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Nouvelles INTERNATIONALES

 

 Rédaction :Jacques Dussek, Libertito Pelayo, Frantz Reid, Raymond Dussek, Thomas Eddy Dupiton, , Simone Bryan, James Limage, Monica ad Falah, Jean Souffrant, Jerry Blumberg, Scott Strong, Elizabeth Menos, Zynep Omar. Patricia Faurelus,Tamarat Shitaye, Jackie Powell,Mona K. Arcelin

        

COUP D'OEIL SUR HAITI, LE CANADA,  EUROPE, AFRIQUE, ONU

 

FEVRIER  2012

HAITI: OÙ VA CE PAYS?

CE QUE DIT LA PRESSE D'HAITI

P-AU-P RENCONTRE ENTRE LE MINISTRE DE L’INTERIEUR ET ENVIRON 70 BASES AU BEL-AIR

Port-au-Prince, le 31 janvier 2012 : Le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me. Thierry MAYARD-PAUL, s’est entretenu, le lundi 30 janvier 2012, avec des représentants d’environ 70 bases au Bel-Air.

Les préoccupations socio-économiques, des jeunes et de la population en général ont été au centre des discussions, notamment l’éducation, le chômage, la sécurité. Ils en ont profité pour dénoncer divers actes de répression dont ils disent avoir été victimes. Le Ministre MAYARD-PAUL a aussitôt mis les concernés en communication avec les responsables de chaque secteur pour suivis nécessaires. Des pourparlers sont actuellement en cours avec le Ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, les gestionnaires du Programme Aba Grangou et le Comité du Carnaval 2012 entre autres. Me. Thierry MAYARD-PAUL leur a également renouvelé le soutien de son ministère aux initiatives visant l’apaisement social et la consolidation de la stabilité politique. Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale œuvre au renforcement des coopérations locale et internationale susceptibles d’apporter des transformations concrètes et positives pour la réalisation de la vision du Président de la République visant le développement durable pour le pays.

DUVALIER ET L'ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION. SES AVOCATS INSATISFAITS
Les avocats de Duvalier ne sont pas satisfaits de l'ordonnance du juge instructeur Jean Carvesse préconisant un procès au correctionnel contre l'ex président à vie. Maître Reynold Georges annonce qu'il fera appel de cette décision qu'il qualifie de plaisanterie. D'une part, il soutient que les délits et crimes sont frappés de prescriptions au bout de 3 ou 10 ans et d'autre part il assure que la Cour de cassation avait déjà rendu un arrêt sur ce dossier. De plus le juriste croit qu'il s'agit d'une décision politique. Cette ordonnance s'inscrit dans le cadre d'une persécution politique visant à barrer la route à Duvalier, insiste t-il. Un autre membre du conseil de la défense de Duvalier, Osner Févry, fait remarquer qu'il y a des insatisfactions dans les deux camps. C'est une décision mi figue mi raisin dit-il soulignant que les partisans de Duvalier se réjouissent de l'abandon des poursuites pour crime contre l'humanité. Il critique la décision du juge instructeur estimant qu'elle n'est pas fondée sur le droit mais sur la sociologie. Dans le même temps, M. Févry s'insurge contre les dénonciations des organisations de défense des droits humains. Il rejette d'un revers de main l'argumentaire d'impunité faisant valoir qu'une décision de justice a été rendue dans le dossier. Les avocats de Duvalier espèrent obtenir la signification de l'ordonnance avant la fin de cette semaine.

VICTIMES DE DUVALIER ET LEUR APPEL DE L'ORDONNANCE.
L'ordonnance du juge instructeur Jean Carvesse, recommandant un procès contre Jean Claude Duvalier, uniquement pour corruption, révoltent les victimes de la dictature de Baby Doc. Robert Duval, une des victimes qui avaient répondu aux questions du juge instructeur, dénonce une décision politique. Selon lui le juge ne jouissait pas d'une totale indépendance. Il en veut pour preuve les déclarations du président Martelly sur le dossier. M. Duval, qui avait été incarcéré à Fort Dimanche, explique avoir été témoin de la mort de plus de 180 autres prisonniers. Il avait pu recouvrer la liberté à la faveur de l'élection de Jimmy Carter aux Etats-Unis.

Les plaintes pour violations des droits humains et crimes contre l'humanité n'auraient pas été prises en compte. M. Duval qualifie l'ordonnance de décision regrettable. Il s'agit d'une gifle infligée aux victimes de la dictature, insiste M. Duval qui espère que les poursuites judiciaire déboucheraient sur le procès du Duvalierisme. Un peuple sans mémoire peut répéter les mêmes erreurs prévient –il tout en faisant remarquer que les crimes économiques de Duvalier avaient été précédées de crimes politiques. Les victimes de la dictature de Duvalier entendent faire appel de l'ordonnance du juge instructeur afin de déboucher sur un procès qui permettra d'informer les jeunes sur les atrocités enregistrées durant les 29 ans des Duvaliers. Interrogé sur la nécessité d'une réconciliation nationale, M. Duval s'est dit disposés à pardonner moyennant une sanction légale.

VISITE DE DILMA ROUSSEF PRESIDENTE DU BRESIL EN HAITI.-
La présidente brésilienne, Dilma Roussef effectue une visite officielle de quelques heures ce mercredi 1er février à Port-au-Prince pour discuter avec les autorités haïtiennes de plusieurs dossiers dont celui de l'immigration massive d'Haïtiens au Brésil. Au cours d'une rencontre avec le chef de l’État haïtien, Michel Joseph Martelly et le premier ministre Garry Conille, il sera egalement question de cooperation et des relations haïtiano-brésiliennes, sur les plans culturel, politique, économique. Mme Roussef et les autorités haïtiennes discuteront aussi du projet d'un nouveau modèle pour promouvoir la coopération et l’investissement, impliquant les secteurs public et privé du Brésil et d’Haïti.

En compagnie du chef de l'Etat haïtien, du représentant spécial adjoint du secretaire general, Kevin Kennedy, et du commandant de la force de la MINUSTAH, le lieutenant-général Luiz Ramos, la présidente bresilienne visitera le contingent brésilien au Camp Charlie, Boulevard du 15 octobre (Tabarre). Une visite est egalement prévue à l'Ecole nationale Republique du Brésil.

C'est l'armée Bresilienne qui commande la Force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Et C'est elle qui dispose du plus grand nombre de militaires des 12.502 élements que l'on prevoit de reduire à 10.600 éléments dans le cadre de la Résolution 2012 adoptée le 14 octobre 2011par le Conseil de securité de l'ONU. La presidente Roussef arrive en Haïti à un moment où la réputation du personnel civil et militaire de la Minustah est relativement ternie par les violences et les abus sexuels sur mineurs (filles et garçons) dont des soldats de la mission sont accusés d'avoir commis Après des actes de violences sexuelles ou meutrières dans lesquelles les soldats de differents contingents, brésiliens, uruguayens, argentins, sri-lankais et autres pakistanais sont accusés d'implication, il y a aujourd'hui entre autres le viol d'un adolescent (Johnny Jean) à Port-Salut par des militaires uruguayens liberés "provisoirement" après avoir ete renvoyés dans leur pays.

Ce sont aujourd'hui des soldats pakistanais qui sont impliqués dans le viol d'un jeune garçon aux Gonaïves (NORD). Ce genre d'actes se repètent si souvent que des membres de la population haïtienne se demandent si les casques bleus en Haïti sont incapables de garder leurs braguettes fermées en présence de mineurs, particulièrement de garçons. Il y a aussi l'affaire des soldats brésiliens acusés en decembre dernier d'avoir laissé pour morts 3 jeunes haïtiens après les avoir battus et dépouillé de leurs effets personnels Pour de nombreux secteurs, si la MINUSTAH est aujourd'hui à ce point impopulaire, la faute en incombe en grande aux responsables de la mission toujours prêts à occulter les faits et actes reprochés aux casques bleus, même quand il y a flagrant délit.

P-AU-P. MINISTERE DU COMMERCE ET LA CREATION DE SOCIETES ANONYMES EN HAITI.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a lancé mardi un projet de modernisation du processus de création de sociétés anonymes dans le pays. Wilson Laleau a déploré la position d’Haïti dans le dernier classement « Doing Business » de la Société Financière Internationale (SFI). Il a fait remarquer que le pays a perdu 8 places, en un an, dans ce classement. Le pire, selon le ministre Laleau, c'est qu'Haïti n’a enregistré aucune évolution positive dans les différents critères pris en compte pour établir le classement, qu’il s’agisse du temps mis pour créer une entreprise ou de l’environnement des affaires.

Aujourd’hui, il faut 105 jours pour mettre sur pied une entreprise, a déploré Wilson Laleau qui dit travailler de manière à faire passer ce délai à 10 jours. Il a fait remarquer que la création d’emplois passera par le renforcement du secteur privé des affaires. Le ministre Laleau soutient que le pays doit s’engager dans 3 révolutions: celles du management public, de la révolution de l’efficacité et du vivre ensemble. Le président Michel Joseph Martelly qui participait à cette cérémonie, a soutenu que son administration a hérité d’une situation particulièrement difficile mais il a réitéré sa volonté de travailler à l’amélioration du climat des affaires. Le chef de l'Etat a sollicité la collaboration des pouvoirs Législatif et Judiciaire de manière à ce que le gouvernement puisse atteindre ses objectifs de création d’emplois stables et durables. Il a promis de fournir de meilleures opportunités aux entrepreneurs étrangers et locaux.

INTERNATIONAL

MONTREAL, CANADA. PLUIE VERGLAÇANTE SUR LES ROUTES.
 Les précipitations qui tombent depuis quelques heures rendent les déplacements difficiles un peu partout au Québec. Environnement Canada a émis des avertissements de pluie verglaçante pour plusieurs secteurs de la vallée du Saint-Laurent, où des accumulations de 2 à 5 mm de verglas sont attendus. Les routes de l'Outaouais, de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Montérégie, des Laurentides, de Lanaudière, de l'Estrie, de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont enneigées et glacées par endroits. Dans Lanaudière, les écoles de la Commision scolaire des Samares seront fermées toute la journée. Le transport scolaire est également perturbé dans les régions périphériques d'Ottawa, mais les écoles demeurent ouvertes. Dans la grande région de Montréal, les autoroutes 20 et 40 sont enneigées à certains endroits et peuvent également être glacées. Les automobilistes doivent aussi être prudents sur les autoroutes 25 et 440 dans le secteur de Laval. Quelques accrochages ont été rapportés au cours de la nuit dans les artères secondaires de la métropole. Plus à l'est, les routes sont enneigées dans la région de Québec, où la neige et la poudrerie devraient réduire la visibilité des automobilistes. Des rafales allant jusqu'à 60 km/h souffleront près du fleuve Saint-Laurent au cours des prochaines heures. La route 175 dans la réserve faunique des Laurentides est également enneigée, tout comme les routes de la région de Chaudière-Appalaches. Le système dépressionnaire déplace lentement en direction de la Gaspésie et de la Côte-Nord, et le mauvais temps devrait atteindre la Nouvelle-Écosse d'ici mercredi soir. Jusqu'à 20 centimètres de neige sont attendus dans les Maritimes.

RIO DE JANEIRO, BREZIL. SES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC HAITI ET CUBA.
 Après une longue étape à Cuba hier, où la présidente brésilienne a rencontré Fidel et Raul Castro, Dilma Roussef est ce mercredi 1er février en Haïti. Une étape bien différente mais tout aussi délicate qu’à La Havane. Le Brésil est en effet le pays qui a fourni le plus gros contingent à la Minustah, la Mission des Nations unies pour la stabilité en Haïti. L’armée brésilienne en assure aussi le commandement. Or, ces casques bleus sont très mal acceptés par la population. A Cuba, la présidente brésilienne Dilma Roussef est venue parler économie. Depuis que le grand frère soviétique -puis la Russie- ont pris leurs distances, l'économie cubaine est en très grande difficulté. Elle ne survit qu'avec l'aide financière du Venezuela et le pouvoir communiste le sent bien : la faillite de l'économie sonnerait la faillite du régime, c'est pour cela qu'il réforme, le plus en douceur possible. Avec l'aide donc, de ses voisins et d'abord du géant brésilien. Le Brésil finance actuellement un terminal important dans le port de Mariel à quelques kilomètres de La Havane. Un port qui devrait servir pour le transbordement de charges vers les Etats-Unis.

Au total, les échanges entre les deux pays représentent plus de 640 millions de dollars. Frédéric Louault, professeur à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine estime que, dans ce contexte, l'évolution économique de Cuba a une signification politique : « A terme il peut y avoir des répercussions sur le modèle politique et le fait que l’entreprise étatique de canne à sucre cubaine signe un accord avec l’entreprise brésilienne Odebrecht, est aussi un signe d’ouverture politique ».

Du coup, le Brésil compte sur l'économie pour faire évoluer le régime vers plus de démocratie. En la matière, il y a une très sérieuse différence d’approche entre Dilma Roussef et son prédécesseur. La présidente brésilienne est certes l'héritière politique de Lula, mais alors que l'ancien président, ancien syndicaliste, garde une grande admiration pour la révolution cubaine, Dilma Roussef, ancienne résistante, emprisonnée et torturée sous la dictature brésilienne est bien plus sensible à la question des droits humains.

A l'égard de Cuba, elle décidé d'adopter, ce qu’Alfredo Valadao appelle une « approche pragmatique » : « Dilma Roussef ne veut pas avoir une politique du mégaphone. Elle se dit que cela ne servira à rien, que ça ne fera que braquer les autorités cubaines puisqu’elle parie sur un changement lent. Mais pour bien montrer qu’elle est toujours sensible à la question des droits de l’homme, elle a accordé un visa à la bloggeuse, Yoani Sanchez pour qu’elle puisse sortir de Cuba et pour qu’elle puisse participer au lancement d’un documentaire sur les libertés à Cuba. Il faut voir maintenant si Raul Castro va lui accorder un visa pour qu’elle puisse sortir de Cuba ». Les autorités cubaines doivent dire vendredi si elles accordent ou non ce visa de sortie à Yoani Sanchez. En attendant, Dilma Roussef s'est bien gardé de rencontrer des dissidents cubains.

Minustah et immigration Cuba et Haïti sont deux îles des Caraïbes, distantes d'un peu plus de 1000 km seulement ; pourtant ce sont deux visites bien différentes pour Dilma Roussef. A Haïti, la visite de la présidente brésilienne est bien moins politique et économique mais elle est tout de même délicate. Le Brésil est en effet le pays qui a fourni le plus gros contingent à la Minustah, la Mission des Nations unies pour la stabilité en Haïti. L’armée brésilienne en assure aussi le commandement. Or, ces casques bleus sont très mal acceptés par la population qui les accuse notamment d'avoir réintroduit le choléra en Haïti. Ce sera le premier sujet de discussions entre Dilma Roussef et le président haïtien, Michel Martelly.

Selon Alfredo Valadao, le Brésil commencerait sérieusement à envisager son retrait. « Ca coûte très cher au Brésil alors qu’en ce moment il faut faire des économies à cause de la crise globale. Donc, quels sont les moyens de retirer petit à petit les casques bleus d’Haïti ? C’est la question ». Mais ce n’est pas la seule. L’autre grande question de cette visite, c’est l’immigration qui commence à prendre des proportions jusqu’à présent inconnues entre le Brésil et Haïti. « Ces derniers mois, 4000 Haïtiens sont rentrés dans le pays par la frontière nord, la frontière amazonienne à travers le Pérou. Cette vague d’immigration d’haïtiens vers le Brésil est quelque chose de tout à fait nouveau. Le Brésil craint qu’il y ait des dizaines de milliers d’Haïtiens supplémentaires qui tentent le voyage parce que l’économie brésilienne est dynamique et qui attire donc les immigrants et notamment les haïtiens qui ont connu les brésiliens à travers la force de paix. Le Brésil a même rétabli des visas pour les Haïtiens ».

Le Brésil est devenu en quelques années, le géant de l’Amérique du sud. Cette influence grandissante n’est pas forcément pour déplaire au géant du nord que sont les Etats-Unis. Qu’un grand pays démocratique, latino-américain, renforce son influence dans la région peut servir de relais pour les Américains, à un moment où eux-mêmes restent mobilisés sur le Proche et Moyen-Orient. Quant à Cuba, comme le rappelle Frédéric Louault : « L’embargo des Etats-Unis c’est eux qui le maintiennent, donc, s’ils veulent s’ouvrir sur Cuba c’est leur problème mais ils seraient mal placés pour empêcher d’autres pays de se rapprocher de Cuba ».

MALI. VIOLENTS COMBATS ENTRE REBELLES ET L'ARMEE.
 Des combats violents ont eu lieu ce 31 janvier 2012 entre l'armée malienne et les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) dans le nord-ouest du pays. Selon des sources militaires, les soldats maliens auraient repoussé une attaque du MNLA dans la ville de Niafunké. Les autorités accusent al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) d'avoir prêté main forte aux rebelles. Plusieurs milliers d'habitants ont trouvé refuge dans la Mauritanie voisine.

FLORIDE, USA. BATAILLE DES REPUBLICAINS: ROMNEY FACE A GINGRICH A TAMPA.
Le modéré Mitt Romney a écrasé mardi son rival conservateur Newt Gingrich dans l'élection primaire républicaine en Floride, une victoire qui lui donne un avantage décisif pour être en novembre l'adversaire de Barack Obama lors de l'élection présidentielle américaine.

Le républicain Mitt Romney, accompagné de sa femme Ann, salue ses partisans, après sa victoire à la primaire, le 31 janvier 2012 à Tampa, en Floride En remportant cet Etat, M. Romney fait mieux que renverser les résultats du scrutin de Caroline du Sud, remporté haut la main par M. Gingrich. M. Romney, qui avait déjà remporté la primaire du New Hampshire, devient aussi le premier candidat à décrocher deux Etats, l'Iowa  ayant choisi Rick Santorum.

Selon un décompte portant sur 95% des bulletins de vote, Romney a recueilli 46% des voix contre 32% seulement à Newt Gingrich. Les deux autres candidats, le chrétien traditionaliste Rick Santorum et l'isolationniste Ron Paul, doivent se contenter respectivement de 13% et 7% des voix.

La Floride était le quatrième Etat à désigner son candidat républicain depuis le début de la saison des primaires le 3 janvier et de loin le plus important, avec 4 millions d'électeurs républicains inscrits. En remportant cet Etat, M. Romney fait mieux que renverser les résultats du scrutin de Caroline du Sud, remporté haut la main par M. Gingrich. M. Romney, qui avait déjà remporté la primaire du New Hampshire, devient aussi le premier candidat à décrocher deux Etats, l'Iowa  ayant choisi Rick Santorum.

"Une primaire disputée ne nous divise pas, elle nous prépare et nous allons gagner", a déclaré Mitt Romney à ses partisans après l'annonce de sa victoire. En août prochain, lors de la convention républicaine qui désignera formellement le candidat conservateur, "notre parti sera uni avec un ticket gagnant pour l'Amérique", a-t-il promis.

Sa victoire en Floride, qui lui assure la totalité des 50 délégués de cet Etat, lui donne un avantage considérable sur ses rivaux pour espérer devenir l'adversaire du sortant démocrate Barack Obama le 6 novembre. Mais Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, a prévenu qu'il continuerait à disputer la course jusqu'à la convention républicaine qui désignera officiellement le vainqueur fin août. "Nous allons nous battre pour chaque Etat, nous allons gagner et je serai le candidat désigné", a-t-il assuré devant ses partisans après les résultats.

Newt Gingrich, défendu par l'ultra-conservatrice Sarah Palin et soutenu par l'ancien candidat Herman Cain, espère réunir autour de sa candidature l'aile droite du parti républicain qui ne se reconnaît pas dans M. Romney. M. Gingrich avait lancé des appels du pied à Rick Santorum pour qu'il se désiste en sa faveur, mais ce dernier ne l'a pour l'heure pas entendu.

M. Gingrich, qui accuse Mitt Romney d'être un "homme de gauche", avait démarré en tête des sondages en Floride après sa victoire confortable en Caroline du Sud. Mais il a vu cette avance s'évaporer au fil des jours, payant le prix de deux débats télévisés qui ont tourné à son désavantage, face à un Mitt Romney qui a changé de stratégie pour devenir plus agressif. Le camp Romney a également inondé les radios et télévisions de publicités électorales extrêmement négatives envers M. Gingrich, y dépensant plus de 15 millions de dollars, selon la presse américaine, cinq fois plus que ce qu'a dépensé le camp Gingrich, tout aussi agressif mais disposant de moins d'argent. Les 4 candidats toujours en lice seront tous dans le Nevada  mercredi pour préparer la prochaine primaire.

NATIONS UNIES

SYRIE. CONSEIL DE SECURITE DISCUTE DE LA SITUATION EN SYRIE.
31 janvier 2012 – Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni mardi pour discuter de la situation en Syrie, où la répression exercée depuis plusieurs mois par le régime du Président Bachar Al-Assad contre des manifestants réclamant des réformes a fait plusieurs milliers de morts. Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Nabil El Araby, sur la mission effectuée par des observateurs de la Ligue en Syrie.

Depuis des mois, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon exhorte les autorités syriennes à mettre fin à la répression. Mardi, lors d’une visite en Jordanie, il a souligné qu’il était « plus urgent que jamais de mettre fin au bain de sang et à la violence, de lancer une solution politique crédible qui réponde aux aspirations légitimes du peuple syrien et de protéger leurs libertés fondamentales. » Lors de son exposé, Nabil El Araby a mis l’accent sur la nécessité de concerter les efforts internationaux avec ceux déployés par les pays arabes. Selon lui, il faut exiger la fin immédiate de la violence et mettre en œuvre la feuille de route de la Ligue des États arabes qui prévoit une solution pacifique à la crise. La situation en matière de sécurité est de plus en plus grave et de plus en plus urgente, a-t-il déclaré.

Nabil El Araby a rappelé que l’initiative de la Ligue des États arabes du 22 janvier insistait sur le refus de toute intervention étrangère militaire. Le plan arabe, a-t-il expliqué, est le mécanisme essentiel qui permet de régler la crise syrienne avec le soutien de la communauté internationale. Il représente, a-t-il ajouté, une feuille de route devant mener au règlement pacifique de la crise. Le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes a rappelé que le gouvernement syrien s’était, dans un premier temps, engagé à accepter le plan arabe. La Ligue avait ainsi mis sur pied un protocole constituant un contexte juridique dans lequel a évolué la mission d’observation. M. El Araby a reconnu que la tâche de la mission était difficile. Jamais par le passé, a-t-il dit, une équipe d’observateurs civils arabes n’avait été envoyée dans un État où se déroulent des manifestations demandant le renversement du régime et lesquelles sont réprimées. Le soutien de la communauté internationale au plan arabe est un aspect fondamental en vue d’en assurer le succès, a-t-il observé.

La Ligue attend avec intérêt une résolution du Conseil de sécurité qui exige la cessation immédiate des violences et demande à toutes les parties de participer à un dialogue sérieux sous l’égide de la Ligue des États arabes, a dit M. El Araby. Il a souligné l’importance d’une coopération rapide des Nations Unies avec les organisations pertinentes. « Ne laissez pas tomber le peuple syrien », a-t-il dit aux membres du Conseil de sécurité. « La violence et les assassinats doivent cesser. Nous avons besoin d’une résolution claire qui soutient les efforts de la Ligue ».

 

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JANVIER 2012

HAITI: OÙ VA CE PAYS?

CE QUE DIT LA PRESSE D'HAITI

 

18/1/11

DELMAS. TRAGIQUE ACCIDENT CAUSANT DES MORTS ET DES BLESSES.
– Au moins 29 personnes été tuées et une soixantaine d’autres blessées, dont certains grièvement, dans un terrible accident survenu lundi soir, aux environs de 9 hres sur la Route de Delmas, au nord-est de Port-au-Prince.

Le drame est survenu au moment où le chauffeur d’un camion transportant du sable a perdu le contrôle du véhicule dont les freins auraient visiblement lâché. La plupart des victimes sont de petits commercants et des passants généralement en grand nombre dans au coin de rue où l’accident s’est produit.. Le véhicule qui a rasé tout sur son passage est allé finir sa course dans la cour de la Télévison nationale d'Haiti. Plus d'une vingtaine de morts ont alors eté dénombrés. Toutefois, plusieurs des blessés transportés à l'Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, à l’Ofatma, à l’hôpital de l’université «La paix » et à MSF (Médecins Sans Frontières), ont succombé à leurs blessures. Ce qui a porté le bilan à 29 décès

Plusieurs hautes autorités s’étaient vite transportées sur les lieux de la tragedie dont le chef de l’Etat Michel Martelly, le premier ministre Gary Conille, le maire de Delmas Wilson Jeudy et le député de la commune Arnel Bélizaire. Les tentatives des secouristes pour sauver le maximum de gens possibles, coincés dans des ferrailles de véhicules, se sont poursuivies jusqu’à l’aube, a témoigné le responsable du service de la circulation, le commissaire Will Dimanche qui a fait de victimes écrasées et méconnaissables.

Les responsables de la protection civile n’écartent pas la possibilité que le bilan des morts s’alourdisse encore au cours de la journée en raison, entre autres de l’Etat lamentable dans lequel certaines d’entre elles ont été conduites à l’hôpital. Beaucoup de témoins ont dénoncé les courses folles ds poids lourds dans une capitale aux rues très exigües, souvent embouteilleees qui attendent depuis deux ans une hypothéique reconstruction après le seisme de janvier 2010. Le maire de Delmas tout en dénonçant le mauvais comportement de certains chauffeurs qui souvent ne respectent aucune norme, a aussi deploré le refus des petits détaillants de quitter les trottoirs.

"S'il n'y avait pas autant de de petits marchands sur les trottoirs le drame aurait pu être moindre", a fait savoir M Jeudi. Les accidents du type de celui de lundi soir se produisent presque toutes les semaines sur les routes nationales où il n'y a pratiquement aucune présence policière. Les fous de la route tuent impunément, laissant derrière eux le deuil. Pour les habitants des différentes agglomerations entre Jeremie et Port-au-ince, les chauffeurs des bus "Dieu qui décide" faisant le trajet entre ces deux villes sont réputés parmi les plus désordonnés.

-JOSUE PIERRE-LOUIS NOMME PRESIDENT D'UNE COMMISSION PRESIDENTIELLE.
 L'ancien ministre de la justice, Me Josué Pierre-Louis, contraint de remettre sa démission dans la foulée de l'affaire de l'arrestation du député Arnel Bélizaire, a été nommé par arrêté présidentiel, président d'une commission chargée d'étudier et de proposer les mesures appropriées pour la mise en oeuvre de la réforme de la justice.

Me Pierre-Louis dont la responsabilité directe dans cette affaire n'a jamais pu être prouvée, sera secondé par un autre ancien ministre de la justice, Me René Magloire. Les juristes Jean Vandal et Sybylle Théard Mevs sont les deux autres membres de la commission qui sera reçu par le président Michel Martelly au palais national.

La commission présidentielle porte le nom de groupe de travail sur la réforme de la justice et la note du ministère de la justice annonçant sa mise sur pied, ne précise pas la durée de son mandat.

Josué Pierre-Louis qui a commencé sa carrière dans la magistrature à l'âge de 23 ans est un spécialiste en droit public et en administration publique. Il a été commissaire du gouvernement, doyen et professeur d'Université. Il est l’un des rares Haïtiens à avoir fréquenté l’École nationale d’administration francaise (ENA).

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance a exprimé le souhait que cette commission travaille réellemennt à la réforme de la justice.

M. Espérance a dit s'attendre à ce que cette structure fasse des propositions qui aident au renforcement des institutions oeuvrant dans le domaine de la lutte contre la corruption notamment l'ULCC (Unité de Lutte Contre la Corruption) et l'Ucref (Unité Centrale de Renseignement Financiers).

" il faut aussi qu'elle aide à faire avancer certains dossiers judiciares qui piétinent, a souligné Pierre Espérance qui cite notamment celui de l'ancien président à vie, Jean Claude Duvalier inculpé, a-t-il dit de crimes contre l'humanité, mais qui trouve généralement des excuses pour ne pas se présenter devant les tribunaux.

Le responsable du RNDDH condamne toutefois le fait que M. Duvalioer ne rate jamais les occasions de se faire remarquer dans d'autres circonstances notamment aux cotés de l'actuel chef de l'Etat.

L'arrêté annonçant la nomination de cette commission, fait également état de la designation de Me Carlo Julmice et Me Jules Cantave respectivement comme doyen du tribunal de première instance de Grande Rivière du Nord et de vice-président de la Cour de Cassation.

Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule applaudit la nomination de Me Cantave à la vice-présidence de la plus haute cour de justice du pays.

"C'est un magistrat qui a beaucoup d'expérience qui a été désigné vice-président de la cour de cassation, a-t-il fait remarquer. Cependant il demande au président Martelly de prendre des dispositions pour compléter la cour de manière à ce qu'elle puisse fonctionner à plein rendement.

lHAITI-OEA. FREDERIC BOLDUC, CANADIEN, NOUVEAU REPRESENTANT SPECIAL DE L'OEA.  
Le Secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA), Monsieur José Miguel Insulza, a annoncé ce mardi la nomination de M. Frédéric Bolduc, du Canada, en qualité de Représentant spécial en Haïti a fait savoir un communiqué. "L'OEA souhaite poursuivre sa coopération et sa collaboration avec Haïti en s'en tenant aux directives tracées par ses autorités élues et je demeure convaincu que M. Bolduc renforcera davantage ces liens importants avec l'un de nos pays membres fondateurs", a indiqué le Secrétaire général de l'organisation hémisphérique.

M. Bolduc a débuté sa carrière en 1988 avec l'organisation « Médecins sans frontières»; il a été ensuite avec le Programme de développement des Nations Unies. Il a travaillé pour une brève période dans le secteur privé, prêtant des services consultatifs à des sociétés latino-américaines avant de s'intégrer à la carrière diplomatique canadienne. En 2003, il devient Chef de la Mission du Gouvernement du Québec à Miami, recevant pour mandat d'approfondir les relations économiques, politiques et culturelles avec les Etats-Unis, ainsi qu'avec la Caraïbe, spécifiquement avec Haïti. En 2007, il est désigné Chef des questions multilatérales du Gouvernement du Québec à Washington, chargé de représenter au sein de la délégation canadienne les intérêts du Québec à l'OEA. En cette qualité, il a participé aux initiatives interaméricaines pour promouvoir la démocratie, la sécurité, la justice et le développement. En 2011, il est désigné Directeur du Bureau du Gouvernement du Québec à Washington, chargé de consolider les relations bilatérales avec le Congrès des États-Unis, l'Administration et les groupes de réflexion.

Monsieur Bolduc a obtenu sa maitrise en affaires internationales de l'Université de Columbia, avec spécialisation dans le développement économique et politique de l'Amérique latine et de la Caraïbe. Il a également obtenu sa licence en relations internationales de l'Université internationale de Floride et un certificat en sciences médicales de l'Université de Montréal. Il parle couramment le français, l'anglais, l'espagnol et le portugais.

INTERNATIONAL

CANADA-USA. PROJET D'OLEODUC ENTRE USA ET CANADA REJETE PAR PRESIDENT OBAMA  Le président Barack Obama met un coup d'arrêt au projet de l'oléoduc géant Keystone XL. Ce projet controversé prévoyait de relier les champs oléifères du Canada et le Texas. Le tracé passait par le centre des Etats-Unis et notamment les Sand Hills du Nebraska, un écosystème fragile que les organisations écologistes disaient menacé par l'oléoduc. Après trois ans de débats difficiles, le dossier est donc rejeté. En tout cas en l'état. Le groupe Transcanada, à l'origine du projet, travaille déjà sur une nouvelle version de Keystone XL.

Chargé de rendre un avis sur le dossier, le Département d'Etat n'a « pas eu assez de temps ». C'est en tout cas ce qu'affirme le ministère américain dans le communiqué publié le 18 janvier. Pas assez de temps parce que l'opposition républicaine avait imposé au président de prendre une décision avant fin février. Le département d'Etat affirme donc n'avoir pas pu « rassembler les informations nécessaires pour approuver le projet ». Fâchés d'être ainsi rendus responsables, les républicains affirment qu'ils n'en resteront pas là. Et le président de la Chambre des représentants, Joe Boehner s'en prend à Barack Obama :

« Le président avait le droit de bloquer ce projet si et seulement s’il pensait qu'il n'est pas favorable aux intérêts des Etats-Unis. N'est-ce pas l'intérêt national que de créer des dizaines de milliers d'emplois, ici en Amérique, avec des investissements privés ? N'est-ce pas l'intérêt national que d'obtenir de l'énergie de la part d'un allié comme le Canada plutôt que d'un pays du Moyen-Orient ? Le président a dit qu'il ferait tout ce qu'il peut pour créer des emplois. Aujourd'hui, cette promesse est rompue ». Dans l'après-midi, la société canadienne à l'origine du projet annonçait qu'elle déposerait une nouvelle demande avec un nouveau tracé, et qu'elle espère voir l'oléoduc opérationnel fin 2014.

ISRAEL. MANIFESTATION D'ISRAELIENS-ETHIOPIENS CONTRE LA DISCRIMINATION RACIALE.  Plusieurs milliers d'Israéliens, essentiellement d'origine éthiopienne, ont manifesté le 18 janvier à Jérusalem pour dénoncer le racisme et les discriminations dont ils se disent victimes. Depuis trois décennies, l'Etat hébreu a organisé de grandes vagues d’immigration des juifs éthiopiens, -les Falashas-, mais leur intégration reste difficile.

Le jeune homme qui s’adresse à la foule s’appelle Mullat Araru. Cet étudiant de 26 ans excédé par le racisme quotidien, a décidé de marcher pendant trois jours entre sa ville d’Ashdod dans le sud d’Israël et Jérusalem. Arrivé, à quelque pas de la Knesset, le Parlement israélien, et entouré de plusieurs milliers de manifestants, il déclare : « Il faut réveiller les consciences. Je crois qu’un petit groupe peut changer les choses. Notre combat est juste, j’y crois. C’est ici que cela se passe, c’est la guerre, le racisme c’est la violence. Il faut qu’il y ait des lois contre le racisme. Ce n’est pas logique que dans un Etat qui a tellement souffert que les gens puissent dire ce qu’ils disent, faire des déclarations racistes sans qu’il y ait la moindre punition selon la loi ».

Comme Mullat Araru, beaucoup de manifestants à la peau noire ont peint en blanc la moitié de leur visage. Dans la foule il y a aussi David, un jeune Israélien qui se prépare à entrer dans l’armée. Lui a peint en noir la moitié de son visage blanc. Il déclare : « Moi je pense que le plus important ici c’est de venir dénoncer le fait que dans notre pays, Israël qui est un pays juif, on fait des différences. On a déjà assez d’ennemis autour, on ne peut pas se permettre de se détruire de l’intérieur comme cela ». Parmi les revendications des manifestants ; le vote d’une loi antiraciste mais beaucoup reconnaissent que ce sont surtout les mentalités qui doivent changer.

NATIONS UNIES.

CÕTE D'IVOIRE. ONU PLAIDE POUR UN FINANCEMENT SOUTENU DE L'ACTION HUMANITAIRE.
18 janvier 2012 – La Sous Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence, Catherine Bragg, a conclu mercredi une visite de trois jours en Côte d'Ivoire en réitérant son appel aux donateurs afin d'assurer la continuité des actions humanitaires tout au long de l'année 2012.

« L'aide aux plus vulnérables demeure une priorité absolue, en particulier dans l'ouest et le sud-ouest du pays. Des besoins importants subsistent dans de nombreux domaines tels que la protection des civils, la restauration des moyens de subsistance, la fourniture d'abris, l'accès aux services de base, et le retour volontaire et la réintégration des personnes déplacées et des réfugiés », a déclaré Mme Bragg. Afin de soutenir et de démarrer cette réponse humanitaire vitale pour l'année 2012, le Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) vient d'allouer 8 millions de dollars, soit 4 milliards de francs CFA, pour les projets humanitaires en Côte d'Ivoire. « Un retrait prématuré des acteurs humanitaires pourrait avoir pour conséquence une aggravation de la situation. Il est donc essentiel que des ressources financières soient disponibles pour assurer la continuité de l'action humanitaire », a souligné Mme Bragg.

Catherine Bragg a réaffirmé la volonté de la communauté humanitaire de poursuivre son engagement en faveur de la population ivoirienne lors d'entretiens avec le Président Alassane Ouattara, le Premier ministre Guillaume Soro, en présence du Ministre l'intérieur, Hamed Bakayoko, et le Ministre des droits de l'homme et des libertés publiques, Gnénéma Coulibaly.

Elle a également rencontré le Ministre des affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan. Lors de ces entretiens, les autorités de l'Etat ont fait part de leur vision pour l'avenir ainsi que des mesures entreprises pour répondre aux nombreux défis auxquels est confrontée la Côte d'Ivoire après plus de dix ans de crise. Mme Bragg a souligné le fait qu'il est important que le Plan national de développement 2012-2015, qui va être prochainement adopté par le gouvernement, soutienne l'action humanitaire. De même, elle a souligné l'importance de s'attaquer aux problèmes de fonds dont les causes sont structurelles et aux conséquences des crises successives qui ont affecté la Côte d'Ivoire depuis plus de dix ans. L'accent devrait également être mis sur la réforme des services de sécurité, sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration, ainsi que sur la réforme de la justice.

 

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 CANADA-HAITI.GOUVERNEMENT CANADIEN RELOGERA LES SINISTRES DU CHAMP DE MARS.
Selon les informations publiees à Montreal, le gouvernement canadien a pris l'engagement  mercredi 11 janvier, de reloger les 5.000 familles, soit les 20. 000 personnes, vivant dans le plus grand camp d'hébergement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, le champ de mars. Outre le relogement des personnes déplacées à la suite du séisme de janvier 2010, le Canada entend également restaurer cette place publique, annonce la ministre canadienne de la coopération internationale, madame Beverly J. Oda en visite en Haïti à l'occasion du deuxième anniversaire de la catastrophe meurtrière.

Accompagnée du président de la république, Michel Joseph Martelly, la ministre canadienne a fait l'annonce solennelle au champ de mars en présence d'une foule immense et apparemment satisfaite. Ce projet d'un coût total de 19.9 millions de dollars et qui doit débuter dans deux mois environ, contribuera à la création de 2 000 emplois dans le domaine de la construction ainsi qu'à la formation de 50 entrepreneurs. Dans l'intervalle, ce même projet aidera à rétablir et à enregistrer 500 entreprises informelles nées dans le camp.

P-AU-P. COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE. 12 JANVIER JOUR FERIE EN HAITI.
Le Bureau de Communication de la Présidence annonce dans un communiqué que par arrêté présidentiel en date du 4 janvier 2012, l'administration publique, les écoles, le commerce et l'industrie chômeront le jeudi 12 Janvier 2012, jour du deuxième anniversaire du tragique séisme du 12 janvier 2010. Durant cette journée, le drapeau national sera mis en berne devant tous les édifices publics ; les boites de nuit, discothèques et autres établissements assimilés resteront fermés ; Selon ce communiqué, les stations de radiodiffusion et de télévision diffuseront des émissions et de la musique de circonstance ; les différents cultes et religions sont invités à organiser des cérémonies religieuses appropriées. Pplus de 222.500 morts, selon les dernières statistiques publiées par le Bureau des Nations Unies pour les Affaires humanitaires, citant la direction de la Protection civile haïtienne.

ONU

HAITI. DEUX ANS APRES LE SEIME, BEAUCOUP RESTE A FAIRE POUR SAUVER LE PAYS.
 Malgré de nombreuses difficultés et des défis structurels, les signes de progrès et les résultats positifs se multiplient en Haïti alors que le pays marque l'anniversaire du séisme dévastateur qui a frappé le pays le 12 janvier 2010, a affirmé le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l'ONU dans ce pays, Nigel Fischer.

« Ces réalisations sont réelles et leur impact ne devrait pas être sous estimé. Elles ont été rendues possibles grâce à la contribution d'innombrables Haïtiens, d'organisations de la société civile et d'institutions gouvernementales ainsi que d'organisations internationales », a déclaré M. Fischer qui est également Coordonnateur humanitaire résident en Haïti.

Entre juillet 2010 et novembre 2011, le nombre de personnes déplacées vivant dans les camps a chuté de 65%, et actuellement 520.000 personnes continuent de vivre dans ces camps. Plus de 5 millions de mètres cubes de débris ont été déblayés, ce qui représente environs la moitié de ce que le séisme a généré. Aujourd'hui il y a plus d'enfants scolarisés qu'avant le séisme et cela vaut aussi pour le nombre d'enfants vaccinés.

Sous la direction du ministère de la santé d'Haïti, un système d'alerte du choléra a été mis en place avec des programmes de sensibilisation et un réseau de centres de traitement. Ce système a permis de faire chuter considérablement le nombre de nouvelles contaminations et le taux de mortalité causé par la maladie.

« Nous reconnaissons la réalité des progrès, mais nous ne pouvons pas nous laisser distraire des tâches énormes à faire en Haïti. Des grands efforts sont nécessaires et doivent se poursuivre », a rappelé M. Fischer.

Selon le Représentant spécial adjoint, la crise politique qui a suivi les élections entre mai et octobre l'année dernière constituait un obstacle majeur qui a limité la capacité du gouvernement et de ses partenaires à réaliser leurs objectifs pour 2011.

« Maintenant, avec un nouveau gouvernement en place, Haïti se trouve à un moment d'opportunités. Même si les dirigeants politiques du pays portent la responsabilité principale pour le développement durable de leur pays, ils ne pourront pas tout faire sans l'accompagnement des partenaires internationaux. Le système des Nations Unies reste un partenaire engagé et continuera de travailler aux côtés du gouvernement et du peuple d'Haïti », a souligné M. Fischer.

De son côté, la Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova a rappelé dans un message que deux ans après, le séisme et ses conséquences continuent d'interpeller l'ensemble de la communauté internationale. Des progrès importants ont été réalisés, et beaucoup reste encore à faire.

« L'éducation est la clé de voûte d'une nouvelle Haïti, et je souhaite saluer l'engagement du Président Michel Martelly à faire de l'éducation une priorité nationale. Nous nous sommes mobilisés pour accélérer la campagne d'alphabétisation, pour assurer la continuité des enseignements et des examens et former les professeurs – plus de 2000 à ce jour – à l'appui psychosocial », a déclaré Mme Bokova.

La conférence des donateurs pour la culture en Haïti, en avril 2011, a marqué une étape importante dans ce plaidoyer en faveur de la culture comme levier de développement. L'action de l'UNESCO auprès des artisans du Carnaval de Jacmel, pour relancer la confection des masques, des costumes, des produits d'artisanat, a d'ailleurs été remarquée et est soutenue par l'Initiative mondiale de Bill Clinton.

« En ce jour du souvenir et de la commémoration, nous gardons comme au premier jour notre conviction que l'éducation, la culture et les sciences sont les socles de la renaissance. L'UNESCO reste totalement mobilisée et continuera d'appeler à élargir le cercle de ceux qui veulent soutenir Haïti sur ce chemin de la reconstruction », a conclu Mme Bokova.

INTERNATIONAL

FRANCE. HAITI. DEUX ANS APRES LE SEISME:PROGRES ET DESESPOIR.
12 janvier 2010. À 16h53, heure locale, le pays est secoué par un tremblement de terre de 7,3 degrés sur l'échelle de Richter. Le séisme a fait au moins 200 000 morts et poussé à la rue 1.5 million de personnes. Deux ans après, la situation s'est améliorée. Mais pour de nombreux Haïtiens, elle reste critique. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OMI), 100 000 abris provisoires en dur ont été construits, 420 000 personnes y ont trouvé refuge. Si le relogement de la population était l'une des priorités pour les organisations humanitaires, il l'est aussi pour le nouveau président haïtien, Michel Martelly. En août dernier, il a lancé avec les Nations unies un programme ambitieux, baptisé « 16-6 ». Ce programme favorise la reconstruction de maisons individuelles.

« Tout d’abord, il s’agit de former les personnes qui constituent la chaîne de la construction, depuis les ingénieurs jusqu’au maçon, jusqu’au propriétaire pour que chacun améliore la qualité de la construction, qu’on fasse des maisons qui soient plus solides, plus résistantes avec des matériaux de meilleur qualité », explique Eléonore Labattut, architecte et auteur d'un rapport intitulé La reconstruction de Port-au-Prince.

« Le plan 16-6 prévoit que chaque propriétaire établit son propre projet de maison. Sur le budget initial, les propriétaires peuvent rajouter leurs fonds propres afin de réaliser le projet qui leur correspond le mieux, s’adapter à la taille de la parcelle, à la taille de la maison, obtenir des prêts bancaires s’ils y ont accès, demander de l’argent aux gens de la diaspora. Le projet 16-6 a démarré dans 16 quartiers, que le gouvernement haïtien et les Nations unies ont défini comme étant prioritaires. Les personnes qui se trouvent encore sur six grands camps à Port-au-Prince, viennent de ces 16 quartiers. Donc en travaillant sur ces seize quartiers, on espère que les gens qui sont dans ces camps vont pouvoir retourner vivre dans leur quartier d’origine ».

Plus d’un demi-million de sinistrés vivent toujours dans la rue Les projets de relogement existent. Mais leur mise en œuvre est jugée beaucoup trop lente par la majorité des Haïtiens. Puisque plus d'un demi-million de personnes sont toujours sans abri. Pour ces populations démunies, le quotidien est toujours d'une extrême précarité. Les sinistrés survivent sous les tentes, en proie aux intempéries et à l'insécurité qui sévit dans les camps.

Les organisations humanitaires soulignent pourtant les avancées qui ont été réalisées depuis le 12 janvier 2010. « Au lendemain du séisme, 1,3 million de personnes se sans trouvées sans logement. Aujourd’hui, on est passé à 550 000 ce qui constitue tout de même un progrès », fait remarquer Grégory Rondeau. Le responsable géographique pour Haïti de la Croix-Rouge française estime par ailleurs que la situation est plus complexe qu’elle n’y paraît. « Avant la catastrophe du 12 janvier, plusieurs dizaines voire centaines de milliers de personnes n'étaient déjà pas logées ou mal logées à Port-au-Prince. Et aujourd’hui, ces gens se retrouvent en partie également dans les camps qui existent encore ».

Selon de nombreux experts il est illusoire de croire que tous les camps vont disparaître dans le futur. « C’est un peu la façon dont s’est construit Port-au-Prince : dès qu’il y a une opportunité de terres, les gens tentent de s’y installer et développent ensuite leur habitat », explique Eléonor Labattut. « Depuis toujours, les quartiers informels, les bidonvilles, de Port-au-Prince se sont développés ainsi : on part d’une petite tente, et petit à petit on la consolide et ça devient un véritable habitat. Donc il y a une partie des camps qui va certainement se transformer en quartiers dans la durée ».

Le palais présidentiel toujours un tas de ruines Les rues de Port-au-Prince portent toujours les cicatrices de la catastrophe. 5 millions de m3 de débris jonchent encore les rues de la capitale et des régions touchées par le séisme. Des tonnes de béton qui rappellent à chaque instant aux Haïtiens le traumatisme qu'ils ont vécu.

Pour sortir la population de cette situation, il faut plus qu'un toit pour chaque famille, estime Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste. « Les administrations publiques, les églises, les grandes institutions, l’université, les principales écoles, rien de tout cela n’a commencé à se reconstruire. Que le palais présidentiel, deux ans après, soit encore un tas de décombres, ce n’est pas un signe positif. C’est la partie emblématique de la reconstruction qui nous manque », déplore le journaliste. « À titre individuel, chaque Haïtien fait des efforts pour essayer d’améliorer son quotidien. C’est aujourd’hui la responsabilité de ce gouvernement et de l’élite haïtienne de transformer cette énergie qui existe en autre chose ».

Le pari n'est pas gagné. Le président Michel Martelly n'a pas de majorité au Parlement haïtien. Et l'ONU fait savoir que des 4,5 milliards de dollars, promis par la communauté internationale pour la reconstruction d'Haïti, seule la moitié a été allouée pour l'instant en tout cas.

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P-AU-P. HAITI. LA MORT DES 38 HAITIENS AU LARGE DE CUBA. LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES INFORME.

Port-au-Prince, lundi 26 Décembre 2011.- Le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes a appris avec tristesse la mort de 38 Haïtiens qui ont péri dans la nuit du samedi 24 Décembre, lors du naufrage de leur bateau, au large de Cuba. Le Ministre des Affaires Etrangères, S.E. Laurent LAMOTHE, suite aux instructions du Président Joseph Michel MARTELLY, a demandé à la Mission Diplomatique d’Haïti à Cuba que toutes les dispositions soient prises en vue d’assurer le suivi avec les autorités cubaines après cette tragédie.

Le Ministre LAMOTHE signale que 87 compatriotes qui se trouvaient à bord du bateau ont été secourus par la Garde Côtière cubaine et que des mesures ont été adoptées en vue de leur prochain rapatriement en Haïti, après les formalités diplomatiques qui sont déjà en cours entre les deux Gouvernements. Suite à une intervention immédiate du Président MARTELLY, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, M. Laurent LAMOTHE, a présenté, au nom du Chef de l'Etat, ses plus sincères condoléances aux parents de ceux qui ont péri durant ce naufrage de la Noel, dont 17 femmes et 21 pères de familles. Parmi les survivants, on compte un certain nombre d’enfants.

Le Ministre LAMOTHE, à l'instar de la Présidence, encourage les voyageurs clandestins à écouter la voix de la raison, à cesser l’organisation de tels départs illégaux, couteux en vies humaines et à suivre les procédures légales en matière de voyage auprès des pays amis d’Haïti. Le Ministre déplore la tragédie survenue en cette nuit de Noel et souhaite aux survivants ses vœux les meilleurs.

DIMINUTION DU CHOLERA EN HAITI
Des responsables d'organisations humanitaires ont confirmé hier une forte diminution du nombre de cas de choléra en Haïti avec l'arrivée de la saison sèche. La coordonnatrice médicale de Médecins sans frontières, Wendy Lai, soutient que le nombre de cas a baissé à une moyenne de 10 à 20 cas par jour dans deux centres de traitement de Port-au-Prince, comparativement à une moyenne de 30 à 40 cas par jour il y a un mois. La récente recrudescence des cas était attribuable aux fortes pluies et aux inondations qui permettent à la bactérie vibrio cholérae de se répandre plus facilement dans les quartiers ne disposant pas d'installations sanitaires.

Dans un rapport diffusé mardi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) avait noté le déclin saisonnier des cas de choléra. Les autorités sanitaires haïtiennes font état en moyenne de 300 nouveaux cas de choléra par jour à travers le pays, comparativement à 500 cas il y a un mois, selon le rapport. Ocha indique également que les décès liés au choléra continuent de diminuer ou se stabilisent dans presque tous les départements à l'exception du Sud-est, où le taux de mortalité lié au choléra est passé de 2,2 pour cent en janvier à 2,4 pour cent en novembre.

Le directeur général du ministère de la santé, Gabriel Timothée, avait mis l'accent sur la nécessité pour que les citoyens maintiennent la vigilance en respectant les mesures d'hygiène. Dans le même temps les autorités sanitaires haïtiennes annoncent le lancement prochain d'une campagne pilote de vaccination contre le choléra.

LE PRESIDENT D'HAITI ENTEND RENFORCER LES INSTITUTIONS D'HAITI.
Le président de la république Michel Joseph Martelly a pris l'engagement de mettre en place sous peu le conseil électoral permanent, de compléter l'effectif des juges à la cour de cassation et de publier la version corrigée de l'amendement de la constitution. Le chef de l'Etat a pris ses engagements lors de la clôturede la sixième mission de la délégation du club de Madrid en Haïti.

Cette mission avait pour objectif de permettre aux différents acteurs haïtiens de parvenir à un pacte national de gouvernabilité en vue de remettre le pays sur les rails du développement. A la même occasion, le président Michel Martelly a promis de faire tout ce qui est en son pouvoir et ses attributions pour que se tiennent dans les meilleurs délais les élections pour renouveler le tiers du sénat et celles des collectivités territoriales. Félicitant les membres du club de Madrid pour leur volonté manifeste d'aider les acteurs haïtiens à gérer leur conflit par le consensus, le président Michel Martelly promet par ailleurs de poursuivre des dialogues démocratiques avec les partis politiques, les autorités religieuses, le parlement, et la société civile entre autres, ce, pour résoudre les différentes crises auxquelles le pays fait face.

Plusieurs personnalités dont les présidents des deux chambres, des membres de la société civile, des représentants de la classe politique, le président de la cour de cassation ont pris part à ces assises tenues l'hôtel Montana, le mercredi 21 décembre.

 

 

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9 /24/11

P-AU-P. PROMULGATION DE LA VERSION CORRIGEE DES AMENDEMENTS CONSTITUTIONELS.
Le président de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, a indiqué jeudi avoir pris note de l’engagement du chef de l’Etat, Michel Martelly, à promulguer la version corrigée des amendements constitutionnels, sept mois après leur adoption par la 49e législature en mai dernier. Le bureau de l’assemblée nationale devait l’acheminer à la Présidence au plus tard vendredi. Le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, avait annoncé mercredi que la parution du texte dans un numéro spécial du journal officiel Le Moniteur n’était plus qu’une question d’heure.

Le Député de Moron/Chambellan précise que les travaux de correction des erreurs qui s’étaient glissées dans la nouvelle charte fondamentale, promulguée sous l’ancienne administration Préval, ont été confiés à une commission composée de représentants de la Présidence, du Parlement et de la société civile. Sorel Jacinthe souligne que l’entrée en vigueur des amendements constitutionnels favorisera la mise en place du Conseil électoral permanent dont la première tâche sera l’organisation des prochaines Sénatoriales partielles et élections locales.

Sans être précis, le parlementaire fait état des privilèges qu’aura à bénéficier le Président Martelly en donnant seulement son feu vert à la promulgation du nouveau texte constitutionnel qui revêtira la signature de son prédécesseur, René Préval. Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) avait transmis au Parlement l’intégralité des minutes de la séance au cours de laquelle Députés et Sénateurs, réunis en assemblée nationale, avaient opéré d’importantes modifications dans la constitution de 1987 portant notamment sur la reconnaissance de la double nationalité, la formation du CEP permanent et une plus grande représentativité des femmes dans la vie politique.

Le nouveau pouvoir avait longtemps refusé de répondre aux appels de différents secteurs favorables à la promulgation, officiellement en raison de graves erreurs matérielles ou d’actes de falsification délibérés qui avaient dénaturé la version originale des amendements.

FORMATION DE 7 POLICIERS INSTRUCTEURS
Sept policiers instructeurs de l'Académie Nationale de Police ont participé à un atelier de travail sur les droits de l'homme au Parc Historique de la Canne à Sucre, dont l'objectif était « notamment d'identifier les divers défis rencontrés par les formateurs de l'Ecole de police en vue de proposer des pistes d'action pour l'année 2012 ».

Cet atelier, une initiative de la Section des Droits de l'Homme (SDH) de la Minustah, a permis d'aborder un nombre de thèmes, dont les différents types de violations que peuvent commettre les policiers haïtiens dans l'exercice de leur fonction, le dispositif de formation en droits de l'homme, le statut du formateur en droits de l'homme ou encore les droits des policiers haïtiens, dans une perspective des droits de l'homme...

« Ce sont des échanges utiles et nécessaires qui doivent permettre aux agents de la Police Nationale d'Haïti (PNH) de surmonter les nombreux défis et combler les attentes relatives au renforcement de l'Etat de droit », a déclaré Me Jean Miguelite Maximé, Directeur de l'Académie de police ajoutant que le renforcement « doit passer par des institutions républicaines fortes, garantes des droits de la personne ». M. Maximé croit également que les droits de l'homme sont un instrument universel qui doit « être appris et transmis pour mieux garantir le respect des droits humains et promouvoir chaque jour en Haïti la défense des droits de la personne...

Michael Belliot Jacquet, Inspecteur principal de la Police Nationale d'Haïti (PNH) fait remarquer que cette transmission ne se fait pas sans difficultés, citant le manque de matériels, d'annexes et de copies à distribuer aux apprenants...

Mais le problème n'est pas seulement au niveau de la théorie, M. Belliot indique que pour bien remplir sa mission et éviter les violations des droits de l'homme dans l'exercice de leurs fonctions les officiers de police doivent disposer entre autres, d'un bâton, de gaz lacrymogène ou encore de menottes, pour qu'en cas de légitime défense par exemple, ils n'aient pas comme seul recours leur arme à feu, mais il signale que ces types d'équipement font souvent défaut.

P-AU-P. RESEAU ELECTRIQUE D'HAITI ET LES HAITIENS VIVANT A L'ETRANGER.
Les membres de la communauté haïtienne de l’étranger s’inquiètent de l’accroissement des fraudes électriques sur le réseau de l’électricité d’état d’Haïti. Ils exhortent le gouvernement Martelly/Conille et les responsables de l’EDH à livrer une guerre sans répit contre les escrocs. Les Haïtiens résidant notamment dans les quartiers pauvres de la capitale sont de plus en plus nombreux à chercher des moyens détournés pour ne pas payer leur bordereau électrique, ont rapporté plusieurs compatriotes qui ont récemment visité le pays. Pour Eddy, un ancien cadre de l’EDH résidant à Spring Valley (New-York), « ces fraudes sont visibles et sont comptabilisés dans un ensemble comprenant les pertes techniques (dues à la vieillesse du réseau) et les pertes non techniques (dues aux fraudes). » « Cette pratique semble être sans risque en Haïti. Quand il est surpris, le fraudeur n’est pas contraint de rembourser », a-t-il ajouté. « L’installation du compteur communicant Linky permettrait de lutter contre ces fraudes, qui coûtent des millions de gourdes par an », a recommandé pour sa part un jeune technicien haïtien travaillant pour la compagnie NStar à Boston.

Il explique que ce nouveau compteur servira à « mesurer exactement la consommation » et qu'en plus « le simple fait de l’installer permettra d’identifier les lignes trafiquées ». « Ces dernières années, la fréquence des fraudes repérées s’est accrue en Haïti. Le taux des pertes commerciales est très élèvé pour l’EDH », a estimé un ancien cadre de la compagnie vivant aux Etats-Unis. Selon lui, «ceux qui opèrent sur le réseau ne sont pas en général des amateurs, mais aussi de techniciens expérimentés, utilisant du matériel moderne et parfois de techniques de fraude importées ». Dans tous les cas, il explique que le vol d'énergie cause des dommages non seulement à la compagnie mais aussi aux abonnés. « Beaucoup de clients non seulement payent pour le rationnement électrique, mais aussi pour des fraudeurs dans plusieurs bidons villes du pays». Les pirates non seulement prélèvent l'énergie électrique mais ils endommagent également les équipements de l’EDH. Ils s'exposent aussi à l'électrocution.

DEPLACEMENT DES REFUGIES DE LA PLACE BOYER.
Après le dernier recensement du mois d’octobre, la mairie de Pétion-Ville en collaboration avec l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) avaient réussi à déplacer les occupants sur le terrain de football et quelques autres endroits de la place Boyer. Ceux qui n’étaient pas enregistrés attendent depuis plusieurs semaines pour laisser les tentes, a constaté Haïti Press Network. “On donne à chaque bénéficiaire le montant de 20 000 gourdes pour affermer une maison et 1 000 gourdes pour effectuer le déplacement”, a déclaré un bénéficiaire de la place. “Une somme de 5 000 gourdes leur sera remise à la personne après avoir constaté que le bénéficiaire avait vraiment loué la maison”, a-t-il avancé. “Les 20 000 gourdes sont remises directement au propriétaire qui va louer sa maison. Au cas où la maison coûte moins chère la différence restera au bénéficiaire”, a fait savoir un refugié de la place. “Tous les bénéficiaires habitent dans les environs de Pétion-Ville”, a-t-il ajouté. Par ailleurs les gens qui utilisaient le terrain de football ont applaudit cet effort de la part de ces organisations. “La vie reprenne sur la place”, dit un joueur de football.Mais les autres personnes qui vivent encore sur la place n’aimeraient pas voir le début de l’année 2012 à ce même endroit. “Le comité du camp a déjà fait un enregistrement mais les processus tardent encore”, a avoué une dame. Ceux qui ont déjà un terrain recevront un shelter, ceux qui non pas encore d’espace pourront louer une maison.

 LE CANADA

MONTREAL. ARRETE A MONTREAL ET SUSPECT DE MEURTRE EN ONTARIO.
 Un adolescent de 16 ans, arrêté jeudi à Montréal pour un présumé vol qualifié dans l'arrondissement de LaSalle, a été remis aux autorités policières de Waterloo, en Ontario, relativement à une affaire de meurtre. Le jeune Ontarien, qui a comparu pour taxage vendredi, au Tribunal de la jeunesse de Montréal, est considéré comme un suspect dans l'homicide d'un homme poignardé à mort.La victime âgée de 22 ans, Joseph Batten, est morte le 17 décembre à Cambridge. Le jeune homme a été tué lors d'une dispute en marge d'un concert de hip-hop. Trois autres individus ont été arrêtés pour ce meurtre. L'adolescent, originaire de Hamilton, était en visite à Montréal avec sa famille lorsqu'il a été appréhendé par la police, jeudi.

LA HAVANE, CUBA. LIBERATION DE MILLIERS DE PRISONNIERS PAR RAUL CASTRO.
 Près de 3000 prisonniers, dont certains sont détenus pour «crimes contre la sécurité d'Etat» seront prochainement libérés et amnistiés. Le président cubain Raul Castro vient d'annoncer, vendredi 23 décembre, une vaste amnistie qui touche près de 3000 prisonniers, dont 86 étrangers. Libérés dans les prochains jours, ces prisonniers -certains sont détenus pour « crimes contre la sécurité d'Etat »- ne sont pas les premiers libérés: en 2010, le régime cubain avait déjà laissé sortir de prison plus d'une centaine de détenus à la suite de tractations entre Cuba et l'Eglise catholique.  Le régime cubain utilise largement ces libérations pour montrer sa bonne volonté à la suite de rencontres avec des personnalités étrangères.

 Raul Castro entend promouvoir «lentement» une réforme de la loi migratoire. Celle-ci allégerait les restrictions de voyage imposées aux Cubains depuis une cinquantaine d'années. Pour le dissident Elizardo Sanchez, président de la commission cubaine des droits de l'homme et de la réconciliation nationale, le régime castriste ne va pas assez loin : « Il s'agit de petits changements qui arrivent tard. Je n'attends pas la moindre réforme de la part du gouvernement des frères Castro parce qu'ils ont peur que les réformes mènent à la fin du régime totalitaire.» « Une réforme crédible de la politique migratoire, continue Elizardo Sanchez, ce serait que des personnes comme la blogueuse et journaliste Joani Sanchez, le journaliste Guillermo Farinas et d'autres qui ont recu des prix internationaux en Europe, puissent aller recevoir ces prix. Mais le gouvernement s'y oppose, et il refuse aussi de donner des permis à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le régime et qui simplement désirent voyager pour aller voir leur famille.» Il y a un événement important, c’est la visite du pape Benoît XVI qui va arriver au printemps 2012 à La Havane. C’est cet événement qui explique ces mesures prises par le gouvernement.

MOSCOU. MANIFESTATION CONTRE VLADIMIR POUTINE SUR L'AVENUE SAKHAROV
Une foule immense a participé ce samedi 24 décembre à Moscou à une manifestation pour dénoncer le résultat des législatives du 4 décembre entâchées de fraudes. La police a évalué le nombre de participants à 29 000. La manifestation de ce samedi a réuni encore plus de monde que celle d’il y a 15 jours. Une foule immense s’est pressée durant plus de trois heures sur l’avenue Sakharov, sous la neige et dans le froid, pour exiger de nouvelles élections. L’ambiance était détendue et festive… Au milieu des drapeaux multicolores, des pancartes et des ballons blancs, certains avaient même apporté leurs thermos et sirotaient du thé en écoutant les orateurs défiler à la tribune. D'autres tenaient des ballons en forme de préservatifs, en référence à la déclaration de Vladimir Poutine, qui avait comparé le symbole des manifestants, un ruban blanc, à un préservatif. Parmi les personnalités les plus applaudies : l'écrivain Boris Akounine, qui a appelé à une « Russie sans Poutine », un slogan repris en choeur par la foule, ou encore le blogueur anti-corruption Alexei Navalny qui a promis de faire descendre dans la rue un million de personnes pour le prochain rassemblement. « L'année prochaine le pouvoir appartiendra au peuple », a-t-il crié. « Nous reviendrons », ont scandé presqu'en écho, les participants, à l’issue de la manifestation, qui s’est dispersée dans le calme, sous l’œil attentif des forces de l’ordre. Les organisateurs leur ont donné rendez-vous après les vacances du Nouvel An.

NATIONS UNIES

PHILIPPINES. ONU RENFORCE SON SOUTIEN AUX VICTIMES DE WASHI.
 Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) et ses partenaires humanitaires aux Philippines ont lancé jeudi un appel de 28,6 millions de dollars pour soutenir le gouvernement des Philippines dans la réponse aux besoins humanitaires causées par la tempête tropicale qui a fait des ravages dans le nord de la province de Mindanao. Le Plan d'action humanitaire de 2012 pour les Philippines et pour Mindanao est actuellement mis à jour afin de prendre en compte les besoins en eau potable, nourriture, abris d'urgence, et des effets domestiques essentiels pour 471.000 personnes les plus affectées dans les villes de Cagayan de Oro et d'Iligan pendant trois mois. Le travail de déblayage pour réduire les risques sanitaires et les services de logistique sont également prioritaires.

Le Coordinateur humanitaire résident de l'ONU aux Philippines, Dr. Soe Nyuant-U, a effectué une visite de deux jours dans ces deux villes. Il s'est dit choqué par l'ampleur des destructions. « C'est comme si un tsunami avait frappé les villes », a-t-il déclaré . « Des quartiers entiers étaient complètement dévastés, seuls quelques bâtiments solides restent debout et même ceux-là ont subis de grands dégâts. Des débris de maisons, de bâtiments et d'autres structures qui ont été détruits par la tempête, ont été emportés par la mer ce qui a laissé des zones énormes sans traces d'habitation », a expliqué Dr. Soe.

A ce jour, plus de 1.060 personnes sont mortes ou portées disparus et 28.030 maisons ont été détruites ou endommagées selon le gouvernement. Plus de 43.600 personnes sont abrités dans les 51 centres d'évacuation et quelques 266.000 ont trouvé refuge chez des membres de leurs familles ou dans des structures de fortune. « La grande générosité du peuple philippin contribue à sauver des vies. L'ONU et ses partenaires humanitaires travaillent d'arrache-pied pour soutenir les efforts menés par le gouvernement. Les besoins sont accablants », a indiqué Dr. Soe.

Le gouvernement a déclaré un état de catastrophe nationale dans les zones les plus touchées, et il a accepté l'offre d'aide des Nations Unies. La réponse humanitaire donnée aux effets de la tempête tropicale Washi sera revue dans six semaines pour prendre en compte les besoins humanitaires qui évoluent.

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9 /21/11

P-AU-P. LE PRESIDENT MARTELLY RYTHME LE CHAMPS DE MARS ET FAIT DES HEUREUX A L’OCCASION DE LA NOEL.

: Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, a procédé, ce mardi 20 décembre, à une distribution de jouets à des milliers d'enfants au Champ de Mars, à l'occasion de la Noël. Dans une ambiance festive et conviviale, le Chef de l'État a tenu à remettre personnellement ces présents à ces enfants, visiblement enthousiastes d'approcher d'aussi près le Président de la République.

Accompagné, pour la circonstance, de proches collaborateurs et de membres de son Cabinet, le Président MARTELLY n'a pas caché sa satisfaction de pouvoir apporter un brin de sourire à ces enfants dans ce contexte de fêtes. Des motocyclettes et un véhicule pick-up ont été également distribués à des heureux participants à cette fête réussie qui a également fait le bonheur de personnes du troisième âge, de femmes enceintes et de jeunes à qui des enveloppes ont été distribuées.

Cette distribution de jouets et de cadeaux réalisée par le Président Michel Joseph Martelly se circonscrit dans la logique de la noël de cette année placée sous le signe de la solidarité. Le Champs de mars est le troisième grand centre de distributions de présents du Président de la République après Port-de-Paix et les cayes. Ce jeudi 22 décembre, c’est au Cap Haïtien que le Président se rendra toujours dans le même objectif : se rapprocher de la population à l’occasion des fêtes de fin d’année et partager avec de nombreuses familles l’élan de solidarité qui en générale imprègne la noël.

NEW YORK.  FERMETURE DU CONSULAT D'HAITI POUR LES FETES DE NOEL.
Dans un communiqué de prese, le Consulat Général d'Haiti à New York informe que ses bureaux seront fermés le Samedi 24 Décembre et le Lundi 26 Décembre à l'occasion des fêtes de Noël 


CAYES. FIN DU PROCES DES POLICIERS ACCUSES DE MEURTRE DES PRISONNIERS

Le verdict du procès, des policiers accusés d'avoir assassiné des détenus lors d'une tentative d'évasion de la prison civile des Cayes n'est toujours pas connu, Plusieurs jours après la fin des audiences. Le procès s'est achevé mercredi dernier et selon la loi pénale, le verdict doit être annoncé dans les 72 heures qui suivent sa tenue. Le juge, Ezekiel Vaval, en charge de l'affaire devait se rendre à New York durant le week-end afin de rédiger le verdict. Il avait indiqué craindre pour sa vie s'il demeurait en Haïti. On est depuis lors sans ses nouvelle. 32 policiers sont accusés d'avoir abattu une dizaine de prisonnier le 19 janvier 2010 alors que ceux-ci tentaient de s'évader. 21 agents sont toujours en cavale et n'ont donc pas participé au procès.

P-AU-P. RESEAU DE BYPASSING DEMANTELE PAR LA POLICE.
La PNH nationale de concert avec le Conatel, et la compagnie de téléphonie mobile Voila a démantelé, le week-end, écoulé un réseau de malfaiteurs qui piratait le réseau de la compagnie en faisant du by passing. Lors de cette opération menée à Pétion-Ville, les policiers ont saisi des appareils pouvant contenir 108 cartes SIM, 5 antennes extérieures, une génératrice, des accumulateurs, 5 ordinateurs, un GPS et 8 cameras de surveillance. Le consultant juridique au CONATEL a fait remarquer que l'état haïtien a fait un déficit prés d'un million de dollars américains par mois suite à ce piratage. Pour sa part, l'avocat de Voila Gérard Laborde a indiqué que la Compagnie est relativement satisfaite du démantèlement de ce réseau par la Police nationale. Bypass est une technique qui consiste à faire passer des appels internationaux pour des appels locaux.

INTERNATIONAL

CANADA

MONTREAL. PERQUISITION AUX BUREAUX DE L'AVOCAT DE TRABELSI DE LA TUNISIE.
Des enquêteurs de la GRC ont fouillé les bureaux de l'avocat de Belhassen Trabelsi, un ancien parrain du clan mafieux qui a dirigé la Tunisie jusqu'à la révolution de l'hiver dernier.  Donald Kattan risque jusqu'à cinq ans de prison si les autorités démontrent qu'il a administré les avoirs de M. Trabelsi, beau-frère du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali, tel que le stipule la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus. L'avocat est soupçonné de gérer les affaires de M. Trabelsi depuis son arrivée au Canada avec sa famille, le 20 janvier. Les documents saisis lors de la perquisition du 6 décembre à Westmount sont sous scellés. Me Kattan peut encore s'opposer à leur ouverture en invoquant le secret professionnel. La fortune de la famille Trabelsi est évaluée entre 7 et 10 milliards de dollars. Belhassen Trabelsi, qui a perdu son statut de résident permanent, demande le statut de réfugié. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé le 27 janvier par Interpol et visant six membres de la famille de l'ancien président tunisien. La Tunisie a également demandé son arrestation au Canada.

TURQUIE ET LA FRANCE. BROUILLE DIPLOMATIQUE DANS LE GENOCIDE ARMENIEN.
 Malgré l'offensive diplomatique et les pressions à caractère économique exercées par la Turquie, le Parlement français maintient pour ce jeudi 22 décembre 2011 l'examen d'une proposition de loi qui punit la négation des génocides, y compris du génocide arménien. Près de 24 heures avant l'examen de la loi, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, publie une tribune dans laquelle il accuse le législateur français d'imposer un carcan à la liberté d'expression, point d’orgue d’une escalade diplomatique. C'est au mois d'octobre dernier, à Erevan, la capitale de l'Arménie, que le président Nicolas Sarkozy a demandé à la Turquie de reconnaître le génocide arménien. Sinon, a rajouté le chef de l'Etat français, il proposerait l'adoption d'une loi punissant, en France, la négation des génocides, y compris de ce génocide, qui a eu lieu entre 1915 et 1917 sur le territoire de l'actuelle Turquie.

Il faut dire que la France a reconnu le génocide arménien, par une loi, dès 2001. Par ailleurs, la loi sur la pénalisation du négationnisme, initiée déjà en 2006, s'était enlisée au Sénat et elle n'avait pu être adoptée, le vote ayant été rejeté en début de cette année par la majorité de droite. Or, la gauche française est devenue entre temps majoritaire à la chambre haute du Parlement et ses ténors avaient demandé la mise au vote de cette loi. Le président Nicolas Sarkozy tient donc sa promesse faite à Erevan, ce qui irrite les autorités turques. Depuis quelques jours elles ont déclenché une véritable offensive diplomatique contre la loi punissant la négation des génocides. Elles n'ont pas manqué de rappeler le poids des français d'origine arménienne, notamment dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012. Une explication « électorale », que Paris a fermement écartée.

La Turquie de 2001, c'est-à-dire quand le Parlement français avait simplement reconnu le génocide de 1915, n’est pas la Turquie d’aujourd’hui. Une puissance régionale reconnue et une force économique montante, dont il vaut mieux éviter de se couper, au vu des révolutions arabes, par exemple, ou de la crise financière européenne. C’est le message instillé par les dirigeants turcs, que la presse locale véhicule largement dans ses titres, tous consacrés à la crise du génocide, comme elle est appelée ici. Pourtant à l’instar du Premier ministre Erdogan, le gouvernement s’efforce de ne pas brandir de menaces directes ou indirectes contre Paris. Le chef du gouvernement préfère par exemple renvoyer les Français aux pages sombres de leur propre histoire, en Afrique notamment, comme les épisodes de la guerre d’Algérie, ou plus récemment du Rwanda, qu’il qualifie lui aussi de génocide.

Le chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu évoque lui le reniement de la France à ses propres idéaux, en premier chef celui de la liberté d’expression. Pour le chef de l’opposition social démocrate Kemal Kiliçdaroglu, le Parlement français s’apprête tout simplement à enterrer les acquis de sa propre révolution. Mais la presse, unanime, fustige surtout le président français Nicolas Sarkozy qui avait donné sa parole en 2006 de ne pas laisser adopter un texte pénalisant la négation du génocide. Une promesse aujourd’hui oubliée.

NATIONS UNIES.
PHILIPPINES.ONU ACHEMINE AIDE AUX VICTIMES DE LA TEMPETE WASHI.
20 décembre 2011 – Les agences humanitaires des Nations Unies ont commencé à acheminer mardi une aide d'urgence afin de secourir les centaines de milliers de personnes affectées par la tempête tropicale Washi qui a fait, selon le dernier bilan de l'ONU, au moins 957 morts. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 338,000 personnes dans le nord de Mindanao sont affectées par la tempête tropicale et ont besoin d'une aide humanitaire. Le Programme alimentaire mondial (PAM) est en train d'acheminer des vivres, des fournitures et un soutien logistique à l'intervention d'urgence du gouvernement philippin.

« Le PAM achemine rapidement de la nourriture à partir de nos entrepôts de Mindanao pour aider les personnes qui sont sans abri à cause des inondations», a déclaré mardi le Directeur du PAM aux Philippines, Stephen Anderson, dans un communiqué. « Nous travaillons avec le gouvernement afin de fournir des rations alimentaires d'urgence pour aider ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs biens dans les zones les plus durement touchées par l'inondation », a-t-il ajouté.

Le PAM achemine des biscuits à haute teneur énergétique, suffisamment pour nourrir plus de 7.800 personnes dans les centres d'évacuation des villes de Cagayan de Oro et Iligan. Des rations supplémentaires de biscuits à haute teneur énergétique suffisantes pour nourrir plus de 65.000 personnes sont actuellement en cours de mobilisation. Des distributions ciblées de rations de produits nutritionnels complémentaires prêts à la consommation (Plumpy'Doz) auprès de 15.000 enfants de moins de 5 ans sont prévues. Le PAM prévoit de déployer une tente de stockage mobile et des couvertures, des réservoirs d'eau, des bâches et tentes pour les personnes qui ont été déplacées par la tempête.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)) a pour sa part indiqué mardi qu'environ 200.000 enfants ont été affectés par les inondations, et qu'environ 8.000 familles dans le besoin se trouvent dans des centres d'évacuation. L'UNICEF prévoit de lancer un appel de fonds de 4,2 millions de dollars afin d'assister les familles affectées durant les six prochains mois. La réponse de l'UNICEF comprend notamment d'acheminer des fournitures et du matériel en eau et assainissement ainsi que la mise en place de projets de protection, de santé et d'éducation pour les enfants.

Une porte parole d'OCHA, Vanessa Huguenin, a fait savoir mardi lors d'une conférence de presse à Genève, en Suisse, que l'agence est en train de revoir le plan d'action de l'appel de fonds humanitaire prenant en compte l'aide post-catastrophe. Lundi, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit particulièrement inquiet par l'impact de la tempête tropicale Washi.

Le chef de l'ONU a exprimé « ses condoléances aux familles des personnes affectées, au gouvernement et au peuple de la République des Philippines », a fait savoir lundi son porte-parole dans un communiqué. Le Secrétaire général a salué « la réponse prompte à la crise » de la part des autorités.

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9 /19/11

HAITI. INVITATION A LA PRESSE  
Le Bureau de Communication de la Présidence a l’honneur d’inviter la presse parlée, écrite et télévisée à une session d'informations sur le concept et les modèles de Partenariats Public/Privé (PPP) qui se tient le lundi 19 Décembre 2011, à 2 :30 P.M., au Palais National, à l’initiative du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l'Investissement (CCPDEI), en collaboration avec la Firme Merove-Pierre Cabinet d'Expert-Comptable et la PricewaterhouseCoopers de la Jamaïque. Les responsables des salles des nouvelles sont priés de soumettre avant 12:00 P.M. les noms des reporters qui couvriront cet évènement afin de leur faciliter l’accès au Palais.

P-AU-P. PROJET DE CONSTRUCTION DE L'UNIVERSITE ROI HENR CHRISTOPHE EN MAIN MISE.
Le vice-recteur sortant à la recherche de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes a révélé samedi que le projet de construction de l’Université « Roi Henri Christophe » à Limonade (nord), a fait l’objet de main mise de la part de politiciens haïtiens et des dominicains qui le financent. Candidat à sa succession aux élections pour le renouvellement du conseil exécutif de l’UEH prévues le 3 février 2012, M Deshommes a indiqué que le rectorat de l’UEH a été, à un certain moment, totalement écarté des démarches de la construction de cette nouvelle entité de l’UEH. Il a expliqué que le choix de la région nord pour l’implantation de ce campus, a été fait par le rectorat et se situe dans le cadre d’un plan stratégique d’action visant à décentraliser la formation universitaire.

Présentant la gestion de l’Université d'Etat d'Haïti comme une lutte permanente.Fritz Deshommes a fait savoir qu'il a fallu se battre pour convaincre les présidents haïtien et dominicain René Préval et Léonel Fernández d' agréer cette proposition », déplorant au passage la sous- exploitation du terrain des 30 hectares consacrés au campus.. Des capois ont récemment dénoncé l’utilisation peu rationnelle du site dédié à cette université dont l’inauguration est prévue le 12 janvier. Des membres du conseil de l’université se sont plaints, quant à eux de l’opacité des démarches entourant cette construction. « Nous ne sommes même pas au courant des prévisions concernant les filières de formation, a déclaré un professeur de la Faculté des Sciences Humaines.

A ce sujet, le vice recteur a informé que le conseil exécutif de l’UEH a commandité une étude sur les besoins de développement de la région Nord. « C’est sur la base de cette étude que nous déciderons des formations à offrir », a-t-il souligné, rappelant que le développement de l’université doit répondre aux nécessités de développement des régions du pays.

L’université Roi Henri Christophe ouvrira ses portes à partir du mois d’octobre 2012, selon le vice-recteur Deshommes qui n’a pas écarté la possibilité que des activités « marginales » soient organisées sur le campus, entretemps. La grande majorité des onze entités de l’université d’Etat d’Haïti à Port-au-Prince fonctionne dans des conditions déplorables près de deux ans après le séisme de janvier 2010 qui a couté la vie de très nombreux étudiants, professeurs et autres membres de son personnel d’administration et détruit ou gravement endommagé leurs bâtiments.

RASSEMBLEMENT DES LAVALASSIENS A TABARRE EN SOUVENIR DU 16 DECEMBRE 1990.AHP
Des milliers de membres, sympathisants et amis de l'organisation politique Fammi Lavalas, ont commémoré vendredi, le 21e anniversaire des premières élections libres et démocratiques organisées le 16 decembre 1990 et qui ont permis l'accession du père Jean Bertrand Aristide à la présidence d’Haïti.

A la publication des résultats de ces élections., M Aristide obtenait 67, 48% des votes avec 1.102.000 votes sur quelque 2 miliuons d'haïtiens en iage de voter à l'époque Pour marquer cet événement, des milliers de cadres et militants de l'organisation se sont réunis au local de la Fondation Docteur Aristide pour la Démocratie, à Tabarre. Un des principaux cadres de Fanmi Lavalas, le docteur Maryse Narcisse, a indiqué que la date du 16 décembre 1990 est un jalon imporant dans la lutte du peuple haïtien assoiffé de justice sociale.

"Le 16 décembre 1990, le peuple a vu luire la lumière de l'espoir d’un lendemain meilleur, d’une sociéte plus équitable, a indiqué Maryse Narcisse qui se demande où en est ce rêve aujourd’hui. Maryse Narcisse, l'une des personnalités ayant maintenu allumé le flambeau de Fanmi Lavalas pendant les 7 ans d'exil forcé du president Aristide, a fait remarquer qu’en plus des conditions infra-humaines dans lesquelles sont plongés la plupart des citoyens, Haïti a aujourd’hui perdu sa souveraineté et que des forces hostiles au changement" se dressent constamment sur son chemin. Heureusement, se console-t-elle, on a réussi à garder des acquis comme le droit de parole, le droit de faire partie d’une organisation ou association et de choisir ses représentants pour les postes électifs. Le Dr Narcisse appelle les militants, partisans et sympathisants Lavalas à ne jamais oublier l’idéal lavalassien de justice, transparence et participation, leur rappelant que Fanmi Lavalas est une organisation qui a un rôle de rassembleur dans la société. Elle reconnait toutefois que, seule, Fanmi Lavalas ne pourra pas y arriver.Voilà pourquoi elle invite tous les démocrates et les partisans de la paix à rester soudés en vue de préserver les acquis démocratiques.

L’ancien président Jean Bertrand Aristide, de retour au pays en mars dernier après avoir été victime d’un 2e coup d’Etat qui l’a éloigné d’Haïti pendant environ 7 ans, jouant aujourd'hui un rôle de conseiller au sein de Fanmi lavalas, n'etait pas présent à ce grand rassemblement. Il s'est fait représenter par son épouse Mildred Trouillot Aristide qui n'a pas manqué de verve et de chaleur, ayant de qui tenir. L’ancienne première-dame a lancé un appel à la solidarité patriotique en vue de la pérénnisation de la démocratie dans le pays. "La Fondation Aristide où nous sommes aujourd’hui réunie existe pour défendre la paix et la démocratie que les patriotes ont offertes à travers les élections de décembre 1990", a souligné Mildred T. Aristide qui rappelle que pour permettre à la démocratie de grandir, Haïti a besoin de toutes ses filles, de tous ses fils et de tous ses patriotes.

