendent pas compte de la présence d'un émissaire
américain, délégué sur place pour arbitrer ce match qui s'annonce trop
passionné et trop dangereux pour le reste du Corps Social. Le peuple
nécessiteux meurt de faim dans l'indifférence de ses dirigeants politiques.
Si la décision illégale de la Chambre des Députés a renvoyé Alexis mais la
famine le principal objet de sa contestation demeure encore. Le Président
René Préval est dépassé par l'ampleur des événements. Au nom de la morale
sociale, ce spectacle devient inacceptable aux portes de l'Amérique. Tous
les écrans du Monde projettent le drame qui se déroule en Haïti mettant nos
ressortissants de la diaspora dans des postures vraiment difficiles sur
leurs lieux de travail. En voulant tout avoir ils vont tout perdre. Alexis
jure qu'il n'ira pas seul
Activites diverses à l'ocasion du 8ème
anniversaire de l'assassinat de Jean Dominique: son nom est devenu synonyme
du combat pour la liberté, l'état de droit et contre l'impunité, selon sa
veuve Michèle Montas
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P-AU-P. COMMEMORATION DU 8ème
ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT DE JEAN DO.
A l'occasion de la commémoration du 8è anniversaire de l'assassinat du PDG
de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique, Michèle Montas, sa veuve,
actuelle porte-parole du secrétaire géneral de l'ONU, a été reçue mercredi
par des centaines d'écoliers du lycée portant le nom du célèbre journaliste
et éditorialiste.
Elle s'est déclarée encouragée du fait
que l'aboutissement de l'enquête ouverte sur le drame du 3 avril 2000, reste
encore une préoccupation pour divers secteurs.
Le blocage, a-t-elle dit, n'est plus
aujourd'hui d'ordre institutionel, il est plus tôt le fait d'individus
puisssants qui refusent de se plier aux exigences de la justice, une
allusion sans doute au refus de l'ancien sénateur Rudolph Boulos de répondre
aux invitations du juge instructeur Fritzner Fils-Aimé.
Quelque soit le temps que l'enquête
prendra pour aboutir, la satisfaction est que partout où je suis passée
pendant les 5 dernières années, le cas de Jean Dominique a continué à
attirer l'attention et son nom est devenu synonyme du combat pour la liberté,
l'état de droit et contre l'impunité, a indiqué Michèle Montas.
En ce qui a trait aux paysans qui étaient
très proches de Jean Dominique, Michèle Montas s'est félicitée de
l'importance qu'ils accordent à la date du 3 avril dont ils se servent pour
exprimer leurs revendications.
"Les cendres de Jean Dominique avaient
été dispersées dans le fleuve Artibonite pour servir d'engrais aux paysans
et bourgeonner dans l'esprit de jeunes qui ne le connaissaient même pas".
De son côté, les responsables de
l'Association des Journalistes de Petit-Goâve invitent les autorités
compétentes à mettre tout en Ïuvre pour arrêter et punir les auteurs et co-auteurs
de l'assassinat de Jean Dominique.
Mieux vaut tarrd que jamais, le porte-parole
de l'association, Ronel Faustin, a invité les autorités judicaires à
l'action puis qu'il dit croire que les assassins sont encore dans la ville.
A Miragoâne, l'Association des
Journalistes Haïtiens, branche Nippes, exprime le souhait que la commission
indépendante d'appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes,
puisse s'acquitter fidèlement de sa mission.
Les responsables de l'association
déplorent que ce dossier soit encore dans l'impasse en dépit des
déclarations du président René Préval, selon lesquelles il n'y aurait aucun
blocage.
Ils appellent les juges en charge du
dossier à agir avec célérité contre tous ceux qui tentent de lui mettre des
bâtons dans les roues.
P-AU-P. Manifestations anti-vie chère:
victimes par balle aux Cayes: violences à Port-au-prince: plus d'une
centaine de pare-brise cassées
Une personne a été tuée ce lundi dans le
quartier de Vernet aux Cayes, dans le cadre d'une nouvelle journée de
manifestation pour protester contre la cherté de la vie. Ce nouveau cas
porte à 5 le nombre de tués depuis le début des manifestations le 3 avril.
Selon des manifestants, la nouvelle victime serait un ouvrier qui a été
atteint d'une balle à l'intérieur d'une église, lorsqu'une foule en colère
lançait des slogans devant un Guest House appartenant au sénateur Jean
Gabriel Fortuné. La foule qui menaçait d'envahir sa proprieté, affirmait lui
en vouloir pour avoir dénoncé l'infiltration d'éventuels trafiquants de
drogue et des secteurs politiques dans les manifestations contre la vie
chère Empêchée par la police et la MINUSTAH, la foule devait se rabattre sur
sa maison privée qu'ils ont littéralement pillée. La soeur de Gabriel
Fortuné, Margareth avait lancé auparavant un appel de détresse aux autorités
pour qu'elle protège la vie du sénateur qu'il estimait en danger de mort
avec sa famille. A Jéremie, une manifestation de centaines de personnes
s'est terminée de façon prématurée, lorsque la police a utilisé des
matraques et des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui ont
causé d'importants dégats matériels et des blessures par des jets de
pierrres. Les manifestants réclamaient oûtre la baisse du coût de la vie, le
départ de la MINUSTAH . D'autres individus appelaient à la fin des
interventions de la DEA contre l'ancien chef rebelle, Guy Philippe
Les activités étaient paralysées à Port-au-prince où
les écoles, le commerce et les banques sont restées fermées.
L'administration publique et le transport en commun étaient egalement
paralysés, en raison de la panique entrenue dans plusieurs quartiers de la
capitale tantôt par des étudiants, tantôt par des milliers d'autres
individus qui lançaient des jets de pierres et érigeaint des barricades
enflammées notamment dans le quartier des ministères non loin du palais
national et dans les quartiers de Martissant et à Carrefour-Feuilles. Les
vitres de plus d'une centaine de véhicules ont été cassées. Le dispositif de
sécurité a également été renforcé devant les bâtiments publics dont le
palais national et le siège du gouvernement
La police a annoncé l'interpellation de plusieurs
individus qui se seraient rendus coupables de violence, notamment dans le
centre-ville et à Martissant. Entre temps, différentes branches du
gouvernement étaient en réunion ce lundi dans le cadre de la finalisation du
programme devant alléger les méfaits de la flambée des prix et de
l'augmentation du coût de la vie.
