Rédaction :Jacques Dussek, Libertito Pelayo, Fred Dupiton, Raymond
Dussek, Thomas Eddy Dupiton, , Simone Bryan, James Limage, Jean Jr.
Joseph, Gislène Laforest, Monica Mena, Malherbe Métélus, Zeyad Falah,
Jerry Blumberg, Scott Strong, Elizabeth Menos, Zynep Omar, Patricia
Faurelus.
NOUVELLES D'HAITI
NOUVELLES INTERNATIONALES
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
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NOUVELLES D'HAITI
Allemagne-Foot: De retour à Munich 36 ans après Posté le 3
mars 2010
EQUIPE HAITIENNE DE FOOT EN ALLEMAGNE.
Après son unique participation à une Coupe du monde en 1974 en
Allemagne, l’équipe haïtienne est de retour à Munich 36 ans après. Elle
disputera le 7 mars un match de charité contre une sélection d’anciennes
gloires de la Bundesliga. Si en 1974, l’équipe haïtienne était présente
en Allemagne pour disputer une Coupe du monde, cette fois le contexte
est tout à fait différent. Un séisme ayant dévasté Haïti, la sélection
nationale est invitée à jouer le 7 mars prochain à Munich un match de
charité en faveur des victimes en affrontant une sélection composée
d’anciennes gloires du football allemand. Il y a 36 ans, Haïti a marqué
l’Histoire pour avoir mis fin, par l’intermédiaire de feu Emmanuel (Manno)
Sanon, à la série de 19 matches officiels sans buts du mythique gardien
italien Dino Zoff, en ouvrant la marque face à l'Italie. Le légendaire
Manno Sanon marquera encore face à l’Argentine, mais l’équipe haïtienne
allait enregistrer 3 défaites pour autant de rencontres qui se sont
toutes déroulées au stade Olympique de Munich. C’est encore dans cette
ville que les Haïtiens vont disputer un match depuis l’aventure de 1974,
cette fois-ci dans une ambiance plus reposante avec moins d’enjeu. La
délégation haïtienne est par ailleurs l’invitée d’honneur à la rencontre
amicale entre Allemands et Argentins ce mercredi à Alliance aréna où
elle doit être présentée à la mi-temps. Une journée est consacrée à la
délégation haïtienne par l’Ambassade Haïti en Allemagne. En outre, les
Haïtiens auront à visiter le stade Olympique de Munich et la cage
d’Henri Francillon, ancien portier de l’équipe nationale de 1974. Une
petite réception leur est également réservée par la Fédération allemande
de football. Selon le président de la Fédération haïtienne de foot, Yves
Jean-Bart, qui intervenait sur une radio de la capitale, en plus du
match, Haïti pourra bénéficier davantage de cette aventure. Des agents
seront probablement présents pour superviser la rencontre comme c’était
le cas au Venezuela, a déclaré M. Jean-Bart. Deux joueurs haïtiens
évoluant en France et l’arrière-gauche Lesly Felinga doivent rejoindre
la délégation haïtienne en Allemagne. Les Grenadiers ont laissé
l’Amérique du sud lundi où ils ont remporté un mach de charité contre
une équipe composée notamment de vétérans sud-américains.
REPRISE DES VOLS D'AIR CANADA A PORT-AU-PRINCE.
La compagnie aérienne Air Canada reprendra mardi prochain ses vols
réguliers vers Port-au-Prince, moins près de deux semaines après la
réouverture de l'aéroport international Toussaint Louverture. Le mardi 9
mars prochain est la date retenue pour la reprise des vols hebdomadaires
d'Air Canada au départ de Montréal. Le service sur Port-au-Prince avait
été suspendu le 19 janvier 2010, après que le séisme du 12 janvier ait
forcé l'interdiction des vols commerciaux vers Haïti. omme la
réouverture vise une exploitation commerciale limitée, les horaires de
vol peuvent être modifies, relève-t-on sur le site affaires.com. Air
Canada recommande aux clients de vérifier l'état de leur vol avant de se
rendre à l'aéroport.
CLINTON INSATISFAIT DE LA FAIBLE QUANTITE D'AIDE A HAITI
L'émissaire spécial des Nation unies pour Haïti, Bill Clinton a exprimé
hier mardi son insatisfaction par rapport à la faible quantité d'aide
accordée par la communauté internationale à Haïti après le séisme du 12
janvier. L'ancien président américain a fait ces déclarations alors
qu'il participait à une téléconférence qui a réunie toutes les agences
de Nations Unies ainsi que plusieurs organisations internationale qui
travaillent actuellement dans le pays après la catastrophe. Dans un
communiqué publié par son bureau l'émissaire spécial, invite
l'organisation mondiale à accorder plus d'aide aux rescapés du séisme du
12 janvier. Du même coup, il souhaite la participation des Nations Unis
en vue de l'amélioration des conditions d'hébergement des sans abris
haïtiens à l'approche de la saison pluvieuse. « Je pense que les besoins
humanitaires des haïtiens doivent être abordés en même temps que la
préparation de la saison cyclonique, c'est pour cette raison que je
sollicite plus de tentes , de bâches et de latrines en faveur des
sinistrés », a déclaré Bill Clinton, tout en faisant savoir que les
personnes qui vivent actuellement dans des camps de fortune sont aussi
exposées à des inondations et de glissements de terrain. Monsieur
Clinton souhaite le renforcement du secteur agricole haïtien, tout en
plaidant en faveur d'une meilleure coordination entre la communauté
internationale, le gouvernement haïtien et tous les autres acteurs
impliqués dans le cadre de la gestion de l'aide humanitaire. Rappelons,
le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki- Moon, avait demandé à
l'ex-président américain Bill Clinton de coordonner l'aide
internationale à Haïti pour favoriser la reconstruction du pays qui a
été ravagé après le tremblement de terre du 12 janvier.
AMERICAN AIRLINES ET LA RECONSTRUCTION D'HAITI
Les responsables de la American Airlines Haïti se proposent de
commémorer sobrement le 39 eme anniversaire de la compagnie sur le
territoire national. La directrice commerciale Rachelle Madhère affirme
que les efforts sont maintenant concentrés sur les actions à
entreprendre dans la reconstruction du pays. American Airlines a été la
première compagnie à reprendre les liaisons internationales après le
violent séisme du 12 janvier. Tout en rappelant que AA ne détient pas un
monopole en Haïti, Mme Madhère révèle que sa compagnie a tout de même
décaissé 1 250 000 dollars afin de favoriser la réouverture de
l'aéroport International Toussaint Louverture. 50 % de ce montant
représentent un prêt de la AA aux autorités haïtiennes qui a permis la
construction d'un nouveau bâtiment. Les avions de la AA réalisent trois
vols quotidiens sur Port-au-Prince déclare Mme Madère annonçant une
augmentation des vols dans les prochains mois. La American Eagle reliera
bientôt Port-au-Prince à Santo Domingo, San Juan et Santiago. Solidement
implanté en Haïti, la AA est depuis quelques semaines la cible de
critiques en raison de la qualité des services. La directrice générale
Elsy Viala assure qu'il s'agit en fait d'une mauvaise perception des
clients. Elle affirme que les vols sur Port-au-Prince bénéficient de
certains avantages. Un snack gratuit est offert sur ces vols dit-elle
rappelant qu'une directrice de vol est disponible pour aider les
passagers à remplir les formalités. En ce qui a trait aux prix des
billets, Mme Viala fait remarquer qu'ils sont moins élevés lorsqu'il
s'agit de réservation sur une longue période.
NOUVELLES INTERNATIONALES
Tempête Xynthia : un plan d'aide financière aux
agriculteurs et ostréiculteurs Une grange inondée après le passage de
Xynthia, à L'Aiguillon-sur-Mer, le 3 mars 2010. AFPPar RFI En France,
l’aide financière aux victimes de la tempête Xynthia commence à se
mettre en place. C’est le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire qui a
détaillé le dispositif lors de sa visite ce mercredi 3 mars en Vendée et
en Charente-Maritime, les deux départements les plus touchés par la
catastrophe naturelle.Dans l’immédiat, le gouvernement français va
débloquer 26 millions d’euros pour les deux secteurs les plus durement
affectés : l’agriculture et surtout l’ostréiculture. Les éleveurs
d’huîtres recevront la majeure partie de l’enveloppe, 20 millions
d’euros, pour reconstituer au plus vite leurs installations brisées par
la tempête. Les sinistrés sans espoir de compensation Dans un deuxième
temps, le fonds de garantie des calamités agricoles sera activé pour
indemniser les dommages non couverts par les assurances. Les préfets
doivent fournir au plus vite une évaluation financière précise,
exploitation par exploitation. Au niveau de la région, un plan tempête
de 10 millions d’euros est prévu, plus un apport pour la reconstruction
des équipements collectifs comme les digues ou les dunes artificielles à
rétablir le long du littoral. Le plus gros de l’aide arrivera plus tard,
de Bruxelles. Un dossier complet doit être présenté par la France d’ici
le mois de mai pour déterminer le montant de l'aide européenne. Après le
passage de l’ouragan Klaus qui avait dévasté la forêt landaise, la
France avait reçu 109 millions d’euros du fonds de solidarité de l'Union.
CHILI. CONCEPTION. AIDE INTRERNATIONALE NE PARVIENT PAS FAILEMENT AUX
SINISTRES. L'aide internationale a du mal à parvenir aux sinistrés A
Concepcion, la ville chilienne la plus touchée par le tremblement de
terre du samedi 27 février, plus de 14 000 militaires ont été déployés
sur le terrain pour encadrer la distribution de l'aide internationale
mais les vivres promis mettent du temps à arriver. Le couvre-feu a été
levé dans la journée. Le bilan du séisme a été revu à la hausse, il fait
état de 799 morts dans le pays, selon le Bureau national des urgences
chilien. Une réplique du séisme de samedi a eu lieu ce mercredi 3 mars
au large de la ville côtière de Constitucion. Les responsables des
secours ont déclaré qu'il n'y avait aucun risque de tsunami mais les
habitants effrayés se sont réfugiés sur les hauteurs. Etat des lieux
désastreux à Constitucion Il n’y a rien à manger, l’approvisionnement ne
se fait pas correctement car les voies d’accès sont très endommagées.
La présidente Michelle Bachelet rassurait mardi 3 février les
sinistrés de la petite ville de Curico qu’elle visitait : « Des
rations alimentaires chaudes et de l’eau potable sont en train d’être
distribuées ». L’armée achemine des vivres tous les jours par mer et par
terre depuis lundi, ce qui laisse à penser que tous les sinistrés
reçoivent enfin de l’aide. Or, la réalité est bien différente.L’aide
arrive mais la plupart des sinistrés n’en ont pas encore vu la couleur.
Concepcion, la deuxième ville du Chili, est celle qui reçoit le plus
d’aide. Le maire, Jacqueline Van Rysselberghe, explique que les gens ont
reçu au mieux un sac de supermarché en vivres. Mais à seulement dix
kilomètres de cette ville, rien n’est encore arrivé. A cinq jours de la
catastrophe, la très grande majorité des petites villes du centre et de
la côte du Chili n’ont encore rien reçu. La zone affectée fait environ
700 kilomètres de long sur 200 de large. Environ 12,5% de la population
chilienne serait sans-abri.
ATHENES, GRECE. MESURES DRACONIENNES POUR EVITER LA
FAILLITE.
A situation critique, mesures radicales : la Grèce, proche de la
banqueroute, inquiète ses partenaires européens et n’a plus guère le
choix. Des mesures d’austérité d'un montant de 4,8 milliards d'euros ont
été prises ce mercredi 3 mars en conseil des ministres. Elles devaient
être annoncées officiellement cet après-midi par le porte-parole du
gouvernement. Une diminution d’au moins 30% du quatorzième mois que les
Grecs attendent pour couvrir leurs obligations, mais aussi du treizième
mois, le cadeau de Pâques et de Noël, ainsi que des différentes primes
pour tous les fonctionnaires. Soit pour un salaire courant de 1 000
euros, une perte annuelle de 600 euros. Une augmentation de la TVA et de
20% des taxes sur les carburants, le tabac et l’alcool :des mesures
difficiles pour des temps difficiles qui pourraient ne pas s’appliquer
au secteur du tourisme, l’une des plus grosses sources de revenus du
pays. Le président de la République a été le premier informé des
nouvelles mesures économiques décidées mercredi matin en Conseil des
ministres, un train de mesures supplémentaires qui sera présenté et voté
vendredi au Parlement. Des mesures attendues pour sortir le pays du
marasme économique et arriver à faire baisser le déficit public de
quatre points d’ici la fin de l’année. Elles ont déjà provoqué la
réaction des syndicats et une nouvelle grève des fonctionnaires est
prévue le 16 mars. Mercredi, devant le bureau du chef du gouvernement,
les retraités quant à eux manifestaient. Pour la première fois, le
Premier ministre Georges Papandréou a officiellement évoqué ce mercredi
un possible recours au FMI (le Fonds monétaire international) car il n’a
toujours pas reçu de Bruxelles de véritable déclaration de soutien à
l’économie grecque.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
ONU CONCERNEE PAR LA SITUATION AU CHILI.
La situation dans les régions du Chili qui ont été touchées
par le récent séisme restait critique mercredi, selon la branche
humanitaire des Nations Unies, pour qui l'accès à la nourriture, à
l'électricité et à l'eau potable sont les principales priorités. Selon
le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), au moins
723 personnes ont été tuées et 2 millions d'autres affectées par le
séisme d'une magnitude de 8,8 qui a frappé les côtes chiliennes samedi
matin. Le gouvernement chilien a déclaré six des 15 régions du pays
zones de catastrophe naturelle. Il s'agit de Valparaiso, Metropolitana,
Libertador O'Higgins, Araucania, Biobio et Maule. Mardi, la
Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence, Catherine Bragg, a
déclaré lors d'une conférence de presse à New York que l'ONU était prête
à apporter son aide, ajoutant que les efforts de secours dans les six
régions affectées étaient « fermement entre les mains » du gouvernement
chilien. Le gouvernement du Chili a pour l'instant demandé une aide très
ciblée, tels que des hôpitaux mobiles avec des installations
chirurgicales, des centres de dialyse, des générateurs, des téléphones
satellite, des systèmes d'évaluation des dégâts structurels, des
systèmes de purification de l'eau de mer, des ponts mobiles et des
cuisines mobiles.L'Organisation panaméricaine de santé, la brancheL
régionale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a indiqué
mercredi que les premiers hôpitaux mobiles envoyés par l'Argentine et le
Pérou étaient arrivés au Chili et seraient déployés dans les zones où
les hôpitaux ont été fortement endommagés. Par ailleurs, la Commission
économique des Nations Unies pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC),
dont le siège est à Santiago, la capitale chilienne, a indiqué que ses
locaux n'avaient pas subi de sérieux dégâts structurels, même si des
parties du bâtiment continuent de poser un risque pour le personnel. Les
employés travaillant dans les locaux en bon état reprendront le travail
jeudi.
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NOUVELLES D'HAITI
LES CAYES ET LE DEPARTEMENT DU SUD SOUS LES EAUX.
Deux jours de pluie dans le département du sud ont fait des victimes
dans la population de cette région où la protection civile a dénombré 11
morts et cinq disparus tandis que des routes ont été endommagées. C’est la
ville des Cayes qui a le plus souffert des intempéries qui ont frappé le
sud vendredi et samedi où de nombreuses maisons ont été inondées par plus
de 400mm de pluie enregistrés dans tout le sud. Au moins 2 personnes ont
été tuées dans la ville des Cayes, 4 à Cavaillon et 4 à Saint-Louis du sud.
Des personnes ont du abandonner leurs maisons pour se réfugier sur les
toits de leurs demeures remplies d’eau et de boue. Au Cayes par exemple,
l’eau était montée jusqu’à 50cm, selon des témoins. A Barradères, on a
enregistré jusqu’à 1m50 d’eau en hauteur dans la localité où on compte 1
disparu et un millier de personnes évacuées. De nombreuses personnes ont
été également évacuées à Anse à Veau et à l’Asile. Les pluies ont cessé
dans le sud, mais les routes sont très endommagées. Des édifices publics
et des maisons privées ont aussi subi des dommages dus aux eaux de pluie.
DEPARTEMENTS DU SUD ET DES NIPPES INONDES.
Plusieurs villes des départements du sud et des Nippes d'Haïti ont été
inondées en raison des fortes averses enregistrées samedi. Au moins 6
villes dans le département des Nippes dont, Barradères, Plaisance, Lasile,
Petit Trou de Nippes et Anse a Veau avaient été inondées explique le
délegué départemental des Nippes, Jamil Vincent. Les pluies enregistrées
au cours de ces dernières 48 heures avaient contraint les habitants à
trouver refuge dans des régions montagneuses. Les autorités municipales
avaient procedé à l'evacuation de plus de 300 personnes à Barradères ou
plusieurs maisonettes avaient été recouvertes par les eaux en furie. Dans
le departement du sud, les principales rivières, Lacul, Lilet et la Ravine
du sud etaient en crues. Dans la ville des Cayes plusieurs quartiers dont
Gabion, Quatre chemins et Nan Savanne avaient été inondées. Le maire des
Cayes, Yvon Chéry a indiqué qu'en certains endroits l'eau avait atteint 2
mètres de hauteur. Les sinistrés regroupés au land des Gabion avaient été
deplacés vers un autre endroit de la ville.
MARIE LAWRENCE LASSEGUE ET LE BILAN DE SONB VOYAGE EN EUROPE.
La Ministre de la Culture et de la Communication, Marie-Laurence
Jocelyn Lassègue a présentée hier vendredi un bilan des activités
réalisées au cours de son récent voyage en France autour de la
coordination d'un comité culturel à l'échelle internationale. Selon Mme
Lassègue cette rencontre à Paris apporte déjà certains fruits puisque
selon elle plusieurs experts spécialisés dans les domaines de la culture
et de la peinture sont déjà dans le pays pour réaliser des travaux de
réparation sur certaines œuvres endommagées lors du séisme du 12 janvier
et d'un autre coté contribuer à la formation de quelques jeunes en ce sens.
La ministre Lassègue a aussi fait savoir que les ministères de la culture
Français et Haïtien étudient les possibilités entre autre d'élargir le
cadre des bourses d'étude à moyen et long terme. Elle a aussi précisée au
cours de ce point de presse hier vendredi que des responsables belge
prévoyaient de constituer un fond de soutien aux étudiants en art et aussi
favoriser la participation des groupes musicaux haïtien au carnaval de la
Belgique cette année.
VISITE EN HAITI DES REPRESENTANTS DE L'UNION EUROOPEENNE ASHTON
ETGEORGIEVA Catherine Ashton, Haut représentant de l'Union
européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et
Vice présidente de la Commission européenne et Kristalina Georgieva,
Commissaire à la coopération internationale, l'aide humanitaire et la
protection civile seront en visite en Haïti la semaine prochaine pour
évaluer sur le terrain la mise en œuvre de l'aide humanitaire européenne
et les besoins prioritaires d'Haïti.
La Commissaire Georgieva arrivera en Haïti dans la soirée du dimanche
28 février. La Haute représentante et Vice présidente de la Commission
européenne Catherine Ashton arrivera quant à elle dans la soirée du mardi
2 mars. La Haute représentante Ashton et la Commissaire Georgieva
rencontreront le Président René Préval et le Premier ministre Max
Bellerive le mercredi 3 mars et donneront une conférence de presse a
l'issue de la rencontre. Catherine Ashton rencontrera également les
contingents de police et militaires de l'Union européenne déployés en
Haïti pour soutenir les efforts humanitaires et de reconstruction du pays.
Elle visitera également des projets locaux à Port-au-Prince, portant une
attention particulière à l'aide apportée aux orphelins et enfants
vulnérables. La Commissaire Georgieva visitera des projets humanitaires
sur toute l'île pour évaluer la réponse humanitaire dans son ensemble. En
prévision de sa visite en Haïti, Catherine Ashton a déclaré: "Je me rends
en Haïti pour réaffirmer l'engagement de l'Union européenne d'aider le
peuple haïtien à faire face à la crise et à reconstruire le pays. Il
s'agit maintenant du bon moment pour se rendre sur place : l'aéroport est
de nouveau ouvert et les visites de haut niveau n'encombrent plus l'espace
aérien et ne ralentissent plus la mise en œuvre de l'aide humanitaire.
Nous souhaitons travailler avec le gouvernement d'Haïti à la définition
d'une vision commune pour l'avenir du pays. Nous sommes conscients que la
reconstruction prendra des années, et l'Union européenne est engagée à
soutenir le peuple Haïtien sur le long terme. Les besoins sur le terrain
restent immenses. Je suis particulièrement préoccupée par les centaines de
milliers de personnes qui ont urgemment besoin d'abris alors que les
saisons des pluies et cyclonique approchent. L'UE renforce donc ses
engagements dans ce secteur car le temps presse". La Commissaire Georgieva
a ajouté: "La crise humanitaire en Haïti est loin d'être terminée.
L'arrivée des saisons des pluies et cyclonique va rendre la situation
encore plus difficile. La Commission a rapidement mobilisé des moyens
d'intervention humanitaire dès le lendemain du séisme. Nous ferons le
maximum pour continuer à répondre aux besoins les plus urgents du pays,
notamment en matière d'abris, d'assainissement et de soins de santé. La
Commission a mobilisé une enveloppe additionnelle de 90 millions d'euros
et je souhaite que nous fassions l'utilisation la plus efficace possible
de ces fonds. C'est la raison pour laquelle je viens en Haïti pour évaluer
la situation à travers le pays, y compris en dehors de Port-au-Prince, et
renforcer notre partenariat avec les autorités haïtiennes, les Nations
unies et tous nos partenaires sur le terrain. Le peuple haïtien peut
compter sur nous. » La Commissaire Georgieva et la Vice-Présidente et
Haute Représentant Ashton évalueront les besoins urgents pour poursuivre
les efforts déployés sur le terrain par l'Union européenne. A l'heure
actuelle les priorités immédiates, en plus des abris sont l'assainissement
– notamment dans les camps-, l'enlèvement des débris et le suivi de
l'assistance médicale. Les saisons des pluies et cyclonique – débutant
respectivement en mars et en juin - vont encore renforcer ces besoins.
NOUVELLES INTERNATIONALES
CONCEPCION. CHILI. AUTRE SECOUSSE DE 6,2 ET COUVRE-FEU DANS DES
VILLES.
Un couvre-feu a été instauré dimanche soir à Concepcion, l'une des
villes les plus touchées par le séisme du 27 février, et théâtre dans la
journée de scènes de pillage.
Le Chili a encore été secoué ce matin par une nouvelle réplique de 6,2
sur l'échelle de Richter. Si cette réplique n'a pas fait de victimes, elle
maintient les habitants dans la peur et dans l'angoisse. Le dernier bilan
du tremblement de terre fait état désormais d'un peu plus de 700 morts. A
Concepcion et dans les alentours de la ville, où des pillages ont été
signalés, un couvre-feu est en vigueur. Les scènes de pillage se sont
produites essentiellement à Concepcion mais également dans d'autres
petites villes touchées par le séisme ainsi que dans la région de Maule.
Face au manque d’aide et au manque de vivres, les gens ont montré leur
exaspération. A Concepcion, le 28 février, tandis que l'aide se fait
attendre, les pillages se multiplient
Il n’y a pas d’eau potable dans ces régions, ni d’électricité, les
aliments ne sont plus distribués et les supermarchés restent fermés.
Résultat immédiat, les gens ont décidé d’aller se servir eux-mêmes, des
magasins et des pharmacies ont été pillés. Beaucoup de mamans sont allées
chercher du lait et des couches pour leurs enfants, mais aussi des voleurs
qui sont ressortis avec des écrans plasmas sous les bras. Les autorités
locales n'ont pas eu d'autre choix que d'instaurer un couvre-feu à
Concepcion. C'est à la télévision que les Chiliens ont découvert pour la
première fois les images de leurs côtes complètement dévastées par le
tsunami. L'annonce faite par la marine qui croyait savoir dans un premier
temps qu’il n’y aurait pas de tsunami, a plutôt tranquilisé les esprits.
L'inexactitude de ces affirmations aura au bout du compte provoqué une
grande confusion dans les esprits, participant probablement à
l'augmentation du nombre de disparus. On ne sait pas encore si c’est par
manque de communication, parce que les réseaux sont coupés, où si
effectivement il y a un nombre important de personnes décédées. Mais on
suppose quand même que c’est la seconde hypothèse. Les côtes sont
complètement ravagées, il y a encore peu de maisons qui sont debout.
48h après le séisme l’aide continue à s’organiser. Elle vient enfin
d'arriver dans le sud du pays. De l’eau potable, des vivres et des biens
de première nécessité ont été distribués. Une réunion réunissant la
présidente sortante, Michelle Bachelet, et le président élu Sebastian
Pinera, a permis d'assurer une bonne coordination de l'aide, afin d'éviter
toute dissonance après le 11 mars prochain, jour de la passation de
pouvoir.
NIGER. SALOU DJIBO EST PRESIDENT POUR UNE PERIODE DE TRANSITION
Le chef d'escadron Salou Djibo, leader de la junte auteur du coup
d'Etat, prend les rênes du pays. Cette décision fait suite à une
ordonnance lue à la radio publique. L'officier prend donc officiellement
la tête du Conseil Suprême pour la restauration de la démocratie, l'organe
créé par les militaires après le putsch.
Dans l'après-midi de ce lundi 22 février, c’est un Salou Djibo sûr de
lui qui a traversé Niamey à bord de la Limousine présidentielle, encadrée
par des motards et une sécurité assez légère. Il déménageait du camp pour
une villa attenante au palais présidentiel, appelée la Villa verte.
AU NIGER .CONSEIL SUPREME POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE AU
POUVOIR.
Deux décrets nommant son cabinet civil et une ordonnance qui
précise ses pouvoirs et ceux du Conseil suprême pour la restauration de la
démocratie (CSRD). Ainsi le CSRD détient non seulement le pouvoir exécutif
mais aussi législatif jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions
démocratiques. Selon la même ordonnance un Premier ministre sera bientôt
nommé et un organe est créé pour préparer un projet de code électoral
ainsi qu’un projet de constitution. Une constitution qui sera adoptée par
référendum. Tout cela dans combien de temps ? Un calendrier des
différentes échéances politiques sera rendu public plus tard. Le
commandant Salou Djibo remplace aussi par des organes transitoires toutes
les institutions décriées sous le régime Tandja. La Cour constitutionnelle,
la Cour suprême ou encore le Conseil supérieur de la Communication.
Suite à un appel des opposants de la Coordination des Forces
démocratiques, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi
22 février à la Maison des jeunes de Diffa, une ville du sud-est nigérien,
la région d'origine du président déchu Mamadou Tandja. Pour sa part, le
Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques, la coalition de
syndicats et de défenseurs des droits de l'homme, demande aux mutins de
respecter leurs promesses et de rétablir la démocratie le plus vite
possible, avec une nouvelle constitution et des élections libres.
La junte militaire qui a renversé jeudi 18 février le président
nigérien Mamadou Tandja a pour président le chef d'escadron Salou Djibo,
jusqu'alors peu connu du grand public. Né en 1965, le nouvel homme fort de
Niamey, à la tête du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie
a reçu sa formation militaire en Côte d'Ivoire, en Chine et au
Maroc.L’homme est pour l’instant peu bavard. « Il est prématuré que je
vous parle… » : rien de précis et pas grand-chose, juste une phrase pour
dire qu’il ne parlera que plus tard, voilà les premiers mots du chef des
putschistes, le commandant Salou Djibo. L’homme ne s’est pas encore
adressé à la nation et il reste un parfait inconnu pour ses compatriotes.
La 121ème CCA, la 5ème Compagnie de Commandement et d’Appui et de
Sécurité qu’il commande depuis cinq ans, est une unité opérationnelle, une
unité de combat qui a « fait le front » et qui n’est pas connue du public.
Né en 1965, Salou Djibo n’a été admis à l’école d’officiers qu’à 30 ans.
C’était à Bouaké, en Côte d’Ivoire. Il fera ensuite son cours
d’application en Chine, puis le cours d’état-major à Kenitra, au Maroc. Sa
spécialité est l’artillerie. Affecté d’abord au Centre d’Instruction
d’Agadez, dans le nord du pays, il revient à Niamey comme chef de peloton,
avant de prendre la tête de la CCA. Salou Djibo est originaire du village
de Namaro à environ 50 kilomètres de Niamey, sur la rive droite du fleuve
Niger.
PARIS. TEMPETE EXCEPTIONELLE XINTHIA A SECOUE LA FRANCE.
Une «tempête exceptionnelle» selon le président Sarkozy, une
«catastrophe nationale» pour le Premier ministre François Fillon...
Indéniablement, la France a payé le plus lourd tribut à la tempête Xinthia
qui a balayé l'Europe. Et c'est l'Ouest du pays qui a été le plus durement
touché. Portée par des vents violents et de fortes marées, la tempête a
emportée des digues en Vendée, accélérant la montée des eaux. Dans
plusieurs localités comme à la Faute-sur-mer, l'océan est entré dans les
terres, provoquant comme un mini raz-de-marée. L'eau est montée jusqu'à
2,50 mètres, laissant derrière de véritables scènes de désolation. Les
secours ont retrouvé au moins trente personnes décédées par noyade.
La tempête Xinthia a fait au moins 45 morts, selon un nouveau bilan, et
continuait dimanche 28 février de balayer la France. Météo France a
annoncé la fin de l'alerte orange pour 13 départements et le maintien de
la vigilance pour 44 autres. Après avoir traversé cette nuit la péninsule
ibérique et l'ouest de la France, la tempête se dirigeait vers le nord du
pays, où l'on attend des rafales jusqu'à 130 km/heure. C'est la plus
violente tempête depuis celle de 1999.
Le bilan humain est particulièrement élevé, effectivement : trois morts
au Portugal, trois morts en Espagne, mais c'est la France qui paye le plus
lourd tribut puisque la tempête qui a balayé le littoral atlantique avant
de remonter vers le nord, a fait au moins quarante-cinq morts et des
dizaines de blessés selon un nouveau bilan.
Cinq décès ont été confirmés pour le seul secteur de la Vendée dans
l'ouest, où les vents violents, conjugués à une marée de fort coefficient,
ont entraîné des inondations. Voici le témoignage de Ronald Bochin, le
responsable opérationnel de la protection civile pour la région de La
Rochelle. « Dans notre secteur ça a commencé à 100-120 et après on a eu
des pointes jusqu’à 150, voire 200 à certains endroits. Les vagues étaient
fortes, puisque ça correspondait à un coefficient de 102 en même temps,
donc ça a fait que ça a dépassé les cotes d’alerte. Et donc, le centre de
La Rochelle, le port, ont été inondés… Cela fait longtemps qu’il n’y a pas
eu une tempête aussi forte en France : « Depuis celle de 1999… Au niveau
des vents, c’était peut-être un peu plus fort et plus soutenu en 1999…
Mais là, il y a eu des remontées d’eau plus importantes. » Près d'un
million de personnes en France sont actuellement privées d'électricité. Le
centre dépressionnaire se situait à la mi-journée vers le Pas de Calais,
la tempête devrait quitter le pays en fin d'après midi.
TOGO. ELECTION PRESIDENTIELLE EN MARS.
Les Togolais sont appelés aux urnes jeudi 4 mars. Tous, sauf les
militaires et les policiers : ils votent dès ce lundi 1er mars, par
anticipation. Ce vote anticipé ne fait pas l'unanimité. On ne connaît pas
leur effectif exact : 12 000, 15 000, peut-être même plus, selon le
président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). On ne
peut pas rendre public l’effectif de l’armée. En tout cas, c’est ce lundi
que tous, agents de sécurité et forces de défense, votent par
anticipation. Cent vingt-six bureaux de vote sont ouverts sur toute
l’étendue du territoire. Les agents des forces de sécurité et de défense
voteront normalement sur présentation de leur carte d’électeur, après
vérification de leur inscription sur la liste électorale du bureau de
vote. Ceux en mission hors du territoire ou dans des zones isolées
pourront donner procuration à des mandataires qui voteront en leur nom. Et
tout agent n’ayant pas pu exercer son droit de vote, lors du vote par
anticipation, peut le faire au cours du vote général du 4 mars. Tous les
candidats de l’opposition étaient contre ce vote par anticipation avant
leur entrée en campagneJeudi, 4 mars, l’élection sera scrutée à la loupe
par 180 observateurs européens répartis dans tout le pays pour veiller à
son bon déroulement. Une mission pas facile, selon le président de la
mission d'observation de l'Union européenne José Manuel Garcia-Margallo.
José Manuel Garcia-Margallo, Président de la mission d’observation de l’UE
« Nous sommes en train de discuter en ce moment comment être sûr qu’il n’y
a pas de fraude dans les bulletins. »
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
LE SECRETAIRE GENERAL DE L'ONU BAN KI-MOUN OBSERVE LE SEISME AU
CHILI.
Le Secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-moon, a déclaré samedi
qu''il suivait de près la situation dans l''océan Pacifique après le
séisme d''une magnitude 8,8 qui a frappé le Chili, menaçant de provoquer
des tsunamis à travers la région. "Le Secrétaire général suit de très près
les suites, dont le risque de tsunamis dans le Pacifique, après l''énorme
tremblement de terre au Chili", a dit son porte-parole dans une
déclaration. M. Ban "exprime ses condoléances à ceux qui ont perdu des
membres de leur famille et des amis et souhaite un prompt rétablissement à
ceux qui ont été blessés", a-t-il ajouté. Le système des Nations Unies, à
travers son Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA),
est prêt à fournir une assistance rapide au gouvernement et au peuple
chilien, précise la déclaration.
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NOUVELLES D'HAITI
A WASHINGTON L'OEA ANNONCE RENCONTRE DES HAITIENS POUR
LA RECONSTRUCTION.
Le Secrétaire général adjoint de l'Organisation des États américains (OEA),
Albert Ramdin, a annoncé vendredi que l'organisation hémisphérique tiendra
une réunion de la diaspora haïtienne du 21 au 23 mars au siège de l'OEA à
Washington. « La réunion permettra de promouvoir le dialogue sur la
reconstruction d'Haïti dans la perspective de la conférence internationale
des donateurs du 31 mars à New York à l’initiative de l'Organisation des
Nations Unies », a-t-on indiqué. Cet effort de l'OEA, des autorités
haïtiennes et de la diaspora visant à stimuler la participation des
expatriés haïtiens dans la reconstruction de leur pays est une étape
importante vers l'élaboration d'un plan plus large de l'assistance à la
reconstruction d’Haïti dévasté par le tremblement de terre. Ramdin, qui
préside également le Groupe des Amis de l'OEA en Haïti, a souligné «l’importance
d'être ouvert au moment de préparer la conférence des donateurs
internationaux, à offrir une opportunité à la diaspora haïtienne aux
Etats-Unis, au Canada, en France, et ailleurs, d'indiquer en termes
concrets la façon dont ils peuvent aider leurs compatriotes à bâtir un
nouvel avenir ». La décision de l'OEA de faciliter cette rencontre marque
la volonté de l’organisation à fournir et coordonner l'assistance
internationale au peuple et au gouvernement d’Haïti après le séisme du 12
janvier.
ARRIVEE DE 35 SOLDATS CANADIENS EN HAITI
L’ambassadeur du Canada en Haïti, Gilles Rivard, a informé jeudi lors d’un
point de presse de l’arrivée dimanche dernier de 35 policiers canadiens
dans le pays dans l’effort de reconstruction. Au nombre de 35, ces
nouveaux policiers canadiens sont arrivés en Haïti depuis dimanche afin de
prêter main forte à la UNPOL (police des nations-Unies) dans un contexte
de formation et de civisme. Selon le représentant du Canada en Haïti, ces
policiers vont participer à la reconstruction du pays sur le long terme.
Dans les rangs canadiens, 34 victimes ont été identifies alors que 50
personnes portées disparues suite au séisme du 12 janvier. Actuellement,
le gouvernement canadien accorde la priorité à la reconstruction. Et à cet
égard, « le Canada continue à jouer un rôle de leadership dans la
conférence de New York qui aura lieu le 31 mars prochain », a déclaré le
diplomate canadien. Pour sa part, le responsable du contingent des forces
canadiennes en Haïti, le Brigadier General Guy Laroche affirme que, grâce
au Canada, 1.5 million de litres d’eau a été distribué à population de
Jacmel et de Léogâne, 20 milles patients ont été soignés dans l’Hôpital à
Jacmel et dans les hôpitaux de campagne à Léogâne. A propos du retrait des
soldats canadiens, le brigadier affirme que leur mandat initial varie
entre 30 à 60 jours. Mais, poursuit-il, il n’y a pas de date précise pour
un retrait définitif. Cela se fera progressivement en attendant leur
remplacement par des structures civiles, indique-t-il.
ODEUR EMPESTEE DES CADAVRES A FAIT SURFACE A LA CAPITALE.
Suite à la pluie qui s’est abattu jeudi sur la capitale haïtienne,
l’odeur des cadavres recommence à empester dans plusieurs quartiers où les
débris des immeubles n’ont pas encore été dégagés. À la rue Pavée, non
loin de l’emplacement de l’immeuble détruit de la Téléco, plusieurs
personnes se plaignent de l’odeur pestilentielle qui se dégage des maisons
qui se sont effondrées. Preuve qu'il existe toujours des cadavres
ensevelis sous les décombres », s’est plaint un passager sur la route de
Pétion-ville. Plus loin, à la ruelle Rivière, à côté du Rectorat de
l’Université d’État d’Haïti, la même odeur émane des ruines de
l’Université de Port-au-Prince où des centaines d’étudiants ont été tués
et enterrés. Une onde tropicale actuellement sur Haïti fait planer des
menaces de forte pluie pendant le weekend. A chaque averse, l’eau «
lessive » les cadavres et coule à travers les rues apportant son lot de
pestilence et de bactéries. Une situation alarmante qui constitue un grave
problème de santé publique. Lors d’un somment à Mexico, le président
Préval a estimé que le nombre de morts pourrait atteindre les 300 000 si
on compte les corps ensevelis sous les décombres.
PRODUCTION AGRICOLE: AIDE DU BRESIL A HAITI.
A l’occasion de la visite en Haïti du président brésilien Lula da
Silva, le Brésil et Haïti ont signé jeudi plusieurs accords concernant
l'agriculture, l'éducation, la formation professionnelle et la capture des
eaux de pluie. Concernant le secteur agricole, deux accords ont été signés
par le ministre haïtien de l’Agriculture, Joanas Gué et son homologue
brésilien Roberto Rodrigues. Ces accords n’ont aucune valeur économique,
mais devront aider à la remise sur pied du secteur agricole dans le pays,
prévient le ministre Gué. Le premier aidera au développement de la
production agricole en Haïti en améliorant les conditions de travail des
agriculteurs et en leur fournissant des moyens techniques adéquats, a
indiqué Joanas Gué. Le second consistera à fournir de l’eau pour faciliter
la production agricole et la consommation, a-t-il poursuivi. Selon le
ministre haïtien de l’Agriculture, cette assistance brésilienne pourrait
également aider à limiter les dégâts que peuvent entrainer l’aide
humanitaire sur le secteur agricole haïtien. L’intervention du Brésil dans
le système agricole touchera plusieurs régions du pays. Toutefois, le
département des Nippes serait particulièrement ciblé, annonce le ministre
haïtien.
COMMUNAUTE INTERNATIONALE A PROMIS 22.000 A HAITI.
Quelque 22.000 tentes fournies par la communauté internationale seront
bientôt distribuées en Haïti aux familles sinistrées à la suite du séisme
du 12 janvier, a annoncé le Bureau de coordination des affaires
humanitaires de l'ONU (Ocha). Le président haïtien René Préval avait
récemment annoncé qu'Haïti avait acheté 50.000 tentes à la Chine pour une
valeur de 5 millions de dollars. Ces tentes devraient être livrées sous
peu à Port-au-Prince, a-t-il indiqué. L'approvisionnement en abris
d'urgence est également l'une des principales priorités de la communauté
internationale pour venir en aide aux victimes du séisme qui a fait plus
de 222.000 morts et 1,5 millions de sinistrés, souligne l'Ocha. "Jusqu'à
présent, on a distribué des matériaux pour les abris d'urgence à peu près
à un tiers de la population (sinistrée), c'est-à-dire à 425.750 personnes",
a indiqué l'Ocha, ajoutant que 232.000 bâches étaient en cours
d'acheminement. L'Ocha a d'autre part indiqué qu'elle aidait les Haïtiens
ayant trouvé refuge dans des campements spontanés rapidement surchargés à
identifier d'autres endroits plus sûrs où ils pourront se déplacer s'ils
le souhaitent
NOUVELLES INTERNATIONALES
CHILI. SEISME AU LARGE DE CONCEPTION. 78 MORTS.
Un violent tremblement de terre s'est déclenché dans le Pacifique, ce
samedi 27 février à moins de 100 km des côtes chiliennes. Le bilan des
victimes reste, pour le moment, encore provisoire. Il y aurait au moins 78
morts, selon la présidente Michelle Bachelet. Le séisme s'est déclenché
tôt ce samedi matin. L'alerte au tsunami a été étendue à l'ensemble des
pays du Pacifique. Il était environ 3H30 du matin, heure locale (06h30
GMT), lorsque les premières secousses ont été ressenties, l'épicentre se
situant à une centaine de kilomètres de Conception, une ville de plus de
400 000 habitants, sans doute la ville la plus touchée. Mais les secousses
ont été ressenties jusqu'à Santiago, la capitale, pourtant située à plus
de 300 kilomètres au nord de l'épicentre. Santiago où plusieurs centaines
de personnes apeurées sont descendues dans la rue. Selon la télévision
chilienne, plusieurs bâtiments du centre historique ont été endommagés. La
première secousse était d'une magnitude de 8,8. Trois puissantes répliques
ont suivi, il y a de nombreuses coupures d'électricité et les liaisons
téléphoniques, y compris sur portables, sont très difficiles. « Il y a
encore des secousses, ça continue de trembler. Ça tremble toutes les 5 à
10 minutes. Ça n’a pas arrêté depuis. » Une alerte au tsunami a été lancée
pour le Chili et le Pérou, la vigilance étant également de mise pour la
Colombie, le Panama, le Costa Rica et l'Equateur. La présidente chilienne
Michelle Bachelet a annoncé une évacuation partielle de l'île de Pâques,
située dans le Pacifique sud à 3 500 km à l'ouest des côtes chiliennes, en
raison du risque de vagues gigantesques provoquées par le séisme. La
marine chilienne a commencé samedi les opérations dans plusieurs secteurs
de l'île volcanique, qui compte près de 5 000 habitants. Deux navires,
deux hélicoptères et un avion ont aussi mis le cap vers l'archipel de Juan
Fernandez, après qu'une vague géante, mais pas un tsunami, a submergé la
moitié basse de l'île de Robinson Crusoé, a indiqué la chef de l'Etat.
COLOMBIE. ALVARO URIBE DOIT QUITTER LA PORESIDENCE EN 3 MOIS.
Alvaro Uribe va quitter le pouvoir dans un peu plus de trois mois et
c'est un camouflet pour le président colombien puisqu'il envisageait, plus
ou moins ouvertement, de se représenter. Un référendum était en
préparation pour lui permettre de postuler à un troisième mandat. Vendredi
26 février, la Cour constitutionnelle colombienne en a décidé autrement.
Deux ans après les premières pétitions pour l’organisation d’un
référendum d’initiative populaire et après des mois de tensions, la cour a
tranché. Par sept voix contre deux les juges colombiens ont déclaré
inconstitutionnel le projet qui aurait autorisé Alvaro Uribe à briguer un
troisième mandat. Selon eux, le processus était entaché de trop nombreuses
irrégularités. La plus grave, les fonds levés pour obtenir les signatures
dépassaient les limites fixées par la loi. Il s’agissait pour Alvaro Uribe
de sa dernière chance, la Constitution colombienne ne permettant pas une
nouvelle réélection. Après deux mandats de quatre ans, il devra donc céder
la place, ce qui ouvre considérablement l’éventail politique pour les
prochaines présidentielles.Le chef d’Etat a déjà dit qu’il souhaitait que
continue sa stratégie militaire contre la guérilla, dite de «sécurité
démocratique». Il a pour cela ses dauphins dont son ancien ministre de la
Défense, Juan Manuel Santos. Mais aucune figure ne se détache encore pour
les élections de mai. Une seule chose est sûre, le président de la guerre,
le personnage contesté pour sa proximité idéologique avec les
paramilitaires, celui de la libération d’Ingrid Betancourt, ne sera plus
au pouvoir.
MANILLES, PHILIPPINES. ISLAMIQUES ATTAQUENT LE VILLAGE DE BASILIA.
Une attaque d'une rare sauvagerie a eu lieu ce samedi matin 27 février,
dans le sud des Philippines. Les faits se sont déroulés dans un village de
l'île de Basilan, où la plupart des victimes ont été mitraillées durant
leur sommeil et leurs maisons incendiées. Bilan : 11 morts, pour la
plupart des civils et 17 blessés dont 9 sont dans un état critique. Si
l'attaque est attribuée aux militants islamistes du groupe Abou Sayyaf,
ces derniers n'auraient pas agi pour des raisons politiques. La raison à
l'origine de ce massacre semble être bien plus personnelle qu’idéologique.
Une fois arrivés sur place ce samedi matin, les militaires ont découvert
en interrogeant les survivants que l’un des miliciens assassinés était en
conflit avec l’un de ces membres d’Abou Sayyaf qui aurait dirigé l’attaque.
Dans la mesure où cette information se confirmerait, il s'agirait alors de
ce que l’on appelle aux Philippines un rido, sorte de vendetta ou guerre
de clans qui surgit pour des raisons d’honneur, de terre ou de simple
vengeance. C’est d'ailleurs ce genre de rixe, assez commune dans le sud
musulman des Philippines, qui avait déjà été à l’origine du massacre
perpétré en novembre dernier dans la province de Maguindanao. Cette
rivalité était de type politique et opposait deux candidats, mais
l’attaque avait également été dirigée contre tout le clan adverse et les
civils qui les accompagnaient, provoquant la mort de 57 personnes. Ce
samedi, les assaillants n’ont pas hésité à tirer aveuglément sur les
maisons du village, et deux enfants, dont un nouveau-né, ont péri sous le
coup des balles. L’armée et la police ont pu identifier le commandant
présumé de l’attaque, et ont lancé une opération de poursuite sur l’île de
Basilan.
TURQUIE. COMPLOT CONTRE LE GOUVERNMENT. NOUVELLES ARRESTATIONS
« Personne n'est au-dessus des lois », a averti vendredi 27 février,
le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, évoquant directement
l’Armée. Jeudi aussi, 18 militaires étaient arrêtés dans un nouveau coup
de filet contre les auteurs présumés d’un complot visant son gouvernement,
remontant à 2003. Un tribunal d'Istanbul a déjà poursuivi plus d’une
trentaine de militaires dans le cadre de cette enquête. Dans la soirée, ce
sont deux anciens poids lourds de l’état-major qui ont à nouveau été
incarcérés, à savoir Cetin Dogan, le commandant de la première armée du
pays, basée à Istanbul, cerveau supposé de tout le scénario, et Engin
Alan, le commandant en chef des forces spéciales. Ce sont les
interrogatoires de leurs collègues, arrêtés depuis le week-end dernier,
qui ont mené la police aux nouveaux suspects de cette deuxième vague
d’arrestations. Tous sont des gendarmes, des commandants de région parfois,
et ils sont soupçonnés d’avoir activement préparé la première phase de la
machination menant au coup d’Etat, celle qui consistait à poser des bombes
dans des mosquées bondées d’Istanbul, celle qui a le plus choqué l’opinion
publique quand la presse l’a dévoilée le mois dernier. Ce nouveau coup de
filet est un camouflet de plus pour l’état-major qui avait obtenu que les
deux commandants de l’Aviation et de la Marine échappent à la détention
préventive, mais justice et police ne semblent pas prêts, décidément, à
faire de cadeaux aux officiers putschistes. Seul le procureur militaire
qui enquête sur les militaires toujours en activité dit ne trouver aucun
indice relatif à ce plan d’action, ce qui n'est pas vraiment une surprise
La fin des privilèges pour les militaires turcs?
Des soldats turcs paradent en uniforme de l'ancienne armée ottomane.
AFP/Tarik TinazayPar Jérôme Bastion
La spectaculaire arrestation d’une cinquantaine de militaires de haut
rang, en retraite mais aussi d’active, soupçonnés d’avoir fomenté un coup
d’Etat pour renverser le gouvernement islamo-démocrate du parti de la
Justice et du Développement (PJD), souligne la mise sur la touche,
douloureuse, d’une armée habituée à imprimer sa marque sur la vie
politique du pays.
TURQUIE. FIN DES MILITAIRES SUITE AU COMPLOT CONTRE LE GOUVERNEMENT.
«La patience de l’armée a des limites», avait rugi, frappant du poing
sur la table, le chef d’état-major Ilker Basbug lors de la révélation, le
mois dernier, par le journal Taraf du plan de coup d’Etat baptisé «masse
de forge». Ce coup de gueule n’a pas eu l’effet escompté puisqu’un mois
plus tard, depuis ce lundi 22 février, et après trois jours
d’interrogatoires à la Direction de la Sûreté, la fine fleur de la
hiérarchie militaire d’il y a quelques années, défile devant procureurs et
juges sous l’inculpation d’appartenance à une organisation armée visant à
renverser le gouvernement. Quarante neuf généraux, amiraux et officiers
supérieurs sommés de rendre des comptes pour avoir préparé un coup d’Etat
: la charge judiciaire contre l’institution la plus respectée et la plus
crainte du pays, qui a renversé quatre gouvernements entre 1960 et 1997,
ne manque pas d’envergure !
C’est certainement la toute puissance de l’armée turque qui atteint
justement ses limites aujourd’hui … La faute - ou grâce - au gouvernement
mené par Recep Tayyip Erdogan qui, depuis son arrivée au pouvoir fin 2002,
n’a eu de cesse de démocratiser le pays et de rogner les prérogatives des
militaires dans la vie politique locale. Ainsi, les militaires ont perdu
l’avantage psychologique d’être présents à égalité de sièges au sein du
Conseil de sécurité nationale. Celui-ci ne se réunit d’ailleurs plus
qu’une fois tous les deux mois et non plus chaque mois, et son secrétariat
permanent, autrefois réservé d’office à un membre de l’état-major, est
désormais assuré par un civil. Cet organe, constitutionnel, a ainsi perdu
de fait son rôle de «gouvernement de l’ombre», contrôlant et même
imprimant ses priorités au cabinet.
Le règne des «pachas», du titre donné aux commandants de l’armée
ottomane et conservé par respect sous la République (ce qui en dit long
sur leur autorité conservée…), serait-il en train de faner ? C’est
certain, de l’avis unanime des analystes, et c’est justement ce qui
chagrine cette caste jusque-là intouchable.
Gardienne, selon la Constitution, du dogme kémaliste de la
laïcité, c’était forcément sur le thème de la menace islamiste contre la
République que l’armée devait se positionner. Et non, comme cette fois, en
garante de la paix civile, puisque le pays, gouverné par une large
majorité parlementaire, ne ressemblait et ne ressemble toujours pas à une
nation au bord d’un prétendu chaos, argument qui avait justifié les
précédentes interventions militaires.
L’aversion profonde autant qu’historique de l’armée envers un
gouvernement issu de la mouvance islamiste est avérée depuis des années
par les propos tout à fait publics de ses représentants ou même les
déclarations de l’état-major, et en des termes à peine voilés. Cet état-major
qui, se servant du levier du Conseil de sécurité nationale alors sous son
contrôle, avait poussé le Premier ministre Necmettin Erbakan, islamiste
notoire, à la démission en édictant une série de mesures pour défendre la
laïcité et lutter contre la montée du fondamentalisme. Une cellule secrète,
baptisée «Groupe de travail de l’ouest», avait même été créée dans ce but.
De même, en 2007, l’état-major -parallèlement à une campagne de
manifestations publiques dans le pays- avait tout fait pour dissuader les
députés de participer à l’élection de l’actuel chef de l’Etat, Abdullah
Gül, issu du parti au pouvoir. Seul candidat, il fut élu, mais aucun «pacha»,
contrairement à la tradition, n’assista à sa prestation de serment.
Cela ne suffit pas, bien sûr, pour accuser tout ce qui porte uniforme
de vouloir déposer le pouvoir en place. Mais la publication par le mensuel
Nokta, au printemps 2007, d’un «journal intime» de l’amiral Özden Örnek
racontant deux ébauches de coup d’Etat avortées par le patron de l’armée
de l’époque, le général Hilmi Özkök, a ouvert en quelque sorte la boîte de
Pandore, même si le soufflet retomba vite. Trois mois après, néanmoins,
éclatait l’affaire Ergenekon, vaste réseau ultra-kémaliste dont l’objectif
était de créer une atmosphère de guerre civile dans le pays (contexte
prétexte du coup d’Etat du 12 septembre 1980) qui mena aux premières
interpellations, et à un procès fleuve ouvert en octobre 2008.
D’impressionnants stocks d’armes furent ensuite découverts aux quatre
coins du pays, liés à ce dossier. Aucune procédure judiciaire n’ayant pour
l’instant abouti, personne ne peut priver les militaires mis en cause de
la présomption d’innocence. Mais y a-t-il fumée sans feu ? Jusqu’à
l’affaire «masse de forge», évoquant un scénario de putsch à la chilienne
par bien des aspects, une bonne dizaine d’autres complots présumés ont
également vu le jour, révélés dans la presse ou par des enquêtes de
police. Plus d’une centaine d’officiers – généralement supérieurs – ont dû
venir déposer devant des juges ; du jamais vu dans l’histoire de la
République et même probablement dans le monde. Avant même de savoir si ces
poursuites sont justifiées, puisque la justice suit son cours, il ne fait
en tout cas aucun doute que le tabou d’une armée intouchable, à qui tout
est permis, est tombé. Ce seuil psychologique franchi, si l’on en juge par
la réaction offusquée de ses membres ou défenseurs évoquant le traitement
«injuste» réservé aux prévenus juste interrogés, ce sera alors la fin du
règne absolu des «pachas» s’il s’avère qu’ils ont effectivement tenté de
suspendre le processus démocratique en Turquie.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
QUERELLE ENTRE LA SUISSE ET LA LYBIE, UNE PREOCCUPATION DU SG DE
L'ONU.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, juge fâcheux que la
querelle entre la Suisse et la Libye ait abouti à une telle escalade,
après l'appel lancé jeudi par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à la
guerre sainte contre la Suisse, a dit vendredi son porte-parole, Martin
Nesirky. M. Ban « croit fermement que les divergences d'opinion doivent
être résolues de manière pacifique à travers le dialogue », a-t-il ajouté
en réponse à une question d'un journaliste lors de son point de presse
quotidien au siège de l'ONU à New York. « Le Secrétaire général a appelé
de manière constante à la tolérance et à la compréhension entre les
différentes religions », a précisé M. Nesirky. Selon la presse, le
dirigeant libyen a appelé jeudi à la guerre sainte contre la Suisse pour
son interdiction de construire des minarets et a appelé les musulmans du
monde entier à boycotter les produits suisses et à interdire les avions et
navires helvètes dans leurs ports et aéroports. En novembre dernier, les
électeurs suisses ont approuvé par référendum l'interdiction de construire
de nouveaux minarets. La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de
l'homme, Navi Pillay, avait jugé discriminatoire cette interdiction. Les
relations entre la Libye et la Suisse sont très tendues depuis
l'arrestation de l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Hannibal, et son
épouse, en 2008 dans un hôtel de luxe de Genève, après des accusations de
mauvais traitements sur leurs domestiques.