"Un Lavalassien est un patritote, un bon lavalassien est un bon patriote", un slogan lavalas lancé par Mildred Trouillot Aristide et repris en choeur par l'assistance nombreuse, sous des applaudissements nourris .

Les militants Lavalas arrivés de plusieurs régions du pays ont saisi l’occasion pour réaffirmer leur volonté de participer aux prochaines compétitions électorales et cela, ont-ils dit, à tous les niveaux.

L’un d’entre eux, Ansyto Félix a fait savoir qu’actuelement Fanmi Lavalas est en train de mobiliser ses troupes et de se renforcer dans la perspectives des prochaiens élections.

Un tiers du Sénat et les conseils municipaux sont en fin de mandat. Le ministre de l'Intérieur Thierry Mayard Paul a assuré les maires qu'il n'y aurait pas de révocation (sauf pour les conseils dysfoncionnels) et qu'ils pourront rester en poste jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est toujours pas déterminée . Ancyto Félix a indiqué qu'en décembre 1990, le peuple avait manifesté sa volonté d’acceder à un meilleur avenir où ses enfents mangeraient à leur fais, où les soins de santé leurs seraient accessibles, dit Ansyto Félix, regrettant que beaucoup d’eau ait coulé depuis sous le pont.

Il a rappelé que l'ancien président Aristide a pris le pouvoir à deux reprises, mais n'est resté au pouvoir que 5 ans , ayant été victime de deux coups d'état qui ont fait reculer le pays sur tous les plans. . L’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis, l’ex-ministre des affaires sociales Gérald Germain, les sénateurs Moïse Jean-Charles, Piere Francky Exius, Evallière Beauplan et le député Saurel Jacint sont entre autres personalités qui ont pris part à l’évènement. Le député Jacinthe très remonté contre le pouvoir, depuis l’arrestation arbitraire de son collègue Arnel Bélizaire, estime qu’il est important pour tous les amis de la démocratie de serrer les rangs pour barrer la route à tout éventuel retour de la dictature. Les lavalassiens et les autres partisans de la democatie ont également intérêt à s’unir car, a-t-il rappelé, tout royaume divisé est appelé à disparaitre.

Les 1.102.000 votes obtenus par M.Aristide aux élections de 2010, demeure le plus fort score obtenu par un président élu democratiquement en Haïti. Aux présidentielles de 1995, le présient René. Préval a bien obtenu un pourcentage de 89%, mais avec quelque 300,000 voix. Pour son 2ème mandat en 2006, il a obtenu 992.766 votes (51.21%).

En 2011, au 2eme tour où il n'y avait que 2 candidats, le president Michel Joseph Martelly a eu 67,57% de pourcentage mais avec 716.986 votes sur un total de plus de 4 millions de citoyens en âge de voter. Mais, plus encore, les deux candidats au 2ème tour en 2011: Michel Martelly et Myrlande H. Manigat ont cumulé 1.061.0 89 votes, score additionné, mais inférieur au 1.102.000 obtenus par Aristide en 1990.

Reportage realisé par l;'Agence Haitienne de Presse

P-AU-P. PM CONILLE POUR UNE NOUVELLE FORME DE COOPERATION.
Le premier ministre Garry Conille, a plaidé pour l'instauration d'un véritable partenariat entre le gouvernement et les principaux bailleurs internationaux. Il a fait ces déclarations lors de sa participation aux Journées européennes du développement (JED) qui s'étaient déroulées les 15 et 16 décembre dernier à Varsovie en Pologne. M. Conille dit souhaiter un transfert de responsabilité dans la gestion de l'aide aux autorités haïtiennes via les institutions du secteur public. Il suggère en outre la mise en place des indicateurs du succès de ce transfert et des mécanismes de contrôle. Ces deux journées qui ont été consacrées à la démocratie, aux droits de l'homme et à la gouvernance ont été l'occasion pour le chef du gouvernement de proposer un new deal en vue du renforcement de la capacité du gouvernement à augmenter ses recettes et dépenses publiques.

Les Journées européennes du développement, étaient organisées cette année par la Commission européenne et la présidence polonaise de l'Union européenne. Ces deux journées étaient consacrées pour la première fois, à la démocratie, aux droits de l'homme et à la gouvernance.

P-AU-P.  ARRIVEE DU CLUB MADRID EN HAITI.
Du 19 au 21 Décembre, les anciens Présidents Lagos du Chili, Quiroga de Bolivie, Torrijos du Panamaet l'ancien Premier Ministre Jospin de France, sont  à Port-au-Prince dans le cadre de la VI Mission de Haut Niveau du Club de Madrid en Haïti

• Cette mission fait partie du projet Leadership Global pour la Reconstruction d'Haïti, une initiative du Club de Madrid réalisée avec le soutien financier de l'Union européenne. Cette mission comptera également sur la participation du Secrétaire Général du Club de Madrid Carlos Westendorp et de l'expert international du Club de Madrid Juan Gabriel Valdés.

• Les 19 et 20 décembre, la délégation du Club de Madrid tiendra des réunions avec les représentants des trois pouvoirs, ceux des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des partis politiques qui ont également été conviés, de façon conjointe, par le Club de Madrid et la Présidence haïtienne, à une séance plénière le 21 décembre.

Depuis 18 mois, le Club de Madrid accompagne les leaders haïtiens face aux défis auxquels est confronté le pays depuis le tremblement de terre de janvier 2010. Au moment du processus électoral agité qu'a connu Haïti, lors de la proclamation des résultats présidentiels, à l'occasion de la réforme constitutionnelle toujours incomplète, ou encore lors du débat sur le futur de la CIRH, les membres du Club de Madrid ont mis à disposition des leaders haïtiens de la 48ème et de la 49ème législature leur expérience politique et leurs bons offices auprès de la communauté internationale.

Lors de cette nouvelle mission, le Club de Madrid souhaite apporter sa contribution au consensus politique entre haïtiens et son soutien aux différentes initiatives qui appellent, toutes, à la formation d'un accord politique qui soit de nature à assurer la stabilité nécessaire et à fournir une vision commune du futur d'Haïti pour faire face aux défis qui perdurent. La délégation du Club de Madrid espère trouver en Haïti un climat favorable à la tenue de cette rencontre, les accords devant se construire sur l'espoir placé dans l'avenir et non sur les divergences du passé.

Après la période de reconstruction, il faut désormais avancer sur la voie du développement pour offrir aux haïtiens et haïtiennes de meilleures conditions de vie et leur donner l'espoir d'un avenir meilleur. La création d'emplois est une des priorités du gouvernement du Président Martelly et la meilleure façon de libérer le pays de la dépendance extérieure. Toutefois, l'investissement, à l'origine de postes de travail, a besoin pour s'épanouir d'un climat dans lequel prévalent la sécurité physique et juridique que, seule, peut concrétiser la volonté politique. C'est pour cette raison qu'un consensus constructif sur les thèmes clés pour le futur d'Haïti est une condition nécessaire pour le développement du pays.

Afin d'apporter sa contribution à ce possible consensus, le Club de Madrid se réunira les 19 et 20 décembre avec les représentants des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, avec les représentants des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des partis politiques dans l'objectif de connaître leurs préoccupations et leurs propositions. Le 21 décembre, le Club de Madrid et la Présidence d'Haïti ont convié toutes les parties à prendre part à une séance plénière au cours de laquelle il est prévu d'identifier les domaines pour lequel un accord existe mais aussi les questions et sujets qui requièrent davantage de discussions. L'objectif est de contribuer à un processus conduisant à la formation d'un pacte national concernant les thèmes alors identifiés comme prioritaires pour la gouvernabilité du pays. Il s'agit d'un processus et d'une démarche que seuls les haïtiens peuvent entreprendre, même s'ils peuvent tirer profit de missions comme celle du Club de Madrid et du soutien qu'ils peuvent recevoir de la communauté internationale.

Le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au renforcement des valeurs et leadership démocratiques aux quatre coins du monde. Elle fait appel à l'expérience unique de ses membres – 87 anciens Chefs d'Etat et Gouvernement de plus de 60 pays – qui mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum d'anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expérience politiques.

 

INTERNATIONAL
CANADA

MONTREAL. INCENDIE MORTEL A JOLIETTE. DEUX SUSPECTS ARRETES.
 Deux hommes dans la vingtaine doivent comparaître en journée au palais de justice de Joliette relativement à la mort de deux personnes, tôt jeudi matin, dans l'incendie d'un quadruplex de la rue Sainte-Anne.

L'un des suspects, âgé de 20 ans, a été arrêté dimanche à Sainte-Julienne et devrait répondre à des accusations de meurtre prémédité pour la mort de deux locataires de l'immeuble soit Marc-André Guérin-Bertrand, 18 ans, et David Deraspe, 24 ans. Un deuxième homme, lui aussi dans la vingtaine, sera aussi accusé lundi relativement à cette affaire. Le suspect serait actuellement traité à l'hôpital pour des brûlures. On ne connaît pas pour l'instant la nature des accusations qui seront portées contre lui.

Des fleurs et des témoignages ont été déposés près des lieux du drame. Une enquête de la Sûreté du Québec avait conclu, au lendemain du drame, à un incendie criminel. Le violent incendie s'est déclaré jeudi dernier, au petit matin, dans l'immeuble à logement de la rue Sainte-Anne, à Joliette. À leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont découvert les corps inanimés de deux jeunes hommes. Leur décès a été constaté peu de temps après à l'hôpital. La structure du vieil immeuble, modifié à plusieurs reprises au fil des années, a donné du fil à retordre aux pompiers qui ont mis plusieurs heures pour maîtriser le brasier. Des amis et des proches des victimes ont accroché non loin des lieux du sinistre des photos et des fleurs à leur mémoire.

.COREE DU NORD. MORT DE KIM JONG A 69 ANS.
 La mort de Kim Jong-il, le président de la Corée du Nord, a été annoncée ce lundi 19 décembre 2011 par la télévision d'Etat nord-coréenne. Il est décédé d'une crise cardiaque samedi 17 décembre. C'est l'un des fils du dictateur, Kim Jong-un, qui a immédiatement été désigné comme son successeur. Les funérailles de Kim Jong-il ont été fixées au 28 décembre.

Selon l'annonce officielle, le président de la Corée du Nord serait mort de fatigue il y a deux jours, d'un arrêt cardiaque, alors qu'il voyageait en train à travers tout le pays. Une façon pour l'appareil de propagande de dire qu'il est mort en travaillant pour son peuple. Dès l'annonce de sa mort, les télévisions sud-coréennes ont interrompu leurs programmes. Le gouvernement sud-coréen a aussi annoncé qu’il mettait l’armée en état d'alerte.

Toute sa vie, Kim Jong-il a régné d'une main de fer sur son pays. Né en 1942 – selon sa biographie officielle-, il est le fils de Kim Il-sung, le fondateur du très autoritaire régime communiste nord-coréen. A la mort de ce dernier en 1994, il prend sa succession. Mais il n'a jamais relâché l'emprise du régime sur sa population, ni ouvert son économie. Son bilan est catastrophique : dès les premières années de son règne, une terrible famine touche le pays, qui a fait près d'un million de morts. « Le grand leader », comme il était surnommé, laisse un pays à l’économie en ruines, souffrant de pénuries alimentaires chroniques, d’une corruption rampante. La Corée du Nord est également l'objet de sanctions internationales pour son programme nucléaire et ses tirs de missiles. On estime aussi que des centaines de milliers de Nord-Coréens sont toujours détenus dans des camps de concentration.

Très malade depuis 2008, il avait désigné son plus jeune fils, Kim Jong-un, pour lui succéder. Mais celui-ci n’a même pas 30 ans, il manque d’expérience, et beaucoup se demandent si cette succession imposée sera accepté par les caciques du parti, la vieille garde toujours au pouvoir, et en particulier la toute-puissante armée du Nord. Le président sud-coréen a lancé un appel au calme ce lundi et a demandé à chacun de continuer le travail. Il s’est entretenu au téléphone avec le président américain, Barack Obama. Les Etats-Unis, qui ont 28 500 soldats stationnés en Corée du Sud, sont en effet le grand allié militaire de Séoul.

Le gouvernement du Sud a mis son armée en état d’alerte et a renforcé les activités de surveillance de la frontière. Une cellule de crise a été mise en place, notamment pour évaluer l’impact de mort de Kim Jong-il et de la période d’instabilité qui s’annonce sur l’économie. L’Assemblée nationale a aussi organisé une session parlementaire d’urgence.

A la clôture, la bourse à Séoul a perdu 3,43%. Ici, c’est donc surtout l’inquiétude qui règne, avec des télévisions qui ont interrompu leurs programmes et qui ne parlent que de cela. Et personne ne peut prédire ce qui va se passer dans les prochains jours au Nord et quelles seront les conséquences pour l’économie sud-coréenne. Quant aux associations des droits de l’homme, elles ont exprimé leur espoir de voir la situation humanitaire s’améliorer au Nord. L’ONG sud-coréenne NKnet a ainsi déclaré : « Nous n’avons pas pu envoyer Kim Jong-il devant le tribunal pénal international. Ce sera donc l’histoire qui le jugera ».

TCHECHOSLOVAQUIE. MORT DE VACLAV HAVEL
Une source d’inspiration », une « conscience morale », un « sage de l’Europe ». Les formules dithyrambiques se sont multipliées à travers le monde après le décès de Vaclav Havel, ancien président tchèque et meneur de la Révolution de velours anticommuniste de 1989. Pour beaucoup, l'Europe perd l’une des personnalités les plus importantes du XXe siècle, et l’un de ses meilleurs ambassadeurs des droits de l’homme. Décédé ce dimanche 18 décembre 2011 aux côtés de sa seconde femme, Dagmara, Vaclav Havel a reçu, à titre posthume, les éloges de toutes les grandes personnalités politiques européennes. Le Premier ministre tchèque a fait part immédiatement de son émotion. « Il était le visage et le symbole de notre République », a ainsi déclaré Petr Necas à la télévision. Le président tchèque a, lui, reçu les condoléances du président français Nicolas Sarkozy pour qui la République tchèque a perdu « l’un de ses grands patriotes, la France un ami et l’Europe l’un de ses sages ». Vaclav Klaus a également reçu les hommages d'Angela Merkel. La chancelière allemande a ainsi déclaré que ses compatriotes se souviendront de l’engagement de Vaclav Havel « pour la liberté et la démocratie » et que les Allemands lui sont « tout spécialement redevables ». Lech Walesa, qui mena un combat similaire à celui de Vaclav Havel en Pologne, estime quant à lui que le Tchèque mérite le prix Nobel de la paix que lui-même a reçu en 1983. « Tout n’est pas juste en ce monde », a-t-il regretté.

ONU

BAN KI-MOON ET LA MORT DE VACLAV HAVEL
19 décembre 2011 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé dimanche sa tristesse après le décès de l'ancien Président de la République tchèque, Vaclav Havel. Dans une déclaration de son porte-parole, M. Ban Ki-moon a rappelé que « M. Havel était une voix morale pour son pays et son époque ». « Il a vécu dans la vérité comme peu d'autres dans sa position et son temps, c'était son crédo. Son humanisme, son humilité et sa décence étaient exemplaire pour nous tous », a indiqué le Secrétaire général dans la déclaration.

« Son courage nous servira d'inspiration face aux nombreux défis actuels, qui mettront à l'épreuve les nouvelles générations », a-t-il ajouté M. Havel qui avait 75 ans, était écrivain et ancien dissident et il est devenu le premier Président de la Tchécoslovaquie après la chute du communisme. Suite à la scission du pays en janvier 1993, il est devenu Président de la République tchèque. Le Secrétaire général a exprimé sa sympathie à la famille de M. Havel ainsi qu'au peuple de la République tchèque.

 

 

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9 /17/11


HAITI

DELMAS. PLUSIEURS CAS D'AGRESSION DANS LA ZONE.Le Nouvelliste :
Plusieurs cas d'agression et d'assassinat à Delmas 15 Décembre 2011 Depuis quelques semaines, l'insécurité bat son plein à Delmas. Ses habitants, surtout ceux de Delmas B1 et Delmas 2, dans les parages de la Banque nationale de crédit (BNC) - à proximité des anciens locaux de l'école du pasteur Luc Nérée - vivent dans l'inquiétude et dans une psychose de peur dès la tombée de la nuit, notamment en cette période de fin d'année. Un collaborateur du journal nous confie que plusieurs victimes ont été recensées ces derniers jours. Parmi elles figure un de ses proches, qui a été grièvement blessé mardi après-midi d'une balle à l'épaule, par des individus armés. Accompagné d'un ami, ce dernier a été abattu sur-le-champ, et à rendu l'âme au moment où on le conduisait à l'hôpital pour recevoir les soins que nécessitait son état.

Presque tous les soirs, des individus malhonnêtes font le guet dans les locaux délabrés et endommagés par le séisme du 12 janvier de l'église du pasteur Luc Nérée. Les habitants du quartier sont la proie des bandits qui utilisent de nuit l'espace comme cachette pour s'y réfugier après avoir commis leurs forfaits sur les passants, les habitants et les automobilistes qui empruntent cette artère à partir de six heures du soir ou très tôt dans la matinée. La situation est délétère et tout le monde vit dans une psychose de peur.

Selon des sources concordantes, ces bandits possèdent des tentes au camp des sinistrés Jean-Marie Vincent, situé sur la piste de l'aviation. Se sentant menacés, de nombreux habitants ont quitté la zone pour aller ailleurs. Des domiciles sont constamment assiégés par des hommes armés. La peur et l'angoisse sont le quotidien de ces populations.

Cela ne s'arrête pas là. La semaine écoulée, un policier et plusieurs personnes ont été tués dans le quartier de Delmas 2 par des individus lourdement armés, avons-nous appris. Un septuagénaire assez respectable a bien voulu s'entretenir avec nous sous le couvert de l'anonymat, affirmant qu'il se passe des choses drôles et inexplicables dans ce quartier. « Je réside ici depuis tantôt vingt ans. Depuis le séisme, nous vivons dans une grande panique à cause de ces individus qui nous rendent la vie dure, vu que les forces de l'ordre n'arrivent pas à contrer ces bandits. Nous avons énormément peur», a-t-il révélé, anxieux.

D'un autre côté, plusieurs députés et d'autres voix de la vie nationale qui ont dénoncé lundi la nette détérioration du climat sécuritaire dans plusieurs régions du pays et appelé le gouvernement à agir promptement, face à la nouvelle vague d'insécurité ayant entraîné la semaine dernière plusieurs cas d'assassinat, de vols à main armée et d'enlèvement, qui prend des proportions alarmantes en cette fin d'année 2011 dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince. Notre confrère et caricaturiste de renom, Teddy Kesser Mombrun, étudiant en médecine à l'Université Notre-Dame, a été attaqué lundi par des malfrats devant les locaux de l'université, à Pacot (rue Sapotille). Malgré ses gestes désespérés, notre confrère affirme que personne n'est venu à son secours au moment de l'agression.

Mobilisées, les autorités policières n'entendent pas rester les bras croisés face à cette situation qui compromet leur travail. C'est en ce sens, précise le secrétaire d'État à la Sécurité publique, Reginald Delva, cette semaine, que la Police nationale et la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) s'étendent pour contrecarrer le phénomène de l'insécurité. D'après M. Delva, un plan stratégique s'élabore en vue de lutter de manière plus efficace contre les actes de banditisme et le phénomène du kidnapping en hausse dans la zone métropolitaine à l'approche des fêtes de fin d'année.

L'expert en sécurité affirme que l'un des problèmes rendant difficile la tâche des policiers est le refus des proches de certaines personnes enlevées de les contacter ou encore de leur fournir de bonnes informations. Un facteur pourtant capital dans la lutte contre l'insécurité, fait remarquer M. Delva. Selon le secrétaire d'État, la police, à elle seule, ne peut pas combattre le phénomène de l'insécurité, particulièrement le kidnapping, si les différents acteurs concernés ne jouent pas leur partition pour aider les forces de l'ordre à mettre les bandits hors d'état de nuire.

 CONSEIL CONSULTATIF PRESIDENTIEL POUR L'INVESTISSEMENT. COMMUNIQUE.
16 Décembre 2011.- Le Conseil Consultatif Présidentiel pour l’Investissement (CCPI) a organisé à Pétion-ville, le jeudi 15 Décembre, une rencontre de deux heures d’horloge avec une vingtaine de représentants du secteur des affaires, composé de membres des chambres de commerce et des associations patronales. Cette réunion fait partie des initiatives visant la mise en place des mécanismes destinés à assurer le suivi du Forum organisé les 29 et 30 Novembre écoulés.

Le directeur exécutif du Conseil consultatif Présidentiel pour l’Investissement, M. Karl JEAN-LOUIS, et les représentants du secteur privé ont eu l'opportunité de s’entretenir sur la composition du CCPI, les reformes institutionnelles, le fonctionnement du Centre de facilitation des investissements (CFI), et le Partenariat secteur privé/secteur public.

Le directeur exécutif du CCPI et les participants reconnaissent que les défis sont énormes et qu’il y a nécessité de créer ensemble un espace de dialogue entre le secteur des affaires et le Conseil consultatif afin d'assurer un dialogue permanent et constructif entre les deux secteurs pour promouvoir et faciliter l'investissement local et étranger dans le pays. D'autres réunions du même type seront organisées périodiquement afin de pencher sur les problèmes du secteur des affaires.

TRANSFERTS A DELIVRER EN US DOLLARS.
Le gouverneur de la Banque de la République d'Haïti (BRH), Charles Castel, nie toute velléité des autorités monétaires et financières d'ordonner le paiement des transferts en gourdes. Il assure que les paiements se feront en dollars et rejette toute intervention brutale dans le système.

Dans une interview à la radio, M. Castel a révélé que la Banque centrale a incité les maisons de transferts à accorder des taux de change intéressants aux bénéficiaires des transferts. L'objectif visé est d'encourager les bénéficiaires à réclamer eux-mêmes leurs transferts en gourdes. Cette stratégie commence a porter des fruits, ajoute t-il Selon une enquête de la BRH, 75 % des bénéficiaires convertissent leurs transferts en gourde. M. Castel souligne que la majorité des fonds reçus de l'étranger sont utilisés pour le paiement de loyer, de l'écolage et l'achat de nourriture. Le secteur des transferts de fonds en provenance de l'étranger préoccupent les autorités monétaires qui s'évertuent à résoudre le problème de liquidité sur le marché. M. Castel exhorte les acteurs économiques à utiliser des méthodes de transaction autre que le cash. Il révèle que le cash représente 2% des moyens au Etats-Unis alors qu'il avoisine les 20% en Haïti. Les autorités monétaires annoncent la mise en service en 2012 de la carte débit en vue de faciliter les transactions entre les banques. Dans le même temps, le Service de Paiement Interbancaire (SPI) mis en place il y a 3 ans devra être démocratisé. Ces nouveaux outils offrent des avantages importants aux acteurs économiques. Le délai de compensation pour le SPI et la Carte débit sera réduit à 48 heures.

INTERNATIONAL
MONTREAL. DAVID WHISSELL QUITTE LA VIE POLITIQUE APRES 14 ANS.
L'homme de 44 ans en a fait l'annonce vendredi dans sa circonscription, qu'il représente depuis qu'il y a remporté une élection complémentaire, en 1998. Il y a été réélu à quatre reprises. David Whissell a confirmé  qu'après avoir discuté avec sa famille, il en est venu à la conclusion qu'il était temps pour lui de passer à autre chose.

Nommé ministre du Travail en avril 2007, il a démissionné du Conseil des ministres en septembre 2009, dans la foulée de révélations sur des contrats gouvernementaux attribués sans appel d'offres à la firme ABC Rive-Nord, dans laquelle il détient des actifs. Ces contrats, accordés par le ministère des Transports du Québec, portaient sur des travaux qui devaient être réalisés dans la circonscription d'Argenteuil.

En conférence de presse, M. Whissell avait expliqué qu'il avait placé ses intérêts dans ABC Rive-Nord dans une fiducie sans droit de regard lorsqu'il a été nommé ministre. Il affirmait en avoir parlé à l'époque avec le jurisconsulte de l'Assemblée nationale, qui avait confirmé que cela le mettrait à l'abri de conflits d'intérêts en tant que député. Le jurisconsulte avait cependant spécifié que des directives différentes s'appliqueraient au Conseil des ministres et qu'il avait donc le choix de liquider le patrimoine familial ou de se retirer du Conseil des ministres.

M. Whissell avait choisi la deuxième option. Selon l'opposition, le moment choisi par M. Whissell pour démissionner n'est pas un hasard. « Là, aujourd'hui, il quitte la politique, au moment où le code d'éthique vient en vigueur le 1er janvier prochain. Est-ce qu'il y a un lien, encore, entre l'éthique et ses intérêts dans sa compagnie d'asphaltage? Je pose la question », demande Bernard Drainville, le député péquiste de Marie-Victorin, en se référant au code d'éthique et de déontologie des élus de l'Assemblée nationale.

Ce code d'éthique proscrit les situations où l'intérêt personnel d'un député pourrait influencer son indépendance de jugement dans l'exercice de ses fonctions, ou celles où un député pourrait utiliser de l'information obtenue en raison de ses responsabilités pour favoriser son intérêt personnel ou celui d'un proche. Le code prévoit aussi qu'un député ne peut, directement ou indirectement, participer à un marché avec le gouvernement, un ministère ou un organisme public. Auparavant, seuls les ministres étaient soumis à de telles règles.

L'adéquiste François Bonnardel évoque lui aussi un lien possible entre l'entrée en vigueur du code d'éthique et les intérêts de M. Whissell, mais il dit ne pas vouloir « émettre de soupçons » à ce sujet. « Il a fait le choix de retourner auprès de sa famille, de se concentrer sur l'entreprise, et on va lui souhaiter bonne chance pour le futur », a-t-il dit vendredi.

Jean Charest a pour sa part tenu à saluer le « travail exceptionnel d'un homme dévoué qui a servi avec exemplarité les Québécois pendant près de 14 ans ». La circonscription d'Argenteuil étant désormais libre, la vice-première ministre, Line Beauchamp, a quant à elle invité le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, à s'y présenter. M. Legault a déjà indiqué qu'il voulait attendre les prochaines élections générales pour se présenter, mais Line Beauchamp le défie, arguant que « l'heure du courage est pas mal arrivée ».

Le chef de la CAQ a annoncé jeudi son intention de se présenter dans la circonscription de L'Assomption aux prochaines élections générales. Celles-ci pourraient ne survenir que dans plusieurs mois.

PHILIPPINES. TYPHON MEURTRIER.
 Le typhon Washi qui s’est abattu sur les Philippines dans la nuit de ce samedi 17 décembre 2011 a fait au moins 198 morts, 100 000 déplacés et près de 400 disparus, selon le dernier bilan établi par l’armée et le gouvernement. Le nombre important de victimes s’expliquerait par la soudaineté de la montée des eaux, en pleine nuit, alors que les habitants de l’île de Mindanao dormaient. La tempête tropicale Washi accompagnée de vents soufflant en continu à 90 km/h, a durement frappé l’île de Mindanao située au sud de l’archipel des Philippines. A Cagayan de Oro, un des principaux ports de l’île où vivent 500 000 personnes, les services de secours ont retrouvé 97 corps, essentiellement ceux d’enfants morts noyés.

A Iligan, un autre port du sud, ce sont 75 victimes qui ont été retrouvées noyées. Par ailleurs l’agence nationale des catastrophes naturelles rapporte que cinq mineurs ont perdu la vie lors d’un glissement de terrain près de Monkayo. Dans ces deux ports de l’île de Mindanao, on dénombre également 100 000 déplacés. Les autorités indiquent que ces rescapés ont pu trouver refuge dans une dizaine de sites dans les villes de Cagayan de Oro et d’Iligan. Vingt mille militaires ont été réquisitionnés pour porter secours aux survivants et rechercher les victimes.

La brusque montée des eaux a surpris tout le monde comme le rapporte le colonel Leopoldo Galon qui « ne peut pas expliquer comment de pareilles choses arrivent, des villages entiers ont été balayés vers la mer par des inondations rapides », a-t-il raconté tout en ajoutant que le bilan final pourrait se chiffrer en centaines de victimes.

La télévision montre des images de destruction où des cadavres recouverts de boues, des amoncellements de voitures et des maisons dévastées, témoignent de la violence des inondations, les pires que la ville d’Iligan ait connues depuis des années a déclaré son maire, Lawrence Cruz. Chaque année, une vingtaine de typhons balaie l’archipel des Philippines ; en septembre dernier deux typhons ont déjà causé la mort d’une centaine de personnes et en 2009, la tempête tropicale Ketsana qui avait submergé Manille, avait fait 464 victimes.

CONGO. KABILA PROCLAME VAINQUEUR . UNE SURPRISE.
A 40 ans, Joseph Kabila a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo. L’annonce a été faite hier soir vendredi par la Cour suprême de justice, en avance sur le calendrier prévu. Joseph Kabila est crédité de 48,95 % des voix. La demande de l'opposition qui réclamait l'annulation des résultats a été rejetée.

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/13/11


HAITI

PIERRE RAYMOND DUMAS: MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
Port-au-Prince, le 12 décembre 2011.- Le Premier ministre, Garry CONILLE, a procédé ce lundi 12 décembre 2011, à l’installation du nouveau ministre de la Culture et de la Communication, Pierre Raymond DUMAS. Le chef du gouvernement dit espérer du nouveau titulaire du ministère l’identification et l’application « de stratégies novatrices afin de matérialiser le rêve haïtien d’une culture génératrice de développement économique et social».

Faisant référence à son énoncé de politique générale, le chef de la Primature a clairement exprimé la volonté de son gouvernement d’utiliser la culture comme un puissant vecteur de solidarité, de croissance économique durable et comme le support d’un engagement collectif autour d’un projet national capable de propulser Haïti au rang de pays émergent à l’horizon de l’an 2030.

Le chef du gouvernement a exhorté le nouveau ministre à mener une véritable politique de communication et d’information. Il l’a mis en garde contre toutes formes de « propagande plate et insignifiante, qui insulte la majesté de la communication ». « Informer, lui rappelle-t-il, c’est une exigence incontournable du jeu démocratique. »

Bénéficiaire d’ores et déjà de l’appui des autres membres du gouvernement et de celui du président de la République, le nouveau ministre de la Culture et de la communication Pierre Raymond DUMAS a annoncé les grandes lignes de sa politique axée sur la responsabilité et le culte du résultat.

Aussi, promet-il de doter le ministère d’une loi organique ; de mettre en place des équipements, des infrastructures culturelles et des mécanismes de partenariat avec le secteur privé. Le nouveau ministre s’engage également à mettre sur pied le comité organisateur permanent du carnaval et à établir une communication permettant le rapprochement entre son ministère et ceux des Affaires étrangères et du Tourisme dans le but de favoriser la « commercialisation, la standardisation des produits culturels haïtiens ».

Notons que Pierre Raymond DUMAS remplace à ce poste Choiseul Henriquez, décédé le 11 novembre dernier des suites d’une attaque cérébrale. Le successeur de feu Henriquez est journaliste, critique littéraire, éditorialiste et analyste politique.

MICHEL BRUNACHE: MINISTRE DE LA JUSTICE
Lenouveau ministre de la Justice : Me Michel Brunache s’est engagé à œuvrer pour le renforcement de l’Etat de droit. Il a également promis de réformer le système judiciaire en le rendant « plus judiciaire et plus accessible ». Le nouveau titulaire de la Culture et de la communication a également pris ses fonctions hier. Pierre Raymond Dumas entend résoudre le problème de l’absence des infrastructures culturelles.


P-AU-P ET LA RECRUDESCENCE DES ACTES CRIMINELS
La recrudescence des actes criminels préoccupe les habitants de Port-au-Prince. Plusieurs cas d’enlèvement sont enregistrés. Des opérations policières dans plusieurs endroits de la capitale se sont soldées par la saisie de plusieurs armes à feu


HAITI PLUS PROCHE DE CUBA ET DE CARICOM Le Matin
Le pays de Fidel Castro que le président haïtien Michel Martelly a visité récemment, veut s’engager dans neuf domaines en Haïti. Cuba promet d’aider à la reconstruction d’Haïti en respectant les priorités fixées par les autorités haïtiennes. Il interviendra notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’environnement, de l’énergie, du tourisme et de l’agriculture. Le président Martelly et le chancelier Laurent Lamothe ont fait ces annonces à leur retour au pays, le 9 décembre dernier, après leur participation au sommet Caricom-Cuba, tenu à Trinidad et Tobago.

Haïti a profité de sa participation à ce sommet pour défendre son intégration effective dans la Caricom ; c’est le seul pays de la région dont les ressortissants ont besoin d’un visa pour voyager dans les autre pays caribéens. Le ministre haïtien des Affaires étrangères Laurent Lamothe dit avoir fait un grand plaidoyer en faveur d’Haïti, pour que finisse cette inégalité.

Plusieurs chefs d’État présents au sommet ont fait des promesses d’aide à Haïti. Cuba doit signer très prochainement avec Haïti un accord d’entretien mécanique. Des techniciens cubains prendront à leur charge l’entretien mécanique des parcs automobiles du Centre national d’équipement (CNE)), du Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS) et des bus de transports scolaires « Dignité ».

Le nombre d’entreprises Trinidadiennes présentes en Haïti devrait bientôt passer à 15, elles ne sont que trois jusqu’ici. A en croire M. Lamothe, les autorités haïtiennes envisagent d’installer une ambassade à Trinitad et Tobago et d’assurer une représentation diplomatique haïtienne au sein de la Caricom et de l’Association des États de la Caraïbes (AEC).

Déjà Haïti est appelée à jouer un rôle de premier rang au prochain sommet de l’Association des États de la Caraïbe.

INTERNATIONAL


CANADA. LE CANADA SE RETIRE DU PROTOCVOLE DE KYOTO
 

NATIONS UNIES.

UNESCO. Le drapeau palestinien hissé à l'UNESCO L'admission de la Palestine à l'UNESCO porte le nombre de membres de cette organisation à 195.

 

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9 /12/11


HAITI

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES.
Le Secrétaire Général du Conseil Consultatif Présidentiel pour l’Investissement, M. Karl JEAN-LOUIS, aux USA.
Port-au-Prince, vendredi 9 Décembre 2011.- Le Secrétaire Général du Conseil Consultatif Présidentiel pour l’Investissement, M. Karl JEAN-LOUIS, a rencontré, ce mardi 6 Décembre, à Atlanta aux Etats-Unis, une vingtaine d’hommes d'affaires afro-américains qui sont intéressés à venir visiter Haïti dans les semaines à venir pour explorer des opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs. M. JEAN-LOUIS a également participé, les mercredi 7 et jeudi 8 Décembre, à une conférence sur la Reconstruction d'Haïti organisée par Florida Enterprise, le Port de Miami, la BID et la Chambre de Commerce Haïtiano-Américaine (HAMCHAM).

En cette occasion, M. JEAN-LOUIS a rencontré les représentants de l’USAID, du Département D'Etat et le Commissioneur du District de Miami Dade, M. Jean MONESTINE. Près de 150 hommes d’affaires sont intéressés à participer dans les appels d'offres que la BID et l’USAID comptent lancer dans les prochaines semaines. Ces investisseurs et firmes de consultations ont eu l'opportunité, lors de cette conférence, de s’enquérir des opportunités qu'offre Haïti en terme d'investissement.

Le Directeur du Port de Miami visitera Haïti afin d'explorer les pistes de collaboration. Aussi, avec le soutien de M. MONESTINE, M. JEAN-LOUIS a annoncé une collaboration entre le Conseil Consultatif Présidentiel et la ville de Miami afin de canaliser la participation de la diaspora dans le renforcement des institutions du pays, et encourager l'investissement et sa participation dans la reconstruction du pays.

Pour faire suite au Forum que le Gouvernement haïtien et la BID ont organisé les 29 et 30 Novembre écoulés à Port-au-Prince, M. Karl JEAN-LOUIS a annoncé que Shirwin Williams, un des plus grands producteurs mondiaux de peinture, viendra ouvrir une industrie en Haïti, à Caracol dans le Nord-Est, en partenariat avec un homme d'affaires haïtien.

M. JEAN-LOUIS a annoncé également le lancement, en Janvier, à Jacmel, d'une tournée nationale sur l'investissement qui se fera en collaboration avec le secteur des affaires haïtien. M. JEAN-LOUIS a aussi informé que le rapport du Conseil Consultatif sur le forum qui s'est tenu les 29 et 30 Novembre sera publié avant le 15 Décembre et le document sera partagé avec les parlementaires lors d'une rencontre qui se déroulera la semaine prochaine.

PARLEMENTAIRES HAITIENS ET ALLEMANDS ET LA COOPERATION GERMANO-HAITIENNE.
Une délégation de parlementaires allemands séjourne actuellement en Haïti afin d'évaluer la coopération germano-haïtienne. Hier jeudi les parlementaires allemands ont eu des entretiens avec leurs homologues haïtiens ainsi que le Premier Ministre Gary Conille.

La rencontre avec le groupe de parlementaires haïtiens, présidé par le président du Sénat, Roudolph Joazile, a permis de considérer l'impact de l'aide allemande. Le gouvernement d'Angella Merckel a accordé plus de 500 millions d'euros d'aide à Haïti depuis le violent séisme du 12 janvier 2010. Le sénateur Joazile a insisté auprès de ses homologues allemands sur la nécessité pour que l'aide soit allouée au budget de la république. Il rappelle que les législateurs n'ont aucun contrôle sur les fonds transitant par les organisations non gouvernementales et la commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Les parlementaires allemands, représentants des partis politiques différents, se sont engagés à œuvrer pour le renforcement des relations avec Haïti. La présidente de la délégation a mis l'accent sur l'importance d'une utilisation efficace des fonds alloués sur le plan bilatéral ou a travers les institutions multilatérales. Lors d'une rencontre avec le Premier Ministre Conille, les parlementaires allemands ont également abordé le thème de l'efficacité de l'aide. Au cours de cette rencontre M. Conille a présenté les priorités du gouvernement pour favoriser le développement économique.

Qualifiant la rencontre de fructueuse le chef du gouvernement dit espérer que les parlementaires allemands feront des plaidoyers auprès du gouvernement de Merckel et de l'Union Européenne pour une augmentation de l'aide à Haïti. La délégation a voulu explorer les besoins d'assistance d'Haïti, a insisté M. Conille expliquant avoir mis en évidence les axes prioritaires à renforcer dans le cadre de la coopération germano-haïtienne. Les secteurs prioritaires devraient être l'environnement, l'état de droit et la création d'emplois.

PRIMATURE. PM ANNONCE DES MESURES CONCERNANT LA LIQUIDITE DES BANQUES.
Le Premier Ministre haïtien, Gary Conille, confirme qu'il existe un problème de liquidité en dollars dans le système bancaire. Préoccupé par cette situation le chef du gouvernement a eu au cours des derniers jours plusieurs rencontres de travail avec des spécialistes en monnaies et banques. Tout en lançant un appel au calme, M. Conille affirme que la première disposition adoptée par le gouvernement a été d'exiger le respect des procédures existantes dans la gestion des devises. D'autres dispositions ont été adoptées de concert avec les autorités monétaires.

Le gouvernement envisagerait d'autres mesures complémentaires, révèle le Premier Ministre sans fournir plus de détails. Des spécialistes indiquent que des cash obtenus à partir des banques haïtiennes pourraient être utilisés pour l'acquisition de produits en contrebande à partir de la frontière avec la république dominicaine. Le Premier Ministre promet d'adopter des dispositions pour adresser ce problème. Dans le même temps les autorités gouvernementales étudient la possibilité de création d'un organe de surveillance pour mieux comprendre le problème. En dépit de ce problème de liquidité le chef du gouvernement assure que le système financier n'est pas dysfonctionnel. Ce problème qui nuit à de nombreux acteurs économiques ne remet pas en cause la stabilité macroéconomique, insiste M. Conille faisant valoir que l'absence de liquidité est le résultat de comportements dans les transactions économiques.

P-AU-P RARETE DE DOLLARS. TOUT EST SOUS CONTROLE SELON LE PREMIER MINISTRE.
Le premier ministre haïtien Garry Conille a fait savoir jeudi que la rareté du dollar constatée ces derniers jours dans le pays, est due à un manque de liquidités et a annoncé des dispositions pour y remédier. "Il s’agit d’un simple problème de liquidités" a-t-il tenté de rassurer, reconnaissant que des avis contraires sont émis sur la question.

En effet les rumeurs les plus folles circulent autour de cette pénurie. Certains accusent des ONG étrangères d'avoir acheté des centaines de milliers de dollars après avoir revendu en gourdes du matériel et autres équipements obtenus pour être mis au service de la population après le seisme. D'autres dénoncent un stockage du dollar pour le revendre au prix fort. D'autres encore expliquent la rareté par le fait que le pays n'exporte pas suffisamment de marchandises pour faire des rentrées en dollars ou encore que ceux qui vendent des biens en dollars cash ne font plus de dépot à la banque de peur que le billet vert ne soit pas disponible au moment où ils en ont besoin.

La rareté de la devise américaine provoque aussi le mécontentement des cambistes de rue qui évoquent un complot pour leur faire abandonner le business. Des cambistes de la ville des Gonaïves (nord) ont organisé mercredi un mouvement de protestation contre cette rareté qu'ils croient artificielle. Ils ont pressé les plus hautes autorités du pays d’intervenir, menaçant d’empêcher le fonctionnement des banques si cette situation perdure. Très peu d’éclaircissement a jusque là été apporté par les responsables de la Banque de la République d’Haïti (BRH) accusés de manque de rigueur envers les banques commerciales qui devraient être contraintes, selon eux, de respecter la politique monétaire en vigueur.

Mais face à toutes ces reactions et interprétations qui causent dejà la panique, le chef du gouvernement tente de rassurer: le gouvernement a déjà adopté un ensemble de mesures capables d’éviter pareille situation à l’avenir. Parmi les nouvelles dispositions, il a évoqué le contrôle de l’application par les banques, des procédures relatives à la gestion des devises et la mise en place d’un système de surveillance afin d’éviter des dérapages dans le système. « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, tout est sous contrôle » a lancé le premier ministre, estimant que la situation économique du pays est « aussi stable que possible ». Les autorités de la banque centrale ont promis de faire le point sur le problème lors d’une rencontre ce vendredi avec la presse

 

INTERNATIONAL.

 

CANADA.

MONTREAL. TRANSFERT DES PRISONNIERS AFGHANS AUX USA.

NATIONS UNIES.

JOURNEE DES DROITS DE L'HOMME.

9 décembre 2011 – A l'occasion de la Journée des droits de l'homme qui sera célébrée officiellement le 10 décembre, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a rappelé vendredi que chaque personne devait connaître ses droits et exiger qu'ils soient respectés. « Si nous ne défendons pas nos droits et les droits d'autrui, ils ne seront rien d'autre que des lettres mortes dans un vieux document », a déclaré Ban Ki-moon dans un message. « C'est pourquoi nous célébrons davantage que l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948. Nous reconnaissons sa valeur permanente pour notre propre époque. »

 

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5 /12/11


HAITI

NATIONS UNIES. 2/12/11 A L'OCCASION DU FORUM SUR L'ECONOMIE DE LA DISPORA.
A l'occasion du forum 2011 sur la Diaspora, une importante présence de plus de 200 invités a été remarquée à la salle de de Conférence No. 1 aux Nations ce Vendredi 2 Décembre. Le Président de l'Assemblée Générale en a fait part d'une déclaration délivrée par son Chef de Cabinet, l'Ambassadeur  MUTLAQ M. AL-QAHTANI. Dans cette déclaration, il a remercié tous les participants et spécialement ceux qui ont rendu possible cette conférerence, le Représenant  de la Mission du Bénin, Mr. Harvey Dupiton d'Haiti, organizateur du Forum et ses collègues de la Compagnie Xen Pi .

BUREAU DE COMMUNICATION DE LA PRESIDENCE D'HAITI..

RETOUR DU PRESIDENT MARTELLY EN HAITI
 Dimanche 4 Décembre 2011: Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, accompagné de plusieurs Ministres et des Sénateurs Jocelerme PRIVERT et Wencesclass LAMBERT, est revenu au pays, ce dimanche 4 Décembre, après sa fructueuse participation au premier Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté des Etats Latino-américains et Caribéens (CELAC) qui s’est déroulé au Venezuela les 2 et 3 Décembre.

Mis à part le Venezuela, Haïti a été le pays à l’honneur lors de ce forum. Satisfait, le Chef de l’Etat, dans une conférence de presse tenue au Salon diplomatique de l’Aéroport Toussaint Louverture, a adressé ses remerciements à son homologue Hugo CHAVEZ et renouvelé la gratitude du peuple haïtien au Président vénézuélien dont le pays soutient beaucoup Haïti à travers particulièrement le programme Petrocaribe. Président MARTELLY a aussi exprimé son optimisme quant aux retombées positives que va engendrer à coup sûr ce premier sommet. Il a informé que les 33 pays participant à cette rencontre ont voté une résolution pour contribuer formellement et largement à la reconstruction d’Haïti. Par exemple, l’Equateur promet d’intervenir en Haïti dans plusieurs domaines dont la sécurité. Le Chili se dit prêt à y construire une dizaine d’écoles. La Colombie manifeste aussi son désir d’accompagner l’Etat haïtien dans les domaines de sécurité et d’éducation. Des autorités colombiennes effectueront à cet effet une visite d’exploration dans le pays mi-janvier 2012. De son côté, le Panama, qui s’est excusé des mauvais traitements infligés aux commerçants haïtiens, promet de réduire les frais d’obtention d’un visa panaméen qui sont évalués actuellement à 1000 dollars.

Autres annonces importantes faites par le Président de la République: • une importante délégation d’investisseurs de la région sera en visite d’exploration dans le pays mardi prochain • les travaux de construction de la centrale hydroélectrique (Artibonite 4C) seront bientôt relancés avec l’aide du Brésil qui dispose de plus de 40 millions de dollars à ce sujet • le programme « Aba grangou » démarrera en janvier prochain avec 100 000 mères de familles vulnérables à assister au début. Le Gouvernement bénéficiera de l’assistance technique de l’Equateur et de la CEPAL dans le cadre de ce programme • l’Etat haïtien projette de créer la « Journée Internationale de la solidarité des peuples latino-américains et caribéens ». La première célébration est prévue le 12 mars 2013 à Jacmel où devront se rendre plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Amérique Latine et de la Caraïbe. D’importantes infrastructures seront mises en place à cet effet.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, S.E. Laurent LAMOTHE, qui en a profité, lui-aussi, pour faire la promotion d’Haïti au Venezuela, a indiqué que la CELAC, instance politique et multilatérale, est un important marché de 600 millions de personnes. Le Chancelier a donné la garantie quant au suivi que devra assurer le Gouvernement après les fructueuses rencontres ayant eu lieu à l’occasion de ce sommet. Le Président MARTELLY, qui est convaincu que les opportunités existent appelle tous les secteurs à travailler ensemble dans la paix afin de démarrer l’année 2012 en beauté.

Le Président de la République reconnait que : le taux d’analphabétisme est trop élevé dans le pays, les problèmes environnementaux sont cruciaux avec une couverture végétale de 2% à peine, la pauvreté est à un stade très critique avec 70% de la population qui vivent avec environ deux (2) dollars par jour. « J’ai pris donc l’engagement de changer tout ça…Il faut améliorer les conditions de vie du peuple haïtien », a réaffirmé le Chef de l’Etat, déterminé.

PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'INSECURITE ALIMENTAIRE.
Le président Michel Martelly annonce le lancement du projet pilote d'un programme d'assistance aux populations vulnérables. Plus de 100 000 mères bénéficieront d'une subvention pour l'acquisition de nourriture, explique le président Martelly révélant que les fonds seront transmis grâce aux téléphones portables. Il estime que ce programme est étroitement lié au programme éducation gratuite réalisé dans 8 départements géographiques.

Le projet pilote réalisé dans le Nord Ouest au cours de cette semaine précède le lancement officiel du programme Aba Grangou en janvier 2012. Les autorités haïtiennes utiliseront une partie des fonds de Pétrocaribe pour financer ce programme. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Lamothe, affirme que les membres du gouvernement vénézuélien ont été informés de l'utilisation des fonds générés par l'accord Pétrocaribe.

Pétrocaribe mis en place par le président vénézuélien, Hugo Chavez, permet de différer une partie de la facture pétrolière sur le long terme. Le gouvernement haïtien a obtenu l'appui d'autres organisations internationales et états étrangers pour la réalisation de ce programme de subvention directs aux couches vulnérables. L'Equateur et de Ceppal apporteront un appui technique aux autorités haïtiennes dans le cadre du programme Aba Grangou. Par ailleurs plusieurs sénateurs haïtiens ont au cours des dernières semaines insisté sur la nécessité d'appuyer ce programme du gouvernement.

MILITANTE SONIA PIERRE DECEDEE EN REPUBLIQUE DOMINICAINE.
  La militante des droits des dominicains d’origine haitienne et fondatrice du Mouvement des femmes dominico-haitiennes (MUDHA), Sonia Pierre, 48 ans, est décédée dimanche dans un centre hospitalier en République dominicaine suite à un arrêt cardiaque. Elle y avait été transportée d’urgence suite à un malaise.

Sonia Pierre avait déjà subi deux interventions chirurgicales pour les problèmes cardiaques dont elle souffrait depuis déjà quelque temps. Elle portait un « pace maker », selon certains de ses proches des milieux haitiens de défense des droits humains. La militante des droits humains fut pendant longtemps la cible des milieux conservateurs et anti-haitiens dominicains qui ont toujours refusé de reconnaitre sa nationalité dominicaine et le bien-fondé de son plaidoyer en faveur de la dominicanité de nombreux descendants haitiens en territoire voisin.

Elle avait été récemment l’objet de sérieuses menaces de mort, à la veille de la décision de la Cour Suprême dominicaine d’entériner une décision du gouvernement refusant la nationalité dominicaine aux enfants des descendants d’haïtiens nés en république dominicaine, alléguant que leurs parents sont en transit dans ce pays. « Les enfants d’étrangers de passage en République Dominicaine nés dans ce pays, n’ont pas la nationalité dominicaine », selon la Cour suprême se référant à l’alinéa 1 de l’article 11 de la constitution dominicaine.

Sonia Pierre est née en 1963 en République dominicaine de parents haïtiens. Elle était une des treize enfants de sa famille installée dans un batey.En 1976, à l’âge de 13 ans, elle organisa une manifestation de cinq jours avec les travailleurs de la canne à sucre dans un des bateyes de la République dominicaine, qui conduisit à son arrestation. Toutefois, la manifestation attira suffisamment l’attention du public pour que les revendications des travailleurs, à savoir, des locaux d’hébergement peints, de meilleurs outils et des augmentations de salaire, furent satisfaites.

En 2005, l’avocate Sonia Pierre demanda à la Cour interaméricaine des droits de l’homme de statuer sur le cas de deux enfants d’origine haïtienne qui se sont vu refuser un certificat de naissance dominicain. La Cour interaméricaine a confirmé les lois régissant les droits de l’homme et interdisant la discrimination raciale dans l’accès à la nationalité et à la citoyenneté. Le tribunal a également ordonné au gouvernement dominicain de fournir les certificats de naissance. En 2007, Sonia Pierre est elle-même menacée d’être déchue de la nationalité dominicaine. Le département d’inspection de la junte centrale électorale dominicaine ayant demandé par voie judiciaire l’annulation pour vice de forme de l’acte de naissance de Solain Pierre dite Sonia Pierre en raison de l’erreur relative à son patronyme. En 1981, Sonia Pierre fonde le "Mouvement des femmes dominico-haïtiennes" (MUDHA) (en espagnol "El Movimiento de Mujeres Dominico-Haitiana"), une Organisation non gouvernementale qui contribuera à éveiller la conscience de l’opinion publique dominicaine et internationale sur le sort injuste et les conditions inhumaines réservées aux membres de la communauté haïtienne vivant en République dominicaine.

Pour son travail opiniâtre pour la défense de ses concitoyens d’origine haïtienne et plus généralement pour son combat pour les droits de l’homme, Sonia Pierre a reçu pour elle-même et pour son organisation (MUDHA), le Prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme en 2006. Le prix lui fut remis par feu le sénateur Ted Kennedy qui déclara à cette occasion : "Avec certitude, je peux affirmer que Sonia est l’une des plus dévouées, courageuse et compatissante des êtres humains de ma génération. Sonia est tout en haut de ma liste d’héroïnes".

 INTERNATIONAL

CANADA

MONTREAL AU CASINO DE MONTREAL, CONFLIT DE TRAVAIL AVEC LES CROUPIERS.

LA HAYE. COMPARUTION DE LAURENT GBAGBO DEVANT LA CPI.

NATIONS UNIES.

NATIONS UNIES. 2/12/11 A L'OCCASION DU FORUM SUR L'ECONOMIE DE LA DISPORA.
A l'occasion du forum 2011 sur la Diaspora, une importante présence de plus de 200 invités a été remarquée à la salle de de Conférence No. 1 aux Nations ce Vendredi 2 Décembre. Le Président de l'Assemblée Générale en a fait part d'une déclaration délivrée par son Chef de Cabinet, l'Ambassadeur  MUTLAQ M. AL-QAHTANI. Dans cette déclaration, il a remercié tous les participants et spécialement ceux qui ont rendu possible cette conférerence, le Représenant  de la Mission du Bénin, Mr. Harvey Dupiton d'Haiti, organizateur du Forum et ses collègues de la Compagnie Xen Pi .

CLARIFICATION DE L'ONU DE LA RELATION ENTRE MILITAIRES ET AGENCES HUMANITAIRES.

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Bureau de Communication de la Présidence

Le Président MARTELLY participera au 1er Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens les 2 et 3 Décembre prochains

Port-au-Prince, le mercredi 30 Novembre 2011 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, laissera le pays, le jeudi 1er Décembre, à destination de Caracas, au Venezuela, où il participera, les 2 et 3 Décembre 2011, au premier Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens (CELAC). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du 21ème Sommet annuel du Groupe de Rio qui s’était tenu à Playa del Carmen (Mexique) en février 2010 et au cours duquel a été annoncée la création de l’organisation «Communauté des Etats Latino-Américains et Caraibéens ».

Le Chef de l’Etat est également invité par son homologue vénézuélien, Hugo CHAVEZ, à un diner officiel offert à l’occasion de la célébration du Bicentenaire de l’Indépendance du Venezuela. Président MARTELLY croit que les relations entre Haïti et le Venezuela revêtent un caractère particulier en raison notamment des liens historiques particuliers de solidarité qui se sont tissés entre les deux Etats et s’engage donc à les renforcer.

Le Président de la République en profitera pour s’entretenir avec plusieurs personnalités de la CELAC sur la coopération entre Haïti et d’autres pays du Sud. La CELAC est une instance politique multilatérale dont l’objectif principal est de consolider l’intégration et la complémentarité entre les 33 pays de l’Amérique Latine et des Caraïbes.

Avant de prendre l’avion pour le Caracas, le Chef de l’Etat, qui sera à la tête d’une importante délégation, donnera un point de presse à 11 : 00 A.M. au Salon Diplomatique de l’Aéroport International Toussaint Louverture. La presse parlée, écrite et télévisé est cordialement invitée à couvrir cet évènement.

Message de la Première Dame de la République d’Haïti à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida

Port-au-Prince, le jeudi 1er Décembre 2011 : La Première Dame de la République, Mme Sophia ST-REMY MARTELLY, a une pensée spéciale, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, célébrée ce 1er Décembre 2011 sous le thème «Objectif Zéro », à l’endroit de tous les Haïtiens et Haïtiennes vivant aujourd'hui avec le VIH et leur demande de ne pas baisser les bras. A ceux qui ne sont pas infectés, Mme MARTELLY les appelle à la prudence et à la prévention.

En cette occasion, plusieurs activités sont organisées dans la région métropolitaine afin de sensibiliser la population sur les précautions à prendre pour éviter cette épidémie. La Première Dame de la République salue donc le courage et l’apport des organisations nationales et internationales impliquées dans l’éradication de ce fléau.

Mme MARTELLY, qui s’est engagée à la tête du Comité de coordination multisectorielle des projets du Fonds mondial en Haïti (CCM-Haïti) à lutter contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, est déterminée à s’impliquer davantage dans cette lutte.

Consciente du niveau de vulnérabilité de la population haïtienne face à cette maladie, Mme MARTELLY entend prendre toutes les dispositions nécessaires, aux côtés du Président de la République, afin de réduire considérablement au cours du quinquennat le nombre de décès provoqués par le Sida en Haïti. Elle appelle donc à la collaboration de tous les secteurs de la vie nationale.

P-AU-P.. CHANGEMENT AU CENTRE DE FACILITATION DES INVESTISSEMENTS.
Une nouvelle équipe va être appelée à la tête du Centre de Facilitation des Investissements (CFI), a appris InfoHaïti.net de sources proches de la présidence à la clôture de la conférence sur les investissements en Haïti organisée du 29 au 30 novembre par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Fondation Clinton. M. André René, un compatriote qui travaille actuellement au bureau de l'Agence américaine pour le développement International (USAID) à Port-au-Prince devrait remplacer dans les prochains jours l'actuel directeur du CFI, M. Guy Lamothe qui sera nommé ambassadeur au Mexique.

Des mesures de restructuration du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) seront annoncées dans les prochaines semaines. Des membres expériemntés du secteur privé haïtien des affaires pourraient être appelés à titre consultatif au conseil de direction du CFI, a-t-on appris de mêmes sources. "Le guichet unique annoncé par la nouvelle équipe gouvernementale doit devenir une réalité" a fait savoir , sous le couvert de l'anonymat, un cadre du ministère du commerce et de l'industrie.

 CANADA

MONTREAL. POLICIERS REFUSENT DE REPOUSSER L'AGE DE LEUR RETRAITE.
 

COTE D'IVOIRE. ARRESTATION DE LAURENT GBAGBO.
 

NATIONS UNIES

FIN DE L'EPIDEMIE DU SIDA, UNE POSSIBILITE SELON L'ONU
1 décembre 2011 –

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BUREAU DE COMMUNICATION DE LA PRESIDENCE.

LE PRESIDENT MARTELLY LANCE LE DEUXIEME FORUM SUR LES INVESTISSEMENTS 
Port-au-Prince, le mardi 29 Novembre 2011.- Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, accompagné de l'ancien Président américain William J. CLINTON, qui co-préside, aux côtés du Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes Laurent LAMOTHE, le Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l'Investissement, et du Président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) Luis Alberto MORENO, a donné officiellement, ce mardi 29 Novembre 2011, le coup d'envoi du 2e Forum sur les investissements en Haïti. Près de 900 hommes et femmes d'affaires étrangers et haïtiens ont participé à ces assises qui se déroulent pendant deux jours au Karibe Convention Center sous le thème "Haiti, cleared to invest". C'est une initiative de la Présidence, supportée, entre autres, par la Fondation Clinton et la BID.

Dans son discours de circonstance, le Chef de l'Etat a adressé ses remerciements à tous les acteurs ayant contribué à la tenue de ce forum dont l'un des objectifs est de permettre aux représentants des diverses entreprises internationales d’identifier les fenêtres d’opportunités en terme d’investissement dans le pays.

Le Président MARTELLY, qui a réitéré son engagement à apporter d'importants changements au peuple haïtien au cours de son mandat, a annoncé la création de nouveaux emplois avec l'arrivée des investisseurs dans le pays.

Le Président de la BID, Luis Alberto MORENO, a déclaré, de son côté, que ce forum est très important pour Haïti où de nouvelles opportunités seront créées. Même point de vue de l'ex-Président Bill CLINTON qui veut s'impliquer davantage dans les actions visant un lendemain meilleur pour le pays.

Dans une conférence de presse tenue au Karibe à l'issue du lancement du forum, le Premier ministre Garry CONILLE ainsi que le Ministre du Commerce et de l'Industrie, Wilson LALEAU ont donné la garantie quant aux mesures spécifiques devant être prises afin de faciliter et sécuriser les investissements.

Le 2e forum sur les investissements prend fin ce mercredi 30 Novembre avec un panel qui interviendra sur l'emploi durable et l'innovation. Au cours de la première journée, les hommes et femmes d'affaires ont participé à des ateliers de travail sur le textile, le tourisme, l'agro-industrie et l'infrastructure.

Encore une fois, le Président de la République appelle à la collaboration et à la contribution de tous les secteurs de la vie nationale dans le cadre des démarches qu'entreprend l'Administration MARTELLY/CONILLE en vue d'améliorer les conditions de vie des Haïtiens."Le signal vers le développement durable est lancé...Il faut continuer à vendre les belles images d'Haïti", a insisté le Chef de l'Etat, satisfait du succès annoncé à partir de ce 2e forum.

CONSTRUCTION D'UN PARC INDUSTRIEL DANS LE NORD D'HAITI.
Le Président de la République, Michel Martelly a procédé officiellement, ce lundi 28 Novembre, à la pose symbolique de la première pierre marquant le démarrage à des travaux de construction du Parc industriel de Caracol Ce parc qui sera le plus grand et le plus moderne de la Caraïbe s'étend sur 246 hectares de terre. La cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre Garry CONILLE, de parlementaires, de l'ancien Président américain Bill CLINTON, de l'Ambassadeur américain Kenneth H. MERTEN, du Président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto MORENO, des autorités municipales de Caracol et des entrepreneurs et investisseurs qui manifestent vivement le désir d'investir dans le pays sous l'Administration MARTELLY/CONILLE.

Le Chef de l'État, qui prenait la parole en présence de centaines de personnes, a salué la coopération des Etats-Unis et de la Corée dans la réalisation de ce projet, financé par la BID. Le Président MARTELLY a adressé ses remerciements à tous les acteurs impliqués. Renouvelant son engagement à travailler durement pour apporter le développement durable au peuple haïtien, le Président MARTELLY a affirmé que ce type de projet doit être exécuté dans d'autres départements du pays. Il en a profité pour annoncer, par ailleurs, la réhabilitation et le développement du port de Fort-Liberté.

Selon l'ex-Président CLINTON, co-président de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti, le démarrage des travaux de construction du Parc industriel de Caracol est le résultat des efforts accomplis par les Gouvernements haitien et américain, la BID et la compagnie coréenne SAE-A Trading Co. Ltd. Il s'agit d'un pôle industriel compétitif visant à changer les conditions de vie des communautés du Nord. A travers ce projet, environ 65.000 emplois seront créés en tout, dont 20.000 par la compagnie coréenne sur les cinq (5) premières années. Sur le site du parc, une école sera implantée au profit de la communauté. Plus de 5000 maisons seront également construites dans différentes communes de la zone. « Le Président de la République qui ne cesse de convaincre tout le monde qu'Haiti est désormais ouvert aux affaires, s'engage davantage à favoriser et maintenir un climat sécuritaire stable afin d'attirer les investisseurs dans le pays », peut – on lire dans un communiqué de la présidence

RECONSTRUCTION ET INAUGURATION DE LA ROUTE NATIONALE # 1.
La Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le Gouvernement haïtien ont annoncé hier la remise de travaux de réhabilitation du tronçon de Titanyen à Saint Marc de la Route Nationale #1, et lancé une campagne pour la sécurité routière. La Route Nationale #1 relie la capitale Port-au-Prince au département du Nord, et plus d’un quart de la population haïtienne habite sur ce corridor, en faisant l’une des voies les plus fréquentées du pays. La réhabilitation de cette route nationale, permettra de réduire le temps de déplacement de 50%, permettant aux personnes et aux commodités de circuler plus rapidement. C’est la compagnie dominicaine Estrella qui a exécuté les travaux de réhabilitation.

Le Président Michel Martelly présent à la cérémonie d'inauguration a déclaré «... Je participe à cette cérémonie de réfection du tronçon Titayen / Saint-Marc afin surtout de féliciter et de remercier pour un travail bien fait, tous ceux qui d'une façon ou d'une autre, ont permis de le réaliser. J’apprécie en effet, que tous les acteurs, au niveau du financement, de l'élaboration et de l'exécution du projet, aient souscrit aux obligations du cahier des charges et je considère l’œuvre réalisée comme un exemple à suivre, si la coopération multilatérale, se veut vraiment efficace et axée sur la satisfaction des besoins des zones desservies. »

De son côté, Luis Alberto Moreno, le Président de la BID a déclaré «...c'est avec un énorme plaisir que je suis ce matin parmi vous pour la remise des travaux de la réhabilitation de la RN1 et pour le lancement de la campagne de communication de la sécurité routière. Je suis extrêmement fier que la BID soit un partenaire du gouvernement et du peuple haïtien dans ces deux importantes initiatives pour le développement du pays [...] financé grâce à une donation de 137 millions de dollars de la BID [incluant la collaboration du gouvernement du Canada via ACDI] »

L’ingénieur Jacques Rousseau, Ministre des Travaux Public, Transports, Énergie et Communications a apporté quelques précision sur ces imposants travaux «... ce tronçon de la Route Nationale #1, qui va de Titayen et arrive à Saint Marc, totalise 71 kilomètres. La largeur de la chaussée est en moyenne de 7 mètres, il y a des accotements de 1.5 mètres de chaque côtés...Il y a eu également d’importants travaux de drainages, environ 27 kilomètres de fossés maçonnés et environ 15,000 m3 de gabions, ont été posé dans les différentes rivières , il y a eu des travaux de trottoirs qui ont été réalisés dans les villes  car contrairement à la RN2, la RN1 traverse des villes donc, environ 9,000 m2 de trottoir qui ont été réalisé en plus de la stabilisations des talus [...] »

La BID est le premier donateur multilatéral d´Haïti. Les infrastructures pour le transport représentent une des plus importantes composantes du portefeuille de la Banque pour le pays, lequel s'élève à 1 milliard de dollars.

RECONSTRUCTION DES BATIMENTS PUBLICS.
Une structure baptisée Unité de coordination pour la reconstruction (Ucr) a été mise en place par le gouvernement afin de faciliter la reconstruction des bâtiments administratifs publics détruits par le séisme du 12 janvier 2010, selon des informations.. Israël Jacky Cantave chargé de communication au bureau du premier ministre haïtien, explique que cette Unité a pour mission de concilier les deux plans de reconstruction de la capitale haïtienne et d’assurer la reconstruction des édifices de l’administration publique. La fondation Prince Charles et un groupe de 40 experts haïtiens ont chacun proposé un plan de reconstruction de la capitale haïtienne. La fondation Prince Charles a travaillé pour le compte du gouvernement haïtien et les 40 experts ont réalisé leur travail sur la demande de la mairie de Port-au-Prince. « L’unité est en train de recruter des membres en ce moment. Pour l’instant il n’y a pas de projet défini…Rien n’est encore décidé », déclare Jacky Cantave. Il précise que cette unité ne remplace en rien les autres structures de discussion sur la reconstruction d’Haïti. Les édifices de l’administration publique seront placés sur un même périmètre, réservé strictement à cela, a – t- il ajouté.

Près de 2 ans après la secousse de janvier 2010 certains bureaux de l’Etat fonctionnent encore sous des tentes ou dans des bâtiments provisoires, à l’image du ministère de la justice et du parlement. Une situation qui n’est pas différente de celle de 600 mille haïtiens privés de logement par la catastrophe. Une cérémonie de lancement de l’Ucr s’est déroulée au local de la primature en présence du président Michel Martelly et du premier ministre Garry Conille, des délégués des principaux bailleurs de fonds internationaux et des ministres du gouvernement, le 25 novembre dernier.

 

P-AU-P. COMMUNIQUE DU BUREAU DE LA PRESIDENCE.

LE PRESIDENT MARTELLY POSE LA PREMIERE PIERRE DU PARC INDUSTRIEL DE CARACOL.

Port-au-Prince, le lundi 28 Novembre 2011: Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, a procédé officiellement, ce lundi 28 Novembre, à la pose symbolique de la première pierre marquant le démarrage à Caracol (Nord-est) des travaux de construction du Parc industriel de la région Nord. Ce parc qui sera le plus grand et le plus moderne de la Caraïbe s’étend sur 246 hectares de terre. La cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre Garry CONILLE, de parlementaires, de l'ancien Président américain Bill CLINTON, de l'Ambassadeur américain Kenneth H. MERTEN, du Président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto MORENO, des autorités municipales de Caracol et des entrepreneurs et investisseurs qui manifestent vivement le désir d'investir dans le pays sous l'Administration MARTELLY/CONILLE.

Le Chef de l'État, qui prenait la parole en présence de centaines de personnes, a salué la coopération des Etats-Unis et de la Corée dans la réalisation de ce projet, financé par la BID. Le Président MARTELLY a adressé ses remerciements à tous les acteurs impliqués. Renouvelant son engagement à travailler durement pour apporter le développement durable au peuple haïtien, le Président MARTELLY a affirmé que ce type de projet doit être exécuté dans d'autres départements du pays. Il en a profité pour annoncer, par ailleurs, la réhabilitation et le développement du port de Fort-Liberté.

Selon l'ex-Président CLINTON, co-président de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti, le démarrage des travaux de construction du Parc industriel de Caracol est le résultat des efforts accomplis par les Gouvernements haitien et américain, la BID et la compagnie coréenne SAE-A Trading Co. Ltd. Il s'agit d'un pôle industriel compétitif visant à changer les conditions de vie des communautés du Nord.

A travers ce projet, environ 65.000 emplois seront créés en tout, dont 20.000 par la compagnie coréenne sur les cinq (5) premières années. Sur le site du parc, une école sera implantée au profit de la communauté. Plus de 5000 maisons seront également construites dans différentes communes de la zone.

Le Président de la République qui ne cesse de convaincre tout le monde qu'Haiti est désormais ouvert aux affaires, s'engage davantage à favoriser et maintenir un climat sécuritaire stable afin d'attirer les investisseurs dans le pays.

P-AU-P. COMMUNIQUE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES.
FORUM DE L'INVESTISSEMENT EN HAITI.

Port-au-Prince, lundi 28 novembre 2011.- Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, S.E. Laurent LAMOTHE, porte à la connaissance du Public en général et de la Presse en particulier que la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti se tiendra à Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, les 29 et 30 Novembre 2011. Une trentaine de pays et environ 500 participants y prendront part. Ce Forum sur l’Investissement sera co-présidé par le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, le président de la Banque Inter-Américaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno et l’ex-président américain Bill Clinton.

Ce Forum « Invest in Haïti » veut mettre l’accent sur certaines opportunités qu’offre le pays notamment dans les domaines de la fabrication de vêtements, du tourisme, de l’agro-alimentation et des secteurs d’infrastructure. L’objectif de ce forum est de permettre aux représentants des diverses entreprises internationales d’identifier les fenêtres d’opportunités en terme d’investissement en Haïti, de dialoguer avec les partenaires haïtiens, les clients et fournisseurs potentiels, prendre connaissance des lois du marché et conclure des accords profitables aux différents groupes. Le Ministre des Affaires Etrangères souhaite la participation de tous les secteurs intéressés en vue de la pleine réussite de cette activité.

PRIMATURE, HAITI. RENCONTRE DU PRESIDENT MARTELLY, LE PM ET LES BAILLEURS DE FONDS.
Une importante rencontre s’est déroulée vendredi à la primature entre le président Michel Martelly, le premier ministre Gary Conille, des membres du gouvernement haïtien et des représentants de pays et institutions bailleurs de fonds pour Haïti. Il s’agissait en fait d’une séance de travail consacrée à l’accélération du processus de reconstruction à travers l’application des procédures de décaissement et des mécanismes de validation et de financement des projets, a expliqué le président Michel Martelly à l’issue des discussions. Le président Michel Martelly et le premier ministre Garry Conille leur soumettront la semaine prochaine, un tableau de bord indiquant le calendrier de démarrage des travaux de reconstruction des principaux bâtiments publics à l’exception du Palais présidentiel qui ne figure pas sur la liste des priorités. « Nous voulons avoir de grands chantiers et si nous ne parvenons pas à obtenir tous les résultats escomptés cela ne dépendra pas de nous », a affirmé M. Martelly qui a fait appel à la compréhension des parlementaires afin qu’ils renouvellent le mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) dont le mandat a déjà pris fin.

Le Premier ministre Gary Conille a fait part quant à lui de la mise sur pied d’un conseil technique formé, entre autres, des ministres, charger du contrôle du processus de construction des édifices publics. Par ailleurs, M. Conille espère un modus operandi avec les donateurs en vue de faciliter le décaissement des fonds destinés à la reconstruction.

P-AU-P. INVESTISSEURS ETRANGERS A S'INSTALLER EN HAITI.
Au moins 5 grandes entreprises internationales annonceront des investissements immédiats en Haïti promet le secrétaire exécutif du conseil consultatif, Karl Jean Louis. Les annonces coïncideront avec le coup d'envoi du forum" Invest in Haïti " lancé à partir de ce mardi par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Fondation Clinton pour le développement. Plus de 400 entrepreneurs haïtiens et étrangers participeront aux débats qui permettront de mettre en évidence les potentialités d'Haïti dans plusieurs secteurs notamment l'industrie textile, l'agroalimentaire, les infrastructures et le tourisme. Karl Jean Louis ne se fait pas d'illusion. Tous les participants au forum ne sont pas prêts à investir à court terme en Haïti. Certains d'entre eux n'ont fait le déplacement que dans le cadre d'une tournée d'exploration. Si une quinzaine de grand projets d'investissements sont annoncés après le forum ce sera un succès, prévient M. Jean Louis.

Le secrétaire exécutif du conseil consultatif est optimiste tout en étant conscient que de nombreux obstacles se dressent face aux investisseurs étrangers et haïtiens. Il soutient que tous les acteurs de l'exécutif et du législatif doivent contribuer notamment à réduire le temps pour la création d'une entreprise. Des membres du secteur privé haïtien déplorent une certaine mise à l' ecart par le comité organisateur. Le président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti, Hervé Denis et le président de la chambre haitiano-canadienne de commerce, Frantz Liautaud, indiquent que leurs associations patronales ne participeront pas au forum. Le ministre du commerce et de l'industrie, Wilson Laleau, explique cette situation par l'absence de gouvernement pendant plusieurs mois. Le gouvernement étant l'interlocuteur privilégié des organisateurs. Toutefois des entrepreneurs membres de la CCIH et de la chambre haitian0-canadienne participeront en tant qu'observateur au forum.

PROJET DE CONSTRUCTION EN HAITI D'UN HOTEL MARRIOTT A TURGEAU
La compagnie de téléphonie mobile, Digicel, en partenariat avec l'hôtel Marriott de renommé international, a annoncé, ce lundi 28 novembre, la construction prochaine d'un hôtel de standard international à Port-au-Prince, plus précisément dans la zone de Turgeau. Ce grand hôtel financé par la compagnie Digicel à près de 50 millions de dollars, sera disposé de plus de 170 chambres et favorisera la création d'environ 180 emplois directs, selon le directeur exécutif de la Digicel en Haïti, Maarten Boute. Précisant que la construction de cet hôtel est un pas décisif vers le renforcement du secteur touristique en Haïti, monsieur Boute indique par ailleurs que la gestion de ce bâtiment sera confié aux responsables de Marriott Hotels and Resorts Brand. Présent à cette cérémonie ayant lieu à l'hôtel Karibe Convention Center, le Président-Directeur-General de la Digicel, le milliardaire irlandais, Denis O'Brien, a tenu à souligner que les travaux de construction de cet hôtel de luxe seront démarrés d'ici l'année prochaine et prendront fin en 2014. Une construction qui s'étend donc sur deux ans Mise à part, la construction de cet hôtel, la Digicel s'est déjà engagée dans l'édification de plusieurs écoles Haïti.

 

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27/11/11

HAITI
COMMISSION CIVILE POUR LE RETABLISSEMENT DE L'ARMEE FORMEE.
 
L’arrêté de nomination des membres de la commission civile chargée de plancher sur le rétablissement de l’armée sera publié samedi avec le même mandat de 40 jours qu’avait fixé, le 18 novembre dernier, le Président Michel Martelly, a annoncé vendredi le Premier ministre Garry Conille.

Composée de sept membres, cette entité comprendra un ou deux anciens militaires en raison du travail technique qu’elle aura à accomplir, selon le chef du gouvernement qui s’exprimait en compagnie de M. Martelly en marge d’une rencontre avec les donateurs sur le processus de reconstruction post-séisme. M. Conille rappelle que la commission civile devra travailler à la mise en place du cadre de fonctionnement de la nouvelle armée allant de sa mission à son effectif en passant par son organisation et son budget. L’ensemble des recommandations produites le seront après des consultations avec le Parlement et différents secteurs de la société civile incluant les partis politiques, le secteur privé et le monde religieux.

Vendredi dernier, à l’occasion du 208e anniversaire de la bataille de Vertières -la dernière de la guerre de l’indépendance haïtienne en 1803- Michel Martelly avait annoncé le processus de rétablissement de l’institution militaire dissoute en 1994 par Jean-Bertrand Aristide, après un long cycle de coups d’Etat et de graves violations des droits humains. spp/Radio Kiskeya

HIMMLER REBU ET LA REMOBILISATION DE L'ARMEE. DESACCORD AVEC LE PRESIDENT
L'ancien colonel Himmler Rébu estime que la reconstitution de l'armée telle que proposée par le président Martelly, n'a pas été bien pensée. Le leader du GREH qui était l'invité ce vendredi, de la rubrique le point sur Métropole, regrette également que le président ne soit pas entouré d'une belle équipe qui définirait les grandes orientations de la politique nationale et qui l'assisterait. Par ailleurs l'ex haut gradé des forces armées d'Haïti, se dit prêt à prêter main forte au gouvernement pour reconstituer l'armée. Il indique qu'il le ferait à titre personnel, pour le bien du pays et qu'il ne revendique ni titre, ni fonction, ni distinction. Le président, Michel Martelly, avait annoncé la création d'une commission civile devant travailler sur la création de la nouvelle force publique, lors de son discours prononcé à l'occasion de la célébration du 208e anniversaire de la bataille de Vertières, le vendredi 18 novembre dernier.

CIRH ET SON REMPLACEMENT PAR UNE AUTRE STRUCTURE
Le mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) est arrivé à terme en octobre suite à l'échec des autorités haïtiennes à la renouveler ou à créer une nouvelle agence pour coordonner les efforts de reconstruction. Des responsables haïtiens affirment que 120 projets soumis à la CIRH restent en suspens. Les experts craignent que sans une commission pour superviser la reconstruction, les dons internationaux cessent ou que l'argent déjà promis ne soit pas versé parce que les donateurs craindront qu'il soit dilapidé. «Sans la CIRH, les donateurs vont revenir sur leur parole, j'en ai peur», a dit Raoul Pierre-Louis, un ingénieur qui représentait Raoul Pierre-Louis, un ingénieur qui représentait les autorités municipales au sein du conseil d'administration de la CIRH. Une responsable la Fondation Clinton, Laura Graham, a indiqué que l'ancien président américain continuerait de demander aux donateurs d'honorer leurs engagements. «Sans la CIRH ou une plateforme similaire, nous craignons que les donateurs ne soient plus présents», a indiqué Mme Graham lors d'une interview téléphonique. «C'est la principale préoccupation de M. Clinton: que les donateurs ne se détournent pas d'Haïti.»

KELLY BASTIEN APPUIE LES SENATEURS AUTOUR DU VOTE DE 22 NOVEMBRE.
-Le sénateur Kély C. Bastien, a aporté jeudi son appui au groupe de sénateurs qui défend la légalité du vote du 22 novembre en dépit des réverves de plusieurs collègues.

11 senateurs sur 21 ou 22 avaient voté en faveur du retrait d'un point du rapport d'une commission senatoriale qui réclamait l'interpellation du ministre de l'Intérieur Le parlementaire a fait savoir que, selon les règlements intérieurs du Sénat, le vote d'un rapport se fait à la majorité absolue des membres présents. Il a toutefois souligné l'importance de savoir avec certitude combien de sénateurs étaient présents. Certains disent 21 d'autres 22, a relevé Kély Bastien. Cependant, le senateur Moïse Jean-Charles a souligné que même dans le cas où le nombre de senateurs presents étaient 21, ll faudrait trouver 12 votes favorables, soit la moitié plus 1. Or precise-t-il, 10 n'est pas la moitié de 21. Pour ces raisons, Moïse Jean-charles affirme que le vote du 22 novembre est nul.

SENATEUR KELLY BASTIEN ET LE MESSAGE DU PRESIDENT MARTELLY SUR LA CRISE.
 Le sénateur Kély C. Bastien a salué jeudi l'appel lancé par le chef de l'Etat suite à la séance du 22 novembre déroulée au Grand Corps. Lors de cette séance autour de l'arrestation illégale du député Arnel Bélizaire, le Sénat a décidé de ne plus interpeller le ministre de l'intérieur, Thierry Mayard-Paul alors que celui de la justice avait sous pression, présenté sa démission. Pour le chef de l'Etat, les senateurs ont pris la bonne décision, en privilégiant ls intérêts de la nation et en évitant du coup d'aggraver la crise. Il a appelé les députés à emboiter le pas aux senateurs. Selon Kély C. Bastien, l'appel du président Michel Martelly est opportun, vu que depuis près d'un mois, le Parlement est bloqué à cause de cette affaire, ce qui paralyse plusieurs dossiers d'intérêt national L'ancien président de l'Assemblée nationale a fait savoir que la population souhaite voir le dossier Bélizaire bouclé. Il appelle cependant le chef de l'Etat à dialoguer avec les chefs de file des différents groupes à la chambre basse ainsi qu'avec les membres du bureau,de manière à s'assurer que les députés aillent dans le même sens que les sénateurs pour un apaisement de la situation. Il a prévenu que si les députés devaient prendre une décision contraire à celle du Sénat, la crise ne ferait que commencer. Mais tout dépend de ce que le chef de l'Etat choisira de faire.

-INTERNATIONAL

CANADA. QUEBEC POUR FACILITER LA VIE DES DIVORCES.

SYRIE. SANCTIONS DE LA LIGUE ARABE.

=RABAT, MAROC. ISLAMISTES EN TETE AUX ELECTIONS.

Dès l'annonce des résultats définitifs, prévue ce dimanche, le roi Mohamed VI doit désigner le chef du gouvernement au sein du parti vainqueur du scrutin, comme le veut la nouvelle Constitution. Le nouveau chef du gouvernement sera chargé de former un gouvernement de coalition, comme le veulent les usages politiques.

TOMBOUCTOU, MALI. TROIS TOURISTES ENLEVES ET UN TUE.

NATIONS UNIES.

EGYPTE. VIOLENCE EN EGYPTE. PREOCCUPATION DE BAN KI- MOON

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26/11/11

COMMUNIQUÉ DU BUREAU COMMUNICATION DE LA PRESIDENCE

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE POSE DES ACTIONS CONCRÈTES VERS LA RELANCE DES ACTIVITÉS CULTURELLES À TRAVERS LE PAYS

Port-au-Prince, le vendredi 25 Novembre 2011: Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, accompagné, entre autres, de la Première Dame, Sophia MARTELLY et de la Secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Action Civique, Carline MONTAS, a assisté à la présentation magistrale de la pièce de théâtre intitulée «Les Monologues du Vagin », vendredi soir à Le Villate, à Pétion-Ville. Cette présentation a été réalisée sous le haut patronage de la Présidence au profit de la communauté estudiantine. La présence du Chef de l'État à cette activité socio-culturelle, à l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, confirme son attachement à contribuer à l'émancipation totale des femmes haïtiennes et son vif intérêt pour la relance des activités socio-culturelles dans le pays.

Dans ses propos, le Président MARTELLY a félicité l’Atelier Théâtre et Eclosion pour l'adaptation et la mise en scène de cette pièce et salué le talent des actrices qui ont offert un superbe spectacle à des centaines d’étudiants haïtiens. Selon le Chef de l’Etat, cette pièce théâtrale est porteuse de leçons capables de faire évoluer les consciences et changer les mentalités vers une nouvelle conception de la société fondée sur l’égalité entre l’homme et la femme. Conscient des problèmes auxquels sont confrontés les étudiants haïtiens, le Président de la République a, par ailleurs, annoncé que le Gouvernement est instruit de prendre des dispositions nécessaires en vue de réaliser des formations et des stages sur l’entreprenariat en vue de promouvoir l’esprit d’initiative chez les jeunes et les femmes.