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MINUSTAH
La MINUSTAH appuie les autorités haïtiennes
dans leurs efforts pour rétablir le calme
Port-au-Prince, le 04 avril 2008 – La Mission des
Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) appuie fermement les
déclarations du premier ministre rejetant les actes de violence et les
provocations de ceux qui utilisent les manifestations pacifiques pour faire
opposition à la lutte contre la drogue, la corruption et la contrebande.
A l’occasion de leurs patrouilles dans le centre-ville
des Cayes, les casques bleus de la MINUSTAH ont fait l’objet de tirs de la
part d’individus armés, auxquels ils ont répliqué. Des pierres ont également
été lancées contre les troupes protégeant les installations onusiennes. Un
soldat, légèrement blessé, a été évacué vers Port-au-Prince.
A la demande des autorités haïtiennes, la MINUSTAH a
déployé aux Cayes des renforts militaires et une unité spécialisée dans le
maintien de l’ordre afin d’appuyer la Police Nationale d’Haïti dans ses
efforts pour rétablir le calme.
La MINUSTAH continuera sa mission d’appui aux
autorités haïtiennes afin de créer les conditions permettant de mettre en
place les différents volets du programme gouvernemental de lutte contre la
hausse des prix et pour le développement.
AUX CAYES. PROTESTATIONS CONTRE LA VIE CHÈRE.
Des soldats de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en
Haïti (MINUSTAH) ont dû appliquer les règles d’engagement après avoir essuyé
des tirs d’éléments qui se sont infiltrés dans la manifestation pacifique de
vendredi dernier aux Cayes contre la cherté de la vie, a déclaré samedi
la porte-parole de la mission onusienne, Mme Sophie Boutaud De Lacombe.
Contrairement au bilan de 4 morts établi par des
journalistes et le troisième sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, la mission
déclare n’avoir enregistré qu’un seul mort. Du côté des casques bleus, l’un
d’entre eux a été légèrement blessé par des jets de pierres. Il a été
transporté d’urgence à Port-au-Prince.
Concernant les dégâts matériels enregistrés, la porte-parole
de la MINUSTAH relève le renversement d’un mur d’enceinte du Quartier
général de la Mission et le pillage suivi de l’incendie de deux conteneurs
qui se trouvaient à l’intérieur. Elle annonce des poursuites judiciaires
contre les « auteurs de tels actes de vandalisme ».
Mme De Lacombe annonce l’ouverture d’une enquête
visant à déterminer la proportionnalité de la riposte des soldats onusiens à
l’agression dont ils ont été l’objet.
Des renforts militaires et policiers brésiliens,
boliviens, nigérians et chinois, dont une brigade spécialisée dans le
maintien de l’ordre, ont été dépêchés aux Cayes, en appui à la Police
Nationale d’Haïti, informe Mme De Lacombe.
La porte-parole de la MINUSTAH a enfin apporté « un
ferme soutien de la mission onusienne aux déclarations faites vendredi par
le premier ministre Jacques Edouard Alexis contre les actes de violence et
les provocations de ceux qui tentent d’utiliser les manifestations
pacifiques dans le but de faire opposition à la lutte du gouvernement contre
la corruption, la contrebande et le trafic illicite de la drogue ».
P-AU-P. MS. DILIA LEMAIRE REPRESENTARA LE
SECTEUR DES DROITS HUMAINS.
La société civile et le secteur des droits humains seront représentés au
prochain Conseil Supérieur du Pouvoir Judicaire (CSPJ) par Maître Dilia
Lemaire, avocate militante, membre du Barreau des avocats de Port-au-Prince.
Me Dilia Lemaire a été choisie sur une liste de 3 élus
lors d’un scrutin organisé à cet effet le 25 mars dernier à Port-au-Prince
par la majorité des 22 organismes haïtiens de défense des droits humains
alors présents. Les deux autres postulants étaient Mme Marie Yolaine Gilles
(du Réseau National de Défense des Droits Humains) et le militant des droits
humains Jean Simon Saint Hubert.
Conformément à la loi portant création du CSPJ, c’est
à l’Office de Protection du Citoyen (OPC) que les organismes de droits
humains devaient soumettre leur liste de postulants et c’est encore à l’OPC
qu’il revient de communiquer le choix final du secteur à l’Exécutif. Ce qui
a été fait jeudi dernier..
Le choix de Me Dilia Lemaire ne s’est pas effectué
sans heurt, la liste des 3 personnes choisies ayant été l’objet d’une
contestation soulevée après le vote par un groupe de 7 organismes de défense
des droits humains, dont le Comité des Avocats pour le Respect de la Liberté
Individuelle (CARLI) dirigé par Me Renan Hédouville et une organisation
basée à l’étranger, le New England Human Rights.
L’OPC a réagi à cette démarche en rappelant, dans une
correspondance adressée le 1er avril aux contestataires, avoir
scrupuleusement observé le scrutin du 25 mars par le truchement de deux de
ses représentants. Il a alors été relevé que les signataires de la note de
protestation, dont un n’était même pas représenté, avaient pleinement et
délibérément participé à toutes les phases du déroulement du processus,
jusqu’à l’élection, sans avoir produit de remarque ou de protestation
quelconque, souligne l’OPC.
Le tollé soulevé dans certains médias par la
contestation de Me Hédouville et consorts, a motivé une correspondance en
date du 31 mars de Me Dilia Lemaire au dirigeant du CARLI, dans laquelle
elle lui reproche son manque de loyauté vis-à-vis du secteur des droits
humains.
Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire doit
compter 9 membres ainsi répartis : le président, le vice-président de la
Cour de Cassation et le Commissaire du gouvernement près cette cour ; un
juge qui sera tiré d’une liste de postulants soumise par les Cours d’appel
du pays ; un juge issu des Tribunaux de 1ère instance du pays ; un
représentant des Barreaux du pays ; un commissaire du gouvernement choisi
par le Ministère de la justice ; un juge de paix et un représentant de la
société civile et/ou du secteur des droits humains.
Les membres du CSPJ seront nommés pour trois ans et
leur mandat ne pourra être renouvelé qu’une seule fois. Après leur
certification par une commission formée, respectivement, de membres de
l’exécutif et de la société civile, les 9 membres du CSPJ prêteront serment
par-devant le chef de l’Etat, garant des institutions, et les présidents des
2 chambres du parlement, co-dépositaire de la souveraineté populaire.