ASSEMBLEE GENERALE FACE AU RAPPORT DU JUGE RIUCHARD GOLDSTONE.
L'Assemblée générale de l'ONU a de nouveau demandé vendredi à Israël et
aux Palestiniens de mener des enquêtes « indépendantes » et « crédibles »
sur les crimes de guerre que le Rapport Goldstone les accuse d'avoir
commis lors du conflit à Gaza en janvier 2009. L'Assemblée générale a
adopté par 98 voix pour, sept contre, et 31 abstentions, une résolution
qui avait été proposée par plusieurs pays arabes concernant la suite
donnée au rapport de la Mission d'établissement des faits de l'ONU sur le
conflit de Gaza, présidée par le juge Richard Goldstone. Le texte demande
de nouveau « au gouvernement israélien » et « à la partie palestinienne »
de « procéder à des investigations indépendantes, crédibles et conformes
aux normes internationales sur les graves violations du droit
international humanitaire et du droit international des droits de l'homme
qui ont été signalées par la Mission d'établissement des faits, afin que
des responsabilités soient établies et que justice soit faite ».
L'Assemblée générale prie en outre le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,
de lui présenter, dans un délai de cinq mois, un rapport sur l'application
de la présente résolution, « afin de déterminer quelles nouvelles mesures
doivent être prises, le cas échéant, par les organes et organismes
compétents de l'ONU, dont le Conseil de sécurité ». L'Assemblée générale
de l'ONU avait approuvé le 5 novembre 2009 les recommandations du Rapport
Goldstone et avait alors déjà demandé à Israël et aux Palestiniens des
enquêtes indépendantes et crédibles, donnant trois mois aux deux côtés
pour les mener à bien. Le Rapport Goldstone met en lumière un certain
nombre de cas concrets de violations des droits de l'homme et du droit
international imputables à l'armée israélienne et au mouvement palestinien
Hamas dans le territoire de Gaza. Il recommande que le Conseil de sécurité
se saisisse de la question et intime aux parties l'ouverture d'enquêtes, à
défaut de quoi, dans les six mois, le Conseil devrait référer la situation
à la Cour pénale internationale (CPI). Le conflit à Gaza, du 27 décembre
2008 au 18 janvier 2009, a fait plus de 1.300 morts du côté palestinien et
13 du côté israélien.
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NOUVELLES D'HAITI
IRREGULARITES CONSTATEES DANS LA TELECOMMUNICATION EN HAITI PAR LE
TIC.
« L’Association déplore le fait que certaines interventions, au milieu
du chaos compréhensible, ont été faites dans un désordre total qui a
contribué à compliquer ou même compromettre les services des opérateurs
locaux et licenciés », lit-on dans la note. L’AHTIC tient à attirer
l’attention sur des initiatives d’ONG et d’opérateurs étrangers qui
encouragent la mise en place de réseaux ad-hoc sans concertation préalable
avec le régulateur et les opérateurs concernés en violation des
allocations de fréquence et des licences de fonctionnement des opérateurs
locaux qui sont de nature à créer des distorsions sur le marché des
télécommunications déjà affaibli. L’Association a dit plus loin
s’inquiéter des effets pervers que pourrait provoquer des telles
initiatives, si elles sont mal conçues, sur les activités économiques des
opérateurs locaux ou des nombreuses entreprises telles que les cybercafés
desservant en grande partie les quartiers défavorisés. Une aide quelconque
au secteur devrait prioriser la rétention, la réhabilitation ou la
création d’emplois dans le secteur, conseille l’AHTIC qui espère donc que
cette concertation contribuera à rectifier le tir. Le secteur des TIC n’a
pas été épargné par le séisme, le sous secteur des télécommunications
accusant le plus grand choc avec la destruction des stations de relais
pour la téléphonie cellulaire a très bien réagi en rétablissant les
communications de base dans un délai record de 24 heures à 4 jours, les
stations de relais endommagés ont été remplacées par des unités mobiles
déployées en moins de 15 jours. L’AHTIC félicite enfin le Conseil National
des Télécommunications (CONATEL) qui a joué pleinement son rôle de réguler
mais aussi de protéger les opérateurs
PRESIDENT DU BREZIL LULA DA SILVA EN HAITI.
Le président brésilien Lula da Silva effectue ce jeudi 25 février une
visite en Haïti. Il annoncera au cours de cette visite d’importants
projets de coopération et survolera le pays. Luiz Inàcio Lula da Silva
doit arriver le jeudi 25 février à Port-au-Prince. Il s’apprête à annoncer
un important programme de coopération comprenant notamment l’implantation
d'une centre hydraulique, la création d’emplois et la construction de
maisons à bas prix pour les sans-abris. Au terme d’une visite officielle
de deux jours a Cuba, le président brésilien vient en Haïti se rendre
compte par lui-même des opérations de secours aux sinistrés du violent
séisme survenu en janvier.
PATROUILLE PNH ATTAQUEE A CITE SOLEIL.
Une patrouille motorisée de la Police nationale d’Haïti a été attaquée
mardi à Cité soleil par des inconnus armés, a appris Haïti Press Network
du responsable du commissariat de Cité soleil. L’incident s’est produit
mardi à Cité soleil où un groupe de bandits avait attaqué une patrouille
de la police en tirant en direction des policiers. Il n’y a pas eu de
victimes du côté de la PNH. « Parmi les assaillants, un jeune homme a été
tué et trois ont été appréhendés avec des armes à la main », a indiqué à
HPN un responsable de la police.
POURSUITE D'ACTIVITES D'EXPLORATION DE L'OR ET DE CUIVRE PAR
IFC.
La société financière internationale (IFC) investira 5,3 millions de
dollars canadiens dans l’Eurasian Minerals Inc. afin de soutenir ses
activités dans l’exploration de l’or et du cuivre en Haïti et dans le
monde. L’IFC, qui est l’une des composantes du Groupe de la Banque
mondiale, va faire son premier investissement dans le pays où les
ressources naturelles peuvent créer une partie des emplois et des recettes
publiques. Cet investissement devrait favoriser la croissance sociale et
économique haïtienne. Pour Somit Varma, chef du département « pétrole, gaz,
mines et produits chimiques» d’IFC, cet investissement est plus important
que jamais. La compagnie investisseuse aura comme mission de veiller à ce
que les travaux d’exploration et d’éventuelles activités d’exploitation
minière se déroulent d’une manière qui soit viable au plan social et
environnemental. Le président-directeur général d’Eurasian Minerals Inc.
David Cole, s’est dit confiant quand au redressement d’Haïti. Il affirme
être réjouit de pouvoir collaborer à long terme avec IFC et appuie
beaucoup sur son expérience sur des questions environnementales et
sociales au plan mondial. Depuis 2006, IFC a engagé 61 millions de dollars
dans des projets d’investissement consacrés au secteur privé haïtien.
Quelques 800 personnes dans le Nord sont employés par l’Eurasian.
| QUATRE MAIRES D'HAITI AU 7EME SOMMET DE L'ALLIANCE MONDIALE DES
VILLES.
Quatre maires haïtiens participent au 7e sommet de l’alliance mondiale
des villes qui se déroule à Rotterdam, Pays-Bas. Ce sommet permet aux
villes d’établir entre elles de nouvelles alliances et une coopération
décentralisée. Des centaines de maires venus du monde entier participent
du 24 au 26 février à ce forum qui se déroule autour du thème "La
collectivité face à la crise". Ces édiles se rassemblent pour discuter,
débattre et réfléchir sur les stratégies qui permettront d’apporter des
solutions plus efficaces aux grands problèmes mondiaux à l’échelle locale
et régionale. Haïti est représentée par les maires de Port-au-Prince, de
Tabarre, de Carrefour et de Croix-des-Bouquets. Ces derniers présenteront
leurs témoignages du séisme du 12 janvier dernier à la 7e édition de ce
forum de l’Alliance des villes contre la pauvreté (WACAP). Les
représentants des quatre communes haïtiennes profiteront de l’occasion
pour présenter des projets relatifs aux défis de la lutte contre la
pauvreté et de la reconstruction. Le premier forum de ce genre a été
organisé à Lyon (France) en 1998.
:MAX BEAUVOIR, CHEF SUPREME DU VAUDOU FACE A UN GROUPE EVANGELIQUE.
Max Beauvoir, Chef suprême du vaudou haïtien, a promis aujourd'hui
mercredi, "la guerre" après une attaque menée la veille par un groupe
évangéliques contre une cérémonie vaudou organisée à la mémoire des
victimes du séisme du 12 janvier. Selon la Police Nationale d'Haïti (PNH),
un pasteur a exhorté ses fidèles à attaquer mardi la cérémonie, dans le
bidonville de Cité Soleil à Port-au-Prince. Une foule composé de plusieurs
centaines de protestants a alors jeté des pierres sur les adeptes du
vaudou, provoquant de nombreuses blessures parmi ceux-çi. Max Beauvoir a
déclaré "Ca va être la guerre, la guerre ouverte" et s'est déclaré peiné
de devoir faire ca au moment où tout le monde souffre, puis il a ajouté si
c'est ce qu'ils veulent, ils l'auront. L'inspecteur de police à Cité
Soleil Rosemond Aristide a indiqué qu'il avait ensuite parlé au pasteur et
que celui-ci avait accepté de laisser désormais se dérouler les cérémonies
vaudou. Aucuns autre détails n'a été fourni par M. Aristide et n'a pas
expliqué pourquoi aucune arrestation n'avait eu lieu après cette attaque.
NOUVELLES INTERNATIONALES
KIGALI. SARKOZY ET LES VICTIMES DU GENOCIDE RWANDAIS.
L'escale est courte mais intense,après 16 ans de brouille dont 3 de
rupture diplomatique, Nicolas Sarkozy est au Rwanda, à Kigali où il est
s'incline, au nom du peuple français, devant les victimes du génocide des
Tutsis de 1994.Une visite symbolique même si elle ne dure que quelques
heures qui doit sceller la réconciliation franco-rwandaise. Pas un mot à
la sortie du mémorial. Nicolas Sarkozy, d’habitude si prolixe de ses
paroles devant micros et caméras, n’a pas desserré les dents. L’heure
était grave, le visage chiffonné, visiblement l’homme était ému.
Pratiquement pas un mot non plus pendant la visite de ce mémorial qui a
duré environ une demi-heure. Le chef de l’Etat français a écouté
attentivement les commentaires du directeur du centre, Freddy Mutanguha :
« Je suis moi-même un rescapé du génocide », lui a-t-il dit. « Ah, vous
êtes Tutsi ? » lui a répliqué le président. « Oui »... Puis Nicolas
Sarkozy s’est arrêté devant cette terrible vidéo où l’on voit une victime
au sol et un homme qui la frappe et la frappe encore à coups de machette.
A ce moment-là, Bernard Kouchner lui a glissé « Ça, j’ai vu ça ». Puis, il
est arrivé devant le panneau où la France est accusée d’avoir aidé les
génocidaires à s’enfuir au Congo grâce à l’opération « Turquoise ». Son
guide lui a alors dit : « Et maintenant, nous allons voir le rôle de la
France dans le génocide. Voyez cette photo où l’on voit un soldat français
qui conduit une jeep aux côtés des miliciens hutus, c’est bien une preuve
». A ce moment, Nicolas Sarkozy a pressé le pas, visiblement il ne voulait
pas s’attarder. Puis, avant de quitter le mémorial, il a écrit ces mots
sur le livre d’or : « Au nom du peuple français, je m’incline devant les
victimes du génocide des Tutsis. L’humanité conservera à jamais la mémoire
de ces innocents et de leur martyre ».
UKRAINE. VICTOR IANOUKOVITCH PRESIDENT DF L'UKRAINE
En Ukraine, c'est ce jeudi 25 février 2010 que le nouveau président
Viktor Ianoukovitch a officiellement pris ses fonctions. Il a remporté,
début février, le second tour de l'élection présidentielle face à la
Premier ministre Ioulia Timochenko. La prise de pouvoir de Viktor
Ianoukovitch a donc pu finalement avoir lieu, après que sa rivale qui
refusait de reconnaître sa défaite, ait épuisé ces derniers jours tous les
recours pour contester le scrutin.
Viktor Ianoukovitch s'est offert une investiture très protocolaire. Lui
qui rêvait de ce moment depuis 5 ans, depuis cette « révolution orange »
qui l'avait privé de victoire présidentielle, il a prêté serment en milieu
de matinée devant les députés ukrainiens, et devant la centaine de
délégations internationales venues le féliciter. Les diplomaties
occidentales, la France et l'Union européenne en tête, ont voulu montrer
qu'elles étaient prête à travailler avec le nouveau président ukrainien,
lui que l'on présente souvent comme très lié au pouvoir russe. Dans son
discours d'investiture, Viktor Yanoukovitch a d'ailleurs mis l'accent sur
la neutralité dont il veut faire une règle géopolitique pour l'Ukraine.
Son pays doit être « un pont entre l'Est et l'Ouest, un pays européen,
certes, mais toujours ancré en ex-URSS » a-t-il déclaré. Mais cette
journée d'investiture a tout de même suscité de vives critiques du côté
des tenants d'une Ukraine plus indépendante de la Russie. Ce jeudi, 24
février au matin, Viktor Ianoukovitch a reçu, lors d'une messe à Kiev, la
bénédiction du patriarche Kirill, le chef de l'Eglise orthodoxe de Moscou
et de toutes les Russies. Et cette présence du patriarche, que l'on sait
proche de Moscou et tenant d'une unification de tous les slaves orthodoxes,
a fait grincer bien des dents chez cette moitié de la population
ukrainienne qui reste très hostile à son nouveau président.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
ALAN DOSS FACE AUX CRITIQUES DU GUARDIAN DE LONDRES.
Le Représentant spécial des Nations Unies en République
démocratique du Congo (RDC), Alan Doss, a nié mercredi, dans une tribune
publiée dans le quotidien britannique The Guardian, avoir « passé un pacte
avec le diable », alors qu'un article de ce journal reprochait à la
Mission de ne pas livrer à la Cour pénale internationale un chef rebelle
recherché, Bosco Ntaganda. « Nous avons déclaré à maintes reprises que si
les autorités congolaises demandent à la Mission de l'Organisation des
Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) d'aider à livrer
Ntaganda à la CPI, nous le ferons. Mais le Président Kabila a choisi de
mettre de côté toute action contre Bosco pour l'instant », écrit Alan
Doss. L'article du quotidien affirme que Bosco Ntaganda aurait été aperçu
sur un court de tennis à Goma, la capitale de la province du Nord Kivu, et
affirme que « non seulement il reste en liberté, mais il sert en tant que
général dans une armée qui a le plein appui de la mission de maintien de
la paix de l'ONU au Congo ». « Même si beaucoup souhaiteraient peut-être
qu'il en soit autrement, les Casques bleus de l'ONU en RDC n'ont pas plus
la compétence d'arrêter quelqu'un sur un court de tennis à Goma qu'à
Wimbledon », a rétorqué M. Doss, rappelant que « les gouvernements
demeurent responsables de leurs forces de sécurité, de la protection
civile, de l'intégrité des frontières, des ressources naturelles et des
institutions publiques ». « Nous aidons la RDC dans plusieurs de ces
domaines, mais nous ne pouvons pas imposer notre volonté au gouvernement
», a-t-il insisté. « L'appui que notre mission, la MONUC, donne à l'armée
nationale n'est pas lié à la liberté de Bosco. Il est injuste de dépeindre
l'assistance de la MONUC à l'armée, qui est mandatée par le Conseil de
sécurité des Nations unies, comme un 'pacte avec le diable'», a ajouté le
Représentant spécial. « Oui, la MONUC est la plus importante opération de
maintien de la paix au monde », a-t-il poursuivi, « mais il ne faudrait
pas confondre un budget annuel de 1,3 milliard de dollars avec une
baguette magique qui résoudrait tous les problèmes du pays. Nous avons
18.000 soldats de la paix. Le petit Kosovo avait 40.000 soldats de l'OTAN,
et un appui aérien dont nos soldats de la paix ne peuvent que rêver ».
Alan Doss a souligné que la MONUC avait concentré plus de 95% de ses
troupes dans les provinces de l'Est, qui couvrent une superficie près de
trois fois supérieur à celle de la France. « Le terrain est très boisé. Il
y a peu de routes et les communautés sont isolées. L'accès rapide n'est
donc pas toujours possible lorsque des informations sur des violences nous
parviennent », a-t-il expliqué. M. Doss a également réfuté que le
Président Kabila ait demandé à la MONUC de quitter le pays pour le 50ème
anniversaire de l'indépendance de la RDC, le 30 Juin. « Le Président
Kabila et le Conseil de sécurité ont demandé un plan de réduction
progressive de la MONUC et éventuellement de retrait, mais le Conseil a
également fait part de son intention de renouveler son mandat de maintien
de la paix pour une autre année », a-t-il souligné
DARFOUR. VITE APPLICATION DE L'ACCORD DE PAIX, SELON LE CONSEIL DE
SECURITE
Le Conseil de sécurité s'est félicité jeudi 25 Fevrier,de
l'Accord-cadre pour le règlement du conflit au Darfour signé le 23
février à Doha par le gouvernement du Soudan et le Mouvement pour la
justice et l'égalité (JEM), l'un des principaux mouvements rebelles dans
cette région déchirée par la guerre, et a exhorté ces derniers à agir
pour le mettre en œuvre rapidement et complètement. Les membres du
Conseil ont en outre engagé « toutes les autres parties au Darfour à
rallier le processus de paix de Doha et l'Accord », selon une
déclaration à la presse lue par la Présidence du Conseil de sécurité,
assumée en février par la France. Les membres du Conseil ont rendu
hommage à l'Emir de l'Etat du Qatar, Sheik Hamad Bin Khalifa al-Thani,
et au Médiateur en chef conjoint Union africaine/ONU, Djibril Bassolé,
pour leur contribution à ce processus. Ils ont également salué « les
efforts considérables que le Président tchadien Idriss Déby Itno et son
gouvernement ont consentis pour faciliter la conclusion de cet accord. »
Selon des informations parues dans la presse, l'accord porte sur un
partage du pouvoir et prévoit la participation du JEM selon des
modalités à convenir ultérieurement entre les deux parties. Il énonce en
outre la proclamation d'un cessez-le-feu et des « discussions immédiates
pour parvenir à un accord pour son observation ». De son côté,
l’Opération hybride Union africaine-ONU au Darfour (MINUAD) s’est
félicité de l'arrivée récente de cinq hélicoptères Mi-35P tactiques mis
à la disposition de la mission par l’Ethiopie. « Je promets que nous
ferons tout notre possible pour utiliser au mieux les hélicoptères dans
le cadre de notre mandat principal, qui est la protection de la
population civile et le soutien à la création d’un environnement sûr »,
a dit le Représentant spécial conjoint, Ibrahim Gambari. Il a ajouté que
ces hélicoptères allaient aider « à dissuader ceux qui pourraient
menacer la paix et la stabilité au Darfour ». Des hélicoptères étaient
attendus depuis longtemps pour renforcer la capacité de la Mission à
protéger la population civile. Ils permettront aussi à réagir rapidement
et de manière efficace à tout situation d’urgence se développant sur le
terrain. La MINUAD pourra désormais atteindre de nombreuses zones qui
étaient jusque là inaccessibles. De Darfour, vaste région de l'ouest du
Soudan, est en proie depuis 2003 à un conflit opposant des mouvements
armés aux forces armées soudanaises appuyées par des milices locales. Le
conflit a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés selon les
estimations de l'ONU.
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NOUVELLES D'HAITI
JEREMIE. PANIQUE LUNDI CREE PAR UNE SECOUSSE SISMIQUE.
Un vent de panique a régné lundi dans la ville de Jérémie entrainant
le renvoi prématuré de toutes les écoles publiques et privées suite à une
secousse sismique qui a été ressentie dans plusieurs villes du pays vers
10H00. Plusieurs élèves ont été blessés alors qu’ils tentaient de s'enfuir
de leurs établissements scolaires, ont annoncé des correspondants depuis
la Grand’Anse. Une rumeur faisait état de l’effondrement d’une école dans
la région suite à une faible secousse de 4.7 ressentie vers 10H00 A.M
succédant à une première secousse de magnitude enregistrée quelques heures
plutôt. Les parents ont abandonné leurs activités pour se précipiter vers
les écoles en vue de ramener leurs enfants à la maison. Selon un
journaliste local, toutes les écoles de Jérémie ont été vidées avant 11h
A.M. Une psychose règne chez les écoliers et étudiants haïtiens depuis le
violent séisme du 12 janvier 2010 qui a fait environs 300.000 morts, selon
les estimations du président René Préval Cet événement risque de paralyser
les activités scolaires qui ont repris au niveau de plusieurs villes de
province un mois après le tremblement de terre du 12 janvier. Alors que le
gouvernement cherche la meilleure solution pour rouvrir les classes dans
les villes les plus frappées par le séisme du 12 janvier, des responsables
d’établissements scolaires privés de la capitale haïtienne pressent
l’exécutif d’autoriser une réouverture partielle des classes dans le
département de l’Ouest.
LES DEUX AMERICAINES TOUJOURS DETENUES EN HAITI.
Les deux Américaines encore détenues en Haïti dans l'affaire des "enfants
volés" seront libérées au plus tard jeudi, a déclaré mardi l'un de leurs
avocats, Aviol Fleurant. La décision est attendue très bientôt. Le juge
chargé du dossier (Bernard Saintvil) a communiqué son rapport d'enquête.
Il a toutes les informations qu'il voulait concernant les deux
missionnaires américaines, selon M. Fleurant. Les deux Américaines,
Charisa Coulter et Laura Silsby, étaient entendues mardi une nouvelle fois
au parquet de Port-au-Prince. Huit des dix Américains qui tentaient de
faire sortir d'Haïti un groupe de 33 enfants ont été libérés la semaine
dernière par la justice haïtienne
Cependant Aviol Fleurant, l'avocat des deux Américaines encore détenues en
Haïti a déclaré qu'elles seront libérées au plus tard jeudi. "La décision
est attendue très bientôt. Le juge chargé du dossier a communiqué son
rapport d'enquête. Il a toutes les informations qu'il voulait concernant
les deux missionnaires américaines" a indiqué Me. Fleurant. Laura Silsby,
chef du groupe des dix missionnaires baptistes inculpés après avoir été
arrêtés avec 33 enfants haïtiens à la frontière avec la République
dominicaine, et sa confidente Charisa Coulter, ont été entendues mardi une
nouvelle fois au parquet de Port-au-Prince. "Elles ont été interrogées en
présence d'un consul de l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince et du
responsable d'une organisation haïtienne de défense des droits de l'homme",
a précisé Me Fleurant. Tant qu'à elle, Mme. Silsby à déclaré aux
journalistes présents : "Je remercie le juge qui a pu mener son enquête et
déterminer notre innocence. Je remercie Dieu, mes amis, ma famille et la
communauté chrétienne d'Haïti qui a prié pour nous" Rappelons que les dix
Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le
refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été
arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de
Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république
voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village
et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille.
Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant
comme leurs parents.
. DIVERS
Quatre maires de métropoles haïtiennes appartenant à la région touchée
par le séisme du 12 janvier ont confirmé leur participation au 7e forum de
l'Alliance mondiale des villes contre la pauvreté (WACAP), organisé par le
Programme des Nations Unies pour le développement et la ville de
Rotterdam. Il s’agit des maires de Port-au-Prince, Tabarre, Carrefour et
Croix-des-Bouquets. Ce sommet favorise de nouvelles alliances et une
coopération décentralisée de ville à ville.
L’Union européenne veut lancer "un plan Marshall" pour Haïti, d’après
ce qu’a annoncé lundi la Haute représentante de l'Union Européenne pour
les Affaires étrangères Catherine Ashton. Officiellement appelé "Programme
de rétablissement européen", le plan Marshall fut conçu par les Américains
pour aider la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale.
Catherine Ashton devrait se rendre à Port-au-Prince la semaine prochaine.
Le président René Préval a déclaré qu’il veut consacrer plus de temps à
la question des abris provisoires pour les 1,5 million de sinistrés de la
catastrophe provoquée par le séisme du 12 janvier dernier, dont le bilan
pourrait atteindre les 300.000 morts. Des dizaines de milliers de tentes
et de bâches ont été distribuées jusqu’ici, selon le gouvernement.
La mairie de Paris a débloqué 1,5 million d'euros (2.04 millions de
dollars) sur 3 ans pour participer, entre autres, à la reconstruction de
l'administration municipale. Dans une rencontre à Paris avec le maire de
Port-au-Prince Jean Yves Jason, le maire de Paris Bertrand Delanoë a
insisté pour que la somme d'argent allouée serve notamment à des projets
sur du long terme, comme la formation de jeunes ouvriers qualifiés, la
construction d'abris en dur, l'aménagement de locaux pour la municipalité,
l'amélioration des services de santé.
57 % des écoles publiques et 26 % des écoles privées ont été détruites
dans le département de l'Ouest, selon un rapport du Ministère de
l'Education Nationale qui chiffre les lourdes pertes enregistrées au
niveau éducatif suite au séisme du 12 janvier. Seules 58 écoles publiques
et 929 écoles privées, représentant 20% du nombre total d'établissements
scolaires, ont résisté. 52% (2 394) des écoles privées sont très
endommagées et ne peuvent accueillir des enfants, selon les statistiques.
3 951 élèves, 541 enseignants et 189 fonctionnaires ont été tués, poursuit
le rapport qui n’a pas encore communiqué le nombre de disparus.
Le ministère de l’Education nationale met en garde des responsables de
quinze écoles privés voulant rouvrir leur porte sans l'autorisation
expresse du ministère. Ces derniers avaient dans une lettre ouverte
protesté contre la décision du Ministère de l'Education Nationale qui
interdit la réouverture des écoles qui n'ont pas été endommagées ou
fissurées lors du tremblement de terre du 12 janvier. Le ministre de
l'éducation Joël Desrosiers Jean Pierre dit poursuivre une série de
consultation avec les représentants des associations de directeurs
d'écoles en vue de définir une stratégie commune pour la reprise des
activités académiques.
Farouche partisan de l’ancien président Jean Bertrand Aristide et
coordonnateur de la « Cellule de Réflexion des organisations de la base de
Fanmi Lavalas », Jean Marie Samedy est décédé dimanche dernier dans un
centre hospitalier de la capitale où il avait été conduit d’urgence suite
à un malaise. Aucune précision n’a été rapportée sur la nature du malaise
dont a été victime Jean Marie Samedy.
Le Canada commence à rapatrier les 2000 soldats canadiens déployés en
Haïti à des fins humanitaires. Le navire militaire NCSM Halifax, qui se
trouvait au large des côtes de Jacmel, a fait voile samedi vers le Canada,
selon le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, précisant que
le retrait sera progressif.
L'office national d'assurance vieillesse (ONA) dont le siège social de
Delmas s'est effondré lors du séisme du 12 janvier ne pourra bénéficier de
81 millions de gourdes pour n'avoir pas renouvelé sa police d'assurance
qui était arrivée à terme le 30 septembre dernier. L'ONA n'était pas
couvert au moment du tremblement de terre, informe une source proche du
syndicat de l'office national d'assurance vieillesse.
Le problème des abris provisoires devrait être résolu d'ici 4 semaines
ont promis les autorités gouvernementales aux maires de la région
métropolitaine. Au terme d’une rencontre qui s'est tenue jeudi entre les
maires de la région métropolitaine de Port-au-Prince et des responsables
du gouvernement, notamment le ministre de l’Intérieur, les maires auraient
obtenu la garantie que d'ici 4 semaines, le problème des abris provisoires
pour les sinistrés serait résolu. De son retour du Mexique, le président
Préval a annoncé l’acquisition de 50 000 tentes par le gouvernement.
| 50,000 TENTES ACHETEES PAR PRESIDENT PREVAL
De retour du Mexique où il a participé à une réunion de la CARICOM
avec les pays du groupe de Rio, le président René Préval a annoncé l’achat
de 50.000 tentes en Chine pour la somme de 5 millions de dollars. « Nous
avons acheté de la Chine 50.000 tentes à 100 dollars l’unité pour un
montant de 5 millions de dollars. Ces tentes seront livrées cette semaine
», a indiqué le président Préval. Le chef de l’état n’a pas dit quand et
comment ces tentes seront distribuées à la population. La semaine dernière,
il avait appelé la communauté internationale à l’aider à obtenir des
tentes pour loger les personnes qui se trouvent dans les rues. Selon M.
Préval seuls 24% des 1,2 millions de sans abri avaient trouvé une tente. «
Il est urgent de trouver des moyens pour reloger ces personnes avec la
saison pluvieuse ils seront exposés à toutes les intempéries », avait-il
ajouté. Mardi en annonçant l’arrivée des tentes, il a indiqué que l’argent
pour les acheter provenait des fonds de l’accord Petro Caribe avec le
Venezuela. Sur une somme de 163 millions de dollars, nous allons aussi
dégager 11 millions pour les sinistrés, a également annoncé le président
Préval. Il a par ailleurs d’autres projets dont l’achat d’équipement
lourds pour la Compagnie CNE, la construction de routes et de ponts à
partir de ces fonds.
NOUVELLES INTERNATIONALES
ATHENES, GRECE. GREVE GENERALE CONTRE LA POLITIQUE D'AUSTERITE
Les syndicats grecs des secteurs public et du privé appellent à une
grève générale de vingt-quatre heures, pour protester contre les mesures
d'austérité décidées par le gouvernement pour sortir de la crise
financière. Bien que conscients de la situation économique critique dans
laquelle se trouve le pays, ils dénoncent ses conséquences sur les
travailleurs, premières victimes de cette crise. Aucun avion dans le ciel
grec depuis zéro heure ce mercredi en raison de la participation des
contrôleurs aériens à la grève de vingt-quatre heures qui paralyse le
pays. Une grève générale du secteur public et privé. Très peu de
transports sont aussi prévus, et aucune information, car les médias grecs
participent au large mouvement de protestation contre la perte des revenus
des salariés, la précarité de l’emploi, y compris dans la fonction
publique - du jamais vu- mais aussi contre les augmentations des prix et
des impôts indirects, annoncées et à venir. Un mouvement qui devrait être
largement suivi, car même si les syndicats grecs sont parfaitement
conscients de la grave situation économique du pays, ils soulignent qu’une
fois encore, le poids de la crise est injustement supporté par les
travailleurs qui voient déjà la diminution progressive de leurs droits, de
leurs retraites et de leurs revenus. Les syndicats grecs proposent plutôt
une politique diversifiée radicalement différente, qui soutienne les
investissements, la croissance et l’emploi. Ils demandent une imposition
équitable et efficace, et des mesures contre l’économie parallèle, la
fraude et surtout, l’évasion fiscale. Selon les sondages, les Grecs sont
favorables à la politique d'austérité...
Analyse du professeure Loukas Tsoukalis, professeur d’économie à
l’université d’Athènes.: L'austérité n'est jamais populaire mais ce qui
est très intéressant, c'est qu'en Grèce, tous les sondages montrent que la
grande majorité des Grecs sont en faveur du programme d’austérité. Ils
acceptent que le gouvernement se dirige vers la bonne direction... Bien
sûr, il y a quelques grèves... Il y aura des manifestations. Mais
j’attache beaucoup plus d’importance à ce qui montre que la majorité
écrasante des Grecs acceptent la nécessité des mesures
LA HAVANNE. DECES DE ORLANDO ZAPATA TAMAYO.EN PRISON
Il est le premier prisonnier politique à mourir en détention depuis le
début des années 1970 à Cuba. Orlando Zapata Tamayo est décédé mardi 23
février 2010 après une grève de la faim de deux mois, dans un hôpital de
La Havane. Orlando Zapata Tamayo était membre d'une organisation de
défense civique illégale, le Directoire démocratique cubain. Il faisait
partie des prisonniers d'opinion recensés par Amnesty international. Agé
de 42 ans, il avait été condamné en 2003 à 18 ans de prison pour «
désordre public ». Il avait cessé de s'alimenter depuis 85 jours, pour
protester contre ses conditions de détention. Transféré lundi 22 février
d’une petite clinique proche de la prison où il était incarcéré dans la
province de Camaguey, à un grand hôpital de la capitale, Orlando Zapata
Tamayo n’a pas survécu.
l'homme et la réconciliation nationale, dénonce les conditions de
détention du prisonnier : « Il a débuté sa grève de la faim le 9 décembre
dernier. Orlando Zapata demandait des conditions d’incarcération plus
humaines, uniquement de bonnes conditions d’incarcération, même pas sa
libération. La seule réponse du gouvernement a été de le réprimer encore
plus durement en le transférant dans une autre prison éloignée de plus de
200 km de la précédente. Et bien entendu, sa condition physique a commencé
à se dégrader. Il aurait été logique qu’après un mois de grève de la faim,
Zapata soit hospitalisé dans un service de soins intensifs. Les autorités
ne l’ont fait qu'avant-hier soir, quand il ne lui restait plus que
quelques heures à vivre. Elles l’ont transféré dans un hôpital réputé de
la Havane. Il n’y sera resté que quelques heures car il est décédé à 15h30
hier, mardi 23 février 2010. Les quelque 200 prisonniers politiques
cubains... vivent dans des conditions d’incarcération infrahumaines.»
Umaru Yar’Adua est rentré au Nigeria
NIGERIA. RETOUR DU PRESIDENT UMARU MUSA YAR ADUA.
Le chef de l’Etat du Nigeria Umaru Yar’Adua, est rentré dans la nuit
du 23 au 24 février 2010 dans son pays. Un avion a atterri ce 24 février à
l’aéroport d’Abuja où une ambulance attendait le président au pied de
l’avion. Des informations en provenance de Djeddah, où était hospitalisé
Umaru Yar’Adua depuis trois mois pour une grave affection cardiaque,
faisait état de son retour. Contre toute attente, le président Umaru
Yar’Adua est rentré dans la nuit du 23 au 24 février à Abuja aux alentours
de deux heures, heure locale. Aucun communiqué officiel n’a confirmé
l’information. Mais une source gouvernementale a indiqué à l’agence de
presse Reuters que le président avait atterri « à bord d’un avion saoudien
escorté par l’avion présidentiel ». D’après les journalistes présents
cette nuit à l’aéroport d’Abuja, cette arrivée s’est déroulée en catimini.
L’électricité a été coupée dans les environs et les avions qui
stationnaient dans un endroit inhabituel du tarmac ont été rejoints par
une ambulance qui s’est ensuite dirigée vers la villa présidentielle.
Dans quel état se trouve le président nigérian? Impossible de la savoir.
Depuis le départ de Yar’Adua en Arabie Saoudite le 23 novembre dernier, ni
la présidence, ni le parti au pouvoir, ni le gouvernement n’ont donné la
moindre information sur son état de santé, ce qui alimentait les rumeurs.
Malgré tout, selon le ministre des Affaires étrangères Ojo Maduekwe, une
délégation ministérielle s’est rendue le 22 février en Arabie Saoudite
pour s’informer de l’état de santé du président et il est prévu qu’elle
rende compte de sa visite ce 24 février lors du conseil des ministres.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Par Jacques Dusseck et Scott Strong
POUR L'ONU LA PRIORITE EST E SECOURIR LES HAITIENS
DEPLACES.
La priorité des agences des Nations Unies opérant en Haïti reste
toujours l'assistance humanitaire aux populations déplacées, plus d'un
mois après le séisme qui a frappé la région de Port-au-Prince, a indiqué
mardi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Des
déplacements massifs de populations ont eu lieu suite au séisme. Environ
600.000 personnes ont quitté Port-au-Prince pour s'installer dans d'autres
régions du pays et on estime à 160.000 le nombre de déplacés massés à la
frontière avec la République dominicaine, le pays voisin. La plupart des
déplacés sont hébergés par des membres de leurs familles, augmentant de 5
à 10, voire parfois à 15 personnes, le nombre d'habitants par maison.
Cette situation accentue la vulnérabilité de ces communautés qui manquent
de nourriture, d'accès aux soins de santé de base et à des infrastructures
d'eau et d'assainissement. A ce jour, plus de 330.000 personnes ont
bénéficié d'une aide leur permettant de s'abriter temporairement, ce qui
représente seulement 30% de la population totale de sans-abris, a indiqué
la porte-parole d'OCHA, Elisabeth Byrs, lors d'un point de presse à Genève.
Des équipes de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont
commencé ce mardi le recensement de 16.000 déplacés sur la place du Champ
de Mars à Port-au-Prince, afin d'organiser, à terme, leur retour chez eux.
L'accès à l'eau potable et aux infrastructures d'assainissement restent
également la priorité pour un million de personnes déplacées. Les équipes
du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) vont installer plus de
10.000 latrines d'ici avril et plus de 20.000 dans les six prochains mois.
Pour sa part, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a vacciné plus de
62.000 personnes contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la
rougeole et la rubéole pour limiter la propagation des maladies
infectieuses. Par ailleurs, le Bureau de la coordination des affaires
humanitaires a indiqué que l'Appel de fonds humanitaire révisé pour Haïti
de 1,44 milliard de dollars lancé la semaine dernière par le Secrétaire
général de l'ONU Ban Ki Moon a été financé pour l'instant à hauteur 48%.
Le séisme du 12 janvier a fait plus de 222.000 morts, selon le dernier
bilan du gouvernement haïtien, et a causé d'énormes destructions, en
particulier dans la capitale Port-au-Prince.
BAN KI-MOON SALUE UN ACCORD ENTRE LE SOUDAN ET UN MOUVEMENT
REBELLE.
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué
l'accord pour la résolution du conflit au Darfour signé mardi à Doha par
le gouvernement du Soudan et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM),
l'un des principaux mouvements rebelles dans cette région déchirée par la
guerre. « Cet accord représente une étape importante vers un accord de
paix inclusif et global pour le Darfour, qui s'attaquera aux causes
sous-jacentes du conflit et répondra aux préoccupations de toutes les
communautés du Darfour », indique un message transmis à New York par son
porte-parole. Le Secrétaire général a indiqué qu'il était impatient que
les dispositions de cet accord soient pleinement mises en œuvre. Il a
encouragé les parties à s'engager dans le processus de paix global de Doha
« avec flexibilité et avec une vision politique », et à s'accorder sur un
règlement politique définitif de la crise au Darfour. « Les Nations Unies
et le Médiateur conjoint de l'Union africaine et de l'ONU continueront à
assister les parties dans leurs efforts pour parvenir à cet objectif
important », a enfin assuré le Secrétaire général. Selon des informations
parues dans la presse, l'accord porte sur un partage du pouvoir et prévoit
la participation du JEM selon des modalités à convenir ultérieurement
entre les deux parties. Il énonce en outre la proclamation d'un
cessez-le-feu et des « discussions immédiates pour parvenir à un accord
pour son observation ». Le Darfour, vaste région de l'ouest du Soudan, est
en proie depuis 2003 à un conflit opposant des mouvements armés aux forces
armées soudanaises appuyées par des milices locales. Le conflit a fait
300.000 morts et 2,7 millions de déplacés selon les estimations de l'ONU.
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ARCHIVES
Nouvelles d'Haïti et d'ailleurs
Rédaction :Jacques Dussek, Libertito Pelayo, Fred Dupiton, Raymond
Dussek, Thomas Eddy Dupiton, , Simone Bryan, James Limage, Jean Jr.
Joseph, Gislène Laforest, Monica Mena, Malherbe Métélus, Zeyad Falah,
Jerry Blumberg, Scott Strong, Elizabeth Menos, Zynep Omar, Patricia
Faurelus.
LA MINUSTAH ATTEND 500 CASQUES BLEUS ARGENTINS
Un contingent de 500 casques bleus argentins rejoindra cette semaine la
Mission des nations unis pour la stabilisation d’Haïti (Minustah). Les
troupes argentines ont déjà laissé leur pays le 27 juillet en direction
d’Haïti, selon un communiqué de presse de l’État major argentin.
L'information a été rapportée par le journal en ligne "Patagonico". La
majeure partie de ce contingent qui doit rester au pays pendant six mois
rejoindra le Batallón Conjunto Argentino (BCA), un bataillon basé aux
Gonaïves, alors que le reste des troupes argentines demeurera à
Port-au-Prince, à l’hôpital de la force aérienne argentine. L'Argentine
participe depuis 2004 à la mission onusienne en Haïti.
|MARIO ANDRESOL DEVANT LE SENAT POUR DEFENDRE SON NOUVEAU MANDAT
Mario Andrésol, directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH),
se présentera mardi devant la commission de Justice et de sécurité du
Sénat pour défendre son nouveau mandat. Reconduit par le président René
Préval à la tête de la PNH pour un nouveau mandat de trois ans, Mario
Andrésol doit être entendu mardi matin par la Commission justice et de
sécurité de la Chambre haute. Les discussions porteront sur plusieurs
points importants tels le bilan de M. Andrésol, la professionnalisation de
la police, les infrastructures policières, entre autres». Suite à cette
convocation, la commission va dresser un rapport qu’elle acheminera au
président de l’Assemblée générale, Kelly C. Bastien. De plus, Youri
Latortue, président de la commission justice et de sécurité du Sénat, a
même signalé une possible convocation du premier ministre Pierre-Louis, en
ce qui concerne la fin du mandat de la Mission de stabilisation des
Nations-Unies en Haïti. Selon le sénateur de l’Artibonite, le premier
ministre, Michèle Pierre-Louis, devrait dévoiler le plan de retrait des
soldats de la Minustah.
LA MORT DE JEAN DOMINIQUE: MANNO CHARLEMAGNE FAIT DES REVELATIONS.
L'ex maire de Port-au-Prince, Joseph Emmanuel Charlemagne a révélé que
Jean Dominique a été assassiné parce qu'il était un potentiel candidat à
la présidence aux élections de 2000. Conseiller spécial du président
Préval au pouvoir, Jean Dominique était l'un des fers de lance de
l'organisation Kozepep. Cette organisation jouissait d'une grande
popularité dans les milieux ouvriers et paysans et était supportée par le
président Préval. Manno Charlemagne explique que les dirigeants de la
Fondation Aristide avaient qualifié d'ingrat, l'agronome Dominique qui
n'avait pourtant pas annoncé publiquement sa candidature. Intervenant à
l'émission Métropolis de Nancy Roc, l'ex maire de Port-au-Prince a soutenu
que Jean Dominique n'avait pas été tué pour ses prises de positions en
tant qu'animateur vedette et commentateur politique de radio Haïti Inter.
Selon M. Charlemagne, la mort de Jean Dominique était devenue inéluctable
à partir du moment ou la haine avait envahi le " Lumpen Proletariat qui
accompagnait Aristide". Interrogé sur les accusations contre Dany
Toussaint, l'ex maire de Port-au-Prince juge qu'elles sont non fondées. "
C'est tomber dans la solution facile d'accuser Dany", martèle M.
Charlemagne. Pour montrer l'importance de Kozepep, M. Charlemagne a fait
remarquer que cette organisation s'est transformée en 2006 en la
Plateforme politique Lespwa.
RODOLPH PIERRE VP DU CEP DESTITUÉ.
Le vice-président du conseil électoral a été destitué ce vendredi sur
une résolution adoptée par les huit autres membres du Conseil, a-t-on
appris. Cette destitution fait suite au refus catégorique de Rodol Pierre
de présenter des excuses publiques. Les huit autres conseillers
électorauxont adopté une résolution visant à destituer M. Rodol Pierre
après que c’est dernier ait refusé de présenter des excuses publiques.
Mercredi, les conseillers électoraux avaient donné 24 heures au vice-président
du Conseil électoral provisoire de présenter ses fameuses excuses pour
avoir accusé le président du CEP, Frantz Gérard Verret de manipuler les
résultats du second tour des sénatoriales au profit de Lespwa dans le Sud.
Rodol Pierre avait catégoriquement refusé d’obtempérer. Il avait maintenu
ses accusations arguant qu’elles étaient justifiées.
CHEF DE GANG EVENS JEUNE MORT AU PENITENCIER NATIONAL.
Arrêté depuis le 13 mars 2007, Evens Jeune dit « Ti Kouto », chef de
gang réputé de Cité soleil, a rendu l’âme le 24 juillet au Pénitencier
national. La nouvelle a été confirmée par les responsables de la prison.
Accusé d’association de malfaiteur, de détention illégale d’armes,
d’enlèvements, de séquestration et d’assassinat, Evens Jeune emportera ses
secrets dans la tombe. En dépit du fait qu’un procès ait été enclenché
contre lui, les faiblesses du système judiciaire haïtien se sont érigées
en obstacle à la poursuite de la procédure. Après avoir fait régner sa loi
dans plusieurs quartiers de Cité soleil au lendemain du départ de l’ancien
président Jean Bertrand Aristide, Evens Jeune s’est réfugié dans le
département du sud suite aux opérations conjointes de la police nationale
et des troupes onusiennes pour ramener le calme dans le plus grand
bidonville de la capitale haïtienne. Plusieurs des complices d’Evens Jeune
ont été interpellées par la police, mais « Ti Kouto » avait toujours clamé
son innocence. Les causes de ce décès sont encore non élucidées, mais les
autorités pénitentiaires ont reconnu que le détenu Evens Jeune était
gravement malade, sans préciser de quoi il souffrait. À cela faut-il
ajouter la dureté des conditions de détention dans les prisons haïtiennes.
LE BANDIT WILLIAM BAPTISTE CONDAMNE A 14 ANS DE PRISON.
Après la mort en prison d' Evens Jeune, le bandit de la place, un autre
chef de gang a été condamné à 14 ans de détention aux assises criminelles
qui se déroulent à travers le pays depuis le 17 juillet. Inculpé pour
enlèvement, séquestration et association de malfaiteurs, le dénommé Ti
blan vient d’écoper de 14 ans de prison. Le cas William Baptiste, alias Ti
Blan, est celui qui a retenu le plus l’attention à la 2e semaine des
assises criminelles avec et sans assistance de jury ouverte depuis le
lundi 21 juillet au Palais de Justice de Port-au-Prince. Ces assises ont
déjà permis de condamner au Cap-Haitien 15 individus dont un inspecteur de
police répondant au nom de Plaisimond.
BILL CLINTON ATTENDU EN FLORIDE POUR LE CONGRES DE THL.
Bill Clinton, actuel émissaire des Nations-Unis pour Haïti, est attendu
au prochain congrès organisé par The Haitian League (THL) qui se déroulera
du 6 au 9 août à Miami en Floride. L’ex- président américain, William
Jefferson Clinton, qui a été désigné comme émissaire spécial de l’Onu en
Haïti, doit participer au prochain congrès organisé par l’organisation
haïtienne œuvrant dans la diaspora, The Haitian League, et qui se tiendra
du 6 au 9 août 2009 à Miami. M. Clinton est l’intervenant parfait pour cet
événement en tant qu’envoyé spécial des Nation Unies pour Haïti, soutient
le Dr Rudolph Moise, président du congrès. Sa présence à cet événement
vise à susciter chez les participants des réflexions adaptées sur les
meilleurs moyens d’aider Haïti. Ce congrès se donne pour objectif de
combiner et de capitaliser les ressources haïtiennes de la diaspora pour
développer des stratégies d’aide envers les Haïtiens dans le monde. Il
mettra l’accent sur le renforcement de l’agriculture nationale, la
promotion de l’éducation et de la santé, ainsi que le développement du
tourisme en Haiti. Initiative de The Haitian League (La Ligue Haïtienne),
l'événement devrait réunir des Haïtiennes et Haïtiens venus du monde
entier, des membres de gouvernement, et des représentants d’organisations
de bailleurs de fonds, soutiennent les organisateurs.
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WALTER CONKRITE EST DÉCÉDÉ
Une des légendes de la télévision américaine, le chef d'antenne Walter
Cronkite, vient de s'éteindre à l'âge de 92 ans, dans sa résidence de New
York. Celui que les sondages d'opinion persistaient à décrire comme
l'homme en qui les Américains avaient le plus confiance avait témoigné des
plus grands événements de son pays, pendant des décennies, sur les ondes
du réseau CBS. Le pionnier de la télévision a notamment rendu compte de
l'assassinat du président John F. Kennedy en 1963, du premier alunissage
de Neil Armstrong en 1969 et de la démission de Richard Nixon en 1974.
Né en 1916, Walter Leland Cronkite Junior fait ses premières armes en
journalisme dans les années 1930. Il sera notamment chef du bureau de
l'agence United Press, à Moscou. Dans les années 1940, il s'initie au
journalisme de guerre. Il sera aux premières loges lors du débarquement de
Normandie et des bombardements aériens sur l'Allemagne nazie. En 1952,
Walter Cronkite travaille déjà pour le réseau CBS. Il inaugure un nouveau
style, le reportage en direct. Puis, une fois à la barre des nouvelles, on
invente pour lui un nouveau mot dans la langue américaine, anchorman, en
français, chef d'antenne. C'est l'assassinat du président Kennedy, le 22
novembre 1963, qui propulse Walter Cronkite au sommet de sa profession. Il
annonce alors à une nation atterrée la terrible nouvelle. En 1968, Walter
Cronkite joue un rôle crucial en tournant l'opinion publique américaine
contre la guerre du Vietnam. Il déclare en ondes que celle-ci ne peut pas
être gagnée. Le président américain de l'époque, Lyndon Johnson, avait
plus tard déclaré que: « Si Cronkite est contre moi, l'Amérique moyenne
est aussi contre moi ». En 1981, Walter Cronkite cède l'antenne à Dan
Rather. Ce ne sera qu'une retraite apparente, puisqu'il continuera,
jusqu'à la fin, à apparaître régulièrement dans les médias. Walter
Cronkite aura été le chef d'antenne de CBS News de 1962 à 1981.
LE PREMIER MINISTRE PRESENTE LE CIAT A SES PARTENAIRES FINANCIERS.
Le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis a procédé, le lundi
13 juillet, à la présentation du Comité Interministériel d’Aménagement du
Territoire (CIAT), une entité qu’elle préside, à ses partenaires
techniques et financiers. Tenue à la Primature, cette rencontre a eu lieu
dans l’objectif de présenter le mandat du Comité interministériel
d’aménagement du territoire (CIAT) et son plan d’action. Le Comité
interministériel d’aménagement du territoire (CIAT) s’agit d’un organe par
lequel le gouvernement se donne pour mission de faire face au phénomène de
détérioration continue du territoire haïtien. En plus de la présentation
du mandat et du plan d’action de CIAT à ses partenaires financiers et
techniques, les participants ont pu également réfléchir sur la mise en
place d’une Table Sectorielle « Aménagement du Territoire et Gestion des
Bassins Versants». Parlant de ce nouvel organe du gouvernement lors du
20ième anniversaire de l’organisation « Konbit Peyizan Nip » (KPN), Mme
Michel Duvivier Pierre-Louis a dit espérer que (CIAT) permettra d’aboutir
à des actions concertées et de mieux gérer ainsi les interventions et
initiatives dans le domaine environnemental.
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MINUSTAH
Port-au-Prince, 14 juillet 2009 – Tous les personnels militaires devant
intégrer la MINUSTAH sont soumis, dès leur arrivée, à des mesures strictes
de quarantaine. Ces dispositions sont efficaces notamment dans
l’identification, l’isolement et le traitement de tout cas de grippe avéré
ou susceptible de se développer au sein des nouveaux arrivants en Haïti.
Sur un total de 11 militaires ayant contracté le virus de la grippe ou
suspectés d’en être toujours porteur, un soldat a présenté les symptômes
de la grippe AH1N1, et son diagnostic s’est avéré positif. Ces soldats
sont arrivés en Haïti les 1er et 2 juillet 2009 respectivement, en
provenance de divers pays. Tous les patients ont répondu positivement aux
traitements qui leur ont été administrés. A ce jour, neuf d’entre eux,
dont celui atteint du virus H1N1, ont déjà quitté la clinique d’isolement
de la MINUSTAH et en sont complètement guéris. Le 14 juillet, un deuxième
cas du virus H1N1 a été décelé dans la clinique d’isolement et demeure
sous contrôle médical. Aussitôt qu’un patient est testé positif au virus
H1N1, la MINUSTAH en informe le Ministère de la Santé publique et de la
population, selon le protocole établi. Un prélèvement effectué sur chaque
patient est envoyé au Centre de contrôle des maladies à Atlanta, en
Georgie, pour vérification de la présence du virus H1N1.
La MINUSTAH surveille soigneusement tout les vols entrant et
transportant du personnel militaire, et soumet systématiquement tous les
nouveaux arrivants à une quarantaine de 10 jours pour une observation de
leur état de santé. Ces mesures strictes sont conformes aux
recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ont pour
objectif de limiter la propagation de toute infection s’apparentant à la
grippe, et permettent une rapide prise en charge médicale des cas
identifiés.
CONFIRMATION DE 3 CAS DE GRIPPE H1N1 EN HAITI.
La présence de la grippe A (H1N1) est confirmée en Haïti. Trois cas
avérés ont été recensés : deux agents d’un contingent chilien fraichement
débarqué et un Haïtien, a révélé le ministre de la Santé publique lors
d’un point de presse ce mardi. Trois personnes ont été contaminées par le
virus de la grippe A (H1N1), a annoncé le ministre de la Santé public,
Alex Larsen, lors d’un point de presse cet après-midi. Il s’agit de 2
soldats de la Minustah et d’un jeune Haïtien de 23 ans. Les deux soldats
onusiens font partie d’un contingent chilien nouvellement débarqué en
Haïti. Ils étaient affectés au Cap-Haitien lorsqu’ils ont ressenti les
symptômes de la grippe porcine. Le contingent a été conduit à
Port-au-Prince où tous ses membres ont été placés en quarantaine. Les
soldats chiliens infectés se portent bien et sont sous médication, a
assuré le ministre de la Santé publique et de la population. Quant à
l’Haïtien, il s’est présenté lui-même à un centre hospitalier après avoir
ressenti les symptômes de la grippe A(H1N1). Il se porte lui aussi,
indique le ministre Larsen et les membres de sa famille sont sous
surveillance médicale. Le Dr Larsen appelle les membres de la population à
la vigilance et les exhorte à se faire dépister au moindre cas de fièvre.
Ils peuvent le faire dans plusieurs centres hospitaliers du pays dont
l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, l’Hôpital La Paix, les dix
centres départementaux, entres autres. Par ailleurs, le titulaire du MSPP
met en garde la population contre l’automédication. « Le virus est très
sensibles aux antiviraux, il peut développer forme de résistance lorsque
ceux-ci sont mal utilisés ». Le MSSP, seul habilité à fournir des
antiviraux, dispose, d’un stock important de médicaments comme le Tamiflu
pour soigner les cas de grippe A qui peuvent se déclarer sur le territoire
national, assure le ministre de la santé.