« La femme, c’est la vie et la jeunesse, l’avenir. Il nous faut continuer à ouvrir l’accès à l’éducation aux jeunes et aux femmes d’Haïti en vue d’imprimer dans la réalité, le droit pour tous, à chances égales, de se construire un avenir en toute dignité », croit dur comme fer le Président de la République.

 

P-AU-P. LE CHOLERA EST SOUS CONTRÔLE.
La ministre de la santé, Florence Duperval Guillaume, invite la population à continuer de respecter les consignes d'hygiène de base, pour prévenir le choléra qui a déjà fait plus de 6 mille morts. « L'épidémie de cholera est sous contrôle », a déclaré la ministre de la santé publique, alors qu'elle effectuait ce jeudi une visite dans la commune de Croix des Bouquets. Tout en faisant remarquer que le gouvernement haitien va adopter de nouvelles dispositions pour faire face à la maladie Madame Duperval indique par ailleurs que les autorités entendent favoriser l'accès à l'eau potable et augmenter le nombre de latrines à travers le pays en vue de diminuer la propagation de la maladie. Rappelons que selon un haut responsable onusien, Haïti est aujourd'hui le pays le plus touché par le choléra dans le monde. La proportion de personnes à avoir contracté la maladie est de 5%. Le choléra est sur le point de devenir endémique dans le pays.


CAYES. LA MINUSTAH ET LES CAPACITES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES.
La Minustah a procédé cette semaine à l'inauguration d'un centre polyvalent à Cayes Jacmel, une commune située dans le département du sud' Est. La cérémonie de remise des clefs, s'est déroulée en présence de l'adjoint du secrétaire général de l'ONU, ainsi que des autorités locales et départementales du Sud-est.

Selon Eliana Nabaa, Chef du bureau de la Communication et de l'Information de la MINUSTAH, ce projet financé à hauteur de plus d'un million de dollars par la section de « réduction de la violence communautaire » de la Minustah, vise le renforcement des capacités des collectivités locales. Madame Nabaa a de plus indiqué que l'établissement des ces différentes structures a caractère multidimensionnel dans le sud-est, va être utile à d'autres fins, en cas de catastrophe naturelle. Ce projet exécuté par l'organisation internationale de la migration (OIM) entre dans le cadre d'un programme de la section de la réduction de la violence communautaire, visant à renforcer les capacités de sept des dix communes du département du sud-est, gravement affectées par le tremblement de terre de janvier 2010.  La population de cette commune était estimée en 2009 à 36 693 habitants

P-AU-P. PROTESTATION DES RÉVOQUÉS A L'ONA.
Les activités étaient paralysées pendant la journée de mercredi à l’Office national d’assurance vieillesse (ONA) où les responsables du service de sécurité ont eu maille à partir avec des agents qui affirmaient avoir été remerciés. Les protestataires ont dénoncé la décision de l’ex-major Kernisant de les remplacer par des anciens militaires depuis mardi soir au siège social de l’institution, à Delmas 17 .

Cependant,  le nouveau directeur général de l’ONA, Bernard Degraff, a attribué à un déficit de communication l’incident ayant affecté le fonctionnement de l’administration. Démentant les rumeurs de révocation de contractuels, il précise avoir seulement décidé de renforcer le système de sécurité avec l’arrivée de quatre nouveaux agents sur la base d’un contrat signé avec une compagnie spécialisée. L’incident était regrettable, mais tout est rentré dans l’ordre, conclut M. Degraff.

INTERNATIONAL

AFGHANISTAN. OTAN ET SON ATTAQUE DANS LA REGION. BAVURE ET CRISE  

NATIONS UNIES.

NATIONS UNIES ET LA TORTURE EN SYRIE..

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23/11/11

AFFAIRE BELIZAIRE. COMMISSION SENATORIALE A IDENTIFIÉ LES IMPLIQUÉS.
Huit personnalités, dont des membres du gouvernement, des hauts fonctionnaires de l'administration publique et des hauts gradés de la police, sont accusés par la commission sénatoriale spéciale d'implication dans l'arrestation du député Arnel Bellizaire. Le rapport de la commission indique que le degré de responsabilité varie d'une forte implication à une passivité dans le processus ayant conduit à une violation de la constitution. Le chef du Parquet, Félix Leger, et le ministre de la justice, Josué Pierre Louis, sont tenus pour responsables de l'ordre illégale d'appréhender un parlementaire en fonction sans la levée de l'immunité. Les membres de la commission rejettent l'argumentaire du ministre Pierre Louis faisant croire qu'il attendait une correspondance de la chambre basse pour intervenir dans le dossier. Les parlementaires sont très remontés contre le commissaire du gouvernement qui n'a pas voulu répondre aux questions de la commission arguant de son statut de juge. La commission réclame des poursuites judiciaires contre M. Leger qui est déjà l'objet de mesures conservatoires. Le ministre de l'intérieur, Thierry Mayard Paul, est également accusé d'avoir eu une part active dans l'arrestation du député Bellizaire. M. Mayard Paul n'a pas convaincu les sénateurs qu'il n'avait joué aucun rôle dans cette affaire. Des témoins ont confié aux parlementaires que le ministre de l'intérieur aurait tenté en vain de différer le retour du député Bellizaire afin d'éviter l'arrestation. Le rapport de la commission sénatoriale a conclu également à l'implication du directeur général de la Police, Mario Andrésol, et du directeur central de la police judiciaire, Godson Orelus, dans la violation de la constitution. Les explications de Andrésol n'ont pas convaincu les sénateurs qui s'étonnent que le chef de la police ait la capacité de mobiliser seul plusieurs unités spécialisées des forces de l'ordre. Le directeur de l'aéroport, Pierre André Laguerre, est également accusé de n'avoir rien fait pour empêcher l'arrestation du député sur le tarmac de l'aéroport Toussaint Louverture. Le Premier Ministre même s'il n'est pas accusé formellement, est tenu pour responsable des actes de son gouvernement. Gary Conille a fait preuve de lâcheté en se retranchant dans son mutisme, explique la commission sénatoriale.

 COMMUNIQUE DE PRESSE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES.

Port-au-Prince, le mardi 22 Novembre 2011.- Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, S.E. Laurent LAMOTHE, a appris, avec beaucoup de satisfaction, l’élection au nom d’Haïti, ce mardi 22 Novembre, de l’Ambassadeur Jean Wesley Cazeau comme Membre du Corps Commun d’Inspection (CCI) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la période 2013-2017 en obtenant 96 voix. L’arrivée du Représentant d’Haïti au sein de cette importante instance vise à combler le siège vacant réservé au Groupe d’Etats de l’Amérique latine et des Caraïbes. Six Membres au total ont été élus au niveau du CCI en cette occasion. Cette structure de l’ONU, qui est composée de 11 Membres, est habilitée à effectuer des enquêtes et des inspections, et d'apporter un point de vue indépendant dans le but d’améliorer la gestion et les méthodes, et d’assurer une plus grande coordination entre les organisations du Système des Nations Unies.

AFFAIRE BELIZAIRE. LES SENATEURS MODIFIENT LES RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION.
L'assemblée des sénateurs a décidé avec 11 voix pour, 6 contre et 4 abstentions, le retrait du point f des recommandations de la commission sénatoriale d'enquête sur l'arrestation arbitraire du deputé Arnel Bélizaire, sur proposition du sénateur Joseph Lambert. Cet article recommandait non seulement l'interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis qui a demissionné avant la séance du jour, mais encore celle du ministre de l'Intérieur, Thierry Mayard-Paul, pour qu’il réponde lui aussi de l'acte arbitraire du 27 octobre.

L'ancien chef de cabinet du president Matelly est accusé de s'être introduit arbitrairement dans l'espace sterile de l'Aeroport et d'avoir brutalisé des agents de sûreté. Le vote est intervenu après plus de 7 heures de discussions, au cours desquelles, les sénateurs ont mis l'accent sur le rôle joué par les plus hautes autorités du pays dont le président de la République, le premier ministre, le chef de la police, le directeur de la police judiciaire, le directeur général de l'Aeroport international et des proches du gouvernement, dans l'arrestation et l'incarcération du député.

Selon des sénateurs comme Moïse Jean-Charles, Jean William Jeanty, Steven Benoit, Francky Excéus, tout avait été ficelé à l'avance avec de nombreuses mises en place, dont la mobilisation d''un tiers des forces armées du pays. Des sénateurs ont même fait savoir que le président de la République, lors de rencontres avec des parlementaires, s'est refusé à renoncer à l'arrestation du deputé, dont il aurait même sollicité la photo au moment où il serait conduit au pénitencier national. La Commission ainsi que d'autres sénateurs exigent des excuses publiques du chef de l'Etat pour le rôle de premier plan joué dans le scandalede l'arrestation du parlementaire

Quant au premier ministre dont l'interpellation avait eté recommandée dans un premier draft du rapport, il est accusé d'avoir failli à ses responablités et d'avoir fait preuve de laxisme, en laissant commettre un acte anti-constitutionnel, sous prétexte qu'il craignait d'être accusé d'obstruction à la justice. Selon le senateur Jeanty, l'attitude du chef du gouvernement pourrait suggerer qu'il a tout laissé faire pour en tirer des dividendes.

Mais pour le sénateur Youri Latortue, le ministre de la justice est avec le chef du Parquet les principaux responsables de l'arrestation du député. Les autres responsabilites se situent selon lui au second degré. N'empêche que le sénateur Kély Bastien estime que les recommandations faites par la commission étaient nettement en-deça des actes reprochés aux uns et aux autres. Selon lui, les sénateurs se devraient d'être en phase avec la résolution votée par les députés le 28 octobre, qui réclamait entre autres la démission des ministres de la justice et de l'Intérieur.

Le premier a démissionné suite aux pressions exercées contre lui et le second a bénéficié mardi soir du retrait de l'article f des recommandations de la commission spéciale qui réclamait son interpellation. Suite à ce vote, le senateur Joseph Lambert qui a proposé le retrait dudit article avec le soutien de son colègue latortue, a fait savoir qu'il etait tant de dépasser le dossier Bélizaire et d'aller de l'avant pour se mettre au travail, en abordant le dossier de la reconstruction et du relogement de la population des tentes. Il estime que l'exécutif a fait un grand pas en offrant la démission de son ministre de la justice.

Mais pour le senateur Annick François, rapporteur de la commission d'enquête, la ruse a une fois de plus gagné et la population a perdu. Chacun a cherché à proteger ses petits intérets, a-t-il déploré, estimant que le vote aurait dû se faire à la majorite absolue, soit 16 sénateurs sur 30. Le secretaire d'Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache a egalement echappé à l'interpelation. La commission spéciale ayant estimé qu'il n'avait aucune implication dans l'arrestation du député, le senateur Latortue a recomande qu'il soit blanchi. Ce qui a été fait.
Les autres Recommandations de la Commission a) Que le sénat de la république demande au gouvernement de la république que des sanctions administratives et disciplinaires soient prises à l’encontre de certains cadres de l’administration publique comme par exemple le directeur de l’AAN qui a servi comme facilitateur à la commission d’une infraction qui aurait pu coûter à la nation la fermeture de son aéroport principal. b) Que le sénat de la république demande au gouvernement de la république que des sanctions administratives conservatoires soient prises à l’encontre du commissaire du gouvernement, Me Félix Léger. c) Que le Sénat de la République d’Haïti intente une action auprès des tribunaux haïtiens pour demander que des mesures conservatoires soient adoptées pour empêcher que Me Félix Léger n’échappe à la justice haïtienne. d) Que le Sénat de la République d’Haïti intente une action auprès d’un tribunal compétent pour que l’action initiée par Me Félix Léger du Parquet de Port-au-Prince soit déclarée illégale et arbitraire. e) Toutes autres actions en justice soient entreprises par devant un tribunal compétent pour obtenir que la justice haïtienne prononce des sanctions pénales à l’encontre de Me Félix Léger pour violation de la Constitution en ses articles 114 et 115 et de l’article 90 du Code Pénal haïtien.

g) Que le CSPN soit convoqué pour expliquer son laxisme, sa faillite dans la gestion de cet événement qui a mis á nu les faiblesses de l’état et l’absence de tout contrôle des autorités civiles sur les structures de sécurité du pays. h) Que des mesures disciplinaires soient prises á l’encontre du Directeur Général de la PNH qui a outrepassé ses droits en mobilisant toutes les structures spécialisées dans le but de déjouer le piège « qu’on lui aurait tendu ». i) Que des dispositions soient adoptées rapidement afin de limiter la capacité d’un Directeur Général de la Police á mobiliser les Unités spéciales de la dite institution sans l’aval des autorités civiles compétentes. j) Que le sénat de la république obtienne du CSPN que des mesures disciplinaires soient adoptées afin de freiner les dérives observées dans le comportement du directeur de la police judiciaire.

INTERNATIONAL

 CANADA
MONTREAL LA VILLE NE VEUT PAS QUE LES INDIGNES  CAMPENT AU SQUARE VICTORIA.
 

FRANCE.

PARIS. MANUEL ORTEGA SERA EXTRADE VERS LE PANAMA.

EGYPTE. ATMOSPHERE IRRESPIRABLE.

NATIONS UNIES

YEMEN. ONU SE FELICITE D'UN ACCORD SUR UN TRANSFERT DE POUVOIR.

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22/11/11

DEMISSION DU MINISTRE DE LA JUSTICE JOSUE PIERRE-LOUIS.
Le Ministre de la justice Josué Pierre Louis, interpellé par les sénateurs a remis ce mardi sa démission au premier ministre Garry Conille. Dans une correspondance adressée au Chef du gouvernement, Monsieur Pierre Louis a expliqué qu'il a pris cette décision compte tenue de la conjoncture actuelle qui l'empêche de mettre en œuvre son plan d'action. Le garde des sceaux de la République a été interpellé par les sénateurs de la République qui l'avait accusé d'être l'un des responsables de l'arrestation du député Arnel Belizaire le 27 octobre dernier. Les députés en réaction, avaient adopté une résolution dans laquelle, plus de 70 d'entre eux, avaient exigé la démission de Josué Pierre Louis, qui a toujours nié son implication dans l'arrestation du député Delmas-Tabarre. On apprend qu'une copie de la lettre de démission du ministre a été acheminée au Sénat de la République quelques heures avant la tenue de sa séance d'interpellation. Pour sa part, le premier ministre Garry Conille informe les sénateurs qu'il assurera l'intérim au ministère de la Justice, suite à cette démission.

LE MINISTRE DE LA JUSTICE JOSUE PIERRE-LOUIS CONTRAINT DE DEMISSIONNER Signal FM:
Classé parmi les principaux responsables de l’arrestation du député Arnel Bélizaire le 27 Octobre 2011, le ministre de la justice et de la sécurité publique, Arnel Bélizaire subirait des pressions au sein même du gouvernement pour qu’il démissionne. Lundi, Josué Pierre-Louis avait démenti les rumeurs faisant état de sa décision de quitter son poste pour anticiper un vote de censure au Sénat de la République où il est interpelé ce 22 Novembre. Le sénateur Youri Latortue, président de la commission justice, sécurité et défense au Sénat haïtien estime que Me Josué Pierre-Louis ferait mieux de claquer la porte. Car, selon le principal responsable de Latibonit an Aksyon, le ministre sortirait avec les honneurs s’il optait pour un retrait volontaire. Selon toute vraisemblance, le rapport de la commission sénatoriale d’enquête sur les événements du 27 Octobre 2011 ne contredit pas les accusations portées par les parlementaires contre le Garde des Sceaux de la République. La commission aurait sollicité que les noms d’autres responsables gouvernementaux soient inscrits sur la liste des interpellés. La démission de Me Pierre-Louis contribuerait à sauver la tête d’autres ministres pointés du doigt notamment par la Chambre des Députés. Le Président du Sénat, Rodolph Joazil a en tout cas confirmé lundi le dépôt du rapport de la commission d’enquête ainsi que la tenue de la séance d’interpellation pour aujourd’hui.

INTERPELLATION. JOSEPH LAMBERT POURRAIT VOTER CONTRE JOSUE PIERRE-LOUIS. Vision 2000:
Le ministre de la Justice Josué Pierre Louis et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Michel Brunache devraient recevoir une motion de censure lors de la séance d’interpellation d’aujourd’hui. Le groupe des 16, majoritaire au grand corps a, en tout cas annoncé sa décision de voter contre le garde des sceaux de la République. Son chef de file, le sénateur Joseph Lambert, met toutefois en garde contre toute idée de démembrer le gouvernement. Par ailleurs, le 3e sénateur du Sud’Est affirme n’avoir pas bénéficié des largesses du ministre Pierre Louis. Aucun de mes proches n’a été nommé à un poste quelconque au sein de l’appareil judiciaire dans le département du Sud’Est, se défend le sénateur Lambert. « Une démission de Me. Josué Pierre Louis témoignerait de sa bonne foi et pourrait raffermir les liens entre l’Exécutif et Législatif », a indiqué Joseph Lambert joint au téléphone par Marie Lucie Bonhomme ce mardi matin.

INTERNATIONAL

FRANCE.

DECES DE DANIELLE MITTERAND  

CANADA

QUEBEC. JEANNINE POLON D'ORIGINE FRANÇAISE MENACEE D'EXPULSION POUR VOL.

CAIRE. DETERMINATION A OBTENIR LE DEPART DES MILITAIRES.ONU CONDAMNE LA REPRESSION SYRIENNE.

NATIONS UNIES.

PROCUREUR DE LA COUR PENAL INTERNATIONALE LUIS MORENO-OCAMPO EN LIBYE.

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21/11/11

LE PARLEMENT DEMENAGE.  Signal FM:
Le parlement haïtien prend logement dans un nouveau local. Ce nouvel édifice construit grâce au financement de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) est inauguré ce 21 Novembre 2011, au Bicentenaire, dans le centre de la capitale. « Le nouveau bâtiment, dont le cout s’élève à 1.9 million de dollars, est financé et construit par le Bureau des Initiatives de Transition de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID). Cet espace pourra abriter le parlement pendant plusieurs années, en attendant la construction d’une structure permanente devant abriter l’Assemblée Nationale », indique un communiqué de l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince. Érigé sur 22 mille mètres carrés, ce nouveau Palais Législatif comprend deux bâtiments reliés par une salle destinée aux réunions en Assemblée.

REPRISE MARDI DE LA SEANCE D'INTERPELLATION. Signal FM:
La séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis et du Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, Pierre Michel Brunache reprend ce mardi 22 Novembre 2011. Bien avant cette reprise, l’Assemblée des Sénateurs statuera sur le rapport de la commission sénatoriale d’enquête sur les événements du 27 Octobre 2011 où le député Arnel Bélizaire avait été arrêté en dépit de son immunité et conduit en prison sans être entendu par un juge. La commission doit déposer son rapport ce lundi au Bureau du Grand Corps. Elle a auditionnée une vingtaine de personnalités dont des membres du gouvernement, des parlementaires et d’autres témoins comme l’ancien chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant. Selon des membres de la commission, cette enquête, qui s’est échelonnée sur la période du 12 au 28 Octobre, a permis de faire de curieuses découvertes. Le Secrétaire – rapporteur, Annick François Joseph se dit prêt à dire toute la vérité à la nation sur ce qui s’est passé depuis l’altercation entre le député Bélizaire et le Président Michel Martelly au Palais National et la libération du parlementaire. Rien n’a filtré des recommandations formulées par la commission. Mais, plus d’uns s’attendent à ce qu’elle préconise l’élargissement de la liste des interpellés. La Chambre des Députés, dans une résolution adoptée le 28 Octobre avait pointé du doigt, outre le ministre de la justice, Josué Pierre-Louis et le secrétaire d’État aux Affaires Étrangères Pierre Michel Brunache, ceux de l’Intérieur, Thierry Mayard Paul, des Affaires Étrangères, Laurent Lamothe. En tout cas, un vote de censure semble imminent. A preuve, le bruit d’un remaniement

COMMISSION D'ENQUETE DE LA PRIMATURE FAIT DES RECOMMANDATIONS./Le Matin:
Le rapport de la Commission d’enquête de la primature sur l’affaire du député Arnel Bélizaire a été remis au Premier ministre Garry Conille. Le rapport recommande aux trois pouvoirs de respecter la loi et n’accuse personne selon Me René Julien. Il explique par ailleurs que la Commission aurait rencontré et interroger 90 pour 100 des personnes concernées.

INTERNATIONAL

CANADA. LES INDIGNES INVITES A QUITTER PLACE VICTORIA.

EGYPTE UNE AUTRE REVOLUTION

BELGIQUE. DEMISSION D'ELIO DI RUPO. LA CRISE SE POURSUIT. C

NATIONS UNIES

ONU SIDA. RESULTATS TANGIBLES DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA.

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P-AU-P. RETABLISSEMENT DE L'ARMEE SELON MARTELLY.
A l’occasion du 208e anniversaire de la bataille de Vertières, le President Michel Martelly, a annoncé vendredi la création d’une commission civile chargée d’assurer le rétablissement de l’armée qui, a-t-il promis, à travers un appel à la réconciliation et au pardon, sera différente de l’institution disparue il y a dix-sept ans et s’inspirera des idéaux du 18 novembre 1803, à l’origine de l’émergence du premier Etat noir du monde.

« Dix-sept ans déjà, dix-sept ans de trop. Cette situation doit cesser. Haïti doit assurer l’intégrité de son territoire et sa sécurité nationale », a lancé avec véhémence sous des vivats le chef de l’Etat qui a tenu un discours aux accents très nationalistes devant des officiels, des invités spéciaux et une foule de plusieurs dizaines de spectateurs, dont des militaires démobilisés, réunis au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) à l’occasion de la commémoration du 208e anniversaire de la bataille de Vertières.

Désavoué par une partie de l’opinion publique et les principaux pays donateurs dans son projet unilatéral de réhabilitation de l’armée, renvoyée en 1994 en raison de ses méthodes ultra-répressives et antidémocratiques, Michel Martelly accorde un délai de 40 jours à la commission civile pour définir, en consultation avec différents secteurs l’agenda du processus de création de la nouvelle armée. Une fois franchie cette étape, dit-il, le retrait progressif des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), déployées sur le territoire national depuis 2004, sera amorcé à travers la mise en place d’un calendrier à cet effet.

Outre l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, le Premier ministre Garry Conille, les membres du gouvernement, les présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Cour de cassation, Anel Joseph, et le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, assistaient à la cérémonie de même que l’ex-Président militaire, le général Prosper Avril et l’ancien chef d’Etat intérimaire, Boniface Alexandre

RETOUR AU PAYS DE LA DELEGATION HAITIENNE AYANT SEJOURNE A CUBA.
Port-au-Prince, le 17 novembre 2011.
La délégation haïtienne, présidée par S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, qui a séjourné à Cuba du 15 au 17 novembre, est rentrée au pays ce jeudi. La visite des officiels haïtiens à la Havane et Santiago est qualifiée d’historique et d’inoubliable par le Chef de l’État. Au salon diplomatique de l’Aéroport Toussaint Louverture, cette délégation, composée de membres du gouvernement et de parlementaires, a présenté un bilan positif de sa tournée, marquée par le renforcement et la dynamisation des relations entre Haïti et Cuba.

Cette visite a permis, en plus d’une promesse de cinq (5) millions de dollars américains pour la construction de cinq cents ( 500) maisons pour les sinistrés du 12 janvier, des engagements pour réaménager les aéroports de Port-de-Paix, de Jérémie et de Hinche. Elle a aussi permis, entre autres, d’élargir la coopération bilatérale en médecine vétérinaire, de combler les carences du système sanitaire haïtien en ressources humaines, d’étendre le programme d’alphabétisation, d’obtenir une assistance technique pour les compagnies telles : CNE, SMCRS et Dignité. Wencesclas Lambert et Altès Toussaint, Présidents des Commissions des Affaires Étrangères et des Cultes, respectivement au Sénat de la République et à la Chambre des Députés, qui faisaient partie de la délégation, ont lancé un appel solennel à leurs collègues parlementaires afin de se dépasser dans l’intérêt de la population qui croupit dans la misère sous les tentes. C’est la première visite du Président MARTELLY à Cuba depuis son élection à la tête du pays.

 CROIX DES BOUQUETS. INCENDIE AU MARCHE. 
Un septième marché publique a été incendié mardi soir. Il s'agit cette fois ci du marché publique de la Croix des Bouquets . Plusieurs centaines de marchandes du secteur informel sont les principales victimes de ce sinistre dont l'origine n'est inconnue. Le commissaire du gouvernement de cette juridiction a ouvert une enquête pour savoir l'incendie était d'origine criminelle. Plusieurs membres du gouvernement s'était rendu sur place quelques heures après l'incendie. Le secrétaire d'Etat à l'intérieur, Fritz Jean Louis, annonce qu'un programme d'appui au secteur informel est envisagé. Un recensement devra être réalisé afin d'identifier à l' avance les opérateurs se trouvant sur un site ce qui devra faciliter la concrétisation des mesures d'accompagnement a fait valoir M. Jean Louis.

Des magasins de vêtements, chaussures et tissus sont partis en fumée causant le désarroi des marchandes. Selon les autorités municipales environ 200 marchandes ont enregistré des pertes lors de ce sinistre. 12 % du marché publique ont été détruit par les flammes rapportent les autorités qui ne dispose pas d'une estimation des pertes. La ministre a la condition féminine, Yanick Mezile, s'était également rendue sur place afin de réaliser une première évaluation de la situation. Elle annonce la formation d'une commission devant aider à recapitaliser les marchandes. Les autorités municipales auront la charge d'identifier les vraies victimes devant bénéficier de prêts avec des taux bonifiés. Ces programmes d'accompagnements sont réalisés après chaque incendie de marché. Rarissime avant 1986 les incendies de marché public se multiplient tandis qu'aucun résultat d'enquête n'a été publié par les autorités.

INTERNATIONAL

BENIN. COTONOU. LE PAPE EN VISITE DANS CE PAYS D'AFRIQUE.

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PREMIERE JOURNEE DE TRAVAIL DE LA DELEGATION HAITIENNE A CUBA
Port-au-Prince, le 15 novembre 2011. Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, est arrivé à la Havane ( CUBA), ce mardi 15 novembre. Le Chef de l’État préside une importante délégation composée entre autres des ministres des Affaires Étrangères, de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports et du Plan ; du président de la Commission des Affaires Étrangères du Sénat et de celui de la Commission des Affaires Étrangères de la Chambre des députés.

La délégation haïtienne a été accueillie à sa décente d’avion par l’Ambassadeur haïtien accrédité à Cuba, M. Jean Généus et le vice- ministre cubain des relations extérieures Rogelo Sierra. Dans l’après midi, les ministres Laurent Lamothe, Hébert Docteur, Florence Duperval Guillaume et Ronald Toussaint ont eu une séance de travail avec l’ambassadeur norvégien accrédité en Haïti avec résidence à la Havane, M. John Petter Opdahl. Les discussions ont tourné notamment autour de la création de sources alternatives d’énergie, de manière à freiner le phénomène de la déforestation.

Dans la soirée, le Président MARTELLY et le Chancelier LAMOTHE, assistés du sénateur Wencesclas LAMBERT et du député Alteste TOUSSAINT ont eu une fructueuse réunion de travail avec 17 ambassadeurs accrédités en Haïti, avec résidence à la Havane. Cette rencontre était l’occasion pour le ministre des Affaires Étrangères d’exposer la vision du Président MARTELLY aux diplomates. M. Lamothe a demandé aux ambassadeurs d’inciter les investisseurs de leurs pays à s’installer en Haïti, rappelant que le pays est ouvert aux investisseurs étrangers.

La visite de la délégation haïtienne à Cuba s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays et l’exploration de nouvelles pistes de coopération.

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE LA DEFENSE NATIONALE

Accompagnement des victimes de l’incendie du marché de la Croix-des-Bouquets

Port-au-Prince, le 16 novembre 2011 : Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales, de la Défense Nationale (MICTDN) présente ses sympathies aux victimes du marché de la Croix-des-Bouquets suite à l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du mardi 15 novembre 2011, et profite de l’occasion pour remercier tous ceux-là, notamment la Minustah et la Police Nationale d’Haïti, qui sont rapidement intervenus pour limiter les dégâts et empêcher toute perte en vie humaine.

Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales, et de la Défense Nationale prend acte de l’ampleur de la situation et entame, de concert avec la Mairie de la Croix-des-Bouquets et la Direction de la Protection Civile, un processus d’évaluation du sinistre en vue d’aboutir aux modalités de mise en œuvre de l’action gouvernementale pour venir en aide aux victimes.

Le MICTDN s’active de manière à ce que les commerçants victimes de l’incendie du marché de Croix-des-Bouquets, puissent reprendre leurs activités. Le Ministère souhaite déjà bon courage aux populations victimes et réitère sa volonté de les accompagner.

Le Ministère de l’Intérieur des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale œuvre à la matérialisation de la vision du Président de la République à créer le développement soutenable par des initiatives apportant à la population l’aide et l’assistance civique auxquelles elle a légitimement droit.

CANADA.CONCERNANT LA REMOBILISATION DE L'ARMEE
Le porte-parole du ministre d'État des Affaires étrangères chargée de l'Amérique latine et des affaires consulaires, John Babcock a déclaré que le canada n'envisage pas de supporter financièrement les Forces armés d'Haïti que le président Martelly entend remobiliser. Dans un courriel transmis à l'Associated Press monsieur Badcork affirme que la décision d'Haïti de rétablir l'armée était un droit souverain, mais que cela semblait «prématuré» compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles vivent encore de nombreux Haïtiens après le séisme.

Le Canada craint que la création d'une deuxième force de sécurité en Haïti réduise considérablement les ressources disponibles pour les autres priorités importantes dans le pays, notamment celle de renforcer la police nationale, a écrit M. Babcock. Le président Michel Martelly a l'intention d'aller de l'avant dans son projet de rétablir l'armée haïtienne, démantelée en 1995. Il devrait bientôt annoncer le recrutement d'une force initiale de 500 hommes qui devrait coûter 25 millions $US, selon les informations obtenues par l'Associated Press.

M. Babcock a indiqué que le Canada ne paierait pas pour une deuxième force de sécurité en Haïti, faisant écho à la position de plusieurs diplomates, qui ont annoncé à M. Martelly qu'ils ne verseraient pas d'argent pour la nouvelle armée. Mais dans la pratique, les gouvernements étrangers sont presque certains de participer à ce projet même s'ils ne le veulent pas. Entre 60 et 70 pour cent du budget du gouvernement haïtien provient de sources extérieures, et les différents ministères seront appelés à verser entre un et cinq pour cent de leur budget à la nouvelle armée.

CONFIRMATION DE L'INTERPELLATION POUR MARDI.
L’interpellation de mardi confirmée, selon Rodolphe Joazile Affirmant que ses pairs sont prêts à se prononcer pour le renvoi ou le maintien du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, soupçonnés d’implication dans l’affaire Bélizaire, le président du Sénat exprime toutefois un certain agacement face à l’attente que suscite la séance d’interpellation au détriment, juge-t-il, de grands dossiers comme l’éducation, la CIRH ou le budget Publié le mercredi 16 novembre 2011 Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, a confirmé mercredi que la séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, se tiendra bien mardi prochain (22 novembre), dans le cadre de l’affaire Arnel Bélizaire.

Le bureau de l’assemblée attend ce jeudi la remise du rapport de la commission spéciale ayant auditionné divers officiels sur l’arrestation arbitraire, le 27 octobre dernier, du Député de Delmas/Tabarre (banlieue est-nord de Port-au-Prince), incident à l’origine d’une grave crise politique. Le numéro un de la Chambre haute ne cache pas son étonnement devant l’ampleur de l’intérêt que suscite dans l’opinion publique l’interpellation, un exercice, dit-il, auquel le pays a déjà assisté à plusieurs reprises. « Tous les regards convergent vers l’interpellation », a-t-il noté en donnant l’assurance que les Sénateurs -loin de fuir leurs responsabilités- trancheront dans un sens ou dans un autre.

De l’avis de M. Joazile, les différentes composantes de la société civile devraient plutôt focaliser leur attention sur des dossiers autrement plus importants tels l’avancement du programme d’éducation gratuite, la situation de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), le budget de l’exercice 2011-2012 et l’agenda législatif. Soulignant au micro des journalistes que toute séance d’interpellation doit déboucher sur un vote de confiance ou une motion de censure, le parlementaire du nord-est a aussi tenu à rappeler que les deux cas de figure se sont déjà présentés par le passé.

Tout compte fait, les jeux restent ouverts autant pour les interpellateurs que pour les interpellés si l’on doit lire entre les lignes. En suspension continue depuis deux semaines et objet de deux reports qui ont considérablement alimenté la confusion et les suspicions sur les motivations des Sénateurs, la séance d’interpellation décidera du sort du ministre Josué Pierre-Louis et du secrétaire d’Etat Michel Brunache, deux membres du gouvernement Martelly/Conille investi il y a tout juste un mois.

INTERRNATIONAL
LIGUE ARABE DONNE 3 JOURS POUR LA SYRIE DE METTRE FIN A LA REPRESSION.  

NATIONS UNIES

APPEL DE L'ONU AU RESPECT DES DROITS DE L'HOMME

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P-AU-P. PM GARRY CONILLE, MINISTRES THIERY MAYARD PAUL LAURENT LAMOTHE DANS UN ATTERISSAGE D'URGENCE D'UN HELICOPTERE A PETION-VILLE. 12/11/11
Ce Samedi 12 Novembre, dans la soirée , l'helicoptere qui transportait le Premier ministre Garry Conille et les ministres de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, et des affaires étrangères, Laurent Lamothe, a fait un atterissage f'urgence dans la zone de Petion-Ville4, comme l'a confirmé le bureau de communication de la Primature. Ils s'en sont sortis sain et sauf.

La navigation nocture était difficile et l'appareil a du se poser en urgence sont sortis indemnes samedi soir de l’atterrissage d’urgence de leur hélicoptère dans les hauteurs de Pétion-Ville. Selon le bureau de presse, les trois responsables gouvernementaux venaient de quitter l’hôtel Le Montcel à Belot, Kenscoff, où ils s’étaient entretenus avec le Président Michel Martelly de l’évolution de la situation particulièrement à la frontière haïtiano-dominicaine, théâtre de graves incidents meurtriers depuis 48 heures. Au moins cinq compatriotes ont été exécutés dans une section communale de Cornillon en représailles contre le meurtre d’un ressortissant dominicain qu’un haïtien avait provoqué.

Après l’incident technique, Garry Conille, Thierry Mayard Paul et Laurent Lamothe ont regagné Port-au-Prince en voiture afin de pouvoir se rendre dimanche matin à la cérémonie de clôture d’une retraite de deux jours organisée sur la côte des arcadins'

Considérés comme deux super ministres, MM. Mayard Paul et Lamothe ont fait la navette par voie aérienne entre la capitale et le club Indigo où se tient le séminaire gouvernemental. .

La Primature a aussi informé que le ministre de la Culture et de la Communication, Choiseul Henriquez, est décédé ce vendredi soir au Canada d’une hémorragie cérébrale.

POUR LA TRANQUILITE A CORNILLON.
Le bureau du Premier Ministre informe que des unités de la Police ont été dépêchées sur place afin de protéger les résidents. Le Premier Ministre répond ainsi à l'appel lancé par le député de Cornillon, Lamarre Baptiste, qui avait fait état de rumeurs persistantes relatives à une incursion des dominicains dans la zone. Dans le même temps le ministre des affaires étrangères, Laurent Lamothe, a sollicité de l'ambassadeur haïtien en République Dominicaine, Alix Cineas, un rapport sur les circonstances dans lesquelles ces incidents ont éclatés. Le gouvernement haïtien réclame également des autorités dominicaines des dispositions pour venir accompagner les parents des victimes. Selon le maire de Cornillon, Alix Bien Aimé, des groupes de dominicains ont fait irruption et ont assassiné au moins 4 compatriotes en représailles au décès d'un dominicain. Le ressortissant dominicain a été tué par un tir accidentel lors d'un marché bi national de Savanne Bob. Seuls deux policiers sont affectés au commissariat de Cornillon informe le maire Bien Aimé qui craint que d'autres haïtiens n'aient été tués par des dominicains. Le maire aurait eu des entretiens avec les hauts gradés de l'armée dominicaine en vue de trouver de ramener le calme dans la région.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES ET L'AFFAIRE CORNILLON.
Port-au-Prince, lundi 14 Novembre 2011.- Le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, Son Excellence Laurent LAMOTHE, informe, avoir, aujourd’hui encore, poursuivi des pourparlers diplomatiques avec les autorités de la République Dominicaine, exigeant de leur part des mesures de protection des Haïtiens vivant dans la région de Descubierta, suite aux actes de violence enregistrés dans cette communauté.

Le Ministre des Affaires Etrangères d’Haïti s’est entretenu à ce sujet avec l’Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, M. Ruben Silié Valdez, et a rappelé l’urgence d’adopter des dispositions adéquates pour arrêter cette escalade inopportune de crimes à la frontière haïtiano-dominicaine.

Le Ministre LAMOTHE continuera d’intervenir auprès de ses homologues dominicains afin de ramener la paix dans la commune de Cornillon, proche de la commune voisine de Descubierta.

La Chancellerie haïtienne a dépêché sur les lieux le responsable du Consulat d’Haïti à Barahona et a requis de l’Ambassadeur haïtien en République Dominicaine un rapport pressant sur les circonstances entourant ces évènements malheureux et ordonné à la Mission de prendre les mesures les plus appropriées pour accompagner les familles des victimes.

Le Ministre Laurent LAMOTHE signale qu’il a reçu des instructions du Président de la République, S.E.M. Joseph Michel MARTELLY, afin de mettre en œuvre toutes les ressources diplomatiques en vue de résoudre cette situation et d’intervenir systématiquement partout où un Haïtien serait en difficulté ou en danger.

CANADA. DECES  DU MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION:CHOISEUL HENRIQUEZ.
 Le décès samedi matin à Ottawa du ministre de la Culture et de la Communication, Choiseul Henriquez (51 ans), a jeté beaucoup de consternation parmi les membres de sa famille et ses proches. Rentré à la demande de hauts cadres de la plateforme Inite pour occuper le poste de ministre de la Culture, le ministre, originaire des Gonaïves, marié et père de 3 enfants, n'a même pu paticiper à la cerémonie d'investure du gouvernement au Palais national, voire être installé dans ses fonctions. Une semaine après son arrivée au pays il y a 1 mois, M. Henriquez, ressentait un grave malaise. Interné successivement dans deux centres hospitaliers à Frères puis à Petion-Ville, son état de santé n'a fait qu'empirer. C'est pourquoi, à l'initiative du gouvernement, le ministre était parti il y a un peu lus de 8 jours à bord d'un-avion ambulance, se faire soigner au Canada où il résidait depuis quelques années. Mais là encore, son etat de santé s'est gravement deterioré jusqu'a ce qu'il décède dans la matinée de samedi. Un proche de Choiseul Henriquez, Bélande Cayo, marié à une soeur de son epouse, a assuré que tout a été tenté pour sauver la vie du ministre. Il a toutefois souligné que bien que ce dernier souffrait de diabète et de tension, c'est, semble-t-il, plutôt une hémorragie au niveau du cerveau qui l'aurait emporté. Ce qui vient alimenter les rumeurs selon lesquelles, M. Henriquez avait fait une grosse colère au cours d'une rencontre. M. Cayo a indiqué qu'il ne savait pas encore si le corps sera rapatrié en Haïti ou inhumé au Canada, ni quel type de funerailles, il aura. Le Gouvernement de la République se déclare affecté par le départ du Ministre de la Culture et de la Communication. Une note du bureau de commuication de la Primature a fait savoir que "miné par une pathologie chronique, l’état de santé de Monsieur Henriquez s’est rapidement détérioré au lendemain des séances de ratification du Gouvernement au Parlement haïtien".

"Le Gouvernement regrette profondément la perte prématurée de l’un de ses membres. Il se courbe humblement devant ses dépouilles et présente à son épouse, à ses enfants et à sa famille l’expression sincère de ses condoléances", indique la note. Le choix de M. Henriquez pour occuper le poste de ministre de la Culture, etait consideré comme une réparation par des senateurs de Inité. De fait. M Henriquez, qui avait éte responsable de communication dans le premier gouvernement de Rene preval en 1996, avait ete appele à plusieurs reprises par ce dernier dans le cadre du 2ème mandat, sans jamais être reçu. Choiseul Henriquez venait d'accomplir une maitrise en sciences politiques à l'Universite d'Ottawa où il etudiait pour un master.

ASSASSINAT DE BRIEL LAGRANDEUR DU CABINET PARTICULIER DU PRESIDENT MARTELLY.
Me Briel Lagrandeur, membre du cabinet particulier du president de la republique, a été tué par balles, vendredi soir, à Gerald Bataille, non loin de l'Aéroport International de Port-au-Prince.Il rentrait d'une formation en Guadeloupe Deux autres avocats, dont Samuel Madistin, se trouvaient a bord du véhicule qui a été encerche par des bandits armes qui ont ensuite oiuvert le feu et abattu Me Lagrandeur. Maitre Madistin qui est sorti indemne de l'attaque, s'interroge sur les mobiles de ce nouveau crime. Si les passagers n'ont pas été dépossédés de leur portefeille, les bandits sont partis avec certains de leurs effets. Me.Camille Leblanc qui travaillait dans le même cabinet que M.Lagrandeur deplore que des bandits puissent paisiblement continuer d'endeuiler les familles. L'ancien ministre de la justice a fait l'eloge de la victime, un originaire de l'Ile de la Gonave, "un homme determine,discipliné, qui a le sens de la responsabilité", a-t-il dit. Deux autres personnes ont aussi ete abattues vendredi soir, a Port au Prince, l'une a l'entrée de Cite soleil , l'autre tout pres de l'aeroport Toussaint Louverture Ces assassinats viennent allonger la longue liste des victimes de l'insecurite dans la région metropolitaine de Port au Prince. Tot,jeudi matin,des individus armés ont investi ,dans la region de Santo, le domicile d'un inspecteur de police et l'ont laissé pour mort apres lui avoir logé plusieurs projectiles. Joel Coffy allait, peu après, rendre l'iame dans un centre hospitalier de la capitale.

AFFAIRE CORNILLON: LE GOUVERNEMENT VEUT RAMENER LA TRANQUILITE DANS LA ZONE.
 Le bureau du Premier Ministre informe que des unités de la Police ont été dépêchées sur place afin de protéger les résidents. Le Premier Ministre répond ainsi à l'appel lancé par le député de Cornillon, Lamarre Baptiste, qui avait fait état de rumeurs persistantes relatives à une incursion des dominicains dans la zone. Dans le même temps le ministre des affaires étrangères, Laurent Lamothe, a sollicité de l'ambassadeur haïtien en République Dominicaine, Alix Cineas, un rapport sur les circonstances dans lesquelles ces incidents ont éclatés. Le gouvernement haïtien réclame également des autorités dominicaines des dispositions pour venir accompagner les parents des victimes. Selon le maire de Cornillon, Alix Bien Aimé, des groupes de dominicains ont fait irruption et ont assassiné au moins 4 compatriotes en représailles au décès d'un dominicain. Le ressortissant dominicain a été tué par un tir accidentel lors d'un marché bi national de Savanne Bob. Seuls deux policiers sont affectés au commissariat de Cornillon informe le maire Bien Aimé qui craint que d'autres haïtiens n'aient été tués par des dominicains. Le maire aurait eu des entretiens avec les hauts gradés de l'armée dominicaine en vue de trouver de ramener le calme dans la région.

INTERNATIONAL

CANADA.
TONY MASSI, ANCIEN MINISTRE DE LA FAMILLE ACCUSE DE FRAUDE ET D'ABUS DE CONFIANCE
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ITALIE. MARIO MONTI PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN. BERLUSCONI S'EN VA.

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DIPLOMATIE. MINISTRE LAMOTHE ET LA VISION DE LA DIPLOMATIE HAITIENNE.
Le ministre haïtien des affaires étrangères Laurent Lamothe a présenté mardi aux diplomates étrangers accrédités en Haïti la nouvelle vision de la diplomatie haïtienne axée sur l’accroissement de l’investissement. Lors d’une rencontre avec les ambassadeurs et les représentants d’organisations internationales chez-lui à Port-au-Prince, Laurent Lamothe a sollicité de ses interlocuteurs qu’ils encouragent les entrepreneurs de leur pays à venir implanter leurs entreprises en Haïti. Il leur a aussi demandé d’encourager la communauté internationale à renforcer l’appui budgétaire octroyé au pays tout en saluant la volonté des partenaires à œuvrer en faveur de l’amélioration des conditions de vie des Haïtiens. Depuis son élection à la tête d’Haïti en Mars dernier, le président Michel Martelly a toujours défendu les arguments « investissement et le Tourisme » l’espace public national et international.

CONSTITUTION. RNDDH SOUHAITE PUBLICATION DE L'AMENDEMENT DE LA CONSTITUTION. 9/11
Le réseau National de défense des droits humains (RNDDH) demande au président de la république et aux parlementaires de corriger et de publier la version amendée de la constitution 1987. L'organisme de défense des droits humains a rendu public le résumé de la séance du 9 mai dernier tenue au parlement sur le autour de l'amendement de la constitution.

L'un des responsables du RNDDH, Marie Yolaine Gilles, a fait remarquer que la loi Constitutionnelle portant Amendement de la Constitution de 1987 a été publiée dans le journal officiel du pays, sous l'instigation du Président de la République d'alors, René  PREVAL. Toutefois, de nombreuses erreurs se sont glissées dans la Loi amendée, ce qui a porté le Président Michel Joseph MARTELLY à ordonner le retrait du texte publié. Rappelons que des parlementaires avaient conditionné le vote du premier ministre désigné d'alors Garry Conille par la publication de la version corrigée de l'amendement de la loi mère.

VISITE DU PRESIDENT MARTELLY A LA DIRECTION GENERALE DE LA PNH. LE MATIN 9/11/11
Question de rassurer la Police Nationale suite aux rumeurs persistantes laissant croire que les unités spécialisées devront rendre leurs armes automatiques aux membres de la nouvelle force publique, le président Michel Martelly a effectué une visite à la direction générale de la PNH le lundi 7 novembre dernier. Il faut dire qu’à la fin du mois d’octobre des rumeurs avaient fait état de pressions qui seraient exercées sur Mario Andrésol pour qu’il démissionne de son poste. Après avoir discuté avec le directeur général de l’institution policière, Mario Andresol, le chef de l’état dit vouloir renforcer la Police Nationale. D’ailleurs il dit reconnaitre la PNH comme étant l’unique force légale existant sur le territoire national arguant la remobilisation des forces armées d’Haïti doit passer par le renforcement de l’institution policière. Il affirme en outre que la formation d'une nouvelle force de défense n'implique pas un démantèlement de la Police mais plutôt son renforcement. Le président Michel Martelly, lève le voile sur le projet de formation des Forces Armées d'Haïti (FAD'H). Quelques jours avant la publication d'un calendrier de mise en place de cette force de défense, le chef d'Etat a tenu à rassurer le commandement, les officiers et les membres des unités spécialisées de la Police de l'appui de son gouvernement. Il fait savoir que la mise sur pied de cette nouvelle force publique ne s’effectuera pas dans le désordre. Le 18 novembre j’annoncerai les différentes mesures en ce qui a trait à la manière de procéder.

Au cours de cette séance de travail à la Direction générale de la PNH, le chef d'Etat a sollicité l'appui de la police dans la formation des recrues. La PNH devrait bénéficier de l'appui de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) pour former plusieurs promotions d'environ 400 militaires. Plusieurs milliers de jeunes pourront être recrutés pour la police et les forces armées au cours des deux prochaines années informe le chef d'Etat. M. Martelly a également expliqué que sa démarche ne vise par à remobiliser des anciens militaires des FAD'H. Le chef de l’état assure que le plan consiste en un recrutement de jeunes dans un cadre défini par le gouvernement. Aujourd'hui il n'y a qu'une seule force nationale c'est la police a-t-il insisté mettant en garde contre les initiatives en dehors du plan d'action gouvernemental. Ceux qui prennent des initiatives personnelles veulent créer le désordre, a précisé le président haïtien. Le 18 novembre prochain le président Martelly devra présenter au grand public les contours de ce projet de formation d'une nouvelle force publique.

Dans la même veine un faux arrêté présidentiel circulait sur internet faisant état de la décision du président de la république de remobiliser les forces armées d’Haiti. Un démenti formel a été apporté rapidement par le Président de la République Michel Joseph MARTELLY, dans un communiqué en indiquant que des individus malintentionnés font circuler sur internet un prétendu « arrêté remobilisant la composante militaire de la force publique. Il ne fait aucun doute que les auteurs de ce trac cherchent manifestement à semer le trouble au sein de la population » peut-on -lire dans ce communiqué.

Le Président MARTELLY précise qu'il n'a jamais pris une quelconque décision autorisant la remobilisation des Forces Armées D'Haïti. Aussi demande t-il au peuple haïtien de ne céder aux manipulations d'aucun secteur. « Le Président de la République, tout en réitérant sa détermination, conformément à la constitution haïtienne, de doter le pays d'une force armée, invite tous les citoyens en général et ceux que la question intéressent en particulier à rester calmes. Le 18 novembre 2011, la Présidence informera officiellement la nation des dispositions arrêtées, dans le cadre de la mise sur pied de la nouvelle force de sécurité publique », conclut le communiqué. De son coté le porte-parole de la présidence avait fait remarquer qu’aucune décision ne sera prise pas avant cette date. Selon Lucien Jura, des pourparlers sont en cours vue de la mise sur pied de cette nouvelle force publique.

SENAT. AFFAIRE BELIZAIRE.COMMISSION SENATORIALE AUDITIONERA 19 PERSONNES 9/11/11
Selon le premier sénateur de l'Artibonite, François Anick Joseph ces séances d'audition qui débutent, ce mercredi prendra fin le lundi 14 novembre. De son coté, le président de la commission sénatoriale d'enquête, le sénateur Jean William Jeanty, promet que la commission ne manquera pas de sanctionner les acteurs impliqués dans l'affaire Bélizaire. François Anick Joseph qui n'a pas voulu dévoiler les noms des personnes à interroger, précise toutefois que des membres du gouvernement seront également entendus.

L'EXECUTIF ENTAME SON ENQUETE SUR L'ARRESTATION DE BELIZAIRE. 9/11/11.
La commission indépendante mise en place par l'exécutif est à pied d'œuvre en vue de faire la lumière sur les conditions entourant l'arrestation et l'emprisonnement du député Arnel Belizaire, a annoncé le premier ministre, Garry Conille. Cette commission d'enquête indépendante formée par le gouvernement contient 3 membres : l'ancien sénateur Amos André, Maitre René Julien et Maitre Kedler augustin, un proche du président michel Joseph Martelly. Selon le chef du gouvernement cette commission est constituée en vue de fournir au parlement plus d'informations sur l'arrestation de l'élu de Delmas/Tabarre en cas de besoin.

A en croire le premier ministre Garry Conille, cette entité gouvernementale une fois parvenue aux vraies causes de l'arrestation arbitraire et illégale du député en fonction, fixera les responsabilités et établira des lois d'application pour éviter qu'un tel acte ne se reproduise plus.

« L'affaire Belizaire a pris toute cette ampleur par défaut de procédures », regrette l'ancien fonctionnaire de l'ONU qui indique par ailleurs que la commissaire du gouvernement, Me Félix Leger est mise en disponibilité question de calmer les esprits en attendant que la commission gouvernementale produise le rapport de son enquête.

Garry Conille a tenu a précisé que cette mesure conservatoire prise à l'encontre du chef du parquet n'est pas une sanction finale, toutefois si la conclusion de l'enquête prouve que ce dernier est impliqué dans l'affaire par erreur professionnelle, le gouvernement n'entend pas lésiner sur les décisions à prendre.

PRIM,ATURE. COMMISSION D'ENQUETE SUR L'ARRESTATION DE BELIZAIRE.
La composition de la commission devant enquêter sur les circonstances dans lesquelles le député Arnel Bélizaire avait été arrêté est connue. Le bureau du Premier ministre Garry Conille l’a rendu publique mardi. Cette commission est dirigée par le juriste René Julien. La Primature informe que la formation de cette commission est conforme à l’engagement pris par le Premier ministre Conille devant le Sénat au cours de la séance du samedi 5 novembre 2011. La Commission indépendante est chargée de « faire toute la lumière autour des circonstances entourant l’emprisonnement du Député Arnel BELIZAIRE». Les deux autres commissaires sont l’ancien sénateur Amos André et l’homme de loi Kedlair Augustin. Ils ont jusqu’au 11 Novembre 2011 pour remettre leur rapport. « La Commission a pour mission de rechercher tous les éléments susceptibles d’éclairer l’événement, d’analyser des données y relatives, de fixer les responsabilités et de faire éventuellement des recommandations en vue de l’élaboration de lois d’application, d’ordonnances et de procédures afin de prévenir à l’avance de tels incidents », lit-on dans le communiqué du Bureau du Premier Ministre.

INTERNATIONAL
 CANADA

MONTREAL. COMMISSION CHARBONNEAU ET SES PLEINS POUVOIRS.

GRECE. NOUVEAU GOUVERNEMENT APRES LA DEMISSION DE PAPANDREOU.ts à assumer la politique d'austérité actuelle, à quatre mois d'élections anticipées.

ONU

RDC. ONU S'ALARME DES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME AVANT LES ELECTIONS.

 

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MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES. NOTE DE PRESSE 7/11/11
Le Chancelier haïtien, M. Laurent LAMOTHE, participe à une soirée de levée de fonds à New-York au profit de l’éducation

 Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, S.E. Laurent LAMOTHE, a assisté au gala de levée de fonds de l’organisation Happy Hearts Fund au Metropolitan Pavillon, le samedi 5 novembre, à New-York où il en a profité pour entretenir l’assistance de l’ambitieux programme d’éducation gratuite du Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY. Les fonds recueillis au cours de cette soirée sont destinés à construire dix (10) écoles supplémentaires en Haïti.

Cette activité, initiée par la top model Petra Nemcova, a permis de collecter des fonds au profit des écoles haïtiennes. L’organisation Happy Hearts Fund a déjà construit plus de trente-quatre (34) écoles et touche plus de trente-quatre mille enfants à travers le monde dans les régions dévastées par les catastrophes. Elle avait inauguré, le 16 mai dernier, sa première école en Haïti, « Ecole Nouvelle Zoranje » au Village La Renaissance à la Croix-des-Bouquets en présence du Président MARTELLY.

Ont pris part également à ce gala, le Consul Général a.i. d’Haïti à New York, M. Charles A. Forbin, l’Ambassadeur Wyclef Jean, la styliste Donna Karan et des représentants de la Banque Interaméricaine de Développement (BID). L’engagement de l’acteur américain Sean Penn dans la relocalisation des sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier 2010 à travers son ONG JP/HRO a également été honoré en cette occasion.

Le Ministre LAMOTHE a mis l’accent, en présence d’une assistance de plus de quatre cents (400) invités de marque, sur l’important travail de Happy Hearts Fund ainsi que les autres organisations impliquées. « Petra Nemcova, votre détermination et votre amour pour mon pays font que nous, Haïtiens, avons une place très spéciale dans nos cœurs pour vous », a déclaré le Chancelier avant d’ajouter : « Les objectifs du Président MARTELLY en matière d’éducation sont ambitieux. Les enfants d’Haïti méritent l’opportunité d’aller à l’école ».

Les contributions de cette mémorable soirée de levée de fonds permettront de renforcer le programme d’éducation gratuite initiée par le Président MARTELLY qui ambitionne d’envoyer à l’école plus d’un million d’enfants d’ici la fin de son mandat.

Le Ministre LAMOTHE s’était rendu la veille au siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU) où il a rencontré l’Assistant Secrétaire Général pour les Opérations de maintien de la paix, M. Edmond Mulet, autour de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et d’autres thèmes liés à la sécurité.

P-AU-P.  PALAIS NATIONAL. -LA PRESIDENCE NIE LA PUBLICATION D’UN ARRETE SUR LA REMOBI LISATION DES FAD’H. 5/11/11 
 Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph MARTELLY, constate que des individus malintentionnés font circuler sur internet un prétendu « arrêté remobilisant la composante militaire de la force publique ». Il ne fait aucun doute que les auteurs de ce trac cherchent manifestement à semer le trouble au sein de la population. Le Président Michel Joseph MARTELLY tient à préciser qu’il n’a jamais pris une quelconque décision autorisant la remobilisation des Forces Armées D’Haïti. Aussi demande t-il au peuple haïtien de ne céder aux manipulations d’aucun secteur. Le Président de la République, tout en réitérant sa détermination, conformément à la constitution haïtienne, de doter le pays d’une force armée, invite tous les citoyens en général et ceux que la question intéressent en particulier à rester calmes. Le 18 novembre 2011, la Présidence informera officiellement la nation des dispositions arrêtées, dans le cadre de la mise sur pied de la nouvelle force de sécurité publique.

AFFFAIRE ARNEL BELIZAIRE. REPORT DE LA SEANCE D'INTERPELLATION
Le président de l'assemblée nationale, le sénateur Rodolphe Joazile, informe avoir suspendu la séance d'interpellation du ministre de la justice, maitre Josué Pierre-Louis et le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, maitre Pierre-Michel Brunache, pour une période de 10 jours francs. . Ce nouveau report de la séance d'interpellation est une demande de plusieurs sénateurs, dont les sénateurs Joseph Lambert, Jean William Jeanty, Andrice Riché, entre autres.

Apres les informations recueillies de certains membres du conseil supérieur de la police nationale (CSPN), ces parlementaires estiment que le ministre de la justice n'est pas le seul qui aurait sa main trempée dans l'arrestation illégale et arbitraire du députe Arnel Belizaire. Pour arriver à trouver les vrais coupables de cet acte et fixer les responsabilités dans ce dossier, l'assemblée des sages a mis sur pied une commission composée de cinq sénateurs-membres : François Anick Joseph, Andrice Riché, Simon Dieuseul Desra, Joseph Joël John, Jean William Jeanty.

En marge de la séance d'interpellation du garde des sceaux et du secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, les sénateurs avaient entendu certains membres du CSPN parmi lesquels le directeur de la police nationale, Mario Andrésol, qui a révélé que c'est sur l'ordre de maitre Josué Pierre-Louis que l'élu de Delmas/Tabarre a été conduit au pénitencier national après son arrestation à l'aéroport International Toussaint Louverture, le jeudi 27 octobre dernier. Rappelons que peu avant la suspension de la séance, les sénateurs Moise Jean Charles et Jean Baptiste Bien-aimé, insatisfaits du nouveau report de la séance d'interpellation, ont dû quitter la salle en qualifiant de honte pour la nation haïtienne en général et pour le grand corps en particulier qui hésite sur une sanction à prendre contre certains membres du gouvernement impliqués dans l'affaire Belizaire qui est, selon eux, une dérive de trop du gouvernement Martelly/Conille.

USA

LA MORT DE MICHAEL JACKSON: DR. MURRAY RECONNU COUPABLE D;HOMICIDE INVOLONTAIRE
 Le Dr Conrad Murray a été reconnu coupable de l'homicide involontaire du chanteur Michael Jackson. La peine sera rendue le 29 novembre. Le Dr Murray risque jusqu'à quatre ans de prison. Il restera en prison jusqu'à ce qu'il connaisse sa peine, le juge a refusé de le libérer sous caution. Les 12 jurés sont parvenus à un verdict au deuxième jour de leurs délibérations. Ils ont délibéré pendant seulement neuf heures. Le Dr Murray, 58 ans, a accueilli le verdict avec stoïcisme et est demeuré calme alors que les agents lui passaient les menottes et l'emmenaient en dehors de la salle d'audience. À l'extérieur du tribunal de Los Angeles, des dizaines de personnes ont applaudi à l'annonce du verdict.

Michael Jackson est mort le 25 juin 2009 d'une « grave intoxication » au propofol, un puissant anesthésiant, selon le rapport de l'autopsie. Au cours du procès, les procureurs ont décrit le Dr Murray comme un médecin négligent ayant abandonné le chanteur seul dans sa chambre alors qu'il était sous l'effet du propofol. Les avocats du médecin ont pour leur part fait valoir que le chanteur était dépendant du médicament et qu'il s'était lui-même administré la dose fatale après que le Dr Murray eut quitté la pièce. Le Dr Murray n'a pas témoigné lors de son procès, mais a admis aux policiers qu'il avait donné du propofol et d'autres sédatifs à Michael Jackson le matin de sa mort.

CANADA
A VANCOUVER ET VICTORIA, DES INDIGNES DEFIENT LES AUTORITES
Les indignés ne semblent pas vouloir démanteler les campements qu'ils ont érigés au cours des dernières semaines, comme le leur demandent les autorités, même si certaines municipalités commencent à prendre les grands moyens. À Vancouver, les autorités ont fait parvenir lundi un avis officiel aux manifestants pour qu'ils mettent fin immédiatement à l'occupation du site du Musée des beaux-arts, situé dans le centre-ville. Loin de plier, les organisateurs du mouvement Occupons Vancouver prévoyaient de leur côté une manifestation à 13 h, heure locale. Ils auraient même érigé un plus grand nombre de tentes. L'avis qui leur a été envoyé officiellement par la directrice générale de la Ville, Penny Balam, invoque des raisons de sécurité.

Une jeune femme a été retrouvée morte dans l'une des tentes samedi après-midi, à la suite de ce qui pourrait être une surdose d'héroïne. L'hypothèse n'a cependant pas encore été confirmée. Deux autres manifestants ont toutefois été traités pour des surdoses, auxquelles ils ont survécu. Les services d'incendie de Vancouver avaient aussi dit s'inquiéter des risques d'incendie. Jusqu'ici, les responsables municipaux espéraient pouvoir négocier avec les campeurs pour organiser leur départ rapide du site, sans toutefois leur donner d'ultimatum. Les protestataires ont de leur côté toujours dit qu'ils étaient là pour rester et qu'ils n'avaient pas d'ordres à recevoir de la Ville ou du service des incendies.

À Victoria, les manifestants ont défié l'ultimatum de midi, heure locale, qui leur avait été lancé. Plusieurs ont obtempéré en défaisant leurs tentes, mais une centaine d'autres ont formé une chaîne humaine autour du camp établi au Centennial Square. Les autorités de la capitale britanno-colombienne ont indiqué qu'elles n'entendaient pas fermer le camp pendant la journée, préférant plutôt tenter d'obtenir auparavant une injonction auprès du tribunal. Dimanche, une note émise par la municipalité demandait aux occupants de quitter le terrain afin de laisser place aux préparatifs de Noël pour l'illumination annuelle du séquoia qui s'y trouve. Tenir des manifestations et installer des tentes au Centennial Square sans permis contreviennent aux règlements municipaux, y ajoutait-on.

Les indignés de Québec se transporteront au conseil municipal À Québec, les indignés résistent eux aussi aux pressions de la Ville, qui souhaite le démantèlement de leur camp installé dans le parc de l'Université du Québec. Ils reprochent à la ville de les harceler. Dans la journée, des employés municipaux accompagnés de policiers sont intervenus pour saisir des matériaux qu'ils jugeaient non sécuritaires. Les manifestants ont annoncé qu'ils seraient présents au conseil municipal, qui débute à 17 h (HNE). Loin d'envisager d'abandonner leur campement, ils ont plutôt l'intention de demander au maire Labeaume d'améliorer leurs conditions de vie. Un porte-parole de la Ville a par ailleurs indiqué que la municipalité n'était pas contre l'idée que des manifestants occupent quotidiennement la place de l'Université du Québec, mais qu'il ne s'agissait pas d'un endroit pour camper.

Les indignés d'Halifax obtempèrent temporairement Dans les Maritimes, les dizaines de manifestants qui campaient devant l'Hôtel de Ville d'Halifax se sont affairés dimanche à nettoyer le site. Ils seront temporairement déménagés dans le parc Victoria d'ici mardi afin de laisser la place aux festivités du Jour du Souvenir. Le principal monument commémoratif de guerre est situé sur la place publique Grand Parade, en face de l'hôtel de ville. Les manifestants affirment qu'ils seront de retour le 12 novembre.

Le maire d'Halifax Peter Kelly a déclaré qu'il était satisfait de voir les participants quitter temporairement la place. Il est toutefois resté vague sur ce qu'il adviendrait des protestataires lorsqu'ils tenteront de revenir sur la place de la mairie. À London, en Ontario, les autorités municipales ont aussi demandé officiellement vendredi à la quarantaine de manifestants anticapitalistes qui campent depuis deux semaines dans un parc du centre-ville de quitter les lieux. Le maire de London, Joe Fontana, indique que le mouvement ne respecte pas le règlement municipal, qui interdit à qui que ce soit de passer la nuit dans un parc.

Montréal laisse faire Malgré les incidents survenus ailleurs au Canada, Montréal continue d'appliquer sa politique de tolérance. La municipalité n'exigera pas des protestataires qu'ils quittent le square Victoria, si tant est qu'ils se conforment au règles de sécurité en matière d'incendie. « Les militants ont toujours respecté les demandes pour améliorer la sécurité du camp et aucun incident majeur n'y a été rapporté », a expliqué Gonzalo Nunez, un porte-parole de la ville. Le campement, qui affiche complet, est inspecté quotidiennement, a-t-il signalé.

LIBERIA.  ELECTION PRESIDENTIELLE. VIOLENCE A LA VEILLE DU SECOND TOUR.

 Le rassemblement des partisans de Winston Tubman a dégénéré ce lundi 7 novembre dans la capitale Monrovia au Liberia. Winston Tubman, c’est le candidat à la présidentielle qui s’est retiré du second tour et qui appelle à boycotter le scrutin. Le second tour de l'élection devait l’opposer, mardi 8 novembre, à la chef de l’Etat sortante, Ellen Johnson Sirleaf, qui se retrouve donc seule en lice. La marche était censée être pacifique. Elle a fait au moins deux morts. Quelques centaines de militants du CDC (Congrès pour le changement démocratique) s'étaient assemblés au siège du parti à Monrovia. Le rassemblement se voulait pacifique. Certains chantaient « on veut la paix et la justice » et en même temps, les esprits s’échauffaient parmi les militants : « Si la police ou les casques bleus touchent à un seul d’entre nous, ce sera un désastre », dit un militant. « Il faut reporter le scrutin en respectant nos exigences », dit un autre militant.
Tout a dégénéré à la mi-journée. Les militants du CDC, beaucoup de jeunes hommes très remontés contre la présidente sortante ont commencé à envahir la rue, devant le siège du parti, encadrant les voitures de leurs candidats, Winston Tubman et George Weah. Mais un peu plus loin, une rangée de casques bleus et de policiers anti-émeutes libériens bloquaient la rue. La tension est montée. Des jets de pierre ont eu lieu. Et la police anti-émeute libérienne a répliqué, d’abord avec des gaz lacrymogènes. Puis des tirs à balles réelles ont été entendus quand la police a pénétré dans le QG du CDC. Bilan : deux morts au moins, vus par des journalistes. George Weah, le footballeur candidat du CDC à la vice-présidence parle, lui, de trois ou quatre morts et de nombreux blessés. La mission de l’ONU confirme, elle, un décès. La mission de l'ONU confirme aussi que ses casques bleus se sont interposés ensuite entre la police libérienne et les militants. Ceci pour tenter d’apaiser la situation. Trois casques bleus ont d’ailleurs été légèrement blessés. Trois heures plus tard, les blindés et troupes de l’ONU gardaient effectivement le siège du parti, tandis que des policiers continuaient de mener des arrestations parfois musclées. Un second tour sous haute surveillance

Ces accrochages interviennent donc à la veille d'un second tour, assez singulier, puisqu'il n'y aura qu'un seul candidat en lice, la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Depuis l’annonce du boycott du second tour de l’élection par Winston Tubman, la Commission électorale a annoncé que le vote aurait bien lieu, conformément à la Constitution. D’ailleurs les bulletins avaient bien été imprimés avec les noms des deux candidats. Ces deux derniers jours, Ellen Johnson Sirleaf exhortait les Libériens à aller voter pour consacrer « la paix revenue il y a 8 ans au Liberia ».

Arrivée en tête au premier tour avec près de 44% des voix contre près de 33% pour Winston Tubman, elle a aussi reçu des soutiens de poids : ceux de Prince Johnson et Charles Brumskine arrivés troisième et quatrième lors du premier tour. Ellen Johnson Sirleaf accuse son adversaire de boycotter la suite du processus de peur de perdre. Le CDC, lui dénonce des fraudes et ne se satisfait pas de la démission du président de la Commission electorale la semaine dernière. Le premier tour s’était déroulé dans le calme, ce dont tout le monde s’était félicité. Un scrutin salué et qualifié par les quelque 4 000 observateurs nationaux et internationaux comme « libre et transparent » avec 71% de participation. A la veille de ce second tour dans un pays traumatisé par 14 ans de guerre civile, c’est la tension qui inquiète. Des casques bleus prévoient des patrouilles dans les rues de Monrovia.

 NATIONS UNIES.

CONSEIL DE SECURITE APPELLE LES LIBERIENS A PARTICIPER AU 2EME TOUR DU SCRUTIN
7 novembre 2011 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté dimanche tous les acteurs impliqués dans l´organisation du deuxième tour de l´élection présidentielle au Liberia de travailler ensemble pour assurer le bon déroulement du scrutin, suite à des appels au boycott de la part d´un candidat.

Le deuxième tour qui oppose la Présidente actuelle Ellen Johnson-Sirleaf à Winston Tubman qui est arrivé en deuxième position lors du premier tour de l´élection le 11 octobre, est programmé pour mardi. Selon la presse, M. Tubman aurait appelé au boycott parce qu´il craint que le scrutin ne sera pas équitable.

Dans un message destiné à la presse, les 15 membres du Conseil de sécurité ont fait part de leur inquiétude par rapport aux appels au boycott et aux menaces que certains membres du personnel de la commission électorale nationale auraient reçues.

« Les membres du Conseil de sécurité appellent toutes les parties prenantes au Liberia de faire preuve d´une retenue maximale et de travailler ensemble pour maintenir la confiance dans le processus électoral », a indiqué la déclaration qui a appelé à ce que tous les différends éventuels soient résolus par les mécanismes nationales appropriés déjà en place.

Le Conseil de sécurité a également exprimé son soutient aux efforts de la Communauté économique des Etats de l´Afrique de l''Ouest (CEDEAO) pour promouvoir le dialogue au Liberia. La CEDEAO a fait appel à « ne pas manquer une occasion historique de consolider la démocratie et la paix dans le pays » dans une déclaration récente.

Le Conseil de sécurité a aussi exprimé son soutient à la Mission des Nations Unies au Liberia (MINUL) qui assiste les autorités libériennes en accord avec son mandat. l´ONU a maintenu des casques bleus au Liberia depuis 2003 pour surveiller l´accord de cessez-le-feu qui a mis fin à une guerre civile qui a fait presque 150.000 morts, dont la plupart étaient des civils.

 

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PAP. HAITI. SENAT INTERPELLE MINISTRE DE L'INTERIEUR ET CONVOQUE LE PM
La séance d'interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre Louis, a été suspendue hier soir au Sénat. Après plus de 5 heures de débat public et à huit clos, les pères conscrits étaient divisés sur l'opportunité de reporter ou non la séance d'interpellation. Le sénateur Steven Benoît, qui avait rédigé la motion de censure du garde des sceaux, a révélé que 14 sénateurs étaient prêts limoger le ministre Pierre Louis qui n'avait pas répondu à la demande d'interpellation. Sur proposition du sénateur Benoît, le président du sénat, Roudolph Joazile, a décidé de convoquer le Premier Ministre, Gary Conille, ainsi que le ministre de l'intérieur, Thierry Mayard Paul, le samedi 5 novembre 2011 afin de fournir plus d'informations sur les incidents liés à l'arrestation du député Arnel Bellizaire. La convocation du Premier Ministre Conille précédera de quelques heures l'interpellation du ministre de la justice. M. Pierre Louis n'a pas obtenu un report à la huitaine de l'interpellation comme il l'avait sollicité. Les avis des sénateurs étaient partagés sur la demande de report du garde des sceaux. Si les sénateurs Steven Benoît et Jean Baptiste Bien Aimé étaient favorable à une motion de censure, le sénateur Latortue avait mis l'accent sur la nécessité de respecter le principe de report. Faisant remarquer que M. Pierre Louis accepte le principe de l'interpellation Youri Latortue avait précisé que l'objectif premier du Sénat est de faire jaillir la vérité et non de renvoyer un ministre. La suspension de séance a permis d'éviter un vote couperet.

MINUSTAH ET  SON OPERATION HOPE EN HAITI
 Du 25 au 28 octobre, les troupes militaires de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), des officiers de police et les unités de police constituées (FPU) de la composante de la police des Nations Unies (UNPOL) ont appuyé la Police nationale haïtienne (PNH) dans une opération conjointe anti crime dans les quartiers sensibles de Martissant et de Bel Air, dans la capitale haitienne, Port-au-Prince. Cette opération a été suivie d’activités civilo-militaires en faveur des populations de ces quartiers. En appui au personnel de la PNH, plus de 2100 Casques bleus de la force militaire, 120 policiers et 480 éléments (16 pelotons) de la police constituée (FPU) ont participé à cette opération. Les bataillons basés à Port au Prince ont été renforcés par des troupes d’unités venues d’autres régions du pays. L’opération a mobilisé d’importants équipements d’infanterie et moyens aériens de la Mission.

Le but de l’opération était de mettre fin aux activités criminelles dans ces zones et de doner un signal fort aux criminels et aux habitants de Port-au-Prince que le Gouvernement d’Haïti et la MINUSTAH demeurent fermement engagées à lutter contre le crime. L’un des principaux objectifs poursuivis était de cibler des criminels connus et de mettre fin à leurs activités dans ces zones, ainsi que de prevenir de nouvelles activités criminelles dans ces quartiers, afin de faciliter et d’accélérer leur stabilisation. L’opération a notamment permis aux autorités haïtiennes d’appréhender sept suspects recherchés pour activités criminelles dont certains évadés de prison. Pendant l’opération, afin de pas perturber les activités de protection quotidiennes menées à Port au Prince, des forces de police constituée (FPU) de la Mission basées dans des zones voisines ont été redéployées temporairement dans la capitale, en particulier dans et aux alentours des camps de déplacés.

8900 casques bleus, 1351 officiers de la police et 2940 éléments de police constituée (FPU) de la composante de la police des Nations unies (UNPOL) sont actuellement déployés en Haïti en appui des institutions haïtiennes. La MINUSTAH continuera d’appuyer la police nationale dans ses actions anti crime et le Gouvernement à renforcer l’Etat de droit dans le pays.

AFFAIRE DEPUTE BELIZAIRE. CONVOCATION AU CABINET D'INSTRUCTION.
Le dossier du député Arnel Belizaire n'est pas clos comme certains le pensaient. En effet le juge instructeur Bernard Saint-Vil a décidé de convoquer au cabinet d'instruction, le député de Delmas Tabarre. Dans une correspondance adressée au président de la chambre basse, Sorel Jactinthe, le magistrat instructeur Bernard Saint-Vil informe ce dernier que son collègue Arnel Belizaire doit se présenter au cabinet d'instruction le mardi 8 novembre prochain. Selon cette correspondance le parlementaire doit être entendu au cabinet d'instruction sur accusations de faux, usage de faux, association de malfaiteurs et évasion. Rappelons que l'élu de Delmas Tabarre a été arrêté par des agents de la police nationale le jeudi 27 octobre dernier, à sa descente d'avion, à l'aéroport international Toussaint Louverture, pour être finalement libéré le lendemain.

 

 

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LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES D'HAITI A LA CLOTURE DU SOMMET IBERO-AMERICAIN Le Ministre des Affaires Etrangères, Laurent Lamothe, s'est réuni samedi au Paraguay avec son homologue dominicain Carlos Morales Tronconso en marge du 21ème Sommet Ibéro-Américain. La question migratoire et l'impact de la nouvelle loi sur la nationalité des communautés haïtiennes étaient au centre des discussions entre les deux hommes.

Le chancelier haïtien a profité de cette 21ème édition du Sommet Ibéro-Américain pour solliciter officiellement le Statut d'observateur pour Haïti. Ce qui permettra au pays de participer de plein droit aux rencontres des Ministres des Affaires Etrangères et aux réunions techniques et activités de coopération multilatérale de cette entité internationale. Le Sommet Ibéro-Américain est une rencontre annuelle qui regroupe la plupart des Chefs d'Etat d'Amérique latine et de la péninsule Ibérique qui ont un héritage culturel en commun, notamment linguistique, suite à la colonisation de l'Amérique latine par l'Espagne et le Portugal.

AFFAIRE ARNEL BELIZAIRE. LE DEPUTE EST EN LIBERTE.
Le député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire a été libéré ce vendredi moins de 24 heures après son arrestation par une équipe de la police judiciaire, sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Félix Léger, mais les deputés ont affirmé ne pas vouloir en rester là. 69 deputés ont en effet approuvé une resolution demandant la démission des ministres de la justice et de l'Interiur, du secrétaire d'Etat aux Affaires etrangères et du commissaire du gouvernement, faisant savoir qu'ils ne reconnaissent pas leur autorité. Dans le cas où ils refuseraient de demissionner, les deputés se proposent de les interpeller à la rentrée parlementaire de janvier.

Ce sont des agents de l'Administration pénitentiaire nationale (APENA) qui ont conduit le député à la chambre, où ils ont eté mal accueillis par des membres de la population présents sur les lieux et qui les ont pratiquement chassés de l'enceinte de l'Institution. Arnel Bélizaire avait été appréhendé sur la piste de l'aéroport international Toussaint Louverture au pied de l'apareil à bord duquel il était rentré d'un voyage officiel a Paris.

Me Félix Léger allait par la suite se réjouir du fait que ses ordres aient été scrupuleusement respectés par des agents de la DCPJ qui l'ont arrêté pour ensuite le déposer à la prison centrale, tel qu'il le voulait. Mais, ce vendredi, alors que les députés s'apprêtaient à se réunir pour définir la réponse à donner aux actes arbitraires de l'Exécutif, les agents de l'administration pénitenciaire se sont présentés avec le député de Tabarre. Déjà, la veille, des autorites avaient promis de libérer le deputé et de revoquer le chef ai du parquet, pour tenter de fermer le dossier.

Plusieurs parlementaires notamment Me Danton Léger et Wanick Pierre ont salué la remise en liberté du député Bélizaire mais ont promis que le dossier n'allait pas s'arrieter là, puisque les personnes qui se sont rendues coupables de l'insulte faite au parlement, devront payer. Il faut donner au pouvoir Exécutif une réponse proportionnelle à l'affront qu'il vient de faire à l'institution parlementaire, ont fait savoir les deputés.

Le Représentant spécial du Secrétaire général Ban Ki-moon et Chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Mariano Fernández Amunátegui s'est dé inquiet du climat de tension politique créé par l’arrestation du député Bélizaire. Une tension qu'il qualifie de nuisible aux intérets supérieurs d'Haiti et qui risque de freiner la mise en œuvre du programme du gouvernement. M. Fernandez a invité les autorités à clarifier la procédure légale ayant conduit à l’arrestation d'Arnel Bélizaire dans un souci de restaurer la bonne coopération entre les deux pouvoirs. Mais, la MINUSTAH avait auparavant été accusée d'avoir pris parti pour l'Exécutif en raison du fait que des casques bleus se trouvaient jeudi soir aux côtés d'agents de la police nationale pour empêcher des députés d'avoir accès au bâtiment l'Aéroport.   Le Quai d'Orsay a dénoncé pour sa part le non-respect des procédures dans le cadre de l'arrestation du parlementaire. Une arrestation effectuée sur la base d’un mandat d’arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire", peut-on lire dans une note du Ministère francais des affaires étrangères.

Le France a exigé du gouvernement et du parlement le respect des procédures prévues par la constitution haitienne en matière de séparation des pouvoirs et d’immunité parlementaire. 

Le premier ministre Gary Conille qui s'était rendu jeudi soir a la prison pour évaluer les conditions de l'incarcération d'Arnel Bélizaire et s’assurer de l’intégrité de sa personne, s'est dit préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonction. Dans un communiqué, Garry Conille informe avoir convoqué en urgence le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) en vue de recueillir toutes les informations utiles au traitement de ce cas. Il a également eu des entretiens avec les présidents du Sénat et de la Chambre des Députés. Invitant les acteurs à la sérénité et a l'esprit de dépassement, Garry Conille a fait savoir qu'il continuait à explorer toutes les voies et procédures en vue de faciliter une issue conforme aux prescrits constitutionnels dans le respect absolu des prérogatives et privilèges dévolus à chacun des grands pouvoirs de l’Etat. En début de soirée, les sénateurs étaient en séance pour voter une résolution sur le dossier Bélizaire. Mais, ils ont adopté une proposition demandant au bureau de former une commission pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement y compris celle du président Michel Martelly.

FRANKLIN GUERRIER, UN CANADIEN, BLESSE PAR BALLES A P-AU-P.
 
Franklin Guerrier c'est le nom d'un avocat montréalais à la retraite également Directeur d'une organisation humanitaire Ayiti Dwa Moun, qui a été victime d'une agression par balles à Port-au-Prince. Francklin Guerrier a été blessé à la clavicule alors que son ami, dont l'identité n'a pas été révélée a succombé à ses blessures. Beverley J. Oda, la ministre de la Coopération internationale du Canada, a fait savoir dans un communiqué, que le gouvernement canadien « offre un soutien à la famille de M. Guerrier [...] Mes pensées et mes prières sont avec la famille Guerrier, qu'elle se remette de cet incident tragique [...] Je suis heureuse d'entendre que M. Guerrier est dans un état stable et j'offre mes condoléances à la famille de son ami. Notre gouvernement travaille avec les responsables consulaires, afin d'assurer que la famille, reçoive un soutien dans ce moment de besoin. » D'après des témoins, les deux hommes ont été attaqués par des individus à moto. Les raisons de cette agression demeurent, jusqu'à présent, inexpliquées.

CANADA

MONTREAL. GELE DE LA CONTRIBUTION DU CANADA A L'UNESCO
Le ministre des Affaires étrangères John Baird (archives) Au lendemain de l'admission de l'Autorité palestinienne comme membre à part entière au sein de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Canada a décidé de geler les fonds versés à l'organisme.

« Nous sommes très préoccupés par la décision de l'UNESCO », a déclaré mardi le ministre fédéral des Affaires étrangères, John Baird. Réitérant la position adoptée par le gouvernement Harper depuis plusieurs mois, il a répété que la reconnaissance d'un éventuel État palestinien « devrait faire l'objet de négociations » entre Israël et le leadership palestinien. Le Canada fait partie, aux côtés des États-Unis, des 14 pays ayant voté contre l'adhésion de l'Autorité palestinienne à l'UNESCO.

« La décision de l'UNECO n'est pas dans le meilleur intérêt de la paix au Moyen-Orient. Et nous sommes, vous le savez, extrêmement déçus. Nous avons voulu signaler notre déception. » — Le ministre John Baird Si le Canada continuera de verser la part qu'il est tenu de verser en tant qu'État membre, il cessera toutefois toute nouvelle contribution volontaire à l'UNESCO, a précisé le ministre Baird. Sa contribution annuelle obligatoire totalise présentement 10 millions de dollars, auxquels s'ajoutent 2 millions supplémentaires pour la Commission canadienne pour l'UNESCO. Cette année, sa contribution volontaire, elle, a atteint jusqu'à ce jour 1,3 million de dollars, selon le bureau du ministre Baird. Le Canada versera à l'agence les montants qu'il s'est déjà engagé à verser, mais il ne financera aucune nouvelle initiative, a précisé le ministre. « Il va y avoir un gros trou dans le budget de l'UNESCO », a-t-il constaté, évoquant la suspension de la contribution annuelle américaine, qui s'élève à 60 millions de dollars par année et qui privera l'agence de 22 % de son budget.