La mission du CSPJ est cruciale dans la perspective de
l’indépendance et de l’affirmation du pouvoir judiciaire par rapport aux
deux autres pouvoirs, l’Exécutif en particulier.
Il aura en effet à mettre un terme définitif au règne
du Ministère de la justice sur le Judiciaire. Le CSPJ aura à administrer
directement le pouvoir judiciaire et, notamment, à gérer son budget, tâche
qui incombe quant à présent au pouvoir exécutif.
==========
GERARD LATORTUE, EX-PREMIER MINISTRE D'HAITI EN
MISSION EN GUINEE.
L’ancien Premier ministre haïtien Gérard Latortue a été désigné par les
Nations Unies pour une mission en Guinée où il servira de Facilitateur dans
la crise que confronte ce pays. Mr. Latortue, dépêché par l’ONU en
République de Guinée, "doit rencontrer de manière exhaustive les principaux
acteurs politiques, membres du gouvernement dans le but de rechercher des
solutions à la crise dans ce pays".
Il doit aussi se réunir avec des leaders syndicaux,
leaders religieux, responsables universitaires et membres de la société
civile dans le but de partager un cadre d'actions prioritaires à mener pour
la facilitation d'un dialogue social et politique avant l'organisation des
élections législatives prévues d'ici la fin de l'année.
C’est la deuxième fois que l’ancien Premier ministre a
été désigné par une organisation internationale pour une mission en Afrique.
NOUVEAUX CAS D'ENLEVEMENT A PORT-AU-PRINCE.
Une étudiante en médecine âgée de 18 ans a été enlevée en début de semaine
sur la route de Tabarre. La mère de la jeune fille, qui l’accompagnait en
voiture, a également été Kidnappée puis relâchée peu de temps après.
L’étudiante en médecine Bétina Clément a été libérée mardi soir contre
rançon au bout de 24 heures de séquestration, a indiqué mercredi la police à
Radio Kiskeya. On ignorait le montant qui a été versé par sa famille. La
demoiselle, qui se trouvait en compagnie de sa mère à bord d’un véhicule,
avait été kidnappée lundi soir devant la résidence familiale à Tabarre 24 (banlieue
nord de Port-au-Prince). Les ravisseurs avaient entraîné l’otage vers un
endroit inconnu après avoir relâché sa maman. Aucune information n’était
disponible sur l’état de santé de Bétina Clément.
Quelques heures avant cette libération, une
ressortissante française, Anne Delorme, avait été relâchée contre le
versement d’une rançon à l’issue de dix jours de séquestration. Des femmes
et des enfants ont été ces dernières semaines la cible privilégiée des
kidnappeurs de retour après une période d’accalmie. La recrudescence de
cette forme cruelle de l’insécurité a porté les forces de l’ordre à
redoubler de vigilance et les organisations de la société civile à relancer
la mobilisation citoyenne.
La commission Justice et sécurité de la chambre
basse a organisé une séance d’audition avec les membres du Conseil supérieur
de la police nationale autour de la recrudescence du kidnapping. Le chef de
la Police nationale, le ministre de la Justice et le secrétaire d’état à la
sécurité publique ont annoncé des mesures en vue de renforcer la sécurité.
Selon le responsable de la police, 55 enlèvements ont été recensés dans le
pays depuis le début de l’année, 21 présumés kidnappeurs interpellés et 13
otages libérés par la police. Mario Andrésol a également ajouté que plus de
500 policiers corrompus ou considérés comme tels ont jusqu’ici été révoqués
par la direction centrale de la Police national
L’otage française Anne Delorme a été libérée
contre rançon mardi après10 jours de séquestration. Elle a été aperçue par
un résident du quartier du Bel Air qui l’a conduite à la base la plus proche
de la Minustah. On ignore le montant de la rançon qui a été versée en
échange de la libération de la ressortissante française. Aucune trace de
blessure n’a été retrouvée sur Mme Delorme. L’ex-otage, dont le sort
dépendait de l’issue des négociations financières engagées avec les
ravisseurs, a été hospitalisée après dix jours de séquestration ; une autre
femme enlevée lundi soir. La française Anne Delorme, enlevée il y a une
dizaine de jours à Port-au-Prince, a été libérée tôt mardi contre
rançon.Aucune précision n’a été fournie sur le montant versé par les proches
de l’ex-otage. Les ravisseurs avaient ramené leurs prétentions à des
proportions plus acceptables après avoir exigé au départ une rançon très
élevée.
Mme Delorme, une anthropologue d’origine antillaise, a
été retrouvée vers deux heures du matin au Bel-Air, ancien bastion des
bandes armées favorables à Jean-Bertrand Aristide. Prise en charge par une
patrouille de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), elle a été
conduite immédiatement dans un hôpital où des soins appropriés devaient lui
être prodigués. La dame paraissait très épuisée, mais son corps ne portait
pas de traces de blessures.
Deux opérations conjointes des polices haïtienne et
onusienne menées la semaine dernière et lundi dans le quartier de Delmas 40B
n’avaient pas permis de libérer la ressortissante française. Trois présumés
kidnappeurs avaient été appréhendés et deux armes à feu confisquées.
Des diplomates qui étaient en contact avec l’otage
s’inquiétaient lundi de ne plus avoir de ses nouvelles depuis quatre jours.
Anne Delorme avait été enlevée le 8 mars dernier à Delmas 64 en compagnie de
son mari péruvien, Pablo Vivar, un fonctionnaire de la délégation de la
Commission européenne en Haïti. Les ravisseurs avaient relâché ce dernier
peu après l’enlèvement du couple qui revenait d’une soirée.
D’autre part,une jeune femme a été kidnappée lundi
soir à Tabarre 24 (banlieue nord) par deux individus armés qui circulaient à
pied. Le sort de l’otage restait mardi matin inconnu.
Plusieurs autres personnes victimes de rapts, dont des
enfants, restaient en captivité. Face à la recrudescence du kidnapping, les
missions diplomatiques de plusieurs pays occidentaux, dont celle de France,
ont passé des consignes de prudence à leurs ressortissants vivant ou de
passage en Haïti.
La multiplication des cas d’enlèvement dans la
capitale a été aussi à l’origine d’une rencontre lundi entre le Conseil
supérieur de la Police Nationale et la commission justice et sécurité de la
Chambre des Députés. Les autorités ont, à l’occasion, réaffirmé leur
détermination à combattre le banditisme et annoncé le renforcement du
dispositif anti-kidnapping mis en place.