PROCHAINE VACCINATION DE LA POPULATION CONTRE LA GRIPPE H1N1
Tous les pays du monde devront vacciner les populations contre le
nouveau virus de la grippe A (H1N1), a annoncé, lundi, l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) après avoir jugé que rien ne peut arrêter ce
virus. Cette résolution concerne tout le monde, les pays touchés par le
virus comme ceux qui n’ont jusqu’à présent recensé aucun cas, telle Haïti.
L’OMS a donné son feu vert « sans réserve », ce lundi 13 juillet, à toutes
les sociétés pharmaceutiques pour fabriquer des vaccins. « Le groupe a
estimé que la pandémie de H1N1 ne pouvait pas être arrêtée et que, par
conséquent, tous les pays devaient accéder au vaccin », a expliqué Marie-Paule
Kieny, directrice à l'OMS de l'Initiative pour la recherche sur les
vaccins. Parlant des conclusions du groupe consultatif d'experts sur les
questions d'immunisation (SAGE) au sein de l'OMS, Mme Kieny a déclaré que
chaque pays devra aussi déterminer quels groupes sont prioritaires après
les infirmières et les médecins. Les employés des services de santé
doivent être d’abord vaccinés dans tous les pays pour qu’un système de
santé fonctionne à mesure que le virus évoluera. « Prévenir vaut mieux que
guérir », avait déjà estimé une étudiante haïtienne en médecine, ajoutant
que l’Etat haïtien devrait prendre plus au sérieux ce virus, d'autant plus
qu'un premier cas vient d'etre enregistré dans le pays. Le virus a été
introduit en Haiti par un membre d'un nouveau contingent de la Minustah.
Selon elle, des séances de formation, pour expliquer ce qu’est le virus et
comment s’en protéger, devront se réaliser à travers tout le pays au
profit de la population.
PREMIER MINISTRE PIERRE-LOUIS ATTENDU A LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
Le premier ministre haïtien, Michèle Duvivier Pierre-Louis, le ministre
de l’Economie et des finances, Daniel Dorsainvil, et le ministre de la
Planification, Jean Max Bellerive sont attendus ce mardi. Le projet de
budget sera au centre des débats. Le président de la commission finance de
la chambre des députés a annoncé qu’une importante réunion de travail doit
se tenir ce mardi entre les différents membres du gouvernement concernés
par l’élaboration de la loi de finance pour le prochain exercice fiscal. «
Le chef du gouvernement est celui qui fait exécuter le budget alors que
les ministre de l’Economie et de la Planification interviennent
directement dans la rédaction du document, donc si on a ces trois
personnalités, on tous les paramètres du budget », a indiqué Jean Marcel
Lumérant. D’un autre coté, le président de la commission finance de la
chambre basse, qui a parcouru le projet de budget déposé le 30 juin
dernier, confirme une révision à la hausse du salaire des employés de la
fonction publique. « Cette augmentation concerne seulement les agents qui
ont un salaire inférieur à 38 milles gourdes », a-t-il souligné.
MARIO ANDRESOL MAINTENU A LA TETE DE LA POLICE NATIONALE.
Dans une correspondance adressée au bureau du Sénat de la République,
le Président René Préval lui a annoncé sa décision de reconduire à son
poste le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, dont le
mandat est arrivé à terme le 5 juillet dernier. Confirmant l’information
sur les ondes de Radio Kiskeya, le Sénateur du Sud-Est Joseph Lambert (Lespwa)
a indiqué que la Chambre haute se penchera prochainement sur la
ratification de ce choix.
En cas de confirmation, le commandant en chef de la Police Nationale
aura, conformément à la constitution, un second mandat de trois ans après
celui qu’il a accompli de 2006 à 2009. Le Sénateur Lambert s’est réjoui de
la décision du chef de l’Etat qui témoigne, selon lui, de la confiance
placée en M. Andrésol dont il vante les réalisations en matière de
sécurité. Le parlementaire précise toutefois qu’il reviendra à l’assemblée
de se prononcer sur le dossier du candidat tout en faisant état de
l’intention de ses pairs de proposer un plan de sécurité pour les trois
prochaines années. Plusieurs organisations des droits humains comme le
Réseau national de defense des droits humains (RNDDH) et la Plateforme des
organisations haïtiennes des droits humains (POHDH) avaient, la semaine
dernière, dressé un bilan globalement positif de l’action du chef de la
police. Sans sous-estimer certains problèmes dont l’échec du processus
d’épuration, ils avaient notamment salué le démantèlement de nombreuses
bandes criminelles, le rétablissement de la sécurité dans des zones de non
droit et la neutralité politique de l’unique force de sécurité du pays.
Nommé à la tête de la PNH en août 2005 par le gouvernement de transition
Alexandre/Latortue (2004-2006), Mario Andrésol, 50 ans, est un ancien
officier des Forces Armées d’Haïti ayant intégré l’institution policière à
sa création en 1995. Il fut notamment directeur central de la police
judiciaire (DCPJ) avant d’être jeté en prison sous le gouvernement de
Jean-Bertrand Aristide. Peu après sa libération, il devait s’exiler aux
Etats-Unis.
DIX ILLEGAUX HAITIENS APPREHENDES SUR LA PLAGE DE POMPANO.
Dix haïtiens, huit hommes et deux femmes, ont été arrêtés lundi soir
peu après avoir atteint les plages de Pompano Beach , a annoncé mardi une
porte-parole de la patrouille frontalière des Etats-Unis.Les clandestins,
qui se trouvaient en bon état de santé, n’ont opposé aucune résistance à
l’arrivée des agents de l’ordre suite à un appel de la police du comté de
Broward, précise la porte-parole Elee Erice. Ils ont été tous transférés
au centre de détention de la patrouille frontalière situé à Dania Beach.
"Il est probable que l’embarcation de sept mètres de long à bord de
laquelle avaient voyagé les réfugiés transportait encore plus de personnes,
peut-être confisquée.Les dix haitiens interceptés étaient interrogés et
soumis aux formalités administratives d’usage avant d’être prochainement
déportés vers Haïti. La porte-parole de la police frontalière des
Etats-Unis souligne qu’aucun d’entre eux ne disposait pour l’instant de
documents de voyage. En vertu d’un accord signé en 1981 entre
Port-au-Prince et Washington, tous les illégaux haïtiens arrêtés en
territoire américain doivent être rapatriés. Depuis le début de l’année,
plusieurs centaines de personnes fuyant des conditions économiques
précaires ont été interceptées en se dirigeant vers la Floride.
ACCIDENT SUR LA ROUTE NATIONALE No.2. 6 MORTS ET 12 BLESSES.
L’accident est survenu quand un véhicule de transport public
immatriculé au numéro TP 37954, a foncé sur un groupe de personnes qui
revenaient des funérailles d’un proche. Les blessés ont été conduits
d’urgence à l’Hôpital de Fond-des-Nègres. Le chauffeur du véhicule, dont
l’identité n’a pas été révélée, a été emmené par la police.
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HOMMAGE MONDIAL A MICHAEL JAKSON.
La cérémonie d'hommage au "Roi de la pop" a été regardée par des
centaines de millions de personnes dans le monde. On ne sait toujours rien
de la destination finale de la dépouille du chanteur. "Papa a été le
meilleur père", a déclaré en pleurs la fille de Michael Jackson, à la fin
de la cérémonie d'hommage au "Roi de la pop".
Paris, âgée de 11 ans, qui s'exprimait pour la première fois en public,
a pris la parole sur scène, entourée des membres de la famille Jackson, au
terme d'une cérémonie d'environ 90 minutes, mardi 7 juillet, retransmise
sur Internet et par les télévisions du monde entier et qui s'est terminée
vers 12h45 locales. "Depuis que je suis née, papa a été le meilleur père
qu'on puisse imaginer. Et je veux juste dire que je l'aime énormément",
a-t-elle dit, avant de fondre en larmes.
L'hommage au chanteur, décédé le 25 juin dernier à l'âge de 50 ans, a
réuni de nombreuses stars qui se sont succédées sur la scène, au pied de
laquelle avait été installé le cercueil de Michael Jackson doré à l'or fin
et recouvert d'un lit de fleurs rouges.
La cérémonie d'hommage, regardée par des centaines de millions de
personnes dans le monde, a commencé mardi matin au Staples Center de Los
Angeles par la lecture d'un message de Nelson Mandela. "Michael était un
géant et une légende dans l'industrie de la musique. Et nous pleurons avec
des millions de fans à travers le monde", a affirmé l'ancien président
sud-africain.
Plus de trois heures après la fin de la cérémonie, on ne savait
toujours rien de la destination finale de la dépouille du chanteur. Les
hélicoptères des chaînes de télévision qui suivaient le convoi funèbre ont
perdu la trace du corbillard alors que les limousines de la famille du
chanteur bifurquaient, pour se rendre dans un hôtel de luxe de Beverly
Hills. Plusieurs médias envisageaient que Michael Jackson fût incinéré et
ses cendres répandues sur les terres de son ranch californien de Neverland,
au nord-ouest de Los Angeles.
Les réactions ont été nombreuses dans le monde. "Je crois que, comme
Elvis (Presley), (Frank) Sinatra, comme les Beatles, il faisait partie
intégrante de notre culture", selon Barack Obama, président des Etats-Unis,
s'exprimant depuis la Russie
"Je ne crois tout simplement pas que Michael aurait voulu que je
partage mon chagrin avec des millions d'autres personnes. Ce que j'éprouve
est entre nous", a pour sa part déclaré Elizabeth Taylor, actrice,
expliquant sur Twitter pourquoi elle n'a pas assisté à la cérémonie.
Du Japon à l'Australie, les fans de Michael Jackson ont pris la tête de
l'hommage au "Roi de la pop" qui avait lieu mardi 7 juillet sur tous les
continents, pendant que la cérémonie officielle qui se déroulait à Los
Angeles était retransmise par les télévisions du monde entier. A Tokyo,
c'est par centaines que ses admirateurs, certains en pleurs, se sont
massés en fin de journée devant la célèbre Tower Records du quartier "branché"
de Shibuya pour regarder vidéos et clips de ses plus célèbres albums,
projetés sur des écrans dans les vitrines de magasins.
À des milliers de kilomètres plus au sud, les fans australiens de la
star, subitement morte le 25 juin, bravaient l'hiver austral pour se
masser devant des écrans géants à Melbourne ou Sydney, qui devaient
retransmettre l'hommage final.
A Hong Kong, les organisateurs d'une cérémonie ont demandé aux fans de
Jackson de venir habillés de blanc ou de noir, une rose à la main.
En Europe, la plupart des grandes chaînes généralistes espagnoles,
françaises, allemandes ou autrichiennes, diffusaient l'hommage, en direct
ou en montrant des extraits.
A Berlin, la salle omnisports O Arena, d'une capacité de 17 000 places,
était ouverte au public pour qu'il puisse y suivre la retransmission en
direct.
En Roumanie, les fans de la pop star étaient invités dans un grand parc
de Bucarest et à Costinesti, au bord de la mer Noire, pour y revoir sur
des écrans géants les clips vidéo de la star pendant que les chaînes
d'information diffusaient l'hommage en direct. Passionné de musique,
l'ancien Premier ministre letton Ivars Godmanis, devait animer pendant
cinq heures une émission en hommage à Michael Jackson sur la radio privée
SWH, diffusée en deux parties samedi et dimanche.
Au Chili, les policiers du palais présidentiel de la Moneda ont
effectué mardi le changement de la garde au son de la chanson "We are the
world", pour rendre hommage au "Roi de la pop".
Et en Afrique, à Krindjabo, capitale du royaume du Sanwi, dans le
sud-est de la Côte d'Ivoire, où le chanteur avait été intronisé "prince"
en 1992 au cours d'une visite, le roi Amon N'douffou V devait encore
annoncer la date de la cérémonie prévue dans le village en hommage à
Michael Jackson.
AIR CARAIBES, COMPAGNIE FRANCAISE DESSERVIRA HAITI ET SAINT MARTIN.
La compagnie aérienne vendéenne Air Caraïbes (groupe Dubreuil) va
desservir, à partir de cet hiver, l’île de Saint-Martin (en partie
hollandaise), aux Antilles et Port-au-Prince, en Haïti, a-t-on appris.
En vue d’optimiser son réseau vers les Antilles, la compagnie française
a ouvert, ce 8 juillet, les réservations pour sa nouvelle ligne directe
Paris (Orly) – Saint-Martin – Port-au-Prince – Paris, lit-on sur le site
www.aerocontact.com.
La rotation sera réalisée deux fois par semaine en Airbus A330-200 à
partir du 12 décembre prochain. Elle sera en place toute l’année. Les deux
destinations sont déjà desservies par Air Caraïbes. Toutefois, l’aéroport
Princess Juliana de Saint-Martin n’est actuellement relié à Paris qu’avec
une escale préalable à Pointe-à-Pitre.
Cette nouvelle destination est destinée à compléter l’offre d’Air
Caraïbes qui dessert déjà les Antilles françaises et la Guyane, a rapporté
pour sa part le site www.ouest-france.fr.
En ce qui concerne Haïti, elle obtient deux services hebdomadaires qui
s’ajoutent aux deux qui existent aujourd’hui depuis la Guadeloupe.
Air Caraïbes est une compagnie aérienne française basée en Guadeloupe.
Elle dessert notamment Pointe-à-Pitre, Cayenne, La Désirade (saisonnier),
Les Saintes, Marie-Galante, Fort-de-France, Port-au-Prince, Saint-Barthélemy,
Saint-Domingue, Saint-Martin-Grand Case, Saint-Martin-Juliana et
Sainte-Lucie. Depuis fin 2007, la compagnie dessert le Costa Rica et le
Panama sur un Embraer.
GONAIVES ACCUEILLE BILL CLINTON ET LE PRESIDENT PREVAL.
L'émissaire spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clinton s'est rendu hier
aux Gonaïves, la ville qui avait le plus souffert des ouragans de
septembre 2008.
Accompagné du président haïtien René Préval, Bill Clinton a visité des
chantiers financés par le Programme des Nations unies pour le
développement (PNUD) et d'autres organisations internationales, destinés à
la construction de digues et de murs afin d'empêcher les glissements de
terrain et protéger la ville des inondations. Apres une visite au site de
la CNE, l'ex président des Etats-Unis s'était rendu dans un centre servant
encore d'abri pour les sinistrés des cyclones.
Selon le PNUD, 5.000 emplois ont été créés sur les 32 chantiers de
construction de digues et de murs aux Gonaïves, ville située à 153 km au
nord de la capitale Port-au-Prince. C'est la ville qui a été la plus
touchée par les intempéries de l'été dernier.
Bill Clinton a également visité les travaux de curage du lit de la
rivière La Quinte, dont les flots s'étaient déversés sur la ville l'été
dernier causant d'importants dégâts. "Ce qui est tragique dans ce qui est
arrivé l'année dernière ici c'est que 80% des dommages ont été causés par
les eaux et 20% par les vents", a estimé Bill Clinton.
"Ce qu'il faut faire c'est reconstruire de manière sûre afin non
seulement de créer de nombreux emplois mais aussi de réduire les dommages
causés par le vent", a-t-il ajouté. "Si nous reconstruisons de manière
solide nous allons minimiser les dommages". "Il sera difficile de
travailler au service d'Haïti mais j'ai beaucoup appris au cours de cette
journée", a expliqué l'Envoyé Spécial de l'ONU qui s'est également rendu
dans des quartiers pauvres de Port-au-Prince.
"Maintenant, je vais rencontrer des donateurs, c'est important, et je
vais essayer d'accélérer l'aide et m'assurer qu'elle est dirigée vers les
projets prioritaires pour Haïti", a-t-il indiqué alors qu'il visitait une
usine de recyclage de déchets ménagers du quartier de Carrefour-Feuilles.
"Je crois aussi que nous pouvons avoir des investissements privés ici
afin de mettre les gens au travail", a-t-il par ailleurs jugé, ajoutant: "j'ai
quelques idées au niveau de l'agriculture".
Nous allons mobiliser des fonds en vue de la création de 150,000 à
200,000 nouveaux emplois dans les prochaines années en Haïti en tenant
compte d'un plan de travail présenté par les autorités haïtiennes, a
soutenu Bill Clinton qui a également révélé le financement par le
gouvernement canadien des travaux de construction d'un nouvel hôpital aux
Gonaïves.
FIN DE MANDAT DE MARIO ANDRESOL A LA PNH. DEMANDE DE SA RECONDUCTION.
Le directeur général de la Police Nationale d'Haïti (PNH), Mario
Andrésol, est arrivé au terme de son mandat constitutionnel et attends la
décision du chef de l'état qui devrait le reconfirmé à ce poste ou
pourvoir à son remplacement.
M Andrésol, est crédité d'un bilan positif par l'organisation de
défense des droits humains RDNNH. .
Pour Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense
des droits humains (RNDDH), sous l'administration d'Andrésol la
professionnalisation de la PNH s'est nettement accrue et des mesures
vigoureuses ont été prises pour combattre les dérives d'un nombre
significatif d'éléments au sein de l'institution. .
Il cite en exemple le massacre de Martissant dans lequel étaient
impliqués des policiers. Le directeur exécutif du RNDDH souligne également
que des policiers convaincus de violation des droits humains ont été
sanctionnés. .
Selon lui beaucoup reste à faire en vue de débarrasser la PNH de ses
mauvais garnements. M. Espérance se dit favorable au renouvellement du
mandat de M. Andresol. .
La reconduction de Mario Andresol à la tête de la police nationale
dépend du chef de l'état qui pourra de nouveau soumettre son nom au sénat
de la république ou designer une autre personnalité. .
APRES 25 MOIS DE DETENTION FRANCK CINE POURRAIT ETRE LIBERE.
La cour de Cassation a ordonné le mercredi 8 juillet la libération de
Franck Ciné et de tous les autres membres du conseil d’administration de
la Socabank arrêtés pour cause d’escroquerie. Malgré la dégradation de son
état de santé, Franck Ciné, également PDG de la compagnie de téléphonie
mobile haïtienne Haitel, a passé environ 25 mois en prison, selon l’un de
ses avocats, Me Joël Petit-Homme.
MOSCOU. PRESIDENT OBAMA ACCUEILLI EN RUSSIE.
Moscou accueille ce lundi le président américain. Deux jours de visite
et un programme chargé : Barack Obama va essayer de relancer des relations
russo-américaines tombées très bas ces dernières années. Désarmement
nucléaire, Afghanistan, Iran, sécurité européenne... les sujets sont
nombreux et pour en parler, le numéro un de la Maison Blanche a choisi son
interlocuteur : ce sera le président russe, Dmitri Medvedev.
C'est lui le chef, c'est une personnalité profonde et progressiste,
c'est l'homme qui mène la Russie avec succès dans le XXIe siècle... Lui,
c'est Dmitri Medvedev vu par Barack Obama. Le président américain n'a pas
de mots assez flatteurs pour décrire son homologue du Kremlin et c'est
avec lui, donc, qu'il veut relancer les relations américano-russes. Après
les années Bush-Poutine qui ont vu Washington et Moscou retomber dans une
logique d'affrontement quasi-systématique, voici donc les années
Obama-Medvedev : on ne parlera plus que de confiance et de coopération, on
fera ensemble la promesse d'un avenir meilleur. Pour marquer ce nouveau
départ, l'administration américaine joue Medvedev contre Poutine, le
progrès contre l'archaïsme, le XXIe siècle contre les vieux réflexes
soviétiques. Le président américain considère Vladimir Poutine comme un
dirigeant d'une autre époque qui n'a toujours pas compris que la guerre
froide est terminée. Et comme si le message n'était pas suffisamment clair,
Barack Obama ajoute que le président Medvedev, lui, a bien compris que la
guerre froide est finie. On sait donc avec qui les Américains veulent
travailler et c'est un premier sujet de discorde, car Vladimir Poutine
n'apprécie pas du tout la place qu'on lui réserve et le portrait qu'on
fait de lui à Washington.
TEGUCIGALPA. HONDURAS. MANUEL ZERAYA EMPECHE DE RENTRER AU PAYS.
Le président déchu du Honduras, Manuel Zelaya, est arrivé dimanche soir
au Salvador, après une tentative infructueuse d'atterrissage à Tegucigalpa
et une escale à Managua. Il doit s'entretenir au Salvador avec le
secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), José
Miguel Insulza, ainsi qu'avec les présidents argentin et équatorien. Des
Policiers et soldats ont bloqué la piste d'atterrissage de l'aéroport de
Toncontin afin d'empêcher l'atterrissage de l'avion du président évincé
Manuel Zelaya, le 5 juillet 2009. Il n'a pas débarquer dimanche à
Tegucigalpa, où l'armée l'a empêché de se poser, obligeant son appareil à
se détourner vers le Nicaragua. Les soldats ont en effet obstrué la piste
de l'aéroport de la capitale hondurienne avec des véhicules, après avoir
tiré sur les partisans du président déchu qui tentaient de forcer leurs
barrages, faisant deux morts et deux blessés. Les partisans de M. Zelaya,
30 000 environ, se sont alors retirés des abords de l'aéroport quand son
avion s'est définitivement éloigné. Le dirigeant destitué a affirmé avoir
renoncé à atterrir à Tegucigalpa pour ne pas être « intercepté » par
l'armée. L'appareil qui le transportait a ensuite pu atterrir à l'aéroport
de Managua, la capitale du Nicaragua, un Etat voisin du Honduras. Après
une escale de deux heures à Managua, l'avion a redécollé à destination de
San Salvador où Manuel Zelaya a été accueilli à l'aéroport par ses
homologues « alliés » salvadorien Mauricio Funes, argentin Cristina
Kirchner et équatorien Rafael Correa, qui l'attendaient.
Pour forcer le retour d'un président expulsé de son pays, le cas de
Jean Bertrand Aristide, Bill Clinton avait expédié 28,000 troupes des USA
pou imposer la rentrée au pays du président déchu. L'OEA et l'ONU sont
dans leurs petits souliers pour trouver leurs propres troupes. Dans
l'attente, Zelaya restera hors du Honduras.
HAITI BATTUE PAR HONDURAS DANS LA GOLD CUP.
La sélection haitienne de football a débuté la Gold Cup par une défaite
d’un but à zéro (1-0) contre le Honduras. Elle a encaissé le but à la 30e
minute de la seconde période sur un coup de tête smashé de Carlos Costly.
Dans cette dixième édition de la Gold Cup, les Grenadiers ont raté leur
entrée en matière face aux Honduriens qui les ont battus samedi à Seattle.
Un match nul ne serait pas démérité pour l’équipe haïtienne qui a joué
somme toute une bonne partie. Durant toute la rencontre les deux équipes
ont fait pratiquement jeu égal. Malgré sa victoire, le Honduras n’a pas
dominé la rencontre. Les deux formations ont créé au moins chacun deux
occasions dangereuses dans la première période. À la 32e minute un tir de
Fabrice Noel dans les 25 mètres aurait pu faire mouche. La réplique venait
tout de suite du coté adverse, mais l’excellent portier haïtien était à
point nommé pour repousser le ballon qui prenait le chemin des filets. Le
tournant du match est venu à la 30e minute de jeu après une faute d’un
joueur haïtien sur le coté droit de l’équipé haïtienne. La défense
haïtienne, qui a pourtant joué une bonne rencontre, s’est vue prise
d’assaut par Carlos Yair Costly Molina. Ce dernier a propulsé la balle au
fond du filet malgré deux défenseurs. L’entraineur de la sélection
haïtienne Jairo Rios Rindon a démarré avec Jean Dominique Zéphirin, Frantz
Bertin, Bruny Pierre –Richard, Vaniel Sirin, Frantz Gilles, James Marcelin,
Fabrice Noel, Jean-Marc Alexandre, Leonel Saint-Preux, Raymond Ednelson,
Brunel Fucien L’équipe haïtienne jouera son deuxième match le 8 juillet
2008 contre la Grenade.
BILL CLINTON VISITE HAITI CETTE SEMAINE DU 6 AU 8.
Bill Clinton, ancien président des États-Unis, effectue sa deuxième
visite en Haïti en 2009, la première en sa qualité d’Envoyé Spécial de
l’ONU du 6 au 8 juillet.
L’Émissaire de l’ONU se rend en Haïti dans le but « d'évaluer la
meilleure façon de soutenir les efforts de préparation de la nouvelle
saison cyclonique, de création d'emplois et de renforcement de la
fourniture de services sociaux de base ».
M. Clinton concentrera également ses efforts pour assurer que les
Nations Unies, la société civile et les bailleurs de fonds conjuguent
leurs efforts avec le plan de reconstruction du gouvernement haïtien et
assurent une bonne coordination entre eux, lit-on dans le communiqué.
Cette mission d'information devra permettre à l’ex-chef d’État
américain, d’une part, de s'engager et de mieux s'informer en rencontrant
les Haïtiens pour évaluer les efforts de préparation et de relèvement
suite aux désastres naturels, et d’autre part de relever d'autres défis
importants de développement.
La nomination de M. Clinton en tant qu’envoyé spécial de l'ONU pour
Haïti a son origine dans son engagement en faveur du pays depuis qu'il
était à la Maison-Blanche.
Elle se fonde aussi sur l'appui qu'il a apporté en tant qu'envoyé
spécial de l'ONU pour les efforts de relèvement suite au tsunami après le
tremblement de terre de 2004 dans l'Océan indien, et plus récemment, son
appel pour l'action en faveur d'Haïti à travers la « Clinton Global
Initiative (CGI) » en septembre 2008, qui a généré plus de 20 projets en
Haïti d'une valeur estimée à plus de 130 millions de dollars américains, a
conclu la note.
CANADA. ANNULATION DE LA DETTE D'HAITI A L'EGARD DU CANADA.
Le gouvernement du Canada a annoncé hier une remise de dette de 2,3
millions de dollars à Haïti, annulant ainsi la totalité de la dette du
pays des Caraïbes à son égard. L'annonce a été faite par le ministre
canadien des Finances Jim Flaherty lors d'une réunion au Chili des
gouverneurs de la Banque interaméricaine de développement (BID) et des
ministres des Finances d'Amérique latine et des Caraïbes. L'annulation de
la dette s'inscrit dans le cadre du programme canadien de 1,3 milliard de
dollars visant à alléger la dette des pays les plus pauvres. Avec ce
nouveau montant, le Canada annule la totalité de la dette d'Haïti à son
égard, a expliqué le ministère canadien des Finances dans un communiqué.
Le Canada a accordé à ce jour des remises de dettes d'une valeur de 965
millions de dollars aux pays les plus pauvres et les plus endettés, "ce
qui comprend toutes les dettes admissibles des pays d'Amérique latine et
des Caraïbes", a-t-il précisé. L'annulation de la dette envers le Canada
est intervenue 48 heures après l'annonce d'une réduction de 74% de la
dette d'Haïti envers la Banque Mondiale. Avec une réduction de 1,2
milliards de dollars Haïti a réussi à entrer dans le cadre de l'Initiative
en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) lancée en 1996 par cette
institution financière et le Fonds monétaire international.
LOS ANGELES . MICHAEL JACKSON: DANS L'ATTENTE DE SA SEPULTURE.
Il n’y aura pas de cérémonie à la mémoire de Michael Jackson dans sa
propriété californienne de Neverland, à la grande déception de ses fans
qui ont fait le déplacement et sont rassemblés, désemparés, devant
l’entrée. Un hommage public au « roi de la pop » se tiendra mardi dans la
salle du Staples Center de Los Angeles, ont annoncé jeudi 2 juillet les
représentants de la famille Jackson. L’ambiance est assez surréaliste,
Imaginez une toute petite route de montagne serpentant dans un paysage
méditerranéen, avec des ranchs, des chevaux et des vaches dans les champs.
Et puis, soudain, le cirque, le grand barnum sur un kilomètre de part et
d’autre de la route. On aperçoit d’abord les gros camions-régie des
télévisions, des voitures, quelques tentes sont également plantées sur le
bas-côté. Tous stationnent devant un portail, celui du ranch Neverland qui
s’ouvre de temps à autre pour laisser passer une voiture ou un camion.
Autour de cette porte, les fans ont déposé des ballons, des nounours, des
lettres, des bougies et des bouquets de fleurs aussi, mais qui commencent
déjà à faner. Les fans qui espéraient pouvoir rendre hommage demain
vendredi à leur idole sont désolés et complètement désemparés. Les fans de
Michael Jackson se recueillent aussi devant la résidence de leur idole à
Beverly Hills, en Californie. Quelle destination finale pour la dépouille
de la star ? En fait, il semblerait que tous ces rebondissements soient en
partie liés au fait que l’on a découvert, mais un peu tard, qu’une loi en
vigueur à Los Olivos interdit d’enterrer quelqu’un sur une propriété
privée, sauf à obtenir une dérogation, ce qui peut prendre beaucoup de
temps. Neverland deviendra-t-il pour Michael Jackson ce qu’est Graceland à
Memphis pour Elvis Presley? On ne connaît toujours ni le lieu, ni l’heure
de la cérémonie funéraire. Le clan Jackson semble avoir du mal à gérer la
situation, d’autant que tout se déroule dans une atmosphère de scandale
L’enquête se resserre désormais autour des nombreux médecins qui
prescrivaient à Michael Jackson des médicaments puissants. Même l’Agence
fédérale de lutte contre la drogue s’en mêle désormais, alors que l’on
attend le résultat des deux autopsies.
DES DEPUTES ENQUETENT SUR LA SITUATION DES PRISONNIERS EN HAITI.
Le président de la commission a indiqué que celle-ci allait procéder à
une série de visites dans les différents centres de détention du pays en
vue de constater l’état dans lequel les prisonniers sont incarcérés.
Cette inspection doit commencer à partir de lundi dans les prisons de
la zone métropolitaine avant de s’étendre dans les centres situées dans
villes de province, a indiqué Arcène Dieujuste, président de la
commission.
« L’objectif de cette série de visite est de constater par nous même le
mode de vie qui existe dans les centres carcéraux du pays et voir comment
on peut porter une certaine amélioration dans la situation des prisonniers
», a soutenu le député.
Le parlementaire a d’autre part indiqué, que les membres de la
commission seraient accompagnés de spécialistes en droits humains afin de
les aider à mieux comprendre les abus dont sont victimes les détenus.
M. Dieujuste a aussi attiré l’attention sur la détention préventive
prolongée, une violation des droits des incarcérés de plus en plus décriée
dans le système judiciaire haïtien.
Les résultats de cette enquête seront rendus publics lors d’un colloque
sur la prison en Haïti dont la date n’a pas été communiquée.
La situation des prisonniers est exécrable dans les centres de
détention en Haïti. Les détenus ne disposent que de 0.81 mètre carré alors
que les normes internationales en vigueur font état de 4.5 mètres carré
par individu.
ORGANISATIONS SYNDICALES EN FAVEUR DE LA PROPOSITION PREVAL DE SALAIRE.
La Commission des affaires sociales de la chambre des députés a
rencontré le mercredi 1er juillet des représentants de quatre
organisations syndicales dont la Coordination syndicale haïtienne autour
de la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes.
Les syndicalistes disent espérer une solution à l’amiable entre les
parlementaires, l’exécutif et le secteur privé, mais affirment que la
menace de licenciement massif lancée par les patrons est réelle. Se disant
préoccupés par le taux de chômage, ils souhaitent donc que l’assemblée
législative tienne compte des objections du Président de la république.
« Les 200 gourdes nous seraient bénéfiques » admet Étienne Romain,
représentant d’un syndicat d’ouvriers, mais avec le monopole que
détiennent les patrons, il dit craindre une vague de révocation massive.
D’un autre côté, des ouvriers du Parc industrielle (Rte de l’Aéroport)
réclament haut et fort ces 200 gourdes. Une femme s’est même dite disposée
à rejoindre les étudiants dans les manifestations. Ces derniers projettent
d’organiser une nouvelle marche pacifique le 3 juillet prochain qui
partira de la Faculté des sciences humaines (Ave Christophe) pour aboutir
devant le parlement (Bicentenaire.
Par ailleurs, Steven Benoît, le député de Pétion-Ville à l’origine de
cette loi, risque de se retrouver seul si l’on en croit les déclarations
du sénateur Jean Hector Anacacis. Selon le premier sénateur de l’Ouest,
plusieurs députés auraient déjà négocié leur vote soit avec l’État, ou
avec le secteur privé pour valider les propositions du président René
Préval.
LA BANQUE MONDIALE ET LA DETTE EXTERIEURE D'HAITI.
La Banque mondiale a annoncé mardi un accord qui permettra de réduire
la dette extérieure d'Haïti d'environ 1,2 milliard de dollars. Celle-ci
passera de 1,9 milliard à 800 million de dollars avant d’être éliminée
définitivement. Sur cette somme, 265 millions de dollars proviennent d'un
accord signé dans le cadre de l'initiative en faveur des pays pauvres très
endettés (PPTE) lancée en 1996 par le Banque mondiale et le Fonds
monétaire international pour encadrer l'effort d'effacement de la dette
des pays les plus démunis. D'autre part, 973 millions de dollars seront
déduits dans le cadre de l'initiative d'allégement de la dette
multilatérale (IADM), lancée en 2005. Haïti est le 26e pays à parvenir à
un tel accord. En échange, le pays a adopté des réformes "ayant pour
objectif d'établir un environnement macroéconomique plus stable et de
mettre en oeuvre sa stratégie nationale de réduction de la pauvreté", a
indiqué la BM dans un communiqué. Port-au-Pince a également "renforcé son
administration fiscale et ses douanes, et amélioré sa gestion et sa
publication de la dette". Enfin, la réduction de la dette haïtienne
s'accompagnait de conditions sociales, le pays s'étant engagé à maintenir
un budget conséquent pour l'éducation et la santé, avec entre autres "un
mécanisme de financement qui permettra à plus de 50.000 enfants
supplémentaires d'aller à l'école", des mesures de prévention contre le
sida et la rougeole, et l'extension de la vaccination
diphtérie-tétanos-poliomyélite. La Banque mondiale n'a pas précisé quelle
part de la dette du pays représentaient ces 1,2 milliard de dollars. Elle
a cependant indiqué que la dette publique représentait au 30 septembre 36%
du produit intérieur brut, et la dette extérieur 28% du PIB. En s'appuyant
sur l'estimation du PIB haïtien faite par le FMI, la réduction de la dette
concerne environ 74% de la dette extérieure. Les créanciers internationaux
d'Haïti sont la Banque de développement interaméricaine (41% du total), la
Banque mondiale (27%) et divers pays (24%). Le ministre haïtien des
Finances, Daniel Dorsainvil, cité dans le communiqué, s'est félicité de
cet accord qui aidera le pays "à investir dans des programmes de
croissance et de réduction de la pauvreté". Haïti, pays francophone des
Antilles, est le pays le plus pauvre du continent américain, et a dû en
plus faire face en 2008 à quatre ouragans et tempêtes tropicales
dévastateurs.
PRESIDENT PREVAL ET LES AMBASSADEURS DES PHILIPPINES ET DU BURKINA
FASO.
Le président de la République, René Preval, a reçu mercredi les
ambassadeurs du Burkina Faso et des Philippines, respectivement Ouedraogo
Daniel et Corsino Macarihur Flores. Ils promettent d’accompagner le pays
dans bien des domaines.
Ouedraogo Daniel, premier ambassadeur du Burkina Faso en Haïti, s’est
dit heureux de travailler au pays comme ambassadeur plénipotentiaire. Il a
rappelé qu’Haïti et le Burkina Faso ont beaucoup de similitudes notamment
du point de vue linguistique. « Les domaines de coopérations sont
diversifiés. Vous avez la chance d’avoir un pays qui regorge de cadres
compétents et qui maitrisent toutes les matières, le Burkina a besoin de
cette coopération. En matière de culture, vous savez que nous abritons le
plus important festival panafricain de cinéma à Ouagadougou, qu’on appelle
le Fespaco. Nous avons le domaine des sports, des télécommunications,
l’éducation et tout un plan de coopération qu’il va falloir développer
pour le bien des deux pays », a souligné Ouedraogo Daniel.
Pour sa part, le diplomate Philippin, Corsino Macarihur, Flores a
souligné que les deux pays ont du se battre pour leur indépendance et
continue encore à lutter pour leur développement socio-économique. Il a
aussi mis l’accent sur la présence des troupes Philippines de la Minustah
en guise de commencement de coopération entre les deux pays.
« Nous espérons pouvoir développer encore plus cette coopération dans
le secteur de l’éducation et d’autres projets évidemment. Et nous serons
heureux de contribuer à l’amélioration de la situation économique d’Haïti
», a-t-il déclaré. Corsino Macarimur Flores a, de son côté, fait remarquer
l’existence d’une communauté Philippine au pays. Ces asiatiques
travaillent surtout dans le commerce. Selon l’ambassadeur des Philippines,
ceux-ci contribuent également au renforcement des institutions.
Ouedraogo Daniel, ambassadeur du Burkina Faso en Haïti est actuellement
ambassadeur Cuba. Il a travaillé dans l’administration publique de son
pays comme diplomate, gestionnaire de projet, ministre délégué alors que
Corsino Macarimur Flores a été consul à Washington.
MONTREAL, CANADA. MUSIQUE HAITIENNE AU FESTIVAL DE LA MUSIQUE.
Dans le cadre du Festival International de la musique haïtienne de
Montréal, une place spéciale est réservée cette année à la musique racine
et, pour la première fois, acoustique. Deux soirées spéciales se tiendront
le 8 et le 9 juillet prochains au restaurant Le Palace de Montréal, dans
le cadre de ce festival, pour promouvoir la musique racine et acoustique
haïtienne. Réalisé avec la collaboration du Consulat Général d’Haïti à
Montréal, le 8 sera une occasion pour rendre un hommage à Eval Manigat,
décédé récemment à l’âge de 69 ans. Avant de fonder sa propre formation,
Tchaka, celui qui est considéré comme l’un des meilleurs Jazzmen haïtiens,
avait joué avec les groupes Vaccine, Buzz et The Young latins. La soirée
du lendemain est, quant à elle, réservée pour la première fois de
l’histoire de ce festival à la musique acoustique. Baptisée Ayiti Deploge,
cette soirée verra défiler de grands noms de la musique haïtienne tels que
Claude Marcelin, Oswald Durand Jr et Toto Laraque, les artistes Jessica
Valmé, Sébastien de T-Kabzy et même Shaba de Djakout Mizik. Ces artistes
revisiteront tous leurs répertoires sous des airs acoustiques. La 4ème
édition du Festival International de Musique Haïtienne de Montréal se
tiendra du 8 au 12 juillet 2009 à Montréal.
PUBLICATION DES RESULTATS DU SECOND TOUR DES SENATORIALES PARTIELLES.
Le Conseil Electoral Provisoire a publié ce lundi 29 juin les résultats
du second tour des sénatoriales partielles qui se sont déroulées le 21
juin écoulé. Le grand gagnant est le regroupement Lespwa qui a remporté
cinq sièges. Le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié lundi dans
l’après-midi les résultats du second tour des sénatoriales. Lespwa en sort
avec 5 nouveaux sièges au Sénat dont John Joseph Joël pour l’Ouest et
Moïse Jean-Charles pour le Nord. Les autres partis et regroupements comme
OPL, Fusion, Uccade, Ayiti ann Aksyon et Komba obtiennent chacun un siège.
Le Directeur général du Pierre Louis Opont, révèle à la presse que les 16
millions de dollars débloqués pour leur réalisation ont été épuisés.
Aucune estimation sur le taux de participation au second tour n’a été
communiquée.
Les résultats se presentent comme suit :
Jean Baptiste Jean Willy (Artibonite, AAA), Louis Michelet ( Artibonite,
Indépendant), Roumer Jean Maxime (Grand-Anse, Lespwa), Jeanty Jean
William, (Nippes, Komba), Moïse Jean Charles (Nord, Lespwa), Pierre-Louis
Lucien Derex (Nord-Est, Lespwa), Joazile Jean Rodolphe (Nord-Est, Fusion),
Hyppolite Melius (Nord-Ouest, OPL), John Joseph Joël (Ouest, Lespwa),
Laguerre Joseph Benoit (Sud Uccade) et Lambert Wenceslass (Sud-Est, Lespwa).
Ces résultats ne sont pas définitifs, car les candidats et mandataires
ont 72 heures pour présenter des contestations, a indiqué Frantz Bernardin,
porte-parole du CEP.
PRESIDENT PREVAL ECRIT AU PARLEMENT HAITIEN.
Ci-jointe, la lettre du Président Préval en date du 17Juin 2009,
adressée au Président du Sénat, Kelly Bastien et
au President de la Chambre des Députés Levaillant Louis-Jeune, exposant
les motifs des objections à la loi fixant le salaire minimum votée par le
Parlement.
Prezidan,
M resevwa, jou ki te lendi 8 jen 2009 lwa sou salè minimòm nan. Anpil
chita pale ak divès sektè montre m ke lwa a, jan l vote a, ka poze anpil
pwoblèm ki gen gwo konsekans. Lèt m ap ekri w jodi a se pou m eksprime
Onorab Senatè ak Depite yo preyokipasyon m ak vizyon m.
Onorab Senatè, Onorab Depite,
Lemond antye ap viv yon kriz ekonomik terib. Kwasans mondyal la ki te
+4,8% an 2005 tonbe a -1,3% an avril 2009.
Kidonk sa ki karakterize ekonomi mondyal la jodi a se degrengolad
aktivite ekonomik yo, kit se nan peyi devlope yo, kit se nan peyi
soudevlope yo. Pi gwo konsekans kriz ekonomik sa a, se yon ogmantasyon
chomaj toupatou. Ozetazini pa egzanp, to chomaj la pase de 5,8% an jiyè
2008 a 9,4% an avril 2009. Sa vle di li preske double nan mwens ke yon
lane. E se preske menm pwoblèm lan toupatou. Gwo sousi dirijan nan lemond
antye jodi a se relanse ekonomi yo pou stope chomaj la k ap ogmante chak
jou.
Prezidan, Onorab Palmantè,
Si chomaj vin tounen yon gwo pwoblèm pou anpil peyi, chomaj se yon gwo
pwoblèm depi tout tan an Ayiti kote se anviwon 250 mil moun sèlman k ap
travay nan sektè fòmèl la e pifò sila k ap travay yo ap viv nan mizè.
Alewè pou plizyè milyon sila ki pap travay yo. Yo evalye kantite moun ki
pap travay nan peyi a a 70%. Sa fè anpil Ayisyen ki lage de bra pandye.
RESUME DES PROPOSITIONS DU PRÉSIDENT PRÉVAL.
I. Propositions :
A. Les établissements industriels et commerciaux (sauf les industries
dédiées à la réexportation : sous-traitance): Pour ces établissements, le
salaire minimum à payer est fixé à 200 gourdes par journée de huit (8)
heures de travail à partir du 1er octobre 2009.
B. Les industries dédiées à la réexportation (sous-traitance) (1)
Les salariés (2) Les travailleurs payés à l’unité de production (2) 1er
octobre 2009 (3) 125gdes/jour (4) 200gdes (5) 1er octobre 2010
150gdes/jour 250gdes 1er octobre 2012 200gdes/jour 300gdes
II. Explications :
(1) 60 à 70% de la population active du pays sont au chômage. Il est
donc urgent de créer massivement des emplois. La sous-traitance est un
secteur à haute intensité de main-d’œuvre susceptible de permettre
d’atteindre cet objectif.
Cependant, il s’agit d’une industrie qui peut se délocaliser rapidement
vers des pays où la main d’œuvre est meilleur marché, tous les autres
facteurs de production étant égaux.
Donc, les démarches visant la création massive d’emplois à partir de ce
secteur doivent prendre en compte le salaire pratiqué dans les pays
concurrents.
La main-d`œuvre est une composante importante (40% à 60%) du coût de
production de la sous-traitance. Toute variation du prix de ce facteur, à
la hausse ou à la baisse, dans un pays ou dans des pays concurrents, peut
avoir de sérieux effets. Exemples :
• La République Dominicaine avait 210.000 emplois en 2002 avec un
salaire de 2,80 US$/jour. En 2004, le salaire est passé à 5,00 US$/jour,
entrainant une perte de 110.000 emplois dans le secteur.
• Le Nicaragua avait 85.000 emplois en 2005 avec un salaire de 3,00
US$/jour. En 2006, le salaire est passé à 4,60 US$/jour, entrainant une
perte de 25.000 emplois.
(2) Dans l`industrie de la sous-traitance, on distingue deux catégories
de travailleurs :
• Les salariés : Il s`agit du personnel de support à la production. Ce
personnel n`est pas payé à la tâche. Sa rémunération est fixe.
• Les travailleurs payés à l`unité de production, c`est-à-dire à la
tâche. Leur rémunération est calculée en fonction de leur rendement.
(3) La date du 1er octobre a été retenue comme date d’entrée en vigueur
de la loi, en conformité avec le calendrier fiscal et pour donner aux
entreprises le temps de s’adapter aux exigences de la nouvelle loi.
(4) Le salaire minimum de 125 gourdes représente une augmentation de
78,6% par rapport au salaire minimum de 70 gourdes. Ce salaire minimum est
fixé à 150 gourdes au 1er octobre 2010, et à 200 gourdes au 1er octobre
2012.
(5) Le prix payé pour l’unité de production (la pièce, la douzaine, la
grosse, le mètre, etc.) doit être fixé pour permettre à chaque travailleur
(euse) de réaliser pour sa journée de 8 heures de travail au moins les 200
gourdes à partir d’octobre 2009, 250 gourdes en octobre 2010, et 300
gourdes en octobre 2012.
Si le travailleur dépasse le tarif, son revenu sera majoré au prorata
de sa production. Si le travailleur ne réalise pas le tarif, son revenu ne
peut être inférieur à 125 gourdes en 2009, 150 gourdes en 2010, et 200
gourdes en 2012.
I. Propositions :
A. Les établissements industriels et commerciaux (sauf les industries
dédiées à la réexportation : sous-traitance): Pour ces établissements, le
salaire minimum à payer est fixé à 200 gourdes par journée de huit (8)
heures de travail à partir du 1er octobre 2009.
B. Les industries dédiées à la réexportation (sous-traitance) (1)
Les salariés (2) Les travailleurs payés à l’unité de production (2) 1er
octobre 2009 (3) 125gdes/jour (4) 200gdes (5) 1er octobre 2010
150gdes/jour 250gdes 1er octobre 2012 200gdes/jour 300gdes
II. Explications :
(1) 60 à 70% de la population active du pays sont au chômage. Il est
donc urgent de créer massivement des emplois. La sous-traitance est un
secteur à haute intensité de main-d’œuvre susceptible de permettre
d’atteindre cet objectif.
Cependant, il s’agit d’une industrie qui peut se délocaliser rapidement
vers des pays où la main d’œuvre est meilleur marché, tous les autres
facteurs de production étant égaux.
Donc, les démarches visant la création massive d’emplois à partir de ce
secteur doivent prendre en compte le salaire pratiqué dans les pays
concurrents. La main-d`œuvre est une composante importante (40% à 60%) du
coût de production de la sous-traitance.
Toute variation du prix de ce facteur, à la hausse ou à la baisse, dans
un pays ou dans des pays concurrents, peut avoir de sérieux effets.
Exemples :
• La République Dominicaine avait 210.000 emplois en 2002 avec un
salaire de 2,80 US$/jour. En 2004, le salaire est passé à 5,00 US$/jour,
entrainant une perte de 110.000 emplois dans le secteur.
• Le Nicaragua avait 85.000 emplois en 2005 avec un salaire de 3,00
US$/jour. En 2006, le salaire est passé à 4,60 US$/jour, entrainant une
perte de 25.000 emplois.
(2) Dans l`industrie de la sous-traitance, on distingue deux catégories
de travailleurs :
• Les salariés : Il s`agit du personnel de support à la production. Ce
personnel n`est pas payé à la tâche. Sa rémunération est fixe.
• Les travailleurs payés à l`unité de production, c`est-à-dire à la
tâche. Leur rémunération est calculée en fonction de leur rendement.
(3) La date du 1er octobre a été retenue comme date d’entrée en vigueur
de la loi, en conformité avec le calendrier fiscal et pour donner aux
entreprises le temps de s’adapter aux exigences de la nouvelle loi.
(4) Le salaire minimum de 125 gourdes représente une augmentation de
78,6% par rapport au salaire minimum de 70 gourdes. Ce salaire minimum est
fixé à 150 gourdes au 1er octobre 2010, et à 200 gourdes au 1er octobre
2012.
(5) Le prix payé pour l’unité de production (la pièce, la douzaine, la
grosse, le mètre, etc.) doit être fixé pour permettre à chaque travailleur
(euse) de réaliser pour sa journée de 8 heures de travail au moins les 200
gourdes à partir d’octobre 2009, 250 gourdes en octobre 2010, et 300
gourdes en octobre 2012. Si le travailleur dépasse le tarif, son revenu
sera majoré au prorata de sa production. Si le travailleur ne réalise pas
le tarif, son revenu ne peut être inférieur à 125 gourdes en 2009, 150
gourdes en 2010, et 200 gourdes en 2012.
LA FRANCE ET LA BID FONT DES DONS A HAITI POUR L'EDUCATION ET
ALIMENTATION. .La banque Interaméricaine de développement annonce un
montant de 20.5 millions de dollars de don pour la rénovation et la
construction de nouvelles écoles en Haïti. Alors que la France dit
octroyer un million de dollars comme aide alimentaire. D’après un
communiqué publié à Washington, la BID annonce un don de 20.5 millions de
dollars à Haïti. Ces fonds seront engagés dans la reconstruction ou la
réparation des écoles abîmées par les ouragans de l’été dernier. Grâce à
ce don de la BID, les responsables haïtiens de l’éducation pourront
procéder à la rénovation d’une cinquantaine d’écoles publiques tout en les
dotant de matériels adéquats, à savoir de bureaux, de réfectoires, de
cuisines, de toilettes, d'installations d'eau potable et de porte-lampes
solaires. Ce projet sera exécuté par le Fonds haïtien d'aide économique et
sociale (FAES) qu’on présente comme une institution qui a une expertise
dans la construction des projets d’infrastructure. On rapporte même que
les 330 écoles construites ou réparées par le FAES n’ont subi que de très
légers dommages lors des intempéries de 2008. Cette institution d’Etat
devra s’enquérir auprès des autorités locales pour compléter son budget.
Cependant, le communiqué de la BID ne fait mention ni de la date de
démarrage des travaux, ni, non plus, de la date du décaissement des fonds.
D’un autre coté, la France annonce la mobilisation d’un million de dollars
pour venir en aide à Haïti dans le secteur de l’alimentation. Le ministère
des affaires étrangères et européennes, qui a fait l’annonce, indique
qu’Haïti est le seul Etat indépendant non africain qui bénéficie de ce
don. La France confie son aide alimentaire à des organisations tels que le
PAM, le CICR, l’UNICEF et à des ONG locales et internationales.
CHAMBELLAN. DES FOURMIES TUEUSES ENVAHISSENT LA GRANDE ANSE.
Des fourmis tueuses font leur première victime humaine à Chambellan.
Saint Louis du sud s’embrase après la mort d’un jeune homme. A Paillant,
une enquête est ouverte pour faire la lumière sur les 4 morts après une
veillée de prière. Le maire de Chambellan appelle à l’aide contre une
épidémie de fourmis dévastatrices dans sa commune. Les fourmis détruisent
les plantations, tuent les animaux des Chambellanais et viennent de faire
leur première victime humaine, un bébé de quelques mois. Le premier
citoyen de la ville réclame une intervention du ministère de
l’environnement, de celui de l’agriculture et de la santé qu’il juge
concernés par la question. Il y a environ 2 ans, des fourmis tueuses
avaient mené la vie dure aux habitants de Plaisance dans le Nord.
Autres nouvelles
Sud/Saint Louis du Sud
Une maison et plusieurs véhicules ont été incendiés après le meurtre
d’un jeune homme dimanche dans la commune de Saint-Louis du Sud. La
victime, Grégory Nelsé, aurait été abattue lors d’une dispute au "Club
Saint Georges" par Oswald Aladin, frère de Jean Claude Aladin dont les
biens ont été incendiés. Une enquête est ouverte selon les autorités
policières de la commune qui annoncent qu’un individu a déjà été
interpellé.
Nippes/Paillant
Dans la commune de Paillant, la police annonce avoir ouvert une enquête
sur les 4 morts et les 9 comateux découverts la semaine dernière dans une
maison où se tenait une réunion de prière. Les personnes qui étaient
tombées dans le coma sont rentrées chez elle dans un état instable, ont
fait savoir les autorités policières.
LOS ANGELES. LES CAUSES DU DÉCÈS DE MICHAEL JACKSON TOUJOURS
INCERTAINES.
Il faudra attendre encore quelques semaines avant de savoir précisément
quelles sont les causes de la mort de Michael Jackson. Le porte-parole de
l'Institut médico-légal a cependant annoncé que les médecins n'avaient
trouvé sur le corps du chanteur aucun signe de "traumatisme" ou de
violence. Selon ses proches, le chanteur était un consommateur important
de médicaments et son médecin personnel a disparu. L’autopsie réalisée
vendredi 26 juin sur le corps de Michael Jackson n’a pas permis de
déterminer la cause de sa mort, a indiqué le médecin légiste de la police
de Los Angeles, au cours d’une conférence de presse retardée à deux
reprises dans l’après-midi de ce vendredi. Les autorités veulent procéder
à des analyses toxicologiques, avant de pouvoir se prononcer. Cela
pourrait prendre de quatre à six semaines. L'enquête scientifique relance
les rumeurs ici sur le décès du chanteur. Michael Jackson prenait des
médicaments ; son médecin personnel, qui se trouvait à ses côtés au moment
de l’accident, et qui l’a accompagné jusqu’à l’hôpital, a d’ailleurs pris
la poudre d’escampette après l’annonce de la mort du chanteur. Sa voiture
a été saisie par la police. Plusieurs sources dans la presse américaine
affirment qu’il aurait injecté un dérivé de morphine à Michael Jackson,
quelques minutes avant qu’il ne fasse un arrêt cardiaque. Michael Jackson
aurait-il succombé à une overdose ? Tout porte à croire en tout cas qu’il
n’y avait déjà plus d’espoir lorsque les secours sont arrivés. L'appel
reçu par Police Secours, jeudi 25 juin à midi et demi, en témoigne. « Il
ne respire plus, explique l’interlocuteur, on tente de le ranimer mais il
ne réagit pas. »
JOHNY JOSEPH, ANCIEN PRÉSENTATEUR DE LA TÉLÉVISION NATIONALE EST DÉCÉDÉ.