« Les gens de l'UNESCO ne doivent pas se tourner vers le Canada pour combler ce manque à gagner. Ils vont devoir se tourner vers les pays qui ont soutenu cette résolution, à l'origine du manque à gagner. » — Le ministre John Baird Le Canada avait fait campagne auprès des pays membres de l'UNESCO pour qu'ils votent contre la reconnaissance de l'Autorité palestinienne. Dans une lettre envoyée la semaine dernière à la quasi-totalité de ses homologues, le représentant permanent du Canada à l'UNESCO, André Bachand, avait tenté de les rallier à sa cause.

Depuis les débuts de l'offensive diplomatique palestinienne, le Canada s'oppose à ce qu'il décrit comme une stratégie unilatérale de la part de l'Autorité palestinienne, faisant ainsi écho à la position israélienne. Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou a par ailleurs annoncé des mesures de représailles à l'endroit de l'Autorité palestinienne. Cela n'empêche pas le leadership palestinien de croire que son accession à part entière à l'UNESCO lui offre une occasion sans précédent d'adhérer à d'autres agences de l'ONU.

L'Autorité palestinienne estime en outre que cette victoire diplomatique mettra davantage de pression sur l'ONU, qui doit se prononcer en novembre sur sa demande d'adhésion pleine et entière, déposée en septembre dernier. Washington, qui détient un veto au Conseil de sécurité de l'ONU, a cependant déjà fait savoir qu'il s'y opposerait.

 

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HAITI. INTERPELLATION AU SENAT DU MINISTRE DE LA JUSTICE ET DU SECRETAIRE D'ETAT AUX AFFAIRES ETRANGERES.
Le Sénat a adopté vendredi soir une résolution prévoyant l’interpellation le 3 novembre du ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, pour leur responsabilité dans l’arrestation jugée illégale du Député Arnel Bélizaire et les incidents enregistrés jeudi à l’aéroport de Port-au-Prince.

AUX AFFAIRES ETRANGERES, LAURENT LAMOTHE EN SERVICE LUNDI 31 OCTOBRE.
Le nouveau ministre des affaires étrangères et des cultes a pris officiellement ses fonctions lundi, une semaine après les autres membres du cabinet ministériel, lors d’une cérémonie que coprésidaient le chef de l’Etat, Michel Martelly, et le Premier ministre, Garry Conille. Fraîchement rentré de voyage, Lamothe, 39 ans, successeur de Marie-Michèle Rey, a promis, comme le réclame le Président, de changer l’image d’Haïti à travers une diplomatie dynamique et efficace. Les Haitiens vivant a  l'etranger connaitront sous peu leurs nouveaux Ambassadeurs et Consuls .

 NATIONS UNIES HAITI. COMMUNIQUE

Port-au-Prince, 28 octobre 2011 - Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Mariano Fernández Amunátegui, est inquiet du climat de tension politique créé par l’arrestation, hier soir, à Port au Prince, du Député Arnel Bélizaire. Cette tension, nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation, risque de freiner la mise en œuvre du programme du Gouvernement, au détriment de la population haïtienne qui est impatiente de voir se concrétiser les promesses de ses élus. Dans le souci de préserver le climat propice à la stabilisation démocratique du pays et de renforcer l’État de Droit, le Représentant spécial encourage le dialogue et invite les autorités à clarifier la procédure légale, conforme à la Constitution, qui a mené à l’arrestation du Député Bélizaire, et ce afin de restaurer la bonne coopération entre l’Exécutif et le Législatif.

 

 

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P-AU-P. DEPUTE ARNEL BELIZAIRE ARRÊTÉ A SON RETOUR EN HAITI.
La Police Nationale ra procédé comme prévu a l'arrestion du Député Arnel Bélizaire à son arrivée à l'aéroport d'Haiti ce Jeudi 27 Octobre.BPlizaire a été  conduit au Pénitencier National  Malgré la présence d'une délégation de parlementaires, les autorités policières et judiciaires ont procédé à l'arrestation de l'élu de Delmas Tabarre. Le président de la chambre des députés Sorel Jacinthe qui était venu apporter son soutien à Arnel Belizaire qualifie d'insulte au parlement l'arrestation de son collègue. Toutefois il a fait remarquer que le député n'est pas au dessus de la loi mais la formule utilisée pour l'arrêter n'est pas légale. Un  important déploiement des agents de la Police Nationale était visible aux abords de l'aéroport International Toussaint Louverture, dont tous les accès étaient bloqués. Un fourgon noir, un blindé et plusieurs unités spécialisées de la police nationale avaient pris position en face de l'aéroport. Ces nouvelles dispositions avaient été prises en prévision du retour annoncé, du député Arnel Belizaire, considéré par la justice haïtienne comme un évadé de prison. Nullement effrayé par la détermination affichée par le chef du Parquet, le député Arnel Belizaire avait annoncé son retour à Port-au-Prince ce jeudi. Dans des interviews accordées à des medias locaux, M. Belizaire s'était réjoui de la solidarité de plusieurs députés qui ont fait part de leur intention de l'accueillir à l'aéroport Toussaint Louverture. Le commissaire du Gouvernement, Felix Leger qui intervenait sur les onde de radio Métropole confirme que le député de Delmas Tabarre a été conduit au Pénitencier national

RENOUVELLEMENT DE LA COMMISSION INTERIMAIRE POUR LA RECONSTRUCTION D'HAITI
 Le sénateur Jean William Jeanty s'est prononcé mercredi contre la prorogation du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti à moins qu’elle implique, a-t-il dit, le rapatriement de cette institution. Le premier ministre, Garry Conille s’apprête à déposer au parlement un document prévoyant la prorogation du mandat de la CIRH, principale instance chargée de reconstruire Haïti après le sanglant séisme du 12 janvier 2010 qui a dévasté la capitale et causé plus de 300.000 morts. Mr Jeanty estime que la CIRH a échoué pour n’avoir pas pu résoudre même des problèmes mineurs de la période post-séisme. « Comment la commission pourra-t-elle atteindre en un an des objectifs qu’elle n’a pu réaliser pendant un an et demi>>, s’est demandé le parlementaire connu pour ses positions nationalistes et anti-impérialistes ». L’élu des Nippes déplore que plus de 80 % des fonds alloués à la reconstruction d’Haïti soient remis à des organisations internationales et non à des institutions étatiques. De ce fait, il conditionne son vote favorable à la prorogation du mandat de la CIRH à un document prévoyant le rapatriement de cette institution.

Le sénateur des Nippes n’est pas la première personnalité à se positionner aussi ouvertement contre la reconduction de la CIRH dont le mandat arrive à terme ce mois octobre. Le président de l’association des économistes haïtiens Eddy Labossière a, dans une interview accordée à l'AHP considéré la commission comme une institution obsolète qui n’a jamais servi les intérêts du peuple haïtien. M Labossière critique la façon dont la CIRH a été imposée et estime qu’elle n’a pas de grandes réalisations à son actif. « Seulement quelques mètres cube de déblais ont été ramassés, les quelques emplois créés n’ont aucun impact réel sur l’économie haïtienne », a déclaré l’économiste qui déplore l’aggravation de l’insécurité alimentaire en dépit des milliards de dollars dépensés. La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a été créée par arrêté présidentiel le 21 avril 2010. Elle a pour mandat de procéder rapidement à la planification, la coordination et la facilitation des projets et des priorités du pays dans le domaine du développement, notamment l’examen et l’approbation des projets et programmes financés par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, les ONG et le secteur privé. Elle est co-presidé par l'anciren president américain, Bill Clinton et le prtemier miistre haïtien

CANADA

MONTREAL. LOI SPECIALE SUR LES REGIMES DE RETRAITE.
 Michael Applebaum, président du comité exécutif de la Ville de Montréal Si elle ne parvient pas à s'entendre avec ses employés, la Ville de Montréal envisage de demander à Québec une loi spéciale pour réduire le coût de plus en plus élevé des régimes de retraite municipaux. Le président du comité exécutif de la Ville, Michael Applebaum, a évoqué cette possibilité jeudi après avoir entendu les directeurs des finances et des ressources humaines de la Ville, devant une commission chargée d'étudier le budget 2012. La Ville estime que les régimes de retraite lui coûteront l'an prochain 578 millions de dollars, soit 128 millions de dollars de plus que cette année. Ce montant prévu pour 2012 est trois fois plus élevé qu'en 2008.

Pour Michael Applebaum, l'augmentation des dépenses de la Ville est directement liée au coût grandissant des caisses de retraite. « Nos coûts augmentent de 5% et dans le 5%, il y a 3% qui vont directement dans les régimes de retraite des travailleurs de la Ville de Montréal. » — Michael Applebaum, président du comité exécutif de la Ville de Montréal L'administration municipale souhaite diminuer sa contribution aux caisses de retraite et la faire passer de 70 % à 50 % des cotisations. Les employés devraient alors verser l'autre moitié des cotisations. La Ville veut aussi convaincre les policiers et les pompiers de retarder leur retraite après le seuil minimum de 25 ans de service ou d'accepter une réduction de leurs versements de retraite. La Ville négocie depuis juin avec les syndicats d'employés municipaux pour modifier les régimes de retraite. Mais Michael Applebaum lance un avertissement aux syndicats des employés. « Ça va prendre une loi spéciale si les syndicats ne sont pas prêts à négocier et à en arriver à une entente. »

BRUXELLES. ACCORD ZONE EURO A EVITE UNE CATASTROPHE MONDIALE
 Intervention de Sarkozy était  attendue. Le jour de l'accord crucial signé lors du Sommet européen de Bruxelles, le 27 octobre 2011, le président français, Nicolas Sarkzoy s'est exprimé en simultané sur TF1 et France 2. Une heure d'émission spéciale pour expliquer aux Français les décisions prises par l'Union européenne, ainsi que les futures mesures d'austérité qui seront appliquées en France pour sortir de la crise de la dette. Le président Nicolas Sarkozy voulait une intervention « pédagogique ». Il a donc fait en sorte d'expliquer tous les termes des décisions signées au Sommet européen. « On a évité la catastrophe ». Dès le début de son intervention, le chef de l'Etat est clair. Il a encore du travail. « Faut savoir être humble et dire la vérité, nous entrons à peine dans un monde nouveau. » Il réaffirme l'implication de la France dans le sauvetage de la Grèce.

NATIONS UNIES.

CONSEIL DE SECURITE A MIS UN TERME AU MANDAT DE L'OTAN EN LIBIE.
 
27 octobre 2011 – Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de mettre un terme au mandat de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en Libye en rendant caduques les dispositions prises en mars dernier pour instaurer une zone d'interdiction de vol au-dessus de ce pays afin de protéger les populations civiles menacées d'attaques par les forces du régime de Mouammar Qadhafi.

Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil a décidé de rendre caduques certaines dispositions de la résolution 1973 (2011), notamment l'autorisation octroyée aux Etats membres « de prendre toutes mesures nécessaires » pour « protéger les populations et zones civiles menacées d'attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation étrangère ». Le Conseil a aussi rendu caduque la décision « d'interdire tous vols dans l'espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne afin d'aider à protéger les civils ». Ces décisions prendront effet le 31 octobre à 23 h 59, heure libyenne.

Avec la chute du régime de Mouammar Qadhafi, les membres du Conseil se sont félicités « de la tournure prise par les événements en Libye, qui améliore les perspectives du pays en ce qui concerne un avenir démocratique, pacifique et prospère ». Ils ont indiqué attendre « avec espoir qu'un gouvernement de transition libyen sans exclusive et représentatif soit mise en place » et ont affirmé de nouveau « qu'il faut que la période de transition se déroule sous le signe de l'attachement à la démocratie, à la bonne gouvernance, à l'état de droit, à la réconciliation nationale et au respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales de tous en Libye ».

Les membres du Conseil ont souligné « la responsabilité qui incombe aux autorités libyennes de protéger leur population y compris les étrangers et les migrants africains » et leur ont demandé « de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher les actes de représailles, d'incarcération abusive et d'exécution extrajudiciaire ». Le Conseil de sécurité a demandé instamment « à tous les Etats Membres de coopérer étroitement avec les autorités libyennes dans l'action qu'elles mènent pour mettre fin à l'impunité des auteurs de violations du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire ».

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P-AU-P. PROJET DU RETOUR DE L'ARMEE CRITIQUE, DECISION IRREVERSIBLE POUR MARTELLY.
Le premier ministre Gary Conille et le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul sont invités mercredi à fournir des explications à un groupe de sénateurs sur le projet du chef de l’Etat de remobiliser les forces armées d’Haïti. L’arrêté présidentiel prévoyant la remobilisation des forces armées d’Haïti devrait être publié avant le 18 novembre 2011, selon les déclarations faites par le ministre de l’intérieur lors de la cérémonie de son installation. Le sénateur Jean Baptiste Bien-Aimé informe que la lettre d’invitation a déjà été acheminée au président du grand corps qui transmettra l’invitation aux concernés. "Nous avons besoin de précisions sur les rumeurs autour de la mise en place de la nouvelle armée", a-t-il- dit, évoquant entre autres des séances d’entrainement qui seraient en cours dans plusieurs régions du pays. La formation d’une armée implique l’achat d’armes, d’uniforme… nous devons être informés des moyens qui seront utilisés pour le financement de c projet, a déclaré le sénateur Bien Aimé. Le député de Mirebalais-Boucan Carré, Abel Descolines, estime fondée mais prématurée la démarche de ses collègues de la chambre haute. Il estime que les premières semaines de travail d’un gouvernement sont généralement consacrées à la prise de connaissance des dossiers. Le député a dit toutefois espérer que le parlement sera édifié sur les points relatifs à l’orientation de la nouvelle force et aux moyens qui seront mobilisés pour sa mise en place. L’annonce de la remobilisation des forces armées d’Haïti suscite aussi des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Des étudiants de l’université d’état d’Haïti interrogés lundi par l'AHP ont déclaré ne pas s’opposer à l’idée de la reconstitution de l’armée dont la constitution reconnait encore l’existence, mais ont expliqué que ce projet doit faire l’objet de débats entre plusieurs secteurs. Ils avancent qu’une nouvelle armée devrait être une force professionnelle qui ne reproduira pas les mêmes exactions des anciennes FADH disoutes de fait
D’autres ont vivement critiqué le chef de l’état qui selon eux n’en fait qu’à sa tête en s’accrochant à cette idée jugée secondaire par rapport aux multiples priorités du pays. 95 millions de dolars devraient être mobilisés dans le cadre du retour de l'Armée dont un premier groupe de 3500 hommes devraient être bientôt constitué.

GOUVERNMENT DE GARRY CONILLE EN ACTION.
La nouvelle équipe gouvernementale conduite par le premier ministre Garry Conille entame ce lundi sa première semaine de travail, dans un contexte socio-économique difficile La semaine dernière a été entièrement consacrée à l'entrée en fonction de ce nouveau gouvernement. En effet cela fait cinq mois que le pays attendait l'arrivée d'une nouvelle administration. Une équipe en laquelle la population haïtienne semble placer beaucoup d'espoirs. Avec un cabinet ministériel tout à fait particulier, issu d'intenses négociations avec les différents blocs au parlement, le président Michel Martelly peut commencer à travailler et foncer vers les objectifs qu'ils s'étaient fixés lors de la campagne électorale. On se rappelle que le chef de l'état l'avait dit tout haut que le tandem Martelly/Conille se doit d'être un duo gagnant. Et déjà cette semaine la mise à l'épreuve débute pour la nouvelle équipe gouvernementale. A peine entrée en fonction le premier ministre Garry Conille et son ministre de l'intérieur sont convoquée au sénat de la république. Ils devront tous les deux s'expliquer sur la remobilisation des forces armées d'Haïti selon ce qu'a annoncé le sénateur Moise Jean Charles. Certains ministres sont déjà à pied d'œuvre. Si le ministre de l'environnement s'était rendu dans le sud du pays, son homologue des affaires sociales visitait le site où se tenait la 5e édition de la foire « Artisanat en Fête ». Ils ont tous les deux sollicité l'aide du parlement dans le cadre de leurs efforts visant à redresser la barre dans leur domaines respectifs. Une semaine qui s'annonce importante pour les nouveaux ministres qui doivent effectuer des prises de contact et des mises en place. Et a bien entendre et comprendre le chef de l'état sa nouvelle administration a un devoir de résultats.

DEPUTE BELIZAIRE SUR LA LISTE D'EVADES DE PRISON RECHERCHES
Le chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger, ordonne à la police judiciaire d’arrêter n’importe où et de conduire en prison le parlementaire et huit autres individus recherchés pour meurtre, kidnapping, viol et vol ; en voyage en France, le représentant de la circonscription de Delmas/Tabarre rejette en bloc les accusations du parquet qui seraient fondées, selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) Publié le mardi 25 octobre 2011 Le commissaire du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Me Félix Léger, a transmis à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), avec ordre de les arrêter immédiatement, une liste très sélective de neuf individus identifiés comme des « évadés de prison » parmi eux, le Député Arnel Bélizaire dont le parquet réclame parallèlement la levée de l’immunité parlementaire. Clairement identifié par ses anciens numéros d’écrou PN 04-10-100 et PN 05-07-020, Arnel Bélizaire est accusé de meurtre et détention illégale d’armes à feu, selon une correspondance adressée en date du 21 octobre au chef de la DCPJ, Godson Aurélus. Me Léger, qui affirme que l’offensive lancée vise à capturer tous ceux qui se sont évadés du Pénitencier National, la prison civile de la capitale, les 29 février 2004, 19 février 2005 et 12 janvier 2010, en relation avec la « perpétration de nouveaux crimes » et la « réévaluation des dossiers des condamnés, inculpés et prévenus » en cavale, exige de la police judiciaire qu’ils soient « recherchés, appréhendés et déposés en prison ». Outre M. Bélizaire, on retrouve sur la première liste du parquet de Port-au-Prince -qui devrait être suivie d’une seconde ce jeudi- huit autres individus accusés ou déjà reconnus coupables de meurtres, viol, séquestration et enlèvement et vol à mains armées et association de malfaiteurs. Les autres noms mentionnés sont ceux de Yves Jean Charles, Michel Jean, Sergot Charléus, Jean Pierre Rilien Jules, Robenson Mervil, Edzaire Bellabe, Bourjo Jordany, Dubuisson Bien-Aimé et de Valdo Jean.

Ce dernier avait été condamné en août 2008 aux travaux forcés à perpétuité pour l’assassinat de la jeune présentatrice de télévision et actrice de cinéma, Ginoue Mondésir, massacrée en 2006 par le forcené qui n’était autre que son petit ami fou de jalousie. En conflit ouvert avec le Président Michel Martelly, le Député Bélizaire, qui séjourne actuellement en France, a catégoriquement rejeté lundi sur les ondes de Radio Kiskeya les accusations portées contre lui et soutenues par une organisation haïtienne des droits humains, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).

Le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, et plusieurs autres Députés ont dénoncé une tentative de mainmise du pouvoir sur l’appareil judiciaire dans cette affaire et écarté l’idée de donner suite à la procédure engagée en vue de faire lever l’immunité de leur collègue. Au lendemain d’une réunion orageuse avec des parlementaires et qui avait dégénéré en invectives contre Arnel Bélizaire, Michel Martelly avait menacé de devenir cynique et annoncé son intention de traquer les repris de justice et évadés de prison qui, dit-il, se sont réfugiés au Parlement. spp/Radio Kiskeya

 

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P-AU-P DEPUTE ARNEL BELIZAIRE AU BANC DES ACCUSES.
Selon des informations de sources digne de foi, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prnce a écrit au bureau de la chambre des deputés pou lui demander de l'autoriser à interroger le député Arnel Belizaire.

Le président de la Republique avait la semaine dernière presenté le parlementaire comme un prepris de justice suite à une altercation entre les deux hommes, lors d'ne reconre au palais national, qui devait favoriser la ratificaon de l'énoncé de politique générale du premier ministre Garry Conille.

Selon des informations fournies par plusieurs deputes, le chef de l'Etat et le deputé auraient pu en venir aux mains, suite à de vifs echanges émaillés de propos grivois, si des agents de securite ne s'etaient pas interposés.

Le president Martelly qui vantait ses bonnes relations avec le deputé, dans le cadre d'opérations pour aider des victimes d'inondatons, ne tolérait pas que le député le " fende" dans la presse. Il a accusépar la suite le parlementaire de l'avoir insulté en plein palais national et a juré que cela ne se reproduirait plus, d'autant que, selon lui, M. Belizaire est en contraventon avec la jutsice.

Toutefois, des deputes ayant temoigné lors de la seance de ratification ont également accusé le chef de l'Etat d'avoir débité des propos obcènes et menaçants.

Pour mettre le deputé à la disposition de la justice, la chambre devrait au préalable lever son immunité parlementaire.

Le bureau de la chambre des députés n'a pas encore réagi officiellement sur le dossier, mais certains parlementaires qui ont réági sous couvert d'anonymat, ont fait savoir que si un tel dossier était ouvert, il pourrait difficlement se refermer et même déboucher sur d'autres encore plus compliqués.

Selon eux, la justice devrait alors interroger de nombreux autres citoyens qui occupent des fonctions dans l'Etat, pour ds motifs divers et non moins serieux.

Pour un senateur, de nombreux responsables seraient alors interroges pour nationalite etrangère presumee, pour accusation de trafic de drogue ou encore pour s'être evadés de prison ou pour crimes.

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ONU ATTEND LE VERDICT DE LA JUSTICE URUGUAYENNE
-La porte- parole de la MINUSTAH, Sylvie Van Den Wildenberg a déclaré jeudi qu’aucun nouvel élément n’a été signalé aux autorités des Nations Unies sur l’enquête conduite par la justice uruguayenne sur le viol collectif de casques bleus aux dépens d’un adolescent haïtien à Port-salut (sud).

Ce fait d’actualité qui a fait la une de la presse nationale pendant plusieurs semaines a brusquement été mis entre parenthèses au profit d’autres sujets de la vie politique dont le retour annoncé des forces armées d'haïti, alors que l’affaire est pendante et l’indignation encore grande dans les communautés haïtiennes.

Mme Wildenberg affirme que les responsables de l’ONU sont dans l’attente d’un rapport des autorités uruguayennes qui ont envoyé une équipe d’investigateurs en Haïti rencontrer l’avocat de la victime. Elle a rappelé que les présumés violeurs dont le dossier était devant une cour militaire ont été mis en détention et que l’affaire a été par la suite transférée à la justice civile pour les poursuites pénales.

« Nous en sommes maintenant dans processus pénal et nous attendons des nouvelles … le procès est toujours en cours, je n’ai pas d’information supplémentaire à ajouter » a déclaré la porte-parole de la mission onusienne dans une interview exclusive à Radio Solidarité. Les Nations Unies pratiquent une politique de tolérance zéro et s’engagent à faire en sorte que la vérité des faits soit établie, a-t-elle assuré.

Reconnaissant que certaines déclarations d’officiels uruguayens et de l’avocat des accusés pouvaient choquer les Haïtiens, Mme Wildenberg a dit faire confiance à la justice uriguayenne dont les plus hautes autorités ont donné l’engagement que toute la lumière sera faite sur le dossier et que les dispositions appropriées seront adoptées.

Une vidéo du viol mis en circulation sur internet avait soulevé la colère des Haïtiens du pays et de l’étranger qui ont organisé des marches en signe de protestation et pour demander le retrait des casques bleus accusés de participer à d’autres types d’exaction sur la population du pays.

Ce scandale est venu accroitre l’hostilité des Haïtiens aux agents de la MINUSTHA tenus pour les principaux responsables de l’introduction de l’épidémie de choléra qui a tué plus de 6 000 personnes à travers les 10 départements du pays déjà à genoux après le séisme de 2010.

Le renouvellement du mandat de la MINUSTHA la semaine dernière par le conseil de sécurité des Nations Unies est considéré par plusieurs organisations de la société civile comme une gifle à l’ensemble de la population qui en a marre, selon elles, des exactions des casques bleus.

INTERNATIONAL

LIBYE. MOUAMMAR KADHAFI EST MORT. REACTIONS INTERNATIONALES
Les nouvelles autorités libyennes du CNT ont annoncé ce jeudi 20 octobre 2011 la mort du leader déchu Mouammar Kadhafi. Celui-ci aurait succombé à ses blessures après que son convoi, fuyant Syrte, a été atteint par un bombardement de l'Otan. Alors que la mort de Kadhafi n'était encore confirmée par aucune source indépendante, les dirigeants du monde entier ont réagi à cette disparition.

« C'est un moment historique, c'est la fin de la tyrannie et de la dictature. Kadhafi a rencontré son destin », a déclaré le porte-parole officiel du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi, Abdel Hafez Ghoga, confirmant officiellement la mort de l'ancien leader libyen. « Sa mort va mettre fin au bain de sang et au martyre de notre jeunesse ». Cette annonce a donné lieu à des scènes de liesse dans Syrte, à Benghazi et à Tripoli, avec des concerts de klaxons, des tirs de joie et des embrassades.

« La guerre est finie » en Libye, a affirmé également ce jeudi le chef du gouvernement italien, moins d’une heure après les premières dépêches évoquant la disparition de Mouammar Kadhafi. « Sic transit gloria mundi », a commenté Silvio Berlusconi, un ancien proche allié du raïs ; une expression latine qui signifie « Ainsi va la gloire du monde ».

Peu après, le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont salué « la fin d'une ère de despotisme » en Libye. « Le décès annoncé de Mouammar Kadhafi marque la fin d'une ère de répression au cours de laquelle le peuple libyen a souffert pendant trop longtemps. Aujourd'hui, la Libye peut tourner une page de son histoire et embrasser un nouvel avenir démocratique », ont affirmé les deux dirigeants dans un communiqué commun.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est réjoui de l'annonce de la mort du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi, y voyant « une transition historique pour la Libye ». Cependant, « le chemin à parcourir pour la Libye et son peuple va être difficile et rempli de défis », a-t-il ajouté.

 

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AMBASSADE USA SALUE INVESTITURE DE L'EQUIPE GOUVERNEMENTAL. 19/10/11
L'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique en Haïti félicite les 16 membres du nouveau cabinet ministériel, qui ont prêté serment le mardi 18 octobre 11 lors d'une cérémonie spéciale organisée au Palais National. « L'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique félicite les 16 hommes et femmes qui ont prêté serment hier en tant que ministres du gouvernement du Premier ministre Garry Conille et nous leur adressons nos meilleurs vœux de succès. » peut –on lire dans un communiqué de l'ambassade. Les ministres font face à de nombreux défis qui nécessiteront une grande coopération pour atteindre le niveau de confiance que le peuple haïtien a placé en eux. Les Etats-Unis sont prêts à travailler en partenariat avec le nouveau gouvernement en vue de répondre aux défis urgents du processus de reconstruction. « Les Etats-Unis restent engagés à supporter le peuple et le gouvernement haïtiens sur le long terme dans la construction d'un avenir plus stable, plus prospère et plus démocratique » conclut le communiqué.

MINUSTAH SALUE INSTALLATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT HAITIEN.
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) salue le vote de confiance accordé par les parlementaires de la 49e législature au Premier ministre Garry Conille et à sa Déclaration de politique générale. Elle félicite le Premier Ministre et les membres de son Gouvernement investis, ce jour, au cours d'une cérémonie officielle. Dans un communiqué lamission onusienne La MINUSTAH formule le vœu que l'Exécutif, le Parlement haïtien ainsi que les autres forces vives du pays continuent à œuvrer ensemble en vue de renforcer les institutions démocratiques, promouvoir l'Etat de droit et faciliter un climat favorable au développement social et économique du pays. « Cette étape essentielle franchie, la MINUSTAH invite toutes les forces de la nation à s'unir dans la mise en œuvre du programme de politique générale afin de reconstruire, ensemble, une Haïti nouvelle, pleinement respectueuse des valeurs démocratiques », poursuit le communiqué. La MINUSTAH et toute la famille des Nations-Unies s'engagent enfin résolument à accompagner le peuple haïtien, le Président de la République, le Premier ministre et son Gouvernement ainsi que le Parlement dans leur mission qui consiste à relever les immenses défis auxquels le pays fait face et à poursuivre la mise en œuvre des grands chantiers en cours de réalisation.

P-AU-P. MANIFESTATIONS CONTRE LA MINUSTAH PREVUES POUR CE MERCREDI.
 Plusieurs activités, notamment des mobilisations anti-Minustah, marqueront cette semaine, le premier anniversaire de l'introduction du choléra en Haiti. A Port-au-Prince, une manifestation sera organisée ce mercredi, un an jour pour jour après la découverte des premiers cas dans le département de l'Artibonite, le 19 octobre 2010. Cette manifestation sera organisée a l'initiative du Collectif de Mobilisation pour le Dédommagement des victimes du choléra dont les membres continuent de réclamer entre autres, le départ des casques bleus de l'ONU accusés d'avoir introduit la maladie dans le pays, apres plus d'un siecle d'absence.

L'un des chef de file de cette organisation qui regroupe différentes associations de la société civile, David Oxygene a fait savoir que la manifestation partira du quartier populaire de Fort-National pour aboutir devant le cimetiere de Port-au-Prince ou le message sera délivvré. M. Oxygene ppelle tous les citoyens haitiens et particulierement les patriotes a faire le déplacement en vue de prendre part en masse a cette manifestation. Il informe que les principales revendications des protestataires seront le départ des soldats de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation d'Haiti (Minustah) du pays, le dédommagement des victimes du choléra et d'autres forfaits des casques bleus notamment les viols, a-t-il précisé.

La manifestation du 19 avril a le soutien de la Plateforme Haitienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (Papda) dont le secrétaire exécutif, Camille Charlmers, appelle les différents secteurs de la vie nationale a investir les rues' D'autres mouvevements seront organisés tout au long de cette semaine, a Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province en vue de continuer de réclamer le départ des casques bleus et éparation en faveur de leurs victimes, annonce Camille Charlmers.

Il critique également la décision du conseil de sécurité de l'ONU de renouveler, le mandat de la Minustah pour une année suppplémentaire et cela, ajoute-t-il, en dépit des protestations en Haiti et a l'étranger pour réclamer le départ des soldats onusiens. Le député de Croix-des Bouquets/Thomaseau, Jean Tholbert Alexis, s'est dit scandalisé de voir les Nations Unies continuer de parler d'Haiti comme une menace pour la paix et la sécurité internationale dans la résolusion qui a prolongé le mandat des casques bleus dans le pays.

De tels propos ne visent qu'à saper les efforts du président Michel Martelly pour attirer les investisseurs. Ces derniers, fait remarquer le parlementaire, ne sont nullement interessés a venir s'installer dans un pays qui est une menace pour ses voisins et le reste du monde. Les Nations Unies auraient pu progoger le mandat de la Minustah mais en changeant les termes de référence.

Meme si le mandat de la Minustah a été récemment renouvelé pour une année supplémentaire, de plus en plus d'Haitiens sont antipathiques aux casques bleus, accusés d'avoir introduit le choléra dans le pays et d'avoir commis d'autres actes répréhensibles notamment des viols. L'ONU n'a jamais reconnu clairement l'implication de ses soldats dans l'introduction du choléra dans le pays meme si plusieurs études concordent sur la provenance onusienne de l'épidémie. L'organisme onusien dit s'en tenir au rapport d'une mission d'experts dits indépendants mandatés par Ban Ki-moom pour enqueter sur l'origine de la maladie qui a déja tué plus de 6000 haitiens. Selon l'étude des "experts independantrs", l'introduction de l'épidémie est due a un ensemble de facteurs notamment l'insalubrité.

 CANADA

MONTREAL. ROUTES DE LA MONTEREGIE: DEUX MORTS.
Deux personnes ont perdu la vie mardi sur les routes de la Montérégie à la suite de graves accidents. Mardi après-midi, un petit garçon de 4 ans a perdu la vie à la suite d'une collision frontale sur le chemin des Patriotes, à Richelieu. L'enfant, qui était en arrêt cardiorespiratoire à l'arrivée des secouristes, a pu être réanimé avant de sombrer de nouveau. Son décès a été constaté à l'hôpital. Sa mère et le conducteur de l'autre véhicule ont aussi été hospitalisés. L'un des deux conducteurs pourrait s'être endormi au volant. Des pompiers éteignent les flammes dans le véhicule de l'automobiliste de 23 ans, à Saint-Pie.

Toujours en Montérégie, un automobiliste de 23 ans a péri la nuit dernière dans un accident de la route à Saint-Pie, au sud de Saint-Hyacinthe. L'homme roulait seul à bord de son véhicule utilitaire sport sur le rang Haut-Rivière-Sud, lorsqu'il a raté une courbe. Son véhicule a fait une violente sortie de route et a percuté un rocher avant de prendre feu. Aucun autre véhicule n'a été impliqué dans l'accident.

MONTREAL. COMMISSION D'ENQUETE SUR L'INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION.
Jean Charest annoncera vraisemblablement aujourd'hui la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction, comme le réclament depuis deux ans et demi les partis d'opposition et de larges pans de la société civile. Les députés libéraux étaient convoqués à 9 h pour une réunion du caucus, suivie à 10 h de la période de questions, et l'on s'attend à ce que l'annonce soit faite après le Conseil des ministres qui débute à 11 h. Pour déclencher une commission d'enquête, le gouvernement doit adopter un décret à cet effet, ce qui se fait au Conseil des ministres.

C'est le leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, qui a vendu la mèche mardi, à la sortie d'une réunion d'un caucus spécial des libéraux au cours de laquelle ils ont discuté de la meilleure façon de combattre la corruption dans l'industrie de la construction. Lorsqu'on lui a demandé s'il y aura bel et bien une commission d'enquête sur l'industrie de la construction, Henri-François Gautrin a répondu : « Oui, mais ce n'est pas à moi de vous le dire ».

Le député de Verdun, qui est partisan d'une commission d'enquête, n'a pas donné de détails sur la forme que celle-ci prendrait, mais il s'est dit satisfait de la proposition du premier ministre. Le chef de l'ADQ, Gérard Deltell, a saisi la balle au bond, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, en demandant à Jean Charest de nommer un juriste « neutre » pour définir quel serait le mandat de la commission d'enquête, à l'instar de ce qu'avait fait Stephen Harper pour l'enquête sur l'affaire Mulroney-Schreiber. Cela tiendrait lieu de « pare-feu entre la politique et cette commission », selon l'adéquiste.

La chef de l'opposition officielle Pauline Marois répète quant à elle que la commission d'enquête doit être « complètement indépendante des intérêts du Parti libéral et avec un mandat qui ne protège personne ». Selon le quotidien La Presse, Jean Charest a déjà établi une liste de personnes qui pourraient se voir offrir le poste de commissaire. Les noms de l'ex-vérificatrice générale du Canada Sheila Fraser, celui de Guy Breton, ex-vérificateur général du Québec, et celui du juge retraité Pierre Michaud y figureraient. L'équilibre entre le volet des audiences publiques qui sera public et celui qui sera à huis clos reste inconnu, mais Jean Charest a déjà cité l'extrait du rapport Duchesneau qui préconise une commission d'enquête comportant une importante partie à huis clos.

Le premier ministre a aussi dit à maintes reprises que la commission ne devait pas nuire à la réputation d'entreprises innocentes. Il martèle que trois principes doivent prévaloir : protéger la preuve et s'assurer que ceux qui commettent des crimes soient amenés devant les tribunaux; permettre le dépôt d'accusations et protéger les témoins. Stéphane Bergeron, le porte-parole du Parti québécois en matière de Sécurité publique, a réitéré mercredi que son parti ne s'opposait pas à une commission d'enquête comportant un volet à huis clos, comme cela s'était vu pour la commission Gomery. Ce qu'il revendique, c'est que ce soit le commissaire qui détermine quelle partie de la commission sera à huis clos. « Ce n'est pas au gouvernement de déterminer à l'avance ce qui sera à huis clos et surtout pas de déterminer que la majeure partie sera à huis clos », a-t-il expliqué.

GRECE. GREVES ET MANIFESTATIONS.
 En Grèce, les écoles, les musées mais aussi de nombreux commerces sont fermés. Il n’y a plus aucun avion ni taxi. Une grève générale de 48 heures a commencé ce mercredi matin 19 octobre à l’appel des deux grands syndicats du pays. A Athènes, plus de 70 000 personnes ont manifesté, selon la police, 200 000, selon les syndicats. Dans tout la police évoque le chiffre de 125 000 manifestants.

C’est une marée humaine qu’on a pu voir dans le centre d’Athènes. Ce matin, avant même l’heure annoncée du rassemblement, l’avenue Patission au nord du centre était pleine de monde. Et lorsque le cortège a démarré vers midi, ce sont en réalité plusieurs cortèges qui se sont mis en mouvement, qui ont gagné toutes les artères du centre jusqu’à la place Syntagma devant le Parlement, qui est noire de monde. Des Grecs en colère, évidemment des Grecs à qui on ne la fait plus puisque ici plus grand monde ne croit à la menace de faillite que brandit sans cesse le gouvernement pour faire passer des mesures. Ce jeudi en effet, c’est une nouvelle série de mesures d’austérité qui doit passer devant le Parlement parmi lesquelles le licenciement de 30 000 employés du secteur public d’ici à la fin de l’année.

Mais le secteur public n’est pas le seul à faire grève aujourd’hui. Pour la première fois depuis le début de la cure d’austérité il y a un an et demi, de nombreux petits commerçants avaient les rideaux baissés ce mercredi matin, preuve que même dans des secteurs qui mobilisent peu habituellement, le ras-le-bol est significatif, ras-le-bol confirmé par les sondages puisque le Pasok, le parti de Georges Papandréou au pouvoir, est en chute libre dans les intentions de vote depuis cet été.

En marge de la manifestation d'Athènes contre l'austérité, des affrontements, qui se poursuivaient en début d'après-midi, ont opposé des groupes de jeunes et des policiers. Le centre d'Athènes était noyé sous les gaz lacrymogènes de la police et les fumées de nombreux incendies de poubelle. Des groupes de manifestants vêtus de noirs et masqués se sont massés devant le Parlement où doit être voté le nouveau projet de loi d'austérité, lançant des bouts de marbre et autres projectiles sur la police. Un peu plus tôt dans la journée, environ 200 jeunes, avaient commencé à bombarder de cockails molotov et de pierres une barrière installée par la police pour fermer l'accès au Parlement.

FRANCE. OTAGE FRANCAISE MARIE DEDIEU DECEDEE
 Le Quai d'Orsay a annoncé ce mercredi 19 octobre 2011 la mort de l'otage française détenue en Somalie. Marie Dedieu, 66 ans était handicapée et souffrait d'un cancer. Elle avait été enlevée début octobre au Kenya où elle résidait depuis de nombreuses années. Le président français Nicolas Sarkozy s'est déclaré « très ému » après le décès de l'otage. Le décès de Marie Dedieu a été confirmé ce matin par le Quai d’Orsay. Des rumeurs sur sa mort circulaient depuis hier mardi à Mogadiscio parmi les autorités du gouvernement de transition somalien. Les ravisseurs n’avaient emporté ni médicaments, ni sa chaise roulante. Les Français ont tenté de lui faire parvenir des médicaments par des intermédiaires somaliens pendant sa détention. Mais le communiqué dit que les ravisseurs ont probablement refusé de lui remettre les médicaments.

Pour le moment, les circonstances de sa mort et même la date ne sont pas encore connues. Selon des sources somaliennes, Marie Dedieu serait morte des suites de sa maladie. Quelques jours après sa capture, un enregistrement téléphonique circulait où elle réclamait de pouvoir se faire soigner. Elle disait notamment que personne ne s’occupait d’elle.

Marie Dedieu a été d’abord emmenée à Ras Kamboni, à la frontière entre le Kenya et la Somalie, par ce groupe de pirates qui l’a capturée pendant la nuit du 1er octobre 2011, puis à Kismayo qui est la ville portuaire et le fief des shebabs, les insurgés islamistes. Des négociations étaient en cours en vue de sa libération. Le ministre des Affaires étrangère Alain Juppé réagit à la mort de Marie Dedieu C'est un acte d'une barbarie et d'une violence inqualifiable Le ministère français des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole Bernard Valero, demande la restitution du corps de la victime.

AFGHANISTAN.-FRANCE. 200 MILITAIRES FRANCAIS LAISSENT L'AFGHANISTAN.
 La France entame son retrait d'Afghanistan. Parmi les 200 militaires qui partent, l'essentiel sont des légionnaires du deuxième régiment étranger de parachutistes. Ils avaient rejoint l'Afghanistan au mois de juillet, pour compenser la réduction du nombre de formateurs qui travaillaient auprès de l'armée afghane. Sur la base de Tora, la relève doit en principe arriver à partir de novembre. Mais on devrait assister à un changement dans le dispositif militaire français dans ce district, car d'ici là le gouvernement Karzaï doit lancer la transition dans cette région, à savoir la passation de témoin entre la force internationale et l'armée afghane qui devra assurer la sécurité de manière autonome. Il y aura donc 200 soldats français en moins dans ce district d'ici la fin de l'année, des effectifs prévus qui finalement ne seront pas envoyés en Afghanistan. Il ne s’agit donc pas réellement d’un retrait à proprement parler, mais mathématiquement d'ici la fin de l'année les effectifs français auront fondu de 400 millitaires, soit 10% des effectifs actuels. Après le retrait de Surobi, les nouveaux venus seront certainement basés à quelques kilomètres de là, dans le sud de la vallée de Tagab, en partie sur la base avancée de Gwan, afin de renforcer la présence militaire française dans la province de Kapisa où les insurgés sont toujours très actifs. Mais l'Etat major des armées précise qu'une force de réaction rapide restera en Surobi, sur la base de Tora qui progressivement deviendra une base afghane.

NATIONS UNIES.

YEMEN. PREOCCUPATION DE L'ONU DE LA NOUVELLE FLAMBEE DE VIOLENCE.
18 octobre 2011 – Le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a vivement condamné mardi les meurtres de plusieurs manifestants majoritairement pacifiques par les forces de l'ordre yéménites à Sana'a et Taëz depuis samedi 15 octobre. Des centaines de personnes auraient également été blessées par l'usage disproportionné de la force contre des manifestants non armés. « Nous sommes très préoccupés par le fait que les forces de sécurité continuent d'utiliser une force excessive dans un climat d'impunité totale avec des lourdes pertes en vies et de nombreux blessés, malgré des promesses répétées du gouvernement de cesser la violence aveugle. Nous réitérons notre appel pour une enquête internationale indépendante et transparente afin de rétablir la responsabilité et la justice, » a déclaré le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève.

« Ceux qui sont responsables des centaines de morts depuis le début du mouvement de protestation au Yémen il y a plus de huit mois doivent rendre des comptes, quelle que soit leur rang ou leur titre, » a-t-il poursuivi. Le HCDH a également demandé aux opposants armés au gouvernement à retirer les armes de l'espace public utilisé par des manifestants pacifiques et de cesser les attaques armées à partir de zones densément peuplées. « Nous sommes troublés par les conditions de vie des résidents de Sana'a et de Taëz qui ne cessent de se dégrader, en particulier pour les plus pauvres, » a indiqué le porte-parole du HCDH. M. Colville a rappelé que la législation internationale interdit l'octroi d'amnisties qui empêcheraient les poursuites judiciaires contre des individus suspectés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité ou de violations graves des droits de l'homme.

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P-AU-P. INSTALLATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT CE MARDI..
Le Premier Ministre Garry Conille, sera installé dans ses fonctions ce mardi. Tout en saluant le vote favorable de l'énoncé de Politique Générale de son Premier Ministre, par les sénateurs et les députés, le président de la république rappelle aux membres du nouveau cabinet ministériel les défis qui les attendent, invitant chaque Ministre à s'acquitter de sa tâche avec efficacité. Il dit vouloir se mettre au travail avec son équipe pour apporter le changement dont il a fait mention pendant la campagne électorale. Après 5 mois sans cabinet ministériel le président de la république a enfin un premier ministre et un gouvernement fonctionnel dès ce mardi.

Garry Conille et les membres du cabinet ont bénéficié d'un vote de confiance de la part de 82 députés et de 16 sénateurs à la fin de la semaine dernière. L'entrée en fonction de cette nouvelle équipe met un terme à 5 mois d'attente au cours desquels l'équipe de Jean Max Bellerive ne liquidait que les affaires courantes.Cette nouvelle équipe gouvernementale doit faire face à de nombreux défis, notamment le problème des sans abri vivant sous des tentes.

PONT ROUGE. PRESIDENT MARTELLY PRESENT AU PONT ROUGE:ASASSINAT DE DESSALINES.
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Lundi 17 octobre, à l'occasion des cérémonies de commémoration du 205ème anniversaire de la mort du Père Fondateur de la patrie, l'empereur Jean-Jacques Dessalines (Jacques 1er), le Président de la République Michel Martelly, accompagné d'officiels du gouvernement, de ministres, sénateurs.s'est rendu à 7 heures du matin à Pont Rouge (Chancerelles) pour le dépôt de la gerbe de fleurs au pied du monument de Dessalines. Ensuite à 9h30 du matin le Chef de l'État assistera à une messe de requiem suivi d'un Te Deum qui sera chanté à l'église Marchand-Dessalines. À la Place d'Armes de Marchand-Dessalines il délivrera un message de circonstance. Une réception sera également offerte en l'honneur du Président de la République à l'École Sainte-Claire.

Jean-Jacques Dessalines est né le 20 septembre 1758, tout d'abord esclave à Saint-Domingue. Puis, durant les troubles qui mènent à l'indépendance de l'île, il devient lieutenant de Toussaint Louverture et organise en octobre 1802 la mutinerie de l'armée de Saint-Domingue contre l'expédition napoléonienne. Il a combattu le général mulâtre André Rigaud et le général français Charles Leclerc. En 1803 il réussi à vaincre les Français à la bataille de Vertières, et le 1er janvier 1804 Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti. Il se fait d'abord gouverneur général à vie, puis premier Empereur d'Haïti (1804-1806) sous le nom de Jacques 1er. Le 17 octobre 1806, Jean-Jacques Dessalines fût assassiné à Pont-Rouge.

DESORDRE DANS LA CIRCULATION AUTOMOBILE.
Le president a aussi critique au cours de ce point de presse, lors de son retour de la République dominicaine, l'anarchie regnant dans la circulation automobile où chacun fait ce qu'il veut, méprisant les sens uniques, doublant un véhicule qui attend le feu vert et tournant sans crier gare… bref, c'est un veritable cauchemar la conduite automibile dans notre pays Le Président a donc critique le désordre regnant et en a profité pour critiquer la corruption regnant au sein de l'administration publique. La justice qui fonctionne à deux vitesses, des gens volent des terres. Autant de choses auxquelles le president annonce qu'il va mettre de l'ordre.

POUR GUY GERARD GEORGE, DEPUTE, MARTELLY TERNIT IMAGE DU PARLEMENT.
Le député Guy Gérard Georges qualifie d'irresponsables les déclarations faites par le président de la république d'Haïti, Michel Joseph Martelly, selon lesquelles des repris de justice, des évadés de prison se sont refugiés au parlement.

« Je demande à la justice d'ouvrir l'œil sur les repris de justice, les évadés de prison qui se refugient au parlement », a lancé Michel Martelly qui pointe du doigt le CEP de Gaillot Dorsainvil ainsi que le gouvernement de Préval qui, selon lui, ont permis à ces gens de se retrancher au corps législatif. Des propos qui étonnent l'élu de Chantal-Torbeck qui rappelle au chef de l'Etat qu'il est le garant de la bonne marche des institutions. « Cette déclaration prouve encore une fois l'irresponsabilité du président Martelly qui semble ne pas être conscient de l'immensité de sa tâche en temps que numéro un de la république », estime le député Guy Gérard Gorges précisant que monsieur Martelly aurait mieux fait de mener des investigations en toute discrétion s'il détient vraiment des preuves que certains parlementaires ont des démêlées avec la justice.  Michel Martelly avait fait ces déclarations suite à l'incident qui s'était produit au palais national le mercredi 12 octobre dernier entre lui et le député Arnel Bélisaire où les deux hommes ont échangé des propos menaçants et orduriers.

 INTERNATIONAL
CANADA

PREMIER JEAN CHARET AU CAUCUS LIBERAL.
La rumeur d'un déclenchement d'une commission d'enquête sur la construction et le financement des partis politiques a été évoquée plus tôt cette semaine, et alimentée par le fait que le caucus ait été convoqué à 8 h, plutôt que vers midi, comme d'habitude.

Après moins de deux heures de rencontre, le premier ministre est retourné à son bureau en compagnie de la vice-première ministre, Line Beauchamp, des ministres de la Justice, Jean-Marc Fournier, de la Sécurité publique, Robert Dutil, et des Transports, Pierre Moreau. On sait très bien que la population veut faire la lumière sur ces problèmes. On le comprend. Mais on veut aussi s'assurer que les criminels seront punis.  Charest n'a fait aucun commentaire à son arrivée et au départ du caucus. Les députés libéraux devraient continuer leurs discussions à 13 h, avant la période des questions à l'Assemblée nationale à 14 h. M. Charest pourrait donc faire une annonce en après-midi, ou attendre la réunion de son conseil des ministres, demain, avant de rendre sa décision publique.

Dans les médias, tandis que certains soutiennent que le déclenchement d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction est imminent, d'autres font état de craintes que l'éventuelle annonce de M. Charest sera plutôt une solution de moindre envergure pour atténuer la grogne à quelques jours du congrès du Parti libéral. Selon le quotidien La Presse, « il y aura une commission d'enquête sur l'industrie de la construction, mais à la tête du gouvernement de Jean Charest, [lundi], on travaillait toujours à trouver le commissaire "au-dessus de tout soupçon" et les adjoints susceptibles de satisfaire l'opinion publique ». Le quotidien montréalais ajoute que « dans les milieux libéraux, on indique aussi que la partie à huis clos des audiences sera importante, Jean Charest étant préoccupé par les risques que comportent ces opérations médiatisées pour la réputation de firmes et de dirigeants d'entreprise ».

Lundi, le député péquiste Stéphane Bergeron, porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, s'inquiétait toutefois que le gouvernement n'accouche d'une proposition en deçà des attentes, d'autant plus, dit-il, que le gouvernement Charest n'a pas communiqué avec l'opposition officielle sur ce qu'il entend faire.

Israël : Gilad Shalit a retrouvé sa famille

Avant de retrouver sa famille, Gilad Shalit, en tenue de soldat, salue le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu sur la base de Tel Nof. REUTERS/GPO/HandoutPar RFI L’échange a eu lieu comme prévu ce mardi 18 octobre 2011 et jusqu’à maintenant, il n’y a eu aucun incident. Des bus rejoignent la Cisjordanie et la bande de Gaza avec à bord des centaines d’ex-détenus palestiniens. Gilad Shalit est lui rentré au pays après cinq années de captivité aux mains du Hamas à Gaza. Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que cette libération était un immense soulagement et que le jeune Franco-Israélien serait bientôt reçu à Paris. Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez.

Côté israélien, Gilad Shalit est passé devant les médecins avant de retrouver sa famille. Etat de santé satisfaisant pour l'ex-détenu, selon l’armée israélienne qui a publié un communiqué après la première série d’examens. Des contrôles médicaux pratiqués sur le soldat, juste après son arrivée en territoire israélien sur la base d'Amitaï, près de la frontière égyptienne.

Gilad Shalit a ensuite été transporté en hélicoptère sur la base de Tel Nof. C’est là qu’il a retrouvé sa famille, ses parents, son frère, avec lesquels il a déjà pu s’entretenir par téléphone un peu plus tôt en matinée. Sur cette base de Tel Nof, l'attendaient aussi pour l'accueillir officiellement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak.

ISRAEL-PALESTINE. ECHANGES DE PRISONNIERS.
 Gilad Shalit a répondu aux questions de la télévision égyptienne juste après sa libération. Il a dit à quel point sa famille lui manquait. Le jeune homme de 25 ans a expliqué avoir eu peur de rester captif encore de longues années. Il a aussi souhaité que l’accord d’échange des prisonniers permettant sa libération facilite la paix entre Israéliens et Palestiniens.

L’armée israélienne a annoncé que le transfert des anciens détenus palestiniens était terminé. Il a été effectué en coordination avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). En tout, 1 027 Palestiniens ont ou vont retrouver la liberté dans le cadre de cet échange : 477 aujourd’hui et 550 dans les prochaines semaines. Les Palestiniens libérés ont été conduits en Cisjordanie, à Jérusalem-Est ou dans la bande de Gaza. Plus de 300 d’entre eux avaient Gaza pour destination, mais tous n’en sont pas originaires puisque l’accord prévoit le bannissement dans ce territoire de certains Palestiniens qui viennent de Cisjordanie ou de Jérusalem. Gaza se prépare à fêter le retour de ces ex-prisonniers palestiniens et 200 000 personnes sont actuellement rassemblées pour la cérémonie d’accueil que leur a préparée le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.

PARIS, FRANCE. RETOUR DE PATRICE EN FRANCE APRES AFFAIRE DE VIOL AU BURUNDI.
 Le Français Patrice Faye, qui avait été condamné à 25 ans de prison pour viol sur mineures au Burundi, a été remis en liberté pour des raisons de santé. Paris a obtenu son rapatriement mardi 18 octobre 2011. Il était détenu depuis avril. « Patrice Faye est libre ! » C'est ce que l'on peut lire sur le blog de son comité de soutien, géré par son fils Gaël. « C'est le procureur général de la République qui a décidé d'accorder la liberté provisoire à Patrice Faye avec autorisation de sortir du territoire pour aller se faire soigner », a affirmé de son côté le porte-parole de la Cour suprême du Burundi, Elie Ntungwanayo. Patrice Faye a quitté le Burundi dans la nuit de lundi à mardi. Rapatrié par avion, il est attendu en France dans la soirée.

« La France remercie les autorités burundaises pour avoir tenu compte de la dégradation de l'état de santé de Patrice Faye et diligenté les expertises médicales ayant conduit à cette décision, a déclaré lors d’un point presse Bernard Valero, porte-parole du Quai d’Orsay. Nous sommes intervenus à de nombreuses reprises pour que son état de santé précaire soit pris en compte. » Patrice Faye était hospitalisé depuis le 23 septembre, en accord avec l'administration pénitentiaire burundaise, dans le service du médecin conseil de l'ambassade de France dans un hôpital de Bujumbura.

Ayant passé la moitié de sa vie au Burundi, ce Français est une véritable célébrité locale. Il est connu pour ses actions humanitaires, notamment la création d'écoles. Alors qu’il n’avait cessé de plaider son innocence, il avait été condamné en première instance à vingt-cinq années de prison pour le viol de cinq jeunes filles, dont plusieurs mineures. Le procès avait été fortement critiqué par le gouvernement français qui dénonçait une enquête bâclée et de faux témoignages.

Un second procès en appel s’était ouvert le 19 septembre mais avait été interrompu au bout d’une heure à peine d’audience. Aujourd’hui, qu’en est-il des poursuites judiciaires ? Pour l’instant, le porte-parole de la Cour suprême du Burundi a estimé ne pas avoir « suffisamment d'éléments pour répondre à cette question ». « Ce qui va se passer pour la suite de son procès n'est pas très clair en ce moment », a renchéri une source diplomatique française.

NATIONS UNIES

ONU APPELLE POUR ELIMINER LA PAUVRETE
17 octobre 2011 – A l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à agir face à la crise économique, au changement climatique et à la hausse des prix des produits alimentaires et de l'énergie, autant de facteurs qui menacent les plus vulnérables.

« Depuis des décennies, les Nations Unies agissent pour libérer les hommes de la pauvreté. Nous avons fait de grands progrès dans ce sens, mais aujourd'hui, ces progrès sont compromis. Trop de gens vivent dans la peur. La peur de perdre leur emploi. La peur de ne pas pouvoir nourrir leur famille. La peur que le piège de la pauvreté se referme à jamais sur eux et les prive du droit fondamental de vivre en bonne santé, dans la dignité et l'espoir », a déclaré le chef de l'ONU dans un message adressé à l'occasion de la Journée. « Face aux épreuves – la crise économique, le changement climatique, la hausse des prix des produits alimentaires et de l'énergie et les conséquences des catastrophes naturelles – nous pouvons agir », a-t-il ajouté.

Pour Ban Ki-moon il est possible de surmonter ces obstacles en « plaçant l'être humain au centre de notre action ». « Trop souvent, dans les débats décisifs pour notre avenir, trois groupes manquent à l'appel : les pauvres, les jeunes et la planète. Comme nous nous employons à éviter un effondrement mondial dans le domaine de la finance, employons-nous à en éviter un autre dans le domaine du développement », a dit le Secrétaire général de l'ONU. « Nous ne pouvons pas, au nom de la rigueur budgétaire, renoncer à investir dans le capital humain, au mépris du bon sens », a-t-il martelé.

Le chef de l'ONU a rappelé qu'il est possible d'éradiquer le paludisme, de faire reculer le sida, d'empêcher des millions de mères de mourir à l'accouchement et de créer des emplois et de la croissance en investissant dans l'écologie. « Ensemble, soyons à l'écoute des gens, et battons-nous pour leurs espoirs et leurs aspirations. C'est ainsi que nous parviendrons à bâtir un monde libéré de la pauvreté », a-t-il conclu.

L'initiative « Debout contre la pauvreté : agissez pour mettre un terme à la pauvreté », a mobilisé durant le weekend des citoyens et des associations de la société civile du monde entier afin de sensibiliser les populations sur la nécessité d'agir. Par exemple, au Soudan, au Népal et à Madagascar, des groupes de musiques locaux ont été mobilisés pour attirer l'attention sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Le seuil de pauvreté est établi à 1,25 dollar par jour. Selon l'ONU, 1,4 milliard de personnes vivent dans le monde sous le seuil de pauvreté. Le pourcentage de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a été réduit de moitié, régressant de 52 à 26 % entre 1981 et 2005. Malgré les progrès, environ un milliard de personnes vivront encore sous le seuil de pauvreté d'ici à 2015, selon la Banque mondiale.

La première célébration d'une journée internationale pour l'élimination de la pauvreté remonte au 17 octobre 1987. Ce jour-là, une centaine de milliers de personnes se sont rassemblées au Trocadéro à Paris, où la Déclaration universelle des droits de l'homme a été signée en 1948, pour honorer les victimes de l'extrême pauvreté, de la violence et de la faim. Elles ont proclamé que la pauvreté était une violation des droits de l'homme et affirmé la nécessité d'une action commune pour faire en sorte que ces droits soient respectés. Par une résolution adoptée le 22 décembre 1992, l'Assemblée générale a déclaré le 17 octobre Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté et invité tous les États à consacrer cette journée à la présentation et à la promotion, en fonction de leur contexte national, d'activités concrètes visant à éliminer la pauvreté et la misère.

 

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HAITI. PREMIER MINISTRE GARY CONILLE RATIFIÉ PAR LE SENAT AVEC 16 VOTES SUR 20.
 Garry Conille a été ratifié Premier Ministre ce vendredi 14 Octobre par ble Sénat Haitien  vers les 3 heures du matin  à l'issue d'une séance marathon qui a duré plus de 10 'heures. 16 sénateurs ont voté en faveur de son énoncé de politique générale. 4 ont voté contre et 5 ont fait abstention.

Dans son exposé de 86 pages qui a eté l'objet de nombreuses critiques, Garry Conille a bien pris soins de promettre de donner suite aux revendications des senateurs issus des différentes régions du pays, en termes d'infrastructures routières, constructions d'écoles et d'universités, de centres hospitaliers et autres. Il a promis de travailler à l'amélioration des conditions de vie de la population, avec la créáton de 2.5 millions d'emplois directs et indirects, de donner un nouvel élan à la reconstruction du pays encore dans les décombres 20 mois après le séisme. Il a promis 300.000 logements, une promesse questionnée, compte tenu de ce qui a été fait depuis le 12 janvier 2010

Les performances de la Commission dite de reconstruction d'Haïti (CIRH) dont le mandat arrive à terme cette fin de semaine ont été vivement denoncées. Mais Garry Conille a promis de la réorienter et de la dynamiser.

Le premier ministre se présentera ce Vendredi devra à la chambre basse.
Le Dr Conille était accompagné au Sénat des 17 membres de son cabinet ministériel nommés par arrêté presidentie
Le Cabinet Ministérielo est ainsi formé::
Thierry Mayard-Paul (Intérieur, Collectivités Territoriales et Défense Nationale),
Josué Pierre Louis (Justice et Sécurité Publique),
Laurent Lamothe (Affaires Etrangeres et Cultes),
André Lemercier Georges (Economie et Finances).
Réginald Paul (Education et Formation Professionnelle),
Ebert Docteur (Agriculture, Ressources Naturelles et Développement Rural),
Florence Duperval Guillaume (Santé Publique et Population).
Stephane Balmir Vildouin (Tourisme),
Jacques Rousseau (Transport, Energie et Communication),
Choiseul Henriquez (Culture),
Francois Richel Lafaille (Affaires Sociales et Travail).
Joseph Ronald Toussaint, ministre de l'environnement,
Marie Yanick Mézile a la condition féminine et aux droits des femmes,
Wilson Laleau au commerce
 René Jean Roosvelt à la jeunesse, aux sports et à l'action civique,
Ralph Ricardo Théano a été nommés ministre délégué aupres du premier ministre et chargé des relations avec le parlement,
Daniel Supplice ministre à la présidence et chargé des Haitiens vivant à l'étranger 
Le premier Ministre garde le ministère de la planificatioon et de la coopération externe.

CHARLES CASTEL APPROUVÉ PAR LE SENAT COMME GOUVERNEUR DE LA BANQUE NATIONALE
 Le Sénat a approuvé jeudi le conseil d'administration de la Banque de la République d'Haiti (BRH) tel que proposé par le président Michel Martelly. Le gouverneur Charles Castel garde son poste pour les 3 prochaines années. Il sera assisté par Georges Henry Fils (Vice-gouverneur), Jean Badin Dubois, Georgette Jean-Louis et Fritz Duroseau, membres. Charles Castel et Fritz Duroseau, membres sont les deux seuls rescapés de l'ancien conseil dont le mandat était arrivé a échéance depuis plus d'un an. La commission finances et budget du Sénat a présenté un rapport favorable suite à l'analyse des pièces des nouveaux membres du conseil d'administration de la banque centrale.

Sur les 23 parlementaires présents lors de la séances, 20 ont voté en faveur du rapport et 2 se sont abstenus. Le chef de l'Etat avait, dans un premier temps, manifesté son désir de garder tous les membres du conseil sortant, avant de faire marche-arrière en remplacant Phillipe Lahens (ancien-vice gouverneur), Henry Volmar et Marc-Hébert Ignace. Une décision qualifiée, à ce moment, d'incohérente par le président de la commission finances et budget du Grand Corps, Jocelerme Privert.

NATIONS UNIES, NY

 RENOUVELLEMENT DU MANDAT DE LA MINUSTAH POUR 15 OCTOBRE 2012
Avec cette information, certains parlementaires continueront le lancement des boulets rouges sur la presence de la MINUSTAH en Haiti.
Le Conseil de sécurité a décidé, ce matin, de proroger d’un an, jusqu’au 15 octobre 2012, « dans l’intention de le renouveler encore », le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Par la résolution 2012 (2011), adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil de sécurité a également décidé que l’effectif de la MINUSTAH pourra s’établir à « 7 340 soldats de tous rangs » et que la composante policière de la Mission pourra atteindre 3 241 membres, répondant ainsi aux recommandations que le Secrétaire général a formulées dans son rapport. « Le retrait partiel des renforts militaires et policiers de la Mission, fait-il remarquer, n’empêchera pas la MINUSTAH de s’acquitter de ses tâches en Haïti. »

Depuis le tragique séisme du 12 janvier 2010, Haïti a en effet fait d’énormes progrès, constate M. Ban Ki-moon dans son rapport, notant que le pays connaît « pour la première fois de son histoire » la passation pacifique des pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre appartenant à l’opposition. M. Michel Joseph Martelly a prêté serment en tant que successeur de M. René Préval le 14 mai 2011. M. Garry Conille a, quant à lui, été nommé, le 5 octobre, Premier Ministre d’Haïti. Aux termes de la résolution adoptée aujourd’hui, le Conseil affirme qu’à l’avenir « tout aménagement de la configuration de la force devrait reposer sur l’état général de la sécurité sur le terrain, compte tenu du développement continu des capacités des autorités publiques, notamment par le renforcement en cours de la Police nationale d’Haïti ».

Pour que la MINUSTAH soit la « dernière » mission de maintien de la paix déployée en Haïti, affirme également M. Ban dans son rapport, les autorités du pays doivent assumer de plus en plus la responsabilité de sa stabilité, ce qui suppose une présence plus forte de l’État dans tout le pays. La MINUSTAH ainsi reconfigurée est encouragée à « aider le Gouvernement, en coopération avec les acteurs internationaux compétents, à faire face au risque de résurgence de la violence en bande, de la criminalité organisée, du trafic de stupéfiants et de la traite d’enfants ». La MINUSTAH est également encouragée à continuer d’aider le Gouvernement haïtien à offrir une protection adéquate à la population civile, notamment les femmes et les enfants, y compris en mettant en place des dispositifs conjoints de police de proximité dans les camps de personnes déplacées et en renforçant les mécanismes de lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

De son côté, le Secrétaire général est prié d’élaborer, en étroite consultation avec les autorités haïtiennes, avec les pays fournisseurs de contingents, « un plan global pour la protection des civils ». Enfin, le Gouvernement haïtien est engagé à accorder la priorité, avec le soutien de la MINUSTAH, à l’élaboration et à la mise en œuvre du prochain plan quinquennal de développement de la Police nationale d’Haïti, le plan de réforme actuel venant à expiration en décembre 2011.

 

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HAITI. PM  LE NOUVELLISTE. A chacun ses revendications
Après plusieurs jours de discussions, de négociations avec le Groupe des 16 sénateurs sur la formation du cabinet ministériel, le Premier ministre Garry Conille présentera jeudi l'énoncé de sa politique générale devant le Sénat, sur fond de mécontentement des uns et d'insatisfaction des autres. Les interventions incessantes de la plupart des sénateurs du Groupe des 16 ainsi que d'autres parlementaires laissent croire que Garry Conille aura beaucoup de difficultés à convaincre les pères conscrits de sa volonté de former un gouvernement inclusif capable de lancer le pays sur la voie d'une véritable reconstruction. L'arrêté présidentiel nommant Garry Conille Premier ministre après la ratification de son choix par les deux Chambres lui permet de gravir les tribunes du Parlement pour défendre sa politique générale devant les parlementaires et du même coup choisir les membres de son cabinet ministériel en accord avec le président de la République, selon le voeu de l'article 158 de la Constitution. Cependant, depuis l'élection de Leslie François Manigat à la présidence de la République en janvier 1988, jusqu'à celle de René Préval en février 2006, aucun Premier ministre n'avait pu jouir de ce privilège, nonobstant les Premiers ministres de transition : Jean- Jacques Honorat, Marc Louis Bazin et Gérard Latortue. Leslie François Manigat, Jean-Bertrand Aristide et René Préval avaient eux-mêmes choisi la majorité des membres de leur cabinet ministériel. Ils n'avaient pas laissé une grande marge de manoeuvre à leurs Premiers ministres dans la formation du gouvernement. Cela s'explique en raison du fait que ces Premiers ministres n'étaient pas issus d'un parti majoritaire, mais de la liberté et de la volonté de ces présidents de les choisir aux fins d'exécuter leurs programmes politiques. Le cas de Garry Conille est similaire aujourd'hui puisqu'il ne vient d'aucun parti politique disposant d'une majorité au Parlement. Il n'y a aucun inconvénient que Martelly choisisse les membres du cabinet ministériel comme l'avaient fait Aristide et Préval au cours de leurs deux mandats et Manigat pendant les quatre mois de sa gouvernance. La complexité de cette conjoncture où Martelly conduit la politique de la nation réside dans cette opposition parlementaire qu'il ne peut pas ignorer. Comment Conille va-t-il pouvoir satisfaire tous ces blocs politiques où chaque membre d'un bloc va poser les problèmes de sa circonscription, de son département qui sont des besoins primaires visibles aux yeux de n'importe quel observateur ?

 

 RADIO VISION 2000. Tête-à- tête entre Michel Martelly et Prosper Avril Mardi 11 octobre
Le président de la République, Michel Joseph Martelly, a rencontré ce mardi le Général et ancien président d’Haïti, Prosper Avril en la résidence privée de ce dernier. Ce tête-à-tête entre ces deux hommes s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres prévues entre Michel Martelly et les ex-chefs d’Etat haïtiens vivant dans le pays. Cette rencontre a été l’occasion pour l’ancien président d’Haiti de conseiller à l’actuel chef d’Etat de réconcilier les fils et les filles du pays et d’oeuvrer au développement réel du pays. Quant au président Martelly, il en a profité pour inviter l’ancien homme fort de 1988-1990 de rejoindre son équipe afin de l’aider à matérialiser l’entente entre tous les haïtiens. Né le 12 décembre 1937 à Thomazeau (Est d’Haïti), Prosper Avril, fut membre du Conseil National de Gouvernement, CNG, la junte civilo-militaire Constituée après la chute de Jean Claude Duvalier en 1986. Il a passé la plus grande partie de sa carrière militaire au Palais national, où il s’occupait de l’approvisionnement en équipements et armements et conseillers du président Jean-Claude Duvalier. Il a présidé le pays du 17 septembre 1988 suite à un coup d’État contre le général Henry Namphy, jusqu’au 10 mars 1990 où il était obligé de partir en exil sous la pression des opposants politiques appuyés par les gouvernements français et américain. Revenu au pays en 1993, il mena une existence discrète jusqu’à son arrestation en 2001, peu de temps après l’élection de Jean Bertrand Aristide à la présidence, pour conspiration contre l’Etat. Il resta en prison pendant trois ans, en dépit de décisions judiciaires rendues en sa faveur. Il a été libéré quand le président Aristide a été obligé lui aussi de quitter le pays le 29 février 2004. Prosper Avril est aujourd’hui écrivain. Parmi ses oeuvres, on peut citer : Haiti 1995-2000 : Le Livre Noir de l’Insécurité et L’Armée d’Haiti : Bourreau ou Victime?

 

CANADA. AIR CANADA: MENACE DE GREVE 
Le syndicat qui représente les 6800 agents de bord d'Air Canada estime avoir toujours le droit de déclencher la grève comme prévu, dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les agents de bord, affirme ne pas avoir reçu d'avis contraire. Il se dit d'ailleurs disponible pour une reprise des négociations.

Le gouvernement du Canada a transmis une demande au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) pour qu'il se penche sur le conflit; Ottawa estime que le Conseil peut émettre une ordonnance pour empêcher les employés de faire la grève. Ottawa demande au CCRI de considérer la possibilité d'imposer un contrat de travail entre les deux parties ou de renvoyer les parties devant un arbitre. D'après la ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, une grève des agents de bord d'Air Canada est inacceptable, car elle aurait des effets néfastes sur l'économie canadienne. Avant de recourir au CCRI, Mme Raitt avait menacé de faire adopter une loi spéciale. Selon Air Canada, l'examen du dossier par le CCRI empêche automatiquement le déclenchement d'une grève, ce que nie le syndicat.

LE SCFP a fait savoir: Nous sommes scandalisés par la tentative de la ministre Raitt, qui cherche à utiliser le Conseil canadien des relations industrielles pour contourner les droits de nos membres. La raison qu'elle a invoquée pour expliquer son geste est factice, et recourir de la sorte au Code canadien du travail et au CCRI est indéfendable.

DETROIT. USA. NIGERIAN UMAR FAROUKABDUMUTALLO A PLAIDE COUPABLE.
Nigérian, âgé de 24 ans et a été surnommé « le plastiqueur en slip ». Umar Farouk Abdulmutallab est jugé par un tribunal de Détroit, aux Etats-Unis, depuis le début du mois d'octobre. Il est accusé d'avoir tenté de faire exploser le vol Amsterdam-Détroit du jour de Noël 2009 en cachant des explosifs dans ses sous-vêtements. L'homme avait finalement été maitrisé par les passagers et l'équipage alors que sa bombe artisanale prenait feu. A la surprise générale, Abdulmutallab a décidé de plaider coupable. Ce mercredi matin 12 octobre, la juge Nancy Edmunds a lu les 8 chefs d'accusation qui pèsent contre Umar Farouk Abdulmutallab. Et par huit fois, l'accusé à répondu « je plaide coupable ».

C'est effectivement une surprise dans la mesure où le jeune Nigérian aurait pu engager une procédure de « plaider coupable » dès le début de l'enquête après son arrestation. Cela lui aurait permis de négocier une peine de prison moins lourde directement avec le parquet et d'éviter un procès. C'est un peu moins une surprise lorsque l'on sait que, depuis l'ouverture des débats, mardi dernier, Umar Farouk Abdulmutallab s'est livré à quelques sorties incendiaires. « Les moudjahidines balaieront les Etats-Unis, ce cancer », a notamment déclaré l'accusé qui a également salué la mémoire d'Anwar al-Awlaqi cet imam radical tué à la fin du mois dernier par les forces américaines. Le jeune Nigérian a visiblement décidé d'utiliser son procès pour en faire une tribune politique et exprimer ses idées extrémistes. D'ailleurs, lorsque la juge lui a demandé si quelqu'un lui avait conseillé de plaider coupable pour obtenir sa clémence. Umar Farouk Abdulmutallab a simplement répondu « non ». Il risque donc la prison à vie pour cet attentat raté dans lequel 279 personnes auraient pu être tuées.

LIBERIA. VOTE DANS LE CALME A MONROVIA.
Le dépouillement a commencé mardi 11 octobre au soir au Liberia dès la fermeture des bureaux de vote. Huit ans après la fin de la guerre civile, six ans après un premier scrutin organisé par l’ONU qui avait porté Ellen Johnson Sirleaf au pouvoir, il s’agissait cette fois d’élections présidentielles, sénatoriales et législatives entièrement organisées par la Commission électorale nationale. Les Libériens se sont rendus aux urnes dans le calme. « Le peuple libérien préfère les urnes aux armes ». C’est la conclusion que tirait mardi soir le président de la Commission électorale nationale à Monrovia. La mission de l’ONU le confirme : il n’y a eu aucun incident de sécurité majeur à l’occasion du vote à travers le pays.

« En 2005, c’était plus tendu, sans doute parce que nous sortions de la guerre », estimait de son côté hier le jeune représentant d’un parti d’opposition dans un bureau de vote de la capitale, impressionné par le calme des électeurs pour ce deuxième scrutin post guerre civile. La plupart des 4 500 bureaux de vote ont fermé comme prévu à 18h selon la Commission électorale. Le dépouillement a commencé dans la foulée, et les premiers résultats officiels seront donnés à partir de jeudi. Les équipes d’observateurs préparent leurs rapports. D’après leurs premières indications, il semble qu’il y ait eu ici ou là des irrégularités de procédure, par exemple des isoloirs qui manquaient. Mais globalement, ils ne parlent pas de problème sérieux de fraude. Et dans les QG des partis, on s’active pour le vérifier, certains préférant réserver leurs commentaires. Les Libériens se sont mobilisés en nombre pour ce scrutin. Pour eux, c'est un moyen de préserver la paix, chèrement acquise, et de construire l'avenir de leur pays où beaucoup reste à faire :

ONU

HAITI. DES CASQUES BLEUS AIDENT A SAUVER DES VICTIMES D'INONDATIONS.
12 octobre 2011 – Des casques bleus des Nations Unies en Haïti ont évacué des dizaines de personnes de leurs maisons et les ont installées dans des abris temporaires alors que le niveau des eaux montait suite aux inondations causées par plus de quatre jours de pluies torrentielles dans le sud du pays.

Selon un porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), les casques bleus ont participé avec les autorités locales au sauvetage de 70 personnes, dont 30 enfants, dans des villages à proximité de la ville des Cayes dans le sud-ouest d'Haïti.

Les personnes évacuées ont rejoint des centaines d'autres qui sont venues chercher un abri alors que les eaux ont envahi et endommagé leurs maisons. La MINUSTAH a confirmé qu'elle restait mobilisée pour assister les autorités dans la région affectée s'il s'avérait nécessaire d'effectuer d'autres évacuations ou de distribuer de l'aide humanitaire.

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué mardi qu'au moins deux personnes étaient portées disparues depuis le début des fortes pluies, et l'on craint que les inondations entraînent une nouvelle épidémie de choléra.

Haïti est durement frappé par une épidémie de choléra depuis un an, avec près de 6.500 personnes décédées. Avant ces inondations, le taux de mortalité dû à la maladie avait commencé à chuter.

 

 

 

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HAITI. LE PM GARY CONILLE A LA CHAMBRE DES DEPUTES CE MARDI 11 AVEC SA DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE ACCOMPAGNE DE SES MINISTRES.
En présentant sa déclaration aux législateurs M. Conille doit se faire accompagner de ses ministres. Autant que les grands axes de la politique du prochain gouvernement les parlementaires doivent être mis au parfum en ce qui concerne les secteurs représentés au sein du gouvernement. Le groupe majoritaire à la chambre basse ne sollicite pas de poste ministériel en échange de leur vote. Cependant les membres du G 58 sont intéressés a avoir un œil sur les ministres pressentis.

Ces derniers jours M. Conille s'est évertué à présenter aux différents acteurs politiques les futurs membres du gouvernement. Le sénateur Edwin Zeny, proche du chef d'Etat refuse de dévoiler les noms de quelques membres du cabinet ministériel arguant que ceci ne serait pas convenable. Le groupe majoritaire au Sénat devrait hériter des portes feuilles de la culture et du commerce. Le sénateur Desras Dieuseul Simon estime que l'offre de partage des responsabilité est insignifiante et préconise un retrait du gouvernement. Cependant le G 16 semble accepter les propositions mais n'envisage pas de designer des sénateurs pour occuper ces fonctions.

Dans le Matin , Le président Martelly et le Premier Ministre Garry Conille ont travaillé le week-end écoulé à la formation du prochain gouvernement Selon une liste non officielle, des proches du président comme Thierry Mayard Paul, Daniel Supplice, Georges Lemercier seraient affectés respectivement au ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales, au ministère des Affaires étrangères et au ministère de l’Economie et des finances. Le décret de nomination devrait être publié dans les prochaines heures. Donc il ne s'agit que d'attendre.

PAP. NOMINATION DE ARNEL ALEXIS JOSEPH NOMMÉ PRESIDENT DE LA COUR DE CASSATION CONTESTATION.
Me Gervais Charles conteste la nomination du nouveau président de la Cour de cassation L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince Me Gervais Charles estime que la nomination de Me Arnel Alexis Joseph comme président de la Cour de cassation ne respecte pas les principes de carrière qui caractérisent la magistrature. L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince Me Gervais Charles estime que la nomination de Me Arnel Alexis Joseph comme président de la Cour de cassation ne respecte pas les principes de carrière qui caractérisent la magistrature.

En passant directement de la Cour d’appel à la présidence de la Cour de cassation sans y avoir été juge préalablement, Me Alexis a été « parachuté », de l’avis de Me Charles qui craint que le nouveau président de la Cour de cassation ne soit trop soumis à la présidence qui l’a nommé

PETION-VILLE. GLORIA GUZMAN, UNE DOMINICAINE ASSASINEE EN HAITI.
Une ressortissante dominicaine, Gloria Guzman qui a été enlevée par des bandits a été retrouvée morte en dépit du versement de la rançon exigée par les kidnappeurs. Elle avait été enlevée par des inconnus armés qui faisaient irruption dans son domicile dans la soirée du 29 septembre dernier à Pèlerin 5. Une rançon de 12 mille dollars aurait été versée et en dépit de cela les bandits l'ont abattu de sang froid selon une source policière. Gloria Guzman, 55 ans, résidait dans le pays depuis 20 ans et était propriétaire d'un studio de Beauté. Une enquête est ouverte sur ce dossier par la cellule anti-enlèvement et le bureau des affaires criminelles de la PNH.

P-AU-P. DESENCHANTEMENT DU GROUPE DES 16 APRES LA RATIFICATION DE CONILLE.
 Le sénateur Simon Dieuseul Desras appelle ses pairs à ne pas participer au prochain gouvernement.
Le sénateur du Centre Simon Dieuseul Desras qui avait présidé la commission de ratification ayant recommandé de voter favorablement au candidat à la Primature Garry Conille, a appelé vendredi ses collègues du « Groupe des 16 » dont 14 avaient voté en faveur de ce dernier, à ne pas prendre part au prochain gouvernement compte tenu de l’insignifiance des portefeuilles ministériels qui ont été proposés au groupe. « Il faut laisser toute la latitude au président Martelly et au premier ministre Conille pour qu’ils forment leur gouvernement », a-t-il déclaré, révélant que, lors d’une rencontre avec le président Martelly à l’issue de la ratification du premier ministre désigné, les portefeuilles de la Culture, du Commerce et 2 Secrétaireries d’Etat « dont l’Exécutif n’a vraisemblablement pas besoin » ont été offerts au Groupe des 16.

Simon Dieuseul Desras précise que son groupe parlementaire avait plutôt souhaité une bien meilleure pactole qui inclurait, entre autres, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales. A la Chambre basse où Conille avait bénéficié d’un vote unanime, le député de Dame-Marie (Grand’Anse, Sud-Ouest), Arcluche Louis-Jeune, élu sous la bannière de l’Alternative, a prévenu que tout n’est pas réglé pour Conille. Il doit s’attendre à un échec si sa déclaration de politique générale ne comporte pas certains points prioritaires.

D’intenses tractations sont en cours en vue de la formation du gouvernement dont les membres doivent accompagner le premier ministre ratifié lors de la présentation de son énoncé de politique générale au parlement. Le président Michel Joseph Martelly a déjà présenté plusieurs de ses conseillers comme les prochains titulaires de portefeuilles ministériels régaliens. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs déjà été appointés à titre de conseillers spéciaux auprès des ministres du gouvernement démissionnaire. D’un autre côté, le chef de l’Etat a déjà nommé et installé des délégués départementaux et des directeurs généraux de plusieurs organismes autonomes de l’Etat en dehors du prescrit constitutionnel qui lui fait obligation de procéder à de telles nominations par arrêté pris en conseil des ministres

CANADA

JEAN CHAREST EN ESPAGNE. VISITE AU PARLEMENT DE CATALOGNE A BARCELONE.
Il a rencontré la présidente du parlement, Nuria de Gispert, qui est la première femme à occuper ce poste. Mme de Gispert a demandé à M. Charest quel était le « secret » de la résilience économique du Québec malgré l'incertitude mondiale. À la blague, il lui a répondu que c'était grâce à lui. Puis, redevenu sérieux, il a évoqué le caractère diversifié de l'économie québécoise et l'abondance des richesses naturelles.

Considérée comme un moteur économique de l'Europe, la Catalogne est aujourd'hui secouée par les profondes difficultés économiques de l'Espagne. Le taux de chômage atteint désormais 19 % dans la région semi-autonome, contre à peine 6 % en 2006. Aux journalistes québécois qui accompagnent le premier ministre, Nuria de Gispert a affirmé que le nationalisme catalan se porte très bien. Comme au Québec, toutefois, les Catalans sont profondément divisés sur la question de l'indépendance.

Dans une entrevue à un quotidien barcelonais parue dimanche, Jean Charest a assuré qu'il était « nationaliste », tout en soutenant que la débâcle du Bloc québécois aux dernières élections fédérales traduisait « une certaine fatigue d'un débat qui dure depuis plusieurs années » et « un désir de renouveau ». Il a tout de même tenu à préciser que de nombreux Québécois continuent de croire en l'indépendance même s'ils sont fatigués d'en parler.