Parmi les redoutables présumés kidnappeurs activement
recherchés se trouve un agent de la PNH, Chrismas Persona, qui s’est
mystérieusement échappé samedi soir alors qu’il était menotté. Trois autres
policiers qui devaient conduire le fugitif en prison ont été placés en
isolement.
Selon les statitistiques disponibles, au moins 31
rapts ont été recensés en janvier, 32 en février et plus d’une vingtaine au
cours de la première quinzaine de mars. D’autre part, Un relevé annuel a
permis de constater que 634 kidnappings ont été recensés en Haïti en 2005
contre 488 en 2006 et 279 en 2007. Des chiffres qui ne reflètent toutefois
que partiellement l’ampleur du phénomène directement responsable de graves
troubles psychiques chez les victimes, de l’exode et de l’effondrement
économique de nombreuses familles.
Le ministre de la Justice, René Magloire, a
déclaré qu’il était haïtien et qu’il n’avait pas d’autre nationalité. Pour
avoir rempli pendant un certain temps la fonction de procureur au Canada, le
ministre de la Justice est soupçonné d’avoir également la nationalité
canadienne. M. Magloire a refusé de soumettre les documents relatifs à sa
nationalité à la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur la
nationalité des ministres et des sénateurs. Le ministère de la Justice a
présenté à la presse mardi quelques 200 motocyclettes destinées aux 18
juridictions du pays. Ces véhicules, qui ont coûté 310.000 $ US au trésor
public, serviront à faciliter le travail des juges de paix sur l’ensemble du
territoire national.
L’Association des commerçants du secteur
informel (ACSI) a clôturé mardi son forum sur le secteur informel en Haïti.
La ministre du Commerce, Maggy Durcé, et des membres de la Chambre de
commerce et d’industrie ont pris part à cette activité qui visait, entre
autres, la formalisation progressive du secteur informel qui représente plus
de 50% de l’économie haïtienne
==========
PREMIER MINISTRE ALEXIS A OBTENU LA CONFIANCE DES
DÉPUTÉS.
La Chambre des Députés a voté jeudi soir à une majorité écrasante pour
le maintien du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à l’issue d’une
séance d’interpellation de plus de dix heures axée sur la politique
controversée de son gouvernement face au coût élevé de la vie et à
l’aggravation de la misère.
Par 63 voix contre, 8 pour et 13 abstentions,
l’assemblée a rejeté une motion de censure que les huit Députés à l’origine
de l’interpellation avaient introduite. Une proposition du Député Steven
Benoît (Pétion-Ville/Lespwa), très proche du pouvoir, a conduit à ce vote
qui a court-circuité les débats généraux au cours desquels le chef du
gouvernement paraissait par moment en difficulté face aux interpellateurs de
plus en plus frondeurs.
Cette approbation massive de la Chambre des Députés
remet totalement en selle le gouvernement Préval/Alexis en proie depuis un
certain temps à de vives critiques de différents secteurs inquiets de la
détérioration continue des conditions de vie de la population.
Toutefois, très prudent dans ses propos de
remerciement, le Premier ministre a estimé que les parlementaires n’avaient
pas "donné un chèque un blanc au gouvernement" au terme d’un débat ayant
reflété le "libre jeu démocratique".
BONN, ALLEMAGNE . JEAN ROBERT SAGET, UN
AMBASSADEUR QUI VEUT SAUVER SON PAYS.
« Mon pays a, en fait, besoin de tout » Stephen Richter a écrit ce qui
suit après sa visite à Kaufbeuren::
L’Ambassadeur d’Haïti cherche à établir de nouveaux liens de
coopération
La biographie de Jean-Robert Saget se lit comme un roman à
suspense. Élevé dans une petite ville sur l’île Hispaniola, la partie qu’on
appelle aujourd’hui Haïti, il vint faire des études en Allemagne. Un pays
qui est son « destin », comme il l’a affirmé plusieurs fois lors de sa
visite à Kaufbeuren. L’actuel ambassadeur d’Haïti répondait à une invitation
de l’organisation locale, Humedica, qui, il y a quelques années, avait déjà
accordé une aide humanitaire à Haïti et qui y sera bientôt de nouveau actif
avec le soutien de l’Ambassadeur.
Le maire principal, Stefan Bosse, a tout de suite
accueilli le diplomate, tout au début de sa visite à Kaufbeuren. Après avoir
signé dans le livre d’or de la ville, l’ambassadeur Saget s’est montré
fortement intéressé à une coopération avec la région Allgäu, et en
particulier avec la ville. L’idée a aussi plu au maire principal qui a eu un
entretien d’une demi-heure avec l’ambassadeur. « Mon pays a, au fait, besoin
de tout », a admis sans ambages Saget avant d’esquisser à grands traits la
grande misère d’Haïti qui, au cours des années, était devenu le point de
mire du public international à cause des troubles politiques et de graves
problèmes économiques qu’il a connus.
Wolfgang Groß, p.d.g. de Humedica, s’est montré, aussi
bien dans l’entretien avec le maire que vis-à-vis de notre journal, confiant
en ce qui concerne les premières livraisons qui, selon lui, pourront arriver
dans la Caraïbe cette année encore. « Je peux très bien m’imaginer une
livraison de médicaments et accessoires médicaux déjà au cours du deuxième
semestre de cette année. Il est aussi possible d’envoyer en Haïti une équipe
de médecins ».
La deuxième étape a conduit l’ambassadeur, qui est
venu à Kaufbeuren avec sa fille de 19 ans, Annaise, au lycée Mariengymnasium,
tôt l’après-midi. Quelques 150 écolières ont criblé le diplomate de
questions. Il paraissait parfaitement à son aise dans cette école. « Je me
sens toujours bien quand je m’entretiens avec des enfants et des adolescents
et quand je peux parler de mon pays », a dit Jean-Robert Saget au début de
sa visite éclair. L’Ambassadeur a pris avec humour le fait qu’il n’a eu que
des jeunes filles assises en face de lui. « J’ai trois filles et je connais
cette situation très bien ».
Dans la centrale de Humedica ont eu lieu les premières
discussions sur l’aide à apporter à Haïti. « Je suis très content, non
seulement d’avoir pu visiter Wolfgang Groß, un vieil ami, mais aussi de
savoir qu’Humedica va aider mon peuple », a dit le diplomate.
Le pays est sur la liste de ce qu’on appelle Least
Developed Countries (Liste des Pays les Moins Avancés, d’après
l’Organisation Mondiale de la Santé).