Johny Joseph, présentateur vedette du journal français de la Télévision
nationale d’Haïti (TNH) durant les années 80, est mort le 23 juin dernier
d’un cancer à l’hôpital du Canapé-Vert. Le politologue et journaliste
Johny Joseph est décédé à l'âge de 45 ans à l'hôpital du Canapé-Vert des
suites d'un cancer qu'il a courageusement supporté depuis des années.
Johny Joseph était présentateur vedette du journal français de la
télévision d'Etat durant au cours des années 80. Professeur de philosophie
et de belles lettres, de sciences politiques et de relations publiques, il
a contribué à la formation de plusieurs générations d'étudiants au niveau
secondaire et universitaire.Pprofondes sympathies à sa famille, aux autres
confrères de la presse, à ses collègues professeurs, aux étudiants du
Centre d'Etude Diplomatique et Internationale (CEDI), à l'Académie
Nationale Diplomatique et Consulaire (ANDC), à l'Université Notre Dame, à
l'Université Anacaona et à l'Université de Port-au-Prince affligés par
cette perte. La date de ses funérailles sera annoncée ultérieurement.
LA PNH A FAIT LE BILAN DES OPÉRATIONS ANTI DROGUE DE 2006 A 2009.
La direction centrale de la police judiciaire a présenté le 26 juin un
bilan des opérations menées dans le cadre de la lutte contre le trafic de
stupéfiants de 2006 à juin 2009. Selon le commissaire Patrice Israël la
police haïtienne a procédé à la saisie de 753 kilos de cocaïne, de 2.8
tonnes de marijuana, de 32 véhicules, de 30 armes à feu, d’un bateau et de
plus de 2.4 millions de dollars US. Dans la même période 16 personnes ont
été extradées vers les Etats-Unis.
AUTRES NOUVELLES.
A l’occasion de la journée caraïbéenne du dépistage du virus du sida ce
26 juin, la Cecosida et la Scotiabank ont organisé une journée gratuite de
dépistage du virus. Plusieurs personnes se sont rendues dans les
succursales de la Scotiabank dans la capitale haïtienne pour se faire
dépister.
Le président du Sénat, Kelly Bastien, demande au gouvernement de
régulariser la situation des employés contractuels de l’État qui ont plus
d’un an de service. Le sénateur a été approché par des contractuels qui
travaillent depuis plus de 10 ans dans le système sans la possibilité de
bénéficier des fonds de pension et d’une assurance. Kelly Bastien souhaite
que cette affaire soit réglée avec l’adoption du budget 2009/2010.
La commission des affaires sociales de la Chambre basse projette
d’entamer des pourparlers avec les différents secteurs impliqués dans la
question du salaire minimum. Les secteurs seront invités à défendre leur
position devant la dite commission. Suite à l’objection de l’exécutif à
l’application de la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes, plusieurs
parlementaires ont annoncé qu’ils ne feront pas le retrait de cette loi.
La France va accorder un million d’euros d’aide humanitaire à Haïti.
L’information a été rapportée par le site internet « France diplomatie ».
Suite au passage des ouragans de l’an dernier sur le pays, plusieurs
experts ont indiqué qu’Haïti était en proie à une grave crise humanitaire.
=====
TEHERAN. L'AYATOLA ALI KHAMENEI A PARLÉ CE VENDREDI . LE PEUPLE A
CHOISI.
Dans son prêche diffusé en direct à la TV ce vendredi matin, Ali
Khamenei a indiqué que « le bras de fer dans la rue est une erreur » et
que le pouvoir « ne cèdera pas ». Le Guide suprême de la République
islamique d'Iran a prévenu « les responsables politiques qui ont une
influence sur le peuple » qu'ils « devraient faire très attention à leur
comportement ». Il nie par ailleurs les dissenssions apparues au sommet de
la direction islamique.
Pour Ali Khamenei, pas question de remettre en question les résultats
qui ont donné la victoire au président sortant, son poulain Mahmoud
Ahmadinejad. « La vérité sort des urnes, pas de la rue », insiste-t-il. La
République islamique ne cèdera pas face à ceux qui crient à la fraude
électorale, à ceux qui parlent de fracture au sein de la direction
islamique. Au contraire, sa légitimité sort renforcée de l'épreuve
électorale, fait-il remarquer. Il en veut pour preuve le taux de
participation record de la présidentielle. Ainsi, explique-t-il, il existe
bel et bien une « démocratie religieuse » en Iran. Sinon comment expliquer
que 85% des électeurs sont allés voter. Selon lui, 40 millions d'Iraniens
ont montré qu'ils avaient confiance dans la direction islamique. Au
passage, Ali Khamenei se félicite aussi de l'enthousiasme de la jeunesse
iranienne. Les jeunes ont manifesté un sens politique très aigu. Il exige
quand même très fermement l'arrêt des manifestations. Mais surtout, Ali
Khamenei assure qu'il n'y a pas de conflit au sein de la direction
islamique. Que les quatre candidats à la présidentielle soutiennent des
opinions et des programmes différents, c'est une concurrence naturelle,
admet Khamenei. Mais cela reste dans le cadre de la direction islamique.
Bref, il dément tout désaccord au sommet, accusant Israël et l'Occident de
chercher à diviser les Iraniens.
P-AU-P. VIIOLENTS INCIDENTS DURANT LES OBSÈQUES DE GÉRARD JEAN JUSTE.
Un individu a été tué d’une balle non identifiée lors des violents
incidents qui ont émaillé les funérailles de Gérard Jean Juste chantées ce
18 juin à la Cathédrale de Port-au-Prince. De violents incidents ont
marqué les funérailles du père Gérard Jean Juste, décédé le 27 mai à Miami
et dont les dépouilles ont été rapatriés en Haïti pour un dernier hommage.
L’enterrement s’est vite transformé en manifestation violente, des pierres
ont été lancées par des sympathisants du père Gérard Jean Juste, des
vitres de voitures ont volé en éclats, un mort a été enregistré, causant
une situation de panique au centre ville. Plusieurs milliers de personnes
participaient aux funérailles du père Jean Juste ce matin à la Cathédrale
de Port-au-Prince lorsque des agents de la Minustah ont tenté de procéder
à l’arrestation d’un certain Fernand, qui serait un évadé de prison.
Fernand n’a pas opposé une forte résistance et s’est laissé emmener par
les agents de l’Onu. Mais la foule criait à l’abus et poursuivait les
soldats onusiens qui ont dû faire feu pour disperser les protestataires.
La foule dispersée, un cadavre a été découvert tout près de la cathédrale,
atteint d’un projectile dont l'origine n'a pas été déterminée. Cependant,
les forces onusiennes ont été pointées du doigt. Furieux, les manifestants
ont déposé le cadavre de la victime devant la barrière principale du
Palais National. Après la cérémonie, chantée par Mgr Miot, le cercueil a
été difficilement sorti de l’église. Des participants massés dans la Rue
Mgr Guilloux, aidés d’un char, en ont profité pour chanter et réclamer
justice pour le prêtre qui, décédé à Miami de leucémie, aurait été victime
d’actes criminels, selon les partisans Lavalas.
MANIFESTATION DES ETUDIANTS. DES SOLDATS DE LA MINUSTAH EN ACTION.
Rien ne laissait présager d’une telle action des soldats de la Minustah
sur la faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) dans la journée du
mercredi 17 juin. Tout était calme dans la matinée, jusqu’à ce qu’un
véhicule des forces onusiennes flambe dans les parages de la faculté,
raconte une étudiante qui dit ignorer l’identité des auteurs du forfait.
Ce mercredi, les choses ont semblé prendre une autre dimension. «Nous
avons été littéralement assiégés et piégés à l’intérieur de la Faculté.
Plus d’un se sont demandés comment nous avons pu nous en sortir tant les
attaques des soldats onusiens étaient drues et intempestives ». Les
étudiants ont été obligés de s’abriter en cherchant refuge sous les
bureaux, ou à l’arrière du bâtiment de la FMP. « Pour se protéger du gaz
on a recours au citron, au vinaigre que les étudiants achètent sur place
ou apportent avec eux lorsqu’ils viennent à la face ». On a vu exploser
des grenades lacrymogènes qui faisaient trembler la place et qui faisaient
des étincelles.La pluie est intervenue vers les 4h de l’après-midi pour
mettre fin à ce scénario digne d’un mauvais film d’action.
Un véhicule de la Minustah a été incendié au cours de la manifestation
des étudiants l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) visant à réclamer la
publication de la loi sur le salaire minimum. Les policiers de l'UNpol qui
se trouvaient à bord du véhicule ont eu le temps de prendre la fuite avant
l'incendie. Il s'agit d'une journée de manifestation sous le signe de la
violence et des affrontements entre étudiants et forces de l'ordre aux
abords des facultés Ecole Normale Supérieure, Ethnologie, Médecine et
Sciences Humaines. De plus, un autobus a été incendié non loin de l'Ecole
Normale Supérieure (ENS) et une centaine de pare brises ont été cassées
par des jets de pierres. Le bilan des dégâts matériels s'alourdit alors
que le chef de l'Etat a officiellement fait objection à la loi sur le
salaire minimum. Une personne a été appréhendée au Champ de Mars quelques
minutes après une offensive des étudiants. Le jeune homme, Maxo Boirond
qui apparemment ne participait pas à la manifestation, a été conduit au
quartier général de la Compagnie d'Intervention et de Maintien de l'Ordre
(Cimo). Les policiers de la Minustah, déployés en nombre imposant ont été
en première ligne pour disperser les manifestants. Des reporters ont
constaté que des agents de la Minustah avaient lancé de gaz lacrymogène
dans des facultés et au marché Salomon. La forte averse qui s'est abattue
sur la capitale en fin d'après midi a quelque peu refroidi l'ardeur de
manifestants. Les facultés d'Ethnologie, Ecole Normale Supérieure et
Médecine ont été les principaux foyers de tension au cours de la journée
de manifestation. Les réformes à l'UEH, le départ de la Minustah et la
publication de la loi sur le salaire minimum constituent les principales
revendications des étudiants qui n'entendent pas lâcher prise
COMMUNIQUE DE PRESSE
Mise au point de la MINUSTAH
Port-au-Prince, le 18 juin 2009- La MINUSTAH dément catégoriquement les
allégations selon lesquelles certains des membres de sa composante
militaire auraient tiré sur la personne décédée ce matin, après l’incident
qui s’est produit aux abords de la cathédrale de Port-au-Prince, peu après
les funérailles du Père Jean-Juste.
En effet, à la lumière des informations préliminaires obtenues, il
apparait que la victime serait décédée d’une blessure à la tête, causée
par une pierre ou un objet contondant.
Il a également été établi que, si les soldats de la MINUSTAH présents
sur les lieux ont du procéder à des tirs de sommation en l’air pour
éloigner la foule, cette action ne semble avoir aucun lien avec la mort de
la victime. Elle est par ailleurs conforme à l’usage minimum de la force
autorisé dans de telles circonstances.
La MINUSTAH souhaite également apporter un démenti formel aux
allégations fantaisistes selon lesquelles des agents de la MINUSTAH
auraient pénétré à l’intérieur de certains espaces universitaires au cours
des manifestations de ces derniers jours.
La Mission réaffirme que les instructions données à son personnel
militaire et de police interdisent tout accès aux enceintes universitaires.
Elle continuera néanmoins à apporter tout l’appui nécessaire à la police
nationale haïtienne dans leurs fonctions de maintien de l’ordre public et
de protection des personnes et des biens.
GONAIVES. EMMANUEL CONSTANT EVEQUE DES GONAIVES EST DÉCÉDÉ MARDI.
L'évêque Emérite des Gonaïves est mort à l'âge de 81 ans. Emmanuel
Constant est décédé mardi soir des suites d'un cancer de pancréas selon
une note de la conférence épiscopale. Né à Port-au-Prince le 5 janvier
1928, Emmanuel Constant a été ordonné prêtre le 12 juillet 1953. Il a été
Promu évêque des Gonaïves le 28 octobre 1966. Mgr Constant qui a passé
plus d'une vingtaine d'années à la tête du diocèse des Gonaïves avait pris
sa retraite le 3 juillet 2003. Au sein de la conférence épiscopale il a
occupé le poste de conseiller et secrétaire du conseil. Avant sa mort
l'évêque Emérite des Gonaïves a été salué cette année par le pape Benoît
XIV pour le travail accompli au sein de l'église catholique en Haïti lors
d'une rencontre avec le Saint Père. Les funérailles de Monseigneur
Emmanuel Constant seront chantées en partie à la Cathédrale de
Port-au-Prince le mardi 23 juin. Selon la conférence épiscopale sa
dépouille sera par la suite exposée à la Cathédrale Saint Charles Borromée
des Gonaïves où se feront l'absoute et l'inhumation
=======
LES OBSÈQUES D'OMAR BONGO.
Les obsèques du président Omar Bongo ont eu lieu mardi à Libreville.
Des obsèques solennelles auxquelles a assisté le président français
Nicolas Sarkozy aux côtés d'une quinzaine d'autres chefs d'Etat et de son
prédécesseur Jacques Chirac.
L’Afrique a rendu un bel hommage à l’un de ses doyens. Une quinzaine de
chefs d’Etats sont venus s’incliner devant le cercueil du défunt, au «
Palais du bord de mer » et certains ont fait le déplacement en famille :
le Camerounais, Paul Biya, avec sa femme Chantal, le Congolais, Joseph
Kabila, avec son épouse, Olive, le Sénégalais, Abdoulaye Wade, avec sa
fille Syndiély. D’autres sont venus avec l’un de leurs prédécesseurs : le
Malien, Amadou Toumani Touré, avec Alpha Oumar Konaré, le Béninois, Thomas
Boni Yayi, avec Nicéphore Soglo, le Tchadien, Idriss Deby Itno avec
Goukouni Oueddei et Lol Mahamat Choa, le Français, Nicolas Sarkozy, avec
Jacques Chirac. Devant le cercueil du défunt, le chef de l’Etat français a
bien essayé de prendre la main de son aîné, mais Jacques Chirac a fait a
fait semblant de ne pas voir la main tendue par Nicolas Sarkozy.
Le discours est clair, mais pour les Gabonais, il faut que les actes
suivent, car beaucoup de gens à Libreville savent que le fils aîné du
défunt, Ali Ben Bongo a été reçu par le président français à l’Elysée en
décembre dernier. Ils se méfient donc des manœuvres en coulisses.
Nicolas Sarkozy a déclaré que « C'est aux seuls Gabonais de choisir » «
Je suis venu au Gabon pour m’incliner devant la dépouille d’un chef d’Etat,
Omar Bongo, qui a gardé son pays pendant quarante-et-un ans, en paix et en
unité ce n’est contesté par personne – et qui, pendant toute sa carrière,
a été un ami de la France et un francophone.
Personne n’aurait compris que le chef de l’Etat français ne vienne pas
et j’étais heureux d’être accompagné – puisqu’il a accepté mon invitation
– par Jacques Chirac, pour bien montrer qu’il y a une continuité, et dire
aux Gabonais maintenant, que c’est à eux de choisir et à eux seuls. »
TEHERAN. LES MANIFESTATIONS CONTINUENT
Le pouvoir avait tenté d’empêcher toute manifestation de l’opposition
en organisant un rassemblement place Vali Asr, dans le centre de Téhéran,
à l’endroit même où les partisans de Mir Hossein Moussavi devaient se
réunir. Mais finalement, malgré un tapage médiatique via la télévision
d’Etat, les partisans du candidat conservateur modéré ont organisé une
importante manifestation au nord de la place Vanak, située à plusieurs
kilomètres de la place Vali Asr.
En silence, faisant le V de la victoire, des dizaines de milliers de
manifestants se sont réunis dans le calme évitant toute violence. Cette
manifestation intervient alors que l’Iran traverse sa pire crise depuis
les premières années de la Révolution islamique en 1979. Les manifestants
pro-Moussavi se sont donnés rendez-vous mercredi sur la place 7 tir, signe
de leur détermination. Mir Hossein Moussavi a demandé l’annulation du
scrutin et de nouvelles élections après l’annonce de la victoire de
Mahmoud Ahmadinejad.
Face à ces protestations, l'ayatollah Khamenei, après s'être félicité
de la réélection pour quatre ans de Mahmoud Ahmadinejad, s'est dit
favorable à un recomptage partiel des voix si nécessaire. « Il faut faire
un recomptage des voix de certaines urnes en présence des représentants
des candidats pour que tout le monde soit certain du résultat.» Il a aussi
affirmé que les « fauteurs de troubles » n’étaient pas les partisans de
Mir Hossein Moussavi, une manière de se mettre au-dessus de la mêlée. Le
numéro un iranien a aussi affirmé qu’il avait toujours fait par le passé
confiance aux organisateurs des élections mais que cela n’empêchait pas
que l’on lève les ambiguïtés à propos du scrutin. Lundi 15 juin, des
centaines de milliers de partisans de Moussavi avaient défié une
interdiction de défiler dans la rue et avaient manifesté dans le cœur de
Téhéran pour réclamer de nouvelles élections. A la fin de la marche, sept
civils avaient été tués, après une tentative des manifestants d’attaquer
un poste de la milice islamique.
La contestation, très forte à Téhéran, théâtre d'émeutes samedi et de
manifestations violentes dimanche, a gagné des villes de province, en
particulier Machhad, Ispahan et Chiraz, selon des témoins et des médias.
Depuis samedi dernier, le mouvement de protestation ne semble pas vouloir
ralentir. Désormais, le pouvoir est face à un choix difficile. Soit
rejeter la demande des partisans de Mir Hossein Moussavi et risquer les
débordements, soit accepter cette demande, ce qui pourrait avoir des
conséquences difficiles. En tout cas, les partisans du candidat
réformateur semblent déterminés à poursuivre le mouvement. Certains ont
même évoqué une grève générale. Si la protestation continue ainsi, une
telle chose n’est pas à exclure.
Vendredi sera une nouvelle journée de test. En effet, le guide suprême
a décidé de diriger lui-même la prière collective à Téhéran. Ce sera
l’occasion d’une nouvelle démonstration de force. Reste à savoir comment
le pouvoir pourra reprendre la situation en main et calmer la rue. Lundi
15 juin, elle avait interdit la manifestation des partisans de M. Moussavi,
mais plusieurs centaines de milliers de personnes se sont rassemblées à
Téhéran. Mardi 16, elle a tenté d’organiser une contre-manifestation sans
pouvoir empêcher les partisans de Moussavi de descendre dans la rue. Signe
de la détermination de ces derniers.
ONU. L'ANCIEN PRESIDENT USA BILL CLINTON COMMENCE SES FONCTIONS EN
HAITI. L'ancien président américain Bill Clinton a accepté publiquement
lundi la nomination au poste d'envoyé spécial pour Haïti, lors d'une
conférence de presse aux côtés du Secrétaire général Ban Ki-moon, selon un
communiqué de l’ONU. « Haïti est à la croisée des chemins. Il existe une
fenêtre d'opportunité pour le développement économique, la démocratie et
une stabilité durables, mais elle est limitée », a fait remarquer le
Secrétaire général. « Nous devons agir rapidement. C'est pourquoi j'ai
demandé au président Clinton de galvaniser un soutien international au
plan de relèvement du gouvernement haïtien », a-t-il ajouté. Bill Clinton
a souligné que le « soutien aux efforts du gouvernement d'Haïti pour
générer de nouveaux emplois et améliorer les services de base » faisait
partie de ses priorités.Il compte aussi « aider Haïti à 'mieux
reconstruire' à la suite des ouragans de 2008, à se préparer aux futures
saisons d'orages tropicaux et promouvoir le relèvement économique et le
développement de l'énergie propre
Autres priorités : « encourager le secteur privé à investir à Haïti et
les philanthropes, les organisations non gouvernementales (ONG) et la
société civile à fournir des ressources supplémentaires et à améliorer les
services de base » et « encourager tous les partenaires d'Haïti à
respecter leurs engagements et à adapter leur assistance sur les priorités
du pays ». Haïti est le pays le plus pauvre de l'Hémisphère Nord. Soixante
dix-huit pour cent des Haïtiens vivent avec moins de 2 dollars par jour et
54% vivent avec moins d'un dollar par jour et le taux de chômage est de
70%. L'indice de développement du pays le place au 146ème rang sur 177
pays. Le pays a aussi le plus fort taux de prévalence du sida en Amérique
du Sud et dans les Caraïbes, avec 2,2% de la population adulte entre 15 et
49 ans infectée, même si des progrès notables ont été enregistrés ces
dernières années. Enfin le pays importe plus de la moitié de ses besoins
alimentaires et a été donc particulièrement vulnérable à la montée des
prix des aliments en 2008. Trois pour cent seulement du pays est couvert
d'arbres, ce qui rend le pays particulièrement exposé à l'érosion et aux
inondations. Avec plus de 300 habitants au kilomètre carré, c'est un des
pays les plus densément peuplés du monde. Bill Clinton a déjà servi les
Nations Unies en tant qu'envoyé spécial pour le relèvement après le
tsunami, nommé par le Secrétaire général Kofi Annan en 2004.
Rush Limbaugh continuera ses attaques contre Clinton pour savoir ce que
recherche un ancien president des USA dans un pays aussi détériorié comme
Haiti.
DOSSIER DU SALAIRE MINIMUM. DÉPUTÉ STEVEN BENOIT FAIT OSN POINT.
Le député de Pétion-Ville exprime son désacord avec entente trouvée
entre l’exécutif, des parlementaires et des représentants de l’association
des industries d’Haïti au terme d’une série de rencontres de trois jours
au Palais national. Steven Benoît, qui a pourtant concédé qu’il a pris
part aux différentes rencontres sur insistance des principaux concernés
par la question du salaire minimum notamment du chef de l’Etat, déclare
qu’il n’est pas d’accord avec l’entente trouvée pour réduire le salaire
minimum dans les industries de sous-traitance à cent gourdes.
« Pour couper court aux rumeurs faisant croire que j’ai été contraint
de négocier, je déclare fermement que je n’approuve aucune modification
dans cette loi. J’ai pris part à ces réunions de travail mais je me suis
gardé de parler car les présidents des deux chambres étaient présents »,
a-t-il tempêté. Le député soutient d’un autre côté, qu’il se prépare à
visiter une usine pour vérifier si les ouvriers ont la capacité de fournir
plus que le travail moyen demandé. « Ils disent que les ouvriers ont
l’opportunité de gagner d’avantage que les cent gourdes, je m’apprête à
passer une journée dans une factory jeudi prochain pour constater si
vraiment ces rudes travailleurs sont capable de doubler la production
demandée », a-t-il annoncé. Plus loin, Steven Benoît souligne que les
représentants d secteur privé n’ont pas apporté les pièces justificatives
de la DGI prouvant qu’ils ne sont pas en mesure de payer les deux cent
gourdes, ce qui, dit-il, renforce sa position.
D’autres parlementaires, dont Valciné Pierre Jérôme, disent ne pas voir
le bien fondé de cette série de rencontre puisque le parlement n’a guère
le droit de revenir sur son vote. « Cette série de travail conjoint
devrait plutôt se faire avant le vote de cette loi », a-t-il contesté.
Cependant, le président de l’association des industries d’Haïti, Georges
Sassine, félicite cette entente dégagée entre les protagonistes. « Il
s’agit d’une entente win-win, c'est-à-dire dont on sort tous gagnant. Cet
accord va de pair avec les propositions que se préparait à faire le
secteur des affaires, même si sur certains points il y a des différences
», a-t-il indiqué.
MANIFESTATION PACIFIQUE DES ETUDIANTS.
Les étudiants protestataires ont manifesté pacifiquement ce lundi 15
juin dans les rues de Port-au-Prince. Ils se disent, entre autres,
insatisfaits de l’entente trouvée sur la loi du salaire minimum. Les
étudiants protestataires de l’Université d’Etat d’Haïti ont manifesté sans
incident et sans heurt ce lundi dans les rues de la capitale. Une façon de
prouver, avancent les manifestants, qu’ils rejettent la violence. Au
nombre de plusieurs milliers, selon les chiffres avancés par les
manifestants, des centaines selon d’autres sources, les étudiants avaient
l’appui d’autres secteurs de la société civile. Ils maintiennent les mêmes
revendications, à savoir la libération des manifestants arrêtés la semaine
dernière, le départ de la Minustah, l’engagement de solides réformes au
sein de l’Université d’Etat et l’application de la loi sur le salaire
minimum. Quant aux étudiants de l’Ecole Normale Supérieure, ils exigent
que soit appliquée la loi qui fait injonction de nommer les étudiants de
l’ENS dans les établissements publics. Les manifestants ont défilé devant
plusieurs institutions, dont le Rectorat de l’UEH et le ministère de
l’Education nationale, et présenté leurs cahiers de doléances. Ils ont lu
un message et annoncé sur des banderoles un débat dans un hôtel de la
capitale sur les nombreux défis de l’Université de l’Etat. Enfin, les
étudiants se disent insatisfaits des résultats des négociations et de
l’entente trouvée sur l’application de la loi sur le salaire minimum.
=====
LA PNH ET SES OPERATIONS ANTI-DROGUE DANS LES PROVINCES.
Aux Cayes, 4 personnes, dont deux ressortissants jamaïcains, ont été
interpellées suite à l’interception d’un yacht transportant une importante
quantité de marijuana en provenance de la Jamaïque. Le voilier a été
intercepté aux larges du département du sud. Quelques jours auparavant, un
petit avion transpotant du stupéfiant s’est écrasé dans commune d’Aquin,
toujours dans le sud du pays. La police nationale entend redoubler de
vigilance avec le soutien de la Minustah pour combattre le trafic illicite
en Haïti.
A Jacmel, un conducteur de motocyclette a été tué par balles le 10 juin
dernier à Cayes-Jacmel lors dèaffrontements opposants des partisans de
Lespwa et de l ‘OPL. A l’approche du second tour des sénatoriales
partielles, une situation de tension règne au niveau de plusieurs
départements du pays concernés par les élections. Le scrutin du 19 avril a
été annulé dans le Centre pour cause d’irrégularités graves. Le Conseil
électoral provisoire attend les conclusions de l’enquête judiciaire
ouverte autour de ces incidents pour annoncer la reprise des élections au
niveau de ce département.
A Miragoâne, un commerçant dénommé Frantz Melon a été tué à l’arme
blanche alors qu’il rentrait chez lui dans la soirée du 10 juin. La
victime a succombé à ses blessures sur son lit d’hôpital. Une autre
personne, également gravement atteint, reçoit des soins au centre
hospitalier le plus proche.
HAITI TOUJOURS EN ETAT D'ALERTE JAUNE.
Le Secrétariat Permanent de la Gestion des Risques et des Désastres
lance le niveau d'alerte jaune face aux menaces persistantes d'averses
avec risques d'éboulements et d'inondations pour les dix départements du
pays.. Un creux en surface localisé dans le bassin de la caraïbe va encore
apporter de fortes pluies sur plusieurs région du pays pour les prochaines
48 heures précise Ronald Semelfort directeur du centre national de
météorologie Haïti est aussi traversé par une onde tropicale, la deuxième
pour la saison chaude selon Ronald Semelfort Ce dernier demande à la
population de rester toujours à l'écoute des messages météo, de ne pas
traverser les rivières en crues sous aucun prétexte . Il recommande
également à la population de ne pas rester à proximité des rivières en
crue, de même que sur les ponts, de mettre les animaux en lieux surs, de
mettre hors d'eau, tout ce qui peut être endommagé en cas d'inondation, de
se préparer à évacuer, si nécessaire, les zones exposées, aux inondations
et glissements de terrain. Les récentes pluies qui se sont abattues durant
le mois de mai 2009 sur le pays ont fait 11 morts dans les départements du
sud, de l'Artibonite et du centre.
P-AU-P. DINER D'ADIEU PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE POUR JANET SANDERSON.
L'ambassadeur des Etats-Unis Janet Sanderson fait ses adieux à Haiti. A
l'occasion du dîner d'adieu organisé par la Chambre de Commerce
Haitiano-Américaine, l'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet
A. Sanderson, a invité le gouvernement et la classe politique à s'unir
pour le progrès d'Haïti. Elle estime qu'Haïti a besoin d'un leader à la
hauteur de Toussaint Louverture, ayant un leadership responsable,
visionnaire, et énergique. " Aujourd'hui, ce moment est venu pour Haïti.
Fermement supportée par ses partenaires internationaux, inspirée par son
peuple et par son passé, Haïti a encore la chance de reprendre
complètement ses élans. Cette fois, cependant, le combat est celui pour la
prospérité et pour la paix. Cette fois, si les Haïtiens ne saisissent pas
les opportunités, ils peuvent les rater à jamais", ajoute t-elle. Dans son
intervention la diplomate a soutenu que le futur exige également un regain
de l'engagement au dialogue et à la discussion de la part de tous ceux qui
croient en une Haïti paisible, prospère et démocratique. Un dialogue
national, un système politique qui permet aux gens de s'exprimer à travers
des institutions et un processus démocratique, y compris des partis
politiques crédibles et responsables, et un gouvernement qui répond aux
besoins et aux attentes du peuple sont des éléments indispensables au
progrès d'Haïti selon la diplomate américaine
P-AU-P. QUATORZIEME ANNIVERSAIRE DE LA POLICE NATIONALE D'HAITI.
Le Vendredi 12 Juin ramenait le quatorzième anniversaire de la création
de la police nationale.En cette occasion, une messe d'action de grâce a
été chantée à la Cathédrale de Port au Prince en l'honneur de la PNH. Le
haut état-major de la Police, des responsables de partis politiques, des
représentants des organismes de défense des droits humains ont tous
assisté à cette célébration eucharistique. Pour marquer ce 14e
anniversaire l'institution policière décident d'organiser tout une série
activités a fait remarquer son porte parole le commissaire Frantz
Lerebours. Pour sa part le directeur général Mario Andrésol a soutenu
qu'il faut aujourd'hui « inverser la tendance qui distance la police de la
population » . Mario Andrésol, dont le mandat arrive à terme au début de
juillet et qui participait à un marathon organisé par l'institution a
félicité les efforts des agents de la PNH dans la lutte conte l'insécurité.
La Police nationale regroupe, entre autres, la Garde-côte ou la Police
maritime, le Corps d'intervention et de maintien d'ordre (Cimo), l'Unité
départementale de maintien d'ordre (Udmo), l'Unité de la sécurité générale
du Palais national (USGPN), l'Unité de sécurité présidentielle (USP),
l'USP, la Brigade d'intervention motorisée (Bim), la Brigade de recherche
et d'intervention (Bri), le Special Weapons and Tecnic (Swatt), la Police
administrative et la Brigade de lutte contre le trafic des stupéfiants
(BLTS). .
TEHERAN. AHMADINEJAD A OBTENU 62% DES VOIX. MOUSSAVI DEMANDE ANNULATION
La tension restait palpable dimanche en Iran, deux jours après le
scrutin présidentiel contesté. Mahmoud Ahmadinejad a défendu la légitimité
de sa réélection en rejetant les accusations de fraudes. Le candidat Mir
Hossein Moussavi réclame au contraire l'annulation du scrutin et demande à
ses partisans de continuer à manifester. La communauté internationale est
de plus en plus inquiète par la tournure des événements en Iran. Dimanche,
lors d’une conférence de presse, Mahmoud Ahmadinejad a rejeté les
accusations de fraudes. « Ils peuvent être furieux de leur défaite. Ils
ont dépensé beaucoup d'argent pour leur propagande et ils s'attendaient à
gagner. Donc, c'est normal qu'ils soient déçus ». Puis, devant des
milliers de ses partisans, le président réélu a défendu la légitimité de
sa réélection : « Les élections en Iran sont les plus propres », a-t-il
affirmé. « Dans la République islamique d’Iran, la démocratie au sens
propre du terme constitue le principe de base du système ».
Le même jour, pour la deuxième journée consécutive, des affrontements
ont opposé des partisans de Mir Hossein Moussavi aux forces de l'ordre
dans la capitale. Le candidat malheureux a réclamé l'annulation du scrutin
et demandé à ses partisans de continuer à manifester. « Aujourd'hui, j'ai
présenté officiellement au Conseil des gardiens une demande visant à faire
annuler les résultats de l'élection présidentielle », a déclaré l'ancien
Premier ministre, en ajoutant : « J'invite les Iraniens à poursuivre leurs
manifestations à l'échelon national dans le calme et conformément à la loi
». Moussavi a invité ses partisans et les mouvements qui le soutiennent à
une manifestation ce lundi à partir de 16 heures (heure local) dans les
rues de Téhéran. Il s’adressait en personne aux manifestants sur la place
Azadi de la capitale. L’autre candidat largement battu, Mehdi Karoubi a
affirmé pour sa part qu'il « ne reconnaissait pas M. Ahmadinejad comme
président ». Lui, aussi, a demandé l’annulation du scrutin. Dans la nuit
de samedi à dimanche plusieurs personnalités, partisans de M. Moussavi,
avaient été arrêtées. Certains d’entre eux ont été libérés dimanche dans
la journée. Aucune raison valable n’a été avancée pour la détention des
interpellés. Dans les rues de Téhéran, et certaines villes de province (Tabriz,
Ispahan, Shiraz, Babol), les anti-Ahmadinejad continuent à manifester,
malgré la répression policière, et les arrestations des manifestants.
Certains journalistes étrangers ont même été interpellés et sommés de
quitter le pays, et le bureau de la chaine de télévision Al-Arabiya a été
fermé pour une semaine. Les brouillages des réseaux de téléphone portable
et d'internet continuent.
Les Etats-Unis, l’Union européenne, la France, L’Italie, les Pays-Bas,
l’Allemagne ont exprimé leur inquiétude suite au résultat de la
présidentielle et les violences postélectorales qui l’ont suivies. Le
ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a
convoqué l'ambassadeur d'Iran pour lui demander des explications. En
France, la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade a appelé les
autorités iraniennes « à faire preuve de mesure et de prudence » face à
ceux qui contestent la réélection annoncée de Mahmoud Ahmadinejad. Le
vice-président américain, Joe Biden, a déclaré que « vu la façon dont ils
répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule,
il y a de vrais doutes » sur la légitimité de la réélection du président
Ahmadinejad.
NIGER. MOUMOUNI DJERMAKOYE UN AUTRE POLITICIEN AFRICAIN EST MORT.
Nouvelle disparition d’une figure politique africaine : le leader
politique nigérien Moumouni Djermakoye, chef de l’Alliance nigérienne pour
la démocratie et le progrès est décédé brutalement ce dimanche à Niamey à
l’âge de 70 ans. Son décès est survenu alors qu’il participait à un grand
rassemblement de l’opposition contre le projet de référendum
constitutionnel du président Tandja. Des dizaines de milliers de Nigériens
ont manifesté à Niamey contre le projet du président Mamadou Tandja
d'organiser début août un référendum sur une nouvelle Constitution pour
rester au pouvoir au-delà de son dernier quinquennat fin 2009. Cette
manifestation intervient deux jours après un arrêt de la Cour
constitutionnelle qui a annulé un décret présidentiel convoquant le corps
électoral pour le référendum le 4 août. Il était un peu plus de 10 heures
ce matin place Toumo à Niamey. La foule était déjà là pour attendre les
leaders du FDD (Front de défense de la démocratie) qui devaient prendre la
parole. C’est à ce moment là que le président Djermakoye a été pris d’un
malaise en raison sûrement de la grosse chaleur et de la marche qu’il
venait d’effectuer. Il a été dit qu’il était évacué vers l’hôpital mais ce
n’est qu’à la fin de la déclaration de Mahamadou Issoufou du PNDS (Parti
nigérien pour la démocratie et le socialisme) que l’on apprenait la
nouvelle : le président Djermakoye venait de s’éteindre. Les organisateurs
de la manifestation ont choisi de ne pas l’annoncer à la tribune mais
aussitôt, la manifestation a été interrompue laissant les militants dans
le désarroi. Pour tous ses proches et tous les leaders de ce front anti-référendum
qui s’est construit il y a quelques semaines seulement, c’est en défenseur
de la démocratie et des institutions que ce Prince Djerma, président de
l’ANDP (Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès), est parti
ce matin.
Il faut savoir que son parti l’ANDP, jusqu’à ces dernières semaines,
était un allié du président Tandja. Mais très vite dès le début du mois de
mai, lorsque le chef de l’Etat a confirmé son intention de prolonger son
mandat, le président Djermakoye s’est élevé contre cette violation de la
Constitution et il s’est immédiatement imposé comme l’un des principaux
leaders du FDD, le Front pour la défense de la démocratie. « La violation
de la Constitution, c’est une sorte d’engrenage ! Tous les actes allant
dans ce sens seront annulés. Tous les projets nourris par le président de
la République seront annulés ! »
LIBREVILLE, GABON. OMAR BONGO EST MORT EN ESPAGNE CE LUNDI 8 JUIN 2009.
Le président gabonais restera comme l'une des personnalités les plus
incontournables de l'Afrique post-indépendances. Doyen des chefs d'Etats
africains, pour avoir passé 41 ans au pouvoir, politicien rusé et
diplomate hors pair, symbole aussi de la tant décriée Françafrique :Omar
Bongo: une vie au pouvoir El Hadj Omar Bongo était l'un des derniers
dinosaures de la Françafrique. Retour sur l'homme et sur sa très longue
carrière politique. Bongo tel qu'ils l'ont connu... Ils l'ont côtoyé à
maintes reprises, au cours d'interviews, de reportages, sur le perron de
l'Elysée, où ils guettaient ses petites phrases, ou encore dans les
multiples sommets auquels il a participé au fil de sa très longue carrière.
Ces dernières décennies, personne n'a mieux incarné les liens intimes
entre la France et l'Afrique qu'Omar Bongo. Ce sont plus de 40 ans de
relations très particulières entre l'ancienne puissance coloniale et son
meilleur allié sur le continent africain. Omar Bongo, les « affaires » et
la Françafrique S'il est un pays du continent auquel le terme Françafrique
fait référence, c'est sans aucun doute, le Gabon. Et s'il est un président
africain qui a incarné cette Françafrique, c'est bien Omar Bongo Odimba.
Economie: la fin du tout pétrole Lors de la prise du pouvoir du président
Omar Bongo, en 1967, le Gabon était l'un des pays africains les plus
riches en ressources minières. Mais, depuis dix ans, l'économie de ce
petit pays d'Afrique centrale subit les effets du déclin de sa production
pétrolière.
WASHINGTON. KENNETH MERTEN NOUVEL AMBASSADEUR USA EN HAITI.
Kenneth H. Merten est le nom du nouvel Ambassadeur des Etats-Unis
désigné en Haïti, jeudi, par le président américain Barack Obama, a
informé la Maison Blanche à Washington dans un communiqué.
Actuellement, M. Merten est l’assistant de la Secrétaire d’Etat
américaine, Hilary Clinton. Fonctionnaire de carrière du service des
affaires étrangères depuis 1987, il a été il y a quelques années
conseiller économique à Paris. Kenneth H. Merten s’était vu confier les
dossiers économiques dans les représentations diplomatiques de son pays
dans d’autre pays tels en Allemagne et auprès de l’Union européenne à
Bruxelles. L’Ambassadeur désigné a déjà eu des expériences de travail en
Haïti. En effet, à Port-au-Prince, il a été responsable de la section
économique de la mission diplomatique des Etats-Unis, puis vice-consul. La
nomination de M Merten devra être approuvée par le Sénat à majorité
démocrate, ainsi il succédera à l’actuel Ambassadeur américain en Haïti en
poste depuis près de trois ans, Mme Janet Ann Sanderson.
M Merten détient une maîtrise en administration publique de
l’Université américaine et un BA de l’Université de Miami. Président Obama
a également désigné le jeudi 4 juin sept autres ambassadeurs dont trois
prendont poste dans les ambassades américaines en Arabie Saoudite, aux
Bahamas et au Canada.
CELEBRATION DE LA JOURNEE LATINO AMERICAINE DE LA PRESSE.
A l’occasion de la Journée latino-américaine de la presse le 7 juin, le
ministère de la Culture réaffirme dans un communiqué, la volonté du
gouvernement d’œuvrer en faveur du respect de la liberté d’expression et
de la liberté de la presse. En cette Journée latino-américaine de la
presse le 7 juin 2009, indique le communiqué, le ministère de la Culture
et de la Communication réaffirme la volonté du gouvernement d’œuvrer en
faveur du respect de la liberté d’expression et de la liberté de la presse
garanties par la Constitution en ses articles 28, 28.1, 28.2 et 28.3. Dans
le cadre de la célébration du 7 juin, indique la note, le MCC invite le
secteur de la presse à une conférence-débat qu’il organise sur le thème :
« Médias, Liberté d’expression et Ethique de la Responsabilité ». Cette
conférence se déroulera le vendredi 5 juin 2009 de 10h à 12h à la salle de
conférence du ministère avec un panel composé de Madame Marie Laurence
Jocelyn Lassègue, journaliste et ministre à la Condition Féminine et aux
Droits de la Femme et Vario Sérant, journaliste. Cette activité du CICP
participe d’une série de débats que compte organiser le Ministère sur la
problématique des médias et de la communication en Haïti. Le ministère de
la Culture et de la Communication dit s’engager, à travers son Programme
d’Information et de Communication Publiques, à renforcer la liberté
d’expression et de la presse, à faciliter le travail des médias en général
par la création d’espaces de débats et d’échange entre les travailleurs de
la presse et les différents secteurs du gouvernement. L’avenir de la
démocratie en Haïti, rapelle ce communiqué, dépend en grande partie d’une
presse libre, dynamique, indépendante, pluraliste, mais également d’une
presse et des médias conscients de leur responsabilité sociale,
respectueux de l’éthique professionnelle selon l’article 28.2 de la Loi
mère.
MANIFESTAATION DES ETUDIANTS, UNE PREOCCUPATION GENERALE.
Des dégâts matériels importants ont été enregistrés au cours des trois
journées de manifestation des étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)
qui réclament la publication de la loi sur le salaire minimum. Des pare-brises
de plusieurs véhicules ont été cassés par les manifestants qui ont ciblé
principalement les voitures officielles. Vendredi après midi les étudiants
s'étaient repliés dans leur faculté afin de définir une nouvelle stratégie.
Des étudiants interrogés ont indiqué que leur démarche visait à éviter des
infiltrations qui pourraient nuire au bon déroulement du mouvement. De
plus, ils étaient préoccupés par le maintien en détention de 19 de leurs
camarades appréhendés jeudi dernier. Des manifestants rassemblés devant le
Parquet de Port-au-Prince à l'annonce d'une éventuelle comparution de
leurs camarades avaient lancé des jets de pierre sur l'immeuble. Le nombre
de personnes appréhendés par les forces de l'ordre au cours de la
troisième journée de manifestation n'avait pas été communiqué par les
autorités policières.
Plusieurs personnalités politiques dont les sénateurs Kelly Bastien et
Anacacis Jean Hector et l'évêque des Cayes, Guyre Poulard, tout en
qualifiant les revendications de justes, ont mis l'accent sur la nécessité
pour que les manifestations soient pacifiques. Le sénateur Jean Hector a
condamné " l'intervention brutale " des forces de l'ordre et critiqué
l'attitude de la Première Ministre Michèle Pierre Louis. Dans le même
temps, les ministres de la justice et de la culture ainsi que le
secrétaire d'état à la sécurité publique ont lancé un appel au calme aux
étudiants. Le ministre de la justice, Jean Joseph Exhumé, a soutenu que le
gouvernement analyse les revendications des étudiants qui doivent éviter
de délégitimer leur mouvement.
OUVERTURE DE LA 48ème SESSION DE LA CHAMBRE.
Les sénateurs et les députés doivent se réunir ce lundi en Assemblée
nationale afin d’ouvrir la dernière session de la 48ème législature.
Celle-ci devrait se terminer, en principe, le deuxième lundi de septembre.
Mais, suite à une décision jugée inconstitutionnelle par plus d’uns, elle
pourrait s’étendre au-delà de cette échéance si des élections ne se
tiennent pas avant la fin de l’année pour le renouvellement d’un autre
tiers du Sénat et de la Chambre des députés. Selon ladite décision
consignée dans la loi électorale en vigueur, le mandat des parlementaires
devrait alors arriver à terme en mai 2010. Cette dernière session est
importante à plus d’un titre. Les parlementaires ont en effet du pain sur
la planche en ce qui concerne l’analyse et le vote d’importants projets de
lois. Au nombre de ceux-ci, on cite : le projet d’amendement
constitutionnel, celui relatif aux partis politiques et à leur financement,
le projet de loi sur la décentralisation, le projet de loi sur l’Habeas
corpus, le projet de loi sur la passation de marché et la loi de finances
publiques 2009-2010. Le député de Môle Saint-Nicolas, Eloune Doréus (OPL),
a souhaité que l’Exécutif soumette à temps les textes des projets de loi
afin que le parlement puisse atteindre ses principaux objectifs au terme
de cette cruciale session.
MOUVEMENT ETUDIANT. AUGMENTATION DE LA VIOLENCE.
Jets de pierres, casses, pare-brise de voitures volés en éclats et
jonchant le Champ de mars, au moins deux voitures brulées, Port-au-Prince
a connu une nouvelle journée chaude le vendredi 5 juin. « C’est la faute
aux policiers si la situation dégénère, ils font preuve d’une telle
violence en maltraitant les étudiants. Certains pénètrent meme dans des
hopitaux pour poursuivre les manifestants à coups de gaz lacrymogène »,
opine un passager dans un minibus traversant l’aire du Champ de mars, au
Centre-ville de Port-au-Prince, théatre dans la journée du vendredi 5 juin
d’une troisième journée d’affrontement sanglant entre policiers et
étudiants.
Les premiers disent réclamer à coups de pierres l’augmentation du
salaire minimum, les seconds répliquent à coups de gaz lacrymogène, de
matraque et autres arrestations d’étudiants pour « troubles à l’ordre
public ». C’est le meme scénario depuis le mercredi 3 juin. Des éclats de
vitres brisés étaient encore visibles dans la soirée du 5 juin au Champ de
mars et des voitures remplies de policiers armés jusqu’aux oreilles
patrouillaient encore. Dans l’aire du Champ de mars, à l’avenue Christophe,
l’on a pu remarquer des voitures carbonisées, des voitures de police. Des
actes qui seraient commis non par des étudiants mais de casseurs qui
auraient infiltrés le mouvement, indique une étudiante en pharmacie qui
prend part aux manifestations d’étudiants de la faculté de médecine.
De jour en jour, les manifs s'intensifient, la violence redouble, que
du coté de la police que des étudiants et autres casseurs. Le mouvement de
prostestation laisse le centre-ville pour s'étendre aux quartiers
environnants. Au cours de cette troisième journée de violence, les
employés de presse et des institutions culturelles ne sont pas épargnés.
La Fokal (la Fondation connaissance et Liberté, anciennement dirigée par
l’actuel Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis) a essuyé des jets de
pierre et des journalistes du Nouvelliste, de Signal FM et de Télé Haiti
ont été aggressés.
Les voitures de l’Etat, de la police et des médias ont été les plus
visées par les casseurs qui les attaquaient à coups de pierre, sous l’oeil
approbateur de la population, rapportent des témoins sur place. Cependant
des voitures privées ont elles aussi été vandalisées lors de ces violences.
Le Matin et le Nouvelliste, les deux seuls quotidiens du pays, ont
titré respectivement dans leurs éditions du week-end « Etudiants et
policiers rivalisent de violence » et « Entre casses, répressions et répit
». Le Matin montre dans sa Une des images fortes de voitures en train de
bruler, d’une étudiante qui agonise sur le sol, d’un autre couvert de sang
et consultant son téléphone...
MINISTÈRE DE LA JUSTICE PAR DEVANT LE SENAT SUITE A INTERVENTION DE O.
FEVRY.
Une journée après sa sortie de prison, Me Osner H. Févry a fait, le
mercredi 3 juin, un plaidoyer pour les détenus au Pénitencier national. «
Le Péniten- cier est un centre de torture et de traitement inhumain et
dégradant», a dénoncé le juriste, citant le cas de bon nombre de jeunes
qui seraient écroués illégalement. Parallèlement, le mercredi 3 juin, le
ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé,
accompagné du secrétaire d’État à la Sécurité publique, Luc Eucher Joseph,
était invité par la Commission justice et sécurité du Sénat à apporter des
précisions sur un ensemble de points, dont la détention préventive
prolongée. La population carcérale nationale est évaluée à 8 500 détenus.
Le Pénitencier national en compte 4 029 dont 3 500 en attente de jugement.
Environ 129 détenus du Pénitencier national s’y trouvent depuis trois ou
quatre ans après avoir fait l’objet d’un simple mandat d’amener. Une
situation qui provoque l’indignation des sénateurs. Le sénateur Youri
Latortue (Artibonite, LAAA), en qualité de président de la Commission
justice et sécurité, a exhorté le garde des Sceaux de la République à se
pencher en urgence sur le dossier de la détention préventive. Les
parlementaires ont exprimé leur intention d’accorder, à travers le budget
2009-2010, plus de moyens au ministre Jean Joseph Exumé pour agir en
conséquence. Le ministre de la Justice n’a pas contesté l’effectif, avancé
par les sénateurs, de détenus au Péniten- cier national. Jean Jospeh Exumé
a fait deux lectures de la détention préventive prolongée. Première- ment,
il a dénoncé le laxisme des juges, tout en reconnaissant cependant que
nombre de juges d’instruction ont trop de dossiers à leur charge. Le
ministre a quand même affirmé la volonté de son administration d’exiger
plus de célérité de la part des juges. Deuxièmement, le ministre de la
Justice a invité à analyser le problè- me de la surpopulation carcérale au
regard de la capacité carcérale du pays, c’est-à-dire la quantité de
mètres carrés de prison disponible par rapport au nombre d’empri-
sonements. Jean Joseph Exumé s’est prononcé en faveur du respect des
droits des prisonniers dans les centres d’incarcération. Pour lui,
l’important, c’est la réhabilitation des prisonniers. Pour résoudre le
problème de la détention préventive prolongée, le secrétaire d’État à la
Sécurité publique a rappelé tout un train de mesures adoptées par le
ministre de la Justice, Me Jean Joseph Exumé. Luc Eucher Joseph a souligné
un ensemble de circulaires adressées aux juges pour leur rappeler leur
devoir de rendre justice, la mise en place de la Commission de déten- tion
chargée d’analyser les différents cas, la réouverture de l’École de la
magistrature en vue de doter le système de plus de magistrats. Luc Eucher
Joseph a noté par ailleurs les discussions entre le ministère de la
Justice, le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince et le
parquet sur la possibilité de faire comparaitre sans délai tout accusé de
délit. À cet effet, une salle a été aménagée au parquet près le tribunal
civil de Port-au-Prince. Le secrétaire d’État à la Sécurité publique a
également informé des efforts en cours pour l’augmentation de la capacité
carcérale du pays. Des centres de détention sont en réparation, d’autres
en construction.
121 MILLIONS DE DOLLARS A HAITI.
La banque mondiale accorde un prêt de 121 millions de dollars à Haïti
Haïti doit recevoir de la banque mondiale une aide de 121 millions de
dollars sur une période de quatre ans. L'aide accordée provient de
l'association internationale (IDA) organe de la banque mondiale qui aide
les pays les plus pauvres a indiqué la banque mondiale dans un communiqué.
« Avec cette nouvelle stratégie, nous soutenons les efforts d'Haïti pour
tourner la page des événements difficiles de l'année dernière et se
replacer sur la voie de la croissance et du développement à long terme » a
déclaré Ivonne Tsikata directrice de la banque mondiale pour la région des
caraïbes. La banque mondiale a souligné la nécessité d'améliorer le
système éducatif et la réduction de la vulnérabilité du pays face aux
catastrophes naturelles.
P-AU-P.LA LOI SUR LE SALAIRE MINIMUM RECLAME PAR LES ETUDIANTS.
Des centaines d'étudiants des facultés de Sciences Humaines, Ethnologie,
droit, IERA et Inaghei ont organisé des manifestations pour réclamer la
publication de la loi sur le salaire minimum. La proposition de loi fixant
le salaire minimum à 200 gourdes par jour avait été ratifiée par les deux
chambres. La manifestation a débuté dans la matinée du jeudi lorsque des
étudiants de l'Inaghei et des Sciences Humaines ont rassemblé des grosses
pierres et des pneus pour bloquer la circulation des véhicules à l'avenue
Christophe. Les étudiants ont dénoncé le refus du gouvernement de
permettre aux ouvriers d'obtenir un salaire minimum de 200 gourdes. Ils
font remarquer que ce dossier est préoccupant parce qu'ils sont les
enfants de ces travailleurs dans la sous-traitance. Les forces de l'ordre
sont intervenues quelques minutes plus tard, ce qui a donné lieu à un
affrontement avec les étudiants. Au cours des heurts un étudiant finissant
de la faculté des Sciences Humaines, Laguerre Ludner a été atteint d'un
projectile à la tête. Des pare-brises de plusieurs véhicules ont été
cassés par des jets de pierres notamment à l'avenue Christophe. Un
véhicule a été incendié non loin du palais de justice et deux autres ont
été endommagés à l'avenue Christophe. Les policiers ont fait usage de gaz
lacrymogène pour disperser la manifestation, ce qui a eu pour effet de
provoquer des malaises chez de nombreux riverains. 24 personnes ont été
appréhendées par les forces de l'ordre au cours de la journée de
protestation des étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH). Au cours
d'une conférence de presse les responsables du Grand Rassemblement des
Etudiants Haïtiens ont réclamé la publication par le chef de l'état de la
loi sur le salaire minimum.
ARABIE SAOUDITE. LE PRESIDENT OBAMA EST A RYAD
Le président américain Barack Obama est arrivé ce mercredi en Arabie
Saoudite, avant de se rendre jeudi au Caire (Egypte), où il prononcera un
important discours de réconciliation promis de longue date aux musulmans.
Il s’agit de la première visite du nouveau président américain en Arabie,
laquelle attend surtout de Washington des assurances de fermeté à l'égard
d'Israël dans le processus de paix au Proche-Orient, ainsi que la
réaffirmation du soutien américain à l'Initiative de paix arabe.
L'Arabie Saoudite est non seulement un membre très influent de la Ligue
arabe, mais elle est surtout un allié essentiel des Etats-Unis. À ce titre,
le royaume saoudien est d’ailleurs une des cibles toute désignée pour al-Qaïda.
Il redoute également la montée en puissance de l'Iran chiite, aujourd'hui
incontournable en Irak, en Afghanistan et au Liban. Ryad est persuadé que
la non-résolution du conflit israélo-palestinien est la cause de la montée
des mouvements extrémistes au Proche- et au Moyen-Orient.
Par conséquent, l'Arabie Saoudite attend de Barack Obama qu'il
contraigne le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, à accepter
la création d'un Etat palestinien aux côtés d'un Etat israélien. L'Arabie
Saoudite attend aussi de Barack Obama, qu'il mentionne, jeudi, dans son
discours au Caire, le plan de paix arabe qui prévoit le retour d'Israël
aux frontières de 67, en échange de la normalisation des relations des
pays arabes avec l'Etat hébreu.
Benyamin Netanyahu y est hostile, de même qu’il refuse tout gel de la
colonisation juive en Cisjordanie. Pour cela, il se fonde sur un accord
secret conclu avec George Bush, lequel autorisait les autorités
israéliennes à continuer d'installer des colons sur les terres
palestiniennes.