En point de presse à Barcelone, où il effectue une mission destinée notamment à faire la promotion du Plan Nord, M. Charest a soutenu que l'objectif de protéger 50 % du territoire situé au nord du 49e parallèle était ambitieux et que ses modalités restaient encore à définir. Il n'a pas exclu que de l'exploitation forestière puisse se faire dans la zone des 50 %, comme l'a affirmé la semaine dernière Léopold Gaudreau, sous-ministre au ministère de l'Environnement. Jean Charest a en revanche rejeté la possibilité d'autoriser l'exploitation minière dans cette zone, une éventualité pourtant évoquée la semaine dernière par son ministre de l'Environnement, Pierre Arcand.

Dans une présentation devant des gens d'affaires catalans, lundi, M. Charest n'a pas manqué de citer des propos émanant de l'International Boreal Conservation Campaign (IBCC). En mai, les responsables de cette initiative américaine avaient qualifié le Plan Nord de « plus importante politique de conservation du territoire de l'histoire ». Or, indignés par ce qu'ils considèrent être une volte-face du gouvernement dans ce dossier, l'IBCC et son pendant canadien, l'Initiative boréale canadienne, viennent d'écrire à M. Charest pour le presser de maintenir l'exclusion de toute activité forestière dans la zone des 50 %.

ONU

AFGHANISTAN. ONU ET LA TORTURE DANS LES PRISONS
10 octobre 2011 – La Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a publié lundi un rapport révélant l'usage répandu de la torture et de mauvais traitements contre des détenus dans les centres de détention de la Direction nationale de la sécurité et de la Police nationale afghanes à travers le pays. Le rapport rassemble des informations collectées entre les mois d'octobre 2010 et août 2011. Les experts ont conduit des entretiens avec 379 détenus dans 47 centres de détention de 22 provinces. Cette étude approfondie qui s'est achevée en septembre 2011 a constaté l'utilisation de techniques d'interrogatoire qui constituent des actes de torture. Selon l'étude, près de la moitié des détenus interviewés par les équipes de la MANUA ont été victimes de torture.

« Les conclusions de la MANUA indiquent que les mauvais traitements ne sont pas une politique gouvernementale ou institutionnelle », a toutefois déclaré lundi le Représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, Staffan de Mistura, dans un communiqué. « Le fait que la Direction nationale de la sécurité et le Ministère de l'Intérieur coopèrent avec la MANUA sur un programme d'observation des conditions de détentions suggère que la réforme est à la fois possible mais aussi souhaitable, le gouvernement ayant annoncé des mesures pour mettre un terme à ces pratiques abusives », a-t-il ajouté. Le rapport fait des recommandations pour la Direction nationale de la sécurité, le Ministère de l'Intérieur, le gouvernement afghan, les institutions judicaires afghanes et la Force internationale d'assistance à la sécurité. La MANUA s'est dite prête à assister le gouvernement afghan et la population pour atteindre les plus hauts standards des droits de l'homme en matière de détention.

« La torture est l'une des violations des droits de l'homme les plus graves selon le droit international, un crime selon le droit afghan, et strictement prohibé dans les deux droits », a déclaré la Directrice des droits de l'homme de la MANUA, Georgette Gagnon. Selon elle, les auteurs de torture doivent être poursuivis et les autorités afghanes doivent prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir et mettre un terme à de tels actes à l'avenir. Suite aux conclusions du rapport, la Force internationale d'assistance à la sécurité a arrêté de transférer les détenus dans les 16 installations identifiées par la MANUA comme des centres où des preuves d'actes de tortures et de mauvais traitements ont été rapportées

 

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PORT-AU-PRINCE, HAITI. JEAN ROBERT LOUIS DU PALAIS BLESSE PAR BALLES.
Jean Robert louis alias Ti frère a été attaqué par des bandits lourdement armés alors qu'il était au volant de son vehicule. Une Toyota de couleur blanche affectée au palais national a été criblée de balles. La victime qui sortie blessée lors de cette attaque est actuellement soignée dans un centre hospitalier de la capitale. Selon un médecin qui voulait garder l'anonymat, cet homme présenté comme un proche du président Michel Martelly a été atteint de plusieurs projectiles et son état de santé est plutôt stable, suite à des interventions chirurgicales. On a appris également que le président de la République s'était rendu à l'Hôpital où il avait assisté à l'intervention chirurgicale réalisée sur le patient. Jean Robert Louis est dans l'entourage du chef de l'état depuis plus de vingt cinq ans.

P-AU-P. PRESIDENT MARTELLY POUR UN GOUVERNEMENT INCLUSIF.
Le président Michel Martelly, désormais secondé par un Premier Ministre légitime, s'attaque à sa tache prioritaire, la formation de son gouvernement. Il promet un gouvernement représentatif, ouvert et inclusif. Le Premier mandataire de la nation réitère son engagement d'œuvrer pour concrétiser le changement réclamé par la population. Dans sa première conférence conjointe avec son Premier Ministre, M. Martelly a plaidé pour une concertation entre tous les secteurs de la vie nationale. Il indique toutefois que tous les secteurs ne pourront pas être représentés au sein d'un cabinet de 18 ministres, mais assure qu'il entend faire appel aux compétences. Interrogé sur le nombre de porte feuilles ministériels réservés au bloc majoritaire du Sénat, M. Martelly s'est refusé à tout commentaire tout en annonçant la poursuite des négociations avec les acteurs politiques.

Le Premier Ministre Gary Conille a utilisé pratiquement les mêmes mots pour décrire les contours de son gouvernement. Nous sommes prêts à travailler pour le changement, a promis M. Conille toujours discret sur le déroulement des négociations. L'ex fonctionnaire de l'ONU est également peu bavard. Il veut en faire une qualité estimant que le peuple a été gavé de paroles sans effets au cours des dernières années. L'heure est à l'action insiste M. Conille. Il promet de tenir compte des propositions et remarques des acteurs politiques dans l'énoncé de sa politique générale. Cependant la ligne directrice du document sera les 4 E prioritaires de Martelly, Education, création d'emplois, Etat de Droit et environnement.

LE CANADA

QUEBEC. ARRESTATION DU BANDIT SAMUEL JEAN-BAPTISTE.
Samuel Jean-Baptiste était sur la liste des 10 criminels les plus recherchés du Québec. La police de Montréal a arrêté jeudi après-midi l'un des 10 criminels les plus recherchés du Québec. Samuel Jean-Baptiste va comparaître aujourd'hui au palais de justice de Montréal pour faire face à deux accusations de meurtre non prémédité. Le suspect a été arrêté vers 15 h 30 dans le quartier Ahuntsic, dans le nord de Montréal. Samuel Jean-Baptiste était sous le coup d'un mandat d'arrêt pancanadien pour son rôle présumé dans un double meurtre commis le 2 août 2010 dans un logement du boulevard Décarie, dans le quartier Côte-des-Neiges. Samuel Jean-Baptiste, alors âgé de 25 ans, aurait assassiné Pascal Leu, 44 ans, et Yassine Chnaiti, 26 ans, après une transaction de drogue qui a mal tourné. Ses deux présumés complices, Musset St-Cyr et Gabriel Georges, avaient été arrêtés dans les mois suivant le crime. Ils font face eux aussi à deux accusations de meurtre non prémédité. Des informations non confirmées voudraient faire croire que le bandit serait originaire d'Haiti

OSLO, NORVEGE. PRIX NOBEL DE LA PAIX HONORE TROIS FEMMES.

Le prix Nobel de la paix est allé à trois femmes : les Libériennes Ellen Johnson Sirleaf - la présidente en exercice du pays - et Leymah Gbowee, et la Yéménite Tawakkul Karman. Trois militantes du droit des femmes qui influencent leur société chacune à son niveau. Défendre le droit des femmes par temps de guerre. Un défi éminemment difficile à relever, tant la paix n’est déjà pas gage d’équité des genres. C’est pourtant à ce combat que les membres du comité du prix Nobel de la paix ont voulu rendre hommage. Trois consécrations pour une seule cause : « la lutte non violente en faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer aux processus de paix », selon les propres mots du président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland.

L’une des lauréates était pressentie : le nom de la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf circulait depuis plusieurs jours, même si une nomination collective pour tous les acteurs du « printemps arabe » avait les faveurs de bookmakers. Première présidente d’un pays africain - elle accède au pouvoir en 2006 - Ellen Johson Sirleaf, 72 ans, fut d’abord ce symbole, en Afrique, que la femme avait toute sa place dans les hautes sphères d’un Etat. En odeur de sainteté du côté des institutions internationales, cette ancienne élève d’Harvard est aussi la marque d’une Afrique moderne, au fait des réalités internationales tout autant que de celles du continent. Cadre à la Banque mondiale, responsable régionale du Programme des Nations unies pour le développement, ministre des Finances au Liberia, elle a su multiplier les responsabilités. Elle fut aussi emprisonnée à plusieurs reprises sous le régime de Samuel Doe, dans les années 1980.

Certains de ses opposants ne manqueront pas de souligner qu’au sujet de la paix, justement, tout est encore à construire au Liberia. Panser les plaies de 14 années de guerre civile (1989-2003) est une tâche délicate et la consécration en Norvège d’Ellen Johnson Sirleaf, à quatre jours de l’élection présidentielle pour laquelle elle remet son mandat en jeu, peut être également perçue comme une incitation de la communauté internationale à poursuivre sa tâche. Et cela malgré un rapport de la Commission Vérité et Réconciliation de 2009 qui préconisait que l’actuelle présidente ne tienne pas les rênes du pays pendant au moins trente ans, pour avoir soutenu l’ancien président Charles Taylor lors du déclenchement de la guerre en 1989.

Leymah Gbowee,  l’autre lauréate libérienne du prix Nobel de la paix 2011. « Red », telle qu’on l’a surnommée dans son enfance pour son teint clair, est une femme de terrain, loin des sommets politiques que tutoie sa compatriote. Une autre façon de s’attaquer aux maux de son pays. Par le bas. Elle s’occupa notamment de ces enfants-soldats que les généraux de tous bords enrôlaient de force pour les envoyer au feu, drogués et fanatisés. Elle organisa en 2003 la « grève du sexe » pour forcer Charles Taylor à associer celles-ci aux négociations. Une arme redoutable en forme de pied de nez à la perception machiste du rôle de la femme qui sera reprise dans plusieurs pays, comme au Kenya. Leymah Gbowee ajoute également toute une symbolique religieuse à son action : pas de combat sans prière, elle exhorte les femmes de son pays à se tourner vers Dieu pour faire avancer la paix.

Tawakkol Karman, médiatiser pour révolutionner La religion est également l’affaire de Tawakkol Karman. Membre du parti d’opposition islamiste al-Islah, cette journaliste de 32 ans, originaire de la province de Taëz est aussi la première femme arabe à se voir décerner le prestigieux prix. Pour être sûr de la trouver, il faut se rendre à Sanaa, la capitale, où elle a sa tente, place du Changement, le sanctuaire des opposants au régime du roi Abdallah Saleh.

En mars dernier, elle s’y est installée pour fuir la pression des autorités à son domicile. Et si le soulèvement populaire a laissé place à une sanglante guerre tribale, elle n’a jamais cessé d’entretenir la flamme de la contestation, appelant par SMS ses compatriotes à toujours plus de résistance. Pasionaria des médias, elle avait créé, en 2005, « Femmes journalistes sans chaînes » pour défendre la liberté d’expression. Et fut l’une des premières à sentir, en janvier, que le vent des révoltes tunisienne et égyptienne irait jusqu’à toucher la pointe de la péninsule arabique. Ce prix Nobel de la paix est d’abord pour elle une « victoire pour la révolution ».

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE RATIFICATION DU PREMIER MINISTRE GARRY CONILLE
Port-au-Prince, le 5 octobre 2011 - Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, M. Mariano Fernández Amunátegui salue le vote du Sénat et, par conséquent, la ratification, le 4 octobre 2011, du Premier ministre désigné, Garry Conille, par le Parlement de la 49e législature.

Le Représentant spécial du Secrétaire général tient également à rendre hommage aux efforts du Président de la République, son Excellence M. Michel Joseph Martelly, ainsi que du Président du Sénat, Honorable Rodolphe Joazile et du Président de la Chambre basse, Honorable Sorel Jacinthe, qui ont abouti à l’ouverture d’un dialogue positif et constructif entre l’Exécutif et le Législatif, permettant d’atteindre un accord en vue d’installer un Premier ministre et un nouveau gouvernement.

M. Fernández formule par ailleurs le vœu que le programme de gouvernement du Premier ministre obtienne l’aval des deux Chambres afin que les grands chantiers de la reconstruction nationale soient lancés sans plus tarder, dans l’intérêt prioritaire de l’ensemble du peuple haïtien.

Le Représentant spécial du Secrétaire général invite enfin tous les secteurs de la vie nationale à intensifier le dialogue vers l’établissement d’un Pacte de Gouvernabilité pour fortifier les institutions de la démocratie, assurer la paix et la sécurité de même qu’un développement social et économique durable de la nation haïtienne.

 

 CANADA. QUEBEC. PREMIER FORUM MONDIAL DE LANGUE FRANÇAISE EN 2012.
Le premier Forum mondial de la langue française se tiendra à Québec du 2 au 6 juillet 2012. Le premier ministre Jean Charest et le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, en ont dévoilé les détails mercredi à Paris. Le forum veut rassembler un millier de personnes, des jeunes surtout, issues de la société civile pour réfléchir à l'avenir de la langue française. En marge de cette réflexion, l'événement comportera également un volet festif, pour témoigner de la richesse des expressions culturelles francophones. L'événement, ont promis MM. Charest et Diouf, sera « populaire, créatif, innovant et festif ». Il se tiendra en effet au même moment que le Festival d'été de Québec, critiqué depuis plusieurs années pour sa programmation qui fait une large place à des artistes anglophones. Le premier ministre espère, à demi-mot, qu'elle le sera moins l'été prochain.

 HAITI, LE GOUVERNEMENT USA ET LA RATIFICATION DU PREMIER MINISTRE CONILLE. L'Ambassade des Etats-Unis en Haïti a salué dans un communiqué la Ratification Garry Conille au poste de Premier Ministre par les sénateurs . « Nous saluons la ratification par le Parlement haïtien du Dr. Gary Conille au poste de Premier Ministre. Le gouvernement des Etats-Unis se tient prêt à travailler en partenariat avec le Premier Ministre et son gouvernement en vue de répondre aux défis urgents du processus de reconstruction », peut ‘on lire dans ce communiqué rendu public par l'ambassade américaine. « Nous souhaitons que, considérant que plus de quatre mois se sont écoulés sans un gouvernement ratifié par le Parlement, le Président Martelly et le Premier Ministre Conille vont agir rapidement en vue de rattraper le temps perdu en accomplissant la tâche importante qui est de gouverner. Les Etats-Unis sont prêts à travailler de concert avec ses partenaires dans la poursuite de cet objectif », poursuit le communiqué. Les Etats- Unis affirment qu'ils restent engagés à supporter le peuple haïtien et le gouvernement haïtien sur le long terme dans la construction d'un pays plus stable, plus prospère et plus démocratique.

DR. GARRY CONILLE PASSE L'ETAPE DE LA RATIFICATION DU SENAT?
Le Sénat a ratifié mardi soir après des heures de débats le choix du Dr Garry Conille au poste de premier ministre par 17 voix pour, 3 contre et 9 abstentions

Les débats ont surtout porté sur les doutes entourant la nationalité haïtienne du premier ministre désigné, son lieu de résidence au cours des 5 années ayant précédé sa nomination et sur sa non-détention de la carte d'identification nationale, alors qu'un décret pris sous le régime intérimaire Alexandre/Latortue faisait obligation à tout citoyen candidat à un poste politique de posséder cette carte. Bien que des problèmes techniques aient été relevés dans le dossier du PM désigné, sa ratification était prévisible en raison d'un ensemble de facteurs dont le soutien dont il dispose auprès d'un secteur important de la comunauté internationale et le support du Groupe des 16 avec lequel il a eu de très intenses négociations.

Le vote des senateurs du groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR) a en effet et une nouvelle fois été déterminant, même si 2 membres du Groupe Moïse Jean-Charles et Westner Polycarpe ont voté contre. Cependant, la Commission spéciale d'évaluation du dossier de M. Conille, présidée par un autre de ses membres, Simon Dieuseul Desras, en depit des failles relevées, a appelé à " prendre une chance et à penser d'abord à Haïti". Ratifié il y a plus de 3 semaines par la chambre des députés, le Dr Garry Conille, 45 ans, fils d'un ancien ministre duvaliériste (Serge Conille), ancien chef de cabinet de l'ancien président Bill Clinton comme envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, ancien représentant résident du PNUD au Niger , devrait être sans délai autorisé par le chef de l'Etat, à présenter l'énoncé de sa politique générale devant les deux chambres du Parlement, de façon séparée. Garry Conille finalisera au préalable avec le président Martelly la listes des membres du cabinet ministeriel qui l'accompagneront aau Parlement.

Avant Garry Conille, la chambre des députés et le Senat avaient rejeté respectivement les choix de l'homme d'Affaires Daniel Rouzier et de l'ancien ministre de la justice Bernard Gousse. Avant l'arrivée de Garry Conille, le chef de l'Etat a nommé tous les délegués departementaux et la plupart des directeurs généraux des organismes déconcentrés de l'Etat

SOMALIE, MOGADISCIO. ATTENTAT SUICIDE. PLUS DE 70 MORTS.
 L’explosion d’un camion piégé non loin d'un bâtiment officiel, qui a fait pus de 70 morts le mardi 4 octobre 2011 à Mogadiscio est l’attentat-suicide le plus meurtrier de ces dernières années en Somalie. Ce qui prouve que la capacité de déstabilisation des islamistes shebab demeure intacte malgré leur retrait de la capitale. Lorsqu'ils ont quitté Mogadiscio le 6 août 2011, les shebabs avaient annoncé qu'ils reviendraient avec de nouvelles méthodes. Deux mois plus tard, le 4 octobre, les habitants de Mogadiscio ont eu un aperçu de ce changement de tactique.

L'attentat au camion piégé -dans la droite ligne des techniques d'al-Qaïda- révèle à quel point l'influence des jihadistes venus de l'étranger s'est affirmée dans le mouvement. Si en août les shebabs semblaient affaiblis par les querelles internes et les problèmes financiers, le retrait de Mogadiscio leur a permis de se refaire une santé ou tout au moins de se regrouper. Le 30 septembre, des centaines de combattants shebabs ont investi la localité de Dhobley, près de la frontière kenyane. Le 4 octobre, ils étaient à Dusamareb dans le centre du pays, où des combats les ont opposés à une milice locale. Il semble donc que les radicaux qui contrôlent toujours l'essentiel du sud somalien soient en phase de recomposition.

Mais si l'attentat de Mogadiscio sonne comme un avertissement clair, il peut aussi être interprété comme le geste désespéré d'une milice qui doit désormais se battre sur plusieurs fronts et contre plusieurs ennemis. Depuis quelques mois des milices soutenues par le Kenya ou l'Ethiopie font la police aux frontières, les drones américains attaquent les leaders shebabs et les forces alliées au gouvernement ne relâchent pas la pression.

NATIONS UNIES

ONU REND HOMMAGE AUX ENSEIGNANTS DU MONDE.
5 octobre 2011 – A l'occasion de la Journée mondiale des enseignants qui est célébrée chaque année le 5 octobre, les Nations Unies ont rendu hommage mercredi aux millions d'éducateurs qui, dans le monde entier, consacrent leur vie à enseigner aux enfants, aux jeunes et aux adultes.

« Nous exprimons une nouvelle fois notre gratitude et notre reconnaissance, pour leurs efforts et leur dévouement, aux enseignantes et aux enseignants qui portent la responsabilité d'éduquer les générations futures et d'édifier ainsi des sociétés fondées sur le développement durable, la paix, la démocratie, les droits de l'homme et l'égalité », déclarent dans un message commun les dirigeants de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)), Anthony Lake, de l'Organisation internationale du travail (OIT), Juan Somavia, et de l'Internationale de l'éducation, Fred van Leeuwen.

Le thème de cette année, « Les enseignants pour l'égalité des genres », rappelle qu'il faut accorder une attention particulière à la question des genres dans l'enseignement pour réaliser les objectifs de l'Éducation pour tous (EPT) et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en s'intéressant en premier lieu à l'accès des filles à l'école.

Dans de nombreuses régions du monde, une faible proportion d'enseignantes signifie moins de filles scolarisées, et encore moins d'enseignantes pour demain. L'éducation des filles et des femmes bénéficie pourtant au développement humain à de nombreux niveaux : moins de décès pendant l'accouchement ; plus d'enfants en bas âge en bonne santé ; plus d'enfants scolarisés ; une meilleure protection des enfants et des femmes contre le VIH et le SIDA, la traite et l'exploitation sexuelle ; et l'autonomisation économique et politique des femmes, ce qui conduit à un développement plus solide et inclusif.

Les Nations Unies estiment qu'il faut élaborer des politiques et des stratégies qui attirent et motivent des femmes et des hommes capables d'enseigner, tout en leur donnant les moyens de mettre en place des environnements d'apprentissage respectant l'égalité des genres.

« Le développement et l'amélioration de l'éducation pour tous exigent de bons enseignants et des mesures incitatives destinées à attirer les enseignants et les enseignantes dans tous les domaines de l'enseignement, tous niveaux confondus. Les garçons et les filles pourront ainsi avoir un modèle positif à suivre tout au long de leur scolarité », écrivent les chefs de l'UNESCO, du PNUD, de l'UNICEF, de l'OIT et de l'Internationale de l'éducation.

Les femmes constituent la majorité du corps enseignant dans le primaire : elles représentent 62% du corps enseignant au niveau mondial, mais ce taux peut atteindre 99% dans certains pays. Cependant, avec la féminisation croissante de la profession, les conditions d'emploi, les salaires et le statut se sont dégradés.

« Si l'on veut que les enseignants servent de modèles en matière d'égalité des genres aux garçons et aux filles, dans tous les domaines et à tous les stades de leur scolarité, il faut s'attaquer aux inégalités existant au sein de la profession. Nous devons promouvoir l'égalité des chances si l'on veut que les femmes puissent accéder à des postes de chef d'établissement, de responsable d'institution et de décideur au sein des ministères de l'éducation, et soient plus nombreuses à enseigner les sciences, les mathématiques et la technologie, et que plus d'hommes soient recrutés comme éducateurs aux niveaux préscolaire et primaire », souligne le message des Nations Unies.

Par ailleurs, l'ONU estime qu'il faut élucider les raisons de la pénurie d'enseignantes dans les régions où elle sévit. Elle juge notamment qu'il est indispensable de prendre des dispositions appropriées en matière de protection de la maternité et de congé parental, ainsi que des mesures de protection efficace contre les violences et les sévices sexuels.

 

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HAITI-PREMIER MINISTRE. UN VOTE POLITIQUE ATTEND GARRY CONILLE.
Le sénateur Moise Jean Charles (Inité) a annoncé jeudi que le vote en vue de la ratification du premier ministre désigné, Garry Conille, sera éminemment politique par le simple fait que bon nombre des pièces déposées, par devant la commission sénatoriale spéciale, ne répondent pas aux exigences faites par la constitution en son article 157. " J'étais chargé de vérifier l'authenticité de certaines pièces soumises par M. Conille, comme sa carte d'identification nationale et son certificat de résidence émis par la mairie de Pétion-ville. Arrivé à l'ONI, j'ai pu remarquer que le premier ministre désigné n'a jamais participé aux élections ", a déclaré le sénateur Moise Jean Charles qui a préféré garder le silence sur la question de résidence.

Le parlementaire a fait ses déclarations en marge d'une rencontre entre le groupe majoritaire au sénat et Garry Conille. De son coté le prétendant à la primature qui était à sa première rencontre avec le groupe des 16 s'est dit très confiant en ses chances de ratification au sénat de la république. Lors de cette réunion de travail, plusieurs points ont été abordés parmi lesquels le partage des responsabilités. Un aspect des négociations que les sénateurs du G 16 considèrent comme prioritaire.

CE SAMEDI CEREMONIES POUR LES FUNERAILLES DE MGR CONSTANT.
 Deux cérémonies religieuses marqueront samedi les funérailles de Monseigneur Hubert Constant, décédé le 23 septembre dernier a Port-au-Prince. De la Congrégation des Oblats de Marie Immaculé (OMI), le prélat est décédé d'une complication cardiaque dans un centre hospitalier de Port-au-Prince, à l'âge de 80 ans . Il était né le 13 septembre 1931 à Camp-Perrin.

Une première cérémonie aura lieu à l'Eglise du Sacré-Coeur de Turgeau à Port-auPrince. Une 2ème cérémonie sera organisée à l'Eglise Sainte-Anne de Camp-Perrin et l'inhumation au cimetière du Petit-Séminaire/Collège de Mazenod dans sa ville natale. Le président de la Conférence Episcopale d'Haiti, Monseigneur Louis Kébreau, a fait savoir que les préparatifs vont bon train en vue de l'organisation des deux cérémonies et de l'accueil aux délégations qui viendront de plusieurs régions du pays, notamment du diocèse de Fort-Liberté qu'il a fondé en 1991 et de l'Archidiocèse du Cap-haitien où il a été nommé archevêque en 2003.

Monseigneur Louis Kébreau a souligné que Mgr Constant a eu un parcours remarqueable dans toutes les régions où il a travaillé . Il a aussi rappelé que le prélat a joué un rôle important dans le développement social et religieux du pays à travers les differents postes qu'il a occupés notamment comme directeur d'institutions scolaires et comme professeur de litterature, de philosophie, de latin et de grec.

Mgr Hubert Constant a contribué en effet à la formation de plusieurs générations de professionnels qui se retrouvent aujourd'hui à différents niveaux dans les secteurs public et privé en Haïti et à l'étranger. Directeur des etudes au Petit Séminaire de Mazenod (où il a lui-même fait ses études secondaires), il a ensuite été le Fondateur et Directeur du Collège Saint-Jean des Cayes, deux des meilleures écoles secondaires du pays. Il était détenteur d'une licence ès-lettres de la Sorbone où il a aussi fait des études en théologie.

Ses funérailles seront une occasion de témoigner de la gratitude de l'Eglise pour les services rendus, a souligné Monseigneur Kébreau, ajoutant que Mgr Constant a servi l'Eglise jusqu'aux derniers moment de sa vie. Archevêque émérite depuis 2008, après avoir atteint l'âge canonique de 75 ans, il était conseiller de la Conférence épiscopale

C’était un homme sensible, amoureux de son pays, passionné de son Eglise et apprécié du pape Jean-Paul II (qui l'a nommé évêque le 31 Janvier 1991), particulièrement pour ses dons de communicateur.

PROJET DE RETABLISSEMENT DE L'ARMEE D'HAITI ACCUEILLI AVEC INQUIETUDE.
 Le président de la commission anti-corruption du Sénat, Francois Lucas Sainvil a dit craindre mercredi que la nouvelle force armée que le president Michel Martelly veut créer ne soit pire que celle démantelée en 1995 après le retour d'exil du president Jean Bertrand Aristide.

Selon lui, l'idée de mettre sur pied une nouvelle force de sécurité en appui à la Police Nationale d'Haiti (PNH) n'est pas en soi une mauvaise chose car, la constitution haitienne reconnait l'existence de deux forces de sécurité dans le pays: la police et de l'armée. Cependant, le parlementaire estime que la façon dont la question est abordée par le président Martelly laisse augurer de la mise en place d'une armée qui risque d'être pire que les ex-FAd'H (Forces Armées d'Haiti) dissoutes. Il dit craindre que cette armée n'heberge des éléments à moralité douteuse, s'étant rendus coupables par le passé d'actes répréhensibles. En effet, selon des sources dignes de foi, des militaires ayant servi sous Duvalier et sous le Conseil national de gouvernement de Henri Namphy ont eté appelés par le président Martelly dans le cadre de ce projet.

Le sénateur Lucas a fait savoir qu'il n'est pas normal que seuls les membres du clan du président Martelly soient impliqués dans le dossier du retour de l'Armée, alors que c'est une question qui devrait intéresser l'ensemble des forces vives du pays. Il a egalement souligné que l'idée de créer une armée pour réduire le taux de chomage dans le pays n'est pas une option, estimant qu'être membre d'une telle institution, devrait etre une question de vocation. Il a dit souhaiter que le chef de l'Etat fasse le nécessaire pour permettre aux différents secteurs de la société de reagir sur ce délicat projet.

"De plus, il faut une loi cadre pour cette éventuelle nouvelle armée et des balises pour permettre de prévenir les dérives", a prévenu le parlementaire. Pour ce qui est des sources de financement de la nouvelle armée, Francois Lucas Sainvil dit ne pas trop s'e inquiéter, soulignant que la Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haiti) très budgétivoire, joue actuellement le rôle de l'armée.

Le sécrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations haïtiennes de Défense se Droit Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, estime lui aussi que l'élaboration du plan de sécurité incluant la mise sur pied d'une nouvelle armée devrait être le fruit d'un consensus entre les différentes forces vives du pays. La question de la sécurité avec ses différentes dimensions sociales économiques et politiques ne doit pas être la seule affaire du chef de l'Etat et de son équipe, a fait savoir le responsable de la POHDH.

M Mortimé croit également qu'il n'y a en Haïti aucune situation qui justifie la présence d'une armée. Il a fait savoir que trouver des solutions aux graves problèmes économiques et sociaux confrontés par la population, est plus susceptible de changer la face des choses en Haïti. Il a demandé que des débats publics soient organisés dans la presse, au Parlement et au sein des associations de la société, avant l'éventuelle élaboration d'un quelconque plan de retour de l'Armée.

Dans un document qu'il affirme avoir obtenu mardi, l'Associated Press informe que le président Martelly a l'intention de rétablir l'armée démantelée en 1995 peu après le premier retour d'exil de l'ancien président Jean Bertrand Aristide suite a un sanglant coup d'Etat militaire. La nouvelle armée, "forte dans un premier temps de 3500 hommes, aurait pour mission de surveiller les frontières, maintenir l'ordre en temps de crise et fournir des possibiilités d'emplois aux jeunes, mais comprendraqit aussi, un «service national de renseignement», une unité spéciale qui s'occuperait "des menaces terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafics illégaux". Ce service surveillerait aussi les "organisations extrémistes» et les «mouvements destinés à répandre l'anarchie». La première cohorte de soldats serait recrutée entre les mois de novembre et janvier.

95 millions de dollars américains devraient etre consacrés à la formation et à l'équipement de cette force dans la perspective d'un départ des casques bleus du pays. Bien que la présence de la MINUSTAH soit contestée par de nombreux secteurs de la population haïtienne pour les exactions de toutes sortes commises par certains de ses membres, le projet de retour de l'Armée pour remplacer les 12.000 casques bleus rentrés en Haïti à la demande du president interimaire Boniface Alexandre après le départ forcé du president Aristide en fevrier 2004, donne des sueurs froides en raison du caractère anti-démocratique des FADH dissoutes Selon des sources, le projet de retour de l'Armée compterait des amis au Parlement.

Si les secteurs de la communasuté internationale qui avaient appuyé la dissolution des FADH, n'ont encore fait aucune réaction publique au projet du président Martelly, toutefois, le New-York Times dénonçait récemment dans un éditorial, le fait que les plans post séisme visant à recruter et entrainer de nouveaux policiers tardent à entrer en application, en raison du fait que le nouveau président haïtien se montre plus intéressé à la création de forces armées ce dont Haïti n’a pas besoin.

Le quotidien de New-York ajoutait que si "Martelly veut voir plus d’Haïtiens sous les uniformes, il n’a qu’à travailler à mettre sur pied des institutions chargées de faire appliquer la loi, des unités de police communautaire, une police des mœurs, une police frontalière et des garde-côtes".

P-AU-P. PRESIDENT MARTELLY EN DIALOGUE AVEC MANIGAT, ARISTIDE, DUVALIER ETC...
 Le Président Michel Martelly a annoncé jeudi qu’il allait, dans le cadre de la promotion du dialogue et de la réconciliation nationale, rendre visite, dans les jours à venir, à tous les anciens dirigeants haïtiens encore vivants.

Reconnaissant lui-même qu’aucun contact n’était encore établi avec les intéressés en vue de leur faire part de son projet, le locataire du Palais National a déclaré en direct sur Télé Ginen qu’il souhaitait rencontrer successivement, dans deux semaines, les ex-Présidents Leslie Manigat (fév-juin 1988), Prosper Avril (1988-1990), Jean-Bertrand Aristide (1991-1996 et 2001-2004), Jean-Claude Duvalier (1971-1986), René Préval (1996-2001 et 2006-2011) et Boniface Alexandre (2004-2006).

Le chef de l’Etat, qui précise avoir déjà parlé, dans d’autres circonstances, à l’ancienne Présidente provisoire, Ertha Pascal Trouillot (1990-1991), a également exprimé l’intention de s’entretenir avec Me Gérard Gourgue, grande figure nationale et ancien membre du Conseil national de gouvernement (CNG), au lendemain de la chute de la dictature des Duvalier en 1986.A l’ordre du jour, figurent également des réunions avec les chefs de parti.

Parlant du tête-à-tête projeté avec M. Leslie Manigat, le sourire aux lèvres, Martelly a souligné qu’il y inviterait aussi sa rivale malheureuse aux dernières élections et épouse du professeur, Mirlande Hyppolite Manigat. Ces différentes rencontres sont toutefois sujettes à des modifications en fonction de la réaction des personnalités susmentionnées.

Michel Martelly qui, dans ses multiples déclarations, s’est présenté comme un « bandit », a expliqué qu’il avait dû récemment user de son autorité et de toute la fermeté nécessaire pour contraindre des habitants de la localité de Laffiteau (nord de la capitale) à trouver un terrain d’entente avec la direction de l’entreprise mixte Cimenterie nationale (CINA), suite à un conflit concernant la distribution du courant électrique. Sans citer son nom, le Président de la république a égratigné à plusieurs reprises le premier Sénateur de l’ouest, Steven Benoît, passé avec fracas, cette semaine, à l’opposition en dénonçant les dérives autoritaires et anticonstitutionnelles de Martelly. Très condescendant, il a minimisé le bilan de son ancien ami et allié qui, soutient-il, en tout et pour tout, n’a à son actif -peut-être par accident- que la loi sur le salaire minimum.

De confession catholique, M. Martelly a aussi évoqué sa visite dans la journée à l’église St-Michel à Fontamara pour la fête paroissiale. A son initiative personnelle, un comité ayant à sa tête l’ancien Premier ministre désigné Daniel Rouzier a été créé afin de recueillir des fonds pour la reconstruction de l’église touchée le 12 janvier.

Rendant une visite de courtoisie à Radio-Télé Ginen à l’occasion de l’inauguration de son nouveau bâtiment, un an et demi après avoir été victime du séisme, le chef de l’Etat a longuement plaisanté avec les Sénateurs Kély Bastien, Mélius Hyppolite et Yvon Buissereth autour d’un match pour la paix devant opposer la Présidence au Parlement, au stade Sylvio Cator. « Je vais leur infliger un cinglant 5-0 », a répété Michel Martelly qui chaussera ses crampons ce vendredi. 

CANADA

QUEBEC. MAROIS CONTRE LEGAULT AU CONSEIL NATIONAL DU PARTI QUEBECOIS.
La chef du Parti québécois a mené une charge à fond de train contre François Legault et sa Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ), samedi, devant quelque 400 militants réunis en conseil national à Drummondville. Pauline Marois, qui s'est moquée du caractère « fantôme » de cette coalition, a demandé à M. Legault de mieux préciser son projet.

« Par exemple, c'est quoi la différence entre le Parti libéral et votre coalition ? Je vous avoue que pour moi, ce n'est pas très clair », a-t-elle lancé. Elle a aussi critiqué la position de M. Legault sur une éventuelle commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction, alors que ce dernier ne ferme pas la porte à sa tenue à huis clos. « Soyons clair, nous ne voulons pas d'une commission à l'abri du regard du public et derrière des portes closes », a-t-elle expliqué en considérant que « malheureusement, François Legault tend surtout à louvoyer ». En demeurant dans le flou, M. Legault commet une erreur. Il fait le jeu du gouvernement, car Jean Charest essaie justement de nous diviser là-dessus. — Pauline Marois

Sur la question de la souveraineté aussi, Pauline Marois a attaqué l'ancien ministre péquiste qu'elle juge « défaitiste ». Il faut être cohérent François. Ce n'est jamais une bonne idée, en politique, de mettre de côté ses convictions et de virevolter au gré du vent. — Pauline Marois

La chef souverainiste a par ailleurs souligné comme se traduira dans les faits le projet de gouvernance souverainiste du PQ, s'il accède au pouvoir. « Nous allons poser des gestes qui sont nécessaires pour l'avenir de notre peuple. Il y aura une citoyenneté québécoise. Il y aura une charte de la laïcité. Et nous allons ramener l'histoire nationale dans nos écoles », a-t-elle fait valoir.

Les députés avaient d'ailleurs entériné plus tôt en journée le programme sur la « gouvernance souverainiste », adopté au congrès d'avril. Ce programme établit des normes sur la manière d'agir « en gouvernement souverainiste » et vise notamment à rapatrier diverses compétences d'Ottawa. Mme Marois a d'autre part accusé le premier ministre de « vendre à rabais » les ressources québécoises, se référant aux voyages de Jean Charest à l'étranger pour faire la promotion du Plan Nord.

La chef du PQ veut faire du dossier des ressources naturelles une priorité pour un futur gouvernement péquiste, en considérant les potentielles retombées économiques et la portée politique de leur exploitation. Drainville appelle à réformer de l'intérieur sur fond de nouvelle démission

Les propositions de réformes démocratiques mises de l'avant par les députés Bernard Drainville, Sylvain Pagé et Pascal Bérubé ont été exclues de l'ordre du jour. Elles feront l'objet d'un autre conseil national, à la fin du mois de novembre. Entre temps, un comité d'élus étudie les suggestions. Bernard Drainville dit accepter la décision de repousser à plus tard le débat qu'il souhaite de tous ses voeux, mais espère que le parti sera alors capable de trancher la question.

Le député de Marie-Victorin déplore par ailleurs les démissions en série qui affligent le PQ depuis quelques mois et appelle les militants à rester pour mener, comme lui, de l'intérieur la réforme du parti. Le conseil s'ouvre en effet sur une nouvelle démission. Le président de l'association montréalaise de Mercier, Philippe Leclerc, un des partisans de Mme Marois à la course à la direction de 2007, a annoncé dans une lettre aux médias qu'il se ralliait à Option nationale, parti indépendantiste créé par le député démissionnaire Jean-Martin Aussant. Le leader parlementaire de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, a tenté de minimiser ce nouveau départ en soulignant que le PQ est constitué de presque 100 000 membres.

PARIS. JEAN-PIERRE BEL, LE SOCIALISTE ELU PRESIDENT DU SENAT.
Comme prévu depuis la victoire de la gauche dimanche dernier 25 septembre aux élections sénatoriales, c’est le sénateur PS de l'Ariège, Jean-Pierre Bel, qui a été élu président de la Haute assemblée. Il a devancé le président sortant UMP, Gérard Larcher, et la centriste Valérie Létard, ancienne secrétaire d'Etat du gouvernement Fillon. C’est la première fois qu’un socialiste accède au « plateau ».

Le doyen du Sénat l'avait annoncé en ouvrant la séance : « Nous éprouvons le sentiment de vivre un moment exceptionnel dans l'histoire de la Ve République, nous ressentons le cœur battant de la démocratie ». Effectivement, un peu plus tard ce samedi 1er octobre 2011, la présidence du Sénat est revenue à un homme de gauche pour la première fois depuis le début de la Ve République.

Le nouveau président du Sénat s’appelle donc Jean-Pierre Bel. Ce sénateur socialiste de 59 ans a été élu par ses pairs. Il a obtenu la majorité absolue dès le premier tour avec 179 voix alors qu’il ne lui en fallait que 172 pour être élu. Gérard Larcher, le président UMP sortant, n’a recueilli pour sa part que 134 suffrages, la dernière candidate Valérie Létard, sénatrice du Nord et ancienne secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon qui défendait les couleurs centristes, enregistrant les 29 voix restantes.

L’inconnue avant ce vote était de savoir si l’écologiste Jean-Vincent Placé, tout nouvel élu, allait lui aussi se présenter, ce qui aurait pu provoquer un deuxième tour et bousculer la donne. Finalement, il ne s’est pas présenté après avoir mené des tractations avec les socialistes. Après avoir basculé à gauche la semaine dernière, le Sénat a donc un nouveau présent socialiste cet après-midi. C’est historique car cela n’était jamais arrivé dans toute l’histoire de la Haute assemblée. On peut imaginer la joie de la toute nouvelle majorité ce soir au Sénat.

KENYA. DECES DE WANGARI MAATHAI, PRIX NOBEL DE LA PAIX 2004
La Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004 pour son engagement en faveur de l'environnement, est décédée dimanche à l'âge de 71 ans des suites d'un cancer, a annoncé  le Green Belt Movement, le mouvement qu'elle avait fondé.  En 2006, Wangari Maathai évoquait la déforestation comme facteur de sécheresse et de famine.

Un communiqué sur le site de son organisation le Green Belt Movement, le Mouvement de la ceinture verte, déclare : « C’est avec une grande tristesse que la famille de Wangari Maathai annonce sa mort après une longue lutte courageuse contre le cancer. » Cette mort fait la Une des journaux au Kenya.

En juillet de l’année dernière, les médecins avaient diagnostiqué la maladie, et Wangari Maathai a depuis fait des séjours très fréquents à l’hôpital. Elle avait réduit ses déplacements à l’étranger, mais son état de santé fragile a très peu filtré dans les médias. Née dans un village des environs de Nyéri, elle est fille de modestes fermiers mais, fait rare à l’époque pour une fille, elle étudie dans des écoles catholiques au Kenya avant d’être envoyée aux Etats-Unis faire des études supérieures. Elle revient enseigner à l’université de Nairobi la médecine vétérinaire pour une courte période. En 1977, elle créé le Mouvement de la ceinture verte qui défend les forêts, la conservation, mais aussi le droit des femmes. La déforestation est un sujet délicat au Kenya qui touche l’accès à la terre et la spéculation immmobilière.

Sous le règne de Moi, elle mène des actions non violentes, et se retrouve à plusieurs reprises emprisonnée, battue par la police avec les militants de son mouvement. Elle est qualifiée d’hystérique par ses détracteurs au sein du régime. Et par ses supporters elle est surnommée affectueusement « mama miti », la maman des arbres en swahili. En 2002, elle décide de tenter sa chance comme députée. Elle devient vice-ministre de l’Environnement. En 2004, elle décroche le prix Nobel de la paix, c’est la première fois que le prix distingue une militante pour l’environnement. Elle devient de plus en plus critique envers le gouvernement de Mwai Kibaki, notamment après les violences post électorales.

Elle était impliquée dans les négociations sur le changement climatique et faisait partie de nombreuses fondations sur l’environnement à travers le monde et est l’auteur de quatre ouvrages sur l’environnement. Le Green Belt Movement a planté depuis 1977 près de 40 millions d'arbres sur le continent africain.

ATHENES. GRECE AUTORISE LA CIGARETTE DANS LES LIEUX PUBLICS.
La Grèce autorise à nouveau la cigarette dans les lieux publics pour mieux la taxer
 Alors que les lois anti-tabacs se multiplient en Europe, les Grecs décident, eux, d'assouplir la leur. La cigarette, interdite depuis un an dans tous les lieux publics, va faire son retour dans certains d'entre eux... en échange d'une nouvelle taxe. L'objectif est clair : renflouer les caisses de l'Etat.
 

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COUP D'OEIL SUR HAITI, LE CANADA,  EUROPE, AFRIQUE, ONU

SEPTEMBRE 2011

HAITI: OÙ VA CE PAYS?

CE QUE DIT LA PRESSE HAITIENNE

NEW YORK-HAITI. PRESIDENT MARTELLY EN ROUTE POUR HAITI 25/9/11
Le président d'Haiti Michel Martelly a pris l'avion d'American Airlines à destination d'Haiti à partir de l'aéroport Kenneduy.

Il a eu l'occasion de rencontrer la communauté Haitienne Jeudi soir à l'auditorium de York College. Aux dires des invités à cette affaire, la présence de Martelly a été un succès et les applaudissements nourris l'ont prouvé. Selon les membres de la délégation qui l'avaient accompagné pour l'occasion, ils ont révélé que le President a été trtès satisfait de l'accueil reçu des Haitiens présents à cette soirée au York College de Jamaica, Queens, ce Jeudi 22 Seprembre.

Le Vendredi 23, Martelly a été introduit au podium des Nations Unies pour son discours face à la communauté internationale. Sa prestation a été bien accueillie par les diplomates du monde présents dans l'enceinte des Nations Unies. Comme tous les chefs d'Etat , Martelly a eu sa rencontre avec le Secrétaire Général de l'ONU Ban-ki-Moon. Il était aux environs de 5:00 pm quand il a été introduit sur le podium.
 Il a déclaré notammenmt: " Monsieur le Président.

 .  
 Je peux vous dire que quand, hélas, dans un pays du Sud, dont l'indice de développement humain est déjà préoccupant, survient une catastrophe majeure, alors se reposent très brutalement toutes les questions de responsabilité: qu'elle soit locale en termes de gouvernance, ou qu'on la veuille quelque part imputable à l'ordre mondial.

Le monde d'aujourd'hui et les Nations Unies particulièrement, seront de plus en plus sollicités, car ces situations post catastrophes regroupent aussi bien celles consécutives aux désastres naturels, que celles d'ordre conjoncturel ou tout simplement induites par la folie des hommes.

Quand, de surcroit, dans certains cas, tous ces facteurs se conjuguent, les réponses se doivent d'être encore plus mûrement réfléchies, plus responsables, plus concertées, plus audacieuses et plus déterminées.

Je crois fermement qu'il appartient d'abord, aux pays concernés, de rechercher et de trouver des pistes de solutions; car toutes celles imposées, généreuses ou non, ne produiront à moyen terme que des effets adverses.

Il appartient aux peuples du Sud de décider de leurs richesses, de leurs matières premières et de leur destin.

Dans le cas d'Haïti, je dois dire que la communauté internationale, par le biais des Nations Unies, en accompagnant 6 mois après le séisme, des élections présidentielles à risques, en a compris l'urgence. Qu'elle en soit remerciée"

Michel Martelly a été ovationné avec ferveur. Maintenant la communauté internationale et les bailleurs de fonds sont dans l'attente de la ratification du Premier Ministre désigné pour aider Haiti autant que faire se peut.

. CANADA

OTTAWA, CANADA. MESURES DECISIVES UNE PLAIDOIRIE DE HARPER 25/9/11
Les leaders mondiaux doivent prendre des mesures décisives pour rétablir la confiance des entreprises s'ils souhaitent empêcher une nouvelle récession internationale de se produire, a soutenu le premier ministre Stephen Harper dimanche lors de son passage sur un plateau télévisé américain. Ses propos faisaient écho à la position défendue par le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui a pressé les leaders européens de doubler la somme prévue pour leur fonds d'urgence. M. Carney a également grondé la communauté bancaire internationale pour s'être montrée récalcitrante face aux nouvelles règles qui pourraient éviter au secteur de se ruiner.

M. Harper a affirmé, lors d'une entrevue accordée au réseau NBC et diffusée dimanche matin, être convaincu qu'il est possible de maintenir la croissance économique et d'éviter une récession si les leaders prennent les bonnes décisions. Il a ajouté que si la récession survenait, ce serait seulement dû à une accumulation d'un manque de confiance dans la gestion de « certains gros problèmes ». Le premier ministre conservateur a aussi souligné que les entreprises qui ne font pas confiance aux gestionnaires de l'économie mondiale étaient assises sur une mine d'or en matière de capitaux non investis. Cet argent pourrait être injecté pour maintenir un bon roulement des finances mondiales, a-t-il plaidé.

Les marchés financiers ont chuté au cours des derniers jours partout à travers le monde, même au Canada, alors que les signes de récession augmentent. L'Europe fait face à une crise de la dette souveraine, tandis que la Grèce pourrait se retrouver en défaut de paiement et que l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie sont eux aussi confrontés à de sérieux défis en ce qui a trait à leur dette. Les États-Unis sont de leur côté aux prises avec un taux de chômage croissant et de lourds déficits.

Mark Carney avait par ailleurs abordé dimanche l'une des questions les plus délicates et controversées relatives au système financier américain, rejetant du revers de la main les préoccupations - ou les excuses -, entourant la réforme bancaire. À l'occasion d'un discours prononcé à l'Institute of International Finance, à Washington, M. Carney s'est porté à la défense des nouvelles règles internationales, et il a qualifié ceux qui y résistent de fatalistes.

Le gouverneur de la banque centrale a observé que le fatalisme de certains critiques avait mené aux abus et à la prise de risques excessifs ayant provoqué l'effondrement du système il y a quatre ans, ce qui a entraîné la récession qui hante encore l'économie. « Il y a quatre ans, des déficiences manifestes aux plans de l'adéquation des fonds propres, des volants de liquidité et de la gestion des risques ont entraîné l'effondrement de firmes parmi les plus prestigieuses du monde de la finance et provoqué la plus grave crise financière depuis la Grande Dépression », a-t-il dit. « Les pertes de production de quelque 4000 milliards de dollars et la destruction de près de 28 millions d'emplois lors de la récession qui s'est ensuivie constituaient alors un argument éloquent en faveur de la réforme et ils le restent aujourd'hui », a ajouté M. Carney.

L'allocution du gouverneur de la Banque du Canada faisait suite à deux journées de rencontres dans la capitale américaine lors desquelles des décideurs du monde entier se sont penchés sur les conséquences de la récession et ont tenté de trouver des solutions devant empêcher les économies de traverser de nouveau une période de ralentissement. M. Carney a estimé qu'il ne fallait pas oublier ce qui a provoqué la crise ayant secoué le monde. « On est en droit de se demander en quoi un recul serait productif, a-t-il dit. Par ailleurs, à un moment où la conviction des décideurs publics sur de nombreux enjeux est remise en question, il semble bien peu opportun d'entretenir cette inquiétude. »

Le Canada et certains autres pays qui n'ont pas souffert d'un effondrement de leur système bancaire estiment que les banques se soumettront entièrement aux exigences des nouvelles règles relativement tôt dans la période de transition, qui commencera en janvier 2013, a-t-il affirmé. M. Carney a ajouté que certains États adopteraient même des règles plus rigoureuses.

Sans parler de façon spécifique des États-Unis, le gouverneur a parlé des principales préoccupations entourant la réforme et s'est appliqué à démontrer qu'elles n'étaient pas fondées.

ONU

218 MILLIONS DE DOLLARS D'AIDE PROMIS A L'AFRIQUE.
 25 septembre 2011 – Au moins 218 millions de dollars d''aide supplémentaires ont été promis dimanche lors d''un mini-sommet sur la Corne de l''Afrique destiné à rechercher des fonds pour financer des opérations humanitaires et répondre à la sécheresse et la faim affecte plus de 13 millions de personnes dans la région. Les Représentants de 13 pays - la Norvège, la République de Corée, l''Australie, la Suisse, le Japon, l''Irlande, La Finlande, l''Italie, la Belgique, la Russie, le Luxembourg, le Chili et la Hongrie - ont contribué aux financements additionnels.

Il reste 500 millions de dollars à récolter pour atteindre l''appel de fonds humanitaire pour la Corne de l''Afrique de 2,48 milliards de dollars. A l''occasion du mini-sommet a débuté samedi au siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-moon, a estimé que l''assistance de la communauté internationale face à la crise alimentaire et la sécheresse dans la région n''était pas suffisante et a lancé un appel à la générosité.

« La Corne de l''Afrique est en crise, et cette crise devient de plus en plus profonde chaque jour. En Ethiopie, au Kenya, en Somalie et à Djibouti, plus de 13 millions de personnes ont besoin d''aide. En Somalie, la famine s''est propagée à de grandes parties du sud », a dit Ban Ki-moon dans un discours. Le Président de l''Assemblée générale de l''ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, le Président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, le Premier ministre du Kenya, Raila A. Odinga, le Premier ministre de Somalie, Abdiweli Mohamed Ali, le Vice Premier ministre et Ministre des affaires étrangères d''Ethiopie, Hailemariam Desalegn, participaient également à ce mini-sommet qui était présidé par la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos.

Ban Ki-moon a rappelé que les Nations Unies et leurs partenaires fournissaient de la nourriture, des soins de santé et d''autres formes d''assistance à plus d''un million de personnes de la région et que des progrès avaient été faits pour aider ceux dans le besoin en Somalie. « Mais ce n''est pas encore suffisant. Nous pourrions sauver davantage de vies si nous étions autorisés à avoir accès aux zones sous le contrôle des Al-Shabaab. Ce n''est pas par hasard que ces districts sont ceux où la crise est la plus sévère. La Somalie ne sera jamais libérée de la menace de la famine tant qu''il n''y aura pas de paix et de stabilité », a déclaré le Secrétaire général.

 

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P-AU-P. TROIS DES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATIION DE LA BRH REMPLACES.
 
Le président de la commission économie et budget du Sénat, Jocelerme Privert a qualifié jeudi d'incohérente la décision du président Michel Martelly d'évincer 3 des 3 membres du conseil de la Banque de la République d'Haiti (BRH) alors qu'il avait accepté en juillet dernier de reconduire le conseil dans sa composition actuelle. Dans une lettre adressée au Sénat de la République, Michel Martelly propose les noms de Georgette Jean Louis, Georges Henry Fils et Jean Badin Dubois comme remplaçants respectifs de Marc Hebert Ignace, directeur general, Phillipe Lahens vice-gouverneur et Henry Volmar, membre. Le président a decidé de garder à leur poste, le Gouverneur Charles Castel et Fritz Duroseau, membre

Le sénateur Privert estime qu'il y a dans cette nouvelle position, une absence de cohérence car, ajoute-t-il, M. Martelly s'était ouvertement prononcé en faveur du maintien du conseil sortant, le sénat étant en train de finaliser son rapport qui doit être bientot soumis à l'assemblée. A présent, nous allons analyser les dossiers des membres nouvellement introduits par M. Martelly et recommander à l'Assemblée ces décisions qui, seront examinées, a-t-il dit, de manière souveraine. Le parlementaire a fait remarquer qu'actullement, les membres du conseil sortant de la BRH sont aux Etats Unis dans le cadre de leur participation aux assemblées du FMI et de la Banque Mondiale. Il a fait savoir que ces membres évincés par Michel Martelly n'ont aucune légitimité pour engager l'institution.

Radio Métropole : Les sénateurs William Jeanty et Anacacis Jean Hector s'accordent pour s'opposer à Conille Jeudi, 22 Septembre

Les sénateurs Anacacis Jean Hector et William Jeanty se sont toujours opposés lors des débats importants au Grand corps. M. Jeanty qui avait combattu ardemment le gouvernement de l'Inité est sur la même longueur d'ondes avec le sénateur Jean Hector dans le cadre du processus de ratification du choix du Premier Ministre désigné. C'est la défense de la constitution qui semble rapprocher provisoirement ces deux élus qui ont toujours eu une évolution aux antipodes. Les sénateurs Jean Hector et Jeanty sont visiblement hostiles à l'ex représentant du système de l'ONU au Niger. Ils expriment tous deux leur colère en raison du vote favorable accordé par la chambre des députés au Premier Ministre désigné, Gary Conille. Qualifiant ce vote de dérive les sénateurs Jeanty et Jean Hector font valoir que les députés ont été influencés par les avis des experts en relations internationales.

L'élu des Nippes se méfie des experts en relations internationales et assure qu'ils peuvent argumenter sur une chose et son contraire selon les intérêts. Dans ce contexte c'est l'opinion d'un législateur contre un autre, dit-il rappelant que l'arbitre doit être la constitution. Le sénateur Jeanty rappelle que la loi mère définit clairement les conditions d'éligibilité d'un Premier Ministre. Il veut prendre en compte notamment les preuves fiscales de la résidence. C'est également l'avis de M. Jean Hector. Il rappelle que la constitution en son article 52 identifie les devoirs civiques et politiques inhérents au titre de citoyen. Entres autres le paiement des redevances au fisc et l'exercice du droit de vote.

Interrogé sur leur capacité à provoquer un changement de cap de leurs collègues, M. Jeanty et M. Jean Hector ne se font pas d'illusion. Le sénateur Jeanty fait remarquer que le Sénat a pratiquement la même configuration politique que la chambre basse. Cependant M. Jean Hector dit avoir noté une certaine prise de conscience. La situation ne sera pas facile pour M. Conille au Sénat, prédit l'ex candidat à la présidence. Tout en admettant l'urgence de former un gouvernement les deux parlementaires soutiennent que cette situation ne nous oblige pas à ratifier un Premier Ministre dans n'importe quelle condition.

Radio Métropole : Les sénateurs ne veulent plus de la Minustah

Jeudi, 22 septembre 2011 10:59 Les sénateurs haïtiens ont, dans une résolution adoptée mardi, réclamé la fin des opérations de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Dans cette résolution les sénateurs souhaitent que les derniers casques bleus quittent le pays au plus tard le 15 octobre 2012. Les pères conscrits ont réitéré leur attachement à la souveraineté, à l'indépendance et au respect de l'intégrité d'Haïti. Ils estiment que le prochain renouvellement du mandat de la Minustah, prévu le 15 octobre, devrait être le dernier.

La résolution des sénateurs haïtiens n'a aucune force contraignante mais elle entrainera des conséquences politiques importantes. C'est un signal envoyé au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et au chef d'Etat Michel Martelly. Un sénateur influent a fait valoir que la résolution reflète l'opinion de la société haïtienne. Aujourd'hui les parlementaires haïtiens sont en quête de support de la part de leurs homologues latino-américains en vue de provoquer un départ des soldats onusiens. Le président du Sénat, Roudolph Joazile, informe que la résolution sera acheminée aux Parlements des pays amis. Ancien officier des forces armées, M. Joazile et ses collègues pressent les autorités haïtiennes de mettre en place les embryons d'une nouvelle armée.

Un autre ex officier des Forces armées, le sénateur Youri Latortue, a débuté lundi à Brazilia, une campagne en vue de sensibiliser les législateurs des pays contributeurs de troupes. La tache ne devrait pas être trop difficile pour l''initiateur de cette résolution puisque le ministre brésilien de la défense, Celso Amorim, s'était déjà dit favorable à un retrait des soldats étrangers. Le Brésil est le plus grand contributeur de troupe de et assure le commandement militaire de la Minustah. Le vote des parlementaires haïtiens a été motivé notamment par le viol d'un jeune homme par 4 casques bleus uruguayens.

Radio Signal FM : Haïti – Corruption – Administration publique : un directeur poursuivi pour détournement de fonds

Jeudi, 22 Septembre 2011 17:06 Le directeur du bureau régional de l’Office National d’Assurance Vieillesse à Jacmel est le principal suspect dans le détournement des 13 (près de 140 000 dollars américains) millions de gourdes disparues de cette institution. Le directeur général de l’ONA, Jean Alix Boyer entend mettre l’action publique en mouvement afin que la lumière soit faite. Un audit mené dans le bureau de l’ONA à Jacmel a conclu à l’indisponibilité de 13 millions de gourdes du compte de l’institution alors que les reçus de transactions sont disponibles. Certaines de ces transactions suspectes sont effectuées par le directeur général, Ernaude Jeudi lui-même ou par ses proches collaborateurs, a expliqué M. Boyer.

« Des opérations de dépôt ont été effectuées par le directeur Jeudi et ses proches collaborateurs. Les fiches de dépôt sont disponibles et visibles. Mais dans la réalité le montant n’a pas été affiché sur le compte, a expliqué Jean Alix Boyer qui parle de crime financier. Un acte qui ne restera pas impuni », a promis le responsable.

Un employé du bureau de l’ONA à Jacmel est déjà en garde à vue dans le commissariat de la ville dans le cadre de cette affaire.

HPN : Haïti-ONU : Michaëlle Jean pour "un investissement sur les jeunes"

L’ancienne gouverneure générale du Canada et Envoyée spéciale de l’UNESCO en Haïti, Michaëlle Jean, a indiqué que le pays peut beaucoup offrir aux investisseurs qui veulent miser sur une main d’œuvre de la jeunesse haïtienne, a appris Haïti Press Network. "Haïti a tant à offrir aux investisseurs qui veulent miser sur une main d'œuvre jeune et dynamique", a affirmé Michaëlle Jean qui participe actuellement au sommet de l’ONU. Mme Jean a été invitée par le président Martelly à joindre le Comité consultatif sur la croissance économique et l'investissement. Le lancement de ce conseil consultatif sur l’investissement s’est déroulé mardi soir lors d’un diner organisé par le président Martelly avec la participation de plusieurs dignitaires. Selon des indicateurs publiés par l’UNFPA sur la taille de la population au cours de cette année, les jeunes de 10 à 24 ans représentent 32% de la population totale du pays. 

Amnesty International France (Communiqué de presse) : Haïti. Il faut traduire Jean-Claude Duvalier en justice 
Amnesty International exhorte ce jeudi 22 septembre les autorités haïtiennes à déférer à la justice l'ancien président Jean-Claude Duvalier – surnommé « Bébé Doc » – pour les violations des droits humains commises sous son régime entre 1971 et 1986. Cet appel coïncide avec la publication par Amnesty International d'un nouveau rapport contenant des témoignages de détentions arbitraires, de torture, de morts en détention, d'homicides et de disparitions survenus durant les années de présidence de Jean-Claude Duvalier. « Il existe suffisamment d'éléments permettant de poursuivre en justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention arbitraire, de torture, de mort en détention, d'homicide et de disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains s'apparentent à des crimes contre l'humanité, a déclaré Javier Zúñiga, conseiller spécial d'Amnesty International. « Il importe que la nouvelle équipe dirigeante d'Haïti manifeste la volonté politique de respecter ses obligations internationales et d'accomplir son devoir envers toutes les victimes de ces atteintes aux droits humains. » Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti en janvier 2011, après 25 ans d'exil en France. Il a été inculpé par les autorités haïtiennes de détournement et de vol de fonds publics ainsi que de crimes contre l'humanité commis au cours de sa présidence.

Pendant cette période, Amnesty International avait fourni au procureur de Port-au-Prince, le commissaire au gouvernement, des éléments qui établissaient la preuve que des atteintes aux droits humains avaient été commises sous Jean-Claude Duvalier. Ces éléments d'information ont été versés au dossier à l'appui de l'enquête. Entre 1971 et 1986, des dirigeants politiques, des journalistes, des syndicalistes et des personnes soupçonnées d'être des opposants au gouvernement risquaient tout particulièrement d'être victimes de détention arbitraire, de torture, d'homicide à caractère politique et de disparition forcée. Il était courant que des prisonniers politiques meurent en détention, tout comme il était courant qu'ils soient torturés et souffrent de maladies et d'un manque de nourriture et d'installations sanitaires. La justice n'est intervenue que dans les très rares cas qui ont largement attiré l'attention de la communauté internationale, mais le gouvernement de Jean-Claude Duvalier n'a jamais reconnu l'existence de prisonniers politiques.

Augustin Auguste, membre d'un parti d'opposition, aurait été arrêté le 28 janvier 1986 à Port-au-Prince par des membres de la milice armée appelée les « tontons macoutes ». Il a été vu à l'hôpital militaire puis emmené à la prison de Fort Dimanche, où il aurait été tué par balle le 3 février. On ne l'a plus jamais revu, et sa famille n'a jamais reçu aucune explication officielle de ce qui lui est arrivé. Augustin Auguste avait déjà été arrêté auparavant, à plusieurs reprises, en raison de son appartenance au Parti démocrate-chrétien haïtien (PDCH). Il a été l'une des milliers de victimes du régime Duvalier.

Un ancien prisonnier politique a décrit les conditions de détention en janvier 1973 : « Les cellules individuelles ont en général 7 pieds de long, 7 de haut et 3 de large [2 mètres de long, 2 mètres de haut et 1 mètre de large]. Certaines sont des niches où le prisonnier peut rester allongé ou recroquevillé, mais il lui est impossible de s‘y tenir debout. Les cellules collectives de trois mètres par trois, logent parfois jusqu'à 15 prisonniers. On doit dormir à tour de rôle, accroupi ou debout. Il n'existe aucune ouverture pour l'aération de la cellule. La lumière du jour n'y entre pas. Une ampoule de forte intensité y est allumée jour et nuit. Aussi un grand nombre de prisonniers souffrent de la vue. »

« Il est probable que les affaires de violations des droits humains sur lesquelles nous avons rassemblé des informations ne constituent qu'une faible proportion des cas réels survenus pendant que Jean-Claude Duvalier était au pouvoir. Nous ne connaîtrons probablement jamais la véritable étendue de l'horreur, mais le fait de mener des enquêtes en bonne et due forme permettra de faire un grand pas vers la justice, a dit Javier Zúñiga.

« Le gouvernement haïtien actuel, dirigé par le président Michel Martelly, est tenu, aux termes du droit international, de traduire en justice les responsables présumés des crimes contre l'humanité commis pendant les années Duvalier. « L'ouverture d'une enquête pour crimes contre l'humanité après le retour de Jean-Claude Duvalier constitue non seulement la première étape vers une garantie de justice et de réparations pour les victimes de violations des droits humains, mais aussi une occasion historique de commencer la construction d'un État haïtien qui protège et défende, enfin, les droits humains en Haïti », a déclaré Javier Zúñiga.

 LE CANADA
 

MONTREAL-QUEBEC. MANIFESTATION A MONTREAL ET QUEBEC: CONSTRUCTION.
Une manifestation réclamant notamment la tenue d'une enquête publique sur l'industrie de la construction se tient samedi après-midi devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean Charest et devant l'Assemblée nationale à Québec.

À Montréal, quelques centaines de personnes ont répondu à l'appel. Parmi elles, on a notamment reconnu Françoise David et le député Amir Khadir, de Québec solidaire, les députés indépendants Lisette Lapointe, Louise Beaudoin et Pierre Curzi, le député Bernard Drainville, du Parti québécois, ainsi que des personnalités comme le chanteur et comédien Dan Bigras.

À Québec, toutefois, une dizaine de personnes seulement, la plupart des employés gouvernementaux, se sont regroupées devant l'édifice du Parlement. L'appel à la mobilisation avait été lancé par le « Mouvement du 24 septembre », un collectif citoyen qui s'est formé sur les réseaux sociaux à la suite de la publication du rapport Duchesneau et qui se dit non partisan.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avaient aussi annoncé leur intention de prendre part à la manifestation. En tout, quelque 1300 citoyens avaient confirmé leur présence sur Facebook, mais cet engagement ne semblait pas se manifester de manière concrète en milieu d'après-midi. Le « Mouvement du 24 septembre » dénonce « l'incapacité des élites politiques à régler les problèmes importants et urgents depuis plusieurs années », peut-on lire dans un communiqué. Outre la tenue d'une enquête publique sur l'industrie de la construction, le groupe exige la démission du premier ministre Jean Charest et le déclenchement d'élections générales dans la foulée. Quant aux manifestants de Québec, ils dénoncent aussi le manque de financement des programmes sociaux et le recours du gouvernement à la sous-traitance.

EUROPE

PARIS. TRISTANE BARON JOUE LE ROLE DE PORTE-PAROLE DES VICTIMES D'AGRESSION.
Tristane Banon s'en est pris à l'attitude de la France envers les victimes d’agression sexuelle lors d'un rassemblement de soutien samedi 24 septembre 2011 à Paris. Un rassemblement de soutien à Tristane Banon a eu lieu samedi 24 septembre à Paris. La jeune femme, qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'une tentative de viol commise en 2003, a dit attendre avec impatience la confrontation judiciaire avec DSK programmée la semaine prochaine. Elle a également fustigé la façon dont la France traitait les victimes d’agression sexuelle.

BRUXELLES. FORMATION D'UN PROCHAIN GOUVERNEMENT  
Le pays est toujours sans gouvernement quinze mois après les élections législatives. Ce gouvernement tant attendu pourrait finalement voir le jour prochainement. Un accord a en effet été conclu ce samedi 24 septembre 2011 après une longue nuit de négociations sur l'un des principaux points d'achoppement jusque-là : la réforme du financement des régions. Les partis flamands et francophones se disent très satisfaits de l’accord obtenu après dix-huit heures de négociations.

D’un côté, ils donnent une plus grande autonomie aux régions comme le réclame la communauté flamande. De l’autre, la communauté francophone maintient l’assise d’un Etat fédéral. Dans le détail, les régions pourront désormais lever elles-mêmes une partie de l’impôt sur le revenu. La Flandre obtient donc une certaine autonomie fiscale, une autonomie toutefois très encadrée afin de ne pas créer une trop grande concurrence entre les régions comme le souhaitent les francophones.

L’autre point important concerne Bruxelles. La région bruxelloise, en grande difficulté financière, recevra de nouveaux moyens. En 2015, elle touchera ainsi 461 millions d’euros, contre 134 millions prévus l’année prochaine. Si cet accord marque un grand pas, il ne sonne cependant pas la fin de la crise politique. Les huit partis présents à la table des négociations doivent encore définir quelles compétences supplémentaires seront transférées aux régions. Ils devront ensuite s’accorder sur le programme socio-économique du prochain gouvernement

AFRIQUE.

ZAMBIE. NOUVEAU PRESIDENT: LEADER DE L'OPPOSITION.
La Zambie s'apprête à connaître l'alternance pour la deuxième fois de son histoire depuis l'indépendance en 1964. Michael Sata, le chef de l'opposition, qui a remporté la présidentielle, organisée le 20 septembre 2011, a prêté serment aujourd'hui devant la Cour suprême. Il a promis de lutter contre la misère et de mieux redistribuer les ressources tirés des mines de cuivre du pays. Selon la commission électorale, Michael Sata du Front patriotique (FP) a recueilli 43% des suffrages contre 36% pour le président sortant Rupiah Banda, après le dépouillement des bulletins de vote dans 143 des 150 circonscriptions du pays.

Rupiah Banda a prononcé un discours d'adieu ce matin, reconnaissant les résultats de l'élection tombés tard dans la nuit de jeudi à vendredi. « Nous sommes un parti démocratique et nous ne connaissons pas d'autres voies », a déclaré l'ancien président, dont le parti, le Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD) gouverne la Zambie depuis 20 ans. Vieux routier de la politique, son rival, Michael Sata surnommé le « roi Cobra », se présentait pour la quatrième fois à la magistrature suprême.

Michael Sata, principal opposant au président sortant a fait de la lutte contre la pauvreté le coeur de son combat électoral (64 % de Zambiens vivant toujours avec moins de 2 dollars par jour). Âgé de 74 ans comme son adversaire, le président sortant Rupiah Banda, Michael Satal assure être capable de transformer le pays en trois mois. Il a, durant la campagne, critiqué vigoureusement son adversaire l'accusant notamment de corruption et d'avoir laissé les investisseurs étrangers faire main basse sur le cuivre, la principale richesse du pays.

Il a promis une meilleure répartition des ressources et des règles plus strictes en matière de législation du travail. Il a aussi adopté dans les premiers temps de sa campagne un ton résolument antichinois, même si son parti, le FP, promet aujourd'hui qu'il travaillera avec les Chinois qui sont omniprésents dans le pays, surtout dans le secteur minier. La Zambie est au 2e rang mondial pour la production de cobalt, et au 7e rang pour la production de cuivre.

L'attente des résultats s'est déroulée dans une ambiance extrêmement tendue. Hier jeudi des émeutes ont éclaté dans le centre-nord de la Zambie, faisant deux morts selon la police. Mais ces incidents n'ont pas compromis le vote. En 2008, lors d'un scrutin organisé peu après le décès brutal du président Levy Mwanawasa, Rupiah Banda, alors vice-président sortant, avait battu Michael Sata par un écart de deux points. Un résultat qui avait été violemment contesté à l'époque.

 SOMALIE. EXPLOSION DANS L'ENCEINTE DE DEMINAGE DE L'ONU.
 Une personne a été tuée ce samedi 24 septembre 2011 à Mogadiscio après une puissante explosion survenue dans les locaux de Mine Action, l'agence de déminage des Nations unies. D’après les premiers éléments de l’enquête, il s’agit d’une explosion accidentelle et non d’un attentat dirigé contre l’ONU.

NIGER. CRAINTE D'UNE DESTABILISATION DE LA REGION SAHELIENNE.
 Dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York vendredi 23 septembre 2011, Mahamadou Issoufou, le président du Niger a attiré l'attention sur la crise en Libye qui risque, selon lui, de « déstabiliser toute la sous-région ». Mahamadou Issoufou appelle au règlement de ce conflit au plus vite. Mahamadou Issoufou, président du Niger Des dépôts d’armes ont été pillés en Libye. Ces armes sont aujourd’hui disséminées dans toute la zone sahélo-saharienne, avec le risque d’échouer entre des mains des terroristes…Les risques de déstabilisation de toute la sous-région dont certains des pays connaissent des rebellions récurrentes ne devant pas être sous-estimés, nous souhaitons une sortie rapide de la crise qui a sur le Niger des conséquences non seulement sécuritaires, mais aussi économiques et sociales...

 

 


 

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P-AU-P. HAITI. GARRY CONILLE A LA CHAMBRE DES DEPUTES: 89 SUR 89. VOTE DE RECORD.  
Après ce vote record ayant évacué tout débat contradictoire sur les questions de fond, fort de sa note parfaite, le Premier ministre désigné devrait passer avec succès et peut-être autant de facilité l’épreuve du Sénat ; les Députés reconnaissent le statut de diplomate au fonctionnaire international et justifient le fait qu’il ne soit pas détenteur de la carte d’identification nationale Publié le vendredi 16 septembre 2011 La Chambre des Députés a ratifié vendredi après-midi par 89 voix pour, 0 contre et 0 abstention la désignation du Dr Garry Conille au poste de Premier ministre, lors d’une séance plénière très expéditive qui réunissait 90 élus. Conformément aux règlements intérieurs, seul le président de l’assemblée, Sorel Jacinthe, n’a pas voté.

Après cette première étape du processus franchie au pas de charge, celui qui fait désormais figure de plus en plus comme le successeur probable du chef du gouvernement sortant, Jean-Max Bellerive, doit soumettre ses pièces, dès la semaine prochaine, à l’examen du Sénat où il a toutes les chances d’obtenir également un vote favorable. En un temps record, sans le moindre débat contradictoire, les parlemenataires ont approuvé à l’unanimité le rapport de la commission spéciale ayant recommandé la ratification du choix du haut fonctionnaire onusien après l’analyse de son dossier. Dans les conclusions du rapport, les commissaires ont développé un argumentaire juridique qui leur a permis d’accorder le statut de diplomate et les privilèges du principe de l’extraterritorialité à Garry Conille dont le dossier ne répondait pas, apparemment, à certaines exigences constitutionnelles.

Selon l’article 157 de la charte fondamentale, pour être éligible, tout candidat à la Primature doit avoir cinq années consécutives de résidence en Haïti. Autre écueil rapidement contourné par une habile stratégie d’évitement, l’absence de la carte d’identification nationale (CIN) dans les 26 pièces versées par l’intéressé qui n’a fourni qu’un certificat retiré, ce mois-ci à l’ONI, en lieu et place dudit document.

"S’il est constaté l’absence de la carte d’identification nationale au dossier du Premier ministre désigné, il n’en demeure pas moins que ce défaut de formalité est couvert par un certificat délivré par l’Office national d’identification (ONI) en date du 7 septembre 2011 attestant que M. Garry Conille a produit une demande d’inscription au registre national d’inscription", soutient le rapport ajoutant "Il ne lui sera pas possible de générer rapidement le numéro d’identification nationale en raison des difficultés d’ordre technique au niveau du système de comparaison des empreintes". Jugeant le candidat apte à exercer ses droits civils et politiques, la commission affirme qu’il "ne saurait être responsable de la défaillance des institutions de l’Etat.

Enfin, le titre de propriété soumis par le Premier ministre désigné concerne un terrain situé au morne l’Hôpital, aire protégée et principal bassin versant de Port-au-Prince. Agé de 45 ans, Garry Conille vient tout juste de cesser temporairement d’exercer ses fonctions de coordonnateur résident du PNUD au Niger après avoir été le chef de cabinet de l’ex-Président américain Bill Clinton, co-président de la commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). Il pourrait former le premier gouvernement de l’ère Martelly après les échecs successifs de l’entrepeneur Daniel Rouzier et de l’ancien ministre de la justice, Bernard Gousse, dont le choix avait été rejeté par le Parlement faute d’accord politique avec le chef de l’Etat resté alors sur la corde raide.

Au pouvoir depuis maintenant quatre mois, Michel Martelly, dont la campagne électorale débordait de promesses mirobolantes, commence à faire face à des revendications sociales potentiellement génératrices de crises, une économie en récession et l’impatience d’une population à bout de souffle, plus d’un an et demi après le séisme de 2010 ayant notamment dévasté Port-au-Prince

HAITI-PREMIER MINISTRE. GARRY CONILLE APPROUVÉ PAR LES DÉPUTÉS 89 SUR 89.
Garry Conille remporte la première manche à la chambre des députés ce Vendredi. En effet, La chambre des députés a ratifié ce  le choix de Garry Conille comme premier ministre désigné. 89 parlementaires sur 89 présents ont voté en faveur de Mr.Conille. Lors de cette séance plénière, la commission qui a été chargée d'étudier, le dossier de Monsieur Conille avait présenté un rapport favorable à ce dernier. Après son succès au niveau de la chambre basse, Garry Conille doit se présenter au Senat de la république en vue de sa ratification. Si les sénateurs lui accordent un vote favorable,  il aura à présenter la déclaration de sa politique générale lors d'une séance en assemblée nationale. Dans le cas où monsieur Conille échouerait au grand corps, les procédures devront recommencer, le président de la République, Michel Martelly aura à choisir un autre premier ministre. Le président de l'assemblée nationale Rodolphe Joasil avait annoncé cette semaine que le sénat pourrait statuer sur le dossier de Garry Conille dès mardi prochain.

LE CANADA

 QUEBEC. 3000 MEDECINS EN GREVE 
Les quelque 3000 médecins résidents du Québec ont déclenché une grève générale illimitée samedi matin. Malgré ce débrayage, les négociations se poursuivent avec le gouvernement. L'attachée de presse de la Fédération des médecins résidents, Johanne Carrier, a expliqué à la Presse Canadienne que 90 % des services seront assurés, conformément à la Loi sur les services essentiels. Les facultés de médecine craignent par ailleurs que les stages des étudiants soient perturbés. Les médecins résidents exigent notamment un rattrapage salarial sur leurs collègues des autres provinces. Ils veulent aussi faire passer leurs tours de garde obligatoires de 24 à 16 heures.

MONTREAL. SOMMATION A CHAREST DE DEMISSIONNER .
Les partis d'opposition ont tous réagi avec virulence aux propos tenus par le premier ministre Jean Charest lors de sa conférence de presse sur le rapport de l'Unité anticollusion. Non seulement les dirigeants péquiste, adéquiste et solidaires ont-ils répété leur appel pour la tenue d'une commission d'enquête sur le milieu de la construction, certains ont même réclamé le départ du premier ministre. Se disant « profondément dégoutée » par l'attitude du premier ministre, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a d'ailleurs jugé que Jean Charest devait quitter ses fonctions. On va arrêter de se faire des cachettes. Il protège le Parti libéral. Et en protégeant le Parti libéral, M. Charest protège la mafia et protège le crime organisé. Je suis profondément dégoûtée de l'attitude du premier ministre du Québec. — Pauline Marois

Si elle était aux États-Unis, poursuit Mme Marois, elle entamerait une procédure de destitution contre le premier ministre afin de le démettre de ses fonctions. Cette procédure, si elle existait dans le système politique québécois, entraînerait la destitution de M. Charest « d'ici quelques semaines », estime-elle. La chef de l'opposition officielle se dit « outrée » que le premier ministre décide de ne rien changer aux pratiques actuelles alors que, de son propre aveu, il n'a pas pris la peine de lire le rapport en entier. Il me semble que la décence aurait exigé qu'il lise le rapport avant de dire « Je ne change rien. Je continue comme avant. » Or, c'est très grave ce qui est dévoilé dans le rapport. — Pauline Marois

Elle juge qu'un chef d'État responsable, confronté comme maintenant à une population unanime en faveur d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction, devrait écouter les citoyens. Elle invite d'ailleurs les députés libéraux à « cesser d'être les complices du premier ministre » et à réclamer, eux aussi, une commission d'enquête publique. Mme Marois, qui rappelle que son parti n'a pas cessé de talonner le gouvernement sur des cas litigieux depuis deux ans, réitère sa promesse d'instaurer une commission d'enquête dans les 100 premiers jours d'un éventuel gouvernement du Parti québécois. Elle ajoute qu'une telle commission n'hésiterait pas à se pencher sur les actions du précédent gouvernement péquiste et que quiconque aurait commis des gestes répréhensibles serait sanctionné.

Québec solidaire appelle à la suspension des grands chantiers Les codirigeants de Québec solidaire réitèrent eux aussi leur appel à la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. En entrevue à Radio-Canada, Françoise David a qualifié la conférence de presse de Jean Charest « d'insulte à l'intelligence », alors qu'il aurait dû reconnaître la gravité de la situation. Amir Khadir a pour sa part annoncé que son parti demanderait, dès la rentrée parlementaire, la suspension des grands chantiers comme ceux de l'échangeur Turcot et la mise sur pied d'un comité parlementaire pour réexaminer les coûts.

Au premier ministre, qui soutient que jamais gouvernement n'a fait autant dans l'histoire récente, Mme David réplique que « jamais aucun gouvernement dans l'histoire récente n'a autant nourri la corruption ». Le premier ministre, estime Québec solidaire, doit démissionner, voire déclencher des élections, s'il persiste dans son refus d'une commission. La formation politique de gauche appelle entre-temps la population à se mobiliser de toutes les façons possibles.

NATIONS UNIES. MAHMOUD ABBAS POUR UN ETAT PALESTINIEN A L'ONU.
 
Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vendredi qu'il présenterait la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU pour qu'elle soit soumise au Conseil de sécurité, une option catégoriquement combattue par les Etats-Unis. Le président palestinian Mahmoud Abbas s'exprime dans un discours télévisé le 16 septembre 2011 à Ramallah. Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vendredi qu'il présenterait la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU pour qu'elle soit soumise au Conseil de sécurité, une option catégoriquement combattue par les Etats-Unis.

Israël a rejeté sans surprise cette annonce, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu déclarant dans un bref communiqué que "la paix ne s'obtiendra pas par une démarche unilatérale à l'ONU". Les Etats-Unis, qui ont promis d'opposer leur veto au Conseil de sécurité, ont réaffirmé leur opposition au projet palestinien. "Tout mouvement à New York dans ce sens serait contre-productif vis-à-vis de la vraie priorité, qui est une négociation directe entre les parties", selon le département d'Etat.

"Nous allons au Conseil de sécurité", a déclaré M. Abbas devant la direction palestinienne à Ramallah en Cisjordanie. "Après mon discours (devant l'Assemblée générale le 23 septembre), je présenterai la demande d'adhésion au secrétaire général afin qu'il la transmette au président du Conseil de sécurité".

"Notre option est le Conseil de sécurité", a-t-il insisté, adressant ainsi une fin de non-recevoir aux demandes des émissaires américains, de l'Union européenne et du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE, ONU) qui se sont succédé pour le dissuader d'emprunter cette voie.

"C'est notre droit légitime de demander l'adhésion à part entière de l'Etat de Palestine à l'ONU", a-t-il dit, assurant vouloir ainsi "mettre fin à une injustice historique en accédant à l'indépendance comme tous les autres peuples de la Terre, dans un Etat palestinien sur les lignes du 4 juin 1967".

"Après cela, nous pourrons revenir aux négociations sur des bases claires approuvées par tous sur les questions de statut final: Jérusalem, les réfugiés, l'eau, la sécurité et les colonies et nos valeureux prisonniers", a expliqué M. Abbas.