KAUFBEUREN, ALLEMAGNE. L’Ambassadeur d’Haïti
JEAN ROBERT SAGET visite Kaufbeuren. Objectif : la sécurité dans son pays.
Le lien d’amitié existant depuis 1983 entre Wolfgang Groß, p.d.g. de
Humedica, et Jean-Robert Saget, ambassadeur d’Haïti, a conduit le
représentant de cet État africain dans les Caraïbes à Kaufbeuren pour la
quatrième fois.
Pour la première fois, le représentant haïtien a été
reçu à la Mairie où le maire principal, Stefan Bosse, l’a prié de signer
dans le Livre d’or de la ville. À la grande surprise de tous les hôtes,
Saget parle couramment l’allemand et confie qu’il était déjà venu en
Allemagne, en 1968, pour y faire des études. Ensuite il fut, pendant 10 ans,
diplomate à l’Ambassade d’Haiti à Bonn. Après plusieurs années dans son
pays, Saget, dont les trois filles vivent en Allemagne, est revenu à Berlin.
Pour lui, la sécurité est le prochain grand objectif que son pays doit
atteindre afin de relancer le tourisme et de remettre sur pied l’économie.
Mais, Haïti a, pour le moment, besoin de l’aide
extérieure, explique l’ambassadeur Saget. Aussi a-t-il sollicité l’aide de
l’organisation humanitaire Humedica. Concrètement, il est prévu d’envoyer
dans plusieurs hôpitaux du pays des médicaments et du matériel médical pour
les malades. Mais la première livraison ne sera expédiée que dans quelques
semaines car la liste exacte des besoins doit auparavant être établie, a
indiqué le p.d.g. de Humedica, Wolfgang Groß. ees
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ORLANDO, FLORIDE. DÉCÈS DE MANNO SANNON DU FOOTBALL HAITIEN A 56 ANS.
n cancer du pancréas a eu raison du légendaire mondialiste de 1974 Le mythique footballeur haïtien Emmanuel Sanon,
surnommé affectueusement "Manno", est décédé jeudi matin à l’âge de 56 ans d’un cancer du pancréas dans sa
résidence à Orlando, en Floride.En phase terminale depuis quelque temps après avoir suivi sans succès de longues
séances de chimiothérapie et radiothérapie, le disparu avait perdu ces derniers jours l’usage de la parole avant de
plonger dans le coma. Il s’est éteint au milieu de ses proches dont son épouse Suzie Sanon et leurs quatre enfants,
trois filles et un garçon.La date et le lieu des funérailles doivent être annoncés ultérieurement.
Véritable icône du ballon rond dans son pays et ancien sélectionneur national, Sanon était entré dans l’histoire
le 15 juin 1974 en Allemagne. Ce jour-là, il mit fin à l’invicibilité de Dino Zoff, lors du match de poule Italie vs Haïti (3-1),
à l’occasion de l’unique participation d’Haïti à une phase finale de Coupe du monde. Recevant parfaitement une passe
géniale de plus de 40 mètres de son compère Philippe Vorbe, le très dangereux avant-centre s’engouffra dans la
défense transalpine, élimina son garde du corps Spinosi puis enchaîna crochets et feintes de corps allant de la gauche
vers la droite pour se débarrasser du célèbre gardien de la Squadra Azzurra qui venait d’aligner une série
impressionnante de 19 matches consécutifs sans concéder le moindre but. Haïti concéda la défaite face aux doubles
champions du monde italiens, mais ce but retentissant fit le tour de la planète et fut classé à la fin du XXe siècle parmi
les 100 plus beaux de l’histoire de la Coupe du monde. Pendant quatre ans, il fut l’auteur de 47 des 106 réalisations
de la sélection nationale. L’expérience allemande qui se solda par une élimination dès le premier tour (trois défaites
contre l’Italie 3-1, l’Argentine 4-1 et la Pologne 7-0) mit tout de même le baume au cœur des haïtiens fiers de voir leur
pays entrer dans le club fermé des seize meilleures nations du football. Portée en triomphe par tout un peuple qui
fredonnait l’hymne populaire "Toup Pou Yo", l’équipe haïtienne avait en 1973 conquis à Port-au-Prince le titre de
championne de la CONCACAF en devançant ses principaux rivaux de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et
de la Caraïbe. Considéré comme le plus grand attaquant haïtien de tous les temps, "Manno" Sanon fut à cette époque
l’idole de la jeunesse et déchaîna les passions partout avec d’autres gloires du onze national comme Philippe Vorbe,
Jean-Claude Désir dit "Tom Pouce" ou encore Pierre Bayonne et Guy Saint-Vil.
Né le 25 juin 1951 à Port-au-Prince dans une modeste famille originaire de la province, ce footballeur de légende fut
remarquable tant par ses accélérations fulgurantes que par sa technique et son incroyable habileté de chasseur de buts.
Après s’être révélé dans le championnat interscolaire aux lycées Anténor Firmin et de Pétion-Ville, il gravit rapidement
les échelons pour devenir la superstar du Don Bosco de Pétion-Ville avant de connaître une brillante carrière au Beerschot
d’Anvers. Premier joueur haïtien à évoluer dans le football professionnel européen, avec le club anversois, il remporta
notamment la coupe de Belgique au cours de la saison 1979-80 en décrochant la distinction de meilleur joueur (MVP).
Sa merveilleuse expérience au Beerschot devait durer cinq saisons, de 74-75 à 79-80.
Le champion, qui joua contre le "Roi" Pelé et évolua dans les plus grands stades du monde, était revenu en Haïti en
1997 après 23 ans d’absence. Durant son séjour de deux ans, il dirigea la sélection nationale qu’il abandonna toutefois
au bout de quelques mois à cause de résultats en dents de scie et d’une gestion calamiteuse des instances dirigeantes
du football. En dépit de la gravité de sa maladie, il se trouvait l’année dernière parmi les anciennes gloires de 1974 qui
étaient revenues à Port-au-Prince à l’invitation du Président René Préval. "Manno" Sanon rejoint dans l’au-delà deux
autres acteurs de l’épopée de 1974, Arsène Auguste surnommé "Ti Pelao" et Fritz "Fito" Léandre.
INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE
FIXÉE AU 28 FÉVRIER.