En outre, selon un conseiller politique du gouvernement saoudien,
Washington et Ryad estiment qu'un accord de paix israélo-palestinien est
la clé pour contenir les activités nucléaires de l’Iran chiite, qui
inquiètent l’Arabie et les autres pays de la région.
PARIS. CEREMONIE D'HOMMAGE AUX DISPARUS A NOTRE DAME DE PARIS
Le président Nicolas Sarkozy doit assister à la cérémonie religieuse
œcuménique en hommage aux disparus ce mercredi à 16h00 (14h00 TU) à
Notre-Dame de Paris. De son côté, le Conseil français du culte musulman
organise dans l’après-midi une « prière de l'absent » à la grande mosquée
de Paris. Un office juif sera célébré un peu plus tard à la synagogue de
la rue de Tournelles. L'archevêché de Paris a annoncé également qu'une
messe internationale dimanche 7 juin à 11H30 sera dite à l'intention des
victimes. Lors d’une conférence de presse, le bureau d'enquêtes et
d'analyses (BEA), chargé d'enquêter sur la disparition de l'Airbus A330
d'Air France entre Rio de Janeiro et Paris, a estimé ce mercredi qu' «
aucun élément n'amène à penser que l'avion avait un problème avant son
départ de Rio ». Le BEA a également indiqué vouloir « essayer de publier
un premier rapport à la fin juin ». Le directeur du BEA, Paul-Louis
Arslanian a également exprimé des doutes sur la possibilité de récupérer
les boîtes noires : « On ne peut pas exclure que l'on ne retrouve pas les
enregistreurs ». L'Airbus A330 d'Air France Rio-Paris, a disparu lundi
au-dessus de l'Atlantique avec 228 personnes à bord, dans un accident aux
causes encore inconnues. L’avion aurait pu être victime d’un givrage Les
messages techniques envoyés à Paris par les membres de l’équipage de
l’airbus A330 qui s’est abîmé dans l’Atlantique, causant la mort de 228
personnes, sont les seuls éléments fiables dont disposent les enquêteurs.
Dans l'attente, hypothétique, de retrouver les boîtes noires de l’avion,
qui contiennent à la fois les dernières conversations de l’équipage et les
paramètres de vol, les enquêteurs s’appuient donc sur ces messages. Ils
laissent penser que l’avion aurait pu être victime d’un givrage.
Les messages du Système ACARS, décodés par la compagnie Air France à
Roissy Charles-de-Gaulle, laissent apparaître toute une série de
dysfonctionnements. Parmi les problèmes : une panne électrique qui a pu
entraîner d'autres anomalies comme un givrage des tubes pitots. Ces
sondes, qui hérissent le nez de l'A330, permettent à l'équipage de
connaître la vitesse de l'avion, mais aussi son altitude et son
inclinaison. Pour éviter qu'elles gèlent lorsque l'avion vole haut, elles
sont réchauffées par une petite résistance, mais la coupure de courant à
bord de l'avion à peut-être interrompu le dégivrage et rendu inutilisables
ces instruments. Manœuvre extrêmement délicate
L'ordinateur de bord aurait alors interprété des données erronées et
préconisé des manœuvres aberrantes aux yeux de l’équipage, obligeant les
pilotes à reprendre les commandes en mode manuel. Une manœuvre extrêmement
délicate, en pleine nuit, au dessus de l'Atlantique, dans des conditions
météorologiques très défavorables.
Dés le 1er juin, une source aéronautique contactée par RFI nous avait
pourtant confié que le constructeur EADS avait, dés 2008, préconisé le
remplacement de tous les tubes pitots sur les A330, ce qui avait été fait
au sein de la compagnie Air France. Une armada mobilisée pour les
recherches
Tous les éléments concordent. D’abord les pièces retrouvées dans l'eau,
un siège d'avion, des portions de câblage. Puis l'endroit ou ces pièces
ont été retrouvées : à environ un millier de kilomètre des côtes
brésiliennes, là ou le dernier contact a été établi avec l'avion. Pour
confirmer formellement que ces débris proviennent bien de l'A330 d'Air
France, il va falloir maintenant envoyer des navires sur place, pour
qu'ils récupèrent les morceaux de l'avion. Trois bateaux marchands
présents dans le secteur ont déjà été déroutés. Le navire scientifique
français le « Pourquoi pas », équipé d'un robot sous-marin, va également
rejoindre la zone de l'accident. L'avion radar l'Awacs, arrivé mardi à
Dakar, va survoler la région pour tenter de retrouver d'autres morceaux de
l'avion. Autant d'éléments qui permettront peut-être de mieux comprendre
ce qui s'est passé en attendant, peut-être, de récupérer les boîtes noires
qui pourraient reposer par 3 000 mètres au fond de l'Atlantique. Ces
enregistreurs de vols contiennent les dernières conversations de
l'équipage ainsi que de précieuses données techniques.
Les autorités aéronautiques brésiliennes précisent que l'enquête sera
placée sous la responsabilité de Paris car l'Airbus était immatriculé en
France.
DÉCÈS EN FLORIDE DE PERE BGERARD JEAN-JUSTE
Le leader spirituel et politique de la communauté haïtienne du sud de
la Floride Gérard Jean-Juste est décédé mercredi soir à l’age de 62 ans à
l’hôpital Jackson Memorial de Miami. Gérard Jean-Juste était un proche de
l’ancien président Jean-Bertrand Aristide. A la chute de ce dernier, il a
été incarcéré en Haïti en 2004 sous l’accusation de détention d’armes
illégales. Il a été par la suite libéré. Père Jean-Juste a milité pendant
près de 30 en Floride au sein d’une organisation de défense des droits des
immigrants haïtiens en Floride. Il sera inhumé en Haiti selon ses proches.
DOSSIER DE MAITRE OSNER FEVRY SAISI PAR LE JUGE MIMOSE JANVIER.
Le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince a désigné
le juge Mimose A. Janvier pour instruire le dossier de l’homme de loi
Osner Févry incarcéré depuis une semaine sous cinq chefs d’accusation.
Le doyen Rock Cadet a fait choix du juge Mimose A. Janvier pour
instruire le dossier de Maitre Osner Févry après l’ordonance de
dessaisissement du juge Yves Altidor à qui l’affaire a été confiée le 25
mai dernier.
En effet, le juge Altidor a, dans une ordonnance de dessaisissement
rendue 24 heures après s’être saisi du dossier, indiqué que ses
antécédents malencontreux avec Maitre Févry ne lui donne pas toute la
latitude pour traiter ce dossier au risque d’une mauvaise interprétation
de toutes décisions défavorables à l’inculpé.
«En conséquence, ordonnons notre dessaisissement du dossier pour cause
de reproches graves dont nous avons été l'objet de la part de Me Osner H.
Févry dans le passé ; demandons au doyen du tribunal de première instance
de Port-au-Prince de désigner un autre juge pour instruire l'affaire de
manière que notre impartialité ne soit mise en cause», lit-on dans cette
ordonnance.
Les avocats ont réagi positivement à cette décision du Juge Altidor.
Certains vont jusqu’à avancer que c’est «une preuve qu’il existe encore
des Hommes en Haïti».
LA CRISE CONTINUE A L'UNIVERSITE D'HAITI.
Le décanat de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et le décanat de la
Faculté de Médecine n’entendent pas satisfaire l’une des principales
revendications des étudiants : le départ du conseil de direction de la
FMP.
‘‘C’est un décanat qui travaille, qui n’a rien à se reprocher et qui
est régulièrement élu’’, a déclaré à la presse le vice-recteur à la
recherche de l’UEH, . Fritz Deshommes, au local du rectorat de
l’Université d’État ce mercredi.
La doyenne de la Faculté, le Dr Gladys Tassy Prospère, maintient la
même position et en a profité pour justifier les principes que défend le
décanat, dans cette crise. Ces principes, argue-t-elle, visent la survie
de la FMP, mais aussi celle de l’UEH.
Si la FMP ferme ses portes, l’UEH prendrait en effet un grand coup, a
corroboré le recteur Jean Vernet Henry qui exhorte les étudiants à
regagner leurs salles. Il n’est de l’intérêt de personne que la Faculté
ferme, selon le recteur. M. Henry juge incompréhensibles les allégations
proférées par les étudiants contre les professeurs puisque ceux-ci,
soutient-il, contribuent depuis plus de 30 ans au bon fonctionnement de la
Faculté de Médecine. Il a dénoncé aussi les attaques personnelles contre
certains professeurs dont le docteur Rudolphe Mallebranche, chef du
département de Médecine et de pharmacie. Celui-ci invite les étudiants
protestataires à «reprendre leur sens de responsabilité et de la mesure et
à permettre la reprise des activités académiques». Alors seulement, des
discussions seront possibles entre les protagonistes, a-t-il soutenu. Le
Dr Mallebranche révèle, par ailleurs, un gros problème de budget de la
faculté. C’est, avec celui de ressources humaines, le problème de toutes
les entités de l’UEH, d’après le vice-recteur aux affaires académiques, M.
Wilson Laleau.
Les étudiants ont, ce mercredi, observé une trêve en raison d’une
journée portes ouvertes à la Faculté de Médecine, afin de permettre à la
population de saisir le sens leur mouvement. Ils affirment leur volonté de
s’asseoir autour d’une table avec des responsables, mais pas avec certains
de leur décanat qui seraient, selon eux, non crédibles. Ils rejettent
l’accusation selon laquelle ils mèneraient une campagne de désinformation
contre les dirigeants de la FMP.
Les riverains, quant à eux, affirment leur ras le bol du mouvement.
Certains dénoncent le mode d’intervention des forces de l’ordre, d’autres
la façon de revendiquer des étudiants, que ces revendications soient
justes ou non.
SANTO DOMINGO. DES RESIDENCES D'HAITIENS INCENDIEES.
Une multitude de dominicains en colère a incendié vendredi dernier dans
le quartier La Esperanza (est de Santo Domingo), les maisons de plusieurs
dizaines de ressortissants haïtiens après qu’une adolescente dominicaine
de 15 ans avait fait état d’une tentative de viol dont elle aurait été
victime de la part d’un haïtien. Selon le quotidien dominicain Diario
Libre, devant la fureur des voisins, les résidents de deux bâtiments en
flammes, parmi eux des femmes enceintes, ont dû prendre la poudre
d’escampette pour éviter de se faire lyncher. Le sinistre a été
circonscrit grâce à l’intervention de trois camions-citernes et d’une
ambulance des sapeurs-pompiers de Santo Domingo. Quatre policiers étaient
restés sur place afin de limiter les dégâts. Revenant de l’école, la fille
s’était mise à crier qu’elle venait de subir une agression sexuelle. Les
habitants de la rue Respaldo Antonio Guzman sont accourus aussitôt,
accusant le présumé auteur de l’acte d’avoir, auparavant, tenté à deux
reprises d’abuser de la collégienne
13 MORTS ET 5 DISPARUS APRÈS 2 SEMAINES DE PLUIE.
Selon un nouveau bilan présenté par la protection civile au moins 13
personnes sont mortes depuis le début d’un mauvais temps qui frappe
plusieurs régions du pays provoquant fortes pluies et inondations. Le
nouveau bilan fait état de 5 morts dans le département de l’artibonite, 5
dans le sud et 3 dans le centre tandis que 5 personnes sont portées
disparues. Trois membres d’une famille sont disparues depuis
l’effondrement de leur maisonnette dans une petite localité proche de la
ville des Cayes. Les pluies qui tombent avec insistance ont détruit une
cinquantaine de maisons, plusieurs centaines d’autres maisons sont
endommagées. Selon un rapport du bureau de la protection civile, 2330
familles sont sinistrées et plus de 800 personnes ont été placées dans des
abris provisoires, des écoles et des églises.
ANNULATION DU VOYAGE HAITI DU MINISTRE CANADIEN DES AFFAIRES
ETRANGERES.
Le ministre canadien des Affaires étrangères, M. Lawrence Cannon, qui
devrait effectuer une visite en Haïti du 26 au 28 mai a annulé son voyage
dans le pays. M. Lawrence Cannon, qui dit reconnaître la situation
critique que traverse Haïti, a réitéré l’engagement du Canada à
accompagner le pays dans ses efforts pour la stabilisation et le
développement. « Haïti traverse une période critique et je tiens à assurer
personnellement nos partenaires haïtiens que le Canada continuera à
respecter son important engagement à l’égard de la stabilisation et du
développement du pays », a-t-il déclaré. Selon le service de presse du
Ministère des Affaires étrangères du Canada, la visite en Haiti du
ministre est reportée à une date ultérieure. Le ministre canadien des
Affaires étrangères devrait rencontrer le président haïtien, M. René
Préval, le premier ministre haïtien, Michèle Duvivier Pierre-Louis et les
membres du cabinet ministériel. Il faut rappeler que, à travers son Centre
de gestion des fonds locaux de la coopération canadienne (CGF) et d’autres
entités de la coopération canadienne, le Canada a déjà plusieurs
réalisations dans le domaine du développement en Haïti.
CORÉE DU NORD. DEUX MISSILES TIRÉS SUR LA CÔTE NORD
Après le tollé soulevé par l'essai nucléaire et les tirs d'essai de
trois missiles lundi, la Corée du Nord continue ses provocations. Mardi,
Pyongyang a lancé deux missiles à courte portée qui se sont abîmés en mer
du Japon. Le régime communiste accuse par ailleurs Washington de comploter
contre son gouvernement. A l'ONU, les Etats-Unis et leurs alliés préparent
une nouvelle résolution.
Des militaires nord-coréens surveillent la frontière avec la Chine au
lendemain du deuxième essai nucléaire mené par la Corée du Nord, le 26 mai
2009. Les deux engins ont été tirés depuis la côte-est de la Corée du Nord
: un missile sol-air et un missile sol-mer d’une portée d’environ 130
kilomètres selon l’agence de presse sud-coérenne Yonhap.
Le régime communiste, plus isolé que jamais, persiste et signe donc.
Plus inquiétant encore, toujours selon l’agence sud-coréenne, il pourrait
continuer. Pyongyang a déclaré une zone de la mer Jaune - non pas côté
Japon cette fois, mais côté Chine - interdite aux navires. Une
interdiction valable jusqu’à mercredi. Les tirs de lundi et de ce mardi
ont été effectués depuis la base de Musundani dans le nord-est. La
prochaine fois, le tir partirait du comté de Jungman, sur la côte-ouest.
Selon les Sud-Coréens, le Nord s’apprête ainsi à lancer des missiles
terre-mer d’une portée de 160 kilomètres, utilisant une technologie basée
sur celles des missiles chinois Silkworn. Les spéculations vont bon train.
Pour certains analystes, Pyongyang a ainsi été capable de produire des
têtes nucléaires transportables sur des missiles Scud ou de type Rodong
comme celui utilisé lors de l’essai à longue portée, le 5 avril dernier.
Selon les spécialistes, la Corée du Nord disposerait de 600 Scud et de 200
Rodong d’une portée respective de 500 et de 1 300 kilomètres.
Une nouvelle résolution de l'ONU L'adoption d'une résolution du Conseil
de sécurité est inévitable. La Russie et la Chine ont arrêté leur position
: le texte sera ferme mais pas question pour le moment d'établir un
blocus, ni d'isoler complètement la Corée du Nord. Depuis lundi, le
président américain coordonne cette réaction diplomatique. Barack Obama a
appelé son homologue sud-coréen et le Premier ministre japonais pour
convenir de mesures concrètes afin de restreindre les activités nucléaires
et le lancement de missiles nord-coréens. L'objectif est de mettre en
place de nouvelles sanctions, tout en laissant la porte ouverte à
d'éventuelles nouvelles négociations. Le problème, c'est que cette
diplomatie a, par le passé, prouvé son inefficacité. Le 17 octobre 2006,
le Conseil de sécurité avait voté à l'unanimité une résolution contre la
Corée du Nord à la suite de son premier essai nucléaire. Cela n'a jamais
empêché les Coréens du Nord d'humilier la communauté internationale et de
défier ses membres les plus influents. Le pays tire sa force de son
isolement. Et Pyongyang sait à merveille faire trembler le monde qui
demeure largement impuissant devant les provocations calculées de Kim
Jong-il, le leader nord-coréen.
EX-PRÉSIDENT BILL CLINTON ENVOYÉ SPÉCIAL DE L'ONU EN HAITI
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a nommé l'ex-président
américain Bill Clinton Envoyé spécial des Nations Unies pour Haïti, a
annoncé mardi la porte-parole adjointe de M. Ban. « Cette nomination
s'appuie sur le profond engagement de M. Clinton à l'égard d'Haïti, à la
fois lorsqu'il était à la Maison Blanche, et plus récemment, à travers son
Appel à l'action pour Haïti lors de l'Initiative mondiale Clinton en
septembre 2008 », a précisé cette porte-parole adjointe, Marie Okabe, lors
du point de presse quotidien au siège des Nations Unies à New York.
Bill Clinton a accompagné le Secrétaire général en Haïti en mars, lors
de la visite de ce dernier pour faire prendre conscience au reste du monde
des besoins de ce pays des Caraïbes, a-t-elle ajouté. En tant qu'Envoyé
spécial, M. Clinton apportera son aide aux efforts pour la reconstruction
économique et sociale en Haïti. Il concentrera son attention sur les
nouveaux partenariats et efforts au sein du secteur privé, de la société
civile et des donateurs ainsi que sur le renforcement des capacités
locales et la création d'un avenir plus stable et plus prospère pour
Haïti. « Le Secrétaire général est certain que le président Clinton
apportera énergie et dynamisme pour susciter un intérêt mondial durable
dans les efforts de reconstruction en Haïti », a précisé Mme Okabe. Bill
Clinton a déjà été Envoyé spécial des Nations Unies pour la reconstruction
après le tsunami qui avait frappé les pays de l'Océan indien en 2004.
Plusieurs hommes politiques Haitiens critiquent cette nomination
MAITRE OSNER FEVRY INCULPÉ.
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Maître Manès Louis, a
fait la lumière autour de l’arrestation de Maître Osner Févry inculpé
jeudi soir sous cinq chefs d’accusations. Osner Févry risque les travaux
forcés, explique-t-il. Osner Févry est accusé de contrefaçon de sceau
public. En effet, le concerné aurait utilisé des sceaux falsifiés de la
Direction générale des impôts de Kenskoff pour s’exonérer des taxes sur le
revenu ou des impôts locatifs. « Ces huissiers ont laissé entendre que
jamais il ne les a envoyé à Kenskoff pour s’enquérir des papiers du
genres», a-t-il indiqué. Plus loin, le commissaire du gouvernement
soutient que l’avocat et homme politique est accusé d’avoir proféré des
menaces de mort à l’égard des juges Willy Cadet et Maggy Florestal après
que ces derniers aient refusé d’accorder une ordonnance en sa faveur. En
plus, Maître Févry est soupçonné d’utiliser des faux papiers pour vendre
des biens, d’où le chef d’accusation de faux et usage de faux, ces papiers
étant toujours en circulation. En dernier lieu, Manès Louis parle
d’association de malfaiteurs avançant que c’est tout un réseau qui a
fabriqué les faux papiers que le prévenu avait en sa possession.
Entre-temps, pas moins de quatre plaintes sont déposées contre Osner Févry
pour conflit terrien.. Dans l’intervalle, ses confrères rappellent qu’il a
été radié du barreau de Port-au-Prince pour mauvaises pratiques dans la
profession d’homme de loi. Me Févry avait tenté en vain d’obtenir la
démission du commissaire du gouvernement en faisant circuler une pétition
sous l’étiquette de la Fédération des barreaux d’Haïti dans laquelle, lui
et quelques avocats, exigeaient la mise à pied de Me Manès Louis.
LE CEP A PUBLIÉ LA LISTE DES CANDIDATS RETENUS.
Avec Marie Ghislaine Monpremier de la Fusion, Moise Jean Charles,
proclamé seul vainqueur des sénatoriales par le BCEN du Nord, est retenu
pour participer au second tour des sénatoriales, selon la liste publiée
par le CEP. Après contestations, aucun candidat n’a finalement été élu au
premier tour des sénatoriales du 17 avril, selon la liste publiée par le
Conseil électoral provisoire. Prévues pour le 21 juin, le second tour des
sénatoriales verra concourir les candidats suivants :
Dans l’Artibonite : Francois Fouchard Bergrome (AAA)/ Joseph Francois
Annick (OPL)/ Garconnet Paul André (Lespwa)/ Jean Baptiste Jean Willy
(AAA)
Dans le Nord : Moise Jean Charles, (Lespwa)/ Marie Ghislaine Monpremier
(Fusion)
Dans les Nippes : Jean William Jeanty (konba)/ Vilson Louberson
(Lespwa)
Dans la Grand Anse : Roumer J. Maxime (Lespwa)/ Bellefleur Marie André
Aurore Laine (Fusion)
Dans le Nord-ouest : Melius Hyppolite ( OPL)/ St-Vil Francois Lucas
(Lespwa)
Dans l'Ouest : John Joel Jospeh (Leswpa)/ Mario Viau (Union)
Dans le Sud : Joseph Benoît Laguerre, (UCADDE)/ Exius P. Franky
(Lespwa)
Dans le Nord-est : Pierre Louis Lucien Delinx (Lespwa)/ Joazile Jean
Rodolph (Fusion)/ Charles-Pierre A. Karl, (OPL)/ Joachim Armand (OPL)
Dans le Sud-est : Lambert Wencesclass (Lespwa)/ Pierre Ricard (OPL)
PAU-P. AUGMENTATION DU SALAIRE MINIMUM: 200 GOURDES PAR JOUR.
Le secteur privé haïtien s’est prononcé mercredi contre l’a
promulgation de la loi sur le salaire minimum votée par les deux branches
du parlement portant à 200 gourdes par jour le salaire des ouvriers de la
sous-traitance La loi proposée par le député de Pétion-ville Steven Benoit
prévoit d’accorder 200 gourdes par jour aux employés du secteur
industriel. Elle a été approuvée par les deux chambres et devrait être
promulguée par l’exécutif pour entrer en application. « Si cette loi est
appliquée elle signerait la mise à mort du secteur industriel haïtien qui
perdrait du jour au lendemain environ de 12.500 emplois sur 25.000 », a
déclaré le président de l’Association des industries haïtiennes M. Georges
Sassine. « Nous serons obligés de fermer nos usines à cause de cette loi.
Il y a des pays comme le Cambodge qui attendent de telles mesures pour
récupérer des emplois que Haïti va perdre », a déclaré Clifford Apaid
membre de l’Association des industries d’Haiti. Lors d’une conférence de
presse, des membres du secteur ont mis en garde contre la mise en
application de la loi, proposant de nouvelles discussions pour parvenir à
une autre loi plus équilibrée entre la justice sociale, la croissance
économique et la création d’emplois. Des industriels coréens, américains
et dominicains qui fournissent des emplois dans la sous-traitance ont
témoigné lors d’une conférence de presse pour indiquer que la loi telle
qu’elle est pourrait causer beaucoup de tort au secteur de la manufacture
qui tente de se relancer en Haïti. Cependant, ils ne sont pas prononcés
contre une augmentation du salaire journalier actuellement fixé à 75
gourdes. Ils ont souhaité que cet ajustement soit graduel afin de
permettre l’amélioration des conditions de vie de tous les travailleurs
haïtiens. Les membres de l’ADIH se sont ainsi engagés à rencontrer le
gouvernement et les membres du parement afin de « faire comprendre les
conséquences du maintien de la loi votée par les parlementaires et les
conséquences qu’elle pourrait avoir ».
ANTHONY LALANNE TUÉ PAR DES BANDITS.
Les hommes à moto ont encore frappé, ils, ont abattu par balle mercredi
après-midi, à proximité de son commerce l'homme d'affaire Anthony Lalanne.
Atteint d'au moins un projectile à la tête, Anthony Lalanne est décédé
alors que des riverains le conduisaient d'urgence à l'hôpital. Le
meurtrier qui tentait de prendre la fuite, a été remis à la police par des
témoins qui l'a attrapé. Par ailleurs un agent de sécurité a été tué par
balles mardi 12 mai vers 11 heures au cours d'un braquage visant la caisse
d'un bureau de Western Union situé sur la route de Delmas, proximité
Delmas 99. .
L’homme d’affaires Anthony Lalanne (43 ans) a été abattu par balle
mercredi après-midi, à proximité de son commerce sis à la rue de la
Révolution au moment où il s’apprêtait à monter à bord de son véhicule.
Atteint d’au moins un projectile à la tête, Anthony Lalanne serait décédé
alors que des témoins le conduisaient d’urgence à l’hôpital. Le meurtrier
qui tentait de prendre la fuite après avoir glissé l’arme du crime dans sa
poche, a été appréhendé par des témoins qui l’ont rossé d’importance avant
de le remettre à la police. Anthony Lalanne est le jeune frère de feu le
Dr Jimmy Lalanne, abattu par balle à l’intérieur de sa clinique le 27
février 1999. Il avait alors 39 ans. Ce crime qui avait jeté la
consternation dans tout le secteur médical et dans la société civile en
général, est resté impuni dix ans après. Anthony Lalanne avait la
réputation d’être un paisible citoyen. Aucun contentieux ou litige ne
l’opposait à qui que ce soit, selon un de ses proches. Les Lalanne sont
originaires de Vieux Bourg d’Aquin
VATICAN. LE PAPE EN SA DERNIÈRE JOURNÈE EN TERRE SAINTE.
Le Pape Benoît XVI regagne Rome ce vendredi. Avant de s'envoler pour le
Vatican, il passe la matinée au Saint Sépulcre, lieu d'inhumation et de
résurrection du Christ dans la tradition chrétienne. Une dernière étape
très oecuménique. C'est au patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem que le
pape doit rencontrer les représentants des Eglises orientales, autrement
dit les Eglises chrétiennes de Terre sainte, et elles sont nombreuses. Ce
sont les héritières de ce que l'on appelle l'Eglise primitive. les
conciles et les schismes sont venus les diviser. Certaines aujourd'hui
sont liées à Rome et d'autres non. L'entente cordiale n'est pas toujours
de mise au Saint Sépulcre où, pour les chrétiens, Jésus a été mis au
tombeau et a été ressucité. Ce haut lieu du christianisme est devenu un
enjeu de pouvoir et certaines communautés chrétiennes, notamment les Grecs
et les Arméniens, en sont même venues aux mains, ce qui n'est pas banal.
Le programme de de ce voyage de Benoît XVI en Terre sainte a été
soigneusement étudié. Chaque journée a eu sa thématique, dialogue avec les
juifs, avec les musulmans, réconforter les chrétiens d'orient, soutenir la
création d'un Etat palestinien et donc l'oecuménisme. Un programme très
complet avec pour fil conducteur, la paix au Proche-Orient.
BOYNTON, FLORIDE. 9 HAITIENS ONT TROUVÉ LA MORT EN MER EN FLORIDE.
Neuf haïtiens ont péri dans un naufrage mercredi matin, au large des
côtés de la Floride dans une embarcation surchargée qui transportait une
trentaine de passagers et membres d’équipage, ont annoncé les garde-côtes
américains lors d’une conférence de presse à Miami. « Neuf décès sont
confirmés », a déclaré la porte-parole Marilyn Fajardo qui a aussi précisé
que 17 autres clandestins ont pu être sauvés après avoir dû passer près de
dix heures en mer, certains sans gilet de sauvetage. Plusieurs des
rescapés ont été hospitalisés alors que d’autres étaient gardés au repos
avant d’être interrogés sur les circonstances de cette nouvelle tragédie.
« Nous ne savons pas combien de personnes nous recherchons », a lancé un
capitaine ds garde-côtes, James Fitton, qui a fait savoir que le bateau
arrivait des Bahamas et tentait d’entrer illégalement aux Etats-Unis. Les
recherches devaient se poursuivre en soirée en vue de retrouver
d’éventuels autres survivants au large de Boynton Beach. Trois bateaux,
deux hélicoptères et un petit avion participaient aux opérations.
CAVAILLON. ACCIDENT. 20 MORTS ET 30 BLESSÉS
20 morts et environ une trentaine de blessés » tel est le premier bilan
d’un accident de la route survenue sur la route nationale No 2 au niveau
de Cavaillon dans le sud du pays. Selon les premières informations
fournies par la police, le chauffeur, qui a pris la fuite après
l’accident, était en état d’ivresse au moment où il conduisit le camion.
L’accident est survenu vers 1 heure du matin, ce mercredi. Le camion
transportait des marchandises ainsi que des marchandes communément
appelées « Madan Sara » venant de Port-à-Piment à destination de
Port-au-Prince.
SANTO DOMINGO. NOUVELLES VIOLENCES CONTRE DES HAITIENS.
Trois citoyens haïtiens, Eligène Exavier, Désir Reynold et Charles
Mérostène ont été sévèrement agressés lundi par des dominicains dans la
région de Carata, en territoire voisin, dans des circonstances non encore
élucidées, a confirmé Lise Anne André, responsable de la communication et
du plaidoyer au sein du Groupe d’Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR),
un organisme fortement impliqué dans la lutte en faveur du respect des
droits des haïtiens en République Dominicaine. Ces haïtiens ont eu leurs
oreilles arrachées et ont dû être hospitalisés pour recevoir les soins que
nécessite leur état, a précisé la responsable de GARR. Elle a exprimé sa
préoccupation face à la nette détérioration de la situation des haïtiens
en territoire dominicain marquée, entre autres cas, par l’exécution en
public, le 2 mai dernier à Santo Domingo, de l’haïtien Carlo Mérilus.
Interrogé sur ce nouveau cas d’agression contre des compatriotes, le
chancelier haïtien Alrich Nicolas a déclaré en avoir entendu parler sans
avoir pu confirmer l’information au moment où le journaliste de Radio
Kiskeya sollicitait sa réaction. Il a toutefois admis qu’une certaine
tension règne actuellement en territoire voisin et menace, par la
répétition de graves incidents, les bonnes relations qui doivent exister
entre les 2 républiques partageant l’île. Une cellule de crise a de ce
fait été constituée au Ministère des affaires étrangères en vue de suivre
de près l’évolution de la situation et d’adopter des mesures appropriées.
Alrich Nicolas a d’autre part confirmé le rapatriement du corps de Carlo
Mérilus dont les funérailles seront organisées samedi. Le gouvernement
assistera les parents de la victime. Le chancelier haïtien a enfin déclaré
disposer du rapport de la police dominicaine sur l’arrestation de l’auteur
de l’acte horrible de décapitation en public de l’haïtien, le 2 mai
dernier à Santo Domingo
CHAD, LIBREVILLE. DÉFAITE DES REBELLES PAR LES FORCES GOUVERNEMENTALES.
Les forces gouvernementales tchadiennes ont remporté une "victoire
nette" sur les rebelles venus du Soudan lors des affrontements des
derniers jours."Je crois qu'on peut dire qu'on est dans une phase finale
dimanche. C'est une victoire nette de Déby. Les rebelles ont rebroussé
chemin". "Il y a une reconcentration de rebelles dans le sud-est, le long
de la frontière", qui semble indiquer que la rébellion quitte le pays.. La
situation devrait revenir au calme, seon une source.
1.100 soldats sont stationnés au Tchad dans le cadre du dispositif
Epervier, opération française lancée en 1986 au titre d'un accord
bilatéral. Ce dispositif fournit notamment à l'armée tchadienne des
renseignements obtenus par surveillance aérienne. "L'armée tchadienne
s'est montrée très organisée. C'était digne d'une armée moderne. Elle a
été très organisée et a opéré de manière séquentielle". "Ils ont su
attendre et ne se sont pas précipités. C'était réfléchi. Ils ont attendu
de comprendre ce que voulait faire l'ennemi et quand ils ont compris, ils
leur sont tombés dessus. Ils ont su canaliser l'adversaire", a commenté un
militaire français. Dimanche matin, un membre de l'Union des forces de la
résistance UFR, coalition des principales factions de la rébellion avait
assuré que l'offensive rebelle n'était pas finie. "Ce n'est pas fini. Nous
nous regroupons, on s'occupe des blessés, on se prépare. La situation est
calme ce matin, mais vous verrez ça va reprendre". Samedi, le ministre
tchadien de la Défense par intérim, Adoum Younousmi, a estimé que le Tchad
avait remporté une "victoire décisive" sur les rebelles jeudi et vendredi.
Le gouvernement a avancé le bilan de 247 morts dont 225 rebelles, 22
militaires et 212 insurgés capturés jeudi et vendredi après les combats au
sud d'Abéché, grande ville stratégique de l'est du pays à plus de 600 km
de la capitale. "N'Djamena peut dire ce qu'elle veut mais ce n'est pas
terminé. Les bilans donnés par les autorités sont faux", a répliqué la
source de l'UFR.
LIBREVILLE L'OFFENSIVE N'EST PAS FINIE
Les rebelles au Tchad se regroupent pour poursuivre leur offensive qui
n'est pas "finie", a déclaré dimanche un membre de l'Union des forces de
la résistance UFR, coalition des principales factions de la rébellion, au
lendemain d'une journée sans combats. "Ce n'est pas fini. Nous nous
regroupons, on s'occupe des blessés, on se prépare", a affirmé cette
source jointe depuis Libreville. "La situation est calme ce matin, mais
vous verrez ça va reprendre", a-t-elle encore ajouté. Samedi, le ministre
tchadien de la Défense par intérim, Adoum Younousmi, a estimé que le Tchad
avait remporté une "victoire décisive" sur les rebelles jeudi et vendredi.
Le gouvernement a avancé le bilan de 247 morts, 225 rebelles, 22
militaires et 212 insurgés capturés jeudi et vendredi après les combats au
sud d'Abéché, grande ville stratégique de l'est du pays à plus de 600 km
de la capitale. "N'Djamena peut dire ce qu'elle veut mais ce n'est pas
terminé. Les bilans donnés par les autorités sont faux", a répliqué la
source de l'UFR. "Quand on regarde les images diffusées à la télévision et
montrant les corps de combattants morts à Am-Dam jeudi,, on voit beaucoup
de soldats de l'armée tchadienne et le gouvernement présente tous ces
morts comme des rebelles", a-t-elle dit. Am-Dam est une localité située à
plus de 100 km au sud d'Abéché. Les rebelles venus du Soudan sont entrés
au Tchad le 4 mai avec pour objectif affirmé de prendre N'Djamena et de
renverser le président tchadien Idriss Deby Itno. A l'exception de samedi,
des combats ont eu lieu quotidiennement depuis le début de l'offensive.
Selon le ministre de la Défense, les rebelles seraient "3 à 4.000 hommes
avec 300 à 400 véhicules". Les rebelles affirmaient ces derniers jours
disposer du double de véhicules.
PRETORIA AFRIQUE DU SUD. ZUMA ET LA COMPOSITION DE SON GOUVERNEMENT.
Jacob Gedleyihlekisa Zuma prête serment le 9 mai 2009 à Pretoria comme
président d'Afrique du Sud. Le nouveau président sud-africain, Jacob Zuma,
à la tête de la première économie du continent noir, va annoncer dimanche
la composition de son gouvernement, dont la mission sera de réconcilier un
pays aux disparités sociales croissantes. "Les rêves et les espoirs de
tous les citoyens de notre pays doivent devenir réalité", a promis le
tribun zoulou, 67 ans, lors de son discours d'investiture samedi. "Ni la
complaisance ni le cynisme, ni les excuses n'ont lieu d'être", a-t-il
insisté, alors que 43% de la population vit toujours avec moins de deux
dollars par jour quinze ans après la chute du régime d'apartheid. Les
membres du parti de Zuma dansent lors de sa prestation de serment le 9 mai
2009 à Pretoria Son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir
depuis 1994, a recueilli près des deux-tiers des suffrages le 22 avril
après une campagne axée sur la lutte contre la pauvreté et l'amélioration
de services publics déficients. Accès au logement, aux soins, à
l'éducation, à l'emploi: autant de besoins essentiels que l'ANC a promis
de satisfaire, répondant à la frustration de dizaines de millions de
Sud-Africains, laissés-pour-compte du décollage économique favorisé par
l'ex-président Thabo Mbeki. Mais les circonstances ne sont guère
favorables pour le nouveau chef de l'Etat, qui a bénéficié pour son
ascension au pouvoir du soutien de l'aile gauche de l'ANC, du Parti
communiste et de la confédération syndicale Cosatu. Le Fonds monétaire
international (FMI) prévoit une contraction de l'économie sud-africaine en
2009, la première en dix-sept ans. Depuis le début de l'année déjà,
208.000 emplois ont été supprimés, alors que le taux de chômage frôle les
40% en raison notamment de graves carences en personnel qualifié.
"L'impact de la crise mondiale ne nous épargnera pas, nous commençons à en
sentir les effets", a reconnu samedi le président. "Toutefois, les
fondations de notre économie sont solides et nous allons pouvoir bâtir
dessus", a-t-il noté. La composition de l'équipe dont Jacob Zuma va
s'entourer est d'autant plus fondamentale que le président doit rétablir
la confiance auprès d'une partie de la population qui ne lui fait pas
crédit. Plus de la moitié des Sud-Africains doutent de sa probité même si
des poursuites contre lui pour corruption ont été abandonnées juste avant
les élections. Selon des informations de la presse sud-africaine, il
devrait s'appuyer à la vice-présidence sur l'intègre Kgalema Motlanthe,
qui a assuré l'interim à la tête de l'Etat pendant sept mois. L'artisan de
la croissance post-apartheid et chouchou des investisseurs, Trevor Manuel,
devrait quitter le ministère des Finances qu'il dirige depuis treize ans,
mais le chef de l'Etat entend le garder dans son gouvernement, sans doute
à un poste de supervision.
Il est également vraisemblable que Jacob Zuma reconduise au ministère
de la Santé la solide Barbara Hogan, qui a repris en septembre un secteur
délabré, avec la responsabilité d'enrayer la pire pandémie de sida au
monde après des années de déni. "Il y aura du neuf et du vieux" au
gouvernement, résume l'analyste Adam Habib. Pour réussir, le président va
devoir "équilibrer les priorités, à droite comme à gauche. C'est là son
grand défi."
P-AU-P. MANIFESTATION CONTRE LES DIRIGEANTS HAITIENS ET DOMINICAINS .
Un sit-in organisé devant le local de l’ambassade dominicaine en Haïti
s’est transformé en manifestation contre les deux gouvernements, suite à
la décapitation de l' haïtien Carlos Nérilus. Les manifestants, issus de
partis politiques, d’organisations populaires, des défenseurs des droits
de l’homme et d’étudiants, ont mis le feu à un drapeau dominicain devant
l’ambassade dominicaine en Haïti. Ils ont également brisé l'enseigne sur
le mur de l’ambassade dominicaine. En agissant ainsi, les manifestant
entendaient protester contre l’assassinat du ressortissant haïtien Carlos
Nérilus qui avait été décapité sur une place publique république voisine
la semaine dernière. « Cet acte révolte et afflige tous les Haïtiens » a
déclare Suzette Raymond, membre du parti Lavalas. C’est la raison pour
laquelle nous nous joignons à cette manifestation pour exprimer notre
mécontentement à l’endroit de la république dominicaine. Nous avons brûlé
le drapeau dominicain comme réponse aux souffrances endurées par les
Haïtiens en République dominicaine » a rétorqué un étudiant. « Nous sommes
un peuple comme tous les peuples, nous voulons être respectés», a-t-il
ajouté. Des slogans ont été lancés contre le président haïtien accusé de
garder le silence sur ce brûlant dossier. Quand aux forces de la Minustah,
elles ont été enjointes par les manifestants à quitter le pays.
Après l’assassinat, les parlementaires avaient rappelé le chancelier
haïtien en république dominicaine. Le ministre des affaires étrangères
avait annoncé le rapatriement du corps de la dépouille. De son côté,
l’ambassadeur dominicain en Haïti avait demandé au peuple haïtien de
placer cet acte dans un contexte isolé afin qu’il ne porte pas entraves
aux relations entre les deux peuples.
P-AU-P. MEDICAMENT CONTRE LA GRIPPE A DISPONIBLE EN HAITI.
Un médicament est disponible contre le virus de la grippe A, H1N1,
communément appelé grippe porcine, ont annoncé les autorités haïtiennes de
la Santé Publique. Il s’agit d’une capsule dénommée « Tami » qui est déjà
expérimentée dans plusieurs pays à travers le monde. Ce médicament coûte $
17 US la pilule et a été commandé par l’exécutif. D’autre part, une
quantité non négligeable de ce médicament sera offerte à Haïti comme don
par le gouvernement américain. En ce qui a trait à la capsule (Tami) déjà
disponible dans le pays, les responsables de la santé publique n’ont
fourni aucune indication sur les points de vente. « Si nous le faisons,
nous risquons de ne pas trouver même une boite au lendemain de l’annonce
», craint le ministre de la Santé publique, Alex Larsen. Plusieurs
responsables des ministères de la Santé publique et de l’Agriculture ont
pris part à la conférence de presse tenue au ministère de la Culture pour
informer le public de la disponibilité du médicament contre toute
éventuelle apparition de la grippe porcine en Haïti. Jusqu’à présent aucun
cas de grippe porcine n’a été signalé ni en Haiti ni dans la république
voisine.
P-AU-P. PRÉSIDENT PRÉVAL SOLLICITÉ D'AGIR CONTRE LA DÉCAP-ITATION DE
NERILUS. Des parlementaires et des représentants de différents secteurs de
la vie nationale ne décolèrent pas suite à l’horrible assassinat en public
samedi dernier à Santo Domingo d’un Haïtien identifié comme étant Carlos
Nerilus par le Réseau National de Défense des Droits Humains Le président
de la Commission des Affaires étrangères du Sénat de la République, le
sénateur Evallières Beauplan a déclaré mardi que la question dépasse la
compétence du chancelier haïtien Alrich Nicolas et que c’est au Chef de
l’Etat René Préval qu’il revient de réagir. C’est d’ailleurs le président
Préval qui refuse tout changement dans la diplomatie haïtienne. C’est donc
à lui qu’il revient de refaire l’image du pays et de porter les étrangers,
notamment les Dominicains, à respecter les Haïtiens. Le sénateur de
l’Ouest Roudy Hérivaux a pour sa repris l’idée émise par plusieurs de ses
collègues à savoir qu’il faudrait que le gouvernement rappelle
l’ambassadeur haïtien à Santo Domingo, le Dr Fritz Cinéas. Le
parlementaire élu sous la bannière du parti de l’ancien président Aristide
a dénoncé le sentiment anti-haïtien qui sévit de façon endémique en
territoire voisin. Condamnant à son tour l’acte inhumain de samedi, le
député de Maniche/Camp Perrin , Mme Ogline Pierre, déclare avoir vécu 9
ans en République Dominicaine où elle a expérimenté l’hostilité permanente
des Dominicains vis-à-vis des Haïtiens. Mme Pierre dénonce l’hypocrisie du
président dominicain Leonel Fernandez sur le dossier haïtien. La
parlementaire réclame des dispositions sérieuses afin que les Haïtiens
cessent d’être dans l’obligation de laisser leur pays en quête d’emplois
ailleurs. Le responsable de l’Alliance pour l’Avancement d’Haïti Me
Reynold Georges, affirme croire que l’acte a été planifié par les
autorités dominicaines. Il dénonce une hostilité croissante des
Dominicains vis-à-vis d’Haïti et dénonce en ce sens l’acquisition récente
par la République Dominicaine de 8 avions de guerre, alors que,
déplore-t-il, l’armée a été dissoute en Haïti. L’avocat propose enfin au
gouvernement de décréter une journée de deuil national et l’adoption d’un
embargo contre les produits dominicains pendant un mois. L’ancien ministre
des affaires étrangères Jean Robert Simonise , met pour sa part en garde
contre des décisions dictées par l’émotion dans le dossier des rapports
entre Haïti et la République voisine. Il ne croit pas approprié que
l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo soit rappelé. L’incident,
soutient-il en ce sens, ne se situe pas au niveau des rapports entre les
deux Etats. M. Simonise a mis l’accent sur la présence en République
Dominicaine d’une importante communauté d’étudiants haïtiens et sur les
avantages offerts à ces derniers par le gouvernement Fernandez. Soulignant
l’importance des relations commerciales entre les deux pays, M. Simonise a
également mis en relief l’existence d’une dynamique de rapprochement dont
il faut tenir compte, dit-il, qui se traduit par la démilitarisation de la
frontière et l’établissement d’écoles et de centres desservant des
haïtiens dans la même zone. Il a toutefois reconnu l’existence d’un
courant raciste en territoire voisin mais dont l’influence est en
régression.
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TURQUIE. TUERIE LORS D'UN MARRIAGE. 44 MORTS.
Une fusillade lors d'un mariage a fait 44 morts dans le sud-est du
pays, à majorité kurde. Des hommes armés et masqués ont ouverts le feu sur
des personnes qui participaient à une fête de mariage, avant de s'enfuir.
Selon des témoins, la fusillade pourrait être liée à des hostilités entre
familles. L'armée a bouclé la zone et lancé une vaste chasse à l'homme
pour retrouver les assaillants. Pour l'instant 8 suspects ont été arrêtés.
C’est toujours la stupeur et l’interrogation, dans la région de Mardin
après cette terrible attaque. Le ministre de l’Intérieur, qui a mis en
place une cellule de crise dès hier soir, va se rendre sur place ce matin
avec les ministres de la Justice et de l’Agriculture. Mais Besir Atalay
écarte pour sa part l’éventualité d’une attaque terroriste de la rébellion
kurde, il privilégie le règlement de compte entre familles. La gendarmerie
a arrêté 8 personnes avec leurs armes, ce matin, toutes originaires du
même village et portant le même patronyme, a-t-il indiqué. « Après une
nuit de recherche, et sur les indications données par les témoins visuels,
8 personnes soupçonnées d’être les agresseurs ont été interpellées avec
leurs armes par la gendarmerie. Ces 8 personnes sont en ce moment en garde
à vue. » La thèse la plus probable serait donc celle d’une expédition
punitive, sans que l'on sache pour l'instant quelle en est l'origine
exacte, peut-être une vendetta, une dette de sang entre clans comme c’est
souvent le cas dans le sud-est. Le village endeuillé, bouclé par les
forces de sécurité, se prépare en tout cas à enterrer ses morts : 21
personnes d’une même famille sont mortes hier soir, dans ce village.
SANTO DOMINGO. PAS D'EXPORTATION DE VIANDE DE PORC EN DOMINICANIE.
La nouvelle ayant circulé durant le week-end, faisant croire qu’il est
interdit d’exporter la viande porcine en république dominicaine, serait de
la manipulation d’information par les médias dominicains, a-t-on appris.
Pendant que le virus de la grippe A/H1N1, dite porcine, sème la terreur
dans plusieurs pays, le Mexique en particulier, les autorités dominicaines
auraient découvert un virus dans la viande de porc provenant d’Haïti,
selon des informations circulant le week-end dernier et relayées part des
médias haïtiens. Cette supposée découverte a entraîné l’interdiction
formelle de l’exportation haïtienne de la viande de porc et de ses dérivés
en république dominicaine. Selon M. Ramòn Quiñonez le responsable de la
santé environnementale à la direction générale de l’élevage de la
République Dominicaine, cette mesure d’interdiction s’avère nécessaire
afin d’éviter la contamination de la production porcine dominicaine. « Des
techniciens en santé animale et les membres du Corps spécialisé de
sécurité frontalière (CESFRONT) ont reçu l’ordre de capturer, sacrifier et
incinérer tous les animaux arrivant d’Haïti, particulièrement les porcs ».
Ce virus serait une continuité de la maladie animale « encéphalomyélite »
qu’ont connu les porcs haïtiens au cours du mois de mars dernier. M.
Quiñonez a affirmé, toutefois, que ce virus ne présente aucun danger pour
la santé humaine. Par ailleurs, les autorités haïtiennes ont
catégoriquement démenti la découverte de virus dans la viande porcine
haïtienne. Il s’agirait d’une manipulation de l’information par les médias
dominicains. « Cette information sur la découverte de ce prétendu virus
dans la viande de porc haïtien n’est pas officielle, elle est sans
fondement », affirme cette source. Il faut signaler que depuis dix ans, il
est formellement interdit à Haïti d’exporter la viande de porc à cause de
la « peste porcine ».
SANTO DOMINGO. HAITIEN DÉCAPITÉ PAR DES DOMINICAINS
Un ressortissant haïtien a été décapité par un groupe d’individus en
République Dominicaine. Cela s’est passé samedi dans le quartier de Buenos
Aires, secteur de Herrera, a rapporté Listin Diario. Selon le quotidien,
l’acte a été perpétré en plein milieu de la journée du 2 mai, en présence
d’une foule de Dominicains qui applaudissaient et riaient. Selon les
premiers témoignages recueillis par Listin Diario, cet acte venait en
représailles à une décapitation à Bayona d’un Dominicain du nom de Léon
Lara. Toutefois, il y a eu erreur sur la personne car l’Haïtien décapité,
Carlos Nerilus avait été pris pour l’auteur de l’assassinat de Lara,
poursuit le quotidien. Le gouvernement Haitien a adressé une lettre de
protestation aux autorités dominicaines après cet acte qualifié de «
barbare » par le chancelier haïtien Alrich Nicolas. Pour éviter que cela
ne se reproduise, le ministre haïtien des affaires étrangères, exhorte ses
compatriotes vivant en territoire voisin à être plus vigilant. La police
dominicaine a ouvert une enquête sur l’exécution sommaire de Carlos
Nerilus.
FESTIVAL WORLD NOMAD CONSACRÉ A HAITI.
Avec le festival World Nomad consacré cette année à Haïti, le FIAF
rappelle que derrière les affrontements politiques et la misère, se cache
un pays à la culture riche, variée, et bien vivante. La seconde édition du
festival World Nomad, s’ouvre vendredi 1er mai à l' Alliance Française.
Cette année, Haïti est à l’honneur, avec un mois de célébrations à travers
la musique, la danse, le cinéma et la littérature. Véritable melting-pot
culturel entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et les Caraïbes, Haïti
illustre mieux que n’importe quel pays cette notion de "transculturalism",
si chère au FIAF. Les festivités démarrent avec un concert du groupe de
rock’n’roll Vaudou RAM suivi d’une after-party à S.O.B.’s où RAM sera
rejoint sur scène par le groupe haïtien CaRiMi. Musique toujours le 18
mai, avec un concert exceptionnel à l’occasion du jour du Drapeau : il
commémore la date du 18 mai 1803 où le drapeau, symbole de la création de
l’État, fut adopté par le nouveau Congrès haitien. La soirée sera
présentée par Papa Jubé Altino, avec les shows de Barikad Crew, Haitian
Fresh, CaRiMi, et en invité spécial, Wyclef Jean.
Samedi 2 mai, en partenariat avec le PEN World Festival, trois grandes
voix de la littérature haïtienne seront présentes. Le poète, dramaturge et
écrivain Frankétienne a fait le choix, contrairement à beaucoup
d’intellectuels, de rester à Haiti, malgré les troubles politiques. Il
évoquera ce choix et la place qu’occupe Haiti dans son oeuvre, longue de
plus de 30 ouvrages. Avant lui, Dany Laferrière et Madison Smartt Bell
participeront à une discussion sur les difficultés d’écrire en Haïti.
Jeudi 7 mai marque un autre temps fort du festival, avec l’inauguration
d"Inspiration of Haitian Art". L’exposition présente une sélection
d’œuvres de la collection personnelle du réalisateur et amoureux d’Haïti,
Jonathan Demme. Dix peintres emblématiques haïtiens, dont Odilon Pierre et
Wesner La Forest, sont ainsi réunis, pour un hommage riche en couleur aux
paysages et aux habitants de l’île.
Enfin, World Nomad se distingue par une programmation cinéma
ambitieuse. Les traditionnels "Cinema Tuesdays" sont dédiés au cinéma d'
Haiti durant tout le mois de mai, avec des films soigneusement choisis par
Jonathan Demme, cinéaste récompensé par un oscar, et David Belle, créateur
du festival du film de Haiti. La série s’ouvre le mardi 5 mai avec le
documentaire événement "Jean Dominique l’Agronomiste", réalisé par
Jonathan Demme, sur une célébrité de la radio d'Haiti et activiste des
droits de l’Homme. Les jeudis et dimanches, le Maysles Institute présente
une collection de documentaires qui explorent différents aspects de la
culture et la société haïtienne.
ECOSOC EN MISSION EN HAITI.
Le Groupe Consultatif Spécial du Conseil Economique et Social des
Nations Unies (ECOSOC) est dans nos murs avec pour objectif d'étudier les
moyens les plus appropriés d'apporter un appui aux efforts de
développement économique et social du gouvernement haïtien, notamment
après la conférence tenue à Washington le 14 avril dernier. Durant son
séjour, la délégation de l'ECOSOC aura des discussions avec M. Jean-Max
Bellerive, Ministre de la Planification et de la Coopération Externe
(MPCE), ainsi qu'avec d'autres membres du gouvernement. Elle rencontrera
les partenaires techniques et financiers d'Haïti (PTF), les membres du
corps diplomatique et des représentants du secteur privé et de la société
civile. Le Groupe Consultatif Spécial sera reçu par le Premier ministre,
Mme. Michèle Pierre-Louis et par le président de la République, M. René
Préval. .
Les membres du Groupe Consultatif Spécial profiteront de leur séjour en
Haïti pour examiner les modalités de coordination de l'aide internationale
accordée à Haïti, pour s'assurer que cette aide s'inscrit dans le cadre
des priorités nationales définies dans le Document de Stratégie Nationale
pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), ainsi que dans
les documents soumis par le gouvernement à la conférence de Washington.
Par ailleurs, le Groupe fera le point des progrès accomplis en matière de
renforcement institutionnel et de mise en œuvre des réformes visant à la
création d'un Etat de droit. La délégation de l'ECOSOC sera dirigée par
l'Ambassadeur John McNee, président du Groupe Consultatif Spécial et
représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies à New-York. Elle
comprendra également l'Ambassadeur Sylvie Lucas, présidente de l'ECOSOC et
représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies, ainsi que
les Ambassadeurs représentants permanents du Brésil, d'Haïti, du Pérou, de
Trinidad et Tobago, et le Chargé d'affaires a.i. du Bénin. Cette visite
est la troisième que le Groupe Consultatif Spécial effectue en Haïti. .
SAINT-MARC. LA FETE PATRONALE DE SAINT-MARC A REUNI LES ARTIBONITIENS.
Une série de trois soirées de chants et de prières a précédé la fête
patronale de la ville.. Le thème du tridium est inspiré de l’évangile
selon Saint-Marc. Monseigneur Yvan Museau, était venu de la paroisse
lointaine d’Anse-à-veau pour la cérémonie. « La communauté a besoin de
modèle d’hommes et de femmes à l’instar de Marc », a dit le prêtre qui a
invité la population à faire un pèlerinage pour appréhender l’essence du
message de Marc.Comme par le passé, la cérémonie religieuse a été suivie
par un ensemble de discours officiels prononcés au local du palais
communal. Baunars Charles, le Maire, en quelques secondes a remercié ceux
qui sont venus fêter dans sa commune.Le député Yves Cajuste avait aussi
salué la présence des participants de la circonscription.