"Nous n'allons pas à l'ONU pour isoler ou délégitimer Israël mais l'occupation israélienne", a-t-il assuré. "Il n'y a pas de plus grand intérêt palestinien que l'unité nationale et la fin de la division", a-t-il ajouté, en référence au processus de réconciliation avec le Hamas, qui contrôle Gaza. Sami Abou Zouhri, un porte-parole du Hamas à Gaza, a cependant critiqué la démarche de M. Abbas, la qualifiant de "solitaire". Elle "comporte de nombreux risques et peut constituer une violation des droits nationaux comme le droit au retour, notre droit à la résistance et à l'autodétermination", a-t-il dit en allusion aux craintes que l'avènement d'un Etat ne mette en péril les droits des réfugiés hors des territoires palestiniens.

Alors que se profile une confrontation à l'ONU, le président américain Barack Obama doit rencontrer le Premier ministre israélien la semaine prochaine à New York. M. Netanyahu devrait s'adresser à l'Assemblée générale vendredi, le même jour que M. Abbas, a indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental. Auparavant, une réunion du Quartette est prévue dimanche à New York. Israël et les Etats-Unis s'opposent à la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine, arguant que la paix ne peut être le résultat que d'un retour à des négociations directes totalement gelées depuis un an.

Les Palestiniens estiment au contraire que cette accession au statut d'Etat permettrait de refonder les négociations de paix sur de meilleures bases en corrigeant le déséquilibre des forces avec Israël. La France, qui n'a toujours pas dit si elle soutiendrait ou non la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU, s'est bornée à prendre note de l'annonce de M. Abbas, alors que les pays de l'Union européenne sont divisés sur le sujet. Le Premier ministre Stephen Harper, connu pour son soutien inébranlable à Israël, a quant à lui dit que son pays s'opposerait au projet palestinien.

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P-AU-P. HAITI. POINT DE PRESSE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT MARTELLY.
 Le porte-parole du président Joseph Michel Martelly, Joseph Lucien Jurat, a reconnu mercredi les difficultés qui caractérisent les 4 premiers mois de pouvoir du chef de l’état et dit espérer qu’une issue sera bientôt trouvée au blocage politique auquel le pays est confronté.

M. Jurat qui donnait son premier point de presse depuis son investiture la semaine dernière, a fait savoir que la présidence est satisfaite de l’atmosphère de cordialité entre l’exécutif et le parlement, dans le cadre du processus de ratification du troisième premier ministre désigné, le Dr Garry Conille. " "La mise en place d’un gouvernement fonctionnel est la condition sine qua non à la réalisation des promesses de campagne de Michel Martelly", a-t-il fait savoir, reconnaissant que la population vit dans des conditions assez difficiles.

Le porte-parole du chef de l’état a salué le travail de la commission chargée d’analyser les pièces du premier ministre désigné et dit espérer qu’un pas gigantesque « sera franchi d’ici la fin de cette semaine » dans ce dossier. Il a fait état du sentiment de confiance éprouvée par la présidence, en évoquant ce qu’il considère comme la bonne volonté des parlementaires à travailler pour le bien du pays.

Entretemps, la présidence a annoncé officiellement certains changements dans l’administration publique. M Jurat a fait savoir que les noms des nouveaux directeurs généraux du Conseil National des Télécommunications (CONATEL), de l’Office National d’Aviation civile (OFNAC), du Centre National des Equipements (CNE) et du Service Métropolitain de Collecte de Résidus Solides ont déjà été publiés dans le journal officiel Le Moniteur. Ce sont respectivement Jean Marie Guillaume, Yves Germain, Jean Marc Flambert et Donald Paraison. M. Jurat a mis en avant des critères tels la compétence et l’honnêteté qu'il dit avoir guidé le chef de l’état dans le choix de ces nouveaux fonctionnaires. Il a aussi rappelé que le président a récemment procédé à la nomination des délégués départementaux et assure que ces changements sont motivés par le souci de bien faire, loin du principe traditionnel du « ôte toi que je m’y mette ».

P-AU-P . MANIFESTATION CONTRE LA PRESENCE DE LA MINUSTAH. 
Des agents du Corps d'Intervention et de Maintien d'Ordre (CIMO) ont dispersé mercredi à coups de matraque et de gaz lacrymogènes, une manifestation d'une groupe d'organisations de la société civile et du secteur etudiant pour réclamer le départ des casques bleus du pays. Les manifestants lançaient sur leur parcours des slogans hostiles à la mission onusienne et accusaient les casques bleus d'être responsables de beaucoup de malheurs qui frappent le pays notamment l'épidémie de choléra.

Arrivés dans l'aire du Champ-de-Mars qui abrite un vaste camps de réfugiés, mais où les protestataires avaient été interdits d'accès, non loin du palais presidentiel, les agents de la police ont recouru à l'usage de matraques et de gaz lacrymo pour les disperser. Ils ont en retour essuyé des jets de pierre lancés par les manifestants, une ambiance explosive a alors régné dans la zone. Plusieurs personnes ont été blessées par la police dont deux journalistes: David François de Canal 11 et Lerette Johanne de radio Scoop FM Les manifestants ont quand même affirmé leur détermination d'aller jusqu'au bout de leur combat contre la presence en Haïti ds casques bleus.

"Ce sont eux qui ont introduit le choléra dans le pays, il violent nos filles et nos garcons, se livrent à des actes de pédophilie et ils volent aussi, c'est un bilan nettement négatif qu'on peut dresser de la présence de la Minustah dans le pays, ont scandé des manifestants. D'autres ont fait savoir que c'est une force de destabilisation qui n'a plus sa place dans le pays, tout en appelant les différents secteurs de la société à rejoindre la lutte en faveur du départ de la Minustah. Ils ont demandé au president Michel Martelly de faire un choix entre la Minustah et la population

Hervé Saintilus, l'un des chefs de file du mouvement, a lancé un appel à tous ceux qui sont conscients du fait que la Minustah n'a plus sa place dans le pays à rejoindre les rangs de la protestation. Il a dénoncé le comportement des agents de la Police Nationale d'Haiti (PNH) qui, dénonce-t-il, ont fait un usage abusif de gaz lacrymogenes dans un espace occupé par des sans-abris, notamment des femmes enceintes et des enfants. Les sinistrés ont également été très critiques vis-a-vis des policiers. Certains d'entre eux estiment que l'usage abusif de gaz lacrymogenes peut avoir de graves conséquences sur la santé des personnes vivant sous les tentes.

Le porte-parole du chef de l'Etat Lucien Jurat, a confirmé que la Présidence avait recommandé que la manifestation ne passe pas au Champ-de-Mars, cela, dit-il, dans un souci de préserver les vies et les biens des victimes du 12 janvier qui y vivent.

Il y a toujours des risques de dérapage durant les manifestations et nous savons ce que cela représente pour les personnes qui vivent dans les camps. Voila pourquoi, il était prévu que la manifestation évite l'aire du champ-de-Mars", a dit Lucien Jurat, qui reconnait cependant que tout citoyen a le droit de manifester mais dans un cadre légal bien défini.

Pour ce qui est du départ des casques bleus que ne cessent de réclamer différentes organisations de la société civile, Lucien Jurat a fait savoir que c'est une volonté exprimée par M. Martelly depuis qu'il était en campagne. Il a toujours dit que les soldats onusiens ne doivent pas rester indéfiniment au pays, mais il ajoute que cela doit se faire de manière ordonnée et organisée.

Lucien Jurat a dit également reconaitre que, pour tout haitien, la présence de soldats étangers sur le sol national constitue un affront à l'orgeuil national. Il a aussi précisé que pour arriver au départ de la Minustah, il faut avoir dans le pays, une force nationale de défense, rappelant que, malgré les efforts consentis par la PNH, ces agents éprouvent des difficultés a faire leur travail.

Parallèlement, des anciens soldats des ex-Forces Armées d'Haiti (FAd'H) ont paradé mercredi a Port-au-Prince en tenue militaire en vue d'exiger la remobilisation de l'armée. Ils ont rappelé que le chef de l'Etat avait promis, durant sa campagne, qu'il allait travailler à la mise sur pied d'une force de défense nationale dans la perspective d'un départ des soldats onusiens.

Des soldats des anciennes forces armées dont feu Ravix Rémicinthe, avaient fait une douloureuse expérience sur la qiuetion du retour de l'Armée d'Haïti, promesse qui leur avait été faite lors des mouvements violents anti-Aristide de 2004..

Au lieu de la remoblisation de l'Armée, Ravix et d'autres anciens militaires qui comencaient à devenir embarrassants, ont plutôt été expédiés ad patres dans des circonstance aujourd'hui encore confuses, sous le régime intérimaire de Gérard Latortue.

Autre manifestation ce mercredi a Port-au-Prince. Celle-là a été organiséepar des membres de la BMJM (Base de Michel Joseph Martelly) qui avaient gagné les rues pour exiger leur part du gateau national. Ils ont demandé leur intégration dans l'administration publique, notamment au niveau des délégations départementales.

Le coordonateur de la BMJM, Sauveur Gay, a justifié ce mouvement par le fait que les membres de la base, aurait pris une part active à la campagne electorale de Michel Martelly. Les manifestants, qui étaient quelques dizaines, exhibaient pour la plupart, un bagde a l'effigie de Michel Martelly.

 P-AU-P. HOSTILITE VIS A VIS DES CASQUES BLEUS DE L'ONU EN HAITI.
 L'hostilité vis-à-vis de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haïti ( MINUSTAH) se renforce à environ un mois de la fin de son mandat le 15 octobre.

Dejà très contestée depuis l'éclatement de l'épidémie de choléra en Haïti dont le contingent népalais est accusé de responsabilité, la mission onusienne fait face depuis 2 semaines à une salve de critiques et à des manifestations pour réclamer son depart, suite au viol par 5 soldats uruguayens d'un jeune garçon de 18 ans, dans la commune de Port-Salut (sud).

Lors d'une manifestation mardi à Port-au-Prince pour réclamer la publication de loi sur les frais scolaires, les participants ont exigé le départ des casques bleus accusés de viol, pédophilie et d'autres formes de violence. Pour eux, les déclarations concernant une diminution de 15% de l'effectif de la force onusienne et un retrait progressif, à partir de 2012, ne vise qu'à faire de la diversion.

Cependant, le président Michel Martelly tente de rassurer et de calmer le jeu. " Il ne faut pas prendre tous les soldats uruguayens ou de la MINUSTAH pour des violeurs, a-t-l lancé lundi lors d'une réunion avec le No 2 de la MINUSTAH et le premier ministre designé. Il a promis qu'une fois ratifié, Garry Conille se penchera avec celérite sur la question du retrait de la MINUSTAH.

Michel Martelly a declaré toutefois comprendre les frustrations de la populaion suite aux violences sexuelles exercées contre le jeune Johnny Jean. Il en serait tellement conscient qu'il dit avoir personnelement "supporté" la manifestation organisée la semaine dernière à Port-Salut contre les Uruguayens. Pour l'instant, les 5 violeurs seraient toujours en Haïti, plus précisément en isolement à Port-au-Prince. Et les membres du contingent uruguayens se trouvent tojours à Port-Salut, même s'ils sont moins visibles, dans les rues et sur la plage de Pointe-Sable, en tenue légère, à draguer les jeunes filles et jeunes garçon, a fait savoir le responsable d'une organisation locale, Ernso Valentin.

Une manifestation composée en grande partie d'etudiants pour réclamer le retrait des casques bleus, a éte violemment dispersée par la police. Des journalistes ont reçu de mauvais traitements de la part d'agents de la police nationale qui avait interdit toute manifestation dans l'aire du Champ-de-Mars non loin du palais presidentiel. Des manifetants sont egalement accuses de s'être livrés à des lancers de jets de pierres. Entre temps, les représentants de la Faculté des Sciences humaines au Conseil de l'Université d'Etat reclament le début du retrait des casques bleus dans les 90 jours.

-AMNISTIE INTERNATIONALE ET SES PREOCCUPATIONS FACE AU VIOL COMMIS PAR LES URUGUAYENS.
Amnistie Internationale préoccupée par le viol collectif commis par des militaires uruguayens sur un jeune haïtien: le gouvernement uruguayen pressé de favoriser des enquêtes impartiales et indépendantes

L'organisation de droits humains, Amnistie Internationale a exprimé mecredi ses préoccupations face au viol collectif commis par des militaires uruguayens de la Minustah sur un adolescent haïtien, à Port Salut La Minustah a été déployée en Haïti en vue, entre autres, de protéger la population civile en proie à la violence physique, appuyer les institutions et organisations haïtiennes dans leurs efforts de promotion et de protection des droits humains.

"La commission d’actes comme celui impliquant les casques bleus uruguayens porte atteinte non seulement a la dignité humaine mais est contraire aux règles des droits humains en vigueur en Uruguay, contraire aux engagements pris par ce pays en envoyant ses troupes en Haïti", a souligné Amnistie internationale. Elle a fait savoir que c’est en période de crise, en situation d’urgence que les droits humains sont le plus vulnérables.

"C’est aussi dans ces circonstances que tous les acteurs y compris les casques bleus doivent redoubler d’efforts pour empêcher les violations des droits humains et garantir le respect de ces droits tels que le requièrent les institutions internationales œuvrant dans ce domaine, souligne encore Amnistie.

D’autre part, a-t-elle fait remarquer les acteurs impliqués dans la distribution de l’aide alimentaire doivent intégrer dans leur programme, la prévention de toutes les formes de violence, en particulier, la violence sexuelle et les réponses à y apporter. Les fonctionnaires et tout autre employé opérant pour le compte des nations unies doivent éviter à tout moment de commettre des actes s’apparentant à l’exploitation ou à des abus sexuels, à des activités sexuelles avec des personnes de moins de 18 ans en échange d’argent, d’emploi, de biens ou services.

Amnistie Internationale souligne qu'il est interdit aux soldats des nations unies de porter atteinte à la dignité physique, sexuelle ou psychologique de la population locale, spécialement les femmes et les enfants. Elle appelle les autorités uruguayennes à faciliter l’ouverture d’enquêtes indépendantes, impartiales et exhaustives nécessaires pour faire le jour sur cette affaire.

"S’il est prouvé que le jeune Johnny Jean a été violé par des casques bleus uruguayens, le gouvernement uruguayen doit s’assurer que les auteurs du viol répondent de leurs actes devant un tribunal. Une fois le viol confirmé et les responsabilités établies, l’état uruguayen doit s'assurer que la victime reçoive un dédommagement pour les préjudices subis, termine Amnistie Internationale.

NATIONS UNIES, NY. HAÏTI: LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DÉCRIT DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ UNE SITUATION « CALME MAIS FRAGILE »

Le Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), M. Mariano Fernández, a affirmé, ce matin devant le Conseil de sécurité, que la situation dans le pays demeurait « calme mais fragile », nécessitant ainsi la poursuite de l’« indispensable appui » dont a besoin Haïti la part de la communauté internationale.

Haïti se trouve à une « croisée des chemins », a déclaré M. Fernández, qui présentait au Conseil le rapport du Secrétaire général sur la Mission. « Des reculs pourraient provoquer une nouvelle crise », a-t-il prévenu.

Dans son rapport, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, recommande au Conseil de sécurité de proroger d’un an, jusqu’au 15 octobre 2012, le mandat de la MINUSTAH, compte tenu du retrait partiel proposé des renforts envoyés à la Mission après le séisme qui a frappé Haïti au début de l’année.

« Avec leur réduction, écrit-il, la Mission fera porter ses efforts sur l’appui au processus politique et à la consolidation de l’autorité de l’État, ainsi que sur le renforcement des capacités et de la responsabilisation des institutions de l’État haïtien. »

Au cours de son exposé, le Représentant spécial a expliqué que, pour la première fois dans son histoire, Haïti avait connu une passation pacifique des pouvoirs entre un président démocratiquement élu et un autre issu de l’opposition. M. Fernández a néanmoins souligné que l’impasse politique actuelle entre le Président et le Parlement, qui pose un obstacle à la nomination d’un premier ministre, risquait de saper les progrès politiques accomplis et d’aggraver l’état de la sécurité, ainsi que de constituer un obstacle majeur à l’accomplissement des tâches dont est chargée la MINUSTAH.

Le Représentant spécial a également indiqué que le pays continuait de faire face à d’importantes difficultés sur le plan humanitaire et qu’un grand nombre de personnes déplacées dépendent toujours de l’aide qui leur est fournie pour survivre. En juin 2011, a-t-il précisé, environ 634 000 personnes déplacées vivaient dans 1 001 sites d’hébergement.

M. Fernández a par ailleurs fait le point des activités de la MINUSTAH au cours de la période à l’examen, abordant notamment les domaines de l’appui aux élections et au processus politique, l’appui aux institutions publiques, les affaires militaires et de police, la protection des groupes vulnérables, la lutte contre la violence militaire, le renforcement des capacités en matière d’état de droit, la justice, le système pénitentiaire, ou encore, les droits de l’homme.

Les délégations qui ont pris part au débat ont appuyé les recommandations du Secrétaire général en faveur d’un renouvellement du mandat de la MINUSTAH et d’un retrait partiel de ses renforts militaires et policiers consécutifs au séisme.

Le représentant d’Haïti a estimé qu’un retrait brutal de la MINUSTAH serait contreproductif et créerait un « vide incalculable, surtout que les conditions propices à l’investissement massif et au développement durable ne sont pas encore totalement réunies ». « S’agissant du maintien de la paix, il faut adapter la présence des Nations Unies en Haïti en fonction des besoins existant sur le terrain », a jugé son homologue du Canada.

La délégation du Brésil a appuyé pour sa part le renouvellement du mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti en estimant que la création d’emplois demeurait la question la plus urgente. La représentante du Brésil a souhaité une vision plus stratégique des efforts de reconstruction et une mise en œuvre plus expéditive des projets approuvés.

De même, les délégués, s’ils se sont réjouis de la passation pacifique des pouvoirs qui a eu lieu à l’issue de l’élection présidentielle, ont appelé les autorités politiques du pays à faire tout ce qui en leur pouvoir pour sortir Haïti de l’impasse actuelle liée à l’absence de premier ministre et de gouvernement. « La communauté internationale a besoin de stabilité politique et d’un gouvernement en place en Haïti pour poursuivre son effort en faveur de la stabilisation et de la démocratie », a ainsi observé le représentant de la France.

Au nom du Groupe des Amis d’Haïti, l’Uruguay a jugé indispensable de promouvoir l’état de droit, de renforcer les institutions haïtiennes, et de réaffirmer la responsabilité qu’a la MINUSTAH d’appuyer l’État haïtien dans les domaines du droit, de la bonne gouvernance, de l’extension de l’autorité de l’État et de la protection des droits de l’homme, conformément à son mandat.

À titre national, le représentant de l’Uruguay a exprimé la « honte profonde » ressentie par son gouvernement et son peuple à l’égard de la mauvaise conduite et des abus sexuels dont se seraient rendus coupables cinq membres du contingent uruguayen à Port-Salut.

LA QUESTION CONCERNANT HAÏTI

Rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti ( S/2001/540 )

Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, rend compte, dans ce rapport, des principaux événements survenus entre le 24 mars 2011, date de la parution de son rapport précédent sur Haïti (S/2011/183), et le 31 août 2011, tout en décrivant les activités de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Le Secrétaire général recommande au Conseil de sécurité de proroger d’un an, jusqu’au 15 octobre 2012, le mandat de la MINUSTAH, compte tenu du retrait partiel proposé des renforts envoyés à la Mission après le séisme. Avec leur réduction, la Mission fera porter ses efforts sur l’appui au processus politique et à la consolidation de l’autorité de l’État ainsi que sur le renforcement des capacités et de la responsabilisation des institutions d’État, écrit-il.

Depuis le tragique séisme du 12 janvier 2010, Haïti a fait d’énormes progrès, constate le Secrétaire général. Haïti a connu pour la première fois de son histoire la passation pacifique des pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre appartenant à l’opposition, souligne-t-il, précisant qu’à l’issue de sa victoire au second tour de l’élection présidentielle qui a eu lieu le 20 mars 2011, M. Michel Joseph Martelly a prêté serment en tant que successeur de René Préval le 14 mai 2011.

M. Ban dit cependant qu’il s’inquiète encore de ce que la formation du gouvernement marque le pas et de ce que les pouvoirs exécutif et législatif ne s’entendent pas. Il est regrettable aussi, souligne-t-il, que l’on ne sache pas où en est le processus de réforme constitutionnelle.

Selon le Secrétaire général, pour que la MINUSTAH soit la dernière mission de maintien de la paix déployée en Haïti, il faudra que les autorités du pays assument de plus en plus la responsabilité de sa stabilité. Cela suppose une présence plus forte de l’État dans tout le pays, que ce soit la Police nationale, la magistrature et l’administration. Cela implique aussi la progression de l’éducation, des prestations de services essentiels, du logement, et de la protection de ceux qui restent déplacés depuis le séisme. Cela veut dire aussi la mise en place d’un conseil électoral crédible et permanent et la prise de mesures pour réduire la dépendance d’Haïti envers l’appui international pour la tenue d’élections libres et justes.

Dans ce contexte, ajoute le Secrétaire général, les préparatifs des élections législatives et locales prochaines devraient commencer sans tarder. Le Gouvernement, la MINUSTAH, et les autres parties électorales prenantes devraient convenir du rôle revenant à la communauté internationale pour aider à la tenue d’élections dans les années qui viennent et recenser les jalons menant Haïti à l’autonomie en matière électorale.

Déclarations

M. MARIANO FERNÁNDEZ, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a présenté le rapport du Secrétaire général, soulignant d’emblée que le pays avait, depuis le tragique séisme du 12 janvier 2010, fait d’énormes progrès. Pour la première fois dans son histoire, Haïti a connu une passation pacifique des pouvoirs entre un président démocratiquement élu et un autre issu de l’opposition, a noté M. Fernández. Il a félicité le peuple haïtien pour ce progrès remarquable.

Le Représentant spécial a néanmoins fait état de la paralysie politique qui règne dans le pays. Les premiers mois du mandat de M. Michel Joseph Martelly, le nouveau Président d’Haïti, ont été marqués par deux tentatives infructueuses pour nommer un premier ministre et par l’enlisement de la réforme constitutionnelle. L’impasse politique actuelle entre le Président et le Parlement risque de saper les progrès politiques accomplis et d’aggraver l’état de la sécurité, ainsi que de constituer un obstacle majeur à l’accomplissement des tâches dont est chargée la MINUSTAH, a prévenu M. Fernández.

M. Fernández est également revenu sur la controverse soulevée en mai au sujet des amendements constitutionnels présentés par le Président René Préval durant son dernier mandat. Les allégations au sujet des différences qui existeraient entre le texte publié de la Constitution modifiée et les amendements votés au Parlement ont conduit à des débats houleux sur leur légalité. Le 13 juin, le Président Martelly a annulé le décret publié par l’ancien Président Préval qui promulguait les amendements et a annoncé que la Constitution de 1987 restait en vigueur. À ce jour, aucune décision n’a été prise en ce qui concerne le sort de ces amendements.

Par ailleurs, le Représentant spécial a indiqué que la situation humanitaire demeurait préoccupante. Haïti continue de faire face à d’importantes difficultés sur le plan humanitaire et un grand nombre de personnes déplacées dépendent toujours de l’aide fournie pour survivre. En juin 2011, a-t-il dit, environ 634 000 personnes déplacées vivaient dans 1 001 sites d’hébergement.

Malgré la reprise du choléra, les taux de mortalité ont diminué régulièrement dans tous les départements, passant de 5,62% depuis le début de l’épidémie à 1,4% en août 2011. Les activités de relèvement et de reconstruction progressent, bien que lentement. Au 23 juin, les donateurs internationaux du secteur public avaient décaissé 37,8% (soit 1,74 milliard de dollars) des contributions promises pour soutenir les efforts de relèvement après le tremblement de terre durant la période 2010-2011. M. Fernández a ainsi lancé un appel aux bailleurs de fonds pour qu’ils honorent leurs promesses.

La situation en matière de sécurité est, elle, calme et fragile, a poursuivi le Représentant spécial. Des troubles civils ont éclaté sporadiquement dans tout le pays à la suite du processus électoral. La sécurité pourrait néanmoins se détériorer en cas d’impossibilité de sortir rapidement de l’impasse politique actuelle au moyen d’un accord politique fondamental.

M. Fernández a ensuite fait le point des activités de la MINUSTAH au cours de la période à l’examen, abordant notamment les domaines de l’appui aux élections et au processus politique, l’appui aux institutions publiques, les affaires militaires et de police, la protection des groupes vulnérables, la lutte contre la violence militaire, le renforcement des capacités en matière d’état de droit, la justice, le système pénitentiaire, ou encore, les droits de l’homme.

Concernant le retrait des renforts consécutifs au séisme, M. Fernández a rappelé la recommandation du Secrétaire général au Conseil de sécurité d’envisager de réduire de 1 600 personnes les effectifs militaires autorisés pour la MINUSTAH en retirant deux bataillons d’infanterie des zones à risque minimum et de remanier d’autres unités militaires sans compromettre les moyens primordiaux. Le Secrétaire général recommande de même de réduire d’environ 1 150 agents de police constituée les effectifs de police autorisés pour la MINUSTAH. Ceci devrait porter les effectifs militaires à 7 500 éléments, et ceux des fonctionnaires de police à 2 300.

En matière de paix, de sécurité et de développement, la MINUSTAH et l’équipe de pays des Nations Unies ont accru leurs efforts pour mettre au point et exécuter des programmes communs. L’équipe a recensé et présenté des propositions pour quatre autres projets à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti. Ainsi, a-t-il dit, sur les 18 propositions de projet présentées depuis juin 2010, 8 ont reçu un financement du Fonds pour le relèvement d’Haïti et des ressources de donateurs bilatéraux ont été trouvées pour trois autres. De plus, l’équipe de pays des Nations Unies a progressé pour améliorer l’efficacité de l’aide.

Pour renforcer la capacité de ses institutions garantes de l’état de droit et de la sécurité, Haïti aura besoin de l’appui constant de la MINUSTAH et des donateurs internationaux. L’engagement constant de la communauté internationale et l’investissement accru dans le développement, notamment par l’augmentation des ressources fournies à l’équipe de pays des Nations Unies, seront aussi d’une grande importance pour que toute réduction future de la MINUSTAH ne crée pas un vide, a indiqué M. Fernández.

Le Représentant spécial a admis que la situation dans le pays demeurait fragile et que des reculs pourraient provoquer une nouvelle crise. Haïti et la MINUSTAH se trouvent à une croisée des chemins, a-t-il conclu, estimant que la communauté internationale pouvait être fière de la solidarité dont elle a fait preuve avec le pays. M. Fernández a mis l’accent sur l’indispensable appui à Haïti du Conseil de sécurité et de la communauté internationale dans son ensemble.

Mme MARIA LUIZA RIBEIRO VIOTTI (Brésil) s’est félicitée qu’Haïti a connu pour la première fois de son histoire la passation pacifique des pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre venant de l’opposition. Si la situation humanitaire a connu des améliorations considérables, comme en témoigne la baisse significative du nombre de personnes vivant sous des tentes, un engagement international fort est toujours nécessaire pour nous permettre de répondre à tous les besoins humanitaires, de nous préparer aux catastrophes naturelles ou encore de prévenir tout risque d’épidémie de choléra, a indiqué Mme Ribeiro Viotti.

La représentante du Brésil a également appuyé le renouvellement du mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti en estimant que la création d’emplois demeurait la question la plus urgente. Elle a souhaité une vision plus stratégique des efforts de reconstruction et une mise en œuvre plus expéditive des projets approuvés. Elle a salué la mise en place par le Président Martelly d’un Conseil consultatif pour le développement économique et les investissements, en espérant que cette initiative contribuera à renforcer la coordination de la coopération internationale afin de tirer parti du potentiel économique d’Haïti, et de son attractivité en matière d’investissement. Elle a mis l’accent sur les questions d’énergie et d’infrastructure, en jugeant que la construction de la centrale hydroélectrique d’Artibonite 4C était un projet crucial pour promouvoir l’activité économique et la création d’emplois. Mme Ribeiro Viotti a mis l’accent sur des initiatives particulières de la MINUSTAH en citant l’opération « Phoenix », conduite en juillet dans des zones défavorisées de Port-au-Prince pour démanteler des gangs et des groupes criminels, qui sont nombreux, et l’installation au mois d’août de 208 pôles d’éclairage public à Cité Soleil qui, outre leur impact économique, contribueront à l’amélioration de la sécurité, notamment celle des femmes.

M. NÉSTOR OSORIO (Colombie) a salué le succès du récent processus démocratique mené en Haïti en y appelant à la formation d’une union nationale pour la mise en œuvre du développement économique et social du pays. Dans le domaine des défis à relever, il a mis l’accent sur celui de la sécurité en insistant que la consolidation de la paix exigeait l’aide de la MINUSTAH à Haïti. « Si le Secrétaire général estime qu’il existe des conditions pour commencer à réduire les effectifs de la Mission au niveau antérieur au tremblement de terre, nous devons réfléchir aux moyens de gagner en efficacité, notamment en matière de reconstruction », a dit M. Osorio.

Notant que 125 demandes de projet de génie civil à l’appui du relèvement et de la reconstruction ont été reçues depuis le 1er avril, il a jugé essentiel de continuer à apporter une contribution à l’État haïtien pour qu’il soit en mesure de mener tous ces projets aussi vite que possible. Il a évoqué l’appui de la Colombie dans la formation de la Police nationale haïtienne et notamment dans la lutte contre le trafic de drogues. Il a indiqué que sa délégation s’associait à la position exprimée par le Conseil de sécurité au mois d’avril, selon laquelle le retour à la sécurité devait être associé à un véritable développement économique et social. Il a insisté sur l’importance de la coordination conjointe entre Haïti, les Nations Unies et la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti. Il est nécessaire de maintenir vivant le message de solidarité de la communauté internationale avec Haïti, a ajouté le représentant de la Colombie.

M. DOCTOR MASHABANE (Afrique du Sud) a déclaré que l’antagonisme entre les différents partis politiques haïtiens risquait de remettre en cause les succès démocratiques récents et le retour à la stabilité. Nous sommes toujours préoccupés par les niveaux de criminalité élevés que connait Haïti, a-t-il ajouté, en souhaitant que les efforts de la Police nationale soient élargis à toutes les régions. Il a noté que la criminalité a baissé partout où la Police nationale haïtienne a mené, en collaboration avec la MINUSTAH, des opérations contre la criminalité. Il a jugé important que la communauté internationale continue d’appuyer les efforts d’Haïti pour lui permettre de réussir son relèvement. Il a appuyé la recommandation du Secrétaire général de renouveler pour un an le mandat de la Mission.

M. MARTIN BRIENS (France) s’est félicité de la transition pacifique et historique qui a eu lieu en Haïti entre deux présidents démocratiquement élus. Il a appelé les autorités de ce pays à faire preuve de responsabilité et permettre la formation d’un gouvernement. La communauté internationale a besoin de stabilité politique et d’un gouvernement en place en Haïti pour poursuivre son effort en faveur de la stabilisation et de la démocratie, a déclaré M. Briens. Outre sa participation à la MINUSTAH, l’apport de la France se monte à plus de 326 millions d’euros pour la période 2010/2011.

« Nous allons poursuivre cet effort, non pas pour garder ce pays sous perfusion indéfiniment mais dans l’objectif de renforcer les capacités de l’État et du peuple haïtien », a dit M. Briens. S’agissant de la MINUSTAH, le représentant de la France a souligné que les circonstances avaient évolué. « Nous pouvons aujourd’hui réduire le nombre de personnels militaires et civils sans mettre en péril ni la capacité de la Mission à remplir son mandat, ni la stabilité du pays », a-t-il estimé.

M. KIO S. AMIEYEOFORI (Nigéria) a affirmé que le Gouvernement haïtien devait renforcer ses efforts de relèvement de la société haïtienne. L’appui du peuple haïtien demeure essentiel à cet égard. La voie qui mène à la paix, à la stabilité, à la sécurité et au développement passe par la fin de l’instabilité, et donc par la nomination d’un premier ministre. Répondre aux recommandations du Secrétaire général fera beaucoup pour ramener la paix et la sécurité dans le pays, a dit le représentant. Il a estimé que la situation humanitaire avait enregistré des progrès, bien qu’il reste beaucoup à faire pour retrouver la situation que connaissait le pays avant le séisme. La communauté internationale ne doit oublier Haïti, a-t-il dit. Les efforts bilatéraux et multilatéraux doivent être poursuivis, et les bailleurs de fonds doivent honorer leurs engagements et répondre aux appels consolidés de 2011, a-t-il ajouté. Il a enfin soutenu la recommandation du Secrétaire général en faveur d’un renouvellement du mandat de la MINUSTAH.

M. IVAN BARBALIĆ (Bosnie-Herzégovine) s’est félicité qu’Haïti ait connu pour la première fois de son histoire la passation pacifique des pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre, issue de l’opposition. Néanmoins, il s’est dit préoccupé de l’impasse politique qui s’est créée entre le Président et le Parlement et qui risque de saper les progrès politiques accomplis en Haïti, d’aggraver l’état de la sécurité, et de menacer la stabilité. Il a appelé les parties à parvenir un compromis politique pour sortir de l’impasse et à s’entendre sur un moyen concret pouvant leur permettre de faire des avancées par rapport à la situation actuelle. M. Barbalić s’est dit préoccupé par les tendances criminelles qui ont vu le jour en Haïti après le tremblement de terre, dont des enlèvements et des actes de violences sexistes. Il a demande au Gouvernement haïtien de prévenir ces violences et de s’assurer que ceux qui en sont responsables soient traduits en justice. Tout en saluant le renforcement des capacités de la Police nationale haïtienne, il a jugé essentiel d’appuyer encore plus sa formation. Il a rappelé que 630 000 personnes déplacées vivaient encore dans des camps à travers le pays. Il a exprimé de l’inquiétude face à la résurgence du choléra, bien que le taux de mortalité baisse régulièrement, et a lancé un appel pour que des progrès soient faits dans le domaine des infrastructures d’eau et d’assainissement. Il a appuyé la proposition du Secrétaire général de prolonger pour un an le mandat de la MINUSTAH.

M. JOSÉ FILIPE MORAES CABRAL (Portugal) a salué la transition démocratique qui a eu lieu en Haïti. Il a espéré que l’impasse politique actuelle sera très vite surmontée afin que le pays puisse se consacrer à la réalisation de ses priorités. Les efforts menés par les autorités d’Haïti sont louables, mais des efforts supplémentaires seront nécessaires dans le domaine du renforcement de l’état de droit, a-t-il estimé. Il est important que la communauté internationale continue d’apporter sa solidarité à l’égard du peuple d’Haïti, la MINUSTAH devant jouer un rôle central dans ce contexte, a dit M. Moraes Cabral. Le représentant a enfin exprimé le soutien du Portugal aux recommandations du Secrétaire général, en particulier celle ayant trait au renouvellement du mandat de la MINUSTAH.

M. ALFRED MOUNGARA MOUSSOTSI (Gabon) a encouragé toutes les forces politiques haïtiennes à poursuivre la concertation en vue d’accélérer la formation d’un nouveau gouvernement, et d’engager la réforme institutionnelle nécessaire à l’instauration d’un état de droit et d’un climat politique et social apaisé.

Évoquant la situation sécuritaire, le représentant a souligné que le Gabon restait préoccupé par le nombre d’enlèvements et d’assassinats de personnalités et de membres de la MINUSTAH. C’est en cela qu’il est disposé à soutenir le maintien au niveau actuel des effectifs militaires et de police de la MINUSTAH, pour appuyer la Police nationale haïtienne et veiller à la protection des personnes déplacées et des groupes vulnérables.

Par ailleurs, M. Moungara Moussotsi a exhorté le Parlement haïtien à tout mettre en œuvre pour aider le Gouvernement à s’atteler rapidement à la mise en place de nouvelles initiatives créatrices d’emplois. Préoccupé également par la situation des personnes déplacées vivant dans des camps, il a salué le lancement par le Président Martelly du projet susceptible de reloger les déplacés des six principaux camps de Port-au-Prince.

M. NIKITA Y. ZHUKOV (Fédération de Russie) a jugé indispensable le maintien de l’appui de la communauté internationale à Haïti pour que les tendances au redressement et les progrès observés deviennent irréversibles. Si la situation de la sécurité s’améliore progressivement, la situation socioéconomique et humanitaire demeure quant à elle fragile et difficile, a dit le représentant, en estimant que les forces de sécurité haïtiennes ne disposent pas encore des moyens dont elles ont besoin pour s’acquitter de leur mission. Il a jugé indispensable la poursuite de l’appui de la communauté internationale à Haïti afin de garantir le relèvement et le développement durable du pays. Il a insisté que toute aide à Haïti doit être fournie dans le respect de la souveraineté nationale haïtienne.

M. JEFFREY DELAURENTIS (États-Unis) a appuyé le renouvellement pour un an du mandat de la MINUSTAH. Il a jugé essentiel le rôle que joue la MINUSTAH pour appuyer le processus politique en Haïti, y consolider l’autorité de l’État et y renforcer les capacités et de la responsabilisation des institutions d’État. Il a mis l’accent sur l’importance des prochaines élections locales partielles. Il a appuyé la proposition de retrait de deux bataillons d’infanterie et la réduction, de 1 150 personnels, des effectifs de la police constituée. Il a souhaité que toute détermination future des effectifs de la MINUSTAH tienne compte de la réalité de la situation sécuritaire. Bien que la Police nationale haïtienne ait fait des progrès, il semble qu’elle ne soit pas encore en mesure de prendre en charge pleinement la sécurité interne, a-t-il constaté. Il a souhaité que tout soit fait pour lutter contre les cas d’indiscipline de certains personnels de la MINUSTAH et a demandé instamment au Gouvernement haïtien de lutter contre l’impunité et les abus de pouvoir. Il a appuyé la proposition du Secrétaire général de maintenir sur place les unités de génie envoyées en Haïti après le tremblement de terre.

M. PETER WITTIG (Allemagne) a observé qu’Haïti demeurait confrontée à une situation difficile. Haïti est paralysée par l’incertitude politique, a-t-il ajouté, demandant aux acteurs politiques de sortir de toute urgence de cette impasse. Il a mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’état de droit en Haïti. Il a également souligné le rôle vital joué par la MINUSTAH. Il s’est par ailleurs dit rassuré de constater que des efforts sérieux ont été entrepris par les pays fournisseurs de contingents et le Secrétariat en vue d’appliquer la politique de tolérance zéro concernant tout abus commis par des membres de leur personnel.

M. WANG MIN (Chine) a déclaré qu’Haïti continuait à faire face à de grands défis dans le domaine de la stabilité et de la reconstruction après catastrophe. Il a mis l’accent sur la nécessité que plus d’efforts soient déployés dans le domaine politique, et il a appelé les différents acteurs politiques haïtiens à dialoguer. La communauté internationale, a-t-il dit, doit continuer à se concentrer sur les priorités du pays et à honorer ses engagements envers Haïti. Il a espéré que les recommandations pertinentes du Secrétaire général pourront être mises en œuvre le plus rapidement possible.

M. PHILIP PARHAM (Royaume-Uni) a demandé au Président et au Parlement d’Haïti de faire preuve d’esprit de compromis, afin qu’un premier ministre puisse être nommé dans l’intérêt du relèvement d’Haïti. Il a jugé que le maintien de contingents de Casques bleus à Haïti n’est peut-être pas le moyen le plus approprié d’y assurer le développement économique et social. Il a dit que le maintien d’ingénieurs militaires de la MINUSTAH ne faisait que ralentir le transfert de cette responsabilité vers le secteur privé. Notant que certains Haïtiens considèrent la MINUSTAH comme une force d’occupation, le représentant du Royaume-Uni s’est dit déçu que le Secrétaire général ne recommande qu’un retrait partiel des forces supplémentaires appelées à la suite du tremblement de terre. Il a estimé que la clef du progrès est la capacité des autorités nationales haïtiennes de faire respecter l’ordre et la justice dans leur pays. Il a dit que la formation de la police demeure l’épine dorsale de la stratégie de retrait de la mission

M. HARDEEP SINGH PURI (Inde) s’est particulièrement inquiété de la difficulté de nommer un premier ministre en Haïti. Il a dit que l’impasse politique actuelle entre le Président et le Parlement risque de saper les progrès politiques et d’aggraver l’état de la sécurité. S’agissant de la situation humanitaire, il a rappelé que 634 000 personnes déplacées vivaient encore dans des camps, et que seulement 47 000 déplacés ont pu regagner leur domicile depuis mars 2011. Il a dit qu’il était essentiel d’accélérer les efforts de promotion d’un environnement propice aux retours des déplacés.

Par ailleurs, le représentant de l’Inde s’est inquiété de la persistance de l’épidémie actuelle de choléra, de l’extrême vulnérabilité d’Haïti aux catastrophes naturelles, et de la hausse régulière des prix des produits alimentaires et du carburant qui ont accru les difficultés auxquelles doit faire face la population. Si la présence et l’appui de la MINUSTAH demeurent indispensables pour assurer la stabilité et la sécurité, nous sommes cependant heureux de constater que les institutions nationales prennent en charge des responsabilités croissantes, a-t-il dit. Il a appuyé la proposition du Secrétaire général de réduire partiellement le niveau des forces envoyées en Haïti après le tremblement de terre et de prolonger d’un an le mandat de la MINUSTAH. L’appui de la communauté internationale, et une bonne gouvernance sont indispensables pour aider le peuple d’Haïti et l’assister dans sa quête de la prospérité, a-t-il insisté.

M. NAWAF SALAM (Liban) a constaté qu’il y avait des éléments encourageants dans la situation politique d’Haïti, saluant notamment la passation pacifique du pouvoir qui a eu lieu à l’issue de l’élection présidentielle. Le représentant a néanmoins lancé un appel à toutes les parties pour qu’un premier ministre soit rapidement nommé. Il s’est en outre félicité des efforts déployés par la MINUSTAH, et il a exprimé l’appui du Liban à la prorogation du mandat de la Mission. Il a indiqué que le Liban se trouvait aux côté de la communauté internationale dans ses tentatives de reconstruction d’Haïti et d’établissement de partenariats stratégiques pour l’avenir du pays.

M. JEAN WESLEY CAZEAU (Haïti) s’est félicité de la rapidité de réaction du Secrétaire général face aux actes « innommables » qui font peser des suspicions sur certains éléments de la MINUSTAH. Il s’est aussi félicité du fait qu’un troisième premier ministre vient d’être désigné et que les formalités au niveau des deux Chambres du Parlement vont bon train, ce qui laisse présager une suite heureuse. Il a salué le travail de la Mission dans le domaine de la police face à une question sécuritaire qui n’est pas encore totalement jugulée.

Il a aussi salué le travail de la Mission dans la création d’emplois en faveur des jeunes et aux différents ministères et institutions gouvernementales, même si « l’espoir serait de la voir plus engagée dans le développement ». Sur le point social, le représentant a relevé des efforts considérables, en particulier en matière d’éducation. Il a conclu en soulignant qu’un retrait brutal de la Mission serait contre productif et créerait un vide incalculable surtout que les conditions propices à l’investissement massif et au développement durable ne sont pas encore totalement réunies.

M. OCTAVIO ERRÁZURIZ (Chili) a constaté que des progrès et des réussites avaient été enregistrés en Haïti, même si on peut être préoccupé par les défis qui y subsistent, notamment dans le domaine de l’état de droit. Le représentant a lancé un appel aux autorités politiques pour qu’elles mettent un terme à l’impasse actuelle. Par ailleurs, il est urgent de mettre en œuvre des programmes qui permettent d’atténuer les niveaux de pauvreté, a-t-il dit, soulignant en particulier la nécessité de s’attaquer au problème du chômage. Il a souligné l’engagement constant de l’Amérique latine en faveur d’Haïti. Il est important de maintenir un dialogue fluide avec les autorités haïtiennes, a-t-il recommandé. Le représentant a soutenu les recommandations du Secrétaire général relatives à la réduction des effectifs de la MINUSTAH et au renouvellement du mandat de la Mission.

M. GERT ROSENTHAL (Guatemala) a déclaré qu’Haïti méritait un appui de la communauté internationale pour que sa population puisse se libérer d’une spirale d’échecs. Il ne faut pas que la MINUSTAH abandonne Haïti prématurément. Car il faut s’assurer que les Nations Unies ne seront pas obligées de revenir dans ce pays au cours de la prochaine décennie, a dit le représentant. Les défis à relever exigent une présence internationale constante, a-t-il insisté, en souhaitant que la Mission se concentre sur des domaines prioritaires sur la base d’indices et d’objectifs clairs, et qu’elle ait une stratégie de sortie clairement définie. Le représentant guatémaltèque a dit que la stabilité politique d’Haïti devait constituer un élément des objectifs de la communauté internationale.

Bien qu’Haïti ait connu pour la première fois de son histoire la passation pacifique des pouvoirs d’un président démocratiquement élu à un autre appartenant à l’opposition, il s’est inquiété de l’impasse politique actuelle entre le Président et le Parlement, et de leur incapacité à s’entendre sur la nomination d’un premier ministre. Il a dit que cette situation risquait de saper les progrès politiques et d’aggraver l’état de la sécurité en Haïti. Il a jugé indispensable que le Gouvernement d’Haïti et la société civile prennent graduellement en charge les tâches jusqu’ici effectuées par la MINUSTAH. Il s’est félicité que la MINUSTAH continue d’aider les autorités haïtiennes à élaborer le prochain plan quinquennal de développement de la Police nationale d’Haïti, qui fera suite au plan de réforme actuel quand celui-ci viendra à expiration en décembre 2011.

M. GUILLERMO RISHCHYNSKI (Canada) a estimé qu’il fallait examiner avec la plus grande attention les changements à apporter à la composition ou au mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), changements qui pourraient être envisagés, afin de préserver la stabilité en Haïti et de surmonter les obstacles politiques. Ainsi, a dit le représentant, le Canada appuie le renouvellement du mandat de la MINUSTAH pour une autre année. « S’agissant du maintien de la paix, il faut adapter la présence des Nations Unies en Haïti en fonction des besoins existant sur le terrain », a poursuivi M. Rishchynski. Il a estimé que la Mission pouvait commencer à réduire ses effectifs, pour les ramener à ce qu’ils étaient avant le séisme.

Le Canada contribue à la MINUSTAH par le déploiement d’un contingent maximal de 150 policiers, 25 agents correctionnels et 10 officiers militaires. Le représentant s’est dit convaincu que les efforts de son pays contribueront à la mise en place d’une force de police efficace en Haïti, condition essentielle au retrait de la Mission. « Force est d’admettre que le soutien qui est apporté par le Canada, la MINUSTAH et d’autres partenaires de la Police nationale haïtienne, ne donnera de résultats que si le Gouvernement haïtien a la volonté de renforcer ses propres forces de police », a toutefois insisté M. Rishchynski.

M. JUAN PABLO DE LAIGLESIA (Espagne) s’est félicité de la transition politique pacifique qui a eu lieu en Haïti, déplorant toutefois l’impasse issue du fait qu’aucun premier ministre n’ait pu, depuis quatre mois, être nommé. En matière de sécurité, le représentant a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la Police nationale haïtienne. Il a également évoqué avec préoccupation les situations humanitaire et en matière de reconstruction. Le représentant a appuyé également la recommandation du Secrétaire général de renouveler pour un an le mandat de la MINUSTAH et de réduire graduellement les effectifs de la Mission. La poursuite de la présence de la MINUSTAH à moyen terme est nécessaire, a-t-il insisté.

M. JORGE ARGÜELLO (Argentine) a réaffirmé l’engagement ferme de son pays en faveur du renforcement institutionnel d’Haïti. La MINUSTAH continue d’être un élément essentiel de maintien de la sécurité et de la stabilité en Haïti, a-t-il estimé. L’Argentine appuie également la recommandation du Secrétaire général de renouveler pour un an le mandat de la MINUSTAH, dont la présence demeure nécessaire pour le Gouvernement haïtien. De même, l’Argentine soutient la recommandation visant à réduire les renforts de la MINUSTAH afin que la Mission puisse porter ses efforts sur l’appui au processus politique et à la consolidation de l’autorité de l’État ainsi que sur le renforcement des capacités et de la responsabilisation des institutions d’État.

Intervenant au nom du Groupe des Amis d’Haïti -comprenant l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, la France, le Pérou, les Etats-Unis et l’Uruguay, M. JOSÉ LUIS CANCELA (Uruguay) a jugé essentiel de poursuivre la collaboration entre la communauté internationale et Haïti en rappelant que 600 000 haïtiens vivaient encore dans près d’un millier de camps de déplacés. Il s’est inquiété de la persistance de violences sexuelles et sexistes durant la période à l’examen, en appelant à une action concertée et continue contre ce fléau, en particulier dans les quartiers marginalisés de Port-au-Prince et dans les camps de personnes déplacées. Le Groupe des Amis d’Haïti estime que la sécurité et le développement sont intimement liés et se renforcent mutuellement, a-t-il dit, en insistant que c’est une nécessité sécuritaire d’accompagner le développement économique et social en Haïti. Il a dit qu’il ne pourra y avoir de stabilité et de développement durable en Haïti sans renforcement des institutions démocratiques du pays.

M. Cancela a jugé indispensable de promouvoir l’état de droit, de renforcer les institutions haïtiennes et de réaffirmer la responsabilité qu’a la MINUSTAH d’appuyer l’État haïtien dans les domaines du droit, de la bonne gouvernance, de l’extension de l’autorité de l’État et de la protection des droits de l’homme, conformément à son mandat. Le Groupe des Amis d’Haïti réaffirme qu’il est nécessaire que les États Membres continuent de soutenir les autorités haïtiennes et le renforcement des institutions de base du Gouvernement, dont la mise en œuvre du plan d’action du Gouvernement pour le relèvement et le développement national, a-t-il dit. Il a appuyé le renouvellement du mandat de la MINUSTAH pour une nouvelle période d’un an et a estimé que la réduction additionnelle des effectifs militaires et de police proposée ne nuira pas aux progrès réalisés jusqu’à présent dans le domaine de la sécurité et à la capacité de la Mission d’exécuter les fonctions qui lui sont confiées.

Poursuivant son intervention, cette fois au nom de sa propre délégation, M. JOSÉ LUIS CANCELA (Uruguay) a déclaré que l’Uruguay avait actuellement 1 124 hommes et femmes au sein de la MINUSTAH. Il a précisé que depuis la création de la Mission en 2004, près de 10 000 Uruguayens et Uruguayennes ont contribué aux efforts de la MINUSTAH, dont huit ont payé leur dévouement de leur vie. Le représentant de l’Uruguay a indiqué que le Gouvernement et le peuple uruguayens ressentaient « une profonde honte » pour la mauvaise conduite et les abus sexuels dont se seraient rendus coupables cinq membres du contingent uruguayen à Port-Salut.

Il a dit que le Gouvernement de l’Uruguay avait reconnu cette lamentable situation de manière rapide, drastique et sans la moindre ambigüité et désigné un militaire de haut rang pour mener les enquêtes nécessaires. Il a précisé que le Gouvernement a exprimé sa volonté de mener une enquête complète en collaboration avec le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) de l’ONU en ajoutant qu’il avait décidé de transférer cette affaire à la justice pénale de l’Uruguay. M. Cancela a regretté cet évènement, qui porte atteinte à l’image de l’Uruguay et des Nations Unies, en assurant de la volonté du Gouvernement de l’Uruguay de donner à cette affaire toute la suite judiciaire qu’elle mérite.

M. PEDRO SERRANO, Chef par intérim de la délégation de l’Union européenne, a jugé regrettable que plusieurs mois après les élections, les négociations politiques n’aient pas pu aboutir à la nomination effective d’un nouveau premier ministre et à la formation d’un nouveau gouvernement. Il a poursuivi en estimant qu’en matière de sécurité, le transfert d’expertise, le renforcement des institutions censées faire appliquer l’état de droit ainsi que celles en charge de veiller à une meilleure protection des personnes déplacées et des groupes vulnérables constituent des priorités auxquelles il faut s’atteler immédiatement avec l’appui indispensable de la MINUSTAH. Il a déploré les actes présumés d’abus sexuels et appelé les Nations Unies à faire part des résultats de son enquête le plus rapidement possible quels que soient les coupables du délit.

Le représentant a assuré que l’Union européenne continuera d’apporter en 2012 une aide humanitaire substantielle en faveur de la population haïtienne. Il a appuyé le principe du transfert progressif du rôle de coordination de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti vers le Gouvernement haïtien. Ce transfert, a-t-il précisé, doit aller de pair avec un renforcement des capacités institutionnelles de l’administration haïtienne. En attendant, il a appuyé la prorogation du mandat de la Commission, ce qui n’empêche pas de réfléchir dès à présent aux moyens nécessaires de rendre plus efficace le fonctionnement de cette dernière.

 

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HAITI -PREMIER MINISTRE. GARRRY CONILLE AIGMENTE SES CHANCES DE RATIFICATION.
Le premier ministre désigné, Garry Conille, s'est entretenu le week-end dernier avec une commission constituée d'une quinzaine de députés issus du groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), à propos de sa ratification en tant que premier ministre. « Cet entretien était l'occasion pour Garry Conille de solliciter formellement l'appui des parlementaires du groupe majoritaire à la chambre basse en vue d'un accompagnement allant au-delà de la simple question de ratification», a expliqué le député Guy Gérard Georges. Il a annoncé, par ailleurs, que le GPR n'a pas encore arrêté une position concernant la candidature du Docteur Conille au poste de premieri ministre, mais toutefois, précise-t-il, le GPR est disposé à contribuer à l'installation, au plus vite, d'un nouveau gouvernement.

« La position du GPR sera connue sous peu, mais en ce qui me concerne, je conserve la position que j'avais au tout début en ce qui a trait aux deux précédents choix de Michel Martelly. Si les pièces du fonctionnaire de l'ONU sont correctes, je lui accorderai un vote favorable », a laissé entendre le parlementaire de l'INITE. Depuis le dépôt de ses pièces devant le bureau de la chambre des députés le jeudi 8 septembre, Garry Conille multiplie les rencontres avec les différents blocs au parlement en vue de sa ratification.

 AFFAIRES DE PRESSIONS SUR LE PREMIER MINISTRE DESIGNE.
-Les pressions qu’auraient exercées des proches du président Martelly au premier ministre désigné pour qu'il signe une lettre de démission non datée avant même qu’il soit ratifié, suscite de vives réactions au sein du parlement haïtien. Le deuxième sénateur du Centre, Francisco Delacruz juge qu’une pareille démarche de la présidence serait une décision légère et peu calculée et dit douter qu’elle ait eté entreprise uniquement par de simples proches du chef de l’état agissant selon leurs propres intérêts.

M. Delacruz estime aussi que cette affaire met à nu les problèmes existant dans le fonctionnement de la présidence et invite le président à mettre de l’ordre dans sa demeure. Soulignant que le président de la république ne peut révoquer son premier ministre, le parlementaire a fait remarquer que le chef de l'Etat aurait dû plutôt avoir le courage de conditionner la désignation de Garry Conille à la signature de cette lettre, une sorte d’ « accord homme a homme ». Une telle démarche viserait à avoir un certain contrôle sur le potentiel chef de gouvernement et à le porter à se courber aux vœux du chef de l’état.

Le député de Lascahobas, Markens Sigué condamne cette démarche contraire à la constitution, qu’il qualifie de très grave et alerte le chef de l’état sur de sérieux problèmes au sein de son équipe. Il invite le chef de l'Etat, s'il n’en est pas partie prenante, à ne pas minimiser ces irrégularités, mais à prendre des décisions de nature à redresser cette dérive. Le député qui se garde d’être affirmatif, partage aussi l’idée que cette intervention des proches du président auprès de Garry Conille laisserait comprendre que ce choix serait imposé par un secteur quelconque dans la mesure où elle permet d’entrevoir une certaine animosité entre son entourage et le premier ministre désigné.

Des rumeurs circulaient bien avant la désignation de l’ex chef cabinet de l’ancien president Bill Clinton autour de divergences que ce choix risquait de provoquer parmi les membres de l’équipe du président qui etaient en majorité favorable à la désignation du professeur Wilson Laleau. Selon des sources, l'agacement vient aussi du fait que le Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR) majoritaire au parlement et qui a déjà rejeté deux premiers ministres désignés par le président Martelly, n'affiche aucune hostilité à l'égard de Garry Conille dont on dit qu'il est soutenu par des secteurs importants de la communauté internationale.

Dans les grandes missions diplomatiques à Port-au-Prince et dans certaines capitales qui ont ouvertement soutenu l'arrivée au pouvoir du president Martelly, les informations du week-end ont donné de la sueur froide, dans la mesure où les proches du président accusés d'avoir harcelé le premier ministre designé, ne peuvent avoir agi seuls, vu leur proximité avec le chef de l'Etat. Le sénateur du Nord, Moïse Jean-charles en arrive à la conclusion que chef de l'Etat ne souhaite pas la ratification d'un premier ministre, surtout s'il n'en n'a pas le plein contrôle.

Le president Martelly doit quitter le pays la semaine prochaine dans le cadre de la 66ème session de l'assemblée générale des Nations-Unies. Dejà très critiqué par la presse americaine à l'occasion de ses 100 premiers jours au pouvoir, le chef de l"Etat risque une 2ème salve, s'il arrive à l'ONU sans un premier ministre. Dejà, l'intervention jugée maladroite et anti-constitutionnelle de ses proches auprès de Garry Conille ne lui a pas rendu service Toutefois, il n'est pas sûr qu'un premier ministre soit ratifié par les deux chambres avant son interventuion à la tribune de l'ONU probablement entre le 23 et le 26 septembre. Le rapport de la commission spéciale de la chambre des députés ne devrait pas être prêt avant le vendredi 16 septembre et la séance de ratification ne devrait pas intervenir avant le mardi 20.

CANADA. INCENDIES MAJEURES A MONTREAL.
Les pompiers de Montréal ont eu à combattre deux incendies mardi matin à Montréal. Le premier a complètement ravagé une ancienne église située au coin des rues Bercy et de Rouen dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Plus de 150 pompiers ont été appelés sur les lieux pour contenir le brasier. L'immeuble, qui abritait une garderie, une friperie et une salle communautaire, a été gravement endommagé. Personne n'a été blessé. Le deuxième incendie a quant à lui fait d'importants dégâts à trois immeubles du quartier de la Petite-Bourgogne. Cinq personnes ont dû être hospitalisées après avoir été incommodées par la fumée.

AFGHANISTAN. KABOUL. ATTAQUE DES TALIBANS A LA CAPITALE.
Des talibans ont lancé, ce mardi 13 septembre, une attaque d’ampleur à Kaboul. Les insurgés qui ont visé le quartier des ambassades, ont pris pour cibles plusieurs complexes gouvernementaux. Le quartier général de l’Otan et l'ambassade américaine feraient aussi partie des bâtiments visés. L’attaque a commencé à 13h00 . De fortes explosions, provenant notamment de tirs de mortier et de tirs de roquettes, ont retenti dans le centre-ville. Au moins quatre kamikazes auraient pris part à cette attaque. L’un d’entre eux s’est fait exploser à l’intérieur d’un taxi, sans doute par erreur. Des coups de feu, provenant de différents endroits ont été entendus.

Selon un responsable de la police afghane, cinq assaillants sont impliqués dans l’attaque. L’ambassade américaine a été prise pour cible : une roquette a atterri juste à côté du bâtiment. Le personnel s’est réfugié dans des abris. Le quartier général de l’Otan, voisin de l’ambassade pourrait avoir été ciblé aussi. Selon des témoignages, les assaillants seraient retranchés dans un bâtiment en construction situé à 300m de l’ambassade américaine. Mir Mohammad Amin Farang, ancien ministre afghan, croit savoir, quant à lui, que les assaillants visaient en fait le ministère de lutte contre les drogues.

 

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Radio Kiskeya : Viol collectif contre un haïtien par des soldats uruguayens :  7 septembre 2011
Le président de l’Uruguay, Jose Mujica, et le ministre uruguayen de la défense, Fernández Huidobro, ont adressé le 6 septembre au président haïtien Michel Joseph Martelly, une lettre d’excuse du peuple et du gouvernement uruguayens suite au viol collectif perpétré contre un jeune haïtien par des casques bleus uruguayens. Les deux responsables de la République orientale de l’Uruguay assimilent l’outrage causé par leurs compatriotes à une atteinte à la conscience du peuple frère d’Haïti. De ce fait, ils compatissent à la douleur ressentie par le peuple et les dirigeants haïtiens.

Le président et le ministre de la défense de l’Uruguay disent s’exprimer au nom du peuple noble, hospitalier et solidaire de leur pays qui reconnait en Haïti une nation sœur, dont la fraternité s’est exprimée au moment de la lutte pour l’indépendance des pays sud-américains. Ils déclarent s’exprimer également au nom des forces armées uruguayennes, soulignant le fait que celles-ci ont enduré des pertes énormes en vies humaines, en blessés et en personnel mutilé dans de nombreuses missions de paix des Nations Unies. Nous savons que les dommages causés sont irréparables, mais nous vous assurons de notre volonté de mener l’investigation jusqu’à ses extrêmes conséquences et d’adopter les sanctions les plus rigoureuses contre les auteurs de l’acte incriminé, conclut la lettre du président et du ministre de la défense de l’Uruguay.

Selon le rapport d’enquête du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le jeudi 28 juillet 2011, aux environs de quatre (4) heures de l’après-midi, la victime du viol collectif, Johny JEAN, revenait d’un match de football et passait près de l’Uruguay Batallion Naval Task Group, situé à quelques mètres de chez lui, lorsqu’il a été violemment agrippé par un des agents de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) connu sous le nom de Kolke. Ce dernier l’a introduit de force dans une chambre située sur la base où se trouvaient déjà deux (2) autres agents répondant aux noms de Léo et Nicolas CASARIEGO. Ils ont fait appel à un autre agent, connu pour sa part, sous le nom de Rodriguez qui sortait nu de son bain.

Les quatre (4) agents ont maltraité à coups de poing le jeune Johny JEAN. De plus, ils l’ont contraint à s’allonger sur un matelas préalablement placé à même le sol. Son pantalon a été déchiré du côté de l’enfourchure. Retenu mains au dos, l’agent Rodriguez a été le premier à le sodomiser, suivi dans son forfait par Léo. Ces agents n’ont pas utilisé de préservatif pour commettre le viol qui, selon toute vraisemblance, a été bien planifié, rapporte le RNDDH.

Radio Métropole : Deux présumés kidnappeurs arrêtés par la PNH Mercredi, 7 septembre 2011
Le directeur général de la PNH Mario Andrésol annonce l'arrestation de deux importants chefs de gangs ont été arrêtés suite à un coup de filet de la police sur la route de l'aéroport. Le numéro un de l'institution policière déplore le fait que des bandits appréhendés aient été relâchés rapidement par la justice. Toutefois Il réitère la volonté de la PNH à combattre l'insécurité dans le pays. Par ailleurs le directeur général de la Police Nationale rejette les informations selon lesquelles le policier Hudson Jacinthe avait été tué lors d'une altercation avec un agent de sécurité de la BRH. Selon ce qu'a révélé Mario Andrésol, les images filmées par les caméras de surveillance de la banque ont disparues, quelques instants après l'incident.

Agence Haïtienne de Presse : La chef de cabinet de Hillary Clinton attendu cette semaine à Port-au-Prince  6 septembre
 Cherryl Mills, chef de cabinet de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est attendu dans les prochaines 48 heures à Port-au-Prince. Selon des sources généralement informées, cette visite n'est pas sans rapport avec la désignation du nouveau premier ministre. Mme Mills doit rencontrer entre autres les plus hautes autorités du pays ainsi que les blocs parlementaires

HAITI. PREMIER MINISTRE. SELON MARTELLY PROBLEME DE RESIDENCE POUR GARRY CAMILLE OK.
Le président Michel Martelly qualifie de dilatoires les déclarations de tous ceux-là qui évoquent la question de résidence en ce qui concerne le dossier du premier ministre désigné Garry Conille. Le Chef de L'état qui intervenait lors d'une conférence de presse au Palais National a indiqué que le problème de résidence ne se pose pas pour monsieur Conille, puisqu'il est un fonctionnaire des Nations Unies. Le chef de l'état affirme qu'il a jeté son dévolu sur le Dr Garry Conille parce que ce dernier a la capacité nécessaire pour occuper un tel poste. Monsieur Martelly croit que l'intéressé peut l'aider à appliquer son programme axé notamment sur l'éducation, la santé et le tourisme. Le sénateur du département de l'Ouest, Anacacis Jean Hector avait annoncé qu'il accordera un vote défavorable au premier ministre désigné, il estime que le candidat à la primature ne satisfait pas aux exigences de l'article 157 de la constitution relatif à la question de résidence.

PREMIER MINISTRE DÉSIGNÉ GARRY CAMILLE ET LA FINALISATION DE  SES PIÈCES.
 2 jours après la désignation officielle du docteur Garry Conille l'habilitant à briguer le poste de premier ministre, le haut cadre de l'ONU qui a dû abandonner le poste de coordonnateur résident du systeme des Nations Unies qu'il occupait au Niger, s'affaire la finalisation de son dossier qu'il devra d'abord déposer a la chambre des députés, selon une entente trouvée entre les presidents du Sénat et de la Chambre des députés Garry Conille se trouvait ce mecredi à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) pour retirer son certificat de bonnes et vies et moeurs, selon un de ses proches qui a fait savoir qu'il devrait pouvoir soumettre ses pièces ce vendredi ou au plus tard lundi.

Parallèlement, des pourparlers sont en cours entre le PM désigné et des secteurs parlementaires. Un cadre du GPR (Groupe des Parlementaires pour le Renouveau) a assuré que le bloc reste soudé, solidaire et majoritaire au Sénat comme à la Chambre Basse et que rien n'a changé. C'est, selon lui, dans l'autre camp réputé proche du président Mrtelly qu'il y aurait des effritements après, a-t-il dit, l'évincement du professeur Wilson Laleau qui avait également été préssenti pour le poste de PM et appuyé par le groupe minoritaire à la chambre. Selon les mêmes informations, au moins 12 membres du groupe des 16 seraient favorables au choix de M. Conille, les autres évoquent des problèmes d'ordre constititutionnels ou réclament des négociations avec le premier minisre désigné avant de lui accorder un quelconque soutien. En fait, l'une des plus grandes exigences du Bloc majoritaire est que le president Joseph Michel Martelly laisse toute la latitude nécesaire et les coudées franches au Dr Conille pour discuter et négocier en vue d'arriver à dégager une majorité fonctionnelle.

Un autre membre membre du GPR a jugé etrange que c'est du côté du Bloc minoritaire qui avait appuyé l'ancien minisre de la justice Bernard Gousse et supposé proche du président Martelly que lopposition au Premier ministre designé se manifste le plus, du moins dans les discours publics. Car, dit-il, on peut faire des déclarations intempestives pendant qu'on négocie sous la table. Les interêts du bl;oc minoritaire semblaient se confondre avec ceux des proches du président Martelly, en raison du fait que ds deux côtés, on etait putôt en faveur du choix du vice-recteur de l'Université d'Etat, le professeur Laleau.

Ce qui fait dire que ceux qui ont soutenu Benard Gousse n'étaient pas forcément des pro-Martelly. Alors, quel est l'avenir de la ratification du nouveau premier ministre designé.Un haut cadre du GPR repond: au parlement, seul le Groupe des p[arlementaires pour le Renouveau (16 senateurs et 53 deputés), est capable de faire la difference dans un sens ou dans l'autre au Parlement. Il promet que le groupe donnera prochainement la preuve de son unité et de sa majorité. Entre temps, le débat fait rage entre les pro et les contre Conille. Au centre, le point 5 l'article 157 de la constitution qui stipule que pour être nommé premier ministre "il faut résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives".

 

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P-AU-P, PREMEIR MINISTRE OFFICIELLEMENT DÉSIGNÉ. GARRY CONILLE 45 ANS. 
Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly, a fait choix officiellement de Garry Conille comme candidat à la primature après l'échec, de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse au parlement. Lors d'une rencontre tenue hier au palais national avec le groupe des 58 députés, le chef de l'Etat a dévoilé son choix, en précisant que Monsieur conille a toutes les compétences pour occuper ce poste.

Selon le deputé Abel Descolines qui a pris part à cette réunion, le Chef de L'état a fait savoir que L'expérience de travail de Garry Conille avec les bailleurs de fonds internationaux est la principale raison qui a motivé son choix. Le premier ministre désigné doit dans un premier temps déposer ses pièces au parlement qui aura à analyser son dossier pour le ratifier où bien le rejeter comme, prévu par la constitution de 1987. Le chef de file du Groupe des 16 au sénat, Joseph Lambert avait clairement indiqué que monsieur Conille pourrait bénéficier d'un vote favorable au grand corps moyennant que ce dernier respecte les prescrits de la loi mère.

Selon les rumeurs à partir des USA, Gary Conille serait en voyage à New Yorkce Jeudi nsoir.

 

Radio Vision 2000 : Haïti/Désignation : Gary Conille, nouveau candidat pressenti à la Primature mardi 30 août 2011
Sauf coup de théâtre, le premier ministre désigné devra être Gary Conille. Le président de la République, Michel Martelly, devrait, dans les prochaines heures, communiquer le nom aux présidents des deus chambres du Parlement. Une rencontre, en ce sens, est prévue ce mardi entre Joseph Michel Martelly, Rodolphe Joazile et Sorel Jacynthe. Docteur en médecine, Gary Conille, 45 ans, est le fils de Serge Conille, ancien ministre de la santé sous le régime de Jean Claude Duvalier. Gary Conille est, depuis le 19 juin 2011, le nouveau coordonnateur résident du Système des Nations Unies et représentant résident du PNUD Niger, Afrique. Avant son accession à ce poste, monsieur Conille était conseiller technique de pays auprès du ministère de la santé d’Éthiopie de 2004 à 2005, puis Conseiller en matière de politiques de la santé détaché au Projet Objectifs du Millénaire des Nations Unies en 2006 et 2007. De 2007 à 2008 il était Conseiller régional du programme Sécurité d’approvisionnement en produits de santé en matière de procréation et planification familiale. Puis, Coordonnateur du Fonds d’affectation pour la sécurité d’approvisionnement en produits de santé en matière de procréation en 2008. Il est détenteur d’une maîtrise en politique et administration de la santé de l’Université de la Caroline du Nord, aux Etats-Unis d’Amérique. Calme, réputé pour sa capacité de travailler en équipe, technicien expérimenté, haut fonctionnaire du système des Nations-Unies, cet homme de 45 ans sera sous peu le troisième premier ministre nommé par le chef de l’exécutif haïtien. Sauf coup de théâtre.

Radio Métropole : Gary Conille, Premier Ministre pressenti, est au centre des négociations Mardi, 30 août 2011
Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly multiplie les rencontres avec des acteurs politiques dans le cadre des négociations avant la désignation d'un nouveau Premier Ministre. Outre sa rencontre avec les présidents des deux branches du Parlement, M. Martelly s'est entretenu hier également avec d'autres leaders de groupes politiques au Parlement. Le président du Sénat Roudolph Joazile avait mis l'accent hier sur l'impérieuse nécessité de conclure un pacte de gouvernabilité devant être mis en œuvre par le Premier Ministre. Selon le sénateur Joazile il faut tenir compte des problèmes structurels qui pourraient annuler l'action du gouvernement. Cependant plusieurs législateurs confirment que Gary Conille pourrait être le prochain Premier Ministre désigné avant même la conclusion d'un accord. Les rencontres entre le chef d'Etat et les parlementaires ne concernent donc pas uniquement le pacte de gouvernabilité mais aussi le profil du Premier Ministre. Des sénateurs de la majorité et ceux du groupe minoritaire ont déjà été informés de manière informelle du choix de chef d'Etat.

Gary Conille, qui occupe depuis 2 mois le poste de Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD Niger est un médecin formé aux Etats-Unis. Chef de cabinet de Bill Clinton, Envoyé spécial de l'ONU en Haïti, M. Conille avait pris une part active à la conférence des bailleurs de New York après le violent séisme du 12 janvier 2010

HPN : Haïti-sécurité : les autorités annoncent de nouvelles dispositions Lundi, 29 Août 2011
Face à la montée des cas d’insécurité à Port-au-Prince ces derniers temps, le Secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Aramick Louis, a annoncé que la police haïtienne a pris des mesures fermes en vue de multiplier ses opérations et de protéger la population. A l’issue d’une réunion le weekend dernier entre les autorités policières et le président Martelly, des dispositions ont été prises pour rendre plus visibles les agents de la PNH dans les rues de la capitale et de renforcer des unités luttant contre le kidnapping, a expliqué Aramick Louis. D’un autre côté, le Secrétaire d’Etat à la sécurité appelle à la collaboration de tous les citoyens pour combattre l’insécurité dans le pays. Le porte-parole de la police nationale, M. Frantz Lerebours, a lui aussi sollicité le soutien d’autres secteurs comme la mairie, la douane, l’université pour venir à bout du phénomène de l’insécurité qui inquiète la population ces derniers temps.

Selon M. Lerebours, la sécurité est transversale et que tout le monde doit prendre sa responsabilité. Le commissaire appelle à la fin des aménagements particuliers pour combattre réellement le phénomène de l’insécurité. D’un autre côté, le porte parole de la PNH a rassuré que le banditisme ordinaire est régulièrement combattu. Il a fait part d’un ensemble de mesures dans des zones sensibles comme le Centre-ville, Cité Soleil, Champs de mars etc.

De son côté, le Président de la commission Justice et sécurité au Sénat, Youri Latortue, a évoqué la faiblesse de la structure sécuritaire et l’absence de gouvernement et de leadership comme cause de la recrudescence de l’insécurité dans différents coins de la capitale. Le Sénateur Latortue a suggéré pour combattre ces cas d’insécurité la mise en place d’une autre force publique, un système général de l’intelligence et une police professionnelle. Ces trois structures une fois mises sur pied permettront des opérations plus efficaces de la PNH visant à décourager les bandits. Durant le weekend écoulé, le corps d'Emile Giordanni, un notaire public très connu, a été retrouvé après avoir été kidnappé. Un citoyen américain d'origine haïtienne a également été enlevé.

Radio Métropole : Latortue prône la mise en place d'un système national de sécurité Mardi, 30 août 2011
Le président de la commission sénatoriale justice et sécurité, Youri Latortue, préconise l'adoption de dispositions en vue de trouver une solution structurelle au problème de l'insécurité. L'ancien officier des Forces Armées d'Haïti (FADH) recommande la professionnalisation de la police, la mise en place d'une nouvelle force de sécurité et d'un système général d'intelligence. Il estime que l'action combinée de ces 3 entités garantira une réaction immédiate en cas d'acte de violence et dissuadera les criminels.

Rappelant que la structure de sécurité est très faible en Haïti, le chef de file de AAA soutient que cette faible structure est pratiquement inexistante en période de transition politique. En dépit de leur bonne volonté l'effectif réduit des policiers privés de matériels adéquats ne peut répondre convenablement aux agressions des criminels prévient le parlementaire. Ajouté aux insuffisances de la PNH, l'absence de leadership favorise une reprise des activités des bandits. Dans le même temps le président de la commission sécurité critique les autorités policières qui n'ont pas modifié le déploiement dans la région métropolitaine depuis 6 mois. Il rappelle qu'un redéploiement doit être réalisé chaque trimestre.

Le parlementaire note également qu'il y a une recrudescence de l'insécurité à mesure qu'on s'approche de la fin du mandat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Interrogé sur le rôle de la Minustah le sénateur Latortue a fait remarquer que les règles d'engagement limitent l'action de cette mission. En raison de ces contraintes le sénateur Latortue croit que le retrait de la Minustah et la mise en place d'une nouvelle force publique est un élément clé dans les efforts consolidation du climat sécuritaire.

Radio Signal FM : Sauveur Pierre Etienne nouveau coordonnateur général de l’OPL Mardi, 30 Août 2011
Les 296 délégués de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) réunis à Laborde aux Cayes le week-end écoulé ont élu le politologue Sauveur Pierre Etienne, coordonnateur général du parti. L’élection a eu lieu à l’occasion du 4e congrès national tenu les 26, 27 et 28 Aout 2011 au même endroit. Fraichement revenu du Canada où il vécu les huit dernières années, Sauveur Pierre Etienne a été élu à la tête d’un comité de 13 membres. Le nouveau coordonnateur de l’OPL s’engage à développer « un leadership collectif au sein de l’OPL, seul moyen d’arriver à remplir la mission que les délégués nous a confiés à l’occasion du 4e congrès ». A en croire Sauveur Pierre Etienne, l’équipe solide qui vient de prendre les rênes de l’OPL se donne pour mission de travailler à la restructuration du parti, de renouveler son leadership, de résoudre le problème de financement. Le nouveau responsable a aussi évoqué le renforcement des quatre piliers du parti : la formation, l’organisation, la réflexion stratégique et la communication politique.

Le comité exécutif est ainsi composé de : Sauveur Pierre Etienne, coordonnateur national ; Andris Riché (sénateur), vice-coordonnateur général ; Pierre Paul dit Harry Marsan, coordonnateur à l’organisation ; François Anick Joseph (sénateur), coordonnateur à la formation ; Elourne Doréus (député) coordonnateur à la communication ; William Kenel Pierre, coordonnateur aux relations internationales ; Vasco Ternelan, coordonnateur au Finances et au budget ; Morissaint Jean Yvelt Chéry, Secrétaire Exécutif ; Baudelaire Noelsaint, Secrétaire Exécutif Adjoint ; Rony Smart(ancien premier ministre), membre-conseiller ; Ackluche Louis-Jeune (députés), membre-conseiller ; Mélius Hyppolyte (sénateur), membre-conseiller et Jean-Claude Bernard, membre-conseiller.

 INTERNATIONAL

PARIS, FRANCE. SARKOZY ET L'AFFAIRE BETANCOURT.
Isabelle Prévost-Desprez, l'une des juges dans l’affaire Bettencourt, aujourd’hui dessaisie, révèle qu’un témoin a vu Nicolas Sarkozy se faire remettre de l’argent en liquide par la milliardaire. Dans un ouvrage à paraître demain, jeudi 1er septembre 2011, la magistrate dit aussi avoir été frappée par la peur des témoins qu’elle a eu à entendre au cours de l’instruction. L’Elysée récuse ces accusations alors que le Premier ministre, François Fillon, dénonce des « allégations » sans fondement. Le livre signé par deux journalistes et intitulé Sarko m’a tuer revient un an après sur l’affaire Bettencourt, un scandale politico-financier autant que familial, qui a fait les unes de toute la presse française durant l’été 2010. Une des juges qui a instruit un volet du volumineux dossier, Isabelle Prévost-Desprez, y relate, sans retenue, ce qu’elle a pu entendre au cours des audiences des témoins. Ainsi, elle rapporte qu’un témoin, l'infirmière de la milliardaire, a dit à sa greffière, après son audition, « avoir vu des remises d’espèces à Nicolas Sarkozy » en 2007 avant qu’il ne soit élu président de la République.

’Elysée a formellement démenti : « Ce sont des allégations scandaleuses, infondées et mensongères ». Déjà à l’été 2010, un autre témoin entendu dans le cadre du dossier Bettencourt, la comptable de la milliardaire cette fois, avait évoqué avoir assisté à des remises d’enveloppes à des hommes politiques et le nom de Sarkozy avait alors circulé. Quelque temps après, rapporte le quotidien Libération, la comptable de Liliane Bettencourt s’était rétractée en affirmant « n’avoir jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy ». La juge Prévost-Desprez insiste également sur la peur qu’elle a perçue chez les témoins qu’elle a pu entendre : « La peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy »… La juge Isabelle Prévost-Desprez, alors vice-présidente au tribunal de grande instance de Nanterre, raconte également ses démêlés avec le procureur Philippe Courroye ainsi que les pressions répétées dont elle a été l’objet avant de se voir retirer le dossier à l’automne 2010.

Selon la magistrate, « ce procès représentait pour l'Elysée un risque majeur, il y avait 90% de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer ».

La socialiste Martine Aubry, candidate à la primaire de son parti en vue de la présidentielle de 2012, a immédiatement dit souhaiter l'ouverture d'une enquête sur les propos de la juge alors que François Hollande déplorait qu'il y ait « trop de pression » de l'Elysée sur la justice. De son côté, la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a estimé que « quand on a des accusations à porter, on ne les porte pas dans un livre ou dans la presse, on les porte devant la justice ». Le patron du parti présidentiel UMP, Jean-François Copé, a pour sa part relevé que l'« on est à quelques mois de l'élection présidentielle » et a estimé qu'« il ne faut être dupe de rien ».

LIBYE. ONU ET SON ROLE DANS LE PAYS.
A la veille de la conférence internationale de Paris sur la Libye, jeudi 1er septembre 2011, les Nations unies s’interrogent sur le rôle que peut jouer l’organisation dans la période de l’après-Khadafi, alors que le Conseil national de transition a déjà rejeté la présence de casques bleus en Libye.

Si le rôle exact de l’ONU en Libye reste encore à déterminer, une chose est claire, les rebelles libyens ne veulent pas d’une force internationale sur leur sol. L’ONU avait envisagé l’envoi de quelque 400 observateurs militaires et policiers. Une option rejetée dans la journée de ce mardi 30 août par le Conseil national de transition qui veut assurer seul l’ordre et la sécurité. L’ONU pourrait en revanche participer à la formation des policiers libyens. Les Nations unies seront également mises à contribution pour organiser des élections. Tout est à faire, puisque de mémoire d’homme jamais des élections n’ont eu lieu en Libye.

Ban ki-moon, secrétaire général des Nations unies, souhaite envoyer une première mission «aussi rapidement que possible» en Libye. L’accent sera mis sur la réconciliation afin d’éviter les erreurs commises en Irak : l’épuration des partisans de Saddam Hussein dans l’administration et la police n’avait contribué qu’à alimenter la guerre civile.

WASHINGTON. LES USA ACCUSENT WIKILEAKS. DANGER DES SOURCES DIPLOMATIQUES.
Plus de 250 000 nouveaux documents non expurgés ont été récemment publiés sur WikiLeaks.s Le site internet WikiLeaks est accusé par les Etats-Unis d’avoir divulgué près de 134 000 câbles diplomatiques américains qui mettent en danger la sécurité des informateurs. WikiLeaks, qui dément avoir dévoilé l’identité des sources, déclare faire l'objet d'une cyberattaque. Cet épisode met en lumière certains dysfonctionnements dans la gestion du site.

La « fuite » est d’abord venue de l’hebdomadaire allemand Der Freitag. Dans son édition datée du 26 août 2011, le périodique berlinois a révélé avoir eu facilement accès sur internet à un fichier de WikiLeaks contenant la totalité des 251 000 câbles diplomatiques détenus par le site rendu célèbre mondialement en 2010 pour avoir ébranlé le département d’Etat américain en publiant des documents sensibles sur la guerre en Afghanistan et en Irak.

Pour accéder à ces câbles ultraconfidentiels, les journalistes de Der Freitag affirment avoir simplement trouvé par eux-mêmes et sans trop de peine le mot de passe permettant d’accéder au précieux fichier de WikiLeaks. Pris en défaut, WikiLeaks s’est alors empressé de mettre en ligne une grande partie de ces câbles sans prendre le temps, d’après les autorités américaines, d’en expurger l’identité des sources qui ont fourni les informations à caractère confidentiel.

Au 30 août, plus 134 000 documents avaient été rendus accessibles sur WikiLeaks, mettant du même coup en danger quantité d’informateurs jusqu’alors anonymes. La faute paraît impardonnable et grossière mais elle pourrait résulter - si elle était avérée - des dysfonctionnements qui existent depuis plusieurs mois au sein de WikiLeaks, notamment en raison des désaccords entre son patron Julian Assange et l’un de ses anciens associés, l’Allemand Daniel Domscheit-Berg, parti à l’automne 2010.

Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, qui fut l’un des partenaires de WikiLeaks en Allemagne, les câbles diplomatiques auraient simplement été mis en ligne par erreur il y a plusieurs mois par des membres de WikiLeaks qui croyaient avoir affaire à des archives déjà publiées. Selon une autre version, guère convaincante, Julian Assange aurait confié le mot de passe à une tierce personne qui l’aurait diffusé sur le net par inadvertance. 