Le vice président de la chambre basse, Elourne
Doreus, affirme que la lettre d’interpellation a été transmise au premier
ministre Jacques Edouard Alexis hier. " Jusqu'à présent le gouvernement
n’a pas encore réagi à la date du 28 février proposée". Tout en indiquant
qu’il s’agit d’un acte démocratique, le député Doreus rappelle que la
séance d’interpellation se terminera par un vote de censure ou de
confiance. L’un des députés interpellateurs, Isidor Joseph Mercier, se
réjouit que la lettre ait été transmise au premier ministre, et réaffirme
que l’objectif de l’interpellation est d’avoir des informations sur les
causes de l’inaction du gouvernement face à la cherté de la vie. " Il doit
dire pourquoi il n’a pas tenu ses promesses", déclare le député de Jérémie
espérant convaincre ses collègues de l’incapacité du gouvernement. " Je
ferai de mon mieux pour convaincre l’assemblée ", lance le député Mercier.
De son coté, le premier ministre Jacques Edouard Alexis se déclare disposé
à répondre à l’interpellation de la chambre basse se disant prêt à fournir
des explication sur l’action de son gouvernement. " Je me présenterai
comme prévu par la constitution et le parlement fera ce qu’il croira bon
pour la nation", argue le premier ministre faisant montre de sérénité 8
jours avant ce rendez vous important. Par ailleurs, l’Organisation du
Peuple en Lutte (OPL), membre du gouvernement, indique que les citoyens ne
réclament pas des miracles du gouvernement mais des réponses concrètes à
court, moyen et long terme. Cette position des responsables de l’OPL,
rendue publique dans un communiqué, intervient quelques jours après le
regret formulé par le porte parole de la Fusion des sociaux démocrates.
Micha Gaillard, se déclare inconfortable parce que le gouvernement
n’arrive pas à soulager la misère de la population. " Nous ne sommes pas
en mesure d’orienter les actions du gouvernement et nous sommes frustrés",
avait-il ajouté.
REMANIEMENT MINISTÉRIEL PROPOSÉ PAR SENATEUR
ANACACIS
Le sénateur Anacacis Jean Hector se prononce contre le renvoi du
premier ministre, Jacques Edouard Alexis, et réclame de préférence un
profond remaniement ministériel. Il croit qu’une modification du
gouvernement permettra une meilleure cohésion au sein de l’équipe,
révélant que certains ministres se comportent comme des tout puissants. De
plus, le sénateur Anacacis estime que certaines dispositions telle la
baisse des tarifs dans les ports sont susceptibles de favoriser une
diminution des prix des produits de premières nécessités.Dans le même
temps, la Fusion des sociaux- démocrates n’écarte pas la possibilité de se
retirer du gouvernement.
Le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard, se
déclare inconfortable parce que le gouvernement n’arrive pas à soulager la
misère de la population. " Nous ne sommes pas en mesure d’orienter les
actions du gouvernement et nous sommes frustrés", lance M. Gaillard
précisant que la direction du parti étudie cet aspect de la question. M.
Gaillard croit qu’il faut un gouvernement de coalition autour d’un
programme en lieu et place d’un gouvernement pluriel. Il soutient que le
gouvernement n’a pas une politique de création de richesse ce qui abouti à
un mécontentement et une mobilisation au parlement et dans les rues.
Parallèlement, la majorité des résidents de la capitale estime que
l’accord entre le gouvernement et le sénat visant à subventionner la
production agricole est une solution à long terme. Ces Port-au-Princiens
se déclarent peu enthousiaste en ce qui a trait aux résultats de cet
accord et affirment ne plus faire foi aux promesses du premier ministre. "
Il faut trouver des solutions à court terme parce que la famine va frapper
le pays", indique un résident de la capitale qui propose la réouverture
des magasins de l’état. Par ailleurs, le troisième sénateur du plateau
central, Ultimo Compère, recommande la création de zones franches, la
création d’emploi et les subventions agricoles comme outil pour soulager
la misère de la population.
FIDEL CASTRO, 81 ANS, A
RENONCÉ À LA PRÉSIDENCE.
Fidel Castro a annoncé ce mardi matin qu’il renonçait à la
présidence cubaine, dans l’édition électronique de Granma qui est l’organe
officiel du régime. A 81 ans, le Lider Maximo quitte donc le pouvoir qu’il a
exercé pendant près d’un demi-siècle.
L’information est tombée en pleine nuit
pour les Cubains. On peut lire sur le site de Granma la phrase suivante,
signée Fidel Castro : « Je n'aspirerai ni n'accepterai - je répète - je
n'aspirerai ni n'accepterai à la charge de président du Conseil d'Etat et de
Commandant en chef ». Fidel Castro avait quitté provisoirement le pouvoir le
31 juillet 2006, pour raisons de santé. Depuis, c’est son frère, Raul
Castro, qui assurait l’intérim. Il est encore trop tôt pour tirer des
conclusions de cette annonce officielle, mais l’on peut se demander ce que
va devenir le régime cubain. D’abord en termes de « leadership » - Raul
Castro devrait continuer à exercer le pouvoir ; mais aussi en termes
d’évolution du régime – Cuba est très loin d’être une démocratie, même s’il
y avait eu ces dernières semaines quelques signes d’assouplissement : le
week-end dernier encore, quatre dissidents avaient été libérés.
Il faut souligner que cette annonce
intervient à cinq jours des élections à l’Assemblée nationale, qui étaient
attendues ce dimanche. Un des scénarios qui avaient été envisagés voulait
que Fidel Castro se présente à nouveau à la tête de cette Assemblée et
annonce ensuite son départ du pouvoir.
Avec le départ de Fidel Castro, c’est une
page d’histoire qui se tourne : 47 années d’exercice de pouvoir plein. Entre
1959, lorsqu’à la tête de ses barbudos il pénètre à la Havane et chasse la
dictature de Batista, jusqu’au 31 juillet 2006. 47 ans de pouvoir, et 19
mois d’intérim assuré par Raul Castro.