Ramon Guillaume, le Doyen du tribunal civil, a présenté brièvement des
images de la Saint-Marc de jadis et parler de cataclysmes naturels.
Le décès d’Ernest Prezeau, maire accesseur a été suivi le mois dernier
de la démission de l’autre Archile Janvier. La démission de M. Janvier a
été refusée par le ministère de l’Intérieur qui avait annoncé que la
mairie de Saint-Marc fait l’objet d’une audite.Le maire Baunars Charles,
actuellement seul aux commandes, a qualifié de « coup d’état » le souhait
de tous ce qui aimeraient le voir abandonner la mairie de façon
prématurée.
Ttrès réputée pour sa vie nocturne, une soirée dansante a affiché
Tropicana la veille et la ville a accueilli le soir de ce 25 avril, un
festival populaire qui a vu performer Bélo, Jean Bernard Thomas et Zing
Eksperyans alors que dans un club Krezi et Djakout ont fait un face à face
pas comme Rockfam et Barikad qui avaient en ouverture des festivités livré
une bataille à distance. Paulson Valcin, le meilleur buteur du derby local
(Baltimore SC vs Tempête FC), a saisi l’occasion pour raccrocher ses
crampons dans un match de gala face à la sélection nationale. Au hasard du
calendrier de la Première Division nationale, le 61e derby a lieu le
lendemain de la patronale.
Saint Marc demeure toujours, la cité qui a beaucoup souffert durant la
dictature des Duvaliers avec la disparition dans la souffrance et la
torture commise sur les jeunes de St. Marc par des assassins de
l'époque.On ne les pardonnera pas parce qu'ils savaient bien ce qu'ils
faisaient. On n'oubliera jamais le sort des Charles Calixte, Gérard
Augustin et tant d'autres aux mains des assassins comme Barbot, Charlotin
St. Fort, Zacharie Delva et autres.
MEXICO. LA GRIPPE PORCINE FAIT RAVAGE.
Le gouvernement mexicain suit à la lettre toutes les recommandations de
l’OMS pour empêcher la propagation de l’épidémie. Il redouble les
précautions et la prévention. Les écoles, les universités, les centres
sportifs les églises… sont donc fermés jusqu’au 6 mai. Il y a 4 hôpitaux
spécialisés pour recevoir les malades et le gouvernement dit qu’il n’y a
pas lieu de s’inquiéter car il a tous les médicaments nécessaires. Le
ministre du travail a dit que l’activité économique ne serait pas arrêtée.
On va voir comment réagit la population qui devra prendre les transports
en commun pour se rendre au travail, sachant que le métro peut devenir un
puissant transmetteur de microbes.
Ce qu’il est important de souligner, c’est le décalage entre ce qui se
passe ici et ce qu’on en dit en France. Ici, on ne ressent pas la
dramatisation perceptible en Europe. Les Mexicains sont rationnels, peut
être fatalistes, mais ici on vit tous les jours avec l’idée de
catastrophe, avec des tremblements de terre, les trafiquants de drogue,
les assassinats, les ouragans et surtout la précarité. Donc les Mexicains
affrontent cette épidémie avec calme en prenant les précautions
nécessaires, sans aucune panique.
Les Mexicains s’étonnent un peu du désir de catastrophe des pays riches
qui aiment faire rouler les dés de l’émotion. Ils se demandent même si la
publicité faite autour de cette épidémie, qui est très coûteuse pour le
tourisme et l’économie mexicaine, ne sert pas à exorciser en quelque sorte
la crise économique mondiale.
HAITI. RESULTATS DES ELECTIONS POUR CE LUNDI 27 AVRIL.
Le Conseil électoral provisoire a annoncé vendredi la publication lundi
prochain des résultats définitifs des sénatoriales partielles dont le taux
de participation est estimé à 11,81%.
Intervenant lors d’une conférence de presse, le porte-parole du CEP,
Frantz Bernadin, a indiqué que pour une population de 3,7 millions
d’électeurs potentiels, 438.624 votes ont été exprimés le 19 avril. Ces
données n’incluent pas le Plateau Central (Centre) où de graves violences
avaient entraîné l’annulation du scrutin.
Au centre de tabulation où se déroule le dépouillement des
procès-verbaux le décompte est presque terminé. Pour le département de
l’Ouest, seuls 27 procès-verbaux représentant 1% des 1.335 comptabilisés
sont encore manquants, a déclaré le porte-parole. Il en a profité pour
mettre en garde contre les résultats autoproclamés rendus publics à
travers le pays, arguant qu’aucun résultat officiel n’était encore
disponible.
Par ailleurs, Frantz Bernadin a révélé l’ouverture d’une enquête sur
les violences politiques ayant perturbé ou interrompu le processus
électoral dimanche dernier dans plusieurs régions du pays, principalement
dans quatre communes du département de l’Artibonite (nord), Verrettes,
Petite-Rivière de l’Artibonite, Marchand-Dessalines et Lachapelle. Ces
investigations devraient permettre d’identifier les auteurs et
commanditaires de ces actes répréhensibles déplorés notamment par
Washington, l’ONU, l’OEA et la Commission nationale de désarmement,
démantèlement et réinsertion (CNDDR).
Mais, quelle que soit l’issue de cette démarche, l’institution
électorale rejette d’ores et déjà l’annulation des élections dans
l’Artibonite comme l’ont souhaité certains acteurs politiques engagés dans
cette région. Le porte-parole du CEP estime que les actes de vandalisme
enregistrés n’avaient pas affecté l’ensemble du processus, mais seulement
quelques sections communales.
Enfin, quant à la reprise des élections dans le Plateau Central, aucune
date n’est encore en vue, selon M. Bernadin. Il souligne que certains
paramètres doivent être maîtrisés, notamment les conditions de sécurité,
avant qu’une décision officielle n’intervienne.
La Première ministre Michèle Pierre-Louis a déjà fait savoir que le
trésor public prendra totalement en charge le financement de
l’organisation de ce nouveau scrutin.
De plus en plus controversées, et même contestées avant même la
proclamation des résultats, les sénatoriales du 19 avril ont eu ces
derniers jours des rebondissements multiples allant de l’agitation des
prétendus vainqueurs potentiels à la décision annoncée de certains
Sénateurs de ne pas valider leurs pouvoirs.
P-AU-P. CONFERENCE DE WASHINGTON. COMMUNIQUE DE LA MINUSTAH
16 avril 2009 – Le Représentant spécial du Secrétaire général et chef
de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH)
salue les résultats positifs de la conférence des bailleurs de fonds
internationaux sur Haïti, tenue à Washington le 14 avril dernier, et la
participation à un haut niveau de nombreux représentants des partenaires
techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux d’Haïti.
Réunis au siège de la Banque interaméricaine de développement à
Washington, en présence du Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur
Ban Ki-Moon, les délégués de 28 pays et organisations multilatérales ont
assuré que leurs institutions et gouvernements respectifs veilleront à ce
que leur soutien soit conforme aux priorités du plan haïtien, qui a pour
objectifs de relancer la croissance économique, de reconstruire les
infrastructures détruites par les tempêtes de l'année dernière,
d’accroître l'accès aux services publics de base et de réduire la
vulnérabilité du pays face aux catastrophes naturelles.
Le Premier ministre haïtien, Madame Michèle Duvivier Pierre-Louis, qui
coprésidait la conférence avec le Président de la BID Luis Alberto Moreno,
s’est félicité des engagements pris par la communauté internationale de
fournir à Haïti une aide supplémentaire de 324 millions de dollars au
cours des deux prochaines années.
De retour de la conférence, Monsieur Hédi Annabi souligne que le
soutien apporté par la communauté internationale aux projets prioritaires
du gouvernement haïtien est encourageant. « L’engagement des donateurs est
un bon début, en particulier dans le contexte économique international
actuel. Cet engagement illustre la volonté politique et l’engagement
conjoint de la communauté internationale et d’Haïti de travailler ensemble
pour favoriser les investissements et la création d’emplois dans le pays»
a-t-il indiqué.
La conférence a aussi permis de confirmer qu’Haïti devrait bénéficier,
après le mois de juin, d’une réduction de sa dette pour un montant d’un
milliard de dollars.
L’ensemble de ces résultats marquent le point de départ d’un nouveau
partenariat entre la communauté internationale et les autorités
haïtiennes. « Un nouveau partenariat basé sur des engagements mutuels, le
point de départ d’une feuille de route commune qui comprend une assistance
supplémentaire de la communauté internationale et, en contrepartie, des
efforts accrus du gouvernement et des autorités haïtiennes, de tous les
Haïtiens tant du secteur public que du secteur privé, pour créer un
environnement propice au développement économique et social », a souligné
Monsieur Annabi.
Le chef de la MINUSTAH insiste sur la nécessité d’agir rapidement face
aux besoins urgents du pays. « J’espère que les engagements pris lors de
cette rencontre vont se matérialiser très rapidement par la mise en œuvre
du plan présenté par le gouvernement haïtien, de façon à répondre non
seulement aux besoins de reconstruction immédiats après les ouragans de
l’année 2008, mais aussi à engager les investissements indispensables qui
permettront de placer le pays sur une trajectoire de développement durable
», a t’il ajouté.
Le Représentant spécial du Secrétaire général réaffirme que la
consolidation de la stabilité passe par une amélioration de la situation
économique et sociale de la population. « Tous les progrès effectués dans
la construction de la stabilité politique et sécuritaires ne sauraient
être durables s’il n’y a pas d’amélioration concrète des conditions de vie
de la population dans l’ensemble du pays», a conclu le chef de la
MINUSTAH.
VISITE EN HAITI D'HILLARY CLINTON.
La Secrétaire d’Etat américaine est arrivée à Port-au-Prince ce jeudi.
Au cours de sa troisième visite en Haïti, Hillary Clinton a renouvelé
l’engagement des Etats-Unis envers le pays tout en souhaitant le bon
déroulement des prochaines sénatoriales.
La secrétaire d’Etat américaine a d’abord rappelé les liens amicaux et
historiques entre Haïti et les Etats-Unis avant de parler de son
intervention à la conférence des bailleurs qui s’est tenue à Washington le
14 avril.
L’ex-sénatrice de New York a reconnu que le pays était sur la voie du
progrès avant d’être frappé par quatre ouragans dévastateurs en 2008, ce
qui l’a portée à défendre davantage la cause des Haïtiens lors de cette
conférence au cours de laquelle les USA ont promis 57 millions de dollars
au pays.
La Secrétaire d’État américaine souhaite que les élections du 19 avril
ne vont rien changer dans le climat politique actuel. « J’ai vu des
affiches sur la route qui me laissent croire que très prochainement il y
aura des élections dans le pays, j’espère qu’après les élections, les
programmes déjà enclenchés pourront continuer sans obstacle », a-t-elle
soutenu.
Pour ce qui est du dossier des trente mille Haïtiens menacé de
déportation par l’administration Obama, Hillary Clinton informe que les
autorités américaines sont en train d’étudier pour voir comment accorder
le statut TPS à ses ressortissants.
« Cependant seuls les illégaux haïtiens qui ont gagné le territoire
américain avant l’arrivée de Barack Obama au pouvoir pourront bénéficier
de cette mesure, ce dans le but de décourager tous ceux qui veulent
entreprendre le périlleux voyage vers les Etats-Unis dans des embarcations
de fortune », a précisé Hillary Clinton.
Avant de mettre fin à sa visite de quelques heures au pays, la
Secrétaire d’Etat américaine s’est rendue au Parc industriel pour
s’assurer des capacités locales à accueillir la loi Hope II.
HAITI Á LA CONFÉRENCE DES DONATEURS A WASHINGTON.
324 millions de dollars : c'est la somme totale qui a été promise à
Port-au-Prince au terme de la conférence des donateurs qui s'est tenue
mardi à Washington. Des engagements qui visent la relance économique d'un
pays ravagé l'an dernier par plusieurs ouragans et tempêtes.
324 millions de dollars, c'est à la fois beaucoup et pas forcément
autant que l'espérait Port-au-Prince. Certes, le président René Préval et
le Premier ministre Michèle Pierre-Louis avaient affiché avant la
conférence un objectif modeste - 125 millions de dollars, officiellement
voués à boucler un budget 2009 en déficit et à soutenir celui de l'année
prochaine. Mais ils attendaient aussi des donateurs de quoi alimenter le
plan présidentiel de reconstruction sur deux ans d'un pays très éprouvé
par le passage de quatre cyclones au cours de l'été 2008.
Michèle Pierre-Louis avait, en prélude à cette réunion, mis l'accent
sur les risques de destabilisation en Haïti : « Nous avons besoin de cette
somme pour mener la politique d'investissement public du pays. Dans le cas
contraire, et face aux multiples problèmes qui se dressent devant nous, la
situation pourrait devenir de plus en plus fragile », avait déclaré le
Premier ministre, qui a par ailleurs insisté sur les efforts conduits par
son gouvernement pour combattre une corruption susceptible de refroidir la
générosité internationale.
Les quelque 28 Etats et organisations multilatérales réunis à
Washington par la BID (la Banque interaméricaine de développement) ont
finalement affecté au budget haïtien 41 millions de dollars, ce qui
réduira, à condition que cette somme puisse être rapidement versée,
l'actuel « trou » de 20 milliards de gourdes (1 dollar équivaut à 40
gourdes) dans le budget 2009. Le reste des dons doit servir à revitaliser
une économie naufragée : le PIB a « reculé de 15% en 2008, alors qu'il
avait progressé de 3,5% l'année précédente », d'après le Premier ministre.
Les pays donateurs se sont donc ralliés au plan national haïtien de
redressement économique, et ils ont jugé crédibles les projections de 150
000 nouveaux emplois liés au lancement des grands travaux prévus.
La France, qui s'exprimait par la voix de Rama Yade, a mis 40 millions
de dollars au pot commun, une aide en augmentation, a souligné la
secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a rappelé « la relation
ancienne, parfois tragique » entre les deux pays, et d'autres signes de
proximité tels que la langue et le voisinage de trois départements
français.
Les Etats-Unis se sont engagés, eux, à hauteur de 57 millions de
dollars. Le plus gros contributeur du jour, représenté par Hillary Clinton
qui doit se rendre dès ce jeudi en Haïti, a assorti cette promesse
d'exigences particulières, comme la lutte contre le trafic de drogue ou la
réparation des infrastructures endommagées par les tempêtes. La secrétaire
d'Etat américaine a jugé qu'Haïti a vraiment l'occasion aujourd'hui de «
réaliser des progrès substantiels » ; ce pays « a un programme pour cela
et il a démontré sa détermination à le mener à bien », a-t-elle ajouté.
Une confiance affichée qui fait monter les attentes liées à son imminente
visite à Port-au-Prince...
Autre annonce de nature à satisfaire les dirigeants haïtiens : d'après
le directeur général du FMI Dominique Strauss-Khan, la dette haïtienne
sera réduite de près d'un milliard de dollars d'ici fin juin, ce qui
allègera la charge annuelle des remboursement de 35 à 40 millions. Les 324
millions promis à l'occasion de cette 7ème réunion des bailleurs de fonds
d'Haïti vient en complément des financements auxquels la communauté
internationale s'est déjà engagée, pour des projets d'environ 3 milliards
de dollars au total.
SOMALIE. LIBERATION DU CAPITAINE RICHARD PHILLIPS. 3 PIRATES TUÊS;
Le capitaine du porte-conteneur Maersk Alabama a été relâché dans
l’après-midi de dimanche à la suite d’une intervention dont trois des
quatre pirates ont été abattus et le quatrième aurait été placé en
détention. Richard Phillips avaitt été embarqué sur le destroyer l’USS
Bainbridge qui avait escorté le Maersk Alabama jusqu’à Mombasa au Kenya.
Toute la journée de dimanche les hélicoptères américains ont survolé les
canots de sauvetage pour apporter des vivres et surtout garder un œil sur
le capitaine. Les autorités traditionnelles du Puntland avaient tenté de
négocier la libération du capitaine moyennant la garantie que les pirates
ne seraient pas attaqués. Apparemment les négociations n’ont pas abouti.
L’équipage du Maersk Alabama arrivé sain et sauf, samedi soir, sous haute
surveillance à Mombasa, avait déjà salué en chœur le courage du capitaine
qui s’était sacrifié pour permettre aux 19 membres de l’équipage de
s’enfuir et leurs réactions ne se sont pas fait attendre. Les membres de
l’équipage ont érigé un drapeau américain tout en haut du porte-conteneur
et ils criaient « notre capitaine est devenu un héros national ».
Le président américain Barack Obama a salué la libération dimanche du
capitaine Richard Phillips qui était retenu en otage par les pirates
somaliens depuis mercredi. Il a affirmé que les Etats-Unis étaient résolus
à lutter contre la piraterie. C'est bien une opération militaire de l'US
Navy qui a permis au capitaine américain d'être libéré. Son équipage, qui
avait pu échapper aux ravisseurs, est arrivé samedi à Mombasa, au Kenya.
Ils ont exprimé leur joie à l’annonce de la libération de leur capitaine.
Le président Barack Obama a téléphoné au capitaine Phillips pour le
féliciter après sa libération. Le Pentagone a révélé que le président
avait donné à deux reprises, vendredi et samedi, l’autorisation d’utiliser
la force si la vie de l’otage était en danger immédiat.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole de la marine
américaine, l’amiral Gortney, n’a pas précisé ce qui avait déclenché
l’assaut des forces spéciales qui se sont emparées dimanche du canot de
sauvetage à bord duquel était détenu Richard Phillips. Trois des pirates
ont été tués dans cet assaut, un quatrième s’est rendu et est détenu par
les autorités maritimes. Il devrait être remis rapidement à la justice,
sous un chef d’inculpation qui reste à déterminer. Le ministre de la
Justice Eric Holder faisait remarquer ces derniers jours que les tribunaux
américains n’ont pas eu à juger de cas de piraterie depuis plus d’un
siècle. Le président a été tenu au courant heure par heure du face à face
qui s’est déroulé entre les ravisseurs et le navire de l’armée américaine,
le USS Bainbridge, qui s’est rendu sur place dans les heures qui ont suivi
la prise d’otage. Ceci explique peut-être que Barack Obama soit resté à
Washington pendant le week-end de Pâques. La Maison blanche a publié un
communiqué dans lequel il félicité l’équipage du cargo et les forces
spéciales. Il lance également un appel aux partenaires des Etats-Unis pour
que ceux qui commettent des actes de piraterie aient à en répondre devant
la justice
PARIS. RETOUR EN FRANCE DES OTAGES DE LA PIRATERIE SOMALIENNE.
Les ex-otages du Tanit sont arrivés ce dimanche en fin d'après-midi à
Paris. Le bateau de plaisance avait été attaqué par des pirates au large
des côtes somaliennes. Le propriétaire du bateau, Florent Lemaçon, est
mort au cours de l'opération commando lancée par les forces françaises
pour libérer les otages. Avant d'être reçus par le président Nicolas
Sarkozy dans les jours qui viennent, les rescapés ont été accueillis par
le ministre de la Défense, Hervé Morin. L'avion, un Falcon, affrété par le
gouvernement français s'est posé en fin d'après-midi à l'aéroport
militaire de Villacoublay, près de Paris. A son bord, Chloé Lemaçon,
l'épouse du skipper décédé, leur fils Colin, âgé de 3 ans, ainsi que deux
autres personnes, des amis qui se trouvaient à bord du bateau au moment de
la prise d'otage. Les quatre rapatriés ont été accueillis par le ministre
de la Défense, Hervé Morin, et leurs proches alors que les journalistes
étaient tenus à distance du lieu des retrouvailles. Dans un premier temps,
les passagers du Tanit vont être examinés par des médecins, ils vont
rencontrer des psychologues et surtout ils devront s'entretenir avec les
agents du renseignement français. La DGSE va recueillir leurs témoignages
sur la prise d'otage et sur le déroulement de l'assaut final qui a coûté
la vie à Florent Lemaçon. Il s'agit d'établir les circonstances de ce
drame. Selon les premières déclarations d'Hervé Morin, la balle mortelle
pourrait avoir été tirée par un des militaires français au cours d'une
fusillade avec les pirates. Les pirates gardent encore plus de 275
victimes contre des fortes rançons.
HILLARY CLINTON ATTENDUE EN HAITI.
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, est attendue jeudi
prochain à Port-au-Prince pour une brève visite officielle au cours de
laquelle elle doit réaffirmer « l’engagement très fort » de Washington
envers Haïti. Le Département d’Etat n’a pas encore confirmé ce voyage.
Dans la capitale haïtienne, des officiels s’exprimant sous le couvert de
l’anonymat ont indiqué que le chef de la diplomatie américaine en route
pour Trinidad et Tobago, siège du prochain Sommet des Amériques,
s’arrêtera en Haïti où un tête-à-tête avec le Président René Préval est
notamment programmé. Au 5ème Sommet des Amériques, prévu du 17 au 19 avril
à Port of Spain, Hillary Clinton accompagnera le Président Barack Obama.
Cette visite interviendrait deux jours après la participation de la
Secrétaire d’Etat américaine à la conférence des donateurs d’Haïti qui se
déroule mardi à Washington- et trois jours avant les Sénatoriales
partielles de dimanche prochain. 24 heures avant son arrivée,
l’ex-Première Dame des Etats-Unis s’entretiendra dans la capitale fédérale
américaine avec la Première ministre Michèle Pierre-Louis qui coprésidera
la conférence des bailleurs de fonds avec le président de la Banque
interaméricaine de développement (BID), Luis Alberto Moreno. Ravagée par
quatre cyclones en septembre et octobre 2008, Haïti cherchera à obtenir de
ses principaux partenaires un montant de 125 millions de dollars destinés
à l’appui budgétaire et à la réalisation de projets pouvant générer des
emplois dans des domaines comme l’agriculture, les infrastructures
routières et la santé.Lors de sa dernière visite à Washington, en février,
le Président Préval avait été le premier chef d’Etat à rencontrer Mme
Clinton peu après son entrée en fonction. Elle avait alors répondu de
façon évasive à une sollicitation du dirigeant haïtien concernant un
éventuel soutien financier supplémentaire de Washington. Les Etats-Unis,
qui prévoient d’accorder cette année à Haïti une enveloppe de 287 millions
de dollars, représentent le premier des partenaires bilatéraux du pays.
ONTARIO, CANADA. LA POLICE CANADIENNE RECHERCHE LA FILLETTE STAFFORD.
La police recherche toujours la jeune Victoria Stafford, une fillette
de 8 ans portée disparue mercredi à Woodstock, en Ontario. Jeudi, la
police est toujours sur les traces d'une suspecte après avoir identifié la
fillette avec une femme inconnue sur une vidéo de surveillance. Les
autorités sont sur les traces d'une femme blanche filmée par des caméras
de surveillance en compagnie de la fillette, mercredi. La suspecte a entre
19 et 25 ans et sur la vidéo, elle portait un manteau blanc et ample. Des
dizaines de policiers et de bénévoles sont toujours à la recherche de la
jeune fille. Une bénévole, Cheryl Lccolkuy, arrête les automobilistes sur
une des artères de Woodstock pour leur distribuer des photos de Victoria
Stafford. Elle s'inquiète pour la fillette et demande aux gens de se
joindre aux recherches. La police rapporte que la fillette est blonde,
qu'elle a les yeux bleus et qu'elle portait une jupe et un gilet vert la
dernière fois qu'elle a été aperçue. Elle mesure 1,2 m et pèse environ 28
kg. Des patrouilles de London, de Waterloo et des pompiers aident la
police locale à fouiller la ville. L'agente Laurie-Anne Maitland, de la
police d'Oxford, demande aux résidents d'inspecter leur propriété au
peigne fin.
P-AU-P. LA MINUSTAH SOUTIENT LE CEP.
La mission des Nations unies en Haïti a apporté tout le soutien
nécessaire au CEP pour la réalisation de l’élection partielle du 19 avril
prochain, la Minustah mettra en place un système sécurité, a indiqué jeudi
le chef de la mission Hedi Annabi. Le représentant du secrétaire général
de l’ONU en Haïti a déclaré que la Minustah a déjà aidé le CEP a acheminé
tout le matériel électoral sensible dans les différentes régions du pays.
« C’est travail logistique d’envergure », a soutenu M. Annabi en annonçant
qu’il avait travaillé de concert avec les autorités haïtiennes. « Nous
allons déployer les forces dans tout le pays pour permettre aux Haïtiens
de participer normalement au scrutin le 19 avril. Les forces seront plus
fortes et plus visibles dans les zones à risque », a déclaré le
responsable de la Minustah. Il a d’autre part regretté que le parti
Lavalas écarté de la course n’ait pas réussi à trouver une entente entre
ses membres et avec le CEP pour participer aux élections. Concernant la
prochaine réunion des bailleurs de fonds sur Haïti, M. Annabi a assuré que
la communauté internationale était prête a trouvé un partenariat, un
chemin commun avec Haïti afin de favoriser le développement du pays. «
C’est le développement durable qui pourra garantir une stabilité durable
en Haïti », a soutenu M. Annabi.
MAJOR GENERAL PEIXOTO DU BRESIL SUCCEDE A SANTOS CRUZ A LA MINUSTAH
Le major général Floriano Peixoto a pris cette semaine les commandes de
la composante militaire de la mission de stabilisation des Nations Unies
en Haïti, a annoncé la Minustah, il remplace le lieutenant général Général
Santos Cruz. Avant les formalités de la passation au quartier général des
troupes militaires à Tabarre, le nouveau commandant de la Minustah a été
reçu au palais national par le président René Préval. « Le président
Préval a remercié le lieutenant général Carlos Alberto Santos Cruz pour
ses 27 mois de service comme commandant de la composante militaire de la
Minustah et a souhaité la bienvenue à son successeur, le major général
Floriano Peixoto Vieira Neto », selon une note de la mission. La rencontre
s’était déroulée en présence du représentant spécial du Secrétaire général
de l’ONU, Hédi Annabi, a-t-on appris. Le général Santos a laissé Haïti
jeudi après la cérémonie de transfert du commandement de la Force qui
devait avoir lieu mercredi soir. Le Président Préval a félicité le
commandant sortant pour sa récente promotion de Major Général à Lieutenant
Général, peu de temps avant d’assumer sa nouvelle fonction de commandant
de la seconde division militaire à Sao Paulo, au Brésil. Le nouveau
commandant de la Force militaire de la MINUSTAH, le major général Floriano
Peixoto rejoint la Mission de maintien de la paix des Nations Unies au
terme d’une expérience de 33 ans comme officier de l’armée brésilienne. Il
avait déjà travaillé au sein de la MINUSTAH en 2004 comme Officier de
brigade chargé des opérations militaires.
PARTICIPATION D'HAITI AU 5ÈME SOMMET DES AMÉRIQUES A TRINIDAD.
Le cinquième Sommet des Amériques se déroulera à Port of Spain, du 17
au 19 avril prochain. 34 chefs d’État, dont celui d’Haïti, y prendront
part et débattront notamment de la crise économique mondiale.
Du 17 au 19 avril prochain, Port of Spain, la capitale de Trinidad
&Tobago, accueillera le Cinquième Sommet des Amériques. Ce sera l’occasion
pour les 34 chefs d’État et de gouvernement de l’hémisphère occidental (à
l’exception de celui de Cuba) de se pencher sur les grands problèmes et
défis majeurs auxquels leurs pays font face.
Le président René Préval se rendra à Trinidad & Tobago, selon la
présidence haïtienne qui a confirmé sa participation à ce sommet. Outre la
récession économique et la crise financière mondiales, des questions
relevant de la sécurité régionale, de la crise énergétique, de la
dégradation environnementale, de l’immigration, de la faim et de la
pauvreté y seront débattues. Pour assurer un avenir meilleur à leurs
citoyens, les dirigeants du continent américain mettront l’accent sur la
réduction des vulnérabilités critiques, l’amélioration du bien-être et de
la sécurité des peuples des Amériques. Dans cette optique, des politiques
sociales, économiques et environnementales intégrées et se renforçant
mutuellement seront élaborées et mises en œuvre. Elles viseront
fondamentalement le développement humain accéléré et la réduction de la
pauvreté, l’inclusion sociale et culturelle, ainsi que la transition vers
une sécurité énergétique accrue et des communautés plus viables.
BINGHAMTON, NY. DEUX HAITIENS MORTS DANS LA TUERIE SPECTACULAIRE.
Parmi les 13 victimes de l'attentat commis par Jiverly Wong dans cette
ville de l'Etat de New York deux immigrants Haitiens ont trouvé la mort
tragique dans ce carnage à l'Association Civique. Le couple Haitien, Marc
Bernard, 44 ans et Maria Bernard, 46 ans, sont arrivés aux Etats Unis
depuis seulement un an. Selon les Haitiens habitant la région, les Bernard
suivaient des cours d'Anglais à l'Association Civique destinée à aider des
immigrants étrangers de la zone.Leurs 4 enfants sont en deuil.
MANIFESTATION DE JOURNALISTES DEANDANT JUSTICE POUR JEAN DOMINIQUE.
Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des journalistes, ont
manifesté vendredi à Port-au-Prince en vue de réclamer justice pour le
directeur de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique, à l’occasion du
neuvième anniversaire de son assassinat. Le 3 avril 2000, un commando
avait exécuté le célèbre journaliste haïtien dans la cour même de sa
station en compagnie d’un employé, Jean-Claude Louissaint. Guyler Delva,
responsable de l’organisation SOS Journalistes et de la commission
présidentielle d’appui aux enquêtes sur les journalistes assassinés
(CIAPEAJ), et les manifestants ont fustigé le laxisme des juges
d’instruction chargés de mener l’enquête, particulièrement Fritzner
Fils-Aimé. « Neuf juges, les uns plus rusés que les autres, se sont
succédés sans qu’aucun résultat n’ait été obtenu après neuf années
d’instruction », a déclaré Delva devant le Palais de justice.
Apellant à la nomination d’un autre juge pour prendre en charge ce
dossier encombrant, il soutient que les assassins de Jean Dominique, les
commanditaires aussi bien que les auteurs matériels du double meurtre du 3
avril 2000 doivent être coûte que coûte identifiés, jugés et condamnés. Le
responsable de la CIAPEAJ se dit d’autant plus convaincu qu’il n’y a pas
d’autres issues que le Président René Préval et la Première ministre
Michèle Pierre-Louis étaient tous deux très proches du directeur de Radio
Haïti. Guyler Delva a, par ailleurs, annoncé l’organisation d’une levée de
fonds en vue de réunir une prime de 50.000 dollars américains destinée à
toute personne pouvant fournir des informations crédibles sur les auteurs
du meurtre de M. Dominique. D’autres journalistes ayant pris la parole au
cours de la marche ont également exprimé leur ras-le-bol face à
l’indifférence des autorités judiciaires chargées d’élucider un cas aussi
emblématique. Les manifestants se sont arrêtés devant le ministère de la
justice et le Palais National avant de se disperser dans le calme. Un peu
plus tard dans la journée, les mêmes confrères ont pris part à un débat,
retransmis en direct par la Télévision Nationale, sur l’affaire Jean
Dominique et la situation de la presse haïtienne. Une liaison téléphonique
a été établie avec la journaliste Michèle Montas, veuve du disparu et
porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Depuis New York,
elle a exprimé sa déception devant l’impunité qui continue d’entourer la
mort odieuse de son mari tout en émettant l’espoir de voir la justice
rattraper un jour les assassins. La veille de ce nouvel anniversaire
douloureux, l’organisation Reporters Sans Frontières s’est demandée si
Jean Dominique et Jean-Claude Louissaint auront jamais droit à une
décision de justice équitable après le renvoi du juge instructeur Fritzner
Fils-Aimé soupçonné de corruption dans le traitement d’autres dossiers
MONTREAL, CANADA. FERMETURE TEMPORARAIRE DE OIT.
La société Rio Tinto fermera temporairement son complexe métallurgique
de Sorel-Tracy, en Montérégie, en raison de la crise financière mondiale
qui sévit actuellement. La grande majorité des employés de QIT-Fer et
Titane, une filiale de Rio Tinto, et de la mine de Havre-Saint-Pierre, se
retrouveront donc sans emploi pour cette période. On parle ici de 1800
travailleurs sur les 2000. L'usine de Sorel-Tracy fermera ses portes du 12
juillet au 8 septembre prochain pendant que les activités de la mine de
Havre-Saint-Pierre seront interrompues du 12 juillet au 31 août. Les
travailleurs se retrouveront également sans travail une semaine plus tôt
que prévu en décembre, soit le 11 décembre 2009. La direction précise que
la fermeture temporaire pourrait se prolonger, selon le climat économique,
mais qu'une fermeture définitive est écartée. Les mesures permettront à
l'entreprise d'économiser 25 millions de dollars. « Notre objectif est
d'assurer l'avenir de notre entreprise et de poursuivre notre apport à la
santé financière des régions où nous exerçons nos activités », a déclaré
le président de QIT-Fer et Titane, Jean-François Turgeon. Lors de
l'évaluation de nos divers scénarios, nous avons opté pour des solutions
minimisant les conséquences auprès de nos employés et de nos parties
prenantes.
QIT-Fer et Titane est l'un des principaux fabricants de matière
première pour l'industrie du bioxyde de titane et un leader mondial dans
la production de fonte, d'acier et de poudres métalliques. Au cours des
dernières années, Rio Tinto a d'ailleurs investi plus d'un milliard de
dollars dans le complexe métallurgique de Sorel-Tracy.
HAITI ET LES 22 ANS DE SA CONSTITUTION DE 1987.
Aucune cérémonie officielle ne s’est déroulée à Port-au-Prince le 29
mars à l’occasion du 22ème anniversaire de la Constitution de 1987 la
23ème charte du pays après celle de 1805. Elle reste fondamentale dans la
mesure où elle a apporté des innovations majeures pour régir le
fonctionnement de la société, ont reconnu des dirigeants de partis
politiques et des syndicalistes.
Pour le parti de Renaud Bernardin, le PLB qui commémorait son 17ème
anniversaire le même jour, la Loi mère met l’accent sur les Droits de
l’homme et les libertés individuelles, a reconnu le secrétaire général du
parti, Willy Louis. Pour ce dernier, cette constitution introduit deux
grandes innovations : la séparation des trois pouvoirs qui fait comprendre
qu’aucun de ces pouvoirs n’est au dessus des autres, et la distribution du
pouvoir à des collectivités territoriales dans le sens de la
décentralisation. Malheureusement, cette constitution d’une importance
capitale pour la société n’a jamais été appliquée dans son intégralité, a
poursuivi M. Willy Louis. Pour sa part, le responsable de la Fusion des
sociaux-démocrates a conseillé au peuple haïtien de se battre en vue de
conserver les acquis démocratiques apportés par la Constitution de 1987.
Victor Benoît a cité, entre autres, la liberté de la parole, de réunion et
de manifestation, tout en reconnaissant la nécessité d’y apporter certains
amendements. Pour certains syndicalistes, plusieurs articles de la
constitution sont jetés aux oubliettes. Par exemple, l’article relatif au
droit pour tous les enfants de fréquenter l’école primaire gratuitement, a
cité un syndicaliste qui a ajouté que cette loi n’a jamais été adoptée
depuis le vote de la Constitution.
De son côté, le chef de l’État, René Préval, avait déclaré que la
Constitution de 1987 était une source d’instabilité pour le pays et
entravait la bonne marche d’Haïti. Dans la foulée, il a nommé une
Commission qui devait venir avec des recommandations sur les imperfections
de la loi mère du pays. On attend encore le premier rapport de cette
commission.
PARIS. INAUGURATION DU MONUMENT DE DUMAS EN FRANCE.
Le samedi 4 avril 2009, place du Général-Catroux à Paris, aura lieu
l’inauguration officielle du monument au général Dumas, en présence du
maire de Paris, Bertrand Delanoë, et de nombreuses personnalités.Le moment
historique consacré au premier Afro-Antillais de l’histoire de l’Occident
à accéder au grade de général est une œuvre du plasticien Driss
Sans-Arcidet. Il sera dévoilé le 4 avril 2009 lors de l’inauguration
officielle en présence de l’artiste et du maire de Paris, Bertrand
Delanoë, ainsi que de nombreuses personnalités Haitiennes et étrangères.
Financée par la ville de Paris, cette œuvre représente des fers d’esclaves
brisés de plus de cinq mètres de haut, pesant plusieurs tonnes. « Une
première en Europe pour un monument à l’esclavage de cette importance », a
souligné le journaliste, écrivain et historien Claude Ribbe. Cette
cérémonie inauguration est organisée par l’association des amis du général
Dumas, avec le soutien du conseil régional de la Guadeloupe, en
coordination avec la mairie de Paris et avec la participation de toutes
les associations de l’outre mer et de la diversité. L’association a
notamment convié à cette journée le président américain Barack Obama et le
président René Préval.
Ce monument, en hommage au général Alexandre Dumas, viendra s’associer
à celui de Gustave Doré (1883) consacré à Alexandre Dumas, fils du général
et auteur des « Trois Mousquetaires », ainsi qu’à celui de René de
Saint-Marceaux (1906) consacré à Alexandre Dumas fils, petit fils du
général, auteur de « La dame aux Camélias » et inspirateur de « La
Traviata ». Victime du racisme et figure emblématique des descendants
d’esclaves, Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie, dit Alexandre Dumas,
est né esclave en Haiti en 1762, fils d’une esclave d’origine africaine et
d’un colon venu de Normandie. Arrivé à 14 ans en France, Thomas-Alexandre
suivit son père en Normandie, avant de s’engager à Verdun sous le
pseudonyme d’Alexandre Dumas comme simple cavalier dans les dragons de la
Reine où il rencontra trois camarades : Piston, Carrière de Beaumont et
Espagne. En 1793, il fut le premier Afro-Antillais de l’histoire de
l’Occident à accéder au grade de général d’armée À la tête de l’armée des
Alpes, entouré de ses trois compagnons, il fonda les Chasseurs alpins et
emporta avec éclat les points stratégiques du Petit-Saint-Bernard et du
Mont Cenis. Nommé commandant de l’armée de l’Ouest, il démissionna avec
honneur et, risqua sa tête, pour ne pas participer au massacre des civils
de Vendée. Servant ensuite sous les ordres de Bonaparte, ce fervent
républicain devint un héros de la campagne d’Italie et de la campagne
d’Égypte avant de prendre ses distances avec son chef et d’échouer pendant
deux ans dans les geôles du roi de Naples. Bonaparte rétablissant
l’esclavage en 1802 appliqua à Dumas la réglementation raciste sur les
militaires « de couleur » et le chassa de l’armée, refusant de l’intégrer
dans l’ordre national de la Légion d’honneur dont Dumas était membre de
droit. Le général Dumas mourut pauvre, miné par le chagrin pour avoir été
chassé de l’armée française par la législation raciste de Bonaparte qui
lui interdit de prendre part, comme ses compagnons, tous dignitaires de
l’Empire et de la Légion d’Honneur, à la bataille d’Austerlitz. Il n’eut
droit à aucune récompense pour ses exploits et, sur ordre de Bonaparte, ne
fut jamais remboursé d’une somme de 28 500 F qui lui était due pour une
période de captivité où il fut particulièrement maltraité dans les geôles
du roi de Naples. Son nom est gravé, ainsi que celui de deux de ses
compagnons, sur l’arc de triomphe à Paris. Il mourut en 1806 à
Villers-Cotterêts, laissant un fils orphelin et sans ressources qui,
reprenant ce même pseudonyme d’Alexandre Dumas, devait l’immortaliser
grâce à la littérature. Le fils de l’écrivain, auteur lui aussi signa de
ce même pseudonyme La dame aux camélias.
Un comité, mené par le grand chancelier de la Légion d’honneur, fut
formé en 1895 pour ériger une statue à la mémoire du général Dumas. Cette
statue fut installée en 1912-1913, formant triangle avec la statue
d’Alexandre Dumas par Gustave Doré (1883) et celle d’Alexandre Dumas fils
par René de Saint-Marceaux (1906) mais, jamais inaugurée, elle fut abattue
en 1943 par les collaborateurs à la demande des occupants nazis. Après 7
ans de lutte, l’association des amis du général Dumas, fondée par
l’écrivain Claude Ribbe, biographe et défenseur du général afro-antillais
Dumas, père du célèbre auteur, a enfin obtenu de la ville de Paris un
monument en remplacement d’une statue que les nazis et collaborateurs
détruisirent en 1943. Dans une lettre adressée à l’association des amis du
général Dumas le 23 octobre 2008, M. Nicolas Sarkozy, président de la
République française, déplorant «l’affront fait à sa mémoire en 1943 » a
rendu un hommage appuyé « à l’un des plus grands hommes que la Caraïbe a
donnés à la France ». Il a reconnu que le général Dumas était un « ardent
républicain » et regretté qu’il soit « encore trop peu connu des Français
» tout en considérant que l’œuvre de Driss sans Arcidet « rappellera à
tous ce que la France doit au général Dumas. »
HORREURS DES KHMERS ROUGES. UN TORTIONAIRE NOMMÉ DUCH.
Ce mardi, l’audience est à nouveau consacrée au récit des horreurs qui
se sont produites à S 21 et ce matin les procureurs ont utilisé des
documents pour appuyer les témoignages : des plans de cette prison secrète
située dans un lycée au centre-ville de Phnom Penh, des photos des
victimes aussi car chaque prisonnier en arrivant au centre était
biographié, son identité et le lieu de son arrestation mentionnés sur une
fiche. La cour a également projeté un film, tourné par les soldats
vietnamiens lorsqu’ils sont entrés dans Phnom Penh et la prison en 1979,
images difficiles de ces corps mutilés sur les trébuchets de la torture,
de ces corbeaux picorant sur un tas de cadavres. Des images pour arriver à
des chiffres, là encore terribles : 12 381 victimes ont été identifiées à
S 21. « Il y en a certainement beaucoup plus », a reconnu l’accusé
lui-même. « Et derrière tous ces crimes, derrière toutes ces tortures, un
homme contrôlait entièrement et sciemment la machine criminelle de S 21, a
conclu le co-procureur canadien, Robert Petit. Duch doit être condamné en
conséquence. » Quatre heures durant, une terrifiante litanie L’ordonnance
de renvoi était connue des avocats et des experts. Elle a pris une toute
autre ampleur une fois lue devant le public et l’accusé. Pendant quatre
très longues heures, le procureur rappelle dans le détail les faits qui se
sont déroulés à S 21, véritable industrie de la mort : treize mille
prisonniers, peut-être plus, exterminés dans cette prison secrète de la
capitale sous les Khmers rouges. Cela fait au moins vingt personnes
exécutées tous les jours entre 1975 et 1979, samedi et dimanche compris.
Le détail, ce sont les traitements dégradants imposés aux prisonniers ; le
détail, ce sont les coups à la barre de fer et les décharges électriques
ordonnés par Duch à ses hommes ; le détail, ce sont ces quatre étrangers
brûlés vifs ou encore ces enfants défenestrés depuis le troisième étage de
la prison. L’accusé reconnaît une partie des faits. Il en conteste
d’autres. « C’est de toute façon largement suffisant », indique le
procureur pour répondre à l’accusation de crimes contre l’humanité.
USA. BARACK OBAMA FACE A GENERAL MOTORS ET CHRYSLER.
Le président américain a rejeté, lundi 30 mars 2009, les plans de
redressement présentés par General Motors et Chrysler. Les deux
constructeurs automobiles pourraient être contraints de déposer leur bilan
afin de se restructurer, comme le permet le chapitre 11 de la loi
américaine sur les faillites.
« Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas et nous ne laisserons pas
disparaître notre industrie automobile », a réaffirmé Barack Obama. Reste
que le président américain ne s’est pas résolu à débloquer des prêts
supplémentaires pour deux des trois constructeurs automobiles de Detroit,
General Motors et Chrysler. Les plans de relance « ne vont pas
suffisamment loin pour justifier un nouvel investissement des ressources
des contribuables », a-t-il expliqué Pour maintenir la pression sur la
direction des deux constructeurs, Barack Obama suggère la solution d’une
faillite organisée, comme le permet le chapitre 11 de la loi américaine
sur les faillites pour « les aider à se restructurer». Et Barack Obama de
souligner que « cette mise sous la protection de la loi sur les faillites
serait de courte durée, les constructeurs poursuivraient leur activité ».
Malmenés par la crise qui a fait plonger les ventes automobiles depuis
27 ans, GM et Chrysler ont demandé respectivement 16,6 et 5 milliards de
dollars de plus au Trésor américain. Les deux constructeurs ont déjà reçu
en décembre 17,4 milliards de dollars de prêts fédéraux, contre leur
engagement de présenter des plans de restructuration viables avant le 31
mars 2009. General Motors qui a perdu 82 milliards de dollars depuis 2005,
s’est engagé à supprimer encore 49 000 postes dans le monde cette année, à
fermer cinq usines de plus et à abandonner plusieurs modèles. Pour le
président américain, cela ne suffit pas. Le président adresse un ultimatum
de 60 jours à General Motors « pour présenter une stratégie viable ». Pour
avoir laissé GM trop dépendant des ventes des grosses cylindrées en
Amérique du Nord, le PDG de GM, Rick Wagoner, a également été contraint à
la démission
Chrysler se retrouve aussi avec le couteau sous la gorge. Pour la
Maison Blanche, l’entreprise ne peut plus fonctionner de manière
indépendante, mais seulement dans le cadre d’une alliance lui permettant
de faire son entrée sur le marché des petites voitures. Chrysler dispose
de 30 jours pour finaliser son alliance avec Fiat. Le groupe automobile
italien et le constructeur américain ont signé, le 20 janvier 2009, un
accord préliminaire pour un partenariat stratégique. Fiat devrait prendre
une participation de 35% au capital de Chrysler, en échange d’un accès à
ses usines américaines et son réseau outre-Atlantique. Une fois cette
alliance finalisée, Chrysler pourra espérer recevoir de nouveaux prêts
d’un montant de 5 milliards de dollars.
NEW YORK, LE FINANCIER BERNARD MADOFF EN PRISON POUR FRAUDE PYRAMIDALE.
Ce Jeudi 12 Mars, Bernard Madoff a plaidé coupable des onze chefs
d’inculpation, dont ceux de fraude sur le marché des valeurs, fausses
déclarations aux autorités boursières, faux en écritures, blanchiment
d’argent. Le financier américain qui s’exprimait pour la première fois
publiquement, s’est dit « profondément désolé et honteux », mais a
expliqué qu’il espérait s’en sortir : « Je pensais que cela s’arrêterait
vite et que j’arriverais à me dépêtrer de cette situation. Mais cela s’est
avéré difficile, et finalement impossible ». Bernard Madoff, 70 ans, a
décidé de plaider coupable pour tous les chefs d’inculpation retenus
contre lui. Cette procédure lui permet d’éviter un procès devant un jury
populaire. Ecartant toute possibilité de négociation, le procureur Marc
Litt a indiqué qu’il allait requérir le maximum, soit 150 ans de prison.
En attendant le jugement qui sera rendu le 16 juin 2009, le juge Denny
Chin chargé de l’affaire a prononcé la mise en détention immédiate de
l’homme d’affaires. A ce jour, Bernard Madoff est le seul accusé dans
cette affaire aux proportions mondiales. Près de 65 milliards de dollars
auraient été perdus par des banques du monde entier.Depuis près d’une
trentaine d’années, Bernard Madoff gérait un fonds, la BMIS, qui proposait
des investissements avec un rendement exceptionnel de 8 à 12% par an
garanti. Derrière tout cela, il y avait l’une des plus grandes
escroqueries de l’histoire de la finance. Le financier américain opérait
une fraude pyramidale appelé « schéma Ponzi », où les intérêts sont payés
avec les fonds apportés par les nouveaux clients. Ce schéma pyramidal
aurait fonctionné ainsi plus de vingt ans. Mais la crise financière
internationale est passée par là, enrayant la mécanique. Le système s’est
effondré lorsque certains investisseurs ont voulu retirer leurs fonds,
alors même que les liquidités venaient à manquer. Si le système a pu
fonctionner autant de temps, c’est grâce avant tout à la personnalité de
son auteur.Bernard Madoff est l’ancien patron du Nasdaq, la bourse
électronique. Ce prestigieux courtier de Wall Street incarnait jusqu’à son
arrestation par le FBI, la police fédérale américaine, un modèle de
réussite. Il n’y avait pas plus aimé et respecté que Bernard Madoff, ce
génial courtier était également connu pour ses activités caritatives comme
la lutte contre le cancer. Cette affaire porte un coup dur à la
crédibilité de la finance américaine, déjà critiquée pour son incapacité à
empêcher la crise des subprimes. La SEC avait enquêté à plusieurs
reprises, en 1992, en 2005 et 2007 sur la société d’investissement BMIS de
Bernard L. Madoff. Sans rien découvrir de suspect. Le financier proposait
aux clients qui lui confiaient leur argent un rendement exceptionnel de 8
à 12% par an garanti. C'est-à-dire qu'il leur offrait de rémunérer leur
patrimoine mieux que n'importe quel autre fonds de gestion qui, en
moyenne, proposait des taux de rémunération 3 à 4% inférieurs à ceux de
Madoff. Mais derrière tout cela, il y avait l'une des plus grandes fraudes
de l'histoire de la finance.
VISITE EN HAITI DE BAN KI-MOUN ET BILL CLINTON.
Arrivé à Port-au-Prince en compagnie de l'ex-président américain Bill
Clinton, Ban Ki-Moun a eu d'emblée un aperçu des difficultés économiques
et sociales de l'île en se rendant à Cité-Soleil, un énorme bidonville de
300.000 habitants situé au coeur de la capitale, où il a visité une école
tenue par des religieuses espagnoles. "Nous sommes venus en Haïti avec le
président Clinton pour faire part de notre solidarité au peuple haïtien et
pour mettre les défis auxquels le pays est confronté en tête des priorités
de la communauté internationale", a assuré M. Ban à la presse. Témoin
également des tensions politiques dans l'île, le patron de l'ONU a été
accueilli à l'aéroport par plusieurs centaines de partisans de
l'ex-président Jean-Bertrand Aristide venus réclamer le retour de l'ancien
dirigeant. "Nous voulons le retour d'Aristide", pouvait-on lire sur les
pancartes des manifestants, dont certains portaient des T-shirts à
l'effigie de M. Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud après avoir
été renversé par une insurrection. La visite de M. Ban survient à un peu
plus d'un mois d'élections sénatoriales dont est exclu le parti de M.
Aristide, qui reste populaire auprès des couches les plus défavorisées.
"Nous demandons à Bill Clinton de transmettre notre message au président
Obama et de lui dire que depuis l'enlèvement de notre président , la
situation s'est aggravée dans le pays", a déclaré un jeune manifestant.
Lors de son séjour de 24 heures en Haïti, son deuxième depuis 2007, M. Ban
devait s'entretenir avec le président René Préval, des membres du
gouvernement et les responsables de la mission de stabilisation des
Nations unies (Minustah). M. Ban est accompagné de Bill Clinton à la tête
d'un groupe d'hommes d'affaires susceptibles d'investir en Haïti. Le pays
le plus pauvre du continent américain est en proie à une grave crise
économique qui a provoqué en 2008 des émeutes de la faim meurtrières. Le
président Préval a prévu une situation encore plus difficile en 2009 en
raison de la crise économique mondiale. "Les efforts de stabilisation de
l'ONU ne seront pas durables si la situation économique et sociale ne
change pas en Haïti", a déclaré la porte-parole de la Minustah, Sophie
Bouteaud de la Combe. MM. Ban et Préval préparent un plan d'action pour
parvenir à la sécurité économique du peuple haïtien, qui met l'accent sur
"la création d'emplois, la sécurité alimentaire, le reboisement et la
fourniture de services de base, y compris les soins de santé", selon l'ONU
Déployée depuis quatre ans en Haïti, la mission de l'ONU, qui compte plus
de 10.000 militaires de différents pays et près d'un millier de policiers,
est critiquée par les Haïtiens pour son laxisme à l'égard des bandes
armées. La Minustah a néanmoins permis de reprendre le contrôle de
quartiers entiers de la capitale haïtienne occupés autrefois par des
groupuscules, rétablissant la paix notamment à Cité-Soleil. On se demande
oú se trouvait l'ONU, durant les années 60 quand Duvalier et ses
tortionaires avaient causé tant de mal à ses opposants qui durent fuior le
pays pour l'Afrique, le Canada, les USA et l'Europe?.
CONSEIL DE SÉCURITÉ EN ROUTE POUR HAITI.
Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sera
en visite en Haïti cette semaine, a-t-on appris. L’équipe, qui sera
constituée de neuf représentants permanents, effectuera une visite de
quatre jours, du 11 au 14 mars. Selon le chef des représentants permanents
M. Jorge Urbina, la délégation du Conseil rencontrera les hauts
responsables gouvernementaux, des parlementaires et des leaders de partis
politiques, ainsi que les autorités électorales haïtiennes, avec lesquels
le Conseil discutera de la tenue des élections partielles du 19 avril
prochain. Il croit nécessaire de promouvoir la consolidation de la paix en
Haïti. En outre des diverses rencontres que compte effectuer le conseil de
sécurité lors de son passage dans le pays, les représentants permanents
ont pour mission de faire une évaluation de l’état sécuritaire du pays. «
Il est plus que jamais nécessaire de promouvoir la consolidation de la
paix en Haïti, d’y rétablir la stabilité politique et de faciliter le
relèvement économique du pays », a soutenu M. Jorge Urbina. En vue d’une
évaluation détaillée lors de leur passage dans le pays, le conseil de
sécurité se divisera en plusieurs groupes et visitera plusieurs endroits
stratégiques dans le cadre de leur mission. Selon ce qu’a indiqué M. Jorge
Urbina « une partie de la délégation du Conseil se rendra dans la localité
des Gonaïves, pour y évaluer une situation humanitaire qui reste
préoccupante, et qui a notamment été provoquée par une succession
d’ouragans et de tempêtes tropicales qui se sont abattus sur Haïti. Le
reste de la composante de la mission constituera un second groupe qui se
rendra à Fort-Liberté afin d’y observer comment la MINUSTAH met ses
compétences techniques à la disposition du gouvernement haïtien pour
l’aider à suivre une approche intégrée de la gestion des frontières, et
l’assister dans la création d’une zone franche économique». Cette visite
de la mission du conseil de sécurité succédera à celle de la délégation
composée du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, de l’ex-président
américain, Bill Clinton, du rappeur d’origine haïtienne, Wiclef Jean, des
investisseurs potentiels et des représentants d’organisations
humanitaires.
Lors de cette visite, qui a pris fin ce mardi 10 mars, le secrétaire
général de l’ONU a exprimé son optimiste à l’égard de l’avenir du pays,
mais croit urgent une consolidation de tous les acquis actuels afin d’y
parvenir.