D’après Le Monde, autre média ayant collaboré avec WikiLeaks, Daniel Domscheit-Berg avait annoncé début août avoir détruit lui-même 3 500 fichiers provenant de WikiLeaks arguant que si Julian Assange les avait récupérés, il aurait pu trahir l’anonymat de leurs sources. Certains des fichiers en question contenaient une liste de personnes à bannir des transports aériens établie par les autorités américaines. Pris de cours, les experts américains tentent actuellement d’évaluer l’ampleur du problème qui pourrait mettre en péril un nombre indéterminé de leurs informateurs.

« Les Etats-Unis condamnent fermement toute divulgation illégale d’informations secrètes », a déclaré Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat. « En plus de mettre en cause nos efforts diplomatiques, cela met en danger la sécurité des personnes, menace notre sécurité nationale et sape nos efforts pour travailler avec des pays à résoudre des problèmes communs ». Reste à savoir si, effectivement, le secret des sources n’a pas été respecté ou s’il s’agit d’une opération visant à discréditer WikiLeaks.

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FORMATION D'UN GOUVERNEMENT. MARTELLY ET LAMBERT EN DISCUTENT
Le premier tête-à-tête entre le président Michel Martelly et le chef de file de l'Inité, sénateur Joseph Lambert, a eu lieu vendredi 26 août au Palais National. Les deux hommes se sont entretenus seuls pendant plus de 4 heures d'horloge autour de la nécessité de former un gouvernement. La séance de travail s'est déroulée dans une ambiance de cordialité, rapporte le sénateur Lambert pour qui il s'agissait d'échanges fructueux. Le chef d'Etat et le leader de la majorité au Sénat ont convenu de la nécessité de mettre en place dans le meilleur délai un gouvernement. La première étape consisterait en la mise en place d'une majorité fonctionnelle et durable. La définition de cette majorité, devant être un préalable à la désignation d'un nouveau Premier Ministre, doit être l'objet de négociations. Le sénateur Lambert révèle que le président Martelly a mis l'accent sur la nécessité d'une entente entre les élus. Nous avons parlé franchement, insiste le chef de file de l'Inité pour qui une majorité fonctionnelle garantira la stabilité politique. Au cours de la rencontre le président Martelly a une fois de plus manifesté le désir de trouver conclure un accord avec tous les blocs parlementaires avant la formation du gouvernement. D'autres rencontres sont prévus au cours de cette semaine dans le cadre des négociations politiques devant conduire à un pacte de gouvernabilité et la désignation d'un Premier Ministre. Selon le sénateur Lambert il faudra rétablir la confiance entre les deux parties pour faciliter le bon déroulement des négociations.

P-AU-P. VIOLENCE DANS LA CAPITALE. ASSASSINAT DU NOTAIRE GIORDANI.
L'assassinat du notaire public, Emile Giordani, vendredi dernier fait craindre une recrudescence de l'insécurité. Enlevé à son étude à Lalue, quartier de Port-au-Prince, vendredi après midi par 4 individus armés, M. Giordani, a été tué par des ravisseurs. Son corps a été retrouvé dans un ravin au Canapé Vert samedi par une patrouille de la police. Selon les premières informations fournies par les enquêteurs le corps ne portait pas de trace de projectiles. Les témoins rapportent que M. Giordani, 62 ans, a été encagoulé et ligoté avant d'être jeté dans le coffre arrière de son véhicule. Les bandits avaient auparavant fouillé le bureau afin de retrouver un montant de 80 000 dollars. Un cousin de la victime, Emmanuel Giordani, présent au moment de l'attaque assure que les criminels ont mis 45 minutes pour rechercher le montant. Il indique avoir supplié les agresseurs de ne pas frapper le notaire qui est diabétique. Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Sonnel Jean François, qui s'était rendu sur place a ordonné à la police judiciaire d'ouvrir une enquête sur ce crime. Le juge Jean François assure que des empreintes digitales des agresseurs ont été retrouvées sur le cadavre et le véhicule. Au moins 4 personnes ont été enlevées au cours des derniers jours dans la région métropolitaine. Le porte parole de la police, Frantz Lerebours a confirmé l'enlèvement d'un Américain d'origine haïtienne qui travaille dans une école américaine. Pour sa part, le commissaire François-Henry Dossous, responsable de la cellule de la police haïtienne chargée des affaires d'enlèvements, concède qu'aucune indication n'a été obtenue à ce jours par les enquêteurs qui poursuivent les recherches.

VIOLENCE A L'ESTÈRE.
Une personne a été tuée ce lundi dans la Commune de Lestère (nord- Artibonite) lors d'une nouvelle manifestation de la population pour réclamer l'électricité. Les habitants ont accusé des policiers du commissariat d'avoir abattu un passant Serené charles (41 ans) au moment d'accrochages entre les deux camps. La mort de M. Charles allait compliquer la situation. Les manifestants ont en effet envahi le commissariat de police qu'ils ont mis à sac. Les policiers ont vite fait de s'enfuir, avec eux, les détenus. A Port-au-Prince, le porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours, a indiqué que que des individus armés se trouvaient parmi les manifstants. Mais il a souligné que la situation commençait à revenir à la normale, suite à l'arrivée sur place de policiers nationaux et d'agents de la mission onusienne. M.Lerebours a fait savoir que des individus armés se trouvaient parmi les manifestants. Mais le maire de la ville, Alexis Fortunat, a dit, pour sa part, craindre que les violences ne rebondissent, vu que les revendications qui ont provoqué les manifestations, ne sont toujours pas satisfaites.

VERS UN PACTE DE DE GOUVERNABILITE
Le président de l’assemblée nationale Rodolphe Joazile a fait savoir une nouvelle fois lundi qu’aucune consultation n’a jusqu’ici été entamée par le chef de l’Etat auprès des présidents des deux chambres concernant la nomination d’un autre premier ministre près d’un mois après le rejet de Me Bernard Gousse par le sénat le 2 aout dernier. Le sénateur Joazile a informé parallèlement avoir entrepris une série de rencontres avec plusieurs secteurs de la vie nationale sur des dossiers relatifs a l’économie, l’éducation et la réorientation des mandats de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) et de la MINUSTAH. Les discussions engagées autour de ces différents poits pourraient déboucher sur un pacte de gouvernabilité, a-t-il indiqué. Ces points figurent également dans un document remis par le groupe des 16 sénateurs majoritaires au Sénat au president Joseph Michel Martelly comme conditions prealables au deblocage politique et à la formation d'un nouveau gouvernement Trois mois et demi après son accession au pouvoir le président Michel Martelly n’arrive toujours pas encore à former son gouvernement faute d’accord politique avec le parlement. Les deux ex premiers ministres désignés, l’homme d’affaire Gérard Daniel Rouzier et l’ex ministre de la justice sous le gouvernement intérimaire de Gérard Latortue, Me Bernard Gousse, ont été rejetés respectivement à la chambre basse et au Sénat de la République. Si les noms de Wilson Laleau, et de Daniel Supplice, deux proches du president Martelly sont cités comme d'éventuels "premierministrables", d’autres sources évoquent une possible reconduction du premier ministre sortant Jean Max Bellerive, mais aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet.

GREVE A L'HOPITAL GENERAL.
Des dizaine de membres du personnel de soutien de l'Hopital de l'Université d'Etat d'Haiti (HUEH) ont pris part lundi à un sit-in devant les locaux du Ministere de la Sante Puplique et de la Population (MSPP) pour reclamer une nouvelle fois la mise a pied du mirecteru médical de l'instituion, le docteur Alix Lassegue et de la responsable des opérations, Marlène Tompson. Les manifstants répondaient ainsi àune nvitation des responsables du syndicat du petit personnel de l'HUEH dont les membres sont en grève depuis près de deux mois, paralytsant toutes les activités dans le plus grand centre hospitalier public du pays. Le président du syndicat Milot Levy Felix a fait part de la volonté ds grevists de poursuire le mouvement jusqu'a satisfaction de leurs revendications. Il en a egalement exigé que l'HUEH, sérieusement endommagé par le tremblement de terre de janvier 2010, soit reconstuit de manière graduelle. Actuellement deux propositons sont a l'etude: la reconstruction paretape de l'HUEH ou sa destruction complete en vue d'une reconstruction d'un trait. Milot Levy Felix affirme que depuis la signature de l'accord tripartite Haiti/USA/France pur la reconstruction de cet hopital uniersitaire, il a toujours été question d'une reconstruction partielle. L'Union Nationale des Normaliens Haitiens (UNNOH), branche Josué Mérilien et le Groupe de Reflexion sur les Problèmes Sociaux (GREPS) ont pris part au sit-in en signe de solidarité avec les employés syndiqués du l'HUEH. Leurs responsables, Josué Mérilien et Billy Marcuny ont appelé les autorités sanitaires notamment le MSPP à mettre fin a cette nouvelle crise qui ronge l'hopital général. La crise doit être résolue pour sauver des malades en grande difficulté parce que privés de soins, ont-ils fait savoir. De fait, la situation s'aggrave à l'HUEH notamment à la salle d'urgence et à la maternité. Les patients y sont gardés dans des conditions dégradantes et inhumaines. Et la pestilence y règne en maître et seigneur, dans l'indifférence ou l'impotence des autorités sanitaires.

 CANADA

 MONTREAL. FERMETURE DE LA VOIE DE SERVICE DE LA METROPOLITAINE.
La voie de service de l'autoroute Métropolitaine vers l'est a été fermée à la hauteur du centre commercial Rockland, en raison d'un important incendie sur la voie. Un camion remorque qui transportait un chargement de couches-culottes a pris feu à la suite d'un bris mécanique. Le chauffeur du camion a pu sortir à temps de son véhicule et n'a pas été blessé. Il faudra plusieurs heures aux équipes de Transports Québec pour dégager le camion et rouvrir cette voie de service, qui permet normalement aux véhicules de s'engager sur le boulevard L'Acadie ou la rue Saint-Laurent.

 QUEBEC. SURETE DU QUEBEC  RECHERCHE UN AUTOMOBILISTE DANS LA RIVIERE YAMASKA.
Les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) sont toujours à la recherche, mardi matin, de Réal Nadeau, un chauffeur de taxi dont la voiture a plongé lundi dans la rivière Yamaska, près de Sorel. L'incident s'est produit à la suite de l'effondrement d'un tronçon de la route dans la rivière. Vers 5 h 00 lundi, un morceau de 30 m sur 15 m de la route du Grand-chenal s'est affaissé pour une raison encore inconnue, emportant deux voitures qui transportaient au total trois personnes. L'incident s'est produit lors de fortes pluies qui s'abattaient sur la région. Un des conducteurs, qui voyageait seul, a réussi à sortir de l'eau malgré des blessures aux jambes. Le passager du taxi a aussi survécu à l'accident. Mais Réal Nadeau, lui, aurait disparu dans les eaux de la rivière. La Sécurité du Québec, qui a demandé l'aide de la garde côtière pour l'appuyer dans ses recherches, a retrouvé lundi soir la voiture taxi de Réal Nadeau, mais l'homme âgé d'une soixantaine d'années ne s'y trouvait pas. Entre-temps, trois résidences situées près de la crevasse ont été évacuées par mesure de précaution.

LIBYE-ALGERIE. DEMANDE D'EXTRADITION DE LA FAMILLE KADHAFI D'ALGERIE
Algérie a confirmé qu’elle avait accueilli l’épouse de Mouammar Kadhafi, accompagnée de trois de ses enfants, lundi 29 août .
Le gouvernement des insurgés a aussitôt manifesté son intention de demander leur extradition. Parallèlement, la rébellion annonçait la mort de l’un des plus jeunes fils du leader en fuite, Khamis Kadhafi, âgé de 28 ans. L'épouse du colonel Mouammar Kadhafi et trois enfants de l'ex-chef de la révolution libyenne sont entrés en territoire algérien dans la matinée du lundi 29 août . Il s’agit de Safia Kadhafi et de trois des enfants du colonel : Aïcha, Hannibal et Mohammed. L'information est tombée en fin d'après-midi. Un communiqué laconique de la diplomatie algérienne qui indiquait simplement avoir prévenu le chef des rebelles et le secrétaire général des Nations Unies de la présence des membres de la famille Kadhafi sur son territoire.

Aucune indication n’a été fournie sur le lieu où ils ont franchi la frontière, ni sur le moyen de transport utilisé. Selon des sources locales, une trentaine de personnes au total, dont certaines grièvement blessées, ont passé la frontière en plein Sahel, à l'extrême frontière sud de l'Algérie, à hauteur de Djanet. Elles auraient été pourchassées par les insurgés. Depuis, le Comité national de transition (CNT) a réagi. Il va demander à Alger de « ramener » les membres de la famille Kadhafi en Libye. Cette affaire risque de tendre un peu plus les relations entre les deux parties. En fin de semaine dernière, une colonne de Mercedes avait été aperçue quittant la Libye pour l'Algérie. Plusieurs sources rebelles pensaient alors que ces véhicules transportaient des membres du clan Kadhafi. L'Algérie avait opposé un démenti catégorique quelques heures plus tard. Alger qui n'a pas reconnu le CNT applique une position de « stricte neutralité » dans le conflit mais plusieurs responsables rebelles soupçonnent le voisin algérien de soutenir Mouammar Kadhafi. Signe de la tension entre les deux parties : les rebelles libyens veulent prendre la ville frontalière de Ghadamès dans le sud. Et selon le quotidien algérien El Watan, Alger a fermé sa frontière avec la Libye ce lundi après avoir décrété une alerte générale.

Par ailleurs, la rébellion a annoncé le décès de l’un des fils de Mouammar Kadhafi, Khamis, dont la mort avait été annoncée à plusieurs reprises depuis le début du conflit sans jamais être confirmée. Il aurait été tué à environ 80 kilomètres au sud de Tripoli et enterré là-bas, a déclaré lundi le gouvernement rebelle  Agé de 28 ans, Khamis Kadhafi commandait l'une des brigades réputées les plus efficaces des forces fidèles à l'ancien dirigeant libyen. En ce qui concerne Mouammar Kadhafi lui-même, certaines sources annoncent qu’il se trouverait à 100 kilomètres au sud-est de Tripoli avec deux autres de ses fils.

TRIPOLI. REOUVERTURE DE L'AMBASSADE DE FRANCE.
 La France a rouvert ce lundi 29 août 2011 son ambassade à Tripoli a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Une équipe est en place pour remettre en état de fonctionner l'ambassade qui avait été fermée le 26 février dernier en raison de problèmes de sécurité. Pour Bernard Valéro, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, cette réouverture n'est pas seulement symbolique. Bernard Valéro : la France est le premier pays à rouvrir son ambassade en Libye Porte-parole du ministère des Affaires étrangères

Cette réouverture, qui est la première, la France est la première à rouvrir son ambassade dans la capitale libyenne- a plusieurs significations : elle traduit l’engagement de la France dans la nouvelle phase qui s’ouvre en Libye actuellement, la phase de l’après-Kadhafi, tournée vers l’avenir… nous étions les premiers à Benghazi auprès du CNT et nous sommes les premiers aujourd’hui à rouvrir à Tripoli… quel sera l’avenir, c’est naturellement aux Libyens de le décider, ce qui nous importe c’est de continuer à être en première ligne pour aider les Libyens à reconstruire leur pays

 

 

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Radio Métropole : Des organisations de la société civile déplorent l'absence d'un gouvernement  24 août 2011 
Une quinzaine d'organisations de la société civile dont l'ISC se disent préoccupées par rapport à la situation socio-politique actuelle du pays. Dans une note rendue publique cette semaine, ces organisations déplorent le manque de gouvernance et de leadership dont fait montre les dirigeants haïtiens. Ces 15 Organisations de la société civile ont également, exprimé leurs préoccupations face à l'absence d'un nouveau gouvernement cent jours après l'investiture du président Martelly. Selon ces organisations, les parlementaires et le président doivent faire montre de dépassement afin de trouver un compromis politique. Dans cette déclaration ces organisations invitent le président Martelly à arrêter ses différents voyages à l'étranger et de se concentrer, sur les négociations avec le parlement pour choisir un nouveau premier ministre.

HPN : Haïti:la société civile très critique envers Martelly 23 Août 2011 21:04
Des organisations de la société civile ont appelé le président Michel Martelly a former un gouvernement et a promulguer la constitution amendée dans une note de réaction marquant les 100 jours du chef de l'Etat. Ces organisation ont exprimé leurs préoccupations face à la dégradation de la situation sociale, politique et économique du pays "en raison d’un déficit de gouvernance et de leadership de la part des dirigeants actuels". Elles énumèrent les graves problèmes sociaux et économiques auxquels fait face le pays : stagnation des dossiers de la reconstruction et du relogement des personnes vivant sous les tentes, recrudescence de l’insécurité, vulnérabilité de la population face aux menaces de désastres naturels, régression accrue de l’économie, persistance de l’extrême pauvreté, incapacité et incertitude de la grande majorité des parents face aux exigences de la rentrée scolaire. "Jusqu’ici, aucun mécanisme clair et transparent n’a été présenté à la population sur les facilités relatives à la scolarisation gratuite et obligatoire", disent-elles. Ces organisation estiment plus loin que "le président se disperse dans des voyages à retombées hypothétiques" alors qu'"il devrait se concentrer en priorité sur les négociations avec le Parlement pour choisir un Premier Ministre et sur le dialogue avec les forces économiques et sociales du pays, en vue de promouvoir la croissance, créer la confiance et mettre en œuvre, de façon efficace et harmonieuse, les actions relatives aux grands dossiers de la Nation". "Ce que le pays attend en priorité du Chef de l’Etat, c’est la formation d’un Gouvernement, la promulgation de la Constitution amendée, l’installation du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire et du Conseil Electoral Permanent, la nomination des juges manquant à la Cour de Cassation, la tenue des élections en Novembre pour le renouvellement du tiers du Sénat et des élus des Collectivités Territoriales" notent-elles. Elles estiment que la plupart de ces responsabilités auraient pu être assumées même en l’absence d’un Gouvernement. En conclusion les 13 organisations qui ont signé cette déclaration croient que "les cent premiers jours sont loin d’être un succès". Le Président doit éviter au pays de s’enliser dans une crise politico-institutionnelle, qui ne manquera pas d’aggraver une situation sociale et économique déjà très précaire. Les Parlementaires de leur côté doivent faire preuve de modération, de discernement et de patriotisme dans l’exercice de leur pouvoir et se rappeler que co-dépositaires de la souveraineté nationale, ils seront aussi co-responsables d’un fiasco national.

Agence haitienne de presse : Vice-president du Sénat confirme que le chef de l'Etat cherche à nommer des ministres
23 août 2011
- Le vice-president du Senat, Jean Hector Anacacis a confirme mardi l'intention du chef de l'Etat de nommer des ministres dans l'actuel gouvernement demissionnaire que dirige Jean Max Bellerive. Le president Michel Martelly qui n'a toujours pas réussi à faire voter un premier ministre au Parlement, plus de 3 mois après son investiture, voudrait également nommer des directeurs généraux et des délégués et vice-délégués departementaux de manière a ce qu'il puisse avoir plus de marge de manoeuvre. Cette possibilite, a dit le parlementaire, a été évoquée par le chef de l'Etat lors d'une reunion le 19 aout dernier avec le chef du gouvernement Jean Max Bellerive et les president des deux chambres Roudolphe Joazile et Sorel Jacinthe Le senateur Jean Hector Anacacis estime qu'il s'agirait là d'une décision inconstitutionnelle mais n'écarte pas qu'elle se matérialise dans le cadre d'un consensus. Pour Jean Hector Anacacis, les différentes convocations par le parlement des membres de l'actuel gouvernement demissionnaire confère à ces derniers une certaines légitimité. "S'ils n'etaient pas légitimes on ne les convoqueeait et on attendrait que la nouvelle equipe soit constituee puis installée." Voilà pourquoi le parlementaire refuse de parler de gouvernement demissionnaire mais de gouvernement sortant. M. Anacacis affirme que si Michel Martelly est tenté de reconduire le PM sortant il n'a qu'a envoyer son dossier au Parlement sinon, il faut qu'il procede à la designation d'un nouveau premier ministre. La rencontre de vendredi dernier etait egalement l'occasion pour les présidents des deux chambres d'evoquer des violations de la constitution dont le chef de l'Etat se serait rendu coupable, rapporte M. Anacacis. A titre d'exemple, il a cité le fait que Michel Martelly ait mandaté une commission pour negocier avec les parlementaires dans la perspective de la designation d'un nouveau chef de gouvernement. Il s'agit d'un cas flagrant de violation de la constitution, selon Anacacis Jean Hector, qui rappelle qu'en son article 137, la loi mère prevoit que le president designe son premier ministre en concertation avec les presidents des deux chambres si'il n'a pas de majorité au Parlement. De son côté, la porte-parole du parti Repons Peyizan (qui avait présenté la candidature de Michel Martelly), Evelyne Cesar, encorage le president Martelly a nommer dans le meilleur delai le prochain chef du gouvernement. Mme César croit que cela permettrait au pays d'avoir un gouvernement dûment responsable par devant le Parlement, et un interlocuteur pour l'international. Elle demande egalement au president Martelly de prendre des dispositions pour renforcer les institutions et d'assurer la promotion d'un Etat de droit. Agence haitienne de presse : La Commission Finance du Sénat se propose de rencontrer cette semaine le Conseil de la Cour des Comptes et et les membres du Conseil de la BNC

 22 aout 2011 - (AHP) -La commission finance et budget du sénat prévoit des réunions de travail mercredi et jeudi avec le conseil de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif et des membres du conseil de la Banque Nationale de crédit sur le fonctionnement de ces institutions. Le président de cette commission, le sénateur Jocelerme Privert , a expliqué que l’invitation lancée aux membres du conseil de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif se situe dans le cadre de la recherche d’informations sur certains problèmes qui affectent cette institution. Il dit espérer que les responsables de la CSC-CA feront la lumière sur des questions relatives notamment à l’octroi de décharges aux anciens fonctionnaires publics. Le sénateur a poursuivi que la réunion de jeudi concernera le rapport en préparation sur le processus de reconduction des conseils de la BNC et de la BRH. Il affirme que ce sera l’occasion d’analyser les dossiers de trois membres en passe d’intégrer le conseil de la BNC ou d’être promus à d’autres postes. Il s’agira, a-t-il dit, de faire l’évaluation des capacités des concernés afin de compléter la procédure d’analyse des dossiers, étape importante à l’élaboration du rapport qui sera soumis à l’appréciation de l’assemblée du grand corps. M. Privert fait remarquer la nécessité que les travaux avancent vite étant donné, a-t-il dit, la caducité depuis septembre 2010 des deux conseils mais a assuré que la commission prendra le temps qu’il faut pour préparer un rapport équitable.

Le Nouvelliste : Martelly est prisonnier des mots 23 Août 2011 Michel Joseph Martelly compte déjà 100 jours au pouvoir. Invité à faire le bilan des cents jours au pouvoir du chef de l'Etat sur les ondes de Magik 9 ce mardi, Evans Paul pense que ce dernier s'est enfermé durant cette période importante de son mandat dans ce qu'il appelle une prison de mots. Michel Martelly a eu un mauvais héritage, celui de la mauvaise gouvernance, reconnaît le leader de l'Alliance démocratique. Evans Paul cite le mot "système" qui est revenu à chaque fois dans les interventions du chef de l'Etat, qui s'est toujours exprimé en faveur du changement. « Le président n'a ni la méthode, ni les moyens politiques de changer le système comme il pense pouvoir le faire. De plus, on ne peut prétendre réaliser une telle prouesse sans une véritable révolution », a fait remarquer Evans Paul, qui a aussi parlé de la rupture, un autre mot cité constamment par le chef de l'Etat qui ne veut pas s'inscrire dans la continuité. Rupture: comment? Rupture par rapport à quoi? se demande Evans Paul, pour qui la continuité fait partie intégrante de la vie politique. L'ancien maire de Port-au-Prince dit relever également un ensemble de contradictions, voire d'ambiguïtés, dans les déclarations du président et dans les actes qu'il a posés. Le président avait dénoncé la dépense de 4 milliards de dollars américains des fonds promis pour la reconstruction d'Haïti depuis le 12 janvier 2010 dans des conditions non élucidées. Peu de temps après, il a décoré Grand croix plaqué or de l'ordre national Honneur et Mérite, l'une des plus hautes distinctions de l'Etat haïtien, celui qui a autorisé ces dépenses », a dit Evans Paul faisant référence à Bill Clinton, coprésident de la CIRH. « Il y a plusieurs semaines, Michel Martelly avait promis un gouvernement au pays. Jusqu'à présent nous ne sommes pas encore là », indique l'homme politique, qui regrette que certaines fois le président ne pèse pas ses mots. La dictature parlementaire dénoncée par le chef de l'Etat lors d'une interview accordée à Radio Canada la semaine écoulée est la manifestation même de la démocratie. Contrairement à ce qu'on reproche au groupe des 16 sénateurs, ils apportent un équilibre à la vie politique haïtienne, selon Evans Paul, qui croit que le président, conformément aux exigences de la démocratie, a un devoir de consensus. 100 jours dans la nuit

Le président a l'air trop fatigué pour ses 100 premiers jours, estime Evans Paul, qui rappelle au chef de l'Etat qu'il lui reste 1 700 jours à passer au pouvoir. « C'est peut-être à cause de l'accumulation de fatigue que le président ne tient pas toujours compte du poids des mots qu'il utilise». L'ancien homme de théâtre conseille à Michel Martelly d'économiser ses forces en évitant le plus possible de travailler très tard le soir et de prendre parfois un peu de temps pour lui-même en vue de se ressourcer. Evans Paul conseille aussi au chef de l'Etat de faire très attention aux « ayants droit » qui l'entourent. « Ce sont ses amis ou ceux qui ont financé sa campagne électorale et qui croient qu'ils peuvent tout contrôler. Dans leur excès de zèle, ces gens peuvent constituer un obstacle à la bonne gestion de l'Etat », a fait remarquer le responsable de la plateforme Alternative, pour qui il y aurait un flou et une absence de vision dans le cadre du programme d'éducation gratuite prôné par Michel Martelly. Le président ferait mieux de s'excuser auprès de la population en lui avouant qu'il s'est trompé, recommande Evans Paul. Selon l'ancien maire de Port-au-Prince, les chefs d'Etat qui se sont succédé au pouvoir depuis notre indépendance ont toujours eu des projets d'éducation du genre. Mais ils ne se sont jamais réalisés par manque de moyens et d'une absence de vision politique rationnelle, a-t-il fait savoir. « La nouvelle ne m'emballe pas ni ne m'obsède », répond Evans Paul à propos des rumeurs relatives à son éventuelle désignation au poste de Premier ministre. Même s'il n'écarte pas la possibilité d'accepter une telle proposition, le responsable de la plateforme Alternative confie qu'il préfère donner des conseils de façon bénévole au président de la République.

Radio Vision 2000: Haïti : Décès d’un casque bleu rwandais quatre jours après une attaque d’inconnus armés  24 août 2011
Un soldat rwandais de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) est décédé mardi à l’hôpital quatre jours après avoir été blessé par balles dans sa maison de Port-au-Prince, avons-nous appris. Âgé de 46 ans, le sergent Ndagijimana Serge Kamari est mort des suites de ses blessures à l’hôpital Cedimat en République dominicaine, où il avait été immédiatement évacué après avoir été blessé par des tirs lors d’une agression chez lui à Port-au-Prince, le vendredi 19 août. Marié et père de trois enfants, le sergent Kamari avait rejoint la force de l’ONU le 7 avril et faisait partie de l’équipe en faction au camp Jean Marie Vincent, où vivent des réfugiés du séisme de janvier 2010.

P-au-P, 24 août 2011 [AlterPresse] Lors du passage de l’ouragan Irène sur Haïti, les départements du Nord, Nord-Est et Sud, considérés comme des départements à risque, n’ont pas enregistré de dégâts majeurs, selon les informations recueillies par AlterPresse auprès de ses correspondants. Irène n’a pas causé de dégâts au Cap-Haïtien, constate la correspondante sur place d’AlterPresse. Les pluies, qui tombaient depuis le lundi 22 août dans divers endroits du Nord d’Haïti, et la montée des eaux n’ont pas eu d’incidences fâcheuses dans le département. La pluie s’est arrêtée, même si le temps reste encore couvert. Les vents violents ont, sur leur passage, détruit quelques plantations de bananes et de maïs à Vallières dans le département du Nord-Est. Les rivières qui étaient en crue n’ont pas causé de dommages. Plusieurs centaines de personnes avaient été évacuées dans les régions Nord par les autorités, alors que la directrice de la protection civile, Alta Jean Baptiste, signalait des glissements de terrain mardi dans le secteur. Aucun décès n’est enregistré. Par ailleurs, dans le Sud, où des précipitations sont encore attendues ce 24 aout, le temps est au beau fixe. L’ouragan Irène ne menace plus Haïti, alors qu’il est passé à la catégorie 3. L’alerte rouge décrétée sur le pays est passée au niveau orange.

CANADA
LE CANADA EN DEUIL. DES MILLIERS DE CANADIENS ET LEURS ADIEUX A JACK LAYTON.
Le public pourra encore aujourd'hui rendre un dernier hommage à Jack Layton, au parlement d'Ottawa. Sa dépouille sera exposée dans le foyer de la Chambre des communes de 9 h à 13 h 30. Les citoyens pourront ensuite lui rendre hommage à l'hôtel de ville de Toronto, toute la journée vendredi, et en matinée samedi, avant les funérailles nationales qui auront lieu à 14 h au Roy Thomson Hall. Des milliers de personnes lui font un dernier adieu Mercredi, quelque 3000 personnes se sont déplacées pour rendre un dernier hommage au chef néo-démocrate, décédé lundi d'un cancer. L'affluence était telle, que les portes du parlement sont restées ouvertes au-delà de 20 h, l'heure normale de fermeture C'est Olivia Chow qui s'est avancée la première, mercredi matin, vers le cercueil de son époux, rejointe par les enfants de M. Layton, Michael et Sarah, enceinte de 5 mois, sa petite-fille Beatrice et d'autres membres de sa famille. Ils ont eu droit à quelques moments seuls pour se recueillir. Mme Chow a d'abord eu du mal à retenir ses larmes, mais s'est ressaisie, accueillant ensuite pendant quelques heures les membres de la classe politique venue saluer une dernière fois le chef néo-démocrate et offrir leurs condoléances à la famille. Tour à tour, ministres, diplomates, députés de tous horizons politiques et membres de l'équipe néo-démocrate ont défilé devant la dépouille.

Le gouverneur général David Johnston a ouvert le cortège des dignitaires. Sa prédécesseure Michaëlle Jean a elle aussi rendu ses hommages, tout comme la femme de Stephen Harper, Laureen, accompagnée du ministre Christian Paradis. Le premier ministre était en visite officielle dans le Grand Nord canadien. Ont ensuite défilé Ed Broadbent, ancien chef néo-démocrate et mentor de Jack Layton, son attaché de presse de longue date, Karl Bélanger, ainsi que députés néo-démocrates et rivaux, dont le chef intérimaire du Parti libéral, Bob Rae. Les chefs adjoints du NPD, Thomas Mulcair, le lieutenant politique du NPD au Québec, et Libby Davies sont entrés ensemble, retenant difficilement leurs larmes devant la dépouille de leur ancien chef. Plusieurs de leurs collègues, dont la chef intérimaire, choisie par M. Layton lui-même pour lui succéder, Nycole Turmel, ou encore le vétéran avaient eux aussi du mal à réprimer leur tristesse. La femme de M. Layton a d'ailleurs réconforté certains de ses collègues députés, visiblement anéantis par la perte subite de leur chef.

USA. LES ETATS UNIS ET LE PASSAGE D'IRENE.
L'ouragan Irene déferle jeudi sur les Bahamas, avec des vents d'environ 185 km/h et d'abondantes précipitations. D'importants dommages sont d'ores et déjà signalés sur les îles Acklins et Crooked, dans le sud de l'archipel.
 Selon le National Hurricane Centre (NHC) des États-Unis, l'ouragan de catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson devrait gagner de la puissance jeudi et passer à la catégorie 4, avec des vents pouvant atteindre 210 km/h. À 5 h, heure de l'Est, Irene se trouvait à 130 kilomètres au sud-est de Nassau, capitale des Bahamas, et à 180 kilomètres au sud de Cap Hatteras en Caroline du Nord. Elle se déplaçait à une vitesse d'environ 19 km/h.

Le NHC prévoit que le niveau de l'eau augmentera de 2 à 3 mètres autour des Bahamas, un phénomène qui s'observera aussi dans le sud-est des États-Unis. L'organisme prévient que les surfeurs qui s'aventureront en mer risquent d'y laisser leur vie. Irene pourrait devenir le premier ouragan majeur à toucher les États-Unis depuis le passage d'Ike au Texas, en 2008, et le premier à frapper la côte est américaine en sept ans. Le NHC a annoncé jeudi une veille d'ouragan pour les Caroline du Nord et du Sud, mais toute la côte est américaine est déjà sur un pied d'alerte.

Les prévisionnistes du NHC croient qu'Irène va longer la côte est de la Floride vendredi pour frapper les rives de la Caroline du Nord samedi après-midi. L'ouragan remonterait ensuite la côte est des États-Unis, en déversant des pluies abondantes sur la Virginie et la ville de New York. Il perdrait ensuite de l'intensité au Connecticut avant de s'estomper au Maine, lundi. À New York, les autorités ont commencé à se préparer en vue d'une évacuation des citoyens qui résident dans les zones les plus susceptibles d'être inondées. La ville croit que les précipitations pourraient inonder des stations de métro. Le réseau pourrait être fermé en prévision de la tempête, afin de minimiser les dommages anticipés. Au Maryland, les autorités ont inspecté les ponts et d'autres infrastructures en prévision du passage d'Irene. En Virginie, les plans d'évacuations sont revus. À Long Island, dans l'État de New York, des autobus scolaires ont été transportés dans un secteur situé en hauteur, en vue d'une éventuelle évacuation.

Fortes pluies et évacuations en République dominicaine et Haïti Irene a déjà causé de fortes pluies et entraîné des dizaines de milliers d'évacuations lors de son passage en Haïti et en République dominicaine, où une personne a été portée disparue. Des gens à la recherche de leurs biens après le passage d'Irene, à San Cristobal, en République Dominicaine, le 24 août 2011 Selon le Centre des opérations d'urgence (COE) de République dominicaine, plus de 25 localités ont été isolées après les crues de cours d'eau dans l'est et le sud-est du pays. La tempête a aussi privé un million de personnes d'électricité à Porto Rico, territoire américain où le président Barack Obama a déclaré l'état d'urgence. L'ouragan y a fait une victime lundi : une femme, dont la voiture a été emportée alors qu'elle franchissait un pont. Il s'agit de la première dépression majeure de la saison 2011 dans l'Atlantique.

 INTERNATIONAL
LIBYE. DES ETATS AFRICAINS ET LA LEGITIMITE DU CNT LIBYEN  
En quelques jours, sept pays africains ont reconnu la légitimité du Conseil national de transition libyen. L'appel de l'Éthiopie, ce mercredi 24 août 2011, à faire de même, porte un nouveau coup au colonel Kadhafi : Addis-Abeba abrite le siège de l'Union africaine. Le Nigeria, l'Éthiopie, le Tchad et le Burkina Faso sont les quatre derniers États à avoir reconnu le CNT. Il y a deux mois, le Burkina Faso annonçait être en contact avec la rébellion libyenne et le Conseil national de transition. Informé, le colonel Kadhafi avait vite réagi en dépêchant à Ouagadougou un émissaire, le second après un premier reçu le 21 avril par Blaise Compaoré, en avril dernier.

Toutefois, le Guide libyen ne se doutait pas qu'il pouvait difficilement compter sur le président burkinabè, son ancien ami, autrefois habitué de Tripoli et de Syrte, celui qui avait violé en 1998, l'embargo onusien contre la Libye. En fait, la brouille déclenchée par la visite de Blaise Compaoré en Israël à l'occasion de la commémoration des 60 ans de son indépendance, en 2008, était plus profonde. Le Guinéen, Alpha Condé, l'un des derniers chefs d'État africains, à être reçu officiellement à Tripoli, avant le déclenchement de la rébellion, avait tenté, comme d'autres avant lui, une médiation entre les deux hommes mais sans succès. Il n'est pas étonnant qu'aujourd'hui le Burkina Faso soient parmi les premiers pays africains à reconnaître le CNT.

Djibril Yipènè Bassolé, ministre burkinabè des Affaires étrangères a annoncé ce mercredi que le gouvernement reconnaissait le Conseil national de transition comme seul et unique représentant légitime du peuple libyen et était disposé à renforcer les relations qui lie le Burkina Faso à la Libye. Les autorités se sont néanmoins déclarées prêtes à accueillir le colonel Kadhafi si celui-ci le demandait.

Depuis le 27 février 2011, date de sa création, le Conseil national de transition libyen a été reconnu par 11 États africains : Gambie (22 avril), Sénégal (28 mai), Maroc (une première fois lors d'une réunion du groupe de contact, le 15 juillet à Istanbul puis reconnaissance confirmée ce 22 août par le roi Mohammed VI), Botswana (11 août), Gabon (12 août), Tunisie (21 août), Égypte (22 août), Nigeria et Tchad (23 août), Burkina Faso et Éthiopie (24 août). La France a reconnu le CNT le 10 mars 2011. À la date d'aujourd'hui, 34 pays ont reconnu la « représentation légitime du peuple libyen » du Conseil national de transition.

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LIBYE. TRIPOLI. LES HEURES DU COLONEL KADHAFI SEMBLENT COMPTÉES. TRIPOLI SOUS SOUS SIÈGE.
La bataille de Tripoli fait t rage. De violents combats se déroulent autour de la résidence de Bab al-Aziziya où serait retranché le dirigeant libyen. Les rebelles ont pris dimanche, 21 août 2011, le contrôle de plusieurs quartiers de la capitale et ont investi la place Verte, ce lieu symbolique où les partisans du régime avaient coutume de se rencontrer. La situation sur le terrain à Tripoli est toujours extrêmement mouvante. Les forces kadhafistes ne contrôleraient plus que 15 à 20% de la ville selon le ministre des Affaires étrangères Italien Franco Frattini.
Seule la zone du complexe de Bab al-Aziziya, la résidence de Mouammar Kadhafi, est encore totalement aux mains des forces loyalistes, annoncent les rebelles. Le colonel est probablement retranché dans l'un des nombreux bunkers de sa résidence. Le complexe de plusieurs hectares a été violemment bombardé par l'Otan et les principaux bâtiments ont été rasés.

Des combats extrêmement violents sont en cours dans cette zone et ils montent en intensité depuis le début de la matinée de ce lundi 22 août ce qui pourrait indiquer que les rebelles sont déterminés à mener l'assaut jusqu'au bout.

Des affrontements ont également lieu dans d'autres endroits de la capitale où des tireurs embusqués favorables au régime sont toujours présents sur les toits de plusieurs immeubles. Ces snipers obligent les rebelles à progesser maison par maison.

Dans le sud de la ville près de l'hôtel Rixos où est rassemblée la presse internationale, des tirs à l'arme lourde et légère sont entendus. L'hôtel est entouré de soldats pro-Kadhafi en armes. Les combats auraient aussi repris près de la place Verte, prise par les insurgés dans la nuit de dimanche à lundi. Des témoins ont fait état d'affrontements dans plusieurs quartiers du centre-ville, notamment du côté du port. L'aéroport de la ville serait lui désormais totalement contrôlé par les rebelles. En dehors de la capitale, les affrontements se poursuivent également sur le front de Brega, à l'est de la Libye : la rébellion invite les pro-Khadafi à déposer les armes et à se retirer vers Ras Lanouf puis Syrte. Une brigade dirigée par Khamis Kadhafi, un des fils du Guide libyen, se dirige vers le centre de Tripoli.

CE QUIE DIT LA PRESSE HAITIENNE

CONSENSUS POUR DOTER HAITI D'UN PREMIER MINISTRE Radio mMetropole
Le bilan des trois mois de la présidence de Michel Martelly se résume en des activités de bonne volonté du chef de l'état. C'est ce qu'a affirmé l'économiste Jean Claude Paulvin. Intervenant à la rubrique le point de Radio et Télé Métropole Jean Claude Paulvin soutient que ces activités de bonne volonté déjà réalisées par le président Martelly, sont encore loin d'avoir des incidences sur la vie des Haïtiens. Par ailleurs l'économiste a fait remarquer qu'Haïti fait l'expérience effective de l'apprentissage réelle du jeu démocratique après, le rejet de deux premiers ministres. Il pense qu'au terme du mandat de cinq ans de monsieur Martelly cette expérience pourra se révéler positive voire fructueuse pour le pays. Monsieur Paulvin rappelle que c'est pour la première fois que la présidence haïtienne depuis vingt cinq ans n'a pas le contrôle du parlement. « Cette expérience aidera les pouvoirs a jouir de leurs prérogatives respectives », déclare l'économiste. Interrogé sur l'absence d'un nouveau gouvernement trois mois après l'investiture de Michel Martelly, Monsieur Paulvin affirme que les différentes acteurs doivent trouver un consensus afin qu'ils puissent doter le pays d'un nouvelle équipe gouvernementale

RENCONTRE MARTELLY ET LES DEUX PRESIDENTS DE LA CHAMBRE Radio Kiskeya
Le patron du Sénat Rodolphe Joazile estime que Michel Martelly devrait être en mesure de révéler, la semaine prochaine, le nom de son nouveau candidat à la Primature moyennant la poursuite de la recherche d’un consensus politique autour de sa ratification  Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, et son collègue de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, ont eu vendredi leur première rencontre avec le chef de l’Etat, Michel Martelly, dans le cadre des consultations devant aboutir à la désignation d’un nouveau Premier ministre. Interrogé par Radio Kiskeya, le Sénateur du nord-est a fait savoir que cette réunion, d’une durée de trois heures, s’est déroulée dans la résidence officielle du chef du gouvernement sortant, Jean-Max Bellerive.

Outre le choix d’un autre Premier ministre après les échecs successifs de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse, les discussions ont porté sur d’autres sujets d’intérêt national, a poursuivi le Sénateur Joazile qui souligne que le nom d’aucun Premierministrable n’a été évoqué. Il dit espérer que le Président Martelly fera connaître la semaine prochaine sa décision conformément aux prescrits de la constitution. Parlant du profil idéal du candidat recherché, le parlementaire insiste sur le fait qu’il doit être honnête, compétent, ouvert au dialogue, capable de minimiser les risques de polarisation politique de la société et de conduire des politiques publiques répondant aux besoins et aspirations de la population. Rodolphe Joazile affirme que le vœu du Parlement est la formation rapide d’un nouveau gouvernement qui aura pour tâche de relever les grands défis de l’heure. Dans ce sens, le numéro un du Grand Corps appuie la nouvelle approche de Michel Martelly consistant à discuter avec les différents blocs parlementaires dans le but de constituer une majorité qui assurera la ratification du successeur potentiel de Jean-Max Bellerive. Arrivé au pouvoir il y a trois mois, le chef de l’Etat n’a pu profiter de la traditionnelle période de grâce et mettre en place son gouvernement après s’être révélé, par deux fois, incapable de trouver un consensus avec les forces politiques représentées au Parlement.

HAITI EN ALERTE ROUGE EN RAISON DE LA TEMPETE IRENE.  AHP
 Le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres et la Direction de la protection civile demandent à la population des zones à risques d'inondation, déboulements, de glissement de terrain de respecter les consignes suivantes : * Se tenir à l'écoute des messages météo; * Mettre hors d'eau tout ce qui peut être endommagé en cas d'inondation; * Consolider les toitures en tôles et la mise à la terre des tentes dans les camps; * Constituer les réserves alimentaires; * Se préparer à évacuer si nécessaire les zones exposées aux inondations et glissements de terrain : plaines inondables, bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, ect.; * Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte. * S'abriter en lieux sûrs à l'intérieur des maisons, loin des fenêtres lors des orages violents.

PROJET PRESIDENTIEL D'EDUCATION GRATUITE EN IMPASSE.  AHP
L’ex candidate à la présidence d’Haïti, le Dr. Josette Bijou a attiré samedi l’attention du chef de l’état sur un ensemble de problèmes du système éducatif et le presse de prendre des décisions de nature à faire de la prochaine rentrée des classes une réussite. La femme politique qui participait samedi au grand journal du samedi matin de radio Solidarité s'est positionnée en faveur du report à octobre de la rentrée des classes moyennant, précise-t-elle, une bonne planification prévoyant entre autres des dispositions capables d'atténuer l’ampleur des problèmes qui, selon elle, « se révèlent plus aigus cette année ». Elle a évoqué entre autres des difficultés liées à la situation financière des parents et au traitement des enseignants.

L’ancienne ministre de la santé qui conseille à Michel Martelly d’ouvrir son équipe technique de l’éducation à des acteurs du système, propose une rencontre avec les directeurs départementaux afin que ces derniers puissent présenter l’état de la situation dans leur région respective. Selon elle, cela devrait conduire les responsables à établir un calendrier pour la mise en application des mesures envisagées. Le projet présidentiel d’éducation gratuite est loin d’être à la hauteur des défis du système notamment en termes de qualité de l’enseignement, estime Dr Bijou qui, dans une lettre ouverte adressée à Michel Martelly au début du mois, lui a déjà fait savoir que la prochaine rentrée des classes sera son plus grand test.

Concernant le blocage politique auquel le pays fait face actuellement, elle affirme que le dialogue et la non-violence pourraient mettre les protagonistes sur un terrain d’entente. Faisant référence à des déclarations d’activistes se présentant comme des proches du pouvoir, elle a mis le président en garde contre tout recours à la violence et conseillé à ce dernier de sortir de l'étau de son petit clan. La candidate indépendante aux présidentielles qui a abandonné la lutte pour l’annulation des élections pour endosser la candidature de l’actuel chef de l’état, regrette que les signaux de changement tardent à apparaitre plus de trois mois après l’investiture du 14 mai.

Le président Martelly qui a annoncé un éventuel report de la rentrée des classes, aurait déjà pris cette décision lors d’une réunion avec des responsables du Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, selon un haut cadre dudit ministère.

MINUSTAH CASQUES BLEUS ET LES EXCREMENTS DANS L'ARTIBONITE.  METROPOLE
La Minustah dément les informations faisant croire que le Contingent Népalais cantonné dans le plateau Central continue de déverser des excréments humains dans le fleuve Artibonite. Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le Porte parole adjoint de la Mission onusienne Vincenzo Pugliese, a indiqué qu'une délégation composée des membres du gouvernement et ceux de la Minustah s'était rendue sur place, et elle a pu constater que les informations qui circulent sont complément fausses. Toutefois le porte-parole adjoint de la Minustah n'était pas en mesure de fournir de amples explications en ce qui à trait à l'identité de ces autorités locales. Rappelons que les casques bleus népalais sont pointé du doigt dans le cadre de la propagation de l'épidémie de choléra dans le pays, toutefois l'ONU avait toujours démenti l'information et réclament une enquête indépendante.

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INTERVENTION MINUSTAH 19/8/11

To all recipients of the MINUSTAH Press clippings

Kindly find attached 2 articles which figured in our today's Press review, and respectively published by Haiti Press Networket Radio Vision 2000on18 August 2011, misquoting statements made respectively by the Deputy Spokesperson, Vincenzo Pugliese and the Deputy Military Spokesperson Claire Berthiaume, during yesterday's press conference and below the Verbatim of what in fact was said during yesterday's press conference. It is regrettable to acknowledge the deep discrepancies between what was said, and what was reported by our colleagues from the Haitian Media, in addition to the fact that the Verbatim of the press conference is distributed to all media, to avoid such discrepancies. Our Media Relation Unit will send this message to all the national media to encourage them to demonstrate more accuracy and professionalism in their reporting.

Haiti Press Network, 18 août - La Minustah ouvre une enquête sur le contingent uruguayen à Port-Salut,  18 Août 2011 14:45 Le porte-parole adjoint de la Minustah, Vincenzo Pugliese, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’affaire du contingent uruguayen accusé notamment de prostitution de mineurs à Port-Salut, au Sud d’Haïti, a appris HPN. La mission prend le dossier très au sérieux, a déclaré Vincenzo Pugliese qui annonçait l’ouverture de cette enquête sur le comportement des soldats du contingent uruguayen dans la commune de Port-Salut. La semaine dernière, une organisation locale ( CREDOP) avait dénoncé des exactions des agents onusiens dans la région. Ils sont accusés de prostituer des mineurs, d’avoir créé un système d’évacuation des eaux usées qui dégagent une odeur nauséabonde dans la zone, ou encore de se débarrasser de leurs déchets et ordures ménagères aux abords du littoral. La Mission onusienne enquête et « ne tolèrera aucun comportement qui va à l’encontre des principes adoptés par les Nations-Unies », soutient Eliane Nabaa, chef de la communication et de l’information de la Minustah. La Mission compte même appliquer la politique de « tolérance zéro » à l’encontre des Casques bleus coupables dans cette affaire.

Radio Vision 2000, 18 août - Haïti/Incident aéroport : Des casques bleus brésiliens sanctionnés, Jeudi 18 août 2011  Cinq militaires brésiliens de la mission onusienne en Haïti (MINUSTAH) ont été refoulés dans leur pays pour avoir pointé leurs armes sur des agents douaniers à l’aéroport International Toussaint Louverture, de Port-au-Prince, le 5 juin dernier, avons-nous appris. Des agents douaniers procédaient, le 5 juin dernier, à des vérifications de routine de bagages de plusieurs voyageurs en provenance de Miami. Selon des témoins, les personnes contrôlées auraient pu être des militaires. Les agents douaniers avaient constaté que ces passagers transportaient des objets taxables. Du coup, un groupe de militaires armés de la MINUSTAH a fait irruption dans l’aéroport, pour interrompre le travail de vérification des douaniers, prendre les bagages et repartir avec leurs « collègues » avant de rejoindre leur véhicule blindé. Une fois à l’extérieur, des militaires ont tiré des coups de feu en l’air avant de repartir. Une enquête a donc été ouverte par la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) afin de faire lumière sur la question. Les résultats de l’enquête ont permis à la mission onusienne de prendre les dispositions nécessaires, selon Claire Berthiaume, porte-parole adjointe militaire. Mme Berthiaume informe que la mission a décidé d’interdire à son personnel militaire le port d’arme dans l’enceinte de l’aéroport. « Aucun personnel militaire de la MINUSTAH n’est autorisé à porter une arme dans l’enceinte de l’aéroport à moins qu’il ait une autorisation expresse du commandant de la force militaire », a-t-elle déclaré.

Intervention de la porte-parole adjointe de la composante militaire de la minustah
Aujourd’hui, nous sommes en mesure de faire le point sur le résultat des investigations qui ont suivi l’incident qui s’était produit à l’aéroport Toussaint Louverture le 5 juin dernier, l’altercation entre les agents douaniers de l’aéroport et le personnel de la MINUSTAH.Après une investigation, impliquant les deux parties à l’incident, la MINUSTAH a recommandé certains changements dans ses directives pour éviter que ce genre d’incidents ne se reproduise. Plus précisément, nous avons mis en application le règlement suivant :

Aucun personnel militaire de la MINUSTAH n’est autorisé à porter une arme dans l’enceinte de l’aéroport à moins qu’il ait une autorisation expresse du commandant de la force militaire. Le commandant de la force militaire a rappelé lui-même à tout le personnel militaire de la MINUSTAH qu’ils sont les invités du peuple haïtien et sont soumis aux lois en vigueur dans le pays et qu’ils doivent respecter ces lois, ainsi que les personnes en charge de l’application des lois.

Par ailleurs, récemment des allégations concernant la conduite du contingent de la MINUSTAH à Port Salut, ont été portées à notre connaissance. Les Nations Unies prennent au sérieux toutes allégations contre son personnel, qu’il soit civil ou militaire en fonction de sa politique de tolérance zéro en matière de conduite. C’est ainsi que la MINUSTAH a aussitôt ouvert une enquête interne. Suite à cette enquête et aux réunions avec les autorités locales, ainsi qu’avec la population de Port-Salut, un rapport préliminaire vient d’être finalisé. Les enquêteurs ont établi que ces allégations de mauvaise conduite étaient dénuées de tout fondement. Aucune évidence n’a pu être fournie par quiconque, et les autorités locales ont également confirmé que ces allégations étaient dénuées de tout fondement.

J’ai mentionné tout à l’heure que les Nations Unies attendent de leur personnel qu’ils s’en tiennent à un code de conduite du plus haut standard. Dans ce cadre, des séminaires sont régulièrement organisés à leur intention, pour rappeler et renforcer les directives sur des sujets tels le code de conduite et de discipline, l’abus et l’exploitation sexuels, le respect du genre, la protection de l’enfance, les droits de l’homme ainsi que la réduction de la violence communautaire.

Questions – Réponses :

2- J’ai besoin d’une toute petite précision à propos de l’incident qui s’était produit à l’aéroport Toussaint Louverture. Les résultats de l’investigation révèlent quoi ? Est-ce que les soldats brésiliens de la MINUSTAH avaient effectivement pointé leurs armes sur les agents douaniers ? Claire : Selon l’investigation, non, il n’y a pas eu d’armes pointées en direction de personne. Tout ce que je peux vous dire, c’est que les soldats brésiliens impliqués dans cette affaire ont été rapatriés suite à l’investigation et les mesures disciplinaires relèvent maintenant de l’armée brésilienne. Pour ce qui est des détails, il y a eu une investigation menée des deux côtés avec les douaniers. Tout le monde a été approché et de là, ils ont tirés les conclusions. Je n’ai pas d’autres détails à ajouter.

Intervention du porte-parole adjoint de la MINUSTAH, Vincenzo Puglieze

3- Ma question concerne les accusations répétées des autorités du Plateau central, particulièrement de la ville de Hinche. Des représentants de la population, en particulier, le maire principal de Hinche et le sénateur Francisco Delacruz, accusent la MINUSTAH les soldats de déverser des déchets humains à proximité des rivières de la zone. Comment réagissez-vous à ces allégations ?

Vincenzo : Cette allégation était en fait basée sur des informations qui n'avaient pas été vérifiées. Une délégation de la MINUSTAH, accompagnée des autorités locales, a constaté que ces allégations n’avaient aucun fondement. Ils ont interviewé des gens de la population avoisinante. Ils n’ont rien trouvé et n’ont rien vu. Je veux juste ajouter que le camp de Hinche est doté maintenant d’une usine de traitement des eaux usées qui peut être aisément constatée sur place.

REVUE DE PRESSE D'HAITI

Le Matin : Martelly doit absolument réviser ses notes
Le dirigeant du PNDPH, Turneb Delpé, a dressé un triste bilan des trois premiers mois du président Martelly. Selon Delpé, le « Président se montre très mobile. Il se déplace à tout bout de champ pour aller inaugurer les projets de son prédécesseur dont il avait juré de rompre avec les pratiques ». 19/08/2011 Le dirigeant du PNDPH, Turneb Delpé, a dressé un triste bilan des trois premiers mois du président Martelly. Selon Delpé, le « Président se montre très mobile. Il se déplace à tout bout de champ pour aller inaugurer les projets de son prédécesseur dont il avait juré de rompre avec les pratiques ».

Cependant, pour l’économiste Jean Claude Paulvin qui intervenait sur les ondes d’une station de radio de la capitale, « si on doit parler de bilan, il s’agirait d’un bilan de bonne volonté, de ”peaufinement ” des grandes lignes de ce que le Président aurait bien aimé faire. Mais on n’en est pas encore là. On vient de perdre trois mois ». « C’est la conclusion de presque tous les secteurs de la vie nationale sur la gestion des trois mois de présidence de Michel Joseph Martelly en qui ils voient un chef d’orchestre plein de vigueur, de bonne volonté », , mais qui ne sait pas comment utiliser cette fougue pour aider au développement réel du pays », ajoute Paulvin. Michel Martelly vient de passer trois mois dans un bras de fer futile avec le pouvoir législatif. Il avait donné le ton avec le sénateur du Nord, Moïse Jean Charles, à qui il avait promis de le recevoir au Palais national à sa prochaine visite. Une manière pour le sénateur de cesser de jaser sur le Président, disait Michel Martelly. C’est comme une réplique de Sweet Micky à Mizik Mizik ou à T-Vice. Pour Fégens Lamy, responsable de relations publiques duKolektif sitwayen pou reveye Taba, on ne peut pas parler de bilan, puisque Martelly n’a rien réalisé. « Le candidat de Repons Peyizan disait avoir 30 000 maisons et qu’il fallait l’aval du président Préval pour avoir accès aux terrains où les implanter. Je les attends jusqu'à date », nous dit Lamy. La population aussi.

Patrick Charlestin, maire assesseur de la commune de Cabaret, impute cet échec à l’immaturité du Président. « Il s’est engagé dans une voie pour laquelle il n’était que spectateur, et aujourd’hui, il en est un acteur de premier rang. C’est pourquoi il a tant erré. Ses promesses l’ont trahi », opine le maire. Pour lui, les promesses de Michel Martelly ne sont rien d’autre que des vœux pieux. Témoin, cette histoire de gratuité de l’éducation pour tous les enfants du pays, idéal impossible à réaliser à la prochaine rentrée scolaire. Turneb Delpé, refuse d’imputer la déroute de l’équipe Martelly à l’immaturité politique de ce dernier. Il croit plutôt que le Président veut installer dans le pays son propre style, la même gestion qui lui a servi pendant vingt ans à la tête de Sweet Micky, groupe construit autour d’un personnage central et unique : Michel Martelly, dit Sweet micky. Comme ce fut le cas pour le groupe Sweet Micky, Martelly veut veut centrer le pays autour de sa propre petite personne, affirme Delpé.

« Martelly est un chef d’orchestre, le sien, à l’intérieur duquel il n’y avait pas de démocratie. Il y imposait sa loi, fixait l’horaire des répétitions, choisissait le lieu, les musiciens, organisait, avec sa femme-manager, la paye. Et tout le monde obéissait. Une méthode autoritariste », nous dit encore le sénateur Delpé. « S ak pa kontan, anbake ! » « Il fait preuve, poursuit Delpé, d’une incapacité manifeste à mettre sur pied un gouvernement, alors que l’énergie qu’il est en train de dépenser, s’il l’avait investi dans un dialogue franc avec les autres pouvoirs, il aurait pu faire voter son gouvernement et conduire le destin du pays. » Le dirigeant du PNDPH pense que l’échec de Martelly durant les trois premiers mois de sa présidence est dû, en fait, à l’absence d’une équipe gouvernementale.

Pour l’économiste Jean Claude Paulvin, l’absence de gouvernement projette une image d’incertitude du pays et, par voie de conséquence, décourage les investisseurs étrangers. « Est-ce que c’est un pays dans lequel je dois venir avec mes sous ? Est-ce que j’aurai la tranquillité qu’il faut ? Est-ce que j’aurai la paix et la sécurité qu’il faut ? Ce sont autant de questions que se pose chacun des potentiels investisseurs étrangers », nous dit Paulvin. Malheureusement, on peut difficilement répondre à ces questions par l’affirmative. En témoignent les actes de banditisme perpétrés dans le pays depuis le début du mandat de Martelly. Michel Martelly a lancé, au cours de ses trois mois au pouvoir, les semaines du tourisme, de la reconstruction, de la technologie et de la bonne gouvernance. Mais que peut-on attendre de ces semaines spéciales, s’interroge encore Turneb Delpé ? La question reste pendante. Cependant, pour le secrétaire générale de la POHDH, Antonal Mortimé, la Constitution trace la voie de la bonne gouvernance. Si quelqu’un veut bien diriger, il n’a qu’à suivre à la lettre la loi-mère de 1987.

Michel Martelly semble sous-estimer le poids des opposants ou ignorer totalement le régime dans lequel évolue Haïti : semi-parlementaire, semi-présidentiel. Autrement, il composerait avec le pouvoir législatif. Turneb Delpé voit en Martelly la volonté d’incarner un pouvoir personnel. Ce que ne démentent pas les travailleurs de la presse qui, en réponse au fameux « Taisez-vous ! » du Président, lors du lancement de Magique Haïti, avaient déclaré : « La presse ne se taira pas ! » Michel Martelly doit s’arranger pour passer les mois à venir dans une atmosphère autre que celle dans laquelle il vient de régner pendant le précédent trimestre. Trouver un consensus pour faire voter et ratifier un nouveau gouvernement, mettre sur pied une équipe réelle devant l’accompagner dans ses initiatives pour le bien-être du peuple haïtien, faire la paix avec tous, tels devraient être ses objectifs prioritaires. Haïti est un échec collectif, affirme Delpé, et Martelly doit s’en rendre compte afin de prendre les décisions qui s’imposent. Il faut qu’il établisse un plan de gestion au lieu d’improviser « des semaines » comme bon lui semble. Le Président doit apprendre de ses erreurs et réviser ses notes.

Radio Métropole : Les casques bleus n'ont pas déversé des excréments dans le Fleuve Artibonite  19 août 2011

La Minustah dément les informations faisant croire que le Contingent Népalais cantonné dans le plateau Central continue de déverser des excréments humains dans le fleuve Artibonite.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le Porte parole adjoint de la Mission onusienne Vincenzo Pugliese, a indiqué qu'une délégation composée des membres du gouvernement et ceux de la Minustah s'était rendue sur place, et elle a pu constater que les informations qui circulent sont complément fausses. Toutefois le porte-parole adjoint de la Minustah n'était pas en mesure de fournir de amples explications en ce qui à trait à l'identité de ces autorités locales. Rappelons que les casques bleus népalais sont pointé du doigt dans le cadre de la propagation de l'épidémie de choléra dans le pays, toutefois l'ONU avait toujours démenti l'information et réclament une enquête indépendante.

Radio Métropole : Coup d'envoi des négociations entre le chef d'Etat et les sénateurs minoritaires  19 août 2011
Le président haïtien Michel Martelly a lancé hier les négociations préalables à la désignation d'un Premier Ministre avec les sénateurs minoritaires. Le groupe des 12 sénateurs minoritaires et le vice président du Sénat Anacacis Jean Hector (Inité) se sont entretenus avec le président Martelly autour d'un accord politique. Le sénateur William Jeanty (Konba) révèle que la désignation et la ratification d'un Premier Ministre figure parmi les 5 points proposés par les sénateurs minoritaires. Il s'agit de la rénovation de la Commission Intermaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), la formation d'un nouveau Conseil Electoral Provisoire, la modification de la loi électorale et le mandat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).

Les sénateurs minoritaires attirent l'attention sur la nécessité de trouver un accord sur ces thèmes avec le chef d'Etat et les 16 sénateurs majoritaires. Même si la désignation d'un Premier Ministre est prioritaire, les sénateurs du groupe des 12 n'ont pas voulu définir un "deadline". Lors de la rencontre le président Martelly n'a évoqué aucun nom avec les sénateurs minoritaires. Il fait remarquer que l'important est de trouver un consensus afin de s'assurer de la ratification de cette personnalité. Le sénateur Jeanty signale que les sénateurs ne s'étant pas opposés au choix de Bernard Gousse ne doivent pas être considérés comme des " pro Martelly". Selon le chef de file de Konba les membres du groupe des 12 ont forgé leur cohésion au cours des deux dernières années dans le cadre de la lutte contre la CIRH.

Radio Métropole : Youri Latortue annonce que le Sénat planchera bientôt sur la formation du CSPJ  19 août 2011 09:46
Le Sénat haïtien planchera dans les prochains jours sur la formation du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). Le président de la commission sénatoriale de justice, Youri Latortue, annonce que l'assemblée des sénateurs devra selon les prescrits constitutionnels soumettre une liste de 18 personnalités pour les 6 sièges vacants.

La première étape du processus consiste en une épuration de la liste des 28 prétendants par les membres de la commission justice. Plusieurs personnalités importantes dont l'ex ministre de la justice Henry Marge Dorleans, l'ex sénateur de AAA François Fouchard Bergrome, le juge instructeur de Port-au-Prince Jean Perez Paul, Frantzie Philemon, commissaire du gouvernement près de la Cour de Cassation, Kesner Michel Thermezy, substitut du commissaire du gouvernement a la Cour de Cassation et Paul Yves Joseph, conseiller à la Cour des Comptes, figurent dans cette première liste. Plusieurs juges et commissaires du gouvernement des Cours d'appel tels Jean Joseph Lebrun, Stenio Bellevue, Joseph Mecene Jean Louis, Prosper Theismé, Mme Wendell Cocktello, René Sylvestre, Auguste Georges Dukerne, Florence Mathieu, Pierre Flis Calixte Patrick, Nora Amilcar Jean François, Louis Pressoir Jean Pierre et Jean Sainclair Joassin souhaitent également gravir l'échelon supérieur.

Le sénateur Latortue assure que la commission réalise une investigation sur le parcours de ces personnalités. Le président de la commission justice souhaite que le chef d'Etat puisse dans les 6 semaines nommer les 6 juges et le président de la cour de cassation. A ce jour seulement 6 juges sont en place à la plus haute instance judiciaire du pays. Le retard dans la nomination du président de la Cour de Cassation entraîne un retard dans la mise en place du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.

Radio Métropole : Le groupe des 16 entend se pérenniser Vendredi, 19 août 2011
Le groupe des 16 sénateurs, proches de la mouvance lavalas qui avaient rejeté le choix du Premier Ministre désigné Bernard Gousse, ne va pas se dissoudre. Une rencontre prévue ce vendredi entre les membres du bloc majoritaire doit permettre de définir les grandes lignes d'une nouvelle stratégie. Le sénateur Moise Jean Charles (Inité) critique le comportement du chef d'Etat qui selon lui ne veut pas réellement doter le pays d'un Premier Ministre. Il fait remarquer qu'aucun nom n'a été proposé par le président Martelly lors de sa rencontre hier soir avec les sénateurs minoritaires.

15 jours après le rejet du choix de Bernard Gousse le président Martelly n'a pas eu de rencontre avec les sénateurs majoritaires. M. Jean Charles annonce que le groupe des 16 accompagnera le peuple haïtien sur une longue période. Il y a tout de même un bémol puisque plusieurs d'entre eux sont arrivés en fin de mandat. Le groupe hétéroclite au départ a pu se solidifier au cours du processus ayant conduit au rejet de Bernard Gousse. Les 16 avaient reproché à l'ex ministre de la justice son implication dans les poursuites contre les hauts cadres et les militants lavalas après le 29 février 2004.

M. Jean Charles soutient que 30 % des parlementaires ont été victimes directs ou indirects ou avaient du fuir à l'étranger sous le gouvernement de transition. Le sénateur Evalière Beauplan (Pont) entend continuer la route avec ses collègues de l'Inité qu'il avait combattu sous le gouvernement Préval. M. Beauplan avait au début de cette législature bénéficié de l'appui du groupe majoritaire pour décrocher le siège de Questeur du Sénat.

Radio Signal FM : Haïti : Reformer la justice puisqu’une nouvelle gouvernance est indispensable Jeudi, 18 Août 2011 
Le président haïtien Michel Martelly a annoncé mardi tout un ensemble de dispositions visant à la réforme du système judiciaire et de la modernisation de l’Etat à l’occasion du lancement de sa Semaine de la Gouvernance à l’Ecole de la Magistrature, à Frères, localité de Pétion-ville. En faisant ces annonces en présence d’une vingtaine d’élèves magistrats, le chef de l’Etat a voulu montrer le rôle que la justice doit jouer dans la question de la Gouvernance. Mais pour qu’elle puisse remplir pleinement sa fonction, le système a besoin d’être reformé. Michel Martelly a même insisté sur le fait qu’une nouvelle gouvernance est incontournable en Haïti. En ce sens, il a placé au cœur de ses priorités l’établissement d’un système judiciaire plus juste, équitable, au service des citoyens. Et le chef de l’Etat s’est mis à citer des mesures « la reconstruction et l’amélioration du cadre de fonctionnement des tribunaux, le renforcement des capacités des ressources humaines disponibles au ministère de la justice, le renouvellement du personnel judiciaire, la nécessité de lutter contre la détention préventive prolongée, les réhabilitation ou reconstruction des tribunaux touchés par le tremblement de terre, la reconstruction du Palais de Justice de Port-au-Prince, l’équipement et l’accompagnement des juges, la lutte contre la corruption dans la justice, la formation des juges, des magistrats et du personnel judiciaire, le renforcement de l’Ecole de la Magistrature. « Cette école doit être au centre du processus de modernisation du système judiciaire haïtien », a ajouté Michel Martelly qui a plaidé pour que la Cours de Cassation puisse jouer totalement son rôle. Michel Martelly a annoncé qu’il va œuvrer à ce que soit fonctionnel le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire et au renforcement du Corps des Sections Judiciaires.

Le Nouvelliste : A quand la prochaine rentrée scolaire ? 18 Août 2011
Beaucoup de parents souhaitent le report de la prochaine rentrée des classes, fixée pour le lundi 5 septembre 2011. Ce souhait est aussi partagé par le président de la République, Michel J. Martelly, qui va entreprendre des démarches auprès du ministère de l'Education nationale pour reporter la rentrée scolaire. Jusqu'à aujourd'hui, a indiqué un cadre dudit ministère, la date du 5 septembre est maintenue.

Des parents se cassent la tête pour préparer la prochaine rentrée scolaire, d'autres attendent du chef de l'Etat l'éducation gratuite au niveau primaire qu'il n'a cessé de promettre durant sa campagne électorale et après son investiture comme président de la République. De leur côté, les élèves ayant pris part aux examens officiels, notamment les bacheliers, continuent d'attendre les résultats de la session ordinaire que l'on n'arrive pas encore à proclamer à deux semaines de la rentrée des classes. Avec une telle réalité, une ombre de confusion plane sur la prochaine rentrée des classes qui s'annonce difficile.

« Je viens de payer 1 200 gourdes comme frais d'inscription de ma fille dans une école de la capitale. Une fois payés les frais d'inscription que je juge trop chères, elle doit subir un concours d'admission. Si elle réussit, je dois verser environ 15 000 gourdes comme frais scolaires et près de 5 000 gourdes par mois. Franchement, je ne serai pas prête pour le lundi 5 septembre », a confié Nicole, qui venait d'inscrire dans une école privée de Port-au-Prince sa fille de 11 ans ayant subi avec succès les examens de 6e année fondamentale. Ce n'est plus un secret pour personne: la question des frais scolaires, qui fait l'objet de débat depuis quelques années, n'est pas encore réglementée, quand on sait que plus de 85% des écoles appartiennent au secteur privé. Donc les responsables d'école augmentent chaque année à leur gré les frais scolaires.

En fait, l'inquiétude des parents pour la prochaine rentrée des classes, comme chaque année d'ailleurs, est grande. En ce sens, Michel Martelly a indiqué qu'il va discuter avec le ministère de l'Education nationale pour décider si la rentrée sera maintenue ou reportée. Avec son programme d'éducation gratuite, le président souhaiterait que la rentrée soit reportée au mois d'octobre. L'espoir de beaucoup de parents repose sur ce programme prôné par le chef de l'Etat. Plus d'un pensait que ce projet allait toucher tous les enfants indistinctement, comme l'avait indiqué Michel Martelly pendant sa campagne électorale. Pour le moment, il est question des enfants qui ne sont jamais allés à l'école, issus notamment des quartiers défavorisés.

100 000 enfants à l'école dès la prochaine rentrée scolaire En difficulté pour monter son gouvernement, le chef de l'Etat croit toujours en son programme d'éducation gratuite, même s'il ne s'agit pas vraiment d'une éducation gratuite pour tous les enfants du primaire, comme le prescrit la Constitution haïtienne de 1987. Grâce au Fonds national d'éducation (FNE), le président a indiqué que 100 000 enfants, de 6 à 12 ans, iront à l'école dès la prochaine rentrée scolaire.

« Les mesures sont en cours, tout est prêt, nous avons de l'argent, il y aura de nouveaux enfants dans les classes et de nouveaux établissements », s'est réjoui Michel Martelly, de retour du Chili dimanche. Ces écoliers, a souligné le président, sont sélectionnés à travers le pays. Et, en ce qui a trait à la gestion du FNE, le chef de l'Etat, confiant dans l'aboutissement de son projet, a assuré que l'argent collecté dans le cadre de ce programme sera utilisé à bon escient. Validation de la liste des enfants nécessiteux... A en croire le directeur du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Michel Laguerre, selon HPN, des équipes dudit ministère sont actuellement dans huit départements du pays afin de valider la liste des enfants vraiment nécessiteux et leur trouver des places dans les établissements scolaires disponibles.

Des experts en éducation, notamment des pédagogues et des inspecteurs, a souligné M. Laguerre, sont en train de travailler sur un contenu pédagogique qui conviendrait mieux aux besoins didactiques réels de ces enfants de 6 à 12 ans qui feront partie de ce programme d'éducation gratuite. Si des parents et des responsables d'écoles attendent le dernier mot des autorités sur la date de la rentrée scolaire, les bacheliers se montrent encore plus impatients, notamment ceux qui devront subir cette fois les épreuves de la session extraordinaire. « A partir de la semaine prochaine, tous les résultats seront publiés », a confié un responsable du MENFP ce jeudi au Nouvelliste.

Le Nouvelliste: Les handicapés 18 Août 2011
Il est de bon ton, en ce moment, d'évaluer la gestion du pays et, à ce titre, de dénoncer l'absence prolongée d'un gouvernement légitime. En élargissant le débat, certains accusaient l'ancien président d'être incapable d'assumer ses responsabilités ou de prendre des décisions au bon moment. Cette position était courante et réductrice. Toutes sortes de critiques fusaient en ce sens. Réductrice parce que, sur le dossier sensible mais marginal des handicapés physiques et mentaux, René Préval a pris une initiative heureuse en créant une secrétairerie d'Etat y afférente. C'est un début encourageant, face à tant d'obstacles épouvantables. En disant cela, je pense immédiatement au dévouement et à cette énergie inébranlable qui animent le secrétaire d'Etat à l'intégration des personnes handicapées sortant, le Dr Michel Péan.

Personne ne sait encore très bien sur quoi l'on va déboucher. Mais le mouvement de sympathie que nous voyons se développer se résume-t-il à ce seul acte du pouvoir made in Préval ? Ce serait le rétrécir alors qu'il est potentiellement bien plus ambitieux et stimulant. Ces efforts doivent être démultipliés, mobilisant l'ensemble des acteurs publics et privés. La marge est importante entre ceux qui plaident pour un travail en profondeur qui soit une sorte de politique nationale agissante relative à la défense des droits des personnes à besoins spéciaux et ceux qui imaginent seulement une sorte d'instance officielle de représentation.

Bien entendu, il y a une différence fondamentale avec le passé : l'institutionnalisation de la problématique de cette catégorie sociale discriminée répond (à mon sens) à ce souci d'affirmer haut et fort que l'exclusion n'est pas seulement réductible au sexe ou à la famille, mais que c'est une communauté de valeurs et de destin qui se joue. Une autre société où solidarité et intégration deviennent le ciment collectif, tel est le sens qu'il faut donner à cette initiative qui doit s'appliquer dans toute son ampleur. Comment pourrait-il en être autrement ? Il y a un aspect du problème plus grave : l'inégalité socioéconomique. En effet, les plus pauvres sont les plus touchés dans notre société bloquée. La vraie réponse à la situation actuelle se trouve dans un changement de comportement de chacun d'entre nous. L'engagement de tous les secteurs et de toutes les compétences est nécessaire, et sa réussite exige de faire mûrir la conscience et la volonté d'autres énergies, d'autres solutions, pour prendre en compte la détresse des nombreuses victimes estropiées du séisme du 12 janvier 2010. Une véritable armée de rescapés, miraculeux mais frappés du sceau de la mort, survivants sortis des décombres. Additionnées aux 800 000 personnes en situation de handicap identifiées avant la terrifiante catastrophe, ces dernières, issues de toutes les couches sociales, sont, avec les familles pauvres anba tant, les principales prises d'otages post-sismiques.

Il y a là un chaos, une immense tragédie que seule l'horreur arrive à décrire. Force est de constater que les mesures envisagées à cet égard n'ont pas été exécutées jusqu'à présent. La loi sur les droits et devoirs des personnes handicapées en est une. L'opinion ne donne pas la priorité aux problèmes de société ; elle porte même un regard très indifférent sur les gestes de compassion à l'égard des groupes happés par le malheur, écroulés ou figés dans un fatalisme séculaire. Il est temps d'engager une politique publique sur les grands choix d'intégration et d'esquisser en conséquence un consensus national qui réduise les vulnérabilités, combatte l'exclusion et protège les faibles.

Haïti Press Network : Haïti : E-gouvernement, les lois font obstacle Jeudi, 18 Août 2011 21:48 "La législature haïtienne ne reconnait pas l’administration électronique", a martelé jeudi le juriste Bernard Gousse, ex-candidat au poste de Premier ministre, au moment où l’exécutif prône la gouvernance électronique. Il a proposé pour y parvenir une reforme des lois haïtiennes. “Le droit haïtien oppose un obstacle insurmontable à la transmission du document électronique et la modernisation des affaires”, a déclaré Me Gousse qui intervenait au lancement du programme "transmission électronique sécurisée" du journal Le Moniteur.

La signature électronique n’est pas reconnue aujourd’hui alors que les pays voisins d’Haïti, ses concurrents sur le marché international occupent des places significatives dans l’indice de développement technologique. Haïti est à la dernière place dans la région avec un indice de 0,01 sur 1. “Il nous faut arriver à une reforme légale”, a soutenu Me. Gousse, afin dit-il d’assurer aux documents électroniques les qualités reconnues aux documents papiers. L’homme de loi avance la nécessité de légiférer sur la signature et le commerce électroniques.

Selon Me Gousse, une telle décision aiderait à la sécurité, l’intégrité et l’authentification du contenu et de l’émetteur du document. "Toutes ces conditions doivent être réunies afin d’accorder une force légale aux documents numériques". Cette nouvelle législation sur l’administration électronique devrait tenir compte des procédures administratives et les transmissions de documents électroniques entre entités publiques, les télés procédures. Des avants projets de lois traitant de l’administration et du commerce électroniques sont devant le parlement haïtien et n’attendent que la sanction des parlementaires pour entrer en fonction.

Le Nouvelliste : oui« Seuls des élus remplacent des élus » 18 Août 2011
La FENACAH presse le président Martelly de négocier avec les parlementaires afin de trouver la voie à un nouveau gouvernement. Comme s'ils se sentaient piqués par une quelconque mouche, les élus locaux réaffirment leur attachement à l'alternance politique en criant : « Seuls des élus remplacent des élus ». « Les conseillers communaux doivent être élus et non nommés », a martelé ce mercredi Paul André, le président de la Fédération nationale des Casec d'Haïti (FENACAH). Le patron des élus des sections communales n'estime pas juste que l'exécutif s'évertue à remplacer les conseils municipaux et des sections communales (CASEC) par de simples citoyens, exigeant que des élections soient organisées avant la fin de l'année afin de renouveler le tiers du Sénat et les collectivités locales.

Selon M. André, certaines informations laissent croire que l'exécutif serait en train de travailler sur le choix des conseillers à nommer. « Cette disposition est contraire à la Constitution haïtienne du 29 mars 1987 », soutient le président de la fédération des élus locaux. « Seuls des élus remplacent des élus », a, pour sa part, souligné le directeur exécutif de la FENACAH, Jean Julmé Alexandre, qui exige que ces élus restent en poste jusqu'aux élections municipales et locales sans mentionner ce que doit être le sort des 10 sénateurs dont le mandat arrive à terme.

Conscient de l'état de dénigrement dans lequel se trouve l'actuel Conseil électoral provisoire (CEP), M. Alexandre recommande au président Michel Joseph Martelly d'appliquer les prescrits de la Constitution pour constituer un nouveau conseil électoral habilité à organiser ces élections. « Personne n'oserait aller aux élections avec des conseillers électoraux aussi décriés, dit-il. Mais il y a des procédures constitutionnelles pour monter un CEP. » Jean Julmé Alexandre souligne avoir adressé, de concert avec la Fédération nationale des maires haïtiens (FENAMH), une correspondance au président de la République avec à l'appui un document de support pour lui expliquer les dangers que pose une décision autre qu'un processus électoral.

Afin de rendre réalisables ces élections, la FENACAH demande que la présidence trouve, dans un bref délai, un compromis politique à travers un dialogue franc avec les parlementaires en vue de l'établissement d'un gouvernement. Le renouvellement des conseils municipaux et locaux devait avoir lieu depuis mars avec l'expiration du mandat de quatre ans des conseillers, fait remarquer M. Alexandre. Investis en avril 2007, les élus locaux avaient bénéficié du fait que les élections furent complètement reléguées au second plan par l'administration Préval/Bellerive.

Haiti Press Network : Haïti : L’électronique pour réduire le délai de publication dans Le Moniteur Jeudi, 18 Août 2011
 Les Presses nationales d’Haïti en partenariat avec L’Ecole supérieure d'infotronique d’Haïti (ESIH) le Ministère du tourisme et de l’industrie ont présenté ce jeudi le Programme Transmission Electronique sécurisée pour réduire le délai de publication dans Le Moniteur, a appris HPN. Ce Programme poursuit comme objectif principal de réduire le délai de publication des dossiers de société dans le journal officiel Le Moniteur de façon significative pour contribuer au classement d’Haïti dans le « Doing Business », une façon d’offrir une autre image de l’environnement des affaires en Haïti. D’après le Doing Business qui publie chaque année sur l’environnement des affaires dans différents pays, Haïti occupe la 162e place sur 183 pays. Ce mauvais classement est dû au trop long délai qu’il faut à une nouvelle entreprise pour avoir l’autorisation de fonctionner ainsi que la publication de son dossier dans le Journal Officiel le Moniteur.

Ce programme élaboré par Lavitola Patrice Estriplet et Alain David Lescouflair, deux étudiants en 3e année de l’ESIH, a été réalisé sur une période de 6 mois. Le Programme a comme autre objectif d’accélérer le processus de publication pour arriver, à court terme, à un délai de publication ne dépassant pas 7 jours. Le parcours administratif des dossiers de société étant de 45 jours calendaires pour le moment. Ce programme va permettre aux avocats de transférer par mail aux Presses nationales d’Haïti des dossiers déposés préalablement au ministère du Commerce et de l’Industrie, a expliqué le Directeur général du PNDH. Cette solution technologique ne vise pas à remplacer les procédures en vigueur mais de renforcer les capacités de l’Etat pour mieux servir les citoyens, a-t-il ajouté.

Les messages transmis seront sécurisé par un système de cryptographie qui les rendra inintelligibles au cas où ils seraient interceptés. Grâce à ce système, seuls les vrais récepteurs du message pourront les lire, a expliqué le vice-recteur de l’ESIH. Selon la ministre du Commerce et de l’industrie, Mme Jocelyne Colimon Féthière, cette initiative participe des efforts de l’Etat haïtien à fournir de meilleures réponses aux besoins des investisseurs et du coup réduire la misère en Haïti par la facilitation de création d’emploi. Me Bernard Gousse, qui intervenait sur les enjeux juridiques de la transmission électronique sécurisée, a fait part des accrocs posés par le Droit haïtien au développement des transmissions des documents électroniques dans la mesure où ces lois ne reconnaissent que les papiers. De ce fait, le juriste plaide pour une reforme légale de la loi haïtienne pour que celle-ci puisse reconnaitre l’authenticité et l’intégrité la signature électronique. L’ancien Premier ministre désigné prône une reforme de l’administration électronique. Mais tout cela doit passer par un reforme de la mentalité qui s’attache trop aux papiers, soutient l’ex-Premier ministre désigné.