REVUE DE LA PRESSE
HAITIENNE AVEC LA MINUSTAH
BANDITISME
Arrestation mardi de deux redoutables chefs de gang à Cité Soleil : Yonel
Amilcar alias Gros Zouzoune et Eddy Marca se préparaient à fomenter des
troubles à Port-au-Prince, selon le commissaire Rosemond Aristile. Celui-ci
affirme que les deux bandits sont impliqués dans plusieurs cas d’assassinat
et d’enlèvement. (Radio Vision 2000)
Le policier Wiltès Joseph a été assassiné mardi dernier alors qu’il
inspectait les travaux de construction de sa maison à Torcelle. Wiltès
Joseph a été abattu de plusieurs balles par l’un des criminels qui montaient
la garde devant l’une des chambres du sous-sol de sa maison où était
séquestrée une femme victime d’enlèvement. Le malfrat était de connivence
avec le gardien. Alerté par l’ex-otage qui en a profité pour se sauver, des
policiers nationaux, arrivés sur les lieux, n’ont pas eu le temps de
rattraper les présumés criminels actuellement en fuite. (Radio Vision 2000)
Les criminels n’ont pas chômé pendant le carnaval. Au moins 5 cas ont été
recensés dont le colonel Gracia Jean, ancien ministre de l’intérieur. Il a
été enlevé en compagnie de sa femme dans la nuit de lundi alors qu’il
revenait des festivités carnavalesques au champ de mars. Mme Jean a été
libérée alors que son mari est toujours aux mains de ses ravisseurs. Gracia
Jean est actuellement conseiller juridique à la direction générale du
ministère de l’Education nationale. Deux autres personnes ont été kidnappées
à Pétion-Ville : une femme et un homme. La femme a été libérée contre rançon.
Une autre femme a été également enlevée au centre-ville, selon la police
haïtienne. (Radio Vision 2000 – Radio Métropole – Radio Galaxie)
Des bandits de l’Arcahaie font encore pleurer les familles. Un nourrisson
de 6 mois, kidnappé le 26 janvier dernier, a été retrouvé assassiné le 3
février. (Radio Métropole)
Aux Gonaïves, la police annonce l’arrestation de 4 présumés kidnappeurs.
Ces individus seraient impliqués notamment dans l’enlèvement de plusieurs
passagers d’un bus assurant le trajet Port-au-Prince/Gonaïves. D’autre part,
un important chef de gang de Raboteau, Gilles Serge a été appréhendé. Jugé
par contumace, cet individu était activement recherché par la police pour
son implication dans l’incendie de plusieurs maisons à Jubilé Blanc, un
quartier des Gonaïves. (Radio Vision 2000 – Radio Métropole)
Des experts mexicains ont bouclé le weekend dernier une séance de
formation intensive contre le kidnapping à l’intention des officiers de
police haïtiens. Une grande première pour les Mexicains. (Radio Métropole)
CARNAVAL
A Port-au-Prince, plus de 600 blessés ont été recensés pendant les trois
jours gras dont une centaine relativement graves. La plupart des victimes
ont été blessées à l’arme blanche. Aucun décès n’a été enregistré selon des
informations fournies par le comité organisateur. (Radio Vision 2000 – Radio
Mélodie FM – Radio Métropole) A Jacmel non plus, il n’y a pas eu de morts.
Seulement 16 blessés ont été enregistrés, selon la Police locale. (Radio
Signal FM – Radio Kiskeya)
RELATIONS HAITIANO-DOMINICAINES
Visite samedi dernier d’une importante délégation gouvernementale à
Malpasse. Une démarche inscrite dans une politique qui vise le renforcement
de l’autorité de l’Etat sur la région frontalière et dans le cadre de la
lutte contre la contrebande et le trafic des stupéfiants. (Radio Signal FM –
Radio Métropole)
Les autorités dominicaines ont tué vendredi dernier plus d’une douzaine
de poulets testés positifs au virus H5N2 à Higuey, une ville où le virus de
la grippe aviaire a été découvert en décembre dernier. (Radio Vision 2000 –
Radio Signal – Radio Métropole – Radio Galaxie)
L’économie dominicaine a perdu plus de 600 millions de pesos, de janvier
2008 à aujourd’hui, à cause des mesures d’interdiction d’entrée sur le
territoire haïtien des produits avicoles dominicains suite à la découverte
du virus de la grippe aviaire en République Dominicaine. (Radio Ibo)
DIVERS
Une délégation de l’Organisation des Etats Américains (OEA) doit arriver
à la mi-février à Port-au-Prince en vue d’une évaluation de la situation
globale du pays. (Radio Ibo)
Le secteur privé doit jouer sa participation dans l’éradication de la
cherté de la vie en s’impliquant davantage dans le combat contre le chômage,
a déclaré le Premier ministre Jacques Edouard Alexis. (Radio Signal FM)
Naufrage d’un voilier au large de Pestel, le weekend dernier. Huit
personnes sont portées disparues. (Radio Métropole
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Journal Le Matin : CNDDR/PNUD/PROJET DE
SÉCURITÉ COMMUNAUTAIRE / Impliquer les communautés dans la lutte contre la
violence
La Commission nationale de démantèlement, désarmement
et réinsertion (CNDDR), de concert avec le Programme des Nations unies pour
le développement (Pnud), a lancé, jeudi, un projet de sécurité communautaire
dans l’objectif d’impliquer, à une plus grande échelle, la population dans
la réduction de la violence.
« Ce projet de trois ans financé par le Canada à
hauteur de 4,6 millions de dollars américains doit permettre aux résidents
des zones vulnérables de mener des activités génératrices de revenus », a
souligné le président de la CNDDR, Alix Fils-Aimé, lors d’une rencontre avec
la presse. Des activités créatrices d’emplois, dont le réaménagement urbain,
sont prévues dans neuf zones, notamment Bel-Air, Cité Soleil.
Le président de la Commission de désarmement a indiqué
que le projet constitue la deuxième phase de la stratégie de lutte de la
CNDDR et doit renforcer le cadre de collaboration entre les membres de la
Commission et les populations bénéficiaires.
Le chef adjoint de la Mission des Nations unies pour
la stabilisation en Haïti (Minustah) et Représentant du Pnud en Haïti, Joël
Boutroue, a souhaité que ce projet améliore les conditions de vie précaires
des habitants des communautés ciblées. « Haïti est un musée de projets
échoués », a déploré le représentant du Pnud en Haïti. « Nous ne pouvons que
réussir dans le projet de sécurité communautaire qui doit conduire au chemin
du relèvement et du développement », a déclaré, confiant, le chef adjoint de
la Minustah.
Au cours de la cérémonie de lancement, un ensemble de
matériels, tels des ordinateurs portables, des imprimantes, des cameras et
des motocyclettes, a été remis à la CNDDR. Les chargés de mission de la
Commission utiliseront ces matériels au service de leurs communautés
respectives.