P-AU-P. BAN KI-MOON ET BILL CLINTON EN HAITI.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et l'ex Président
américain Bill Clinton sont arrivés ce lundi 9 Mars
à Port-au-Prince. Ils étaient accompagnés d'un groupe d'investisseurs
potentiels et de représentants d'organisations humanitaires. La visite des
deux dignitaires a commencé à Cité Soleil où ils ont notamment visité
l’Hopital St-Catherine Labouré. Wyclef Jean et Michel Martelly faisaient
aussi partie de la délégation et distribuaient des vivres alimentaires à
la population de la Cité. La première partie du déplacement, informe un
communiqué des Nations Unis en Haïti, est consacré à la visite de projets
en matière d'éducation, dont des programmes d'alimentation, dans une école
du quartier de Cité Soleil, et à la rencontre avec des élèves issus de
milieux très défavorisés. Dans la soirée, le Secrétaire général et le
Président Clinton devaient rencontrer le Président haïtien René Préval et
la Première ministre Michèle Pierre Louis, ainsi que des membres du
secteur privé haïtien et de la société civile, a indiqué le communiqué des
Nations Unis. A l'arrivée de Bill Clinton et de Ban Ki-moon en Haiti, des
partisans Lavalas manifestaient à Port-au-prince et demandaient à Bill
Clinton de ramener Aristide en Haiti comme il l’avait fait en 1994. La
visite de 24 heures est destinée à attirer l'attention internationale sur
les besoins d'Haïti en matière de reconstruction après les dégâts causés
par des ouragans l'été dernier, a précisé la porte-parole adjointe du
Secrétaire général, Marie Okabe, lors d'un point de presse au siège des
Nations Unies à New York.
P-AUP. BRANCHE DU PARTI LAVALAS AU TRIBUNAL CONTRE LE CEP/
Le président et le directeur général du CEP ont boudé la convocation au
tribunal des référés le 6 mars du juge Jean Claude Drouillon dans
l’affaire opposant le conseil électoral à une branche du parti Lavalas.
Rendez-vous le 9 mars. Malgré la présence de trois avocats du Conseil
électoral provisoire : Stanley Gaston, Eddy Abellard et Antony Chérubin,
le juge Jean Claude Drouillon a précisé que son ordonnance faisait mention
de la présentation personnelle du président et du directeur général du dit
conseil, Frantz-Gérard Veret et Pierre-Louis Opont. Les avocats du CEP ont
signifié au juge qu’ils avaient le droit de représenter leurs clients
conformément à loi. Le juge Drouillon est ferme et ordonne une convocation
des deux responsables du CEP pour le lundi 9 mars arguant que nul n’est
au-dessus de la loi. La partie plaignante, la branche du parti Lavalas
dirigée par Maryse Narcisse, s’est présentée au tribunal en compagnie de
leurs avocats. Cette dernière a porté plainte contre le conseil électoral
provisoire qui a exclu tous les candidats Lavalas des élections pour le
renouvellement du tiers du Sénat fixées au 19 avril prochain. Selon les
avocats du conseil électoral, le juge n’avait pas d’arguments solides pour
cooroborer sa décision. Ils ont indiqué que leurs clients étaient dans les
parages et ils ont choisi de ne pas se présenter à cause de l’atmosphère
qui régnait au sein du tribunal avec la présence de partisans Lavalas
bruyants. Deux branches du parti Fanmi Lavalas, l’une emmenée par Maryse
Narcisse et l’autre placée sous la direction de certains élus Lavalas, ont
toutes les deux présenté leur liste de candidats du même parti aux
prochaines sénatoriales partielles. Absents de la première liste de
candidats retenus publiée par le CEP, les candidats Lavalas n’ont pas été
repêchés après la période des contestations
CABARET. 10 MORTS DANS UN ACCIDENT DE CAMIONS DE TRANSPORT.
Une dizaine de personnes ont trouvé la mort lors d’un grave accident
sur la route de Cabaret suite à la collision de deux camions transportant
passagers et marchandises. Selon les premières informations, deux gros
camions de transport venant du Nord et de l’Ouest se sont percutés ce
matin, entre le Cabaret et l’Arcahaie. Ce terrible accident de la route a
causé une dizaine de morts et de nombreux blessés, avons-nous appris de
source sure.
AFFAIRE LAVALAS ET CEP AU TRIBUNAL.
Le juge des référés, Me Claude Douyon, a récusé vendredi les avocats du
Conseil Electoral Provisoire (CEP) à l’audience à laquelle il avait
convoqué le président et le directeur général de l’organisme électoral,
MM. Frantz Gérard Verret et Pierre Louis Opont. Le président du CEP qui
déclare s’être rendu à la convocation, affirme avoir dû renoncer à
comparaître personnellement par-devant le juge, en raison d’une
manifestation d’un groupe de militants du parti d’Aristide, « Fanmi
Lavalas », qui se déroulait aux abords du Palais de justice. M. Verret
explique être resté pendant un certain temps à l’intérieur de son véhicule
avant de regagner ses bureaux, conseillé en ce sens par ses avocats. Un
des avocats du CEP, Me Gérard Eddy Léandre, a exprimé sa surprise de
constater que le juge a refusé sa constitution et celle de ses collègues
comme avocats de l’institution électorale. Le président du CEP et les
avocats de l’institution électorale disent attendre la décision finale du
tribunal avant d’entreprendre une quelconque action. Pour leur part,
présents au Tribunal, des dirigeants et militants de « Fanmi Lavalas »
(branche Narcisse) ont de nouveau exprimé leur confiance dans un verdict
favorable à la réintégration de leurs candidats dans la course électorale.
Leur avocat, Me Alexis Tolbert, s’est également prononcé en ce sens en
annonçant pour lundi prochain la décision du juge. Présent également au
Palais de justice, le deuxième sénateur de l’Ouest, Roudy Hérivaux (élu
sous la bannière de Lavalas) a déclaré qu’une dernière chance s’offre au
président René Préval : celle, dit-il, d’« œuvrer au retour en Haïti de
Jean Bertrand Aristide et de manifester sa solidarité à l’endroit de Fanmi
Lavalas qui l’a porté au pouvoir en 2006 ».
MONTRÉAL.DÉCÈS DU DOCTEUR LUC MORIN.
La famille Ménager Morin a l'honneur de vous faire part de la perte
doulooureuse qu'elle vient d'éprouver en la per
sonne du Médecin Psychiatre Luc Morin, 75 ans, décédé le Samedi 28
Février à 8 heures 10 du soir à l'Institut Gériatrique de Montréal. Les
obsèques du Docteur Morin auront lieu le Samedi 7 Mars à 10 heures du
matin en la Cathédrale Marie Reine du Monde.
Les activistes de la politique haitienne se rappelleront de la
participation du Docteur Morin dans les efforts pour combattre la
dictature de Duvalier dans les années 70. Sa participation agissante était
connue de tous. Son épouse Edeline Ménager Morin et leurs enfants sont
très attristés par cette perte inoubliable.
Des centaines de parents et d'amis Haitiens et Canadiens, des Saint
Marcois, en majorité, ont rempli la cathédrale pour un dernier hommage au
Docteur Morin avant son enterrement en Haiti, le Samedi 11 Janvier en
Haiti.
P-AU-P. MOBILISATION DES LAVALASSIENS A L'ARRIVÉE EN HAITI DE BANKI
MOON.
Les proches de t Jean Bertrand Aristide s’apprêtent à organiser un
vaste mouvement de mobilisation à l’aéoport Internationale Toussaint
Louverture le lundi 9 mars 2009 pour exiger le retour de leur leader au
pays.
Les militants de Fanmi Lavalas entendent profiter de la visite du
sécrétaire général des Nations-Unies, Banki Moon, et celle de l’ex
président américain Bill Clinton pour envoyer un message au président
Barak Obama.
Notre cahier de revendications sera lourd, à préciser René Civil, l’un
des porte- parole de la commission permanente de la mobilisation de Fanmi
Lavalas, mais l’objectif principal demeure le retour d'Aristide dans son
pays. « Nous allons profiter de la présence de M. Clinton et de M. Ban
ki-Moon pour expliquer au président américain que l’administration Bush
est le principal promoteur du coup d’état le 29 février 2004 qui a
renversé l’ex président Jean Bertrand Aristide. » En ce sens, René Civil
demande à M. Obama de réparer cette injustice, vu qu’il a promis de
réparer les torts causés par l’ancienne administration au pays du
tiers-monde.
Depuis le départ de Jean Bertrand Aristide, ses partisants ne ratent
aucune occasion pour réclamer son retour. La mobilisation annoncée par les
militants du parti va se dérouler dans un contexte de frustration
politique pour les lavalassiens qui se sont vus écartés des Sénatoriales
du mois d’avril prochain à cause des conflits internes existant entre les
membres de cette organisation politique.
INDIANA. DÉCÈS AUX USA DU JUGE JOSUÉ PIERRE DE LA COUR DE CASSATION.
Me Josué Pierre, juge à la Cour de Cassation, est décédé jeudi en
Indiana, aux Etats-Unis, d’un cancer du côlon fort avancé. N’ayant pas pu
obtenir en Haïti un diagnostic précis des causes des maux dont il
souffrait, Me Pierre avait résolu de poursuivre les investigations dans un
centre spécialisé aux Etats-Unis où l’on a découvert qu’il souffrait d’un
cancer à un stade très avancé. Commissaire du gouvernement sous Aristide
en 1991, il refusa courageusement de signer des mandats d’arrestation en
blanc
P-AU-P. GRADUATION DE 702 NOUVEAUX POLICIERS
702 policiers dont 86 femmes et 21 musiciens composent l’effectif de la
vingtième (20e) promotion de la Police nationale haïtienne. La cérémonie
de graduation s’est déroulée jeudi à la direction du centre de formation.
Selon Mario Andrésol, directeur de la PNH, c'est pour la première fois
qu’une promotion de police compte autant de femmes. C’est un événement», a
déclaré Andrésol, à la cérémonie de graduation qui s’est déroulée le 26
février. «Ce n’est pas dans le but de plaire aux organisations de femmes
mais la question de genre est entrée en ligne de compte dans la formation
de cette promotion», a-t-il ajouté. Le chef de la PNH demande aux nouveaux
policiers d’appliquer la devise « protéger et servir » en agissant avec
lucidité et sang-froid. Mario Andrésol exige aux policiers de garder le
prestige et de faire en sorte qu’ils soient respectés comme tout autre
policier de n’importe quel pays. Il affirme que sans la sécurité la
liberté, la fraternité, l’égalité sont hypothétiques. Selon Andrésol, la
police remplit sa mission malgré sa jeunesse et sa taille.
De son côté, le responsable de la direction de formation permanente de
la police, Jean Miguelite Maximé, félicite les nouveaux policiers pour
l’engagement qu’ils ont fait montre au cours de leur formation. Maximé
exhorte les nouveaux agents «de briller dans le droit chemin en évitant
les déviations de toutes sortes». « Être policier c’est plus qu’un
service, c’est un sacerdoce. Vous devez vous comporter en bons citoyens.
Car si vous n’êtes pas de bons citoyens, vous ne serez pas de bons
policiers », a-t-il poursuivi.
Dans son discours de circonstance, le ministre de la Justice, Jean
Joseph Exumé, salue le leadership de la Police. Car selon lui, celle-ci
doit faire usage de prévention avant de servir. « Protéger et servir doit
être pour vous une boussole, vous devrez contribuer à la cause publique
pour que l’on cesse de nous considérer comme des parias incapables de nous
gouverner nous-mêmes». Le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis,
qui est aussi chef du Conseil supérieur de la police, demande aux gradués
d’avoir plus de courage à affronter la réalité dans la rue, dans les
commissariats. La police, selon Mme Pierre-Louis, est le socle sur lequel
devra reposer notre société. Le chef du gouvernement reconnaît qu’il reste
beaucoup à faire pour combattre la drogue, l’insécurité et tant d’autres
agents d'instabilité dans le pays. Mme Pierre-Louis insiste sur le côté
civique et promet aux policiers que l’Exécutif leur assurera une meilleure
assistance. « Vous n’êtes pas seuls, l’exécutif vous suit, vous supporte
dans votre parcours ». « Le plus important est de mettre l’accent sur
l’aspect civique : l’environnement, le bien, le droit des femmes et lutter
contre la torture. Il faut servir les plus vulnérable, être à l’écoute,
anticiper sur les problèmes ».
LAVALAS A MANIFESTÉ DANS LES RUES POUR LE RETOUR DE LEUR LEADER.
Conduits notamment par René Civil, le leader de JPP, les manifestants
s’en sont pris au Président René Préval, accusé d’avoir trahi leur vote.
Les partisans d’Aristide marquent le cinquième anniversaire de sa chute
Ils exigent le retour immédiat de leur leader, attaquent le Président
Préval, le CEP et les GNBistes de 2004. Plusieurs centaines de partisans
de Fanmi Lavalas ont manifesté samedi à Port-au-Prince pour réclamer le
retour immédiat de Jean-Bertrand Aristide et la présence de son parti aux
prochaines sénatoriales partielles, à l’occasion du cinquième anniversaire
de la chute de l’ex-Président Lavalas, le 29 février 2004.
PORT-DE-PAIX. INQUIÉTUDES SUR L'ENQUÊTE DE NARCOTRAFIC. MORT D'UN
TÉMOINS. Le député de Môle Saint-Nicolas, Eloune Doréus OPL, a exprimé
samedi ses appréhensions quant à l’issue de l’enquête sur le dossier de
narcodollars de Port-de-Paix, suite au décès jeudi dernier à l’hôpital de
l’un des témoins-clé de l’affaire, Marc Frédéric, oncle du présumé
trafiquant de drogue Alain Désir incarcéré aux Etats-Unis. Marc Frédéric
était, après son neveu Alain Désir, le personnage le plus important du
dossier. Il rappelle que le défunt avait été blessé par balle dans des
conditions suspectes en décembre 2008 et que, par la suite, des avis
médicaux avaient laissé croire qu’il était hors de danger. L’annonce
aujourd’hui de son décès constitue une grande surprise.
« Ce décès marque vraisemblablement la fin de l’enquête », considère
Doréus, soulignant le fait qu’aucune information n’est jusqu’ici
disponible sur la marche de celle-ci et que, pour comble, on apprend la
disparition d’un témoin aussi important, après celle tout à fait suspecte
du numéro deux de la police dans le département du Nord-Ouest, le
commissaire Jean Raymond Philippe. Tout en exprimant des doutes sur la
capacité et la volonté de la justice de faire aboutir l’enquête, le député
Doréus exige que le jour soit fait sur les circonstances exactes du décès
de Frédéric, de même que de celui du commissaire de police. Le 12 novembre
2008, une perquisition judiciaire effectuée en la résidence de Marc
Frédéric dans la localité de Lavaud, non loin de Port-de-Paix, s’est
transformée en véritable scène de pillage suite à la découverte d’un
coffre-fort et d’une valise contenant plusieurs millions de dollars.De
nombreux policiers et des officiers de police judiciaire impliqués dans
l’affaire sont sous les verrous.
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LE TRIOMPHE DE SLUMDOG MILLIONAIRE A LA 81ÈME CÉRÉMONIE DES OSCARS.
De l'émotion, quelques surprises, de la politique et du grand
spectacle, la 81e édition de la cérémonie de remise des Oscars a tenu ses
promesses. Ce sont des créations très engagées politiquement qui ont
obtenu les plus prestigieuses récompenses : Kate Winslet dans son rôle de
gardienne de camp de concentration a été sacrée meilleure actrice et Sean
Penn, pour avoir incarné le premier élu homosexuel, a reçu la statuette du
meilleur acteur. Sans grande surprise, Slumdog Millionaire a obtenu
l'Oscar du meilleur film et a raflé 7 autres statuettes.
Slumdog Millionaire est le grand vainqueur de cette édition. Le film,
une fresque des bidonvilles de Bombay, a reçu 8 Oscars dont celui du
meilleur film, du meilleur réalisateur (Danny Boyle), l'Oscar de la
photographie, du meilleur mixage sonore, celui du meilleur montage, de la
meilleure musique et enfin celui de la meilleure chanson Jai ho. Ce film
était archifavori, nommé dix fois... Et c'est presque un carton plein
puisqu'il remporte huit statuettes, dont celles de meilleur film et
meilleur réalisateur pour le réalisateur britannique, Danny Boyle. Et
pourtant, ce film revient de loin. Cette histoire d'un orphelin des
bidonvilles de Bombay gagnant contre toute attente à un jeu télévisé, a
été tournée pour un budget modeste, 15 millions de dollars, sans aucune
vedette et il a bien failli ne jamais sortir en salles. Il a fallu toute
la détermination d'un producteur français, Christian Colson de Pathé,
présent d'ailleurs sur scène pour recevoir cet Oscar du meilleur film des
mains de Steven Spielberg, pour que le film ne sorte pas qu'en DVD. Ce
conte de fées dans un pays écartelé entre traditions, pauvreté et
modernité crée la polémique en Inde. Mais il remporte succès critique sur
succès public et a déjà engrangé 100 millions de dollars de recettes rien
qu'en Amérique du Nord. Succès critique et professionnel ensuite, puisque
ce long métrage miraculé du cinéma a décroché toutes les récompenses de la
saison.
Le grand perdant de l'histoire : le film L'étrange histoire de Benjamin
Button, l'adaptation du roman de Scott Fitzgerald avec Brad Pitt dans le
rôle principal. Il n'a obtenu que trois Oscars, dont celui de la meilleure
direction artistique, du meilleur maquillage. Brad Pitt s'y transforme en
vieillard et des meilleurs effets spéciaux visuels.
L'Oscar de la meilleure actrice est allé à Kate Winslet pour son rôle
de garde du camp de concentration dans Le liseur, une incursion
dérangeante dans le passé allemand.
L'Oscar du meilleur acteur a été attribué à Sean Penn pour avoir
incarné Harvey Milk, premier élu homosexuel, tué pour sa différence à San
Francisco en 1978. L'acteur américain, connu pour ses engagements, a fait
un discours très politique en évoquant la lutte pour les droits des
homosexuels et en se félicitant de l'élection de Barack Obama comme
président des Etats-Unis.
L'émotion était à son comble lors de l'attribution de l'Oscar du
meilleur second rôle masculin. Cette distiction est allée à titre posthume
à Heath Ledger pour son rôle de Joker dans Batman, le chevalier noir.
L'acteur de 28 ans est décédé il y a un an dans des circonstances non
éclaircies suite à une surdose de médicaments. Sa mère, son père et sa
soeur ont recueilli la statuette en son nom. Le film a reçu aussi un autre
Oscar pour les meilleurs effets sonores.
La pulpeuse Penelope Cruz a recueilli le prix du meilleur second rôle
féminin pour sa prestation dans le film de Woody Allen, Vicky Cristina
Barcelona.
AFRIQUE. HISSÈNE HABRÉ, LE BOURREAU DU TCHAD SERA JUGÉ POUR SES CRIMES.
La saisine de la Cour internationale de Justice (CIJ) par la Belgique
pour enjoindre le Sénégal à juger ou extrader Hissène Habré,
l’ex-dictateur du Tchad, est une étape importante pour que Hissène Habré
n’échappe pas à la justice, ont déclaré 5 organisations des droits humains
africaines et internationales. La Belgique a saisi la Cour en fin de
journée le 19 février 2009.
Hissène Habré, qui est accusé d’avoir commis des crimes de masse durant
son régime de 1982-1990, vit au Sénégal depuis sa chute en 1990. Il a été
inculpé au Sénégal en 2000 avant que la justice sénégalaise ne se déclare
incompétente pour le juger. Ses victimes se sont alors tournées vers la
Belgique. A l’issue de quatre années d’enquête, un juge belge a délivré un
mandat d’arrêt international à l’encontre de Hissène Habré et a demandé
son extradition en 2005.
Le président sénégalais a demandé à l’Union africaine (UA) de se
prononcer sur le dossier. En juillet 2006, l’UA a demandé au Sénégal de
faire juger Hissène Habré « au nom de l’Afrique ». Mais 2 ans plus tard,
le Sénégal n’a toujours pas entamé de poursuites contre Hissène Habré, ont
déclaré l’Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense de Droits
de l’Homme (ATPDH), l’Association des Victimes de Crimes et Répressions
Politiques au Tchad (AVCRP), la Rencontre Africaine pour la Défense de
Droits de l’Homme (RADDHO), Human Rights Watch, et la Fédération
Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH).
La Belgique a également demandé à la COUR d’ordonner des mesures
conservatoires pour que Hissène Habré ne puisse quitter le territoire
sénégalais en attendant l’arrêt de la Cour sur le fond. Le président du
Sénégal, Abdoulaye Wade, a menacé de faire en sorte que Hissène Habré «
abandonne le Sénégal » si la communauté internationale ne versait pas
l’intégralité du financement pour le procès estimé à 27 millions d'Euros..
« Aujourd’hui la Belgique a toutes les raisons de saisir la CIJ car le
Sénégal poursuit une stratégie du bluff depuis trop longtemps dans cette
affaire», a déclaré Alioune Tine, le président de la Rencontre Africaine
des Droits de l’Homme (RADDHO), basée au Sénégal. « Le Sénégal fait
semblant d’avancer dans l’organisation du procès mais les faits sont là :
aucun acte juridique n’a encore été posé ! »
« L’action de la Belgique vise à mettre fin à ce feuilleton
politico-judiciaire qui dure depuis 18 ans et à s’assurer que Hissène
Habré n’échappe pas à la justice », a déclaré Reed Brody de Human Rights
Watch, qui travaille avec les victimes. « L’obligation légale du Sénégal
de poursuivre ou d’extrader Hissène Habré est claire. Nous espérons
maintenant que le Sénégal va laisser sa justice instruire la plainte des
victimes déposée il y a plus de 5 mois. »
Dans sa requête, la Belgique accuse le Sénégal d’avoir violé la
Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants en refusant de poursuivre ou
d’extrader Hissène Habré. Se faisant, le Sénégal n’a pas respecté son
obligation de remettre à la justice les individus accusés de crime contre
l’humanité.
En mai 2006, le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) a
condamné le Sénégal pour violation de la Convention contre la torture et
l’a enjoint à poursuivre ou extrader Hissène Habré. Mais le Sénégal ne
s’est toujours pas conformé à cette décision.
Selon la Convention contre la torture, tout différend entre deux Etats
parties, qui n’a pas pu être résolu par voie de négociation ou
d’arbitrage, peut être soumis à la CIJ par l’un des deux Etats parties au
différend. Des négociations entre la Belgique et le Sénégal durent depuis
2005, après que le Sénégal n’ait pas répondu à la demande d’extradition
déposée par la Belgique.
Dans sa requête, la Belgique demande à la CIJ de rappeler au Sénégal
qu’il est obligé de juger Hissène Habré, ou le cas échéant, de l’extrader
vers la Belgique.
S’exprimant au nom des victimes, Souleymane Guengueng, le fondateur de
l’AVCRP a affirmé : « Les victimes sont profondément reconnaissantes à la
Belgique. Sans les pressions de ce pays sur le Sénégal, nous craignons de
tous mourir avant que justice nous soit rendue. Tant de victimes sont déjà
décédées ! ». Souleymane Guengueng a failli mourir de la fièvre dengue
durant les trois ans qu’il a passé dans les prisons du Tchad d’Hissène
Habré.
« Ce n’est pas l’argent qui manque pour le jugement de Hissène Habré,
c’est la volonté politique du Sénégal », a déclaré Dobian Assingar, de la
Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et
président d’honneur de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH).
Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, jusqu’à sa fuite vers
le Sénégal lors de la prise de pouvoir par l’actuel Président Idriss Déby
Itno. Son régime de parti unique fut marqué par des violations massives
des droits humains perpétrées à travers tout le pays, qui ont compris des
campagnes d’épuration ethnique. Les dossiers de la police politique
d’Hissène Habré, la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS),
découverts par Human Rights Watch en mai 2001 révèlent l’identité de 1.208
personnes qui sont décédées en détention et font état de 12.321 personnes
victimes d’autres violations.
Hissène Habré a d’abord été inculpé au Sénégal en 2000, avant que la
justice sénégalaise ne se déclare incompétente pour le juger. Ses victimes
se sont alors tournées vers la Belgique et, après quatre années d’enquête,
un juge belge a délivré, en septembre 2005, un mandat d’arrêt
international accusant M. Habré de crimes contre l’humanité, crimes de
guerre et actes de torture.
Les autorités sénégalaises ont arrêté M. Habré en novembre 2005 et le
gouvernement sénégalais a demandé à l’Union africaine de se prononcer sur
« la juridiction compétente » pour juger M. Habré. Le 2 juillet 2006,
l’Union africaine, s’appuyant sur les recommandations du Comité des
Éminents juristes africains, a demandé au Sénégal de juger Habré « au nom
de l’Afrique », ce que le Président Wade a accepté.
Entre 2007 et 2008, le Sénégal a amendé ses lois et sa constitution
afin de permettre à ses instances judiciaires de juger les crimes de
génocide, crime contre l’humanité, crime de guerre et de torture commis
dans le passé.
Le 16 septembre 2008, 14 victimes ont déposé une nouvelle plainte
auprès d’un procureur sénégalais, accusant Habré de crimes contre
l’humanité et de torture, pour tenter de faire démarrer le procès. Mais
depuis les autorités sénégalaises ont annoncé que les plaintes ne seraient
pas instruites tant que la totalité des fonds pour le procès ne leur
serait pas versé, estimé à €27 millions. En octobre le Président Wade a
déclaré que s’il n’obtenait pas ce financement, il fera en sorte que
Hissène Habré « abandonne le Sénégal ». La Commission européenne a déjà
proposé €2 millions pour la phase préliminaire de l’instruction mais
attend que le Sénégal lui présente un budget raisonnable et crédible. Le
Tchad a annoncé €3 millions et la France, la Belgique, les Pays-Bas et la
Suisse ont également déclaré leur disponibilité à soutenir financièrement
le Sénégal.
P-AU-P. EN FÉVRIER LA PNH AURAIT PROCÉDÉ Á PLUS DE 500 ARRESTATIONS.
La Police Nationale d’Haïti a procédé à 556 arrestations et a traité
448 affaires au cours des deux premières semaines de février, a annoncé
mercredi le porte-parole de l’institution Gary Desrosiers lors d’un point
de presse. Dans le département de l’Ouest, la PNH a fait 223 arrestations
et traité 260 affaires. Dans les Nippes, 9 arrestations et 8 affaires ont
été recensées. Quant au département du Nord, 59 arrestations ont été
effectuées, alors que dans le Sud, le bilan s’est élevé à 18 arrestations.
Quelques armes à feu ont été confisquées par la police. Le 7 février, des
pistolets ont été saisis sur la route de l’Aéroport et les policiers ont
procédé à cinq arrestations, a indiqué le porte-parole.A Péguy-Ville, une
arme de fabrication artisanale a été saisie et trois arrestations
effectuées. A Carrefour, un individu en possession d’une arme illégale de
calibre 38 a été intercepté. Le 13 février à Martissant 23, la PNH a saisi
un revolver touriste de calibre 38. A Lizon (Bon-Repos), un individu de 28
ans en possession d’une arme artisanale a été arrêté. La PNH a, par
ailleurs, enregistré 13 cas de viol.En ce qui a trait aux accidents de la
circulation, la PNH a enregistré pour la même période 85 personnes
blessées dont 82 dans le département de l’Ouest et 26 personnes tuées dont
5 dans le département précité.
===
DÉLAI DE 72 HEURES ACCORDÈ AUX CANDIDATS POUR COMPLÉTER LEUR DOSSIER.
Le Conseil électoral provisoire, qui devait publier la liste définitive
des candidats agréés aux prochaines sénatoriales ce 13 février, a accordé
un nouveau délai de 72 heures aux candidats pour se conformer à la loi
électorale. Frantz Bernadin, le porte-parole du CEP, a remis un communiqué
qui annonce que 72 heures sont accordées aux candidats pour compléter leur
dossier. Selon ce communiqué publié par le Conseil électoral provisoire
(CEP) « cette décision fait suite à une visite de cinq parlementaires de
l’Organisation Fanmi Lavalas, le 13 février 2009. Ces parlementaires se
sont engagés à fournir à l’institution électorale une liste de candidats
dans un délai de 72 heures. Le communiqué précise que cette liste doit
porter la signature du représentant dûment mandaté par la dite
organisation et que ce délai accordé par le CEP n’est susceptible d’aucune
prorogation. Peu avant la sortie de ce communiqué, des partisans Lavalas
ont manifesté aux abords du CEP pour exiger la participation de leur
parti, auparavant exclu par le CEP, aux sénatoriales partielles d’avril
2009. D’autres candidats, dont Guy Philippe du Front pour la
reconstruction nationale (FRN), souhaitent une reconsidération de leur
dossier ou tout simplement ajouter leurs noms sur la liste définitive des
candidats autorisés à concourir aux prochaines compétitions
électorales.Toujours est-il que la situation reste confuse au sein du
parti Lavalas où deux branches du parti ont soumis des candidats au
Conseil électoral provisoire. Une fraction du parti, emmenée par le Dr
Maryse Narcisse, dit détenir un mandat du représentant national de Fanmi
Lavalas, l’ex président Jean Bertrand Aristide en exil depuis près de cinq
ans en Afrique du Sud. Crise au sein du parti Lavalas, distribution des
cartes électorales dans l’impasse, prolongations de la date d’inscription
des candidats, on se demande si on est pas sur la voie d’un recul de la
date initialement prévue pour la tenue des élections pour le
renouvellement du tiers du Sénat Haitien.
PARTI LAVALAS DIVISÉ, ÉLECTIONS COMPROMISES.
Les dirigeants et membres du parti :Lavalas paraissaient toujours
divisés sur le leadership du parti en l’absence de son chef Jean Bertrand
Aristide, mais tous les protagonistes se réclament du même mouvement
politique. Le Conseil électoral provisoire devrait publier ce 13 février
la liste définitive des candidats agréés aux prochaines élections
sénatoriales prévues pour le 19 avril prochain. Selon une note de presse
du CEP, il s’agira cette fois de la liste définitive des candidats. Mais
il y a une semaine, le CEP avait déjà publié une liste de 65 candidats
autorisés à participer au prochain scrutin. Il a du revenir sur sa
position.Devant le tollé soulevé par la décision d’écarter tous les
candidats du partiu Lavalas, le conseil a été prié de garder ouverte la
porte du dialogue afin de garantir une plus large participation des
partis, particulièrement celle de Lavalas.Mais le parti, depuis le départ
de son chef Jean Bertrand Aristide, est divisé, déchiré entre ceux qui
prétendent avoir des relations constantes avec l’ex-président et ceux qui
revendiquent la légitimité de la succession. Au total entre eux, ces deux
groupes ont présentées 18 candidatures pour les sénatoriales partielles
sous le même partil Lavalas, mettant le CEP dans l’ambarras. Le Conseil ne
demandait pas mieux pour écarter définitivement tous les postulants du
parti arguant que la confusion ne lui permettait pas de trancher. Mais un
document produit par Maryse Narcisse, la présentant comme la représentante
officielle du parti, pouvoir délégué par Aristide lui-même, n’a pas eu
suffisamment de poids vu que le mandat a été tout de suite contesté par
l’autre groupe à la tête duquel on trouve l’ex-Premier Ministre Yvon
Neptune. Pour brouiller encore plus les cartes, un troisième groupe, des
élus du parti, ont écrit au CEP jeudi soir pour demander un délai de 72
heures afin de présenter la liste officielle des candidats du parti
Lavalas. Ce nouvel élément dans la saga Lavalas devrait venir compliquer
davantage la tâche du CEP qui comptait rendre public à 4h00 PM la liste
définitive des candidats à une élection dont la réalisation parait bien
compromise. Dans le milieu politique et au sein de Lavalas on commence à
mettre en doute la crédibilité du CEP à organiser des élections
démocratiques. D’autres suggèrent la tenue d’une élection générale vu que
le pays doit organiser plusieurs élections partielles entre 2009 et 2010.
COPIE DU MANDAT DU REPRÉSENTANT DE FANMI LAVALAS CONTESTÉ.
Le Conseil électoral provisoire a confirmé mercredi avoir reçu du
docteur Maryse Narcisse, membre du comité exécutif de l'organisation
politique Fanmi Lavalas, copie d'un mandat signé par le représentant
national, Jean Bertrand Aristide, l'autorisant à prendre des décisions au
nom du parti pour les questions electorales.Mais le porte-parole de
l'institution a fait savoir qu'un groupe de membres de Fanmi Lavalas
conduit par l’ancien premier ministre Yvon Neptune et l’ancien député Yves
Cristallin a contesté le mandat présenté par le Comité Exécutif, à travers
un cabinet d’avocats.Contestant l'authenticité du document, ils se sont
déclarés opposés à son utilisation. Suite à l'intervention du groupe à
Neptune, le CEP a adressé une lettre au Dr Narcisse pour lui faire savoir
que compte tenu du fait que le mandant réside à l’étranger, il se trouve
dans l’obligation de s’adresser au consul haïtien compétent pour la
rédaction d’un mandat authentique conforme au contenu du document du 24
avril 2004. Mais Frantz Bernadin a rappelé aussitôt à Maryse Narcisse que
le delai imparti aux doléances des candidats écartés, expire ce 13
février.L'ancien président Aristide forcé au départ le 29 fvrier 2004,
réside depuis en Afrique du Sud. Entre temps, l'autre groupe qui n'aurait
pas inscrit de parti mais auquel le CEP a permis d'inscrire des candidats,
affirme être en campagne pour discréditer le mandat qu'il présente comme
un faux.Dans le camp du comité exécutif de Fanmi Lavalas, on affirme que
les motifs liés à la tentative d'exclusion de Fanmi Lavalas sont bien plus
profonds qu'une question de mandat. Si ce n'était pas le soi-disant
questionnement de l'authenticité du mandat, ce serait certainement une
autre chose, a dit Maryse Narcisse. Le president René Préval a de son côté
rencontré une nouvelle fois mardi les conseillers électoraux. Il s'est
défendu de vouloir interférer dans la gestion du processus electoral,
selon ce qu'a rapporté le porte-parole de l'organisme electoral. Des
partisans de Fanmi lavalas ainsi que des parlemenaires ont affirmé cette
semaine voir la trace du chef de l'Etat dans la décision prise par le CEP
à l'encontre des candidats de Fanmi Lavalas.Le sénateur Jean Hector
Anacacis, un membre du parti présidentiel Lespwa a estimé mardi que si
l'organisation politique Fanmi Lavalas a été exclue de la course
electorale, c'est en raison du fait qu'elle est la mieux à même de
remporter ces joutes."Le peupele a été exclu avec l'exclusion de Lavalas
qui est la formation capable de mobliser le plus grand nombre
d'électeurs", a encore déclaré Anacacis qui a appelé le CEP à revenir sur
sa décision s'il ne veut pas plonger le pays dans une nouvelle crise.La
Communauté internationale qui finance les sénatoriales d'avril à plus de
75%, continue de suivre le processus. L’ambassadeur des Etats Unis en
Haïti, Janet Ann Sanderson a fait savoir à l'issue d'une visite mercredi
au CEP que son pays partage la même vision que l'institution électorale
sur l’organisation d’élections transparentes et justes qui reflètent la
volonté politique du peuple haïtien. En visite à la chambre ds députés,
l'ambassadeur du Brésil a exprimé pour sa part le souhait que les
prochaines élections se tiennent dans le respect des normes. Plusieurs
missions diplomatiques dont les ambassades du Canada et des Etas-Unis
avaient appelé la semaine dernière le CEP à organiser des élections
inclusives, soulignant que l’histoire des états démocratiques réussis
démontre que les élections honnêtes et démocratiques sont de nature
inclusives et non exclusives. Ce à quoi le CEP avait répondu en susbtance
qu'il est une institution indépendante fonctionant dans un état souverain.
P-AU-P. CONSEIL DES PARTIS POLITIQUES OPPOSÉ A LA POLITIQUE
D'EXCLUSION.
Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens s’est dit mercredi
opposé à toute politique d’exclusion mise en oeuvre par le Conseil
Electoral Provisoire. Déjan Bélizaire, le président du CNPPH a indiqué que
cette politique aura pour effet immédiat de priver ces citoyens honnêtes
et intègres, désireux de servir leur pays de prendre part aux prochaines
sénatoriales. L’ingénieur Bélizaire a inroduit aussitôt cette reserve: le
CEP a pour devoir de fermer les portes du Sénat à tous ceux qui se sont
illustrés dans la perpétration de crimes et de malversations. Il se dit
également perplexe face à la décision du CEP d’écarter le Candidat du
Front de Reconstruction Nationale (FRN) pour le départment de la
Grand’Anse, Guy Philippe alors que sa candidature à la présidence avait
été acceptée en 2005.Pour ce qui est de l’exclusion des candidats de fanmi
Lavalas, Déjan Bélizaire estime que c'est l’ancien président Jean Bertrand
Aristide qu'il incombe la responsabilité de désigner les candidats du
parti de manière pour résoudre le problème. “Si le représentant national
de Fanmi Lavalas voulait la participation du parti aux prochaines
sénatoriales, il se serait manifesté en désignant ceux à qui il a délégué
le pouvoir d’agir au nom du parti, a dit M Bélizaire. Un mandat signé par
Aristide et remis au CEP par un membre du Comite exécutif de Fanmi lavalas
a été contesté à la fois par l'organisme électoral et par un groupe de
membres du parti qui ont également inscrit des candidats.Déjean Belizaire
se dit convaincu que la stabilité politique du pays passe par le dialogue
et la recherche de consensus.
OEA APPELLE AU CALME EN HAITI APRÈS L'EXCLUSION DES CANDIDATS LAVALAS.
Le secrétaire général de l’OEA José Miguel Insulza, a exprimé son
inquiétude samedi après la décision du CEP d’exclure tous les candidats du
parti Lavalas aux élections législatives prévues en avril, il a appelé les
acteurs politiques au calme.
« Je ne peux ne pas exprimer ma préoccupation devant la possibilité
qu’un groupe important de citoyens haïtiens ne se sentent pas représenter
dans le processus électoral », indique M. Insulza dans un communiqué de
l’OEA.
Tout en respectant pleinement les attributions du conseil électoral
d’Haïti et assurant le CEP de sa collaboration, Insulza a demandé au
conseil de combler les places des candidats inscrits pour éviter les
irrégularités que les candidats exclus ont soulevés.
« Le dialogue c’est l’unique mécanisme valide pour résoudre les
différends », a déclaré Insulza en appelant les acteurs politiques au
calme à 2 mois des élections pour renouveler le tiers du Sénat.
Le CEP a rejeté vendredi les candidatures de 40 personnes par elles
l’ex-chef rebelle Guy Philippe poursuivi par un mandat international et
d’autres candidats accusés de crimes graves par une organisation de
défense des droits de l’homme.
PARIS. LA FRANCE SOUHAITE DES ELECTIONS DÉMOCRATIQUES EN HAITI.
Le ministre français de l’agriculture Michel Barnier qui étaient en
visite officielle en Haïti a souhaité samedi que les élections
démocratiques puissent se tenir dans le pays.
"Il faut que le processus de stabilisation et de transition
démocratique continue et aboutisse en Haïti", a déclaré M. Barnier avant
de quitter le pays samedi.
M. Barnier qui répondait à une question sur la tenue des élections
sénatoriales partielles prévues en avril en Haïti sans la participation
des candidats du parti Lavalas de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, a
souhaité que ce scrutin soit démocratique.
« La poursuite du processus de stabilisation et transition démocratique
passe par des élections démocratiques où le vote a lieu de manière
transparente et rigoureuse, des élections dans lesquelles tous les
candidats doivent être des candidats respectés et respectables et dans
lesquelles toutes les sensibilités doivent pouvoir s’exprimer », a déclaré
M. Barnier.
Cependant il a indiqué qu'il ne voulait pas s'imiscer dans les affaires
internes d'Haïti ni donner des leçons aux autorités d’Haïti.
Le Conseil électoral haïtien (CEP) qui est chargé d’organiser le
scrutin a écarté 40 candidats de la course dont ceux du parti de M.
Aristide et d’autres contre lesquels pèsent des accusations de crimes
graves et de trafic de drogue.
« Nous faisons confiance aux autorités haïtiennes pour continuer le
dialogue et aboutir à une situation où on aura réuni les trois conditions
d’une élection démocratique », a déclaré M. Barnier se refusant toutefois
de se prononcer dans les affaires intérieures d’Haïti et de « donner des
leçons aux autorités ».
Vendredi, l’ambassade des Etats-Unis en Haïti a désapprouvé la mesure
prise par les responsables électoraux d’écarter de la course tous les
candidats d’un même parti jugeant cette décision « non inclusive » et
pouvant nuire à la crédibilité des élections et des institutions d’Haïti.
AMBASSADE DES USA EN HAITI ET L'EXCLUSION DE CERTAINS CANDIDATS.
L’ambassade des Etats-Unis s’est dit « gravement préoccupée » par la
décision du CEP d’écarter tous les candidats du parti Lavalas, elle met en
doute ma crédibilité des prochaines élections.
Dans une note en réaction à la publication de la liste des candidats
éliminés de la course électorale, l’ambassade des USA estime que les
élections devraient être inclusives et non exclusives en écartant tous les
candidats du parti Lavalas. La note n’a cependant pas cité directement le
parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide.
« C’est donc pour nous un sujet de grande préoccupation qu’une décision
ait été adoptée, laquelle interdit à tous les candidats d’un parti
politique de participer aux prochaines joutes électorales.
Le Conseil électoral a publié vendredi une liste de 65 candidats
acceptés dans la course aux sénatoriales partielles, rejetant les
candidatures de 40 autres parmi eux tous les candidats du parti Lavalas
ainsi que la candidature de l’ex-chef rebelle Guy Philippe.
« Une élection basée sur l’exclusion comme nous le constatons
aujourd’hui mettra inévitablement en question la crédibilité des élections
et celles des institutions mêmes en Haiti et parmi les bailleurs et amis
d’Haïti », poursuit la note de l’ambassade des USA.
Les Ambssades du Canada et du Chili se sont égalements dits préoccupées
par la décision du CEP et s’interrogent sur la crédibilité du prochain
scrutin.
l’Ambassade des Etats-Unis a d’autre part encouragé fermement tous ceux
qui sont impliqués dans la mise en place de ces élections, de garder les
portes ouvertes au dialogue et aux débats en vue d’assurer que ces
prochaines élections se réalisent dans la transparence et soient
accessibles à tous.
« Etant l’un des amis les plus proches et l’un des principaux
supporteurs d’Haïti, les Etats-Unis travaillent étroitement avec Haiti
dans ses efforts de créer les conditions dans lesquelles des institutions
démocratiques crédibles, qui expriment la volonté du peuple haïtien,
puissent se développer et s’émanciper », rappelle l’ambasade.
HAITI-ELE4CTIONS. POUR MARYSE NARCISSE LAVALAS HORS-JEU, UNE
MACHINATION
Dans la liste définitive des candidats admis à participer aux
sénatoriales du 19 avril, les 24 candidats du partis Fanmi Lavalas
brillent par leur absence. Une décision qui suscite déjà le mécontentement
dans les rangs de Lavalas.
En réaction à la décision du CEP d’écarter les candidats du parti de
l’ex-président Aristide de la course électorale, la dirigeante du comité
éxecutif de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, a insisté plus de cinq fois
sur les ondes de Magic 9 « la vérité va de pair avec la paix », indiquant
ainsi que le CEP vient de «donner carnet» au peuple haitien et annonce des
mécontentements généralisés dans les jours prochains.
Selon Maryse Narcisse, il s’agit d’un complot car il n’y a pas deux
branches Lavalas. L’autre branche serait une invention du CEP,
ajoute-t-elle.
« C’est une pure machination car personne d’autre n’avait le droit de
mandater un candidat au nom de Fanmi Lavalas », a-t-elle déclaré.
D’un autre côté elle a rélaté que le parti Lavalas est inscrit depuis
le 3 décembre pour participer au processus électoral enclenché. « On n’a
reçu aucune correspondance de la part du CEP qui pourrait indiquer que
nous avons un problème. Comment expliquer que ce n’est que maintenant
qu’on choisi de mettre dehors ?», a-t-elle interrogé.
Pour sa part, le sénateur Lavalas Yvon Buissereth, plus modéré, veut
croire qu’il s’agit d’une liste provisoire. Il éspère que les deux groupes
de Fanmi Lavalas se mettent d’accord afin de désigner ses représentants
pour les prochaines joutes.
Il émet déjà des doutes sur la tenue des élections en avril arguant que
la validité d’une élection ne se justifie que par la participation
populaire. « Pour qu’une élection soit légitime il faut une
representativité, pour avoir la représentativité il faut la participation
de la majorité et sans Fanmi Lavalas, la majorité ne va pas participer »,
a-t-elle raisonné.
Toutefois, le porte-parole du CEP, Frantz Bernadin, a, lors d’une
conférence de presse, confirmé que la décision de la machine électorale
est irrévocable et définitive.
Depuis mercredi, un important dispositif de sécurité est établi devant
les locaux de l’institution électorale. Les automobilistes sont contraints
de prendre une rocade fort mal entretenue, ce qui cause de grands bouchons
sur une bonne partie de l’autoroute de Delmas.
EX-CAISSIER DE L'AMBASSADE DES USA EN HAITI, JEAN G.SAINT-JOY A PLAIDÉ.
Un ancien caissier à l’ambassade américaine à Port-au-Prince a plaidé
coupable devant une cour fédérale à Washington du vol de 850 000 US
dollars du département d’Etat américain, informe un document du ministère
américain de la Justice. Selon le ministère américain de la Justice,
l’Haïtien Jean G. Saint-Joy, 25 ans, était un employé de l’ambassade
américaine à Port-au-Prince de 1995 à juillet 2008.
Saint-Joy a avoué avoir détourné des fonds du Département d’État à
partir de 2003 jusqu’au début de 2008. Il a admis avoir soumis ou aider à
soumettre des rapports frauduleux au Département d’Etat pour obtenir le
remboursement de dépenses qu’il prétend avoir effectué pour l’Ambassade.
Ce subterfuge lui a permis d’engranger 428 639 dollars.
Saint-Joy a aussi reconnu avoir fourni ou aider à fournir de faux
documents pour effectuer des retraits des comptes de l’ambassade dans deux
banques de la capitale haïtienne.
Selon le rapport du ministère américain de la Justice, Saint-Joy a
soutiré à peu près $50 000 du premier compte et environ $371 627 de
l’autre. Le montant total de la fraude s’élève ainsi à près de 849 000
dollars.
Saint-Joy encourre la peine maximale de 10 ans de prison et peut-être
condamné à payer une amende de 250 000 dollars. Il sera fixé sur son sort
en Mai.
WASHINGTON DÉSAPROUVE L'EXCLUSION DE FANMI LAVALAS DES SÉNATORIALES
Sans citer nommément le parti d’Aristide, l’ambassade américaine lance un
appel ferme au dialogue en faveur de l’organisation d’élections
"accessibles à tous" pour éviter au pays une situation difficile
Les Etats-Unis ont, par l’intermédiaire de leur mission diplomatique à
Port-au-Prince, exprimé vendredi leurs extrêmes préoccupations face à la
décision du Conseil électoral provisoire d’écarter le parti Fanmi Lavalas
des prochaines sénatoriales et se sont prononcés « fermement » pour un
dialogue en vue de la tenue d’élections inclusives.
« C’est pour nous un sujet de grande préoccupation qu’une décision ait
été adoptée, laquelle interdit à tous les candidats d’un parti politique
de participer aux prochaines joutes électorales », affirme l’ambassade
américaine dans un communiqué qui pose le problème de l’éviction de tous
les candidats de Lavalas, sans toutefois mentionner le nom du parti de
l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide. Elle met en garde contre des «
élections basées sur l’exclusion qui mettront inévitablement en question
leur crédibilité », avec des conséquences sur les institutions du pays de
même que les relations entre Haiti et ses partenaires. Janet Ann Sanderson
Ambassadeur USA en Haiti photo Liliane Pierre-Paul Le communiqué souligne
que dans les Etats démocratiques « les élections honnêtes et démocratiques
sont inclusives et non exclusives » et doivent aider à « l’unification de
la démocratie » à travers l’implication de tous les principaux partis
politiques.
Tout en saluant les progrès démocratiques réalisés en Haïti lors des
élections de 2006 et le travail de l’institution électorale, Washington
invite les différents acteurs à « garder les portes ouvertes au dialogue
et aux débats en vue d’assurer que les prochaines élections se réalisent
dans la transparence et soient accessibles à tous ».
Se présentant comme « l’un des amis les plus proches et l’un des
principaux supporteurs d’Haïti », les Etats-Unis affirment travailler
étroitement avec les autorités haïtiennes au profit de la mise en place
d’institutions démocratiques crédibles et capables de favoriser «
l’expression de la volonté du peuple haïtien ».
Devant l’exclusion de tous ses représentants, Fanmi Lavalas a annoncé
vendredi son intention d’intenter une action en justice contre la décision
du CEP qualifiée « d’arbitraire et de politiquement motivée ».
Pour sa part, le président du Conseil électoral, Frantz Gérard Verret,
a tenté de justifier ce "carnet" en indiquant qu’il est basé sur
l’impossibilité pour le CEP de déterminer la légitimité des deux branches
rivales de Lavalas qui se disputaient le droit de représenter le parti au
scrutin, sans pouvoir en administrer la preuve.
CANADA. VIVES PRÉOCCUPATIONS DU CANADA DU REJET DE FANMI LAVALAS .
Le Canada a également déploré le rejet de Fanmi Lavalas et exprimé ses
plus vives préoccupations. Avec plus d’un an de retard, les électeurs
haïtiens sont appelés à élire douze Sénateurs le 19 avril en vue de
renouveler les sièges vacants de la Chambre haute.
Inquiet de l’exclusion de Fanmi Lavalas de la course électorale, le
Canada se dit en faveur du maintien du dialogue et de la crédibilité du
processus électoral La décision du CEP est sans appel, selon le
porte-parole de l’institution électorale
Un communiqué de l’Ambassade du Canada à Port-au-Prince remis vendredi
à la presse fait état de l’inquiétude d’Ottawa face aux « circonstances
qui ont mené à l’exclusion d’un parti », sans citer nommément le parti
Fanmi Lavalas. « Étant l’un des principaux partenaires et supporters des
institutions démocratiques en Haïti, le Gouvernement du Canada a suivi, et
continue de suivre avec attention, les différentes étapes qui amèneront la
population haïtienne à exprimer leur droit de vote, lors des élections
sénatoriales prévues pour le 19 avril prochain », précise le communiqué
signé de l’Ambassadeur Gilles Rivard.
« La crédibilité d’une élection est basée sur le respect des lois et
des règlements qui l’encadre. Cependant, ce symbole de la démocratie que
représente une élection, doit être aussi rassembleur, et non pas
contribuer à diviser la population », estime le diplomate. Le Canada
renouvelle son appui aux efforts du Gouvernement d’Haïti et de la
population haïtienne afin que les élections sénatoriales soient libres et
démocratiques et loue en ce sens les efforts déployés jusqu’ici par le
Conseil Électoral Provisoire.
« Néanmoins, il demeure important que les élections du 19 avril se
déroulent dans un climat de sérénité et de saine compétition. Nous
encourageons donc les autorités haïtiennes à maintenir un espace de
dialogue pour qu’un compromis puisse être trouvé », conclut le communiqué
de l’Ambassade du Canada. Suite à l’éviction de ses 11 candidats, la
branche de Fanmi Lavalas dirigée par le Dr Maryse Narcisse a annoncé un
recours légal auprès du CEP.
Le porte-parole de l’institution électorale, Frantz Bernadin, a
cependant fait savoir vendredi à des journalistes que le CEP, étant le
contentieux électoral par excellence, sa décision concernant les candidats
admis est sans appel.
PUBLICATION DES 65 CANDIDATS SUR 105 ADMIS POUR LES SÉNATORIALES.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a publié dans la nuit de jeudi à
vendredi la liste des 65 candidats, sur un total de 105, admis à
participer aux sénatoriales partielles du 19 avril 2009.
Aucun des candidats des deux listes de Fanmi lavalas (parti de l’ancien
président Jean Bertrand Aristide) n’a été retenu. Les deux listes avaient
été soumises par deux factions rivales de Lavalas.
Au nombre des personnalités les plus connues de ce secteur politique
écartées par le CEP figurent : l’ex-ministre de l’intérieur d’Aristide en
2004, Jocelerme Privert (département des Nippes) ; l’ex-député Amanus
Maette (Artibonite, Nord) ; l’ex-directeur de la Direction centrale de
police judiciaire, Schiller Louidor (Ouest) ; l’ex-délégué du Sud, Jacques
Mathelier ; l’ex-député de Grande-Rivière du Nord, Nahoum Marcellus ; Bell
Angelot (Nord).
La candidature au Sénat dans la Grande-Anse (Sud-Ouest) de l’ex-chef
rebelle anti-Aristide Guy Philippe (Front pour la Reconstruction
Nationale, FRN), a été également rejetée.
Un responsable très controversé d’une coopérative en faillite, David
Chéry, a été également écarté par le CEP. Il se présentait sous la
bannière de l’Alliance pour l’Avancement d’Haïti (ALAH) de Me Reynold
Georges.
La plupart des candidats évincés par l’institution électorale ont dû
faire face à des allégations d’implication dans des activités criminelles
et dans le trafic illicite de la drogue, formulées par le Réseau National
des Organisations de Défense des droits humains (RNDDH), la Police
Nationale d’Haïti (PNH) et la Justice.
D’autres candidats contre lesquels des charges similaires ont été
rendues publiques n’ont toutefois pas été écartés par le CEP. C’est le cas
de Moïse Jean Charles (ex-Maire de Milot, Nord), accusé de meurtre par un
député du même parti que lui, la Plate-forme présidentielle LESPWA sous la
bannière de laquelle René Préval a été élue à la présidence pour la
seconde fois, en 2006.
La candidature de l’ex-officier de l’armée, Chevry Emmanuel (Centre,
Fusion), a été également retenue, en dépit du fait qu’il ait été dénoncé
comme ayant fait partie du groupe des officiers exclus des Forces Armées
d’Haïti pour trafic de drogue, sous le gouvernement militaire du général
Prosper Avril (1988-1990).
La répartition par département géographique des 65 candidats retenus se
présente comme suit : 13 dans l’Ouest ; 5 dans le Nord ; 6 dans le
Nord-Est ; 4 dans le Nord-Ouest ; 8 dans Les Nippes ; 7 dans l’Artibonite
; 6 dans le centre ; 4 dans la Grande-Anse ; 4 dans le Sud-Est ; 8 dans le
Sud.
Voici la liste complète, par département et parti politique, des
candidats retenus :
Ouest : Chevron Bernard Evelyn (MIDH) ; Jacques Jean Marcel (PSR) ;
Brutus Cacsman (Model-PRDH) ; David Basile (PUN) ; Claude Marie Denise
(Fusion) ; John Joseph Noel (LESPWA) ; Prudent Rudolph (Konba) ;
Labissière Georges André (Indépendant) ; Beaubrun Gérard Evans (RDNP) ;
Viau Mario (Union) ; Fils-Aimé Charles Henry Raymond (PEP) ; Gilles Victor
(PONT) ; Joseph Wesner Emmanuel (Indépendant).