Radio Signal FM: Haïti : poursuite des opérations de déguerpissement des trottoirs de Pétion-ville Jeudi, 18 Août 2011
Les opérations de déguerpissement des trottoirs et du site de l’ancien marché public de Pétion-ville se poursuivent. Des agents de la mairie encadrés par des membres d’une unité spécialisée de la Police Nationale d’Haïti et des agents de la Minustah ont sillonné les rues mercredi et pour contraindre les étalagistes, les affairistes et les techniciens de téléphone à vider les lieux. Des tentes et des tréteaux ont été mis à feu sur le terrain où se trouvait l’ancien cimetière communal. Des mesures dénoncées par les petits marchands et autres citoyens et citoyennes qui menaient une activité quelconque sur les trottoirs. Ils pointent du doigt le caractère arbitraire de la décision. Ces occupants d’espace public à des fins économiques exigent un espace où étendre leurs tentes. Mardi, ils avaient manifesté dans certaines rues espérant que leurs revendications touchent éventuellement les responsables.

Haiti Press Network : Haiti-FIFA-Corruption : Yves Jean-Bart clame son innocence Vendredi, 19 Août 2011

Le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves Jean Bart, a clamé son innocence une semaine après la publication du communiqué de la FIFA dressant une liste de 16 dirigeants caribéens, dont celui d'Haïti, soupçonnés de corruption. "Je suis clean. Tout le monde le sait, et même ceux qui me haïssent", a déclaré Yves (Dadou) Jean Bart, président de la FHF actuellement sous enquête de la commission d’éthique de la FIFA pour cause de corruption présumée. M. Jean-Bart figure sur une liste de 16 dirigeants caribéens de football qui auraient reçu des pots-de-vin (40 000 U$) au cours de la dernière campagne présidentielle de la Fédération internationale de football, en violation du code d'éthique de la FIFA. L’homme fort de la FHF se dit innocent et rappelle que « certains haut gradés de la FIFA avaient fait dans le passé l'objet d'une enquête, tels Joseph Blatter, Julio Grondona, Ricardo Texeira, Jérôme Valcke et autres ». « A l'arrivée, l'enquête a révélé qu'ils ont été exempts de tout reproche » a ajouté le médecin qui se dit cependant prêt à collaborer avec la commission d’éthique de la FIFA pour la réussite de l’enquête".

INTERNATIONAL

USA-NEW YORK AFFAIRE STRAUSS KHAN. LE PROCUREUR S'INTERROGERAIT SUR UNE TENTATIVE DE REGLEMENT FINANCIER..
Le procureur de New York enquête sur des allégations selon lesquelles la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn aurait offert de retirer sa plainte en échange d'argent, affirment vendredi deux journaux américains. Kenneth Thompson, l'avocat de Nafissatou Diallo, a catégoriquement démenti ces informations. Le bureau du procureur Cyrus Vance et Benjamin Brafman, l'un des avocats de M. Strauss-Kahn, n'ont fait aucun commentaire. Selon le Daily Beast, qui cite des sources proches du dossier, Me Thompson se serait secrètement entretenu en juin avec la défense de l'ancien patron du FMI en vue de conclure un arrangement financier. Les pourparlers n'auraient toutefois pas abouti. Le procureur Vance a demandé à Me Thomson de lui transmettre toute information sur ces tractations, rapporte quant à lui le Wall Street Journal, citant également des sources proches du dossier.

Dans l'éventualité où ces allégations étaient confirmées, elles pourraient peser lourd lors de la prochaine audience qui doit se tenir le 23 août. Elles porteraient un nouveau coup à la crédibilité de Mme Diallo qui accuse Dominique Strass-Kahn de l'avoir agressée le 14 mai dans une suite de l'Hôtel Sofitel de New York. Doutant de la crédibilité de Mme Diallo après qu'elle eut menti sous serment, les avocats de M. Strauss-Kahn espèrent un non-lieu. Dominique Strauss-Kahn a été arrêté le 16 mai à bord d'un vol d'Air France qui s'apprêtait à décoller en direction de Paris. Le 6 juin, il a plaidé non coupable de sept chefs d'accusation, notamment de tentative de viol, d'acte sexuel illégal et de séquestration.

M

MARTELLY ET LA DESIGNATION DE SON PREMIER MINISTRE
Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly affiche désormais une extrême prudence dans le processus de désignation de son Premier Ministre. Rentré au pays dimanche après une visite au Chili, le président Martelly a mis l'accent sur la nécessité d'éviter toute précipitation. " Les quatre membres de la commission travaillent, je sais qu'ils travaillent mais on ne peut pas forcer d'avancer, on attend d'avancer, on espère avancer, mais on ne peut pas forcer", a déclaré M. Martelly. Il faisait référence aux 4 membres de la nouvelle commission, présidée par Calixte Valentin, chargée de réaliser les consultations préalables à la désignation d'un Premier Ministre. Aucune information officielle n'a été communiquée sur les noms des premiers ministrables. Il y aurait 5 personnalités encore en lice. Entre temps, le président Martelly a annoncé des dispositions pour faire fonctionner l'exécutif en attendant la formation d'un gouvernement légitime. " On met sur pied d'autres façons de fonctionner en attendant d'arriver là où on voudrait arriver qui est la mise en place d'un gouvernement", a-t-il précisé. Le Premier Ministre Jean Max Bellerive, dont le nom figure dans toutes les listes de premier ministrables depuis 5 ans, avait fait état de la nécessité de mobiliser des fonds pour concrétiser certaines promesses du chef d'Etat. Le président n'a pu faire approuver un Premier Ministre alors qu'il s'approche des 100 premiers jours de son administration. Cependant M. Martelly ne cesse d'afficher un certain optimisme. " Au niveau de notre satisfaction personnelle, nous pensons que nous avançons très bien, le président est en bonne santé. Il y a des gens qui voudraient nous conduire dans une guerre des nerfs mais ça ne marche pas jusqu'à présent", conclut-il.

OEA ET HAITI. FORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT
Le Secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA), José Miguel Insulza, a dans un communiqué exhorté les dirigeants politiques haïtiens à redoubler d'efforts pour former un nouveau gouvernement. « Le Secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA), José Miguel Insulza, constate avec grande préoccupation la persistance des difficultés rencontrées dans la ratification et la désignation d'un nouveau premier ministre en Haïti, après que le Parlement de ce pays a rejeté le deuxième candidat à la Primature proposé par le Président Michel Martelly », peut-on lire dans ce communiqué. Le Secrétaire général Insulza reconnait la responsabilité constitutionnelle qui incombe au Parlement de ratifier ou de rejeter le candidat désigné par le président pour occuper le poste de premier ministre. Par conséquent, il lance un appel aux dirigeants politiques d'Haïti pour qu'ils redoublent d'efforts en vue de parvenir au consensus qui aboutira à la formation d'un nouveau gouvernement dans les plus brefs délais, tout en prenant note que ce pays est dépourvu d'un gouvernement entièrement opérationnel depuis l'investiture du Président Martelly le 14 mai 2011. "Compte tenu de la nécessité urgente de poursuivre les efforts de reconstruction (après les dévastations causées par le séisme du 10 janvier 2010 en Haïti) et de l'importance cruciale de consolider et de renforcer la démocratie dans cet État membre fondateur de l'OEA, il faut parvenir à un consensus pour ratifier le choix du premier ministre", a déclaré le dirigeant de l'organisation continentale. Le Secrétaire général Insulza a précisé que, pour le peuple haïtien, la présence d'un gouvernement opérationnel est impérative pour s'attaquer aux divers problèmes que connait le pays à l'heure actuelle. En renouvelant son appel au consensus et à un dialogue national réunissant tous les Haïtiens, le dirigeant de l'OEA a affirmé que les partenaires internationaux d'Haïti souhaitent continuer de soutenir la prestation d'aide au développement dont ce pays a tant besoin.

MARTELLY AU CHILI.
Son homologue chilien « partage » son idée de transformer la MINUSTAH en mission de développement Publié le lundi 15 août 2011 Le chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, a dressé dimanche le bilan de son voyage au Chili, apportant des explications sur le report « sine die » de sa vite en Argentine. Il a repris en ce sens la version officielle relative au « problème familial » qui a porté la présidente Cristina Fernandez De Kirchner à annuler toutes ses activités. Le chef de l’Etat explique avoir dû, sous la recommandation de ses conseillers, prendre la décision d’annuler le voyage, tout en déléguant à Buenos Aires des membres de son équipe pour des discussions importantes qui devaient s’y tenir. Son conseiller en diplomatie, Daniel Supplice, a conduit la délégation qui s’y est rendue et a fourni aux journalistes des détails sur les rencontres, reprenant au passage la thèse officielle de l’annulation de la visite en Argentine du chef de l’Etat haïtien.

Sur un ton compatissant, M. Supplice a noté que la présidente argentine, qui a récemment perdu son mari, attendait sa première petite fille. D’où, l’ampleur du drame qu’elle vit suite à l’annonce de l’avortement de sa belle-fille, a noté celui qu’on présente comme le futur chancelier haïtien. Michel Martelly s’est pour sa part félicité d’avoir eu des entretiens fructueux avec son homologue chilien, Sebastian Piñera, qui a soutenu son idée de transformation de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) en mission de développement. L’éventualité de mettre à contribution le contingent chilien de la MINUSTAH a été évoquée à ce sujet, a fait savoir le président Martelly. Les discussions avec les autorités chiliennes ont porté sur divers domaines de coopération, dont le logement, la reconstruction, l’élaboration de code de construction et du bâtiment incluant les dernières données en para-sismologie, la formation de cadres-policiers. L’effectif des boursiers-policiers haïtiens sera augmenté sous peu. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’arrive la semaine prochaine à Port-au-Prince le ministre chilien de la défense. Une mission du Ministère chilien du logement doit également effectuer une visite au pays en vue d’aider à la structuration de l’institution haïtienne chargée du logement, annonce M. Martelly.

Le chef de l’Etat a d’autre part apporté des précisions sur les discussions qu’il a eues avec la Commission Economique pour l’Amérique Latine (CEPAL) qu’il présente comme « pratiquement la maison des Nations Unies en Amérique Latine ». Garantissant à Haïti des appuis non-financiers, la CEPAL a tout de même jugé prioritaire un nouveau recensement de la population haïtienne. L’organisation s’est engagée par ailleurs à apporter son appui au renforcement des PME haïtiennes, promettant de dépêcher une mission à Port-au-Prince en novembre prochain. Le chef de l’Etat haïtien qui s’est entretenu avec des hommes d’affaires chiliens, a enfin annoncé l’invitation qui lui a été faite de se rendre à nouveau au Chili, pour participer à une conférence sur la régulation du secteur des télécoms.

QUEBEC-CANADA. OPTION QUEBEC POUR JEAN MARTIN AUSSANT
Le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, ne sait toujours pas s'il va fonder un nouveau parti politique souverainiste, mais il a tout de même réservé un nom pour cette éventuelle formation auprès du directeur général des élections : Option Québec. Ce nom trouve sa source dans le titre de l'essai que René Lévesque a écrit avant de fonder le Parti québécois. « Je trouve que ça dit tout. Il y a le mot Québec et il y a le mot option, c'est-à-dire le choix de décider ce qu'on va devenir nous-mêmes. Et pour faire ça, il faut devenir souverain », a expliqué M. Aussant sur les ondes du Réseau de l'information. « C'est un rappel de ce qui doit être fait et n'a pas encore été fait. Et c'est intemporel la souveraineté. Les raisons de faire la souveraineté sont les mêmes. C'est les contextes, peut-être, qui changent, manifestement. » La réservation d'un nom constitue une étape nécessaire pour la création d'un parti politique, mais M. Aussant précise que cela n'implique « pas nécessairement » la création d'une nouvelle formation. « Si on veut devenir un parti à la fin de nos réflexions, il va falloir un nom, et il faut donc le réserver si on veut être sûr qu'il soit disponible, mais ça ne mène pas nécessairement à la formation d'un parti », précise-t-il. L'autre condition préalable consiste à recueillir 100 signatures en appui à la création d'un nouveau parti, une étape que Jean-Martin Aussant considère comme une formalité. Ces signatures, dit-il, pourraient être recueillies en « quelques heures ». « Moi, personnellement, je vois l'utilité d'un nouveau parti, mais comme vous le savez sans doute, c'est une tâche herculéenne, c'est un travail de fou de fonder un parti », fait valoir celui qui a claqué la porte du Parti québécois le 7 juin. « C'est à ça qu'on est en train de réfléchir. On discute avec bien des gens pour voir s'il y a la possibilité d'en faire. Mais l'intérêt y est, ça, c'est certain », assure-t-il. Jean-Martin Aussant a quitté le PQ en raison d'un désaccord avec la chef Pauline Marois sur la stratégie d'accession à la souveraineté. Il affirme encore aujourd'hui que « si un parti est souverainiste, il doit être élu en parlant de souveraineté et non en évitant la question » et en disant « les choses franchement, sans avoir peur d'une défaite ». Monter le parti, faire les structures, l'étendre à la grandeur du Québec, c'est une tâche herculéenne, et ça, il faut vraiment y penser avant de se lancer là-dedans.

LIBYE ET TUNISIE.
L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Abdoul Ilah al Khatib, semble s'être fait rappeler à l'ordre. Hier, il déclarait avoir fait le déplacement en Tunisie « pour se joindre aux pourparlers avec les deux parties libyennes » mais un peu plus tard, un porte-parole de l'ONU à New York, assurait qu'il n'y avait « aucune information concrète concernant de telles discussions en Tunisie »

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye a régulièrement rencontré les représentants du régime et des insurgés ces derniers mois. Il a fait plusieurs fois la navette entre Tripoli et Benghazi. On sait que Abdel Ilah al-Khatib tente de faire adopter son plan de sortie de crise qui comprend un cessez-le-feu et une transition politique mais de nombreux points doivent être négociés : l'avenir du colonel Mouammar Kadhafi, de sa famille et la récupération des biens amassés au cours de ses années au pouvoir.

Si à Tripoli, le régime a déjà évoqué des contacts, des entretiens, avec des membres du Conseil national de transition. La politique du CNT a toujours été de démentir de tels contacts. « Il n'y a pas d'émissaires du Conseil national de transition à Djerba », a assuré ce mardi matin, le représentant du CNT en France, Mansour Saif al-Nasr, invité de RFI. Ce sont des personnalités indépendantes libyennes qui ne sont pas du côté du gouvernement et qui ne sont pas membres du CNT qui ont rencontré l'envoyé de l'ONU, Abdel Ilah al-Khatib à Djerba ». Pourtant, plusieurs sources indiquent que des pourparlers se sont bien ouverts ce dimanche 14 août, sur l'île tunisienne de Djerba entre représentants des insurgés et du régime, avec entre autres, la participation du ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Obeidi. Une délégation envoyée par le président du Vénézuela serait également présente : Hugo Chavez est un grand ami de Mouammar Kadhafi.

 

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LE MATIN  Reconstruire Port-au- Prince coûtera 3,3 milliards de dollars 10/08/2011
Ce mercredi 10 juillet, le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason, accompagné des autres maires de la zone métropolitaine, a présenté un nouveau plan de reconstruction de la capitale.

Ce mercredi 10 juillet, le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason, accompagné des autres maires de la zone métropolitaine, a.

P-AU-P. AU SENAT, COMMISSION DES TP ET LE BLUFF DES REALISATIONS DE LA CIRH.
 La commission des travaux publics du sénat a reçu jeudi le titulaire du Ministère des Travaux publics transports et comnications (MTPTC), Jacques Gabriel autour de plusieurs projets en cours inscrits au bilan de la Commission Intérimaire de la Reconstruction d’Haïti (CIRH) et d’autres dossiers importants. Le président de la commission, Jean William Jeanty a fait savoir que l’entretien avec le ministre Gabriel a permis de faire le jour sur ce qu’il appelle « les bluffs » de la CIRH.

« Un ensemble de projets que la commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti prétend avoir financé pour le MTPTC, ont été plutôt approuvés par des bailleurs comme l’Union Européenne et la BID bien avant la formation de la commission », a dit comprendre le 2eme sénateur des Nippes à l’issue de la réunion. Le sénateur accuse la CIRH de s’approprier les projets de plusieurs ministères pour les ajouter à son bilan. Selon lui, la présence de l’ancien président américain Bill Clinton qu’on fait passer pour le facilitateur des financements à la CIRH, n’est pas aussi importante qu’on tente de le faire croire.

D’autres sujets tels le fonctionnement de l’Electricité d'Haïti (EDH), l’interconnexion des opérateurs de téléphonie, le Centre national ds équipements (CNE) ont aussi été abordés, a affirmé l’ingénieur Jeanty sans donner plus de détails. Le ministre des Travaux Publics Transports et Communication indique avoir founi des clarifications sur certains projets mentionnés dans des documents de la CIRH dont les recherches de financement remontent à « bien longtemps », a-t-il souligné. Il s’agit surtout, a-t-il dit, des projets de construction de routes mentionnés dans les documents de la commission sous la rubrique « Appui au Transport » citant par exemple le tronçon Gonaïves- Ennery, Croix des Bouquets- Malpasse, Petit trou -Petite Rivière de Nippes.

« Nous avons fait le point sur ces projets et discuté des possibilités de lancer les chantiers déjà approuvés ou d’entamer les études d’

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RADIO METROPOLE. : Le sénat analysera le dossier du Premier Ministre désigné promet Roudolph Joazile Mardi,
Alors que la commission sénatoriale spéciale s'apprête à analyser le dossier du Premier Ministre désigné aucune évolution n'a été enregistré dans la position du groupe majoritaire. Le président du Grand corps, Roudolph Joazile, n'entend proposer aucun remaniement de cette commission déjà hostile à M. Gousse. Si le président de cette commission William Jeanty (Konba) affiche une certaine neutralité, la majorité des autres membres avaient signé la pétition réclamant le retrait de la candidature de Bernard Gousse à la Primature. Les sénateurs Lucas Saint Vil, Nenel Cassy, Jean Baptiste Bien Aimé, Yvon Buissereth, et Wenceslas Lambert affirment qu'ils n'accorderont pas leur vote à M. Gousse.

Tout en admettant qu'il s'agit d'un problème le président du sénat croit qu'il n'existe pas de solution. Il fait remarquer qu'à l'inverse on pourrait considérer les sénateurs n'ayant pas signé la pétition comme favorable à M. Gousse donc également inapte à analyser le dossier sereinement. De nombreux parlementaires attirent l'attention sur cette étape de la ratification estimant qu'elle est à la fois technique et politique. M. Joazile n'a pas donné de suite à la pétition des 16 sénateurs mais prévient que cette décision aura une conséquence politique. Dans le même temps, les membres du groupe minoritaire préconisent l'élaboration d'un pacte de gouvernabilité pour sortir de l'impasse. Le sénateur Youri Latortue (AAA) invite ses collègues à recevoir le dossier de M. Gousse avant de se prononcer. Il assure que la note des sénateurs ne peut être qualifiée de pétition et n'a aucune force légale. Il dénonce les accusations de certains élus contre M. Gousse faisant valoir que les autres gouvernements n'avaient pas agi différemment. Selon le chef de file de AAA un pacte de gouvernabilité pourra être envisagé lors de la préparation de l'énoncé de politique générale. Radio Métropole : Gregory Mayard Paul estime que les 16 sénateurs œuvrent en fonction de leurs ressentiments personnels Mardi, 12 juillet 2011 08:25 Le chef de cabinet du président haïtien, Gregory Mayard Paul, exhorte les parlementaires à privilégier les intérêts supérieurs de la nation et non leurs ressentiments personnels. Le juriste réagissait à la pétition de 16 sénateurs réclamant le retrait de la candidature de Bernard Gousse. Ces élus formant la majorité au sénat sont notamment des membres du parti Inité. Dans une interview exclusive à radio Métropole, Gregory Mayard Paul a révélé que le chef d'Etat n'avait pas communiqué une liste officielle de 10 personnalités aux parlementaires. Les noms de ces personnalités ont été dictés par le président Martelly lors d'une rencontre avec les présidents des deux chambres insiste t-il. M. Mayard Paul confirme que trois noms avaient été retenus par les parlementaires. Il s'étonne du comportement des élus qui avaient pris part aux négociations avec la commission de liaison. Le juriste attire l'attention sur la démarche " très démocratique" du chef de l'Etat qui selon les prescrits de la constitution doit designer son Premier Ministre. Interrogé sur la réaction de l'exécutif, M. Mayard Paul a mis l'accent sur la nécessité pour que le processus de ratification se poursuive. La loi trace la route à suivre, on ne peut rejeter un choix sans avoir analyser son dossier, déclare le chef de cabinet du président de la république. Il estime que la pétition des sénateurs prouve une certaine prédisposition à rejeter sur des critères personnels le choix de M. Gousse.

Mettant en garde contre une violation de la constitution, M. Mayard Paul invite les parlementaires à se ressaisir. Plusieurs parlementaires signataires de la pétition dénoncent des violations des droits humains dans le cadre de la lutte des forces de l'ordre contre auteurs d'actes de violence dans le cadre de l'opération Bagdad.

ALTER PRESSE : Haïti-Choléra :
Les habitants de la Chaine des Chaos lancent un appel au secours lundi 11 juillet 2011 P-au-P., 11 juil. 2011 [AlterPresse] --- La coordonatrice de la Solidarité des Femmes Haïtiennes (SOFA) dans la 5e section communale de Marchand Dessalines (Artibonite / nord), Eliane Datilus, appelle à une intervention urgente du pouvoir central au niveau de cette localité en vue de la réduction du taux élevé des cas de choléra. On récence plus de cent cas par jour dans la localité, indique cette militante pour la défense des droits des femmes. Plusieurs régions du pays en proie à des conditions sanitaires précaires, sont fortement touchées par l’épidémie de choléra, et voient les cas augmenter de plus en plus ces derniers mois. Une grande partie de la Chaine des Chaos, dans le département de l’Artibonite offre cet exemple d’une progression alarmante de l’épidémie de cholera à la faveur de structures sanitaires inadéquates. « L’État est totalement absent dans la zone de Chenot qui est, quasiment, livrée à elle-même et ne dispose d’aucune structure ni infrastructure en bon état. Faute de moyens nécessaires la situation des malades du choléra se complique constamment », témoigne Eliane Datilus, Les résidents de Chenot doivent marcher durant 8 heures avant de trouver un centre de santé, mal équipé et dépourvu de matériels, déplore-t-elle. Selon Eliane, l’accès difficile à l’hôpital, dû au manque d’infrastructures routières reliant toutes les zones de la Chaine des Chaos, complique beaucoup plus la situation des personnes touchées par l’épidémie dans cette zone. « Plusieurs quartiers de la Chaine des Chaos manquent encore cruellement d’infrastructures de base. Ces manques sont constitués, entre autres, par l’absence structure d’adduction d’eau potable mais surtout celle de santé, et cela a de graves conséquences sur la vie de la population », regrette Eliane Datilus. Des citoyens de la région se montrent particulièrement inquiets eux aussi face à la montée de l’épidémie de choléra dans plusieurs communes de la Chaine des Chaos. Pour Nicolas, originaire de Chenot, les responsables locaux doivent redoubler d’efforts, notamment pour améliorer les conditions de vie de la population de cette région. Depuis son apparition en Haïti en octobre 2010, l’épidémie du choléra a connu au moins deux pics, et fait déjà environ 5 mille 500 morts parmi plus de 300 mille personnes infectées. Une dernière étude scientifique identifie la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) comme responsable de l’introduction du choléra dans le pays, à partir de matières fécales jetées dans le fleuve de l’Artibonite qui traverse les régions de l’est et du nord d’Haïti.

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11 Juillet 2011


HAITI. PRESIDENT MARTELLY ET LES RUMEURS DE SA DEMISSION.
Le président Joseph Michel Martelly entré en fonction il y a moins de 2 mois, a donné samedi un sens aux rumeurs laissant croire qu'il aurait l'intention de quitter le pouvoir, en raison de la situation de blocage politique.

" Mais non, je n'ai pas l'intention de démissionner, j'entends accomplir mon mandat de 5 ans", a voulu rassurer le président qui reconait toutefois qu'il serait plus facile de le faire. Le chef de l'Etat qui rentrait d'un séjour officiel en Espagne où il était parti " à la recherche d'opportunités pour Haïti", est venu se heurter à l'hostilité d'une majorité de sénateurs à la nouvelle personnalité ( Bernard Gousse) qu'il a récemment désigné pour être son premier ministre, quelques jours après le rejet par la chambre des députés de l'homme d'affaires Daniel Gérald Rouzier. En effet, 16 sénateurs ont signé vendredi une résolution pour faire part de leur ferme intention de rejeter la candidature de M. Gousse qu'il considère comme un violateur de droits humains pour "assassinats et répression politique" commis du temps où il était ministre de la justice sous le gouvernement de Gérard Latortue, après le départ forcé du président Jean Bertrand Aristide (29 février 2004).

Mais le president a voulu persuader que 18 senateurs seraient prêts à voter en faveur de Gousse, comme si le Sénat comptait 34 membres au lieu de l'effectif constitutionnel de 30. Pendant tout le week-end, des rumeurs ont circulé, selon lesquelles des démarches seraient en cours pour provoquer des manifstaions contre les parlementaires qui réclament une personalité non conflictuelle pour occuper le poste de premier ministre. Mais, la population semble aujourd'hui peu encline à se laisser entrainer dans la rue. Des rumeurs ont également fait état d'un appel du premier ministre désigné au sénateur Jocelerme Privert (ancien ministre de l'intérieur) pour lui demander pardon de l'avoir fait arrêter en pleine nuit et l'avoir mantenu en prison pendant plus d'un an. " L'appel n'était pas de demande de pardon mais pour lui expliquer les circonstances de son arrestation", aurait fait savoir Bernard Gousse. Après avoir renouvele sa confiance à Me Bernard Gousse, le président Martelly a fait le compte-rendu de son voyage en Espagne. Il s'est rejoui d'être, a-t-il dit, le premier chef d'Etat haïtien à être reçu par un roi d'Espagne Il a également indiqué que des hommes d'affaires qu'il a rencontrés lui ont fait la promesse de venir investir en Haïti. Le president a aussi été en mesure d'annoncer que l'Espagne octroiera via la BID une aide de 50 millions d'euros qui serviront à la fourniture de crédits aux PME et à la formation de professeurs pour l'année scolaire 2011/2012.

P-AU-P. DES ONG SUR LA SELLETTE.

En Haïti, plus de 18 mois après le séisme dévastateur, on se demande toujours à quand la reconstruction du pays, annoncée à grands renforts de publicité et de promesses, lors des diférentes réunions des bailleurs à New-york, Punta Cana (RD) et ailleurs. La question se pose aujourd'hui plus que jamais, puisque, malgré les 2 à 3 milliards de dollars dont on dit qu'ils ont été décaissés en faveur de la reconstruction, on n'en voit pourtant jusqu'ici aucune véritable trace, sinon quelques centaines de baraques qui auraient pu être des abris provisoires 1 ou 2 mois après le séisme.

La verité, celle qui crève les yeux aujourd'hui, est que le pays croule et gémit encore sous les déblais. La plupart des rescapés du 12 janvier vivent encore dans des tentes déchirées. Et Port-au-Prince étouffe de la pestilence dégagée par les fatras nauséabonds qui investissent littéralement les quartiers. De plus, un véhicule ne peut rouler 10 mètres sans tomber dans une crevasse ou une tranchée. Cette situation de promesses non tenues, n'est pas limitée à la seule reconstruction. C'est malheureusement la même réalité dans beaucoup d'autres secteurs: la presse, par exemple. Savez-vous combien de fois les directeurs de médias ont été invités par de grandes organisations internationales, au lendemain du séisme, avec comme réfrains: il faut renforcer la presse haïtienne, il faut donner des moyens aux médias et de la formation aux journalistes pour les rendre plus performants et mieux à même de se mettre au service de la population, après toutes les épreuves subies pendant le tremblement de terre. Et lors des différentes rencontres, argent, équipement et formation ont en effet été promis. Mais le temps a passé. Et les faiseurs de promesses se sont rendus compte qu'il y avait là une source de business, un véritable tresor. Et ils ont monté leur propre boutique sur le dos de la presse haïtienne.

Et sur le dos de la presse haïtienne, au nom de son renforcement, ils sont partis mendier des fonds qu'ils ont bien sûr trouvés- mais pour eux seuls- ,griace à la grande sympathie dont Haïti et les Haïtiens étaient l'objet. Et ...pan! La première grande preuve de ce renforcement, c'est de mettre en place des sructures parallèles d'information, de se payer des salaires faramineux... et de dépouiller les medias particulièrement les radios de leurs meilleurs journalistes et reporters, avec les miettes des centaines de milliers de dollars quémandés, mais qui représentent quand même le double voire le triple de ce qu'ils percevaient. Les promesses s'envolent en fumée. Et ce sont les ONG de la presse qui s'enrichissent avec l'argent reçu pour les médias qui se retrouvent confrontés à bien plus de difficulté qu'avant, face à ces concurents indécents et malhonnêtes qui tirent leur fortune du séisme, alors que des centains de milliers de gens gens pataugent dans la boue. Aujourd'hui, c'est une autre ONG qui fait son apparition, décidée plus que jamais à faire, elle aussi, son beurre. Son objectif officiel: fournir une formation à de jeunes haïtiens dans le domaine de l'enquête et de l'investigation.

Objectif on ne peut plus noble, si la première démarche des rsponsables de cette ONG créée par la journaliste américaine kathie Klarreich n'était de destabiliser les médias en faisant une véritable razzia dans les salles de nouvelles, avec en main un sac de gourdes tirées des centaines de milliers de dollars obtenus, là encore, au nom du renforcement des médias haïtiens. Comble d'indécence, interdiction formelle est faite aux journalistes recrutés: "pas question de donner une période de préavis aux médias que l'on vous fait quitter. On en a pas le temps" Malheureusement, cette nouvelle ONG bénéficie de la collaboration d'un petit groupe de directeurs de médias grâcement payés, dans la mise en place de son entreprise malfaisante dont le seul appât est l'argent.

 

 

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10 Juillet


CANADA, MONTREAL. EFFONDREMENT D'UN BATIMENT
Un bâtiment s'est effondré dimanche à l'intersection des rues Villeneuve et de Bullion, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, à Montréal. Un travailleur, qui a été coincé sous les décombres pendant près d'une heure, a subi des blessures mineures. On ne craint pas pour sa vie. Deux autres travailleurs s'en sont sortis indemnes. Les trois ouvriers effectuaient des travaux dans le sous-sol du bâtiment. Un périmètre de sécurité a été établi dans le secteur. La rue de Bullion est fermée entre les rues Villeneuve et Mont-Royal. L'électricité a été coupée dans le secteur. L'immeuble voisin du bâtiment qui s'est affaissé a été condamné par mesure de sécurité. Les résidents de l'immeuble ont été évacués. Des inspecteurs sont en route pour vérifier l'état du bâtiment.

 

 HAITI. CE QUE DIT LA PRESSE
Haiti Press Network :
Tension à Pétion-ville  Une vive tension a régné tôt dans la matinée du vendredi 8 juillet à Pétion-ville. Des marchands protestaient contre la destruction durant la nuit d’une partie du marché de la commune par la mairie. Des équipes de la mairie de Pétion-ville ont détruit les tréteaux et marchandises dans la partie du marché située dans la rue dans la nuit de jeudi à vendredi. Mécontents, les petits détaillants ont protesté contre la manière forte utilisée par l’administration communale en lançant des jets de pierre dans toutes les directions. Des barricades enflammées étaient allumées dans plusieurs points de la commune.

Le Nouvelliste : Haïti: A la recherche d'une majorité de passage

Le Premier ministre désigné, Bernard H. Gousse, est attendu mardi prochain au Sénat de la République en vue de faire le dépôt de ses pièces. Me Gousse cherche entre-temps à dégager une majorité au Parlement où il n'est pas le bienvenu. C'est le président du bureau du Sénat, Rodolphe Joazile, qui a annoncé le dépôt des pièces du Premier ministre désigné pour mardi prochain. « On a écrit au Premier ministre désigné pour lui demander de venir faire le dépôt de ses pièces », a précisé le sénateur. Les parlementaires étaient prêts à recevoir M. Gousse dès vendredi, mais l'intéressé a préféré se présenter mardi prochain. Le Sénat de la République semble vouloir aller vite sans perdre de temps avec le processus de ratification du choix de Bernard H. Gousse qui est très contesté par les parlementaires de INITE et leurs alliés. Hier mercredi, le jour même de la désignation officielle de Bernard Gousse au poste de Premier ministre par le président Michel Martelly, le Sénat a décidé de créer une commission spéciale pour étudier ses pièces. La commission de neuf membres est composée des sénateurs Jean William Jeanty (président), Lucas Sainvil (secrétaire-rapporteur), Jean- Baptiste Bien-Aimé, Edo Zenny, Yvon Bussereth, Nènèl Cassy, Jean Willy Jean-Baptiste, Wenceslas Lambert et Francisco Delacruz, (membres). Avant même que Me Bernard Gousse effectue le dépôt de ses pièces au Parlement, les têtes de pont du Groupe Parlementaire pour le Renouveau (GPR), le groupe majoritaire dans les deux Chambres, affichent leur volonté de ne pas ratifier son choix. Présenté comme un homme de caractère certains disent autoritaire, M. Gousse va tenter de réussir là où Daniel Gérard Rouzier avait échoué.

Le Nouvelliste : Haïti: Gousse: un élément, pas l'ensemble

7 Juillet 2011

Cheveux roux passablement dégarnis, regard pénétrant, voix "d'anchorman" et une force de caractère perceptible dès le premier contact: c'est Bernard Gousse. A 52 ans, il s'est taillé un nom comme juriste en Haïti. Mais, de la toge à la rue, dans les manifs d'étudiants contre le régime de Jean-Bertrand Aristide entre 2003 et 2004, l'homme s'était fait connaître. Sa persistance à affronter les gaz lacrymogènes et les pierres l'a catapulté au ministère de la Justice dans le premier cabinet du gouvernement de transition mis en place après la chute d'Aristide.

"GNB pur et dur, il était taillé pour le boulot", disait-on à l'époque de ce technocrate en qui les militants de la mouvance lavalas, bien embusqués au Parlement, voient un ennemi. Ils veulent s'offrir une revanche dorée sur l'ex premier flic de Latortue. Comme toujours en Haïti, on est simpliste et on aime les boucs-émissaires, au point de faire croire que Bernard Gousse est, à lui tout seul, responsable de ces années de folie de l'opération Bagdad, des centaines de morts de civils, de policiers, des opérations commandos et des carnages dans les bidonvilles réputés favorables à Jean-Bertrand Aristide, où il y avait effectivement une guérilla urbaine formée, alimentée et financée. Ceux qui avaient décidé de l'opération de résistance et qui avaient promis "les ténèbres jour et nuit si la flamme de la démocratie s'éteignait", devront aujourd'hui s'expliquer sur ces années sombres, troubles, difficiles au cours desquelles des Haïtiens se sont entre-tués. "L'armée du Nord" de Guy Philippe et de Louis Jodel Chamblain a existé, les exactions contre des commissariats et des infrastructures ont bien été perpétrées aux Gonaïves et dans le Plateau central. Dans un camp comme dans l'autre, c'était la folie. Hideuse. Malsaine. Honteuse.

Gérard Latortue n'est pas questionné. Lui qui avait dit vouloir chercher des armes et des munitions au marché noir pour contourner l'embargo des États-Unis. Il n'est pas non plus inquiété d'avoir confessé, comme un gamin : "yo tire sou nou, nou tire sou yo tou wi". Au ministère de la Justice à l'époque et étant supérieur direct du chef de la PNH, Bernard Gousse était aux premières loges. Pour savoir ce qui se passait et aussi pour prendre des décisions aujourd'hui passées au peigne fin. Son obstination à maintenir en prison, selon ce qu'on dit, l'ex-premier ministre Yvon Neptune, contre l'avis des tenants des officines décidant de vie et de mort, a effectivement fait de l'avocat une bête aussi noire que le noir de sa toge de disciple de St-Yves, défenseur des faibles, de la veuve et de l'orphelin. Un avocat qui se rebiffe face à l'obligation de respecter les droits humains, cela fait désordre. Il n'y a pas photo, mais Gousse est la caricature parfaite du bourreau. Mais aussi, comment demander à un militant, à un manifestant GNB de transcender face à l'ennemi d'hier. Erreur de calcul, s'il en était. Toujours est-il, c'est important de rappeler que la configuration du gouvernement après 2004 a été en grande partie décidée par les Américains. Gérard Latortue était sorti dans les manches du "Blanc" comme on dit. Et personne ne voyait venir Boniface Alexandre, président de la Cour de Cassation, un homme tranquille, loin des combines politiciennes. La facture salée de ces moments difficiles doit être collective, endossée par tous les concernés et Bernard Honorat Gousse ne peut pas et ne doit pas être un élément retiré de l'ensemble.

Entre-temps, Julian Assange et son fameux site Wikileaks révèle bien des secrets. Qui et quand décidera-t-on de revenir sur le passé des uns et des autres dans un pays qui va de rebondissement en rebondissement disons depuis 1957 pour ne pas remonter au déluge. Là encore, on exposera, analysera, dans chaque cas, une partie de la réalité sans souligner des subtilités, des tenants et des aboutissants. On voudra destabiliser aujourd'hui celui-ci, demain celui-là. Sans prendre le temps de comprendre ce qui s'est passé, et le jeu des acteurs. Comme aujourd'hui, un certain Bernard Gousse, dans ses pérégrinations afin de devenir Premier ministre d'un pays encore plus exsangue après le séisme, va être mis à nu avant d'être porter aux nues. Ou l'inverse.

Alter-Presse : Haïti-Politique : La plateforme politique Alternative en faveur de la ratification de Bernard Gousse Fanmi Lavalas se garde d’opiner et le parti Inite est determiné à rejeter ce choix vendredi 8 juillet 2011 P-au-P, 7 juil. 2011 Des acteurs de la vie politique haïtienne apprécient diversement la désignation de l’avocat et ex ministre de la justice Bernard H. Gousse comme prochain premier ministre. La plateforme Alternative, ancienne opposition à l’administration de l’ex président René Préval, approuve le choix fait par le président Michel Martelly et prône l’établissement d’un pacte de gouvernabilité. « Gousse nous disons qu’il est bon », déclare à AlterPresse, Serge Gilles, membre du directoire de l’Alternative. « Nous avons demandé a nos parlementaires de voter » en faveur de la ratification de Gousse, confie-t-il. Toutefois, il souligne que la ratification du premier ministre désigné ne représente pas la solution des problèmes du pays. « S’il est ratifié tant mieux, mais cela ne va pas résoudre la crise ; c’est le pacte de gouvernabilité qu’il faut établir », préconise Gilles. Selon lui, cet accord devrait permettre aux divers secteurs de s’entendre sur des perspectives d’avenir et de trouver des réponses aux besoins fondamentaux de la population. De leur coté, les membres de la direction du parti Fanmi Lavalas de l’ancien président Jean Bertrand Aristide , disent se garder « d’opiner sur la désignation de quiconque comme premier ministre, puisque le parti a été exclu du processus électoral ». « Nous n’avons pas de position sur les différentes désignations de premier ministre », précise à AlterPresse Ansyto Félix, responsable de la commission de mobilisation du parti. Toutefois, Fanmi Lavalas déplore des « pressions du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif » pour parvenir à imposer un premier ministre, selon Félix qui critique le comportement du chef de l’État qui và « à l’encontre de la démocratie ». Le bloc majoritaire au parlement, composé essentiellement des élus issus du parti Inite, ne cachent pas leur intention de voter contre la ratification de Gousse, jugée inacceptable. Le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur du parti INITE, déclare que « pour lui c’est un choix qui est déjà rejeté » et « le président Martelly doit adopter les dispositions constitutionnelles pour désigner un autre premier ministre ». « Le vote sera éminemment politique », avertit-il. Bernard Gousse est la deuxième personnalité désignée premier ministre par Michel Martelly. Le choix de l’homme d’affaires Gérard Daniel Rouzier a été rejeté par la chambre des députés le mardi 21 juin dernier.

Le Matin : Le président Martelly toujours face aux attentes des ménages vulnérables
Le lundi 4 avril 2011, le Conseil électoral provisoire a proclamé les résultats de la présidentielle qui avait mis face à face le chanteur Michel Joseph Martelly et Mme Mirlande Hyppolite Manigat. À l’issue de ce résultat Michel Martelly est sorti vainqueur avec un score de près de 67.0% des voix. Une frange importante de la population haïtienne, en liesse, a regagné les rues de la capitale haïtienne en vue de manifester sa joie consécutivement à cette victoire. Près de deux mois après, la population, dans sa grande majorité, attend toujours de voir les premiers signes du changement promis.

« Aujourd’hui, je me sens heureux du fait que le vote populaire a été respecté et que M. Martelly a été élu président de la République malgré tout ce qu’on raconte à propos de lui», a déclaré un citoyen à Carrefour Fleuriaut. Quant à Benjamin, âgé de 28 ans, cette victoire marque un vote de sanction de la classe politique traditionnelle qui n’a rien fait pour sortir la population haïtienne du cercle vicieux de la pauvreté. Ainsi souhaite-t-il que l’équipe du nouveau président se démarque totalement de l’ancienne forme de gouvernance basée sur la corruption et le mensonge et aménage un climat propice a l’amélioration des conditions de vie de la population.

D’un air plutôt réservé, M. Jocelyn, père de 4 enfants et habitant d’un camp d’hébergement situé non loin de carrefour Marassa, espère que « Martelly ne sera pas le nouveau Préval ». Jocelyn souhaite voir la concrétisation des promesses faites par M. Martelly à la population, notamment celle ayant rapport à l’éducation de tous les enfants en âge d’aller à l’école. « L’un des plus grands défis qu’il devra relever est celui de la relocalisation des victimes du 12 janvier », estime Jocelyn. « Le gouvernement de M. Préval n’a rien fait pour nous doter d’un abri permanent et M. Martelly nous a promis qu’il nous sortira de ce trou à rat et j’ai confiance en lui et c’est pour cette raison que je lui ai donnée ma voix et je sais qu’il ne me décevra pas comme cela a été le cas avec M. Préval », a poursuivi Jocelyn.

Le contexte politico-économique ne risque-t-il pas de compromettre la concrétisation de telles promesses et détériorer davantage le sort d’un pourcentage considérable de la population ? Qu’en est-il de la faisabilité de telles promesses ? En outre, il convient de rappeler que M. Martelly a hérité d’un pouvoir dans un contexte on ne peut plus critique, caractérisé par une économie en berne et l’accentuation de la misère du peuple haïtien.

À rappeler qu’avant l’accession de M. Martelly au pouvoir, les recettes fiscales, au terme d’une année 2010 marquée par un terrible tremblement de terre, ont été les plus mauvaises depuis ces 15 dernières années. En effet, selon l’Institut haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), en volume, le Produit intérieur brut a contracté de 5%. Un triste record vu que l’économie haïtienne n’a jamais enregistré de tels chiffres sombres depuis l’embargo de 1993. De plus, au terme de cette même année, le commerce en gros de certains biens de consommation, les articles et appareils d’équipement domestiques et le commerce en détail ont connu une tendance à la baisse.

S’il est encore tôt pour se questionner sur la réalisation des promesses faites par le président Martelly lors de sa campagne électorale, il est opportun cependant de se demander si le Législatif et l’Exécutif finiront par s’entendre pour offrir au peuple des opportunités d’améliorer ses conditions de vie. Dans ce bras de fer qui se dessine entre ces deux pouvoirs, les grands perdants seront toujours les plus vulnérables dont le pouvoir d’achat a chuté de plus de la moitié depuis 1980.

«Le Matin : Rigolades ! Par Daly Valet Le Matin : 8 au 14 juillet 2011 Il y avait l’Haïti de Jean-Bertrand Aristide. C’était celle de l’anarchie et des gangs de rue aux ordres. Elle charriait ses rebelles en armes. Ses policiers guérilleros. Ses criminels en treillis. Sa soldatesque délinquante. Ses voyous endimanchés. Le grand désordre comme principe d’ordre. Des oppositions politiques boiteuses paradaient avec, pour seules perspectives, le bout de leur nez. C’est cette Haïti balkanisée et indigente de leadership social et politique digne qui nous a valu cette tutelle internationale et ses semences mortelles comme le choléra. Il y eut, récemment, l’Haïti de René Préval. Ce fut celle du cynisme au pouvoir. De la dignité mise au placard. Des courants centripètes minaient l’État jusque dans ses fondements. Implosion. Vide institutionnel. La République devenait ce bateau ivre qui allait dans toutes les directions. Des ambitions de pouvoir des plus sordides servaient de carburant à sa dérive. Les frontières s’estompaient. Plus d’intimités nationales. L’étranger finançait jusqu’au ramassage d’ordures au seuil de nos demeures. L’indignité d’État comme vertu civique. Être président, c’est faire du Palais national un casino. Gouverner, c’est jouer au poker. Dialoguer, c’est ruser. Les Premiers ministres devaient être des Jean-Max Bellerive. Capables, mais sans profondeur. La dignité diluée dans le carriérisme et la soumission servile au Prince. Ce dernier, fût-il débonnaire ou démissionnaire. De l’absence dans la présence. Les têtes altières des Michèle D. Pierre-Louis furent à proscrire. Les forces politiques, elles-mêmes, furent à disloquer de l’intérieur. Il ne restait rien, à part cette stabilité politique de façade, et les calculs triviaux d’un régime élu par la loi, mais qui voulait se pérenniser au pouvoir par des pratiques hors-la-loi. Un sentiment de dégoût et de révolte agitait jusqu'à nos zombies. C’est justement cette Haïti, cette proie des insensés, ce Titanic naufragé, qui a permis au char carnavalesque tout en rose de Sweet Micky de déborder de son parcours traditionnel pour aller s’engouffrer jusqu’au siège de la présidence au Palais national. Liesse populaire. Choc élitaire. Bonjour, les dégâts ! Micky au Palais. Martelly au Pouvoir. Quelle Haïti ? C’est déjà celle de la grande rigolade. Piano-bar. Sérénades. Déhanchements publics d’ensorcelés. Ici comme ailleurs. Les frontières se brouillent à nouveau entre le permis et le proscrit. Comme sous l’Haïti de Préval. Bis repetita ! Cette fois, c’est plutôt sur le mode du burlesque. Comédies de boulevard. Des blagues sucrées, salées et pimentées. Les dignitaires de la presse en ont eu pour leurs comptes. Il fallait briser la glace en riant. À la bonne franquette. Et dans le voisinage grivois de l’interdit. Les parlementaires ? Des empêcheurs de faire du Micky à la ronde et auxquels les actuels maestros du Palais servent de temps en temps des coupes débordantes d’insanités. Il y a une part d’innocence et de naïveté bon enfant dans cette nouvelle Haïti qui se dessine sous nos yeux. Cette façon « guédé » d’être au pouvoir semble participer de la difficulté à faire la transition rapide entre le statut d’amuseur public et celui de haut détenteur de pouvoirs publics. La forte polarisation Exécutif-Parlement, ainsi que cette insoutenable légèreté qui caractérise, du côté de l’entourage présidentiel, la gestion du dossier des premiers ministres désignés, relève tout bonnement de l’immaturité. Immaturité politique. Mais, aussi, immaturité intrinsèque des décideurs. Trop de charges, trop de défis, trop de subtilités et de complexités pour tant d’hommes et de femmes si peu préparés et si dominés par leurs émotions. L’impréparation se pose également pour les acteurs du Parlement. Leur sens de l’État et de l’intérêt collectif est assez lacunaire. La République en pâtit péniblement. Surtout, le peuple des tentes. Le président Martelly doit réaliser qu’il lui faudra apprendre à s’asseoir pour bien gouverner. Près de cinq voyages à l’étranger en moins de deux mois de présidence, c’est du luxe pour un pays grabataire. S’il nous a promis de la modestie au pouvoir, qu’il nous épargne, alors, ce retour au jeanclaudisme ostentatoire, fêtard et dépensier. Les atouts d’Haïti méritent, certes, d’être mieux vendus à l’extérieur. Cependant, ses misères et besoins sont assez connus du reste du monde. Il y a surtout lieu, à présent, d’organiser le pays de l’intérieur, de renforcer les institutions et de mettre sur pied une équipe gouvernementale compétente et efficace. C’était un mauvais départ que Daniel Rouzier n’ait pas été considéré avec plus de sérieux au Palais national et plus de conscience citoyenne au Parlement. Que Bernard Gousse ait été désigné Premier ministre comme on joue au loto, ce n’est point rassurant. Car, le choix et la méthode renseignent très mal sur les visées réelles du pouvoir et ses convictions profondes. On pourrait même en rigoler si l’avenir immédiat du pays n’en dépendait. Pourtant, il parait qu’il faudra s’attendre à tout dans cette Haïti de la rigolade. Même à des excursions répétées à l’étranger quand le Chef de l’État devrait s’asseoir pour apprendre le métier de gouverner. Et constituer, autour de lui, au moins une équipe qui fonctionne.

INTERNATIONALES

SYRIE. MANIFESTATIONS ANTI-FRANCAISES  
Dans les villes d’Alep et de Damas, en Syrie, des manifestants s’en sont pris, samedi 9 juillet 2011, aux représentations françaises, à la suite de la visite de l’ambassadeur de France dans la ville d’Hama assiégée par l’armée. Paris a convoqué la représentante du régime syrien dans l’Hexagone, au lendemain des manifestations, pour avoir des explications. Tout a commencé le jeudi 7 juillet. Eric Chevallier, ambassadeur de France à Damas se rend dans la ville de Hama, dans le nord du pays, encerclée par les forces de sécurité syriennes, et rejoint le lendemain par son homologue américain, l’ambassadeur Robert Ford, afin de montrer le soutien occidental au « droit de manifester librement » du peuple syrien. Une initiative à laquelle Damas n’a que très peu goûté. La veille, l’ambassade de France à Damas, et le consulat à Alep, ont été la cible de dégradations. Le Quai d’Orsay rapporte ainsi que « des drapeaux français ont été brûlés », des pierres lancées sur les bâtiments et que des voitures ont été détruites. Le ministère des Affaires étrangères reproche surtout l’inaction des autorités durant les saccages, et a convoqué, en début de soirée, l’ambassadrice de Syrie en France, Lamia Shakkour. Selon le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valéro, cette entrevue est « l’occasion de redire de la manière la plus solennelle que ce qui s’est produit au cours des derniers mois en Syrie n’est pas acceptable ». La Syrie, comme la France, invoquent la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (1961) : la première pour condamner l’ingérence française dans les affaires syriennes, la seconde pour dénoncer le fait que Damas n’a pas assuré la protection d’une représentation diplomatique, et affirmer que l'ambassadeur français peut se déplacer librement dans le pays hôte.

SENEGAL. ORDRE D'EXPULSION D'HISSENE HABRE VERS LE TCHAD.
 A propos de l'extradition du Sénégal de l'ancien président tchadien, Hissène Habré « En tout état de cause, le Sénégal devrait obtenir des garanties d'un procès équitable par les autorités tchadiennes avant toute extradition  dans les circonstances actuelles, dans lesquelles ces garanties ne sont pas encore en place, l'extradition de Hissène Habré pourrait constituer une violation du droit international. » Au sommet de Malabo, en Guinée équatoriale, l’Union africaine (UA) avait déjà envisagé l'option du transfert d’Hissène Habré au Tchad. Les documents de travail indiquaient, dans les grandes lignes, comment le procès de l'ancien président tchadien pourrait s’organiser : mise en place de chambres africaines extraordinaires au sein de la justice tchadienne, nomination d’une majorité de magistrats autres que tchadiens, signature d’un accord entre l’UA et le Tchad. La Belgique avait envoyé un mandat d'arrêt international à charge pour l'Etat du Sénégal d'extrader Hissène Habré.

Mais ces documents énuméraient également des conditions auxquelles « l’option tchadienne » pouvait être envisageable : il aurait fallu, selon l’UA que les garanties d’un procès équitable soient données par le gouvernement tchadien, de même que des garanties sur la sécurité d’Hissène Habré. L’Union Africaine préconisait notamment que le Tchad annule la condamnation à mort qui a frappé l’ancien président par contumace en 2008. Dakar n’aura mis que quelques jours après la fin du sommet pour formaliser le transfert d’Hissène Habré. Les autorités sénégalaises ont-elles pu obtenir toutes les garanties recommandées en si peu de temps ? Pourquoi, sinon, cette volonté si rapide de se débarrasser du dossier ? Les causes réelles restent mystérieuses, mais il faut tout de même noter une coïncidence : le 11 juillet, date annoncée de l’expulsion d’Habré vers le Tchad est également la date limite qui avait été fixée au Sénégal pour répondre à la Belgique devant la Cour de justice internationale de La Haye. Or, la Belgique demande qu’Habré soit jugé par le Sénégal ou que les Sénégalais le lui remettent.

NATIONS UNIES

NATIONS UNIES ET SES PROMESSES DE SOUTIEN AU SUD SOUDAN.
Le Sud-Soudan a proclamé officiellement samedi son indépendance lors de cérémonies à Juba, la capitale de la nouvelle nation, en présence du Secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon, et du Président de l`Assemblée générale de l`ONU, Joseph Deiss, qui ont promis le soutien des Nations Unies au nouvel Etat.

"Au nom des Nations Unies. Au nom de l`ensemble de la communauté internationale, je félicite les huit millions de citoyens de la République du Sud Soudan et en cette grande et capitale occasion, j`adresse à cette toute nouvelle nation en Afrique, à cette toute nouvelle nation sur Terre, mes meilleurs voeux d`un avenir pacifique, prospère et heureux ", a déclaré Ban Ki-moon dans un discours lors des cérémonies marquant l`indépendance. "La naissance de cette nouvelle nation est l`aboutissement d`une longue lutte. Une lutte qui a vu des violences terribles. Une lutte qui a détruit de nombreuses vies, pendant de nombreuses années. Aujourd`hui, nous ouvrons un nouveau chapitre", a-t-il ajouté. Le Secrétaire général de l`ONU a salué le Président du Sud-Soudan, Salva Kiir, et le Président du Soudan, Omar Al-Bachir, d`avoir su prendre les décisions difficiles et faire des compromis. Il a rappelé que la nouvelle nation était confrontée à des défis énormes : l`extrême pauvreté, le manque d`infrastructures de base et d`institutions gouvernementales, l`insécurité politique. Il a toutefois estimé qu`il ne fallait pas sous-estimer le potentiel remarquable du Sud Soudan, notamment ses ressources naturelles abondantes, ses vastes terres arabes et le Nil coulant en son centre.

Selon lui, le Sud-Soudan ne peut pas relever ces défis tout seul et il a particulièrement besoin du soutien de son voisin dont il vient de se séparer, le Soudan. "Un Sud viable aura besoin d`un Nord viable. Et vice versa", a-t-il dit. Le Secrétaire général a rappelé que des aspects du processus de paix entamé en 2005 entre le Nord et le Sud n`avaient pas encore été réglés, notamment le référendum de la zone d`Abyei et les consultations populaires dans les Etats du Sud-Kordofan et du Nil-Bleu. Il a appelé le Soudan et le Sud-Soudan à déclarer sans équivoque qu`ils restaient déterminer à régler les aspects inachevés de l`Accord de paix global de 2005 qui avait mis fin à la guerre civile.

Le Secrétaire général de l`ONU a réaffirmé l`engagement des Nations Unies à aider le nouvel Etat à faire face à ses nombreuses responsabilités en tant que nation. Le Conseil de sécurité de l`ONU a créé vendredi la Mission d`assistance des Nations Unies en République du Sud-Soudan (MANURSS). "Notre mandat : aider le Sud-Soudan à mettre en place des institutions de gouvernance efficaces et répondre aux grands espoirs de sa population", a souligné Ban Ki-moon. Le Président de l`Assemblée générale de l`ONU, Joseph Deiss, a également salué ce moment historique. "Un nouveau pays déclare formellement son indépendance et ce nouvel Etat va devenir membre des Nations Unies", a-t-il dit. M. Deiss a précisé que l`Assemblée générale procéderait rapidement pour accueillir le nouvel Etat membre, le 193e, après avoir reçu la recommandation du Conseil de sécurité en la matière. "En tant que Président de l`Assemblée générale, ce sera un grand privilège et un honneur pour moi d`accueillir le Sud-Soudan comme membre des Nations Unies. En ce jour, l`écho du marteau durera longtemps. En ce jour, à New York, au siège des Nations Unies, le drapeau adopté par le Sud-Soudan flottera haut et fier comme tout autre drapeau", a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a rappelé qu`environ 350.000 anciens réfugiés sont retournés au Sud-Soudan au cours des six dernières années et qu`ils joueront un rôle clé dans la prospérité future du nouvel Etat. "Je suis particulièrement content que le Parlement du Sud-Soudan ait récemment adopté une Loi sur la nationalité, qui devrait aider à empêcher l`apatridie alors que le nouvel Etat émerge. J`espère que le gouvernement du Soudan adoptera pareillement des politiques minimisant le risque d`apatridie pour les individus restant au nord et continuera sa longue tradition de générosité à l`égard de réfugiés d`autres pays", a dit M. Guterres dans un communiqué.

 

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6

La famille Mevs pense qu'au-delà de toute appartenance politique ou sociale, il est souhaitable que tous les enfants d'Haïti se mettent ensemble pour travailler pour le bonheur et le progrès de la patrie commune. La famille Mevs tient à témoigner son respect envers tous ceux qui s'engagent dans la vie publique ou dans des activités civiques. La nation leur doit solidarité et gratitude pour leur engagement.

Le Nouvelliste : Haïti: Fritz Mevs écrit à Youri Latortue

Port-au-Prince, le 5 juillet 2011

M. Youri Latortue Sénateur de la République En ses Bureaux

Monsieur le Sénateur,

Ce n'est qu'après avoir pris connaissance de l'article intitulé « La police, une milice privée de la bourgeoisie haïtienne » paru dans le journal Haïti Liberté, Vol. 4 -No. 49 du 22 juin 2011, que j'ai réalisé l'ampleur des préjudices qui vous ont été causés par le contenu d'un entretien que j'ai eu avec un représentant de l'Ambassade Américaine au cours du mois de mai 2005. Sans vouloir m'écarter du but de cette lettre, permettez-moi de situer cette entrevue dans le contexte d'insécurité pendant lequel elle s'est déroulée. Les violences quotidiennes dont j'étais le témoin, les meurtres et enlèvements dont des amis proches étaient victimes m'avaient, je dois le reconnaître, durement déstabilisé. Loin de chercher de l'aide, je me suis sans doute laissé emporté par des réflexes de préemption et j'avoue que les mots que j'aurais pu avoir prononcés ne reflètent aucunement ma pensée. En fait, ce qui aurait dit et rapporté ne reflète en rien la vérité. Force est donc de reconnaître que cette entrevue a causé des torts à beaucoup de personnes dont certaines me sont pourtant très chères. De plus, à ma connaissance, vous n'avez jamais été impliqué, de prêt ou de loin à aucune sorte de tractation ou de pratique illicite.

Aussi, c'est avec humilité et une simplicité dénuée de tout artifice que je veux vous présenter mes excuses les plus sincères. Je vous reconnais les qualités d'un fervent patriote, serviteur infatigable des intérêts de votre pays. Je me tiens prêt à faire amende honorable en rectifiant publiquement toute atteinte à votre réputation. Espérant qu'il soit encore possible de rétablir les faits, je reste à votre entière disposition pour toute suite utile et vous prie de recevoir, monsieur le Sénateur, avec toute ma haute considération, l'expression de mon profond regret.

Le Nouvelliste : Haïti: Le passé rattrape le changement

06 juillet 2011

Avant de partir pour l'Espagne mercredi, le président a présenté au pays son choix: Bernard Gousse. Le Premier ministre pressenti a été désigné. Rarement, un probable futur Premier ministre aura entendu contre lui une telle levée de boucliers avant de prendre le chemin des Chambres pour faire le dépôt de ses pièces. Les parlementaires qui contrôlent la majorité dans les deux branches du pouvoir législatif ne s'en cachent pas: Gousse est un mauvais choix de la part du président Martelly. Dans les moeurs politiques haïtiennes, cet hallali annoncé est cependant une bonne chose. Pas de surprise pour Gousse qui sait à l'avance à quoi s'attendre de la part des parlementaires qui font la pluie et le beau temps politique au Bicentenaire, où sont logées les bâtisses qui accueillent les séances du pouvoir législatif. Gousse, ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique, a aussi l'expérience rare d'avoir vu et vécu de près la mécanique de l'échec mise en place pour broyer Daniel Rouzier à qui il a eu à prodiguer des conseils lors de sa course vers la Primature. Gousse a tout et presque tous contre lui. Il devra en faire une force et se souvenir que dans l'histoire d'Haïti un homme, Faustin Soulouque, est parvenu à la présidence puis fut couronné empereur en dépit du fait qu'il avait le plus petit nombre de voix à l'élection au second degré à laquelle il participait... Pendant que le pays tente de se doter d'un gouvernement fonctionnel, l'ONU propose de créer une commission pour gérer le passé duvaliériste du pays. La haute-commissaire adjointe aux droits de l'homme de l'ONU, Kyung-wha Kang, rapporte Radio-Canada, propose la création d'une commission de vérité et de réconciliation pour aider les Haïtiens, qui ont souffert sous la dictature de Jean-Claude Duvalier, à panser leurs plaies.

La haute-commissaire adjointe précise toutefois que la commission ne remplacerait pas les efforts qui sont déployés pour traduire M. Duvalier, devant la justice de son pays. Depuis son retour en janvier dernier, après 25 ans d'exil, plus de 20 plaintes ont été déposées contre lui, allant de la tentative de meurtre au détournement de fonds. Le président Michel Martelly, avant de prendre l'avion pour l'Espagne ce mercredi, a présenté Bernard Gousse comme « un monsieur qui sait travailler et qui va établir l'ordre et la discipline ». Fils de duvaliériste, Bernard Gousse aura sur son bureau le dossier Duvalier. Comment le juriste de 52 ans, respecté pour ses compétences, mais craint pour son intransigeance, va-t-il gérer ce délicat dilemme? En Haïti, le passé est toujours embusqué au premier coin de rue et dicte sa loi à l'avenir. Martelly élu sous le signe du changement commence à s'y confronter.

Alter-Presse : Haiti-Justice : Le Haut Commissariat de l’Onu favorable à des poursuites contre Duvalier jeudi 7 juillet 2011  La haut-commissaire adjoint aux droits de l’homme de l’Onu, Kyung-Wha Kang, juge nécessaire de poursuivre en justice, l’ex-dictateur haïtien, Jean Claude Duvalier, pour les exactions commises sous son régime. « Je pense que c’est nécessaire de poursuivre monsieur Duvalier pour ce qui a été une période assez sombre de l’histoire de ce pays », déclare Kyung-Wha Kang lors de sa récente visite en Haiti. Jean Claude Duvalier a succédé en 1971 à son père Francois qui avait passé 14 ans au pouvoir. Il a maintenu un régime de fer jusqu’à sa fuite en France en 1986 suite à une insurrection populaire. L’ancien tyran est rentré de manière inopinée en Haiti en janvier 2011. Au cours d’une conférence de presse, le 5 juillet à Port-au-Prince, la haut-commissaire adjoint, affirme avoir rencontré durant sa visite « un groupe de plaignants » contre Duvalier. Plusieurs victimes du régime duvaliériste ont porté plaintes contre l’ancien dictateur par devant la justice haïtienne pour crime contre l’humanité. Kang, qui dit n’avoir pas « spécifiquement touché cette question avec le président (Michel) Martelly », rappelle que les autorités haïtiennes sont dans « l’obligation d’enquêter sur les graves crimes qui ont eu lieu durant le règne de Jean Claude Duvalier ». Selon le haut commissariat de l’Onu, il n’y a pas de « délai de prescription » en matière de droit international. La prescription est une notion juridique stipulant que, passé une certaine durée, une action en justice pénale ou civile est jugée irrecevable. Kyung-Wha Kang réitère l’appui du haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU à la justice haïtienne et souhaite la mise en place d’une commission de vérité.

NOUVELLES INTERNATIONALES

YEMEN. PRESIDENT ALI ABDALLAH SALEH A LA TV.
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est exprimé à la télévision yéménite jeudi 7 juillet 2011. Il présentait des traces de brûlures au visage et portait des bandages aux bras et aux mains. ReutersPar RFI Pour la première fois depuis son hospitalisation en Arabie Saoudite le 4 juin, Ali Abdallah Saleh est apparu ce jeudi 7 juillet 2011 à la télévision, le visage brûlé et les mains recouvertes de bandages. Le président du Yémen a appelé au dialogue, sans faire mention de son éventuel retour au pays. L'opposition yéménite réclame la mise en place d'un conseil intérimaire pour empêcher son retour aux affaires. C’est un président méconnaissable qui est apparu sur les écrans. A l’évidence, Ali Abdallah Saleh a subi plusieurs opérations de chirurgie esthétique. Revêtu d’une robe blanche et d’un foulard rouge vissé sur la tête, seul son visage était en mouvement, ses deux bras étant immobilisés dans des plâtres et ses mains recouvertes de bandages.

A Sanaa, impossible de passer à côté de l’événement. Dès les premières secondes de la diffusion de l’enregistrement vidéo sur la chaine nationale, le ciel de la capitale s’est enflammé. Feux d’artifice multicolores et tirs en l’air à l’arme automatique pendant près de quatre heures, les Yéménites ont tenu à fêter la bonne santé de leur leader. Et c’est d’ailleurs le message principal de cette intervention. Ali Abdallah Saleh est vivant. Sur le fond, le chef de l’Etat n’a en effet pas fait de grandes annonces. Il a appelé au dialogue et n’a pas évoqué un possible retour dans son pays ni son éventuelle intention de démissionner.

FRANCE. QUATRE HOMMES CONDAMNES POUR LE MEURTRE DU FILS DU PRESIDENT DEBY.
Les jurés ont rendu leur verdict ce jeudi 7 juillet 2011 dans le procès des auteurs de l'agression de Brahim Déby, le fils du président tchadien, mort à 27 ans dans son parking, en région parisienne, le 2 juillet 2007. Quatre hommes étaient poursuivis pour « vol avec violence ayant entraîné la mort », et un cinquième homme était jugé pour « complicité ». Des peines bien en-dessous de celles requises par l'avocat général. A l'issue de dix jours de procès, les jurés ont tranché : 12 et 13 ans de réclusion criminelle pour Dan Batoua et Marin Cioroianu, le loueur de voitures de luxe et son employé, dont l'avocat général avait confié lors de son réquisitoire « ne pas savoir lequel est le mauvais génie de l'autre ». Neuf ans d'emprisonnement pour Jaime de Carvalho Vaz, et 5 ans pour Messi Ntsama, celui qui a parlé de la victime, Brahim Déby, à Dan Batoua, jugé pour complicité. Quant à Najèbe Oumouldène, qui comparaissait libre et nie depuis le début avoir été présent le soir de l'agression, il a été acquitté. Ce verdict sonne comme un désaveu pour l'avocat général, maître Bernadeaux, qui avait requis de 16 à 20 ans de réclusion criminelle pour les 4 accusés et 10 ans pour le complice. a famille du président Déby est effondrée; et maître Padaré, leur avocat, parle d'un « coup de poignard », et d'une « 2e mort de Brahim Déby. » La défense s'est dite, elle, satisfaite de ce verdict qu'elle qualifie d'« équilibré ».

 

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1er JUILLET 2011

CANADA

CANADA. OTTAWA. FETE NATIONALE VISITE ROYALE
Sous le thème « Canada : un passé glorieux, un avenir brillant! », les cérémonies commenceront à midi en présence du prince William et de son épouse Kate Middleton, qui ont entamé jeudi un séjour de neuf jours au Canada. Les autorités s'attendent d'ailleurs à une foule record en raison de la présence du couple princier. En avant-midi, le duc et la duchesse de Cambridge assisteront à une cérémonie d'assermentation de nouveaux citoyens canadiens au Musée des civilisations. Ils se rendront par la suite à la cérémonie protocolaire à midi, à laquelle participeront également le gouverneur général David Johnston, le premier ministre Stephen Harper et le ministre du Patrimoine canadien James Moore. Un défilé aérien des CF-18 et des Snowbirds suivront la cérémonie. En soirée, un spectacle regroupera des artistes de partout au pays :

•Great Big Sea (Terre-Neuve-et-Labrador) •Kumpa''nia (Québec) •Dehli 2 Dublin (Colombie-Britannique) •Corb Lund (Alberta) •Dan Mangan (Colombie-Britannique) •Elisapie Isaac (Nunavik) •Florence K (Québec) •Sam Roberts (Québec) •Quartuor Orphée (Québec) •Soul Influence (Ontario) •Jenn Grant (Île-du-Prince-Édouard) •Pierre Lapointe (Québec) •Maria Aragon (Manitoba) •Frannie et Fab de Random Recipe (Québec) •Oumou Soumaré (Nouveau-Brunswick) •Les 7 doigts de la main (Québec) •Zogma (Québec) .

HAITI

NOUVEAU PREMIER MINISTRE A DESIGNER PAR PRESIDENT MARTELLY.
Dans la phase des négociations politiques préalables à la formation d'un gouvernement le chef de l'Etat s'était impliqué directement. Une rencontre avec les sénateurs doit avoir lieu avant le prochain déplacement du chef de l'Etat. Outre son implication personnelle, le président Martelly a également changé de stratégie en proposant plusieurs personnalités pouvant éventuellement occuper la fonction de chef de gouvernement. Plusieurs législateurs ont confirmé que Bernard Gousse, Jean Henry Céant et Jean Max Bellerive figurent parmi les personnalités encore en lice. Le Premier Ministre démissionnaire devra à partir de ce vendredi convaincre les sénateurs de l'opposition minoritaire. Le sénateur Steven Benoît, président de la commission anti corruption, confirme que M. Bellerive répondra à une invitation en vue de fournir des informations sur l'utilisation des 163 millions de dollars de Pétro caribe et l'état d'avancement des projets de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction (CIRH). De son coté, l'ex candidat a la présidence Jean Henry Céant, silencieux depuis l'investiture de Martelly espère favoriser un consensus entre l'Inité et l'opposition. Le 3 eme candidat, l'ex ministre de la justice, Bernard Gousse, semble effrayer une frange de l'Inité, proche de la mouvance lavalas. Le sénateur Moise Jean Charles et le député Polly Faustin, accusent le juriste d'avoir été l'instigateur de violations de droits de l'homme durant le gouvernement de transition. Le chef de l'Etat pourrait tenir compte des réactions des parlementaires avant de designer officiellement son Premier Ministre.

GONAIVES. NOUFRAGE DU VOILIER BELLE GOAIVIENNE. 7 CADAVRES REPECHES.
Le bilan du naufrage de, la "Belle Gonâvienne continue..8 morts et plus d'une dizaine de disparus, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités haïtiennes. 11 autres personnes se trouvant à bord du voilier, ", ont été repêchées par la protection civile haïtienne. Parmi les survivants figure un petit garçon de 8 ans qui s'est servi d'un sac de charbon pour gagner le littoral. Le corps de la mère du garçon et de 4 autres femmes ont été retrouvés lors des recherches. La coordonnatrice régionale de la Protection civile, Nadia Lochard, a indiqué que le voilier a chavirer en raison des rafales de vents ayant provoqué d'énormes vagues dans la baie de Port-au-Prince. Selon un rescapé âgé de 15 ans et qui a sauvé la plupart des survivants, le bateau transportait 34 personnes, notamment des petits commerçants, ainsi que des sacs de charbon et d'autres marchandises. Les techniciens de la Protection civile poursuivaient les recherches mais estiment que les chances de retrouver d'autres survivants sont extrêmement minces. De nombreux résidents d'Anse à Galets étaient angoissés puisqu'ils sont sans nouvelles de leurs proches se trouvant à bord du petit bateau.

EUROPE

PARIS, NEW YORK. AFFAIRE KHANE. POSSIBILITE D'EFFONDREMENT DE L'ACCUSATION.
Selon le New York Times, les accusations qui pèsent contre l'ancien directeur du FMI seraient sur le point de s'effondrer. Le journal cite deux enquêteurs non identifiés selon lesquels le procureur en charge de l'affaire doute désormais de la crédibilité de la femme de chambre du Sofitel. Ces informations interviennent alors qu'on apprend qu'une comparution surprise de DSK est prévue ce vendredi 1er juillet 2011 au tribunal de Manhattan.

Le New York Times a obtenu des indiscrétions auprès du bureau du procureur selon lequel le témoignage de la jeune femme, de l’accusatrice de Dominique Strauss-Kahn, ne serait pas aussi fiable qu’on l’avait pensé. Les enquêteurs qui travaillent pour le procureur de New York ont découvert des éléments accablants sur cette jeune femme et notamment sur ses relations et son entourage qui font beaucoup douter le bureau du procureur. Ils ont découvert qu’elle aurait menti à plusieurs reprises, notamment pour obtenir l’asile politique aux Etats-Unis, qu’elle aurait des liens avec des activités criminelles : trafic de drogue et blanchiment d’argent. Ils ont découvert des versements d’un montant total de 100 000 dollars sur son compte en banque. Enfin, ils disposeraient d’une conversation enregistrée un jour après le viol supposé au Sofitel dans laquelle la jeune femme évoque ses accusations contre DSK et le profit qu’elle peut en tirer. Conversation qu’elle a eue au téléphone avec un trafiquant de drogue incarcéré en prison. Depuis le début de cette affaire, le procureur s’appuyait sur la crédibilité de cette jeune femme et sur le témoignage qui avait convaincu le grand jury. Certes, il y a des tests ADN qui attestent d’une relation sexuelle mais cela ne suffit pas à prouver le viol. Sa parole est en train de vaciller et le procureur Cyrus Vance Jr pourrait abandonner certaines charges au moins les charges les plus graves qui pèsent contre Dominique Strauss-Kahn à la lumière de ces nouveaux éléments.

LIBAN. AFFAIRE HARIRI. NOUVEAUX MANDATS D'ARRETS.
Le Tribunal spécial pour le Liban a remis le 30 juin l'acte d'accusation dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005. Quatre mandats d'arrêt ont aussi été remis au procureur général de Beyrouth. Il s'agit de quatre membres du Hezbollah : Moustapha Badreddine, Salim Ayache, Assad Sabra et Hussein Anaissi. Les mandats d'arrêt émis par le tribunal de l'ONU ont été délivrés sous scellés. Voilà ce que précise jeudi une source judiciaire libanaise. Les noms ont d'abord étaient tenus secrets avant d'être finalement confirmés par le ministre libanais de l'Intérieur. Dès le jeudi soir, certains médias libanais comme la télévision LBC, une chaîne généraliste chrétienne, ont annoncé qu'au moins deux des quatre mandats d'arrêt ont été émis contre des membres du Hezbollah. Finalement ce sont quatre membres du Hezbollah concernés par le mandat. Il s'agit de Moustapha Badreddine, membre de la plus haute instance dirigeante du Hezbollah, le conseil consultatif, gendre du chef militaire historique du parti Imad Moghniyé qui a été assassiné à Damas en 2008. Moustapha Badreddine serait actuellement un des plus hauts dirigeants militaires du Hezbollah.

Les trois autres accusés sont Salim Ayache, également un haut responsable du parti qui détient la nationalité américaine, Assad Sabra et Hussein Anaissi. Le parti chiite libanais s'est toujours défendu d'une implication dans la mort de l'ancien Premier ministre sunnite. Depuis les dernières élections, il est l'un des piliers de la coalition au gouvernement. L'implication de certains de ses membres rendrait la situation particulièrement tendue dans le pays.

Le Premier ministre Najib Mikati a annoncé que son gouvernement agirait de manière responsable et réaliste. Le Liban a désormais 30 jours pour exécuter ses mandats d'arrêt. Sinon le Tribunal spécial pour le Liban convoquera lui-même les suspects devant le tribunal.

Roger Nabaa, figure libanaise, craint que cet acte d'accusation reste lettre morte. Selon le philosophe, le réalisme voudrait de ne pas donner suite à l'acte d'accusation.

ONU

ONU POUR LA PROTECTION DES MINEURS DANS LES CONFLITS ARMES.
 Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi à améliorer la protection des enfants dans les conflits notamment en ajoutant les entités qui attaquent les écoles et les hôpitaux sur la liste noire des groupes qui recrutent et utilisent les enfants pour combattre lors de conflits.

« Sur 22pays en conflit, 15 ont fait état d'attaques ciblant des hôpitaux et des établissements éducatifs. De plus, les menaces et les attaques par des acteurs non-étatiques ont contraint les écoles à fermer », a déploré jeudi Ban Ki-moon à l'occasion d'une réunion à la Mission allemande auprès des Nations Unies à New York. « Les écoles et les hôpitaux doivent être considérés comme des zones de paix. Ce principe doit être respecté par toutes les parties », a-t-il martelé.

Au début du mois de juin, le Secrétaire général a publié un rapport sur la situation des enfants dans 22 pays en conflit : Afghanistan, République Centrafricaine, Tchad, Colombie, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo, Haïti, Inde, Iraq, Liban, Myanmar, Népal Territoires occupes palestiniens/Israël, Pakistan, Philippines Somalie, Sri Lanka, Soudan, frontière sud de la Thaïlande, Ouganda, et Yémen.

Sur ces 22 pays, les écoles et les hôpitaux de 15 d'entre eux ont fait l'objet d'attaque. La destruction de ces bâtiments semble être l'attaque la plus récurrente. Fait relativement nouveau, de nombreuses fermetures d'écoles et de centres de santé motivées par la menace et l'intimidation ont été relevées dans un nombre croissant de pays. Les écoles sont souvent utilisées pour le recrutement des enfants dans les groupes armés, souligne le rapport.

L'une des principales recommandations du document est d'ajouter les entités qui attaquent les écoles et les hôpitaux sur la liste noire des groupes qui recrutent et utilisent les enfants pour combattre lors de conflits. « Je salue les efforts du Conseil de sécurité pour négocier la résolution qui permettra d'ajouter les attaques d'écoles et d'hôpitaux comme un critère de listing dans mon rapport annuel sur les enfants et les conflits armés », a souligné Ban Ki-moon. « Les efforts proactifs des Nations Unies, des gouvernements, de la société civile et des organisations non gouvernementales sur les listes des violations, comme le recrutement et l'utilisation des enfants dans les conflits, ont donné des résultats positifs », a plaidé le chef de l'ONU soulignant « la valeur ajoutée de la dénomination et de la honte ».

Aux Philippines, au Soudan et en Somalie, le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les conflits a diminué, indique le rapport. Cette année, aucun groupe n'a été retiré de la liste noire des entités recrutant et utilisant les enfants pour combattre dans les conflits. Quatre nouvelles entités ont été ajoutées, deux provenant d'Iraq et deux autres opérant au Yémen. Al-Qaida en Iraq, y compris sa faction jeunesse armée dénommée « Oiseaux de paradis » et État islamique d'Iraq ont été ajoutés à la Liste des parties qui recrutent ou utilisent des enfants, tuent ou mutilent des enfants, et/ou commettent des viols et d'autres formes de violences sexuelles contre des enfants dans des situations de conflit armé dont le Conseil de sécurité s'est saisi. Le Secrétaire général de l'ONU a par ailleurs salué la récente adoption de plans d'action par les autorités du Tchad et d'Afghanistan afin de lutter contre l'utilisation d'enfants dans les conflits. « Continuons la pression sur tous ceux qui violent les droits des enfants dans les conflits, qu'ils enrôlent des enfants soldats ou qu'ils menacent des écoles et des hôpitaux. Ensemble construisons un monde plus sûr », a conclu Ban Ki-moon.

 

 

Le directeur géneral sortant du Conatel, Marcelin Montaigne a lui salué la collaboration dont il a bénéficié du personnel de l’institution mais également des acteurs du système que sont entre autres les operateurs locaux et les medias. Il a dit souhaiter que son successeur bénéficie de cette même collaboration qui, dit-il, devra permettre au secteur de continuer à se développer. Un nouveau directeur général a également été installé à l'Autorité aéroportuaire nationale (AAN). Le specialiste en droit aérien Karl Ferrailleur, ancien directeur admisnistratif de la Minoterie, ancien directeur des postes d'Haïti et ancien Directeur general du Ministère du Commerce, remplace l'ingenieur Lyonel Isaac.

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COUP D'OEIL SUR LE CANADA, HAITI, EUROPE, AFRIQUE
20 Fevriuer

CANADA. QUEBEC. ORGANISME VEUT BRANCHER TOUS VILLAGES DU CENTRE  QUEBEC.
Armés de leurs ordinateurs portables ou de leurs téléphones intelligents, on voit de plus en plus de gens à la recherche d'une connexion internet sans fil dans les lieux publics. Dans bien des villages toutefois, les accès gratuits sont carrément inexistants. Mais cela pourrait bientôt être chose du passé au Centre-du-Québec, où un organisme s'est donné l'objectif de créer des points d'accès publics à internet sans fil dans tous les villages et villes. Pour le moment, le Centre-du-Québec compte 34 zones d'accès publiques à internet, surtout concentrées à Drummondville. L'organisme « Centre-du-Québec sans fil », qui a contribué à l'implantation de ces points d'accès, veut maintenant concentrer ses efforts dans les plus petites municipalités. À l'heure actuelle, bien des petits villages ne disposent d'aucun accès gratuit à internet sans fil, même pas dans les bibliothèques. Cette situation est intenable, aux yeux des membres de « Centre-du-Québec sans fil », qui s'inquiètent des répercussions sociales et économiques d'une telle absence.

HAITI. P-AU-P. MANIFESTATION DES LAVALASSIENS POUR LE RETOUR D'ARISTIDE.
 L’organisation politique Fanmi Lavalas a organisé vendredi une manifestation a Port-au-Prince en vue de commencer à célébrer le retour annoncé imminent, de l’ancien président Jean Bertrand Aristide qui vit en exil en Afrique du Sud depuis qu’il a été contraint de quitter le pouvoir en février 2004.

Partie du quartier de Bel Air, l’un des fiefs de l’ancien président Aristide, pour aboutir au Champs-de mars où se trouve le palais présidentiel, (en ruine depuis le tremblement de terre de janvier 2010), cette manifestation qui a rassemblé des milliers de partisans et de sympathisants de l’organisation, s’est déroulée dans une ambiance festive et s'est terminée sans incident. Pancartes en mains, les manifestants ont fait le parcours en scandant le nom du président Aristide dont le retour après plus de 7 ans d’exil, est attendu avec beaucoup de fièvre, l'ancien president étant reste très populaire, malgré 7 ans d'exil. Les manifstants scandaient« Bon retour président Aristide, Titide nous t’aimons, Titide nous t’attendons, nos prières se sont exhaucées ». Ils en ont egalement profité pour exprimer une fois de plus leur désaccord avec la façon dont le premier tour des présidentielle et législatives élections ont été organisées, dans une fraude généralisée. Ils ont réclamé la tenue d'élections ouvertes à toutes les formations politiques. Fanmi Lavalas a été a deux reprises exclu du processus electoral par le CEP accusé d'avoir eté jusqu'au 28 novembre 2010  à la solde du président René Préval. Le porte-parole du président Aristide, le docteur Maryse Narcisse, a délivré le message de Fanmi Lavalas, sur la place Dessalines au Champ-de-Mars.

Dans ce message, l'organisation a demandé au fondateur de l'Independance, Jean Jacques Dessalines d’accorder son pardon aux Haïtiens qui, en raison de deals obscurs avec l’étranger, ont contribué ternir l’image du pays sur la scène internationale et a plonger Haïti dans une misère atroce. Ils ont également denoncé ce qu'ils appellent l’ingérence arrogante de la communauté internationale dans les affaires haïtiennes notamment dans le processus électoral.

Maryse Narcisse en a également profité pour exiger l’annulation du scrutin controversé du 28 novembre et l’inclusion dans le processus électoral de tous les partis politiques y compris Fanmi Lavalas. Avec elle, les milliers de manifstants ont scandé: "sans le retour , il n'y aura pas de 2ème tour". De son coté, le porte-parole de la commission de mobilisation permanente de Fanmi Lavalas, Ansyto Félix, a indiqué que le retour de Jean Bertrand Aristide dans le pays n’est qu’une question de jours. D’ailleurs, a-t-il promis, très bientôt, le public saura par voie de presse, la date arrêtée pour ce retour qu'il estime imminent.

 

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