Bienvenue aux critiques
Le président de la Commission nationale de désarmement
et de réinsertion a souligné que les critiques de la population à l’endroit
de la CNDDR constituent un signe de grande attention aux activités de la
commission. Cette déclaration fait suite à une question sur l’implication
d’un ancien pensionnaire du programme de réinsertion dans le rapt commis sur
la personne du musicien Claude Marcelin, vendredi dernier.
« L’individu en question faisait partie des éléments
armés qui avaient intégré le programme de réinsertion de la CNDDR », a admis
Alix Fils-Aimé, tout en précisant qu’après avoir bouclé son cycle,
l’individu a été appréhendé par la police pour cause d’exactions. Emprisonné
durant sept mois, il a été libéré lors des vagues de libérations de décembre
dernier.
Alix Fils-Aimé a indiqué que, durant la période de
réinsertion, les personnes intégrant le programme, généralement d’anciens
éléments armés, ont la possibilité d’aller à l’école, d’apprendre un métier
tandis que la CNDDR apporte de l’assistance à leur famille.
M. Fils-Aimé a informé qu’actuellement, 400 personnes
suivent des séances de formations au CNDDR et pourront à la fin travailler
ou bénéficier de crédits pour mener des activités lucratives.
L'ancien Ministre Hérard Abraham dans la
tourmente.
Un jugement rendu par la Cour Supérieure des Comptes
et du Contentieux Administratif considère l'ancien ministre Hérard Abraham
comme solidairement responsable des actes d'escroquerie dont s'était rendu
coupable son ancien directeur administratif, Harold Bruno. Celui-ci était
déjà condamné à restituer à l'Etat haïtien la somme de 76 millions de
gourdes qu'il aurait détournée à son profit personnel. Le général Abraham a
été toujours considéré comme un des rares Haitiens intègres dans le pays.
Journal Le Matin : CARREFOUR/CARNAVAL 2008 / Les ratés
de la première journée d’une première expérience
«Yon Kafou bèl nan yon Ayiti vèt », est le thème
retenu pour le carnaval de Carrefour. En dépit de tous les problèmes
auxquels fait face la commune, sa première édition carnavalesque a débuté,
comme prévu, hier jeudi 31 janvier, non sans anicroches. Cette première
expérience n’a pas comblé les attentes, selon les réactions de nombreux
participants interrogés sur le parcours du défilé.
Quoique le maire principal de Carrefour, Yvon Jérôme,
ait prôné une première édition de carnaval digne de la commune et de ses
habitants, pour le premier jour, de nombreux ratés ont été enregistrés.
Fixées à 2 h p.m, les festivités n’ont débuté
timidement qu’à 4 h 45, soit un retard de plus de 2 heures.
D’ailleurs, à 3 h 30 p.m, des responsables artistiques
se trouvaient encore à l’hôtel Royal Haitian, habillant et maquillant les
rois et les reines. À 3 h 45, les préparatifs n’étaient pas encore achevés
sur la voie (Boulevard Jean-Jacques Dessalines) prévue pour le défilé
carnavalesque. Des employés du ministère des Travaux publics s’y affairaient
à recouvrir quelques bouches d’égout qui représentaient un danger mortel. Et
des tracteurs de ce ministère s’activaient à débarrasser, de tout ce qui les
encombrait, les abords de la chaussée de cette route principale de la
commune, interdite pour la circonstance à tout véhicule non autorisé. Tous
les chauffeurs en provenance ou à destination du sud devaient emprunter le
Boulevard Alexandre Pétion (route des rails), ce, avant l’arrivée du cortège
carnavalesque sur cette voie. Une mesure pour laquelle l’Administration
communale est vertement critiquée.
Selon le programme élaboré par cette administration,
le cortège devait partir du Centre sportif de Carrefour pour s’arrêter à
Bizoton 53 aux environs de la Marine haïtienne, puis bifurquer sur le
Boulevard Alexandre Pétion ou route des rails. 4 h 25, au Centre sportif,
lieu de départ, pas le moindre signe d’un char allégorique. Toutefois, dans
le voisinage, le char sonore de Dj Constant créait l’animation.
Enfin, à 4h 45, s’est amené le maire Yvon Jérôme,
accompagné de quelques policiers nationaux à bord d’une Mitsubishi blanche.
Le coup d’envoi est donné. Le cortège, formé au petit bonheur, s’ébranla
derrière la voiture du maire, et sur fond d’une sirène d’un véhicule des
sapeurs-pompiers. La Police nationale d’Haïti, la Minustah et quelques
agents de sécurité de la mairie de Carrefour étaient présents pour la
sécurité des participants.
À côté des retards constatés dans la mise en branle
des festivités, l’éclairage du parcours laissait beaucoup à désirer.
Quelques lampadaires projetaient une clarté digne d’une chandelle. Sur le
plan de la créativité, de grands efforts restent à faire par les acteurs du
Carnaval de Carrefour. Quant aux couleurs et masques, la commune a encore
beaucoup à apprendre. Néanmoins, même en nombre non comparable à la foule
traditionnelle du Champ de Mars, les carnavalières et carnavaliers de
Carrefour et des zones avoisinantes ont dansé au rythme des bandes à pied ou
des chars sonores de Dj.
Cinq chars allégoriques, huit bandes à pied, sept
groupes musicaux devaient prendre part au défilé, selon ce qu’avait annoncé
le maire. Cependant, à 6 heures 33 p.m., l’on ne remarquait que seulement un
char allégorique inachevé et quelque trois chars de Dj, créant l’ambiance
sur le macadam comme sur les rares stands.
Interrogé sur les irrégularités enregistrées pour le
premier jour gras de sa commune, le maire Yvon Jérôme a déclaré qu’elles
sont dues au manque de moyens financiers, ajoutant, comme pour s’excuser,
que le carnaval en Haïti accuse toujours des retards.
Selon le maire Jérôme qui veut que sa commune reste
une référence en matière culturelle, ce carnaval doit être une occasion pour
Carrefour de se refaire une image, une santé. Mais, selon des observateurs,
le souhait du maire est difficilement réalisable à travers les festivités du
premier jour gras de la commune Aussi appel est-il lancé au comité
organisateur pour les mesures de correction susceptibles d’épargner aux
participants du deuxième jour les nombreux ratés du premier.
Radio Kiskeya : Décès de l’homme de théâtre Robert
Bauduy Acteur, critique et ancien directeur du Théâtre National et un
ancien de la Société Nationale d'Art Dramatique SNAD.
L’acteu |