Nord : Mompremier Marie Ghislaine (Fusion) ; Jean René Laguerre
(MODEL-PRDH) ; Charles Elusca (OPL) ; Samson Antoine René (UNION) ; Moïse
Jean Charles (LESPWA).
Nord-Est : Jean Rodolphe Joazil (Fusion) ; Derex Lucien Pierre Louis
(LESPWA) ; Elie Altagrace (UNION) ; Lavaud Ernst (LAAA) ; Armand Joachim
(OPL) ; Jacques André Charles Pierre ((OPL).
Nord-Ouest : Hypolite Mélius (OPL) ; François Lucas Sainvil (LESPWA) ;
Fleurinor Luc (MIRN) ; Charles Saturne (UNION).
Nippes : Wilfrid Tropnas (UNION) ; Jeanty Jean William (KONBA) ; Mondé
Frantz Robert (AAA) ; Barbier Anthony (Fusion) ; Julson Louberson (LESPWA)
; Volcy Assad (UCADDE) ; Noel Chrisner (Indépendant) ; Mazil Garry Joseph
(RESPE).
Artibonite : Jean Baptiste Jean Willy (LAAA) ; Fouchard Bergrome
François (LAAA) ; Saint Pierre Rigaud (LESPWA) ; Garçonnet Paul André
(LESPWA) ; Louis Michelet (Indépendant) ; Fortune Michel (PUN) ; Accéus
Manus (UNION).
Centre : Chevry Emmanuel (FUSION) ; Stiverne Louis (UNION) ; Delacruz
Francisco (OPL) ; Joseph Willot (UCADDE) ; Saint Germain Rubens (AAA) ;
Marcelin Adher (LESPWA).
Grande-Anse : Belle Fleur Marie Aurorelaine (FUSION) ; Jean Lavaud
Frédérick (RESPE) ; Laplanche Jean Fritz (OPL) ; Roumer Jean Maxime
(LESPWA).
Sud-Est : Hébert Lahatte (UNION) ; Pierre Michel Joseph Jean Pierre
(RDNP) ; Pierre Ricard (OPL) ; Lambert Wencesclass (LESPWA)
Sud : Jameau Raymond (RESPE) ; Barnatte Cécile (LAAA) ; Joseph Benoît
Laguerre (UCADDE) ; Comeau Marie Danielle (KONBA) ; Pierre Georges Simon
(UNION) ; Bernard Jean Claude (OPL) ; Pierre Exius Francky (LESPWA) ;
Rousseau Yves (PSR).
Un projet de loi à la Chambre des représentants des Etats-Unis en
faveur d’une commission d’enquête sur le renversement en 2004 du président
Jean Bertrand Aristide
USA. DES PROCHES D'ARISTIDE INTRODUISENT UN PROJET DE LOI SUR LE RÔLE
DES USA DANS LE RENVERSEMENT DE L'EX-PRÉSIDENT.
Un projet de loi en vue de la formation d’une commission indépendante
d’investigation sur le rôle joué par le gouvernement américain dans le
renversement, en 2004, du président haïtien Jean Bertrand Aristide, a été
introduit le 28 janvier dernier à la Chambre des représentants des Etats
Unis par la représentante démocrate de Californie, Barbara Lee.
L’initiative a été soutenue par 8 autres représentants démocrates dont
certains connus pour leurs liens particuliers avec l’ancien chef de l’Etat
haïtien. Il s’agit de Dennis J. Kurinick (Ohio), Charles B. Rangel (New
York), Eddie Bernice Johnson (Texas), Chaka Fattah (Pennsylvanie), Corrine
Brown (Floride), Donald Payne (New Jersey), Jan Schakowsky (Illinois) et
Mike Honda (Californie).
La proposition de loi qualifie d’emblée le renversement du leader de
Lavalas de « coup d’Etat ». Les 10 membres de la commission indépendante
qui serait formée devraient être choisis par les chefs des majorités et
minorités démocrates et républicaines au Sénat et à la Chambre des
représentants, propose le projet de loi.
Entre autres objectifs, la commission aurait à établir dans quelle
mesure l’action du gouvernement des Etats-Unis a entravé le processus
démocratique en Haïti ; les circonstances dans lesquelles Jean Bertrand
Aristide a dû remettre sa démission et partir en exil en Centrafrique ; le
rôle des Etats-Unis dans les événements ayant conduit à la démission
d’Aristide ; le degré de respect par les Etats-Unis de leurs engagements
dans le cadre des résolutions sur Haïti de l’Organisation des Etats
Américains ; la contribution des Etats-Unis aux efforts de la communauté
internationale, particulièrement de la Communauté des pays de la Caraïbe
(CARICOM) en vue d’éviter la chute du président haïtien ; le rôle joué par
les Etats-Unis au Conseil de Sécurité des Nations Unies en relation avec
la crise haïtienne et auprès de pays et institutions internationales
désireux de préserver la démocratie en Haïti ; le rôle direct ou indirect
de la Centrale d’Intelligence des Etats-Unis (CIA) dans les événements.
La Commission devra aussi se pencher sur l’impact politique en Haïti,
lors des événements, de l’Institut Républicain International (IRI), de
l’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales (NDI)
et d’autres organismes ou agences financés par l’Agence Américaine pour le
Développement International (USAID) pour des programmes destinés à
instaurer la démocratie en Haïti.
La commission qui devrait rendre son rapport dans un délai ne dépassant
pas 18 mois après la promulgation du projet de loi y relative bénéficiera
de pouvoirs et de moyens appropriés incluant la capacité de convoquer et
de contraindre au témoignage fonctionnaires et citoyens américains
concernés par l’investigation
P-AU-P. LA POLICE A FOURNI DES INFORMATIONS SUR LE DOSSIER DES
CANDIDATS.
La Police Nationale d’Haïti (PNH) aurait adressé mercredi une
correspondance au Conseil Electoral Provisoire (PNH) dans laquelle elle
fournit des informations sur les dossiers d’une vingtaine d’individus,
dont au moins 9 des actuels candidats au Sénat, parmi ceux dénoncés dans
un récent rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains
(RNDDH).
La police ferait état de l’implication de ces individus dans plusieurs
dossiers criminels. Les noms de certains d’entre eux figureraient encore
dans des avis de recherche de la police, selon la correspondance adressée
à l’organisme électoral. Nombre des personnes concernées vaquent cependant
librement à leurs occupations depuis un certain temps. Certaines d’entre
elles ont même occupé récemment des positions officielles.
Le CEP avait sollicité l’avis de la police, de la justice, du service
de l’immigration et des organismes des droits humains sur le profil des
105 candidats aux sénatoriales partielles du 19 avril.
La liste officielle des candidats retenus doit être annoncée de façon
imminente. De ce fait, un dispositif de sécurité a été installé aux abords
du siège, à Delmas, de l’institution électorale.
Dans la tradition politique haïtienne, de graves incidents se
produisent quand l’organisme électoral rejette des candidatures de
personnalités politiques influentes. Lors des élections de 1987,
l’exclusion par le CEP d’un certain nombre de candidats avait donné lieu à
de graves incidents dans tout le pays qui devaient se solder par le
massacre des électeurs, le jour du scrutin, le 29 novembre 1987.
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NEW YORK. CBS 60 MINUTES, WYCLEF JEAN ET HAITI.
By Jacques Dusseck et Scott Strong
Ce Dimanche soir 11 Janvier, plus de 30 millions de téléspectateurs ont
eu l'occasion d;admirer les efforts humains du rappeur chanteur
haitiano-américain Wyclef Jean dans un segment du programme 60 minutes
consacré sur Haiti. Durant les quelques 20 minutes du programme, on a pu
observer l'amour des milliers d'habitants de Cité Soleil à l'endroit de ce
fils d'Haiti. Avec son organisation Yélé financée par des dons de plus de
3 millions de dollars US, Wycleff Jean s'est montré déterminé à aider ces
pauvres enfants d'un des plus grands bidonvilles du monde. On pouvait voir
la masse de jeunes et vieux habitants de la Cité accueillant Wyclef et les
producteurs de CBS couvrant l'actualité. Wyclef Jean ouvre son coeur à ces
pauvres du taudis du monde. Il n'a pas d'ambitions politiques. En guise
d'appréciation pour ses oeuvres, le gouvernement Haitien a fait de lui un
Ambassaur de bonne volonté.
Né Wyclef Jeannelle Jean, le 17 octobre 1972 à Croix-des-Bouquets, en
Haïti, il émigre aux États-Unis à l'âge de dix ans en compagnie de son
frère et part vivre dans les lotissements de Brooklyn's Malborough
rejoindre sa famille. Il poursuit ses études dans le nord du New Jersey,
où il commence la guitare et étudie le jazz à l'école secondaire. Plus
tard, il fait la connaissance de Lauryn Hill dans un studio
d'enregistrement. Il a créé le groupe The Tranzlator Crew en 1987, qui
deviendra The Fugees au début des années 1990. Avec les Fugees, il
enregistre en 1994 l'album Blunted On Reality, puis en 1996,The Score. En
1997, chaque membre des Fugees travaille sur des projets solo et Wyclef
sort Wyclef Jean Presents: The Carnival Featuring the Refugee All-Stars.
Très engagé pour son pays natal il a créé la Wyclef Jean Foundation. Il a
fondé aussi une organisation du nom de « Yéle Haïti » en 2005. Il a invité
Angelina Jolie et Brad Pitt pour fêter l'anniversaire de l'organisation.
En 2006, pour venir en aide aux immigrés latinos aux États-Unis, Wyclef
Jean enregistre Nuestro Himno, version espagnole de l'hymne américain The
Star-Spangled Banner avec Pitbull, Carlos Ponce, Olga Tañón, Ivy Queen,
Andy Andy, Autoridad de la Sierra, Aventura & Rayito, Kalimba, LDA, Tony
Sunshine, Patrulla 81, Frank Reyes, Gloria Trevi, Yamayea, N’Klabe, Reik,
Kany.
WASHINGTON. DERNIÈRE CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DES USA.
Le président George Bush a rencontré pour une dernière fois les membres
de la Presse américaine ce Lundi matin à la Maison Blanche. Les
correspondants ont saisi l'occsion de lui poser les questions sur ses 8
années au pouvoir et ses réalisations. Le président était bien préparé
avant sa dernière confrontation avec la presse et il en a fait preuve par
ses réponses aux différentes qui lui ont été posées.
AFFAIRE BOULOS ET LA FUSION.
La secrétaire générale de la Fusion des Sociaux-démocrates, Edmonde
Supplice Beauzile, indique que son parti est dans l'attente d'une réponse
du chef de l'état dans le dossier du sénateur Rudolph Boulos. " Nous
continuerons à nous battre pour que le chef de l'état et les conseillers
électoraux entendent raison ", a déclaré la sénatrice Edmonde S. Beauzile,
faisant remarquer que la Fusion veut utiliser tous les moyens pour
défendre ses droits. " Le gouvernement doit attendre l'arrêt de la cour
d'appel de Fort Liberté ", argue Mme Beauzile signalant que Rudolph Boulos
avait soumis un passeport haïtien aux dirigeants de la Fusion au moment de
présenter sa candidature aux joutes de 2006. Interrogé sur la décision du
sénat qui avait écarté M. Boulos le 18 mars 2008, la sénatrice élue dans
le Centre estime que la commission spéciale avait péché en ne laissant pas
au pouvoir judiciaire la possibilité d'exercer ses prérogatives. Edmonde
Supplice Beauzile juge que le sénateur Boulos subit les conséquences d'une
situation qu'il n'a pas créée puisqu'il est né en terre étrangère. " De
nombreux haïtiens se retrouvent dans cette situation", assure t-elle
faisant valoir que la naissance en terre étrangère n'équivaut pas à un
renoncement à sa nationalité. Réagissant au dialogue prôné par le chef de
l'état, Mme Beauzile soutient qu'il faut d'abord identifier les éléments
de blocage au sein de la société. " Pourquoi en dépit des compétences dont
nous disposons nous n'arrivons pas à lancer le pays sur la voie du
développement", s'interroge la sénatrice de la Fusion pour qui le dialogue
doit porter sur les priorités pour les 10 prochaines années. " Il faut au
préalable se mettre d'accord sur les points à débattre ", dit-elle
soulignant qu'Haïti peut s'inspirer de l'expérience des pays étrangers
dont le Bénin.
AFFAIRE BOULOS ET GERARD GOURGUE.
Le juriste Gérard Gourgues qualifie d'arbitraire la décision de
l'exécutif de considérer comme vacant le poste occupé par le sénateur
Boulos sans attendre l'arrêt de la cour d'appel. Faisant remarquer que le
gouvernement a ignoré la procédure judiciaire relative au dossier, le
juriste soutient que la décision du chef de l'état est politique. " Le
législatif, l'exécutif et le judiciaire sont impliqués dans cet imbroglio
qui a débuté le 18 mars 2008", insiste M. Gourgues. Rappelant que la
présidence n'est pas une juridiction de jugement, maître Gourgues signale
que le gouvernement a profité de la lenteur du sénat dans le dossier. " Le
sénat qui avait réhabilité Rudolph Boulos le 29 novembre était dans
l'attente d'une décision de la cour d'appel de Fort Liberté", argue t-il.
Le commissaire du gouvernement de Fort Liberté avait fait appel du verdict
du tribunal de première instance qui le 16 juin 2008 avait annulé la
résolution du sénat. Qualifiant cette affaire impliquant les trois
pouvoirs de tragicomédie, Gérard Gourgues croit que le pouvoir judiciaire
détient la clé du prochain épisode. " L'exécutif n'a a aucun moment pris
en compte la procédure judiciaire", lance t-il estimant que le
gouvernement a profité des lenteurs du législatif et du judiciaire. " Les
avocats de Boulos doivent exercer un recours par devant le pouvoir
judiciaire", indique M. Gourgues pour qui l'exécutif n'a pas tenu compte
des droits de Boulos. L'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de
Port-au-Prince s'attend à ce que les avocats de Rudolph Boulos et les
dirigeants de la Fusion attaquent la décision de l'exécutif. Faisant
remarquer que Boulos a intérêt à obtenir sa réhabilitation avant les
élections maître Gourgues explique qu'il doit éviter de recourir à une
juridiction internationale. " C'est un cas haïtien qui doit être traité
dans le cadre des principes constitutionnels", assure t-il.
MIAMI, FLORIDA, LE MONSTRE CHARLES TAYLOR FILS COUPABLE D'ACTES DE
TORTURES.
Ce Vendredi 9 Décembre, Charles Taylor fils, le monstre du Liberia sera
condamné Tandis que l'ancien président libérien Charles Taylor est jugé à
La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, son fils Chukie
a été reconnu coupable d'actes de torture par un tribunal américain de
Miami. Après un mois de procès à Miami, le fils de Charles Taylor est
reconnu coupable de tortures. Chuckie Taylor, né à Boston en 1977, de
nationalité américaine, avait été arrêté aux Etats-Unis il y a deux ans
pour y être entré en falsifiant son identité. Son procès est une première
aux Etats-Unis : le fils de l'ancien président libérien a été jugé en
Floride en vertu d'une loi de 1994 autorisant les tribunaux américains à
juger les actes de tortures commis par des citoyens américains à
l'étranger. Dans le cas de Chuckie Taylor, c'est son passé à la tête de
l'Unité antiterroriste, la garde prétorienne de son père au Liberia, qui
l'a rattrapé. Taylor père se trouve quant à lui à La Haye, où il comparaît
devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone et doit répondre des chefs
d'inculpation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. A la barre
à Miami pendant un mois, les témoins ont décrit des tortures au fer à
repasser, à l'électricité, au plastique fondu, aux piqûres d'insectes.
Certains ont dit avoir passé des semaines au camp de Gbalata, au Liberia,
détenus dans un trou rempli d'eau, avec des barres de fer au-dessus de la
tête. Tous ont accusé Chuckie Taylor d'avoir lui-même commis ces actes de
tortures, ou de les avoir ordonnés, quand il dirigeait l'Unité
antiterroriste, la garde prétorienne de son président de père au Liberia,
de 1999 à 2003. Les actes de Taylor rappellent ceux commis en Haiti sous
les Duvaliers. Des tortionaires comme Luc Désir, Albert Pierre, Son Tassy
et autres monstres
La défense, en retour, a accusé les témoins de mentir pour obtenir
l'asile aux Etats-Unis ou par esprit de vengeance contre Charles Taylor et
son régime. Mais après 2 jours de délibérations, les 12 membres du jury
ont tranché : Chuckie Taylor est coupable. Et la sentence doit êetre
prononcée sera prononcée ce 9 janvier.
Il y a cinq ans à peine, Taylor junior était l'homme le plus craint de
Monrovia. Il traversait les rues de la capitale libérienne à bord d'une
voiture immatriculée « Démon », cigare aux lèvres, et 9 mm en poche...
mieux valait s'écarter de son passage. Aujourd'hui, il risque la prison à
vie.
NEW YORK, ONU. LE CONSEIL DE SECURITE APPELLE A UN CESSEZ-LE-FEU
IMMEDIAT.
Dans le camp de réfugiés de Rafah. « Que l'ONU soit dans
l'impossibilité de fournir de l'assistance lors de cette crise humanitaire
qui empire est inacceptable », a dit jeudi le porte-parole de Ban Ki-moon,
le secrétaire général de l'ONU. Après 3 jours d'intenses tractations, le
Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi soir une résolution, la
résolution 1860, demandant un cessez-le-feu immédiat à Gaza, à l'unanimité
de ses membres moins les Etats-Unis qui se sont abstenus. Dans la journée,
l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens avait
annoncé qu'elle cessait ses activités à Gaza « en raison de l'augmentation
des actes hostiles contre ses installations et son personnel » : ces
derniers jours, plusieurs de ses convois et bâtiments ont essuyé des
bombardements israéliens. Déjà alarmante, la situation humanitaire risque
de se détériorer encore.
Le marathon diplomatique a donc porté ses fruits: au terme d'intenses
négociations, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution
juridiquement contraignante qui appelle à un cessez-le-feu « immédiat,
durable et pleinement respecté ».C'est un revirement inexpliqué de
Washington qui a permis ce vote. Jusqu'ici, les Etats-Unis menaçaient de
bloquer d'un veto toute résolution susceptible de gêner Israël. Mais ils
se sont contentés de s'abstenir. Le texte permet aux pays arabes de clamer
victoire, en soulignant qu'Israël est désormais sommé de faire taire les
armes. Mais comme toute résolution de compromis, celle-ci permet plusieurs
interprétations Le texte « appelle » à un cessez-le feu, au lieu de
l'exiger. Dans la résolution, le cessez-le-feu doit être immédiat, mais
aussi durable, ce qui pour Israël passe la mise en place d'un mécanisme
pour empêcher le Hamas de se réarmer par l'Egypte. Et cela prendra du
temps. Par ailleurs, contrairement à ce que voulaient les pays arabes, le
texte n'appelle pas à un retrait immédiat des forces israéliennes. Et tant
que les soldats israéliens seront dans la bande de Gaza, le cessez-le-feu
risque d'être fragile. Au bout du compte, le retour de la paix dépendra
donc plus de la bonne volonté d'Israël et du Hamas, que de la résolution
du Conseil de sécurité.
La résolution appelle également à des mesures pour faire cesser la
contrebande d'armes entre l'Egypte et la bande de Gaza ainsi qu'à une
réouverture des points de passage menant au territoire palestinien.
Peut-être que les Israéliens savent où sont les tunnels du Hamas, mais
nous on ne sait pas car ces tunnels sont comme des tunnels de l'armée, des
tunnels miltiaires qui ont été creusés en secret... »
Le texte demande enfin « un approvisionnement sans entraves » et une
distribution de l'aide humanitaire à Gaza alors que les combats qui durent
depuis 14 jours ont fait 765 morts palestiniens, dont de nombreux civils.
AFFAIRE RUDOLPH BOULOS.
Le président de la Fusion, Victor Benoît, qualifie d'illégal et
d'arbitraire la décision des autorités électorales et gouvernementales de
considérer comme vacant le poste occupé par le sénateur Boulos. " Il
s'agit d'un excès de pouvoir ", insiste M. Benoît rappelant que le chef de
l'état n'est pas une juridiction de jugement. Il annonce que la Fusion est
sur le point d'intenter une action en justice contre le gouvernement.
Plusieurs personnalités politiques font montre de prudence dans le dossier
du sénateur Rudolph Boulos dont le siège est officiellement considéré
comme vacant. Le président du sénat, Kelly C. Bastien, se réjouit de la
publication de l'arrêté présidentiel convoquant le peuple en ses comices,
mettant l'accent sur la nécessité pour que le sénat fonctionne
normalement. Sur le dossier de Boulos, le président du sénat regrette que
les autorités électorales aient pris une décision sans attendre l'avis du
grand corps. " Le dossier de Boulos sera soulevé en assemblée ", avertit
le président du grand corps.
De son coté, le sénateur Youri Latortue, président de la commission qui
avait recommandé la mise à l'écart de Boulos, réclame la publication du
verdict du tribunal électoral. " Nous avions compris que la commission
parlementaire n'est pas une juridiction de jugement", dit-il rappelant que
le tribunal de Fort Liberté avait été saisi du dossier. " Nous attendons
la décision des autorités judiciaires", lance le parlementaire qui veut
être respectueux des principes établis. Le sénateur Latortue met l'accent
sur la nécessité de respecter les procédures prévues par le tribunal
électoral soulignant que le sénateur Boulos pourra toujours exercer un
recours. Interrogé sur cette affaire le directeur de l'Initiative de la
Société Civile (ISC), Rosny Desroches, signale que le dossier de la double
nationalité ou non de Boulos n'a pas été traité par les autorités
judiciaire et législative. Toutefois il salue la publication de l'arrêté
convoquant le peuple en ses comices. " Plusieurs acteurs avaient manifesté
des préoccupations pour le fonctionnement des institutions avant la
publication de l'arrêté", argue t-il.
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BROOKLYN, N.Y. EN GUISE DE L'ANNONCE DU DÉCÈS DE FRITZ GUERRIER À 61
ANS.
Les familles Dussek et Guerrier ont connu la douleur de la mort de
Fritz Guerrier, époux de longues années de Djenane Dussek. Le 27 Décembre
2008, Fritz Guerrier a rendu l'âme en son domicile,dans les bras de son
épouse de 38 ans et en présence de leurs trois garçons. La mort survint
juste après une visite à la clinique d'urgence de Kings County Hospital.
Fritz était aimé de tous ses parents et amis pour sa tendresse à l'endroit
de tout le monde. Les préparations funérarires étaient assurées par la
firme Guarino Funeral Home de Brooklyn, le 2 Janvier 2009, les funérailles
ont été chantées le Samedi 3 Janvier en l'église Holy Innocents de
Brooklyn et l'inhumation eut lieu le même jour au cimetière Pinelawn
Memorial à Farmingdale. Que l'âme de Fritz Guerrier repose en paix. De
Profundis.
PRIORITÉ DU PRÉSIDENT D'HAITI POUR 2009: CONSTRUCTION DES ROUTES.
Dans son discours à l'occasion des cérémonies marquant le 205 eme
anniversaire de l'indépendance d'Haïti, le chef de l'état haïtien, René
Préval a soutenu que 2008 a été une année difficile notamment sur le plan
économique. Il a rappelé les manifestations contre la cherté de la vie qui
ont causé la chute du gouvernement laquelle a été suivie par le passage de
4 ouragans dévastateurs. Le président Préval a mis en garde contre une
détérioration du secteur économique en 2009 en raison de la morosité de
l'économie mondiale. " 2009 sera difficile prévient René Préval pour qui
des efforts dans la construction des infrastructures et la paix sont de
nature à améliorer les conditions de vie de la population. Selon le chef
de l'état la réalisation de travaux d'infrastructure routière peut
favoriser la relance des activités touristique et agricole notamment. "
2009 sera l'année des grands chantiers à travers le pays", dit-il mettant
en évidence l'action importante du Centre National des Equipements (CNE)
aux Gonaïves, Casale, Miragoane et Malpasse. Au cours de son intervention
sur la place d'armes des Gonaïves, le président haïtien a promis le curage
des rivières de cette ville, réclamé par le maire et l'évêque des
Gonaïves. Le chef de l'état assure que le CNE est un outil important dans
le cadre de la politique de travaux publiques du gouvernement parce que
cette entreprise représente un investissement de 99 millions de dollars.
Outre les infrastructures routières, le président Préval invite tous les
secteurs à continuer à construire la paix. Rappelant que la stabilité
favorisera la relance de l'économie et le départ des troupes étrangères,
M. Préval a mis l'accent sur la nécessité de renforcer le dialogue entre
les différents secteurs de la vie nationale. Le dialogue sera profitable
pour les secteurs syndicale et patronale, les haïtiens de la diaspora, les
partis politiques et les institutions constitutionnelles, les paysans, les
parlementaires et les membres des collectivités territoriales argue M.
Préval.
SOUTIEN DE LA BANQUE MONDIALE POUR LA RECONSTRUCTION D;HAITI,
La Banque mondiale estime que les besoins d'Haïti, en raison des dégâts
causés par la tempête tropicale Fay et les ouragans Gustav, Hanna et Ike,
sont de 900 millions de dollars. L'évaluation comprend également un plan
d'action stratégique détaillé visant à satisfaire les premiers besoins
pour redresser le pays, lesquels représentent un coût total de 281
millions de dollars. Dans un communiqué publié le 30 décembre 2008, la
Banque Mondiale a annoncé le déblocage dans les prochains mois de
plusieurs millions de dollars pour financer le redressement du pays. Entre
autres 8 millions de dollars supplémentaires au titre du Projet de
développement communautaire participatif rural (PRODEP) ; et 5 millions de
dollars pour aider à la reconstruction des écoles. L'évaluation complète
des besoins du pays à la suite de la catastrophe a été réalisée par la
Banque mondiale, les Nations Unies, la Commission européenne et d'autres
partenaires. De plus, la Banque mondiale a commencé à contribuer au
programme haïtien de gestion des risques liés aux catastrophes en 2004, à
la suite de la tempête tropicale Jeanne, en mettant en place un projet
pilote d'un million de dollars financé au moyen du Fonds en faveur des
pays à faible revenu en difficulté (Fonds LICUS) et destiné à aider à
renforcer les institutions chargées de gérer les risques associés aux
catastrophes naturelles. Puis par le biais de l'IDA, Haïti a reçu un don
de 12 millions dollars au titre du Projet d'Urgence et de Gestion des
Risques et Désastres (PUGRD). Ce projet a, depuis lors, bénéficié de
financements additionnels, ce qui porte le montant total à 19,4 millions
de dollars. Depuis 2005, la Banque mondiale a accordé à Haïti des aides
dont le montant s'élève à 260 millions de dollars, par le biais de
l'Association Internationale de Développement qui accorde des prêts sans
intérêt et des dons aux pays les plus pauvres.
AFFAIRE DE DROGUE DE MARC FRÉDÉRIC ET SON ONCLE ALAIN DÉSIR.
L’état de santé de Marc Frédéric, l’oncle du présumé narcotrafiquant
Alain Désir, s’est stabilisé depuis l’agression par balle dont il a été
victime, il y a une semaine, a annoncé samedi le porte-parole de la police
dans le Nord-Ouest, Aris Registre. L’inspecteur Registre a indiqué que M.
Frédéric continuait d’être soigné à l’hôpital Immaculée Conception de
Port-de-Paix sous surveillance policière. Ces mesures de sécurité sont
prises afin de prévenir toute tentative d’achever la victime que
pourraient commanditer ses agresseurs. Soulignant que l’homme ne fait
jusqu’ici l’objet d’aucune poursuite judiciaire, le porte-parole a estimé
qu’il devrait regagner bientôt son domicile. Aris Registre s’est toutefois
empressé d’ajouter que le patient pourrait être retenu si les autorités
judiciaires l’exigent. D’autre part, le porte-parole régional de la PNH a
fait état de la poursuite de l’enquête ouverte sur l’attentat commis le 28
décembre contre Marc Frédéric. Aucune arrestation n’a encore été opérée,
mais les auteurs de cet acte criminel sont activement recherchés, a assuré
l’inspecteur de police. Un commando avait ouvert le feu sur M. Frédéric,
le blessant de deux balles à Saint-Louis du Nord. Oncle d’Alain Désir,
extradé aux Etats-Unis, la victime est sortie de l’anonymat depuis que sa
résidence avait fait l’objet, le 12 novembre dernier, d’une perquisition
qui avait tourné au pillage de plusieurs millions de dollars américains,
selon différents témoignages. Entre accusations, dénégations, enquêtes non
authentifiées et démentis précipités, l’opinion publique est plongée dans
la confusion la plus totale face à une affaire dans laquelle sont pourtant
éclaboussées les autorités judiciaires et policières de Port-de-Paix, en
passe de devenir le territoire de prédilection des puissants cartels
d’Amérique du Sud et de leurs suppôts locaux
ISRAEL ET HAMAS. L'UNION EUROPÉENNE APPELLE Á UN CESSEZ-LE-FEU IMMÉDIAT
Du Mexique à la Turquie, de tous les continents du monde, les réactions ne
cessent d'arriver. En Europe, Prague, qui préside l'Union depuis le 1er
janvier, parle maintenant d'une seule voix. Le cafouillage des premières
déclarations tchèques, qualifiant l'opération militaire terrestre d'Israël
dans la bande de Gaza de « riposte défensive » de la part d'Israël, est
oublié. Les émissaires de l'Union européenne - dont la mission est pilotée
par le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg -
sont attendus dimanche soir au Caire. Au cours d'une conférence de presse
à Prague, ils ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.
L'Europe multiplie les messages à l'adresse des deux parties. Le
Britannique Gordon Brown s'est dit préoccupé par la situation humanitaire
dans la bande de Gaza. Son chef de la diplomatie souhaite une solution
durable : un Etat israélien, un autre palestinien, vivant en paix et côte
à côte. Réaction similaire en Espagne, où le gouvernement a appelé le
president palestinien pour l'assurer de son soutien. Du Vatican, le Pape a
adressé un message de paix.
La France, la Suède et la Norvège ont appelé au cessez-le-feu immédiat.
Depuis Londres, le haut représentant pour la politique étrangère de
l'Union européenne, Javier Solana, a proposé l'envoi d'une mission
d'observateurs internationaux pour le maintien de la paix. Mais face à
l'urgence, la Commission européenne a décidé d'envoyer 3 millions d'euros
d'aide d'urgence supplémentaire à Gaza. Israël a, en outre, été priée de
laisser passer les convois humanitaires.
L'embarras de la diplomatie. Les troupes israéliennes, appuyées par des
chars et des hélicoptères, sont entrées dans Gaza, où elles affrontent les
islamistes du mouvement Hamas. Le Conseil de sécurité des Nations unies,
réuni en urgence samedi soir, sur la situation à Gaza, s'est séparé sans
parvenir à un accord. Les Etats-Unis appellent à un cessez-le-feu durable.
Une délégation européenne est attendue aujourd'hui dans la région.
Bruxelles a demandé à Israël de laisser passer l'aide humanitaire. Depuis
le début de l'offensive terrestre, Israël déplore près de 30 blessés dans
ses rangs, tandis que le Hamas a reconnu la mort de quatre de ses
combattants.
Une semaine après le début de ses bombardements aériens sur la bande de
Gaza, l'armée israélienne a finalement lancé, samedi soir, son offensive
terrestre sur le territoire palestinien. Des colonnes de chars et des
milliers de réservistes ont franchi la frontière par le nord. Difficile
pour l'instant d'établir un bilan précis. Selon l'armée israélienne, des
dizaines de combattants palestiniens ont été tués. De son côté, la branche
armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam affirme que neuf soldats
israéliens sont morts. Les Israéliens démentent, mais reconnaissent une
trentaine de blessés dans leurs rangs.
Détermination des Israéliens. Pour empêcher la progression israélienne,
les Palestiniens tirent au mortier et font exploser des bombes cachées au
bord des routes. Les Israéliens, quant à eux, ont fait sauter un dépôt de
gaz au nord de Gaza. L'armée a indiqué que cette offensive durerait
plusieurs jours. Son objectif : prendre le contrôle des secteurs de Gaza
d'où les Palestiniens tirent des roquettes sur le sud d'Israël.
Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a justifié hier soir
cette offensive, la plus importante opération contre Gaza depuis
l'évacuation du territoire par Tsahal en 2005. « Nous sommes épris de
paix. Nous nous sommes retenus longtemps. Mais le temps est venu de faire
ce que nous devons faire Il s’agit d'une opération complexe. Mais nous
sommes persuadés que le combat est juste et nous sommes plus déterminés et
unis que jamais. Nous en sortirons vainqueurs », a déclaré Ehud Barak.
Même détermination du côté du Hamas qui a prévenu : « Israël va payer
un lourd tribut pour son offensive à Gaza ». Le mouvement islamiste menace
de transformer Gaza en « cimetière » pour Tsahal. Le Hamas est encouragé
par Hassan Nasrallah, le chef du parti chiite libanais Hezbollah, qui
l'incite à infliger « le plus grand nombre de pertes à Israël ».
Impuissance de la Dipomatie Une mission de la troïka européenne
conduite par le chef de la diplomatie tchèque dont le pays assure la
présidence de l'Union européenne, est attendue au Proche-Orient
aujourd'hui.
« La position tchèque ressemble beaucoup à une volonté maladroite
d'alignement sur les positions de Washington. » Le ministre tchèque des
Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, est accompagné de ses homologues
suédois et français ainsi que du chef de la diplomatie européenne, Javier
Solana.
La France, dont le président Nicolas Sarkozy se rend demain dans la
région, condamne l'opération terrestre. Pour Paris, cette opération
complique les efforts engagés par la communauté internationale « pour
mettre un terme aux hostilités ».
Eric Chevallier. Porte-parole du Quai d’Orsay Nous sommes extrêmement
préoccupés par l'évolution de la situation... Nous insistons pour qu'il y
ait une trêve humanitaire.»
Les Américains, quant à eux, appellent à un cessez-le-feu durable. Le
département d'Etat américain estime cependant qu'il faut éviter de revenir
au statu quo où le Hamas pourrait continuer de tirer des roquettes sur
Israël. Les Etats-Unis demandent un cessez-le-feu durable « George Bush a
consacré son allocution hebdomadaire à la crise de Gaza et souligné la
nécessité d'un cessez-le-feu qui s'inscrirait dans la durée. »
Le Conseil de sécurité de l'Onu a été convoqué d'urgence, samedi soir,
pour réagir à la situation à Gaza. La Libye, seul membre arabe du Conseil,
souhaitait un appel à un cessez-le-feu, similaire à celui que le Conseil
avait adopté il y a exactement une semaine. Mais cette fois, les
Etats-Unis, alliés d'Israël, s'y sont opposés, officiellement parce qu'ils
estiment que le Hamas n'a aucune intention de respecter les appels au
calme.
Le Conseil de sécurité s'est séparé en pleine nuit sur un constat
d'échec. Plusieurs ambassadeurs affichaient une mine sombre. En dépit de
quatre heures de négociations, les Etats-Unis ont refusé toute déclaration
officielle, qui aurait pu gêner Israël, qui est de leur point de vue en
état de légitime défense.
Washington dispose d'un droit de veto, et n'a jamais hésité, par le
passé, à l'utiliser, pour épargner à son allié israélien l'embarras des
injonctions onusiennes.
L'ambassadeur de la France à l'ONU, qui préside ce mois-ci le Conseil
de sécurité, s'est donc retrouvé dans une position inconfortable. Il a dû
admettre l'incapacité des membres du Conseil à parvenir à un accord, tout
en évoquant de sérieuses convergences de vue, pour appeler à un
cessez-le-feu immédiat. Comprenne qui pourra. L'ambassadeur de la Libye a
dénoncé une journée triste pour le Conseil de sécurité, tandis que son
homologue palestinien évoquait une situation tragique.
De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, n'a pas mâché
ses mots. Il s'est dit déçu par l'offensive israélienne, qui représente
selon lui une escalade de la violence dont les civils vont inévitablement
souffrir. Il a appelé à l'arrêt immédiat de l'opération militaire, qui
complique selon lui les efforts de paix. Jean-Maurice Ripert, ambassadeur
de France à l'ONU «Il y a une convergence de vue au sein du Conseil de
sécurité. Il y a eu un désaccord sur la façon de l'exprimer, et nous ne
pouvons qu'être déçus par le fait que la forme ait primé sur le fond. Ce
qui compte, c'est que la situation s'arrange sur le terrain. »
IRAQ. ATTENTAT-SUICIDE A BAGDAD
En Irak, un nouvel attentat kamikaze a fait au moins 35 morts et 79
blessés, dimanche matin, à l'entrée du plus important mausolée chiite à
Bagdad. Les victimes sont principalement des pèlerins iraniens, dont des
femmes et des enfants, qui affluent dans le lieu saint à l'occasion des
commémorations du deuil chiite de l'Achoura.
Le quartier de Kazimiyah à Bagdad, où a eu lieu l'attentat, est
particulièrement fréquenté en cette période de l'année. Ici sont enterrés
les 7ème et 9ème imams chiites, ce qui fait du quartier un haut lieu de
pèlerinage pendant les cérémonies de l'Achoura. Les accès aux lieux saints
sont protégés par des portiques et entourés de gardes. Mais en dépit de
ces mesures de sécurité renforcées, une femme kamikaze a réussi, dimanche
matin, à actionner sa ceinture d'explosifs à l'entrée du mausolée du 7ème
imam de l'islam chiite, Moussa al-Kadhim.
Le quartier de Kazimiyah est séparé du quartier sunnite d'Azamiyah par
le « pont des imams ». Azamiyah a longtemps été contrôlé par les groupes
d’insurgés sunnites et al-Qaïda, tandis que Kazimiyah était sous la coupe
des miliciens extrémistes chiites de l'Armée du Mahdi. Ces derniers jours,
Kazimiyah a déjà été le théâtre d'un attentat sanglant.
Le 27 décembre, 22 Irakiens avaient été tués et 54 blessés par
l'explosion d'une voiture piégée. A la mi-décembre, le commandant de la
force multinationale en Irak se félicitait que le mois de décembre ait
connu le niveau de violence le plus bas depuis 2004, mais il mettait en
garde contre la capacité d'al-Qaïda à perpétrer des « opérations à grande
échelle ». Un avertissement prémonitoire.
AFFAIRE GEORGE THEODULE. 23 MILLIONS DE DOLLARS DES HAITIENS EN FRAUDE.
La Commission américaine des opérations de bourse (SEC) a annoncé à New
York avoir stoppé une fraude pyramidale qui a fait perdre 23 millions de
dollars à plusieurs milliers d’haïtiens.Se prévalant d’une grande
expertise sur les marchés d’actions et d’obligations, l’auteur présumé de
cette fraude gigantesque, George Theodule, avait promis à chacun des
actionnaires un retour sur investissement de 100%. Ce profit devait se
matérialiser 90 jours après les placements effectués à travers deux
sociétés bidons Creative Capital Consortium et A Creative Concept.
Selon la SEC, les recettes générées par Creative Capital étaient en
principe destinées à la création de nouvelles entreprises au bénéfice de
compatriotes vivant tant aux Etats-Unis qu’en Haïti ainsi que de
communautés de la Sierra Leone. La SEC chiffre à 18 millions de dollars
les fonds que M. Theodule a perdus sur les marchés boursiers pour la seule
année 2007, période d’initiation de cette aventure financière.
L’escroquerie consistait à rémunérer les premiers investisseurs avec
l’argent des nouveaux arrivants. George Theodule est accusé d’avoir
détourné au moins 3,8 millions de dollars au profit de lui-même et de sa
famille. Les deux sociétés du présumé arnaqueur ont été placées lundi sous
tutelle par un juge fédéral de Miami. George Théodule, originaire de Saint
Marc, peut s'attendre à de longs termes de prison.
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A PORT DE PAIX, 32 MILLIONS DE DOLLARS TROUVES CHEZ UN TRAFIQUANT.
Trente-deux millions de dollars américains avaient été trouvés chez
l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir lors de la perquisition
policière effectuée le 13 novembre dernier en son domicile à Port-de-Paix.
Cette révélation a été faite jeudi sur les ondes de plusieurs radios de
la capitale par le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel
Gelin, quelques heures après l’annonce par le Ministère de la justice de
la décision de le relever de sa fonction de responsable du tribunal, en
attendant des résultats d’une enquête menée par deux commissions
parlementaires . Le magistrat accuse de nombreuses autorités, dont le
Commissaire du gouvernement de la juridiction Me Michelet Balthazar,
d’implication dans le partage de cette colossale somme de laquelle un
reliquat a été finalement déclaré et remis aux autorités centrales. Il
soutient que le commissaire du gouvernement avait osé lui envoyer sa part.
Le tollé soulevé dans la population par un tel scandale a éclaboussé la
justice à un point tel que le Doyen du Tribunal de 1ère instance explique
avoir dû fermer les portes du tribunal dans l’attente des résultats d’une
sérieuse enquête sur le dossier. « Tout le monde était pointé du doigt. On
nous traitait tous de voleurs. Alors, il fallait faire quelque chose afin
que toute la lumière soit faite », a ajouté le magistrat. Me Gelin affirme
par ailleurs son étonnement de la décision prise à son encontre par le
Ministère de la justice. Il dénonce aussi avoir dû comparaître, à
Port-au-Prince, par-devant un parterre de juges et de fonctionnaires
comprenant plusieurs des personnes dénoncées dans l’affaire. « Des voleurs
se sont avisés de me juger », a-t-il déclaré avec indignation.
Le Ministère de la justice s’est pour sa part contenté d’invoquer, dans
un communiqué daté du 12 décembre, l’insubordination pour justifier sa
décision de relever le juge de sa fonction de Doyen du Tribunal de 1ère
instance. En aucun cas, le principe de la continuité du service public ne
doit être mis en cause, soutient le Ministère. Préalablement à cette
décision, des parlementaires influents, dont le 1er sénateur de
l’Artibonite , Youri Latortue, avait formellement exigé du Ministre de la
Justice Jean Joseph Exumé qu’il fasse rouvrir les portes du Tribunal civil
de Port-de-Paix. L’opération antidrogue menée le 13 novembre à
Port-de-Paix avait « officiellement » permis aux autorités judiciaires et
policières haïtiennes d’intercepter la somme de un million sept cent
quarante mille deux cent dix dollars américains (1.740. 210.00) chez
l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir, extradé aux Etats-Unis.
Cinq cent dix mille dollars (510.000.00) avaient été également retrouvés
dans un sac à main lors de la perquisition menée au domicile de M. Marc
Frédéric par le commissaire du gouvernement de la juridiction et des
agents du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS). Un
coffre-fort et des munitions avaient été également confisqués et
transportés à Port-au-Prince à des fins d’investigation. Au cours d’une
deuxième phase de l’opération au siège de la Banque Centrale à
Port-au-Prince, un million deux cent trente mille deux cent dix dollars
américains (1.230.210.00) avaient été découverts dans le coffre, selon des
sources policières anonymes. Aucune estimation officielle du montant de la
somme confisquée lors de l’opération n’est jusqu’à présent disponible.
RENFORCEMENT DE LA POLICE PAR L'ARGENTINE, LE CHILI ET L'OEA.
Les gouvernements haïtien, argentin et chilien et l’Organisation des
Etats américains présenteront conjointement en avril prochain un plan
d’action latinoaméricain destiné au renforcement de la
professionnalisation et des capacités opérationnelles de la Police
Nationale d’Haïti.
Une dépêche de l’agence Telam précise que cette décision figure dans la
déclaration finale de la première réunion de coordination pour la
coopération policière avec Haïti adoptée jeudi à Santiago. Les ministres
de l’intérieur et de la sécurité publique des pays d’Amérique latine ont
pris part à cette conférence régionale. Les participants ont également
décidé de constituer au niveau politique une table de concertation afin
d’assurer le suivi et la coordination de la coopération policière dans
laquelle sont engagés les pays du sous-continent. La prochaine réunion se
tiendra en 2009 en Argentine.
Dans le cadre du processus de professionnalisation de la PNH,
l’institution bénéfice depuis plusieurs années de l’assistance technique
de plusieurs pays qui figurent parmi les contributeurs de troupes au sein
de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
A SANTO DOMINGO TREMBLEMENT DE TERRE DE 5,3 DEGRES.
Un tremblement de terre de 5,3 degrés sur l’échelle de Richter a secoué
jeudi la capitale dominicaine, provoquant une vive panique dans la
population et des dommages matériels mineurs, rapporte une dépêche de
l’agence italienne ANSA. La façade de verre du ministère des Forces Armées
et un centre commercial ont été notamment touchés. Cependant, aucune
victime n’a été enregistrée. Selon le directeur de l’institut sismologique
de l’Université autonome de Santo Domingo (UASD), Juan Arias, l’épicentre
du séisme a été localisée à 16 km de la commune de Consuelo, dans la
province de San Pedro de Macorìs . Le scientifique précise que ce sont
plusieurs secousses sismiques en série qui se sont produites jeudi, celle
ayant atteint l’intensité la plus élevée a été de 5,3 degrés. La
profondeur du séisme a été de 113 kilomètres. La République Dominicaine et
Haïti, qui se partagent l’île d’Haïti ou Quisqueya, sont situées à
l’extrémité de la plaque tectonique des Caraïbes, une zone
particulièrement vulnérable aux activités sismiques. Plusieurs experts
haïtiens, dont l’ingénieur Claude Preptit, ont mis en garde ces dernières
semaines contre les risques de plus en plus forts de voir un séisme majeur
et même un tsunami frapper le pays traversé par une faille longue de
plusieurs centaines de kilomètres.
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LE PRESIDENT PREVAL EST DE RETOUR EN HAITI SUITE A LA RENCONTRE CARICOM
Le Président René Préval est rentré à Port-au-Prince jeudi après avoir
participé lundi dernier au IIIe sommet Cuba/Communauté Caraïbe au cours
duquel les pays de la CARICOM ont notamment appelé à la levée de l’embargo
américain contre La Havane. A la fin du sommet cubano-caribéen qui s’était
tenu à Santiago de Cuba, M. Préval participera au prochain sommet
Caraïbes/Amérique latine prévu au Brésil les 16 et 17 décembre. 33 chefs
d’Etat et de gouvernement prendront part à ce forum régional à Costa de
Sauipe, une station balnéaire située à une centaine de kilomètres de la
ville de Salvador de Bahia.
SCANDALE BERNARD MADOFF DE 50 MILLIARDS AFFECTE DES INVESTISSEURS
L'ancien patron du Nasdaq aurait mis en place une gigantesque fraude
pyramidale. Le conseiller de Wall Street a été arrêté jeudi dernier. Une
nouvelle qui a fait l'effet d'une bombe dans le milieu boursier car
Bernard Madoff avait la confiance totale de ses clients. Selon le Wall
Street Journal on trouve parmi ses victimes : des fortunes personnelles
mais aussi la banque japonaise Nomura Holdings, la Neue Privat Bank de
Zurich, la Française BNP Paribas. Par ailleurs, la Banque d'Espagne ouvre
une enquête pour déterminer l'impact dans son pays de la gigantesque
fraude pyramidale de 50 milliards de dollars qu'aurait commise Bernard
Madoff. La Suisse est touchée. En Allemangne, la chancelière Angela Merkel
a convoqué un mini-sommet réunissant ministres, experts et banquiers.
Toutes les banques du monde s'efforcent maintenant de cerner l'ampleur des
dégâts provoqués par Bernard Madoff. Arrêté jeudi par le FBI, Bernard
Madoff a été libéré contre la caution de 10 millions de dollars.
Près de 50 milliards de dollars auraient été perdus par des
particuliers et surtout par des banques du monde entier. La presse
espagnole évoque une exposition de plus de 3 milliards de dollars pour les
investisseurs du pays. Un fonds géré par la banque Santander serait
particulièrement affecté.
En Suisse, les estimations des pertes du secteur financier national
atteignent les 5 milliards de dollars. Et on n'en est qu'au début de ces
découvertes, la banque japonaise Nomura Holdings serait aussi exposée tout
comme l'établissement français BNP Paribas, qui n'a pour le moment pas
communiqué sur le sujet. Tous ces investisseurs ont été séduits par la
réputation prestigieuse de Bernard Madoff, 70 ans, une légende de Wall
Street. Tous ont aussi été attirés par les rendements exceptionnellement
élevés qu'il promettait, grâce à une société frauduleuse créée il y a près
de 50 ans, et dont le principe est de payer les premiers investisseurs
avec les sommes versées par les suivants. Ce qui ne fonctionne que tant
que les investisseurs en question ne cherchent pas tous à retirer leur
argent en même temps. On était dans un système qui à partir du moment où
la dynamique s'arrête, où il n'y a plus d'argent frais qui arrive pour
rembourser les précédents, on s'aperçoit que tout ça c'était du vent. La
place financière suisse et particulièrement genevoise est sérieusement
ébranlée par le scandale Madoff. Nombre d’établissements bancaires, de
sociétés financières et de gestion privée travaillaient avec l’ancien
président du Nasdaq.
Ce sont le plus souvent des clients très fortunés qui confiaient la
gestion de leur patrimoine aux banquiers genevois qui sont touchés. Ils ne
récupéreront rien des fonds placés dans les hedge funds new-yorkais, les
établissements suisses n’étant pas légalement contraints à rembourser les
pertes. L’équilibre, voire l’existence de certaines banques, peuvent de
plus être remis en cause. Ainsi, la banque Bénédicte Hentsch avait conclu,
voici à peine trois mois, un accord d’association avec Fairfield Greenwich
que cogérait Bernard Madoff. Dès la révélation du scandale tout
l’état-major de la banque a pris le chemin des Etats-Unis pour sauver ce
qui peut l’être. D’autres comme l’Union Bancaire Privée, Julius Baer,
Rothschild, Benbassat et Aurelia Finance feraient partie des victimes de
l’arnaque à des niveaux restant à établir.
PANAMA CITY. PHILIPPE BIAMBY ANCIEN GENERAL DE BRIGADE EST MORT.
L’ancien général de brigade Philippe Biamby qui avait pris une part
active au sanglant coup d’Etat du 30 septembre 1991 contre le président
Jean Bertrand Aristide, est décédé samedi soir au Panama où il avait
trouvé refuge en 1994, après l’intervention en Haïti de la "force
multinationale" à dominante américaine chargée alors de rétablir l’ordre
constitutionnel. Il etait age de 56 ans. Philippe Biamby est décédé des
suites d’un cancer du pancréas, selon son camarade de promotion Himmler
Rébu. Avant le débarquement en 1994 de la "force multinationale" , Biamby
avait mis en garde contre toute intervention étrangère en scandant le
mémorable slogan de l’un des héros de l’indépendance haïtienne « au
premier coup de canon, les villes disparaissent et la nation est debout !
». Mais, au débarquement de la force étrangère, il n’y a pas eu de combat
et, encore moins, les villes n’ont pas disparu. Si, par contre, la nation
était debout, c’était beaucoup plus pour acclamer les « occupants ».
Tentant de façon démagogique de joindre le geste à la parole, Biamby avait
entrepris d’entraîner personnellement au Champ-de-mars (Place des héros de
l’indépendance, à proximité du siège de la présidence, le Palais national)
une armée de volontaires comprenant des parlementaires putschistes et dont
la mission était de faire face aux « envahisseurs ». De façon ironique, la
population avait estimé que les éléments constituant cette « troupe »
n’étaient motivés que par le « chou et le riz » que distribuait alors le
haut commandement de l’armée. Colonel en 1989, Philippe Biamby et ses
collègues Himmler Rébu et Léonce Qualo étaient impliqués dans une
tentative de coup d’Etat contre le général-président Prosper Avril.
Expulsés du pays, Biamby et ses compagnons d’infortune devaient passer
plusieurs mois en exil, notamment au Venezuela. Biamby devait être
réintégré au grade de général de brigade au sein de l’armée au lendemain
du coup d’Etat de 1991 qu’il s’est alors attelé à gérer avec ardeur.
Philippe Biamby fut le fils de Pierre Biamby, l’un des plus farouches
ministres de l’intérieur de François Duvalier, "Papa Doc" , qui prit une
part active dans les "vêpres jérémiennes", massacre au milieu des années
60 d’opposants à Duvalier, mulâtres pour la plupart, dans la ville de
Jérémie, dans le Sud-Ouest. Commentant le décès de Biamby, des proches des
anciens militaires intervenant samedi dans des émissions de radios
haïtiennes à New York, ont laissé entendre que le général Raoul Cédras qui
avait dirigé le régime issu du coup d’Etat de 1991, souffrirait d’un
cancer de la prostate pour lequel il a récemment subi une intervention
chirurgicale.
D’autres membres de la même promotion que Biamby (1971-1973), sont
également décédés. Le colonel Guy François, également impliqué dans le
coup d’Etat de 1989, a été tué en 2006 à Pétion Ville , vraisemblablement
par des voleurs. Le colonel Georges Valcin, ex-chef de la police sous
Avril, est décédé récemment à Port-au-Prince d’un problème du foie.
100 MILLIONS DE DOLLARS A VERSER A HAITI PAR LA BID.
Doublement des dons de la Banque Interaméricaine de Développement à
Haïti : de 50 millions, ils passeront à 100 millions de dollars en 2009
Près de 50 mille dollars de don de la BID aux victimes de l’école « La
Promesse Evangélique » et à deux ONG engagées dans l’aide à des écoliers
et à des handicapés La Banque interaméricaine de développement va doubler
le montant de ses dons à Haïti, à hauteur de 100 millions de dollars, en
2009 afin d’aider le gouvernement haïtien à effectuer des investissements
clés dans des programmes économiques et sociaux, a annoncé samedi dans un
communiqué de la BID citant le président de l’institution, Luis Alberto
Moreno.
Le fonctionnaire international devait personnellement annoncer la
nouvelle dimanche aux autorités haïtiennes, lors d’une brève visite à
Port-au-Prince. L’Assemblée des Gouverneurs de la BID a également approuvé
14,15 millions de dollars en vue de l’allègement provisoire de la dette du
pays au cours du premier semestre 2009. « Haïti est le pays le plus
fragile de nos pays membres. Aucune autre nation d’Amérique latine et des
Caraïbes n’est aussi vulnérable aux turbulences économiques et aux
catastrophes naturelles qu’Haïti. C’est pourquoi ce pays a besoin d’une
aide extraordinaire de la part de la communauté internationale », a
affirmé Moreno. Le communiqué de la BID précise par ailleurs qu’Haïti est
à même d’obtenir une annulation totale des remboursements programmés du
principal et des intérêts dus à la BID, se montant à environ 25 millions
de dollars, à la fin du processus d’allègement de la dette multilatérale
connu sous le nom d’Initiative Elargie pour les Pays Pauvres très endettés
(PPTE). Moreno prévoit qu’Haïti aura conclu ce processus vers le milieu de
l’année prochaine. La BID indique